MORÓN EN PERSPECTIVE : LA FIN DE L’EXCEPTIONNALITÉ CUBAINE
Le pouvoir qui gouverne par la peur a l’avantage de pouvoir se maintenir pendant de longues périodes, mais l’énorme inconvénient que, lorsque la peur s’affaiblit, rien ne peut en empêcher la fin. C’est là où nous en sommes aujourd’hui à Cuba. Les manifestations de Morón ne peuvent être comprises que si l’on analyse avec une perspective diachronique l’évolution des dernières décennies. C’est ce que tente de faire cet article.
À force de vanter la prétendue exceptionnalité du processus historique cubain, et après avoir décrété que le socialisme était irréversible, les idéologues officiels ont commis l’erreur d’y croire eux-mêmes. Ils ont ainsi tourné le dos à l’expérience historique sans mesurer les conséquences que cela entraînerait. Bien qu’ils répètent comme un mantra qu’il s’agissait d’une révolution « des humbles, par les humbles et pour les humbles », ils pensaient que les humbles n’oseraient pas s’en souvenir, qu’elles et ils garderaient le silence auquel elles et ils avaient été soigneusement conditionné·es.
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