que peut apprendre Israël du cas de la Serbie ? – Entre les lignes entre les mots

/accuse-de-genocide-rejete-par-la-commun

  • Accusé de génocide, rejeté par la communauté internationale : que peut apprendre Israël du cas de la Serbie ?

    Il y a vingt-cinq ans, au lendemain d’une guerre sanglante, la Serbie était confrontée à un monde qui la condamnait pour crimes de guerre. Dans des entretiens avec Haaretz, des expert·es serbes réfléchissent à ce qu’il faut à une société pour véritablement aller de l’avant – et mettent en garde contre une bataille de récits dans laquelle toutes les parties ont à perdre.

    « Chaque fois que je me fais un·e ami·e étranger·e, je dois prouver que je ne suis pas un monstre », écrivait le journaliste serbe Zoran Ćirjaković dans Newsweek en octobre 1998, en pleine guerre des Balkans qui déchirait la Yougoslavie. « Nous sommes considérés comme les ambassadeurs du côté obscur du nouvel ordre mondial : l’intolérance, le nettoyage ethnique et le génocide. »

    Ćirjaković n’avait pas tort : à cette époque, le monde tenait effectivement les Serbes pour responsables des atrocités commises pendant les guerres. Aujourd’hui, au lendemain de la guerre dans la bande de Gaza, Israël se trouve dans une situation similaire : ostracisé par le monde et accusé de crimes de guerre. Et pourtant, en Israël, le débat reste essentiellement politique et axé sur les élections qui approchent : à qui revient le mérite du cessez-le-feu et du retour des otages, et qui est responsable de l’échec des accords précédents ? Qui avait raison et qui avait tort depuis le début ? Comme dans la Serbie d’après-guerre, d’autres questions, plus difficiles et plus douloureuses, sont marginalisées.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/11/19/accuse-de-genocide-rejete-par-la-communaute-in

    #israel #serbie #genocide