• Lettre au défunt Matoub Lounes.
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4638

    Assassiné le 25 juin 1998, le chantre des libertés en Algérie avait la personnalité qui collait au parcours des militants résolus à l’érection de la démocratie pour « Tamurt » (le pays). Dix ans auparavant, en octobre 1988, il était contre le saccage des biens publics. Il a été blessé par les gendarmes, par erreur... 5- Correspondances : De nos correspondants permanents et occasionnels.

    / Terrorisme , islamisme , Al-Qaeda , politique , , fait divers, société, fléau, délinquance, religion , Afrique, Monde Arabe, islam, Maghreb, Proche-Orient,, #arts,_culture,_littérature,_cinéma,_critique,_performances,_styles, Maghreb, Algérie, Tunisie, Maroc, Libye, Africa, population, (...)

    #5-_Correspondances_:De_nos_correspondants_permanents_et_occasionnels. #Terrorisme_,_islamisme,Al-Qaeda,politique, #fait_divers,_société,_fléau,_délinquance,_religion #Afrique,Monde_Arabe,_islam,_Maghreb,_Proche-Orient, #Maghreb,_Algérie,_Tunisie,_Maroc,_Libye,_Africa,_population,_société

  • En Algérie, il n’est pas Kateb Yacine qui veut !
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4625

    La séquence vidéo de l’écrivain algérien Yasmina Khadra n’est pas récente. Donc c’est le cas de la sortir de son contexte et l’utiliser. Tu es de quel coin du pays ? La réponse : « Je suis kabyle », ne convient pas comme réponse. Et l’Algérien sous-entend un péjoratif qualifiant de territorialité. Qui dit une particularité, une identité et une culture relatant l’appartenance. 5- Correspondances : De nos correspondants permanents et occasionnels.

    / Maghreb, Algérie, Tunisie, Maroc, Libye, Africa, population, société , #arts,_culture,_littérature,_cinéma,_critique,_performances,_styles, Afrique, Monde Arabe, islam, Maghreb, Proche-Orient,, fait divers, société, fléau, délinquance, religion , Journalisme, presse, (...)

    #5-_Correspondances_:De_nos_correspondants_permanents_et_occasionnels. #Maghreb,_Algérie,_Tunisie,_Maroc,_Libye,_Africa,_population,_société #Afrique,Monde_Arabe,_islam,_Maghreb,_Proche-Orient, #fait_divers,_société,_fléau,_délinquance,_religion #Journalisme,_presse,_médias
    https://youtu.be/mjtOgcije8U?si=K09CYegbM2TOYSg4

  • #54 Données ouvertes, abeilles et démocratie, avec Samuel Goëta – La Cantine Brestoise
    https://www.lacantine-brest.net/54-donnees-ouvertes-abeilles-et-democratie-avec-samuel-goeta

    Pour le cinquante-quatrième épisode de son podcast, la Cantine numérique de Brest a le plaisir de rencontrer Samuel Goëta, spécialiste des données ouvertes et cofondateur de Datactivist. Il vient nous présenter son livre : Les données de la démocratie. Open data, pouvoirs et contre-pouvoirs, paru chez C&F éditions en février 2024.

    #Samuel_Goëta #Podcast

  • « Vous me dites que le gouvernement a créé un site qui permet de montrer que ce sont des gros cons ? »
    https://www.nouvelobs.com/bibliobs/20240313.OBS85701/vous-me-dites-que-le-gouvernement-a-cree-un-site-qui-permet-de-montrer-qu

    J’AI LU ÇA (#58). Vous faites un métier compliqué. Il faut le raconter en 3 minutes à un chauffeur de taxi. Comment s’y prendre ?
    Par Xavier de La Porte
    · Publié le 13 mars 2024 à 19h00 · Mis à jour le 14 mars 2024 à 10h25
    Temps de lecture 2 min

    Samuel Goëta est chercheur en sociologie. Voilà qui est déjà compliqué, parce que tout le monde ne comprend pas pourquoi on paie des gens à « chercher », surtout dans une discipline où il y a peu de chances de découvrir un vaccin ou une étoile. Mais en sus, son champ de recherche est « l’open data », soit l’ouverture des données, un truc assez obscur pour les personnes qui ne s’intéressent pas au numérique.

    Or, dans l’introduction d’un livre qu’il vient de publier aux éditions C & F, « les Données de la démocratie. Open data, pouvoirs et contre-pouvoirs », Samuel Goëta raconte comment il explique à la fois son sujet et l’intérêt social – et politique – qu’il représente. Voici l’histoire.
    "« Il m’arrive aussi souvent d’évoquer le passage aux 80 km/h sur les routes départementales pour expliquer l’ouverture des données. C’était le cas il y a quelques années lors d’une discussion à Marseille avec un chauffeur de taxi curieux de mon métier. En 2011, le ministère de l’Intérieur a publié sur data.gouv.fr (le portail national des données publiques) la base de données des accidents corporels de la circulation. Celle-ci décrit les véhicules impliqués, les conditions de circulation, les conséquences et la localisation précise pour chaque accident de la route reporté aux services de secours. Alors qu’en 2018, le Premier ministre Edouard Philippe avait justifié le passage aux 80 km/h par les résultats prétendument positifs d’une expérimentation sur trois tronçons test, les données diffusées sur data.gouv.fr ont été utilisées par l’association 40 millions d’automobilistes pour vérifier la baisse de l’accidentologie. Elle n’a constaté aucune baisse sur les trois tronçons et a alors diffusé l’idée que cette mesure n’avait pas le fondement objectif avancé par le gouvernement pour justifier sa décision. Bavard et sans réserve, le chauffeur de taxi s’est alors exclamé : “donc en fait, vous me dites que le gouvernement a créé un site qui permet de montrer que ce sont des gros cons ?” »"

    La conclusion du chauffeur de taxi est un peu excessive, mais elle met le doigt sur un des problèmes fondamentaux de l’ouverture des données : pourquoi l’Etat (ou une entreprise) donnerait-il le bâton pour se faire battre ? Car l’étude menée par 40 millions d’automobilistes a alimenté l’opposition à la réduction de vitesse sur les départementales, qui fut souvent brandie par les « gilets jaunes » pour montrer le mépris des technocrates pour la France rurale et périurbaine. Quand on se souvient à quel point ces mouvements ont marqué notre pays, on se demande comment Samuel Goëta pouvait mieux expliquer l’importance de son champ de recherche.
    La suite après la publicité

    L’intérêt de ce livre est de démontrer que, si l’impératif de transparence a cru ces dernières années dans le fonctionnement de l’Etat, il se heurte à bien des limites. Il y a bien sûr des obstacles techniques : ces données, il faut les recueillir, les rassembler, les mettre à disposition dans des formats exploitables, assurer leur pérennité etc. C’est déjà un défi, tant une donnée est une construction instable, conjoncturelle, sujette à discussion. Mais il y a un obstacle plus profond : la réticence des administrations à ouvrir au public des chiffres qui pourraient montrer leur inefficacité et les « trous dans la raquette », voire qui pourraient contredire des décisions politiques. Et encore, on parle là de données publiques. Mais qu’en est-il des données qui sont produites et possédées par des entreprises privées ? La loi pour la République numérique, votée à la fin du mandat de François Hollande, a avancé la notion de « données d’intérêt général » pour celles des entreprises privées qui devraient être ouvertes. Une fois qu’on a dit ça, on n’a pas dit grand-chose des contours de cet « intérêt général » et de la manière dont on peut imposer leur publication.

    L’autre intérêt du livre de Samuel Goëta est d’inscrire l’open data dans une histoire longue de la « transparence ». Dans cette affaire, entrent des mobiles comme la fameuse « modernisation » de l’Etat, des controverses autour de la liberté d’informer, des théories de la technologie comme la cybernétique. Samuel Goëta arrive à mêler tout cela dans un ouvrage qui est aussi plaisant à lire et évident que l’était sa démonstration dans un taxi de Marseille. Tout à coup, tout est justifié – la recherche, la sociologie, le sujet – et c’est heureux.
    « Les Données de la démocratie. Open data, pouvoirs et contre-pouvoirs », Samuel Goëta, C & F Editions.
    « Les Données de la démocratie. Open data, pouvoirs et contre-pouvoirs », Samuel Goëta, C & F Editions.

