Sous la pression et le feu des critiques, Jean-Luc Mélenchon présente ses excuses

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  • Mélenchon, Epstein et l’accusation d’antisémitisme : sens des mots et ivraie intention
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4818

    « Epstein ou Epstine ? » Ce qui ressemblait à un débat de phonétique s’est transformé en confrontation politique. Lors d’un meeting à Lyon, J-L Mélenchon, leader de LFI (La France Insoumise) a ironisé sur la prononciation du nom du prédateur sexuel et escroc américain, sous-entendant que les médias le « russifiaient » pour masquer ses liens avec Israël. Maladresse rhétorique, « dog whistle » (message crypté de com) antisémite ou diversion calculée avant les municipales ? On démêle le vrai du faux. Actualité, événement, opinion, intérêt général, information, scoop, primauté

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    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/IMG/mp3/melenchon_epstein_et_l_accusation_d_antisemitisme_sens_des_mots_et_ivraie

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      "Je ne suis pas antisémite. Cet homme-là n’avait aucune religion_

      cette façon d’enfermer les Juifs dans la religion juive est caractéristique d’une part essentielle du « nouvel antisémisme » qui rassemble, par exemple, d’anciens enfants de choeur catholiques à des « musulmans », laïques et laïcards inclus.
      c’est bien sûr, l’article le souligne, une manière de draguer (non seulement l’électorat judéophobe ou/et antisioniste mais aussi) abstentionniste.

      une politique d’épicier.

      #électoralisme #antisémitisme #Mélenchon #LFI #dog_whistle

    • Ba, y’a une lecture 4 aussi (et je ne parle pas de la lecture 4 de l’article), c’est de dire justement que les 3 niveaux de lecture sont ridicules.
      Évidemment que ca se dit Epst’i’ne. La prononciation d’un nom de famille ne dépend pas du pays où tu te trouves, ni de ta culture. Mais de comment la personne qui le porte le prononce.
      Si tu demandes au petit Jeffrey, 5 ans, comment il s’appelle, il répondra Epst’i’ne. Et donc, 5 ans, quand il n’était pas encore pédophile, mais sûrement déjà grand-bourgeois.

      Et donc la lecture 4, c’est de dire que le sujet, c’est le réseau pédo-criminel, et sous entendre les 3 autres niveaux de lecture n’est que de la moquerie à l’encontre des journalistes et de tous ceux qui ont VRAIMENT des relents antisémites, qu’ils veulent masquer (mais pas faire disparaître) en se gargarisant de règles de prononciation et/ou de débunk de théorie du complot (il n’y a pas de complot, hein, juste un homme pédophile, comme beaucoup, mais étant riche, avec des relations et puissant, attire d’autres hommes pédophiles et en use en réseau).

      Ce qu’il faut surtout retenir, c’est que l’affaire Epstein n’a surtout vraiment fait des vagues que lorsque des noms français d’amis du pouvoir ont commencé à apparaître. Et sûrement pas par indignation face à l’ampleur du crime, mais plutôt par peur de perdre la face.
      Donc y’a pas de morale et d’humanisme derrière 90% des articles de presse, et c’est bien ce que je leur reproche ; y’a un nombril et des intérêts de classe.

      Point défense des criminels : Puis vu la taille du réseau de pédo-criminels, c’est dingue de se dire que tant de monde (célèbre) a embarqué pour assouvir ses pulsions, tout en sachant que leur seule protection était leur réseau d’influence et la fiabilité de sa tête de fil... mais en décomptant le nombre de victimes, ils auraient pu se dire que ca allait fuiter et finir en bombe à eau. Très mauvais service après vente. Et oui, ils vivent dans la même société que nous, en interconnexion... pas hors du monde tel qu’ils aimeraient.

    • Je retiens la leçon. On ne m’y reprendra pas.

      J’appelle ça du cynisme, il recommencera de plus belle. C’est un gros foutage de gueule à l’encontre des journalistes qui croient tout ce qu’on leur dit : des armes de destruction massive, pour la démocratie, pour la paix dans le monde. Y’a que les fébriles qui se fâchent... et en politique, je ne crois pas qu’il y en ai.

    • Alors, cette sortie polémique est-elle un dérapage, ou au contraire une stratégie du leader de la France Insoumise ? « Il s’agit à la fois de parler très fort de manière très radicale, pour être entendu par un électorat plutôt abstentionniste, qui est surtout sensible aux outrances parce que sinon, il ne suit pas assez l’actualité. L’autre stratégie, c’est en pleine polémique sur l’affaire Quentin, montrer qu’il est réellement dans une logique d’affrontement », décrypte Benjamin Morel, constitutionnaliste et maître de conférences en droit public à Paris-Panthéon-Assas.

      https://www.franceinfo.fr/politique/melenchon/propos-polemiques-de-jean-luc-melenchon-sur-la-prononciation-d-epstein-de

