Lettre aux hommes qui abusent de leur pouvoir en école d’art*
Unxe étudiantxe est-iel vraiment en mesure de dire non à son professeur, à son directeur, à un membre de son jury de diplôme, au chargé de la recherche de son école etc. ? Est-ce que le conflit d’intérêt, le traitement de faveur, sont des attitudes qui vous paraissent normales dans un cadre pédagogique ? Vous avez le réseau, l’influence et le savoir, vous pouvez décider de l’avenir de cette personne. Elle, en revanche, ne possède qu’une totale confiance en vous et n’aura jamais aucune prise sur votre carrière.
Messieurs, avez-vous lu Vanessa Springora, entendu Judith Godrèche ? Connaissez-vous Balance ton école d’art (ISBA**, Besançon), Les mots de trop et le Guide d’autodéfense en école d’art (ESAB, Rennes), le collectif BlackFlowers (EBABX, Bordeaux), le livre Pour des écoles d’art féministes (ESACM, Clermont-Ferrand), Éditer nos luttes avec notre coeur et notre sueur (isdaT, Toulouse) ? Comment faut-il vous le dire ? Pourquoi faut-il encore vous éduquer ? Ne nous parlez pas d’amour. Ne nous parlez pas de majorité, de sexualité consentie, éclairée, de liberté de choix. Réfléchissez à votre position. Réfléchissez aux conditions sociales, économiques, culturelles qui ont forgé ce soi-disant « libre choix » de la relation.
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