    #Samuel_Goeta #Données_démocratie

  • [Mercredi !] Libébulles #5
    https://www.radiopanik.org/emissions/mercredi-/libebulles-5

    Aujourd’hui dans les Libébulles, on se demande c’est quoi le pardon, c’est quoi oublier, c’est quoi se souvenir et ce que ça nous fait à l’intérieur de nous...

    Ces cartes postales sonores ont été réalisées avec les élèves de CE1/CE2 de Valérie Vendrin, de l’école du Fresne-Camilly, les élèves de 3ème du collège Pierre Brossolette à Réhon, les enfants de la maison de l’enfance à caractère social "Le Renan", de Cormeilles en Vexin, Ayla, Lyna, Ismaïl, Noun Abdou qui ont participé au projet « radio philo » à Gennevilliers, les élèves de GS de Laurence Cantoia, de l’école Victor Hugo à Sevran, les élèves de 4ème d’Agathe Zentelin du collège Evariste Galois à Nanterre.

    La discussion sur le pardon a été menée après la lecture du texte d’Antonio Carmona Les hamsters n’existent pas publié aux éditions théâtrales jeunesse. (...)

    https://www.radiopanik.org/media/sounds/mercredi-/libebulles-5_17387__1.mp3

  • Germany: Berlin schools asked to distribute leaflet describing the 1948 Nakba as a ’myth’ | Middle East Eye
    https://www.middleeasteye.net/news/berlin-schools-handout-leaflet-myth-israel-1948

    Germany’s leading Social Democratic Party (SPD) and the opposition Christian Democratic Party (CDU) have ordered high schools in Berlin’s borough of Neukolln to distribute brochures titled The Myth of Israel #1948.

    During a public meeting of the Neukolln district council of Berlin on Wednesday, a motion was passed stating that "the district office is asked to advocate the use of the brochure “Myths#Israel1948” in Neukolln’s secondary schools to confront existing anti-Semitic narratives within the educational framework of the school".

    “The expanded definition of antisemitism of the IHRA (International Holocaust Remembrance Alliance) and the German government should also be communicated”, the motion added.

    The brochure is created by the Jewish association Masiyot, which was founded in 2022 and enjoys the support of the Berliner Landeszentrale fur politische Bildung, the Federal Center for Political Education.

    It seeks to unite professionals from different disciplines to “raise awareness of authoritarian ideologies through education, enlightenment and criticism”, the website says.
    (...)
    The brochure states there are five “myths” around the creation of the state of Israel, which are subsequently refuted in short essays by various authors.

    In the first section, debunking myth #1, that Jews and Arabs lived together in peace before Israel was founded, Israel’s pre-state militia, the Haganah, responsible for the destruction of 531 Palestinian villages and the expulsion of 700,000 Palestinians between December 1947 and the summer of 1948, is promoted as a merely “defensive” Jewish resistance movement.

    Under ’Myth #2: Israel was established on stolen Palestinian land’, Masiyot states that the acquisition of land by Jewish immigrants to Palestine took the form of a legal exchange of capital for an official title deed.

    At no point in history was land illegally conquered by Jewish immigrants, the author of the text, Michael Spaney, claims.

    Even land conquered following the wars of 1948 and 1967 and the subsequent construction of settlements, which are internationally recognised as a violation of international law, did not occur unlawfully, it says.

    “Anyone who uses the accusation of land theft as an argument demonises Israel and denies its legitimacy, i.e. acts out of antisemitic motives,” Spaney wrote.

    “Myth #5: Israel is to blame for the Nakba”, includes a text by researcher Shany Mor titled “the UN is distorting the meaning of the Nakba: its view of the Israeli-Palestinian conflict is extremely one-sided”.

    In the text, Mor states that “displacement during war - then and now - was nothing unusual”.

    He also labels the UN’s attention to the Palestinian cause “obsessive” and the Arab defeat of 1948 a myth.

    “In the 1948 War of Independence, 6000 Jews were killed, fully 1% of the total population (was it a genocide?)”, a Twitter post by Mor reads.

  • Des livres pour Noël #5 : Ada & Zangemann, un conte sur le numérique - Geek Junior -
    https://www.geekjunior.fr/des-livres-pour-noel-5-ada-zangemann-un-conte-sur-le-numerique-58284

    Des livres pour Noël #5 : Ada & Zangemann, un conte sur le numérique

    Geek Junior - Le webmag des ados connectés. Apps, jeux vidéos
    Pourquoi on en parle ?

    Un conte sur les logiciels, le skateboard et la glace à la framboise. Ada & Zangemann va te faire aimer le bricolage et la liberté !

    Zangemann est un inventeur mondialement connu et immensément riche. Enfants et adultes adorent ses fabuleuses inventions. Mais soudain, gros problème : les skateboards électroniques des enfants buggent et les glaces ont toutes le même parfum. Que se passe-t-il ? Ada, jeune fille curieuse, va découvrir comment Zangemann contrôle ses produits depuis son ordinateur.

    Ada, jeune fille curieuse, va découvrir comment Zangemann contrôle ses produits depuis son ordinateur en or. Avec ses amis, elle va bricoler des objets informatisés qui échappent aux décisions de Zangemann.

    Un livre pour les enfants et jeunes ados qui pourrait bien leur transmettre le plaisir de bricoler. Un livre sur l’informatique libre, la camaraderie et le rôle des filles pour une technique au service de l’autonomie. Un conte vivant et superbement illustré.

    C’est aussi un projet éditorial pédagogique ouvert et collaboratif.

    Pour lire un extrait ici.

    ada & zangemann

    Auteur : Matthias Kirschner
    Dessin : Sandra Brandstätter
    Éditeur ‏ : C&F Editions
    60 pages
    Sortie : 1 décembre 2023
    Prix : 15 €
    Public : dés 3 ans

    #Ada_Zangemann #Geek_junior

  • ASDN #51 Les données de la démocratie avec Samuel Goëta | CNNum | Traducteur et éclaireur des transformations numériques
    http://cnnumerique.fr/asdn-51-les-donnees-de-la-democratie-avec-samuel-goeta

    16 janvier 2024
    Pour la 51e édition de « Aux sources du numérique », le cycle de rencontres co-organisé par Renaissance numérique et le Conseil, nous recevons Samuel Goëta, pour échanger autour de son livre à paraître Les données de la démocratie – Open data, pouvoirs et contre-pouvoirs.

    Co-organisé par Renaissance Numérique et le Conseil national du numérique, le cycle de rencontres « Aux sources du numérique » (ASDN) est un rendez-vous régulier avec des auteurs d’ouvrages récents sur le numérique. Ces rencontres, en partenariat avec Le Tank, ouvertes à toutes et tous, ont pour but d’écouter leurs analyses sur les enjeux soulevés par la transformation numérique de la société et d’en discuter.

    Pour la 51ème édition d’ASDN, nous recevrons Samuel Goëta pour échanger autour de son livre à paraître Les données de la démocratie –Open data, pouvoirs et contre-pouvoirs (C&F Éditions, 2024 – disponible en pré-commande), qui est l’aboutissement de cinq ans de travail. L’ancienne secrétaire d’État chargée du numérique, Axelle Lemaire, en signe la préface, sept ans après l’adoption de la loi pour une République numérique qui consacre l’ouverture des données.

    Samuel Goëta est Maître de conférences associé à Sciences Po Aix, spécialiste de l’ouverture des données publiques et de la médiation de données (data literacy). Il est également co-fondateur de Datactivist, une société coopérative et participative qui se donne pour mission d’ouvrir les données et de les rendre utiles et utilisées.

    Comment mettre les données ouvertes au service des citoyens ? Pourrions-nous remettre en cause l’ordre établi avec l’open data ? Comment en faire un outil au service de la démocratie ? Quel usage démocratique des données ? Comment permettre leur ré-utilisation par les entreprises, les médias, les citoyens et leurs associations ?

    De nombreuses questions sur lesquelles reviendra Samuel Goëta, et au sujet desquelles vous aurez l’occasion de discuter avec lui.

