Affaire Deranque : « Nous, descendant·es de personnes déportées et résistantes, nous ne pouvons plus nous taire »
Des enfants, petits-enfants, ou arrière-petits-enfants de personnes ayant combattu le nazisme et Vichy et qui en ont été victimes disent leur colère de l’hommage rendu au militant d’extrême droite tué à Lyon, de la criminalisation de la gauche alors que c’est l’extrême droite qui exerce la violence.
(Pour signer cette tribune, voir ici.)
Nous sommes des enfants, petits-enfants, ou arrière-petits-enfants de personnes qui ont résisté à l’occupation allemande, qui ont combattu le nazisme et/ou qui ont été traquées et exterminées par les nazis, le régime de Vichy et les autres régimes collaborateurs en raison de leur identité, réelle ou supposée.
Les nôtres se sont battus dans les villes, dans les maquis et sur les plages. Ils et elles ont participé à la libération de la France et de l’Europe. Ils et elles ont caché des familles juives, des résistants, des soldats alliés. Ils ont été faits prisonniers dans les stalags et les oflags.
Ils et elles ont été caché·es, interné·es, déporté·es, ont été envoyé·es dans les camps de concentration et d’extermination, et connu les « marches de la mort ». Certain·es parmi elleux n’ont pas survécu à la Shoah, ont été gazé·es, massacré·es, torturé·es, affamé·es jusqu’à en mourir, et ne sont donc pas revenu·es de déportation.
Nous portons cet héritage avec fierté et dignité.
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