La répression chinoise continue de hanter les exilés ouïghours
En ce ramadan, alors que je m’assois devant un bol de soupe de lentilles bien chaudes et des nouilles ouïghoures fraîchement préparées pour rompre mon jeûne, je m’efforce de ne pas penser à mon père, à des milliers de kilomètres de là, en prison, à ce qu’il ne peut pas manger ; je me demande s’il sait seulement que c’est sa période préférée de l’année.
Ce ramadan est le dixième depuis la dernière fois où j’ai rompu le jeûne en compagnie de mon père. Ma dernière visite dans ma région natale, la région autonome ouïghoure du Xinjiang, au nord-ouest de la Chine, où les autorités ont commis des crimes d’atrocité, remonte également à dix ans. J’ai choisi de plaider la cause de mon père et d’autres personnes, et ce choix m’a coûté une séparation, peut-être définitive, avec ceux que j’aime.
▻https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/09/21/la-chine-la-syrie-et-les-ouighours/#comment-72837