    Quand ? Jeudi 8 février à 8h30

    Ou ? Au Tank, 32 rue Alexandre Dumas, 75020 Paris

    #Samuel_Goëta

  • Les corps sont devant les écrans - Contre Attaque
    https://contre-attaque.net/2024/01/02/les-corps-sont-devant-les-ecrans

    « Toutes les raisons de faire une révolution sont là. Il n’en manque aucune. Le naufrage de la politique, l’arrogance des puissants, le règne du faux, la vulgarité des riches, les cataclysmes de l’industrie, la misère galopante, l’exploitation nue, l’apocalypse écologique – rien ne nous est épargné, pas même d’en être informés. Toutes les raisons sont réunies, mais ce ne sont pas les raisons qui font les révolutions, ce sont les corps. Et les corps sont devant les écrans. »
    Le comité invisible

  • L’autre #tradition - Ce que les musiques traditionnelles doivent aux femmes


    #1 Revivalisme : héritages et découvertes (55’)

    Avec
    Camille Lainé, Marthe Tourret, Noëllie Nioulou, Emmanuelle Bouthillier, Caroline Dufau, Maider Martineau, Sandra Richard, Marine Lavigne, Lila Fraysse, Françoise Etay, Aline Dumont, Manon Pibarot, Perrine Lagrue, Sterenn Diridollou, Elodie Ortega, Maud Herrera, Pauline Willerval, Perrine Bourel, Meriem Koufi, Maura Guerrera, Valérie Imbert.

    Et les éclairages de Joëlle Vellet, chercheuse en danse spécialiste de la bourrée ; Morgane Montagnat, géographe des pratiques culturelles et Françoise Etay enseignante et ethnomusicologue en Limousin.

    Et les musiques de Thérèse, Les Poufs à cordes, L’Abrasive, Choc Gazl, Spartenza, Pauline
    Willerval, Maud Herrera et pour le générique Louise Reicher, Emmanuelle Bouthillier, les Violoneuses, les filles de Illighadad et la participation exceptionnelle d’Elisa Trebouville.

    Et les voix de Maxence Camelin, Antoine de Peyret, Jean-Bernard Louis, Henri Maquet, Gabriel
    Moulin et Anaïs Vaillant.

    –—

    Chapitres :

    #1 Grandir avec les musiques traditionnelles / les Brayauds

    Avec les musiciennes Camille Lainé, Marthe Tourret et Noëllie Nioulou (Massif Central) et Joëlle Vellet, chercheuse en danse.

    #2 Grandir avec les musiques traditionnelles / monde associatif

    Avec les musiciennes Emmanuelle Bouthillier (Bretagne et Québec), Caroline Dufau (Soule), Maider Martineau (Pays Basque) et Morgane Montagnat, géographe des pratiques culturelles.

    #3 Grandir avec les musiques traditionnelles / musique de la langue

    Avec Sandra Richard (la Réunion), Marine Lavigne (Bretagne) et Lila Fraysse (Occitanie) et Françoise Etay, ethnomusicologue.

    #4 Découvrir les musiques traditionnelles / rencontre du #bal

    Avec Aline Dumont (musicienne - Morvan), Manon Pibarot (organisatrice de bals sauvages et du festival Winterlut - Strasbourg), Perrine Lagrue (programmatrice et directrice de la Grande Boutique - Langonnet), Sterenn Diridollou (chanteuse - Côtes d’Armor) et Elodie Ortega (productrice et graphiste de la Compagnie La Novia – Haute-Loire).

    #5 Découvrir les musiques traditionnelles / basculements et immersions choisies
    Avec les musiciennes Maud Herrera, Pauline Willerval, Perrine Bourrel.

    #6 Découvrir les musiques traditionnelles / basculements et immersions choisies
    Avec les musiciennes Meryem Koufi, Maura Guerrera et Valérie Imbert.

    #7 Découvrir les musiques traditionnelles / basculements et immersions choisies
    Avec Perrine Bourrel, Maud Herrera, Valérie Imbert, Marthe Tourret, Emmanuelle
    Bouthillier

    #8 Des musiques populaires et inclusives ?

    Conclusion du premier épisode avec Morgane Montagnat et extrait de l’article « George, Michèle, Catherine et les autres : le « revival » du côté du genre » de François Gasnault in Musique • Images • Instruments Revue française d’organologie et d’iconographie musicale, n°16, Itinérances musicales romantiques, CNRS Editions, Paris, 2016, pp. 184-195.

    https://podcast.ausha.co/contretemps-les-podcasts-de-la-famdt/l-autre-tradition-1-revivalisme-heritages-et-decouvertes

    #audio #podcast #femmes #musique #musique_traditionnelle #musique_populaire

  • Des livres pour Noël #5 : Ada & Zangemann, un conte sur le numérique - Geek Junior -
    https://www.geekjunior.fr/des-livres-pour-noel-5-ada-zangemann-un-conte-sur-le-numerique-58284

    Zangemann est un inventeur mondialement connu et immensément riche. Enfants et adultes adorent ses fabuleuses inventions. Mais soudain, gros problème : les skateboards électroniques des enfants buggent et les glaces ont toutes le même parfum. Que se passe-t-il ? Ada, jeune fille curieuse, va découvrir comment Zangemann contrôle ses produits depuis son ordinateur.

    Ada, jeune fille curieuse, va découvrir comment Zangemann contrôle ses produits depuis son ordinateur en or. Avec ses amis, elle va bricoler des objets informatisés qui échappent aux décisions de Zangemann.

    Un livre pour les enfants et jeunes ados qui pourrait bien leur transmettre le plaisir de bricoler. Un livre sur l’informatique libre, la camaraderie et le rôle des filles pour une technique au service de l’autonomie. Un conte vivant et superbement illustré.

    C’est aussi un projet éditorial pédagogique ouvert et collaboratif.

    #Ada_Zangemann

  • Ex-Mann wählte Notruf : Deutsche verirrt sich im Dschungel in Taiwan – Berliner Polizei hilft bei Rettung
    https://www.tagesspiegel.de/berlin/ex-mann-wahlte-notruf-deutsche-verirrt-sich-im-dschungel-in-taiwan--ber

    Vive le progrès ! En Taiwan, République de Chine, le réseau 5G couvre la surface des forêts vierges. C’est ce qui a sauvé la vie á une touriste berlinoise qui s’est aventurée dans la nature sans prendre les précautions nécessaires.

    L’histoire ne manque pas d’ironie car elle est un cas de détournement créatif des fonctions d’un systëme informatique. Au lieu d’envoyer un appel de secours avec ses coordonnées en Allemagne et occuper le temps de travail de quelques douzaines de policiers et secouristes dans les deux pays la touriste aurait pu se servir du compas électronique de son smartphone et rentrer tranquillement à l’hôtel.

    L’article en fait une histoire de couple sans poser la question des réseaux de communication dana les jungles du pays ou du monde. C’est typique pour la presse bourgeoise d’attirer l’attention sur le côté « humain » des histoires au lieu de s’intéresser aux questions essentielles des événements.

    Taiwan subtropical evergreen forests
    https://en.m.wikipedia.org/wiki/Taiwan_subtropical_evergreen_forests

    Die Berliner Polizei hat bei der Rettung einer deutschen Frau aus einem Dschungel in Taiwan geholfen. Der Ex-Mann der 37-jährigen Berlinerin hatte am vergangenen Sonntag den Notruf 110 gewählt, wie eine Polizeisprecherin am Dienstag sagte.

    Demnach gab er an, dass er eine Textnachricht von der Frau erhalten habe. Sie hatte sich den Angaben zufolge im Dschungel verlaufen und auch ihre Koordinaten gesendet. Laut der Sprecherin nahm der 40 Jahre alte Berliner die Nachricht sehr ernst und machte sich große Sorgen.

    Die Kriminalpolizei gab den Fall an das Bundeskriminalamt in Wiesbaden weiter, das wiederum die Behörden in Taiwan in Kenntnis setzte. Ein Suchteam machte sich dort auf den Weg und konnte die verirrte Frau schließlich finden. Nach Angaben der Berliner Polizei ist die 37-Jährige wohlauf. Sie wurde auf eigenen Wunsch in ihr Hotel gebracht. Zuvor hatte die „Bild“-Zeitung über den Fall berichtet.

    #Chine #Taiwan #5G #télephone_portable #internet #forêt_vierge

  • Performance Tip of the Week #52: Configuration knobs considered harmful
    https://abseil.io/fast/52

    Originally posted as Fast TotW #52 on September 30, 2021

    By Chris Kennelly

    Updated 2023-09-30

    Quicklink: abseil.io/fast/52

    Flags, options, and other mechanisms to override default behaviors are useful during a migration or as a short-term mechanism to address an unusual need. In the long term they go stale (not providing real benefit to users), are almost always haunted (in the haunted graveyard sense), and prevent centralized consistency/optimization efforts. In this episode, we discuss the tradeoffs in technical debt and optimization velocity for adding configurability.

