• ENQUÊTE FRANCEINFO. #Paris 2024 : #pollution trop élevée, normes non respectées... Ce que révèlent les analyses de la qualité de l’eau de la #Seine
    https://www.francetvinfo.fr/les-jeux-olympiques/paris-2024/enquete-franceinfo-paris-2024-pollution-trop-elevee-normes-non-respecte

    « Je vous le redis, en juillet 2024, je me baignerai dans la Seine ! » Anne Hidalgo a fait cette promesse à l’occasion de ses vœux à l’hôtel de ville, mercredi 10 janvier. « Une prouesse », selon la maire de Paris, alors que le fleuve qui traverse la capitale doit notamment être le théâtre de la cérémonie d’ouverture des #Jeux_olympiques_et_paralympiques.

    Mais la véritable prouesse, ce sont les épreuves qui vont s’y tenir, en plein cœur de Paris : la #natation marathon sur 10 km en eau libre et les parties de nage du triathlon et du paratriathlon, qui se tiendront entre le pont Alexandre III et le pont de l’Alma. Un tour de force pour un cours d’eau où il est interdit de nager par arrêté préfectoral depuis 1923. Une interdiction toujours en vigueur aujourd’hui.

    Pour relever ce défi, l’État et la ville de Paris copilotent un plan baignade estimé à plus de 1,4 milliard d’euros . Il consiste à réduire les afflux d’eaux usées rejetées dans le fleuve par l’activité des millions de Franciliens qui vivent autour. Et si ce plan n’est pas encore achevé, ses premiers effets devaient se constater dès l’été dernier. « Les derniers résultats attestent de niveaux suffisants ou excellents par temps sec », s’est même réjouie la ville de Paris début juillet. De bon augure pour Anne Hidalgo, les athlètes des JO, ainsi que pour le grand public qui sera à son tour invité à se jeter à l’#eau dès 2025.

    […]

    Cet objectif de rendre la Seine baignable est-il vraiment atteignable ? « Sa qualité [de l’eau] s’améliorait d’année en année et va encore s’améliorer d’ici l’année prochaine », martelait Anne Hidalgo au début de l’été dans L’Equipe . Le 10 janvier, à l’occasion de ses vœux, la maire de Paris a jugé que l’objectif avait déjà été atteint. « Tout le monde affirmait que c’était impossible, nous l’avons fait ! », s’est-elle réjouie. Certes, un plus grand nombre de prélèvements ont été de qualité suffisante en 2022 et en 2023 par rapport à 2019 et 2021. Mais il n’y a pas d’amélioration notable entre 2022 et 2023. Et il n’y a qu’en 2020 que la Seine a tout juste approché la qualité recherchée. Cet objectif n’a été atteint qu’à la faveur d’un été exceptionnellement sec et des restrictions liées à l’épidémie de Covid-19.

    En réalité, la Seine n’atteint pas la qualité exigée pour les lieux ouverts au public, comme c’est le cas pour le bassin de la Villette. Ce plan d’eau situé au nord-est de Paris est ouvert à la baignade depuis 2019. Chaque été, la qualité de l’eau y est jugée excellente.

    A quelques mois des JO, les autorités veulent malgré tout continuer de croire que le pari de jouer des épreuves dans la Seine pourra être tenu. « On sera prêt à l’été 2024 pour qu’à la fois le triathlon et le marathon se tiennent dans la Seine », a réaffirmé Marc Guillaume, le préfet d’Ile-de-France, sur BFMTV, le 19 octobre. Aucune alternative n’a d’ailleurs été prévue. Selon Brigitte Légaré, « le plan B, c’est qu’on va nager dans la Seine ».

    #santé