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  • Warner Music perd les droits sur Happy Birthday

    http://www.numerama.com/magazine/34274-warner-music-perd-les-droits-sur-happy-birthday.html

    Techniquement, il ne perd pas les droits. Il ne les a jamais eus. Mardi, la justice de Los Angeles a reconnu que la chanson Happy Birthday pour laquelle Warner Music continuait de percevoir des droits très importants chaque année était dans le domaine public depuis près d’un siècle.

    Il y a 122 ans, en 1893, les soeurs Patty Smith Hill et Mildred J. Hill écrivaient ensemble une chanson pour le jardin d’enfants, intitulée « Good Morning To All », dont l’air deviendra mondialement connu comme étant celui de la chanson Happy Birthday to You. Mais il aura fallu attendre cette fin du mois de septembre 2015 pour qu’un tribunal américain reconnaisse que même le texte de la chanson d’anniversaire, dont l’auteur est incertain, était tombé depuis longtemps dans le domaine public. Et donc, que c’est sans aucune légitimité que le label Warner / Chappell recevait chaque année environ 2 millions de dollars de droits.

    Warner Music affirmait détenir les droits de la chanson Happy Birthday jusqu’en 2030, sous l’effet de rachats successifs d’éditeurs et de maisons de disques, et grâce à (ou plutôt à cause de) la prolongation des droits qui mine régulièrement le domaine public.

  • La magistrale fumisterie de l’entreprise éthique | La Plume d’Aliocha
    http://laplumedaliocha.wordpress.com/2011/10/20/la-magistrale-fumisterie-de-lentreprise-ethique

    Une entreprise qui pollue, qui maltraite et sous-paie ses employés, qui cultive le machisme et le racisme, c’est une mauvaise entreprise, tout simplement. Celle qui s’abstient de sombrer dans ces errements condamnables ne mérite pas la béatification, contrairement à ce qu’on tente de nous faire croire, elle s’inscrit juste dans la normalité. Cela parait évident n’est-ce pas ? Mais si vous écoutez attentivement le discours ambiant, vous découvrirez que la communication vous présente une version très différente des choses. L’entreprise odieuse est normale, la vertueuse est en avance sur son temps, particulièrement méritante, exceptionnelle, même. L’absurdité est encore plus criante avec le concept de commerce équitable. Je ne critique pas la démarche, mais le discours qui l’accompagne. A quel niveau de déchéance en sommes-nous arrivés pour devoir préciser sur un paquet de café que les gens qui l’ont produit n’ont pas été exploités par ceux qui en assurent la distribution ? Si l’on décrypte ce discours, on est obligé de conclure que l’éthique, loin de progresser comme veulent nous le faire croire les communicants et leurs aimables clients, est en réalité devenue une exception sans que l’on s’en rende compte. Tout l’enjeu est de dissimuler cette effroyable réalité, le temps d’y mettre bon ordre…ou pas. Et de faire croire que l’on progresse vers un avenir meilleur tout en nous mettant dans la tête que le pire n’est rien d’autre que normal. Joli tour de passe-passe, vous ne trouvez pas ?

    Dans le monde capitaliste, le seul but d’une entreprise, c’est le profit. Elle n’utilise les codes moraux que si ça lui permet de faire encore plus de profit. Sinon, rien à foutre du reste, de tout le reste.
    On ne peut pas moraliser le capitalisme ou les entreprises, c’est antagoniste avec leur existence, tout simplement.

    • Dans le monde capitaliste, le seul but d’une entreprise, c’est le profit. Elle n’utilise les codes moraux que si ça lui permet de faire encore plus de profit. Sinon, rien à foutre du reste, de tout le reste.
      On ne peut pas moraliser le capitalisme ou les entreprises, c’est antagoniste avec leur existence, tout simplement.

      Pourquoi cela ? Je suis chef d’entreprise, et seul à y travailler. Mon entreprise n’a pas pour unique but de faire « encore plus de profit », même si cet aspect n’est pas ignoré pour autant. En outre, le capital de mon entreprise a été constitué par un apport personnel, dont un micro-crédit (remboursé depuis), et du « love money », comme le disent les anglo-saxons, ou du capital apporté par la famille. Si mes associés espéraient des bénéfices en contrepartie de l’apport de capital, ce n’était pas — et de loin — leur première motivation.

      En fait, ma première motivation est plutôt d’avoir une certaine liberté. Cette liberté n’est jamais absolue, ni plus grande que celle d’un salarié, mais elle est différente. Ainsi, j’ai plus de liberté quant au choix de mes horaires ou de mes projets, par exemple, que la plupart des salariés. En revanche, il est vrai que je travaille au final plus qu’un salarié typique, et que j’accepte des projets qui flirtent jusqu’avec mes principes, ma morale, voire qui m’empêchent parfois de dormir, car trop loin des idéaux ou de l’éthique que j’aimerais être les miens.

      En fait, je connais peu de chefs d’entreprises dans mon entourage dont le principal moteur est le profit. Ce qui les caractérise avant tout, c’est leur passion pour le métier qui est le leur, celui de leur entreprise.