    The ideal flag lifecycle

    When developing a new feature, it’s straightforward and often recommended to guard it behind a flag. This approach of using feature flags makes it possible to decouple pushing the code changes (...)

  • [Panik sur la ville] féministe toi-même | hajar et les #5_blocs
    https://www.radiopanik.org/emissions/panik-sur-la-ville/feministe-toi-meme-hajar-et-les-5-blocs

    Le #festival « Féministe toi-même ! » fête ses 10 ans du mercredi 22 au samedi 25 novembre 2023.

    Ce festival, qui se définit comme un « mini-salon des militances inventives et joyeuses » est coordonné par le Centre Librex et une multitude d’acteurices : Corps écrits, la Maison du Livre, PointCulture et la Tour à Plomb avec axelle magazine, AWSA, le Cercle Féministe de l’ULB, Elles Tournent Dames Draaien, Eyad, Fem&Law, Garance, Habitat & Rénovation, Interpôle, l’Architecture qui dégenre, Le Monde selon les Femmes, les Cahiers du GRIP, Librairie Tulitu, Plan Sacha, Présence et Action Culturelles, Pierre Papier Ciseaux, Rédaction Claire, les Sous-Entendu·es & le CabLab.

    Nous ferons le tour de la riche programmation de ce festival avec l’équipe organisatrice.

    Et puis nous recevrons aussi Lucie (...)

    #féminisme #création #logements_sociaux #féminisme,création,festival,logements_sociaux,5_blocs
    https://www.radiopanik.org/media/sounds/panik-sur-la-ville/feministe-toi-meme-hajar-et-les-5-blocs_16849__1.mp3

  • Paille, cinéma et botanique | HORS LES MURS 2023 #5
    https://topophile.net/rendez-vous/paille-cinema-et-botanique-hors-les-murs-2023-5

    Le Collectif Paille Armoricain organise une nouvelle visite de chantier « Hors les Murs » pour ses adhérent.e.s et sympathisant.e.s avec un programme de ciné-débat en complément. 🚄 direction Brest Métropole pour notre journée de visite « Paille, cinéma et botanique » ! 🌱 🌾 Nous serons accueillis au siège du Conservatoire botanique national de Brest pour en visiter... Voir l’article

  • #Kythira, October 5, 2023: A trip back to the EU border where many lost their loved ones a year ago.

    They wanted to thank the local people of Kythira who, without thinking of the danger to their own lives, rescued a total of 80 people on October 5, 2022.
    People who otherwise would certainly not be alive. Together, some survivors and family members came together to hold a memorial ceremony on the beach of Diakofti, the place where the night of 5.10.2022 will remain forever present for all.

    “October 05 remains an indelible date for all of us. That night two boats capsized in Greece waters, one of them just off the island of Kythira. The people on the boats were fleeing war and terror – filled with longing for a safe future. Here in this place, very close to the harbor, the boat crashed into a rockface. The wind was strong, the waves high, and it was night. Many inhabitants of the island came and tried to save the people by any means possible. They saved 80 people with their efforts. However, at least 15 people lost their lives that night.

    When the tragedy became known to the relatives of those onboard, those who could made their way to Kythira. In this time of shock and loss, survivors and relatives met there, as well as initiatives in solidarity and people willing to help.
    Some of the dead could be found in the water. They were identified, transported to Kalamatas hospital, and then buried in Komotini. Others are still missing a year later. The survivors have been housed in inhumane camps and are fighting for their residence permits to live safe life.

    Since October 2022, we – some of the survivors and relatives remained in contact. In March 2023, we remembered what happened in #Erfurt with an evening called “#A_Sea_Full_of_Tears.” More than 200 people created space for mourning, pain and remembrance, but also for courage and hope. It was
    possible to feel the presence of those who are no longer with us. In this touching atmosphere, the idea of returning to Kythira became more concrete.

    We gathered here in Kythira with everyone to mourn and commemorate the lost. We keep alive the memory of the people who died in the sea. We also come angry at the European borders that killed them, and continue to kill. We come with the desire to build another future in solidarity and without
    borders. It is our resistance.”

    At the beginning of the Memorial, Shuja and Sultana told the story of how we all came together and introduced the speeches of the survivors and family members.
    Khadijah, who lost her dearest husband Abdul Wase Ahmadi that night, began by expressing her discomfort. She said,
    “I stand here wanting to tell you so many words. But the waves behind me make me sad and I can’t find
    the words. The last words from my husband were: who will save us here? You came and saved us, endangering your own lives. We are here to thank you. To embrace you. We are a family now. We will never forget you. Thank you!”

    Zameer, who lost his mother, sister, and brother, stood with his back to the
    sea, which became their graves:
    “I lost my whole family here, in this sea, but you saved me. I wanted to say thank you. When I leave Kythira, I will be leaving my family here with you. Please take care of them.”

    With the heartbreaking statements from the survivors, more than 100 people came to commemorate that night and the dead together with them. The ceremony on 5.10.23 was touching.
    In the days before the Memorial, the 25 travellers to Kythira, including 12 survivors and family members of missing people and their supporters from Hamburg, Erfurt, Munich, and Athens, among others, had daily conversations and meetings with the people who saved them that night:

    There was Dimitris, who took his uncle’s crane and stood on the edge of the abyss with it, saving Khadijah, Hussein, Masih and many others from certain
    death.
    Kostas, who also played the clarinet at the Memorial, who with others were able to pull up many people with ropes, their strength coming from their hands and will power.
    The vice mayor and volunteer firefighter who unobtrusively made everything
    possible everywhere.

    The firefighter Spyros, who with two of his colleagues, rappelled down the dangerous slope with his private equipment to give instructions to people how to be pulled up with the rope.
    Everyone who spent the next few days cooking, bringing clothes, healing wounds, comforting worries, answering questions for the survivors and for the many relatives who immediately came from abroad. They were comforted in their difficult time and helped through the bureaucracy.
    Many of the survivors who could not travel with us listened to a live stream on October 5 and were thus also present. Some had written their own speeches and sent voice messages.

    An elderly lady in black sat on a chair on the beach for the whole two hours and listened attentively as all the speeches in Dari were translated into German and Greek. Four coast guard officers, a priest, a teacher with his little students, many of the people who supported the days with whatever
    they had – all could not believe that the people had come back, had the strength to return to Kythira and embraced them even more in their hearts.

    The day before the Memorial, the survivors had invited all those who had saved them to an Afghan meal in Karavas. It is a beautiful village in the island’s north with a valley, a river and a spring named Amir Ali. Here, in this sheltered place, many were able to embrace and share stories and pain for
    the first time. Many of the locals said that they do not talk to anyone about this night, they do not want to burden anyone in their families, but constantly the images flash in their minds. Now through this trip they had finally found others again with whom they can share the painful experiences.

    “I don’t take off my sunglasses and you understand why,” said Giannis.
    And the other Giannis, the cook who after rescuing people still opened the kitchen of his restaurant and cooked whatever he had so that the survivors would have something to eat says: “Solidarity is a big cooking pot. Allilegii ine ena tsoukali.”

    We promise to never forget those who lost their lives on these borders. We think always of those in Lampedusa and so many other places who are thinking of their loved ones whose lives ended at these deadly borders. We have paused for a moment and now we will move forward together. To tear down the borders and build another world of welcome.

    http://kithira.w2eu.net/2023/10/14/kythira-october-5-2023

    #mémoire #commémoration #Grèce #naufrage #migrations #réfugiés #mourir_aux_frontières #morts_aux_frontières #5_octobre_2022 #ceux_qui_restent #survivants #deuil #courage #espoir #colère #résistance #frontières #mémorial #solidarité

  • Oltre le sigle, la detenzione amministrativa si diffonde nelle procedure in frontiera e cancella il diritto di asilo ed i diritti di difesa

    1.Malgrado le pause indotte dal maltempo, continuano, e continueranno, gli arrivi dalla Tunisia e dalla Libia, e si avvicina il collasso del sistema di accoglienza già minato dai decreti sicurezza di Salvini e dal Decreto “Cutro” (legge n.50/2023). Il governo Meloni con un ennesimo decreto sicurezza, ma se ne attende un’altro per colpire i minori stranieri non accompagnati,” al fine di rendere più veloci i rimpatri”, cerca di raddoppiare i CPR e di creare di nuovi centri di detenzione amministrativa vicino ai luoghi di frontiera, meglio in località isolate, per le procedure accelerate destinate ai richiedenti asilo provenienti da paesi di origine “sicuri”. La legge 50 del 2023 (già definita impropriamente “Decreto Cutro”) prevede che il richiedente asilo, qualora sia proveniente da un Paese di origine sicuro, e sia entrato irregolarmente, possa essere trattenuto per 30 giorni, durante la procedura accelerata di esame della domanda di asilo presentata alla frontiera, al solo scopo di accertare il diritto ad entrare nel territorio dello Stato.

