• La demande de grâce de Netanyahu est révélatrice de la psychologie politique israélienne

    Le refus du Premier ministre de reconnaître ses torts reflète une société conditionnée à interpréter le remords comme une faiblesse et la force brute comme une fatalité.

    Dans la demande officielle de grâce pour corruption déposée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, que ses avocats ont envoyée au président Isaac Herzog fin novembre, la clause 62 exhorte Herzog à prendre en compte son « immense contribution publique à l’État d’Israël et à la société israélienne » dans le domaine de la sécurité. Cette contribution, affirme Netanyahu, découle du fait qu’il a « renforcé la perception selon laquelle « Israël doit se défendre seul » » – une phrase placée entre guillemets, bien qu’il ne soit pas clair qui est censé l’avoir prononcée.

    La lettre énumère ensuite les réalisations que le Premier ministre revendique à cet égard : ordonner des frappes préventives contre les forces soutenues par l’Iran en Syrie, étendre le système de défense antimissile Iron Dome, créer la Direction nationale de la cybersécurité et contribuer à la « lutte existentielle » contre le programme nucléaire iranien avec son discours devant le Congrès américain en 2015 et sa décision de bombarder l’Iran dix ans plus tard. Il a également « ordonné l’assassinat » des dirigeants du Hamas Mohammed Deif, Ismail Haniyeh et Yahya Sinwar, et a donné l’ordre à ses troupes d’attaquer les hauts responsables du Hezbollah, ce qui « a finalement conduit au renversement du régime d’Assad en Syrie ».

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/08/11/lidentite-de-victime-quisrael-sest-forgee-au-fil-des-generations-alimente-aujourdhui-son-deni-du-genocide-a-gaza/#comment-70640

    #israel

  • 2025 – Bulletin d’info du mois de juillet : L’actu des organisations membres de LVC dans le monde entier

    Au mois de Juillet, une nouvelle initiative de solidarité pour briser le blocus sur Gaza a été lancée, cette fois par voie maritime. Un membre de notre membre en Tunisie, s’est embarqué à bord du bateau Handala pour acheminer de l’aide humanitaire à Gaza. Ce bateau a été rapidement et violemment arraisonné dans les eaux internationales par les forces israéliennes. Malgré cette nouvelle répression, l’engagement et la détermination des peuples du monde envers le peuple palestinien reste intacte.La vie de notre mouvement a aussi été riche en formations sur divers thèmes : Agroécologie et féminisme paysan populaire au Salvador, au Kenya, au Honduras et en Ouganda ; Formations sur l’UNDROP au Salvador et au Mali. Echanges de pratiques agroécologiques au Sri Lanka. Alors que la prochaine conférence internationale pour la réforme agraire et le développement rural (CIRADR+20) se prépare, nos membres, comme le MST au Brésil, continuent les actions de terrain pour obtenir de leurs gouvernements des avancées de la réforme agraire dans leurs pays respectifs. Bien sûr le thème de la protection des semences paysannes reste un fer de lance de notre mouvement, comme en témoigne cette table ronde organisée en Équateur et ce programme de restauration et de conservation de la biodiversité en Géorgie. Dans le contexte actuel de réchauffement climatique et d’inflation, nos membres se mobilisent dans différentes parties du monde (Canada, Etats-Unis, Corée, Japon notamment) pour dénoncer l’impact particulièrement destructeur de ces deux phénomènes sur la paysannerie.

    Et maintenant, en route pour un petit voyage
    à travers tous les continents

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/08/11/2025-bulletin-dinfo-du-mois-de-juillet-lactu-d

    #international

  • Comment travaillent les enseignant·es ukrainien·nes à 60 kilomètres du front

    Malgré le danger permanent et le manque d’enseignant·es, les éducateurs et les éducatrices de la ville frontalière de Kryvyi Rih continuent d’instruire les enfants et de veiller à leur avenir. Snizhana Oleksun, enseignante, parle de la vie entre les sirènes, des écoles souterraines.

