Avant propos de Ghaïss Jasser à son livre : D’Alep à Paris. Récit de vie d’une femme engagée
Alep et Paris, deux villes jumelées dans mon esprit, parce que j’ai passé dans l’une et l’autre les plus beaux jours de ma vie, aussi bien que les plus douloureux et les plus ravageurs.
A Paris, j’ai toujours pensé avec une nostalgie cuisante à Alep, ma ville natale que je ne retrouverai jamais plus. Mais en m’éloignant de Paris pour un mois ou pour seulement quelques jours, j’étais souvent habitée par une peur irrationnelle, celle de perdre Paris comme j’avais perdu Alep.
Mes souvenirs d’Alep, je les ai égrenés au fil de mes promenades à Paris, dans ses jardins et ses cafés, au bord de la Seine et sur le Pont des Arts.
Aucune linéarité, aucune chronologie ne guide ces mémoires qui m’assaillent, me surprennent ou jaillissent d’une émotion ou d’un manque lancinant. Leur intervention capricieuse et désordonnée obéit malgré tout à un ordre qui a sa propre logique. Des anecdotes confirment ainsi certaines analyses et les analyses suscitent certaines anecdotes.
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