    Sul concetto di paese terzo “sicuro” non c’è ancora un accordo a livello europeo. Le conclusioni del Consiglio dei ministri dell’interno dell’Unione Europea riuniti a Lussembugo lo scorso 8 giugno sono state propagandate come una vittoria della linea tenuta dal governo Meloni proprio su questo punto, ma le previsioni della legge 50/2023, in materia di trattenimento ed espulsioni, non hanno ottenuto quella “copertura europea” che il governo italiano sperava. Per questo motivo sulle “scelte detentive” più recenti del governo Meloni con riferimento ai richiedenti asilo potrebbe intervenire prima la Commissione europea e poi la Corte di giustizia dell’Unione europea. Come sta già avvenendo per la previsione “manifesto”, di dubbia applicabilità, della garanzia finanziaria introdotta dalla legge 50 del 2023 e specificata dal Decreto legge 19 settembre 2023, n. 124, contenente Disposizioni urgenti in materia di politiche di coesione, per il rilancio dell’economia nelle aree del Mezzogiorno del Paese, nonche’ in materia di immigrazione. Una garanzia finanziaria che assieme ad altri requisiti, come la disponibilità di alloggio e documenti validi, potrebbe evitare il trattenimento amministrativo dei richiedenti asilo provenienti da paesi di origine sicuri. Secondo Amnesty International,“Si tratta di un provvedimento illegale. Non è pensabile che persone in fuga dal proprio paese possano disporre in Italia di un alloggio o di un conto in banca e quindi attivare una polizza fideiussoria. Subordinare la libertà delle persone richiedenti asilo a condizioni di fatto impraticabili configura una misura per porre coloro che arrivano in Italia automaticamente in detenzione. La detenzione automatica è arbitraria e vietata dal diritto internazionale”.

    Dunque, ciascun caso dovrà essere esaminato singolarmente, come adesso precisa la Commissione europea sull’ultimo “escamotage propagandistico” inventato dal Governo Meloni, la garanzia finanziaria che dovrebbero prestare (attraverso fideiussione) i richiedenti asilo provenienti da paesi di origine sicuri., Come se riuscissero ad avere immediatamente, subito dopo lo sbarco, la disponibilità finanziaria e i documenti di identità necessari per stipulare il contratto di fideiussione, Una norma manifesto, odiosa ma inapplicabile, dietro la quale si nascondono procedure accelerate che abbattono il diritto di asilo e rendono solo cartacee le garanzie di difesa, anche per il ricorso generalizzato alle videoconferenze, e per le difficoltà per i difensori, che vogliano davvero assolvere al loro ruolo, di ottenere tempestivamente la documentazione relativa al richiedente asilo che devono assistere in sede di convalida o per un ricorso contro la decisione di rigetto della domanda.

    2. Di fronte al fallimento delle politiche migratorie del governo Meloni, dopo l’annuncio, da parte dell’ennesimo Commissario all’emergenza, di un piano nazionale per la detenzione amministrativa, al fine di applicare “procedure accelerate in frontiera” in centri chiusi, dei richiedenti asilo, se provengono da paesi di origine definiti “sicuri”. si richiamano una serie di decreti ministeriali che hanno formato una apposita lista che non tiene conto della situazione attuale in gran parte dell’Africa, soprattutto nella fascia subsahariana, dopo lo scoppio della guerra civile in Sudan e il rovesciamento in Niger del governo sostenuto dai paesi occidentali. Non si hanno ancora notizie certe, invece, dei nuovi centri per i rimpatri (CPR) che si era annunciato sarebbero stati attivati in ogni regione italiana. Le resistenze delle amministrazioni locali, anche di destra, hanno evidentemente rallentato questo progetto dai costi enormi, per l’impianto e la gestione.

    I rimpatri con accompagnamento forzato nei primi sette mesi dell’anno sono stati soltanto 2.561 (+28,05%) rispetto ai 2.000 dello scorso anno. Nulla rispetto ad oltre 100.000 arrivi ed a oltre 70.000 richieste di asilo, conteggiati proprio il 15 agosto, quando il Viminale dà i suoi numeri, esibendo quando conviene le percentuali e lasciando nell’ombra i dati assoluti. Ed oggi i numeri sono ancora più elevati, si tratta non solo di numeri ma di persone, uomini, donne e bambini lasciati allo sbando dopo lo sbarco, che cercano soltanto di lasciare il nostro paese prima possibile. Per questo il primo CPR targato Piantedosi che si aprirà a breve potrebbe essere ubicato a Ventimiglia, vicino al confine tra Italia e Francia, mentre Svizzera ed Austria hanno già annunciato un inasprimento dei controlli di frontiera.

    La prima struttura detentiva entrata in attività lo scorso primo settembre, per dare applicazione, ancora chiamata “sperimentazione”, alle procedure accelerate in frontiera previste dal Decreto “Cutro”, è ubicata nell’area industriale tra i comuni confinanti di Pozzallo e Modica. dove da anni esiste un centro Hotspot, nella zona portuale, che opera spesso in modalità di “centro chiuso”, nel quale già da tempo è stata periodicamente limitata la libertà personale degli “ospiti”. Si tratta di una nuova struttura da 84 posti nella quale vengono rinchiusi per un mese coloro che provengono da paesi di origine definiti “sicuri”, prima del diniego sulla richiesta di protezione che si dà come scontato e del successivo tentativo di rimpatrio con accompagnamento forzato, sempre che i paesi di origine accettino la riammissione dei loro cittadini giunti irregolarmente in Italia. Le informazioni provenienti da fonti ufficiali non dicono molto, ma la natura detentiva della struttura e i suoi costi sono facilmente reperibili on line.

    In Sicilia si prevede anche l’apertura di “strutture di transito”, già appaltate, come quella che dovrebbe sorgere a Porto Empedocle, dove l’area di transito, che verrà ulteriormente potenziata, resta provvisoria, fino a quando non verrà realizzato l’hotspot a valle di contrada Caos a Porto Empedocle che sarà, come quello di Lampedusa, gestito dalla Croce Rossa. Altre “sezioni chiuse” per richiedenti asilo provenienti da paesi ritenuti “sicuri”, per cui si prevede un rimpatrio “veloce” potrebbero essere attivate nei centri Hotspot di Pozzallo e Lampedusa. Mentre i richiedenti asilo provenienti da paesi di origine “sicuri,” in caso di arrivi massicci e di indisponibilità di posti negli Hotspot, potrebbero finire anche nei centri di permanenza per i rimpatri, come i famigerati lager di Pian del Lago (Caltanissetta) e di Trapani (MIlo), da anni spazi di trattamenti disumani, di tentativi di fuga e di abusi sulle persone trattenute. Se non si tratta di annientamento fisico (Vernichtung), ma ci sono stati anche i morti, si può documentare in molti casi l’annientamento psichico degli “ospiti”, che dopo il diniego, in caso di mancato rimpatrio, potrebbero passare mesi su mesi rinchiusi in queste strutture, magari sotto psicofarmaci, come coloro che sono sottoposti al rimpatrio con accompagnamento forzato, tra i richiedenti asilo denegati che non abbiano fatto ricorso con effetto sospensivo o lo abbiano visto respingere.

    La normativa europea impone invece il rilascio delle persone trattenute nei centri di detenzione quando è evidente che non ci sono più prospettive di rimpatrio forzato nel paese di origine (Direttiva rimpatri 2008/115/CE, art.15.4), per la mancata collaborazione degli Stati di origine che non effettuano i riconoscimenti e non forniscono i documenti di viaggio.