      Reste l’ultime question : pourquoi fait-il ça si c’est pour finir diabolisé, empêtré dans un cordon sanitaire anti-LFI, lesté d’une étiquette d’« extrême gauche » ? Pourquoi se diabolise-t-il quand l’extrême droite est désormais banalisée ? Pourquoi se coupe-t-il du reste de la gauche alors qu’il ne peut faire sans s’il veut – c’est du moins ce qu’il prétend – « gouverner ce pays » ? Parce qu’il est parti depuis au moins trois ans à la conquête d’un nouvel électorat. Pas « musulman » ou « des quartiers » comme on le lit dans certaines analyses trop paresseuses, parfois teintées de racisme. Non, Mélenchon a besoin, pour le premier tour de 2027, de remplacer cet électorat de gauche – que lui appellerait « bobo » – qui a pu voter pour lui en 2022 en se disant que le bulletin LFI serait le plus « utile » pour empêcher Marine Le Pen d’accéder au second tour, par un électorat de nouveaux convaincus, qui ne se définissent pas forcément « de gauche », sont souvent abstentionnistes mais seraient, pense-t-il, réceptifs à ses couplets antisystèmes et populistes

      https://www.liberation.fr/politique/monsieur-melenchon-ne-nous-prenez-pas-pour-des-cons-20260301_O2YRHJFRNNCS

    • Ni dieu, ni césar, ni Mélenchon - Les habits neufs d’un tribun démagogue, 22 janvier 2012, Critique Sociale
      https://web.archive.org/web/20230323113702/http://www.critique-sociale.info/359/ni-dieu-ni-cesar-ni-melenchon

      « Ce n’est pas rien quand on vous confie comme mission de marcher devant, de parler pour les autres. […] Il faut que ceux à qui on confie la mission de marcher devant portent la belle parole de gauche, la parole tribunitienne, soient de bons drapeaux, pour ceux qui désespèrent. […] Je donne à l’immense colère populaire un visage. […] C’est moi le modéré dans la bande. […] Je suis un parlementariste. »

      clown jusqu’à la #dieudonisation ?

    • Antisémitisme « d’atmosphère » : l’arme de la disqualification

      ... À force de refuser de reconnaître ce que représente LFI — une colère sociale, une demande de rupture, un électorat populaire durablement détaché du social-libéralisme — le PS transforme cette réalité en symptôme obsédant. Mélenchon devient l’ennemi intérieur permanent, celui qu’il faut dénoncer sans cesse parce qu’il empêche le récit de se refermer.

      C’est ici que l’accusation d’antisémitisme joue un rôle central. Elle ne fonctionne pas comme un argument, mais comme un couperet qui dispense de toute démonstration et interdit la discussion. Elle disqualifie par avance quiconque refuse de s’aligner.

      La mécanique est connue et elle est rejouée jusqu’au ridicule. Une polémique mineure sur une prononciation devient une preuve irréfutable d’antisémitisme. Quiconque demande des preuves supplémentaires est suspect. Quiconque contextualise est complice. Quiconque rappelle que Mélenchon a combattu toute sa vie les formes réelles d’antisémitisme, ou que LFI a fait bien davantage que le PS pour mobiliser les quartiers populaires contre le racisme et les discriminations, est accusé de relativisation. Le terme «  antisémite  » est instrumentalisé pour clore le débat avant qu’il ait pu s’ouvrir.

      La méthode mérite d’être examinée de près. L’accusation ne fonctionne pas sur le mode de la preuve, de l’examen d’un acte, d’une déclaration, d’un texte qui établirait sans ambiguïté l’intention antisémite. Elle fonctionne sur le mode du relent : quelque chose qui se dégage, qui imprègne, qui se répand par contagion. On ne dit pas « Mélenchon a tenu des propos antisémites en prononçant ce mot », on dit qu’il « sent » l’antisémitisme, que ses propos en ont les « relents », que son rapport au monde en est traversé. C’est une accusation d’essence, non d’acte, et c’est précisément pourquoi elle est irréfutable. On peut contester un fait ; on ne peut pas se défendre d’une atmosphère. Mieux : quiconque tente de se défendre confirme par là même qu’il y a quelque chose à défendre. Le piège est parfait.

      Cette instrumentalisation est politiquement irresponsable. Elle affaiblit la lutte réelle contre l’antisémitisme — qui existe, qui tue, et dont l’extrême droite est historiquement et massivement porteuse — en la transformant en arme de disqualification interne. En reprenant les mêmes procédés que ses adversaires, le PS ne protège personne ; il banalise seulement ce qu’il prétend combattre.

      Et Mélenchon l’a écrit, le soir même du 3 mars : «  Insupportable désolidarisation du combat antifasciste qui reprend les attaques de l’extrême droite.  » Ce n’est pas une posture défensive. C’est un constat structurel. Quand le discours socialiste se nourrit des mêmes signifiants que le discours fasciste — quand les deux s’accordent, au moins fonctionnellement, sur la désignation d’un ennemi intérieur à exclure du champ du légitime — il y a collusion, même involontaire. Le résultat est connu. Le PS offre mécaniquement des victoires à la droite et au Rassemblement national. Ce n’est pas une opinion, c’est une règle arithmétique élémentaire.

      Les irresponsables

      Dresser un bilan est un acte exigeant ; son refus obstiné est une pathologie politique. Il faut être en mesure d’accepter une perte pour reconnaître que ce qu’on croyait être le socialisme ne l’est plus, que la respectabilité n’a pas protégé de la défaite, que la gestion sans conflictualité a détruit la confiance populaire. Il est sans doute plus confortable de se convaincre que c’est Mélenchon qui a «  divisé  » la gauche, comme si la gauche n’était pas déjà divisée par les choix du gouvernement Hollande, avant même que LFI n’existe, pour s’offrir ainsi le fantasme d’un retour à l’état d’avant l’échec. Pascal LEVOYER

      Annuler LFI : le dangereux fantasme du PS | Hors-série.net