L’affaire Mohamed Trabelsi
La fonction judiciaire sous Kaïs Saïed : un outil de répression et de propagande
L’indépendance de la justice, sous la Constitution et les décrets-lois de Kaïs Saïed, est un mythe auquel seuls les patriotes — au sens qu’il leur donne — peuvent encore feindre de croire.
La fonction judiciaire, telle que définie par la Constitution de 2022 élaborée par Kaïs Saïed, porte bien son nom : il ne s’agit plus d’un pouvoir judiciaire chargé de rendre la justice et de trancher les différends selon le droit, mais d’un appareil qui joue deux rôles essentiels dans la conception qu’il en a.
D’abord, c’est un outil de répression contre toute personnalité ou voix dissidente, ou contre toute personne qu’il faut condamner pour corroborer le récit présidentiel. Ensuite, c’est un instrument de propagande, puisque le « justicier » clément Kaïs Saïed et sa communication présentent ces victimes, supposés malfrats, comme des trophées de chasse ou des otages de sa prétendue « guerre contre la corruption ». Au diable le respect des principes et des normes du droit à un procès équitable.
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