    Altri “centri chiusi” potrebbero essere attivati a Messina (probabilmente nei locali del Centro di accoglienza ubicato all’interno della vecchia e fatiscente Caserma Gasparro) fantasiosamente denominato “CIPSI”, Centro di primo soccorso ed identificazione, ed a Catania, dove si sono recentemente sperimentate diverse strutture provvisorie, “tensostrutture”, nelle quali i potenziali richiedenti asilo, che diventano tali con la semplice manifestazione di volontà, anche prima della formalizzazione della domanda da parte delle autorità di polizia, sono stati trattenuti per giorni in condizioni di totale privazione della libertà personale, in assenza di convalida giurisdizionale.

    3. Il fallimento del sistema italiano dei centri di detenzione amministrativa è ormai documentato da anni, e sarà ancora più evidente con l’aumento dei termini di trattenimento fino a 18 mesi (12 per i richiedenti asilo).

    Con riguardo ai nuovi centri di detenzione per richiedenti asilo provenienti da paesi di origine “sicuri” non sembra eludibile una rigorosa verifica della legittimità del trattenimento in sede di convalida del giudice ordinario, e non del giudice di pace, come invece sembrerebbe prevedere la legge 50/2023 (ingiustamente definita ancora oggi “Decreto Cutro), trattandosi di richiedenti asilo che chiedono di fare valere un loro diritto fondamentale, e deve essere prevista una completa base legale con la indicazione precisa delle modalità di trattenimento -che ancora manca- conformi alla normativa europea (Direttiva procedure 2013/32/UE e Direttiva Accoglienza 2013/33/UE). Rimane a tale riguardo una grave violazione del principio di legalità in materia di misure detentive, che la Corte Costituzionale non ha ancora rilevato.

    In ogni caso il trattenimento amministrativo non può essere finalizzato esclusivamente al’esame della domanda di protezione, o per accertare il diritto all’ingresso nel territorio, come sembrerebbe affermare la legge 50/2023, perchè proprio nelle circostanze di limitazione della libertà personale che si riscontrano nei centri “chiusi” risulta più difficile avere contatti con organizzazioni che difendono i diritti umani e raccogliere prove per dimostrare la fondatezza della propria richiesta. Dal tenore della legge sembrerebbe che le strutture detentive riservate ai richiedenti asilo provenienti da paesi di origine ritenuti “sicuri” siano strutture extra-territoriali, come se le persone trattenute non avessero ancora fatto ingresso nel territorio nazionale, circostanza che legittimerebbe l’aggiramento dei principi costituzionali e delle Convenzioni internazionali. Si tratta invece di luoghi che non possono sottrarsi alla giurisdizione italiana, unionale e internazionale dove i diritti e le garanzie non possono essere riconosciuti solo sul piano formale per venire poi negati nelle prassi applicate dalle autorità di polizia. Dunque è il tempo delle denunce e dei ricorsi, mentre l’opinione pubblica sembra ancora rimanere ostaggio delle politiche della paura e dell’odio. Fondamentale l’accesso civico agli atti e la possibilità di ingresso di giornalisti ed operatori umanitari indipendenti, se occorre con gruppi di parlamentari, in tutti i centri in cui si pratica la detenzione amministrativa.

    4. Vanno comunque garantiti diritti di informazione ed accesso alle procedure ordinarie, e quindi nel sistema di centri aperti di accoglienza (CAS, SAI, CPSA) per tutti i richiedenti asilo che adducano a supporto della domanda gravi motivi di carattere personale, pure se provengono da paesi terzi ritenuti sicuri.

    L’ACNUR dopo una generale considerazione positiva delle procedure accelerate in frontiera, soprattuto nei casi in cui appare maggiormente probabile l’esito positivo della domanda di protezione, “Raccomanda, tuttavia, di incanalare in procedura di frontiera (con trattenimento) solo le domande di protezione internazionale che, in una fase iniziale di raccolta delle informazioni e registrazione, appaiano manifestamente infondate.
    In particolare, la domanda proposta dal richiedente proveniente da un Paese di origine sicuro non deve essere incanalata in tale iter quando lo stesso abbia invocato gravi motivi per ritenere che, nelle sue specifiche circostanze, il Paese non sia sicuro. Si sottolinea, a tal fine, la centralità di una fase iniziale di screening, volta a far emergere elementi utili alla categorizzazione delle domande (triaging) e alla conseguente individuazione della procedura più appropriata per ciascun caso”.

    I piani sui rimpatri “veloci” del governo Meloni non sono dunque applicabili su vasta scala, presentano caratteri fortemente discriminatori, ed avranno costi umani ed economici insostenibili. Se si spera negli accordi bilaterali e nel sostegno di Frontex, si dovrà comunque fare i conti con i ricorsi ai Tribunali in Italia ed in Europa, e con un ulteriore aggravamento delle crisi di legittimazione dei governi africani che accettano lo scambio della propria gente con una manciata di denaro.

    Una particolare attenzione dovrà rivolgersi alle persone vulnerabili per età, salute, genere e orientamento sessuale, ma anche per le ferite o per le torture subite durante il transito in Libia o in Tunisia. Una serie di condizioni che potrebbero di per sè legittimare il riconoscimento di uno status di protezione, a prescindere del paese di origine dal quale si è partiti.

    In ogni caso, dopo le decisioni di diniego da parte delle Commissioni territoriali, che potrebbero essere orientate da indirizzi politici, dovranno garantirsi tempi di esecuzione delle misure di allontanamento forzato che non cancellino la portata sostanziale del diritto al ricorso.

    Gli accordi bilaterali, come quelli con l’Egitto e la Tunisia, che prevedono procedure “semplificate”di rimpatrio, magari in aeroporto, senza la compiuta identificazione individuale,e senza un diritto effettivo di ricorso, vanno sospesi.

    Il provvedimento giudiziale che convalida la proroga del trattenimento deve contenere l’accertamento della sussistenza delle ragioni addotte a sostegno della richiesta (Cass. n. 5200/2023). Non si può continuare oltre con le decisioni di rigetto”fotocopia” o con le espulsioni ed i respingimenti con accompagnamento forzato adottati prima della convalida giurisdizionale. I termini di trattenimento amministrativo in assenza di una convalida giurisdizionale sono inderogabili. Come si rilevava al tempo dei centri di prima accoglienza e soccorso (CPSA) e dei Centri Hotspot, lo stesso vale oggi per i “centri di transito” e per i centri per richiedenti asilo provenienti da paesi di origine ritenuti “sicuri”, nelle more delle procedure accelerate in frontiera.

    Occorre ricordare che la Corte Europea dei diritti dell’Uomo, proprio con riferimento a cittadini tunisini, nel dicembre 2016, nel caso Khlaifia e altri c. Italia, e poi ancora quest’anno, nel caso J.A. c.Italia, ha condannato il nostro Paese per violazione, tra gli altri motivi, dell’articolo 5 della Convenzione per aver trattenuto per un periodo prolungato persone appena arrivate in Italia, senza una base legale e senza la possibilità di ricorso. Con riferimento alle nuove strutture detentive che il governo Meloni si accinge ad aprire, resta da verificare il rispetto dei principi affermati dalla Corte di Strasburgo e dei diritti fondamentali, a partire dal diritto di asilo costituzionale, sanciti dalla Costituzione italiana. Sarà anche l’occasione per verificare la legittimità costituzionale di molte disposizioni del decreto “Cutro” che, fin dalla entrata in vigore del provvedimento, hanno evidenziato sotto questo profilo gravi criticità, prima ancora che riuscissero ad avere concreta applicazione.

    https://www.a-dif.org/2023/09/26/oltre-le-sigle-la-detenzione-amministrativa-si-diffonde-nelle-procedure-in-fr

    #rétention #détention_administrative #frontières #migrations #asile #réfugiés #CPR #Italie #procédures_accélérées #pays_sûrs #pays_d'origine_sûrs #decret_Cutro #decreto_Cutro #garantie_financière #5000_EUR #5000_euros #decreto_Sud #Modica #Sicile #Porto_Empedocle #Messina #centres_fermés

    • Turning the Exception into the Rule

      Assessing Italy’s New Border Procedure

      Having promised its electorate a strong stance towards immigration, in January 2023 Italy’s new government adopted a reform that heavily curtailed immigrant rights to speed up return procedures. However, between September and October, several judgments issued by the Catania Tribunal declared it in violation of EU law (https://www.asgi.it/wp-content/uploads/2023/09/NON-CONVALIDA1.pdf). In particular, when requested to review the detention of asylum applicants, the judges found the new Italian asylum border procedure contrary to the Procedures Directive 2013/32 (https://eur-lex.europa.eu/legal-content/en/TXT/?uri=celex%3A32013L0032) and the Reception Conditions Directive 2013/33 (https://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/?uri=celex%3A32013L0033).

