Non, les masculinismes ne sont pas des dérives sectaires – Entre les lignes entre les mots

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  • Non, les masculinismes ne sont pas des dérives sectaires

    Une petite musique qui monte est celle d’assimiler les masculinismes à des dérives sectaires. Cette confusion, historiquement entretenue entre terrorisme et sectarisme, engage des choix méthodologiques et des instruments d’action publique qui conditionnent directement la qualification de la menace, la prévention des violences et la protection des personnes ciblées.

    La gouvernance des politiques de lutte contre les dérives sectaires et celle des politiques de lutte contre le terrorisme relèvent de cadres institutionnels distincts. La lutte contre les dérives sectaires est pilotée par la MIVILUDES, rattachée au ministère de l’Intérieur, et repose sur la protection des individus face à des situations d’emprise, via des dispositifs de signalement, d’accompagnement et de prévention centrés sur les vulnérabilités individuelles. À l’inverse, la lutte contre le terrorisme et la radicalisation violente relève d’une gouvernance sécuritaire impliquant notamment le SG-CIPDR, la DGSI, le Parquet national antiterroriste (PNAT) et les services de renseignement, et vise l’identification de milieux radicaux, de processus de radicalisation idéologique et de modes opératoires violents. Confondre ces deux régimes institutionnels conduit à une sous-qualification des violences politiques et à l’inadaptation des réponses publiques

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