Référendum en Italie : des chiffres et un mouvement
Une participation exceptionnelle avec une mobilisation très importantes des jeunes électeurs qui ont été déterminants dans la victoire du « non ». Le rejet de la réforme de la justice voulue par Giorgia Meloni laissera des traces. Il peut ouvrir des perspectives politiques nouvelles mais le chemin ne sera pas simple.
Les chiffres sont impressionnants et ils donnent la véritable dimension de la victoire du « non » (53,5 %) au referendum sur la réforme de la justice voulu par Giorgia Meloni. Il y a tout d’abord la participation près de 60 % : 5 points de plus que lors des dernières élections européennes de 2024. C’est le taux le plus élevé pour un referendum depuis celui qui avait adopté la Constitution de 1948. Ce n’était pas gagné d’avance. On considérait généralement que le texte gouvernemental qui portait atteinte à l’indépendance de la magistrature était trop technique pour mobiliser les Italiens.[1] Il n’en a rien été. Et on peut affirmer sans se tromper qu’au-delà même de ce projet de réforme les Italiens ont d’abord réaffirmé leur profond attachement à cette Constitution démocratique basée sur l’antifascisme et les contre-pouvoirs. Le refus de l’autoritarisme dont Giorgia Meloni a fait preuve à plusieurs reprises est patent.[2] Ce taux de participation est d’autant plus significatif qu’il est du à une mobilisation électorale sans précédent des jeunes (18-34 ans) qui ont, selon les enquêtes, ont rejeté la réforme à 61 %.
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