      The judgments led to a backlash, with PM Meloni and other members of the government accusing them of being politically motivated. One minister even published a video on social media showing a judge of the Catania Tribunal taking part in a pro-migrant rights demonstration in 2018, thus accusing her of partiality.

      Such political attacks (https://www.associazionemagistrati.it/doc/4037/lanm-sul-caso-catania.htm) must always be condemned, for they pose a significant threat to judicial independence and thus Italian democracy. Yet, they are particularly unwarranted given that the Catania Tribunal’s judges were correct in finding the new Italian border procedures incompatible with EU law.

      Detention as the Rule for Asylum Seekers

      The 2023 reform (https://www.normattiva.it/atto/caricaDettaglioAtto?atto.dataPubblicazioneGazzetta=2023-03-10&atto.codice) of Italy’s asylum system included the introduction of an accelerated border procedure which allows for the detention (https://www.questionegiustizia.it/articolo/la-bestia-tentacolare) of asylum seekers „exclusively to determine the applicant’s right to enter the territory“ (Art. 6 bis, Law Decree 142/2015).

      This new procedure is applied when an asylum application is made „at the border or in a transit zone“ by a person who either a) evaded or attempted to evade border controls, or b) hails from a safe country of origin, which were determined by a Ministerial Decree in 2019 (https://www.esteri.it/mae/resource/doc/2019/10/decreto_paesi_sicuri.pdf), later updated in 2023 (https://www.gazzettaufficiale.it/eli/id/2023/03/25/23A01952/sg).

      Another Ministerial Decree (https://www.gazzettaufficiale.it/eli/id/2019/09/07/19A05525/sg) identified the „border and transit zones“ where the border procedure can be used, without providing a clear definition of these concepts nor explaining the distinction between them. Instead, it lists 16 provinces where the procedure applies (Trieste, Gorizia, Cosenza, Matera, Taranto, Lecce, Brindisi, Caltanissetta, Ragusa, Syracuse, Catania, Messina, Trapani, Agrigento, Cagliari, and South Sardinia).

      Finally, the law specifies that asylum seekers are to be detained unless they submit a passport (or equivalent document) or provide a financial guarantee of € 4,938.00 (https://www.gazzettaufficiale.it/eli/id/2023/09/21/23A05308/sg). This amount was allegedly calculated with reference to the cost of suitable accommodation, repatriation, and minimum means of subsistence. The sum can be provided through a bank guarantee or an insurance policy, but solely by the asylum seekers themselves, not by third parties.

      [voir aussi: https://seenthis.net/messages/1018093]

      Following a recent increase in migrant flows from Tunisia, the Italian authorities extensively relied on the new border procedure to detain several Tunisian citizens on the ground that they come from a “safe country of origin” (https://www.questionegiustizia.it/rivista/articolo/la-protezione-dei-cittadini-stranieri-provenienti-da-cd-paesi-sic). However, on September 29 (https://www.asgi.it/wp-content/uploads/2023/09/NON-CONVALIDA1.pdf) and October 8 (https://www.questionegiustizia.it/data/doc/3650/2023-tribunale-catania-8-10-2023-non-convalida-oscurato.pdf), the Catania Tribunal issued a series of similar rulings in which it annulled the detention orders because they were in conflict with EU law. In the following sections, we analyze and expand the three main arguments advanced by the Tribunal, showing that they were largely correct in their findings that the new Italian border procedure exceeds what is permissible under EU law.

      The ‘Border’ under EU Law

      The first argument made by the Catania Tribunal regards the correct initiation of a border procedure. According to the judge, the procedure was not applied „at the border“, as understood by EU law (Art. 43 Directive 2013/32). Indeed, the applicants arrived and made their asylum application in Lampedusa (province of Agrigento) but the detention was ordered several days later in Pozzallo (Ragusa province) when the applicants were no longer „at the border.“ Because the border procedure (involving detention) was utilized at a later stage and in a different place, it was not appropriately initiated.

      In support of the Catania Tribunal’s conclusion, we should recall that Article 43 the Procedures Directive requires a spatial and temporal link between the border crossing and the activation of the border procedure (https://eur-lex.europa.eu/legal-content/en/TXT/?uri=celex%3A32013L0032). Although the Directive does not define the terms „border“ or „transit zone“, it clearly distinguishes these areas from other „locations in the proximity of the border or transit zone“ (Article 43(3)), where applicants can be exceptionally accommodated but never detained. The distinction between the border and other places in its vicinity suggests that the procedure provided for in Art. 43 can only be applied in narrow and well-defined areas or in pre-identified transit zones (such as the Hungarian transit zones examined by the Court in FMS and Commission v Hungary).

      Other EU law instruments support this narrow interpretation of the “border” concept. Regulation 1931/2006 defines a „border area“ as a delimited space within 30 km from the Member State’s border. In the Affum case, the Court also called for a narrow interpretation of the spatial concept of „border.“ There, the Court clarified that the Return Directive allows Member States to apply a simplified return procedure at their external borders in order to „ensure that third-country nationals do not enter [their] territory“ (a purpose which resonates with that of Art. 8(3)(c) Reception Directive). However, such a procedure can only be applied if there is a „direct temporal and spatial link with the crossing of the border“, i.e. „at the time of the irregular crossing of the border or near that border after it has been crossed“ (par. 72).

      By contrast, under the Italian accelerated procedure, the border has blurred contours. The new procedure, relying on the “#fiction_of_non-entry” (https://www.europarl.europa.eu/RegData/etudes/STUD/2020/654201/EPRS_STU(2020)654201_EN.pdf), can be carried out not only „at“ the border and in transit zones or in areas territorially „close“ to the border, but in entire provinces in southern and northern Italy. This far exceeds the narrow definition of border or border area derived from EU law.

      The Regulation of Detention under EU Law

      The second argument of the Catania Tribunal turned on the lack of motivation for the detention orders. The applicants were detained solely because they were from Tunisia, did not submit a valid passport nor pay the bail. As such, the orders lacked any case-by-case assessment of the applicant’s individual circumstances, and they did not apply the proportionality and necessity principles, as prescribed by EU law under art. 8(2) Directive 2013/33 and art. 52 and 6 of the Charter.

      Indeed, even if a border procedure is correctly initiated, Italy’s new provisions on the detention of asylum seekers do not meet the requirements of Article 8(2) of the Reception Directive. According to the CJEU, this authorizes asylum seekers‘ detention “only where, following an assessment carried out on a case-by-case basis, that is necessary” and where other less coercive measures cannot be applied effectively. (ex multis, FMS, par. 258; VL, par. 102; M.A., par. 82).

      Italy’s norms contain no reference to the principles of necessity and proportionality nor to the need for a case-by-case assessment (Art. 6 bis D. Lgs. 142/2015). In so far as the Italian provisions allow for an automatic application of detention whenever the border procedure is activated, they are incompatible with Art. 8(2) of the Reception Directive. In light of the primacy and direct effect of EU law, Italian public authorities are required to give direct application to the principles of proportionality and necessity and to carry out an individual assessment, even if not directly foreseen by Italian law.
      The Possibility of Bail

      Finally, the Catania Tribunal argued that the financial guarantee to avoid detention is contrary to EU law. The Tribunal observed that the guarantee is not used as an alternative measure to detention, but rather as an ‚administrative requirement‘ that, if not complied with, leads to detention. According to the judge, this renders it incompatible with Articles 8 and 9 of the Reception Directive 2013/33 which “preclude[s] an applicant for international protection being placed in detention on the sole ground that he or she is unable to provide for his or her needs.”(at 256).

      As rightly noted by Savino, EU law does not prohibit the use of financial guarantees; to the contrary, Article 8(4) mentions it as a legitimate alternative to detention. However, both scholars and the European Asylum Agency maintain that the guarantee shall be proportionate to the means of the applicant in order to avoid discriminatory effects. The EUAA Guidelines on asylum seeker detention further specify that:

      “the amount should be tailored to individual circumstances, and therefore be reasonable given the particular situation of asylum seekers, and not so high as to lead to discrimination against persons with limited funds. Any failure to be able to do so resulting in detention (or its continuation), would suggest that the system is arbitrary.”

