l’économie comme terrain de violation – Entre les lignes entre les mots

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  • Journalistes sous le régime Assad en Syrie : histoire d’une surveillance hors norme

    Veille quotidienne des publications, écoutes téléphoniques, envoi d’agents pour influencer la couverture médiatique et même une “liste noire” de reporters… Qu’ils soient étrangers ou syriens, les journalistes ont fait l’objet d’une surveillance d’une rare intensité durant les années Bachar al-Assad, comme le révèle cette enquête réalisée par Syrian Investigative Reporting for Accountability Journalism (SIRAJ) et Reporters sans frontières (RSF).

    Le 4 décembre 2024 à 9 h 25, l’appareil photo d’Anas Alkharboutli est déclenché pour la dernière fois. L’image capture des brins d’herbe et un ciel couvert, saisis depuis le sol. Le photoreporter syrien est alors allongé au bord d’une route, agonisant, la jambe arrachée par une bombe larguée par un avion de chasse qu’il venait de photographier quelques instants plus tôt. Ce journaliste de la Deutsche Presse-Agentur (DPA), lauréat du prix Bayeux “jeune reporter” en 2020, couvre alors l’offensive de Hayat Tahrir al-Cham(HTS) qui, quatre jours plus tard, mettra fin à un demi-siècle de dictature du clan Assad. Lui qui demeurait l’un des rares journalistes syriens à documenter la guerre dans son pays depuis les premières heures du printemps arabe en 2011 devient ainsi le dernier reporter tué sous le feu du régime de Bachar al-Assad.

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