    En Ukraine, le nombre d’enseignant·es diminue : d’ici 2030, il manquera 108 000 enseignant·es, soit un tiers. Les professeur·es de langues étrangères et de sciences naturelles sont les plus recherchés, et la pénurie est particulièrement criante dans les communautés proches du front. Les écoles qui manquent d’enseignant·es affichent, comme on pouvait s’y attendre, un niveau de préparation des élèves moins bon, ce qui s’ajoute au stress causé par la guerre, les difficultés quotidiennes et la formation en ligne prolongée. Dans l’ensemble, l’invasion russe à grande échelle a entraîné des pertes éducatives équivalentes à deux années d’études scolaires.

    Olena Tkalich s’est entretenu avec Snizhana Oleksun, professeure d’anglais et de sciences sociales à Kryvyi Rih, la petite ville natale du président Volodymyr Zelensky et grande ville industrielle de la région de Dnipropetrovsk, dont les frontières sont actuellement disputées par les envahisseurs russes. Elle a parlé des écoles souterraines, des perspectives pour les jeunes dans cette ville minière et de la vie des enseignant·es dans un contexte de guerre.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/08/11/comment-travaillent-les-enseignant·es-ukrainie

    #international #ukraine

  • Réponse de l’OCRCC au verdict rendu dans l’affaire d’agression sexuelle impliquant d’anciens joueurs de Hockey Junior Mondial

    Présentation : Alors que l’on voit de plus en plus de « commentateux » se répandre sur leur tribunes en propos oiseux ou franchement sexistes pour se féliciter de l’acquittement de cinq hockeyeurs canadiens accusés de viol en Ontario après un très long procès éprouvant pour la victime, TRADFEM a traduit un communiqué émis par une organisation ontarienne de centres qui défendent en première ligne les droits de victimes d’agressions sexuelles.

    Communiqué publié par l’Ontario Coalition of Rape Crisis Centres (OCRCC) le 24 juillet 2025

    La décision de ne pas parler ou de ne pas signaler des violences sexuelles est fondée sur la peur, et cette peur est fondée sur la réalité.

    Bien que de nombreux progrès aient été réalisés, il existe encore de nombreux obstacles au signalement des agressions sexuelles [1]. Le processus lui-même est hostile aux victimes : le signalement ne débouche pas toujours sur des poursuites. Lorsque des poursuites sont engagées et qu’une affaire est jugée, des stéréotypes sont souvent présents dans la salle d’audience, perpétuant des idées fausses sur le consentement sexuel et les expériences vécues par les survivant-es.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/08/11/reponse-de-locrcc-au-verdict-rendu-dans-laffai

    #feminisme

  • L’identité de victime qu’Israël s’est forgée au fil des générations alimente aujourd’hui son déni du génocide à Gaza

    Les Israéliens ont recours à une tactique classique de déni du génocide : celle qui consiste à estomper les atrocités à coups de chiffres. Toute mention de la souffrance des Palestiniens est considérée comme une menace pour l’image et la survie de la nation.

    Depuis plus d’un siècle, la Turquie mène une politique de déni du génocide arménien perpétré par l’Empire ottoman entre 1915 et 1918. Les mécanismes qui sous-tendent ce déni sont manifestes dans de nombreux domaines, notamment la diplomatie, les publications universitaires, la communication en direction de l’opinion publique internationale et le contrôle exercé sur le monde universitaire.

    L’objectif est d’empêcher l’utilisation du terme « génocide » pour qualifier les actions de la Turquie et de promouvoir un autre récit, qui présente la déportation et le massacre des Arméniens comme des mesures rendues nécessaires par une menace pour la sécurité intérieure, et non comme le résultat d’une politique délibérée d’extermination.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/08/11/lidentite-de-victime-quisrael-sest-forgee-au-f

    #international #genocide #Israel