      It is doubtful whether the financial guarantee in its current legal design can be considered an “effective” alternative to detention (Art.8(4)). Its high amount (€4,938.00) and procedural requirements make it practically impossible for asylum applicants to rely upon it. In particular, they are required to deposit the sum upon arrival, through a bank guarantee or an insurance policy, which are concretely impossible for them to obtain. Moreover, the financial guarantee is the only alternative to detention provided by the new Italian law, while migrants detained under other circumstances can rely upon more alternative measures.

      Taken together, it means that the measure is designed in a discriminatory way and is neither effective nor proportionate.

      Concluding Thoughts

      Several aspects of the new law foresee a system in which the border procedure is systematically applied, rendering detention the rule, instead of the exception. This follows from the geographic expansion of the “borders areas and transit zones”, the automatic (indiscriminate) application of the safe country of origin concept, the lack of a proportionality assessment, and the practical impossibility of applying the only alternative measure foreseen.

      More and more Italian courts are annulling detention orders, on the grounds that the Italian border procedure is in conflict with EU law. While the Italian government considers this an unacceptable form of judicial activism, this blog has shown that the judges’ concerns are well-founded.

      Member States’ courts are “EU law judges”, they must give precedence to EU law and general principles and set aside any incompatible national law. The recent personal attacks against some of the judges show that the government struggles to come to terms with this thick form of judicial review which takes seriously European and human rights standards.

      https://verfassungsblog.de/turning-the-exception-into-the-rule
      #exception #justice #détention #rétention #détention_administrative #décret #procédure_accélérée #garantie_financière #5000_EUR #chantage #caution #decreto_Cutro #décret_Cutro #5000_euros #tribunal_de_Catane #procédure_frontière #directive_procédures #zone_de_transit #proximité #distance #zone_frontalière #directive_retour #frontière_extérieure #fiction_de_non-entrée

      –-

      La partie sur les frontières ajouté à cette métaliste autour de la Création de zones frontalières (au lieu de lignes de frontière) en vue de refoulements :
      https://seenthis.net/messages/795053

  • [Teratoma] Les découvertes de l’été 2023
    https://www.radiopanik.org/emissions/teratoma/les-decouvertes-de-lete-2023

    Pierre Rousseau - Lust Goldie B - Endless Expansion V.I.V.E.K - Shapes Glume, Phossa - Banshee Disclosure - Higher Than Ever Before Quantic - Run (feat. Andreya Triana) Jessie Ware - Freak Me Now (with Róisín Murphy) Dua Lipa - Dance The Night Patience Africa - By Hook or by Crook Mac Miller - The Spins Charli XCX - Speed Drive Nicki Minaj, Ice Spice - Barbie World (with Aqua) [From Barbie The Album] Ice Spice - Munch (Feelin’ U) Sadandsolo - Payroll Mairo, Implaccable - 2 jackets Mairo, Hjeunecrack - merci bonne journée Limsa d’Aulnay - Footballeur Caballero & JeanJass - Rouleur personnel Tuerie - 27 Cèdres Mairo - Attentat uzi - A COLORS SHOW Tuerie - Tiroir Bleu BEN plg - Réalité Rap Musique BEN plg, Lujipeka - Victor Osimhen Lala &ce Grünt #58 Track 6 Sboy - TheHashClique Lala (...)

    https://www.radiopanik.org/media/sounds/teratoma/les-decouvertes-de-lete-2023_16514__1.mp3

  • Migranti, cinquemila euro per la libertà. È la cifra che verrà chiesta per non finire nei Cpr a chi arriva da Paesi sicuri

    Firmato il decreto delegato per la gestione delle procedure accelerate di frontiera. Chi può pagare non verrà trattenuto in attesa dell’esito della richiesta di asilo.

    Cinquemila euro per non finire in un Cpr. Adesso il governo Meloni si è inventata una sorta di cauzione da pagare per evitare il trattenimento previsto dal decreto Cutro per i migranti che arrivano da Paesi cosiddetti sicuri e dovrebbero essere rinchiusi in speciali centri per il rimpatrio nei luoghi d frontiera in attesa del rapido esame della richiesta di asilo.

    https://www.repubblica.it/cronaca/2023/09/22/news/migranti_cinquemila_euro_liberta_cpr_paesi_sicuri-415419543

    #procédure_accélérée #frontières #Italie #détention_administrative #rétention #CPR #décret #5000_EUR #chantage #caution #decreto_Cutro #décret_Cutro #5000_euros

    • I richiedenti asilo paghino 5mila euro per evitare il Centro per il rimpatrio

      Decreto legge pubblicato in Gazzetta Ufficiale, garanzia finanziaria per chi arriva

      Una garanzia finanziaria di quasi 5mila euro dovrà essere versata dal richiedente asilo che non vuole essere trattenuto in un Centro fino all’esito dell’esame del suo ricorso contro il rigetto della domanda.

      La prevede un decreto del ministero dell’Interno pubblicato oggi in Gazzetta Ufficiale che fissa a 4.938 euro l’importo che deve garantire al migrante, per il periodo massimo di trattenimento (4 settimane), «la disponibilità di un alloggio adeguato sul territorio nazionale; della somma occorrente al rimpatrio e di mezzi di sussistenza minimi».

      La disposizione si applica a chi è nelle condizioni di essere trattenuto durante lo svolgimento della procedura alla frontiera e proviene da un Paese sicuro. Allo straniero, si legge, «è dato immediato avviso della facoltà, alternativa al trattenimento, di prestazione della garanzia finanziaria».

      La normativa, già in vigore, prevede il trattenimento durante lo svolgimento della procedura in frontiera, «al solo scopo di accertare il diritto ad entrare nel territorio dello Stato», per i richiedenti asilo in una serie di casi. Il decreto - firmato, oltre che dal ministro Matteo Piantedosi, anche dai titolari di Giustizia (Carlo Nordio) ed Economia (Giancarlo Giorgetti) - richiama inoltre la direttiva del ministro dell’Interno dell’1 marzo 2000, in cui si dispone che «lo straniero, ai fini dell’ingresso sul territorio nazionale, indichi l’esistenza di idoneo alloggio nel territorio nazionale, la disponibilità della somma occorrente per il rimpatrio, nonchè comprovi la disponibilità dei mezzi di sussistenza minimi necessari, a persona».

      La misura della garanzia finanziaria si applica al richiedente asilo direttamente, alla frontiera o nelle zone di transito, che è stato fermato per avere eluso o tentato di eludere i controlli e a chi proviene da un Paese sicuro «fino alla decisione dell’istanza di sospensione».

      La garanzia deve essere versata «in unica soluzione mediante fideiussione bancaria o polizza fideiussoria assicurativa ed è individuale e non può essere versata da terzi». Dovrà inoltre essere prestata «entro il termine in cui sono effettuate le operazioni di rilevamento fotodattiloscopico e segnaletico». Nel caso in cui lo straniero «si allontani indebitamente - prosegue il testo - il prefetto del luogo ove è stata prestata la garanzia finanziaria procede all’escussione della stessa»

      https://www.ansa.it/sito/notizie/politica/2023/09/22/un-richiedente-asilo-paghi-5mila-euro-per-evitare-il-centro-per-il-rimpatrio_25
      #garantie_financière #garantie #pays_sûr

    • Cinquemila euro, il prezzo della libertà per i migranti

      Aprirà a #Pozzallo, in provincia di Ragusa, la prima struttura di detenzione dei richiedenti asilo. Come funzioneranno questi nuovi centri e la cauzione di cinquemila euro per uscirne

      “Nei mesi scorsi abbiamo chiesto di aumentare i posti per la prima accoglienza, così hanno costruito un nuovo hotspot a Pozzallo che può ospitare trecento migranti. Solo ora abbiamo capito che una parte di questo centro diventerà una struttura di reclusione per il rimpatrio accelerato di persone che arrivano da paesi considerati sicuri, in base a quanto previsto dal decreto Cutro”, spiega Roberto Ammatuna, sindaco di Pozzallo.

      Nella cittadina in provincia di Ragusa sarà aperto il primo centro di trattenimento per richiedenti asilo in Italia: ottantaquattro posti riservati a chi proviene da paesi definiti sicuri come la Tunisia. Realizzata in quaranta giorni, la struttura è formata da diversