La demande de grâce de Netanyahu est révélatrice de la psychologie politique israélienne
Le refus du Premier ministre de reconnaître ses torts reflète une société conditionnée à interpréter le remords comme une faiblesse et la force brute comme une fatalité.
Dans la demande officielle de grâce pour corruption déposée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, que ses avocats ont envoyée au président Isaac Herzog fin novembre, la clause 62 exhorte Herzog à prendre en compte son « immense contribution publique à l’État d’Israël et à la société israélienne » dans le domaine de la sécurité. Cette contribution, affirme Netanyahu, découle du fait qu’il a « renforcé la perception selon laquelle « Israël doit se défendre seul » » – une phrase placée entre guillemets, bien qu’il ne soit pas clair qui est censé l’avoir prononcée.
La lettre énumère ensuite les réalisations que le Premier ministre revendique à cet égard : ordonner des frappes préventives contre les forces soutenues par l’Iran en Syrie, étendre le système de défense antimissile Iron Dome, créer la Direction nationale de la cybersécurité et contribuer à la « lutte existentielle » contre le programme nucléaire iranien avec son discours devant le Congrès américain en 2015 et sa décision de bombarder l’Iran dix ans plus tard. Il a également « ordonné l’assassinat » des dirigeants du Hamas Mohammed Deif, Ismail Haniyeh et Yahya Sinwar, et a donné l’ordre à ses troupes d’attaquer les hauts responsables du Hezbollah, ce qui « a finalement conduit au renversement du régime d’Assad en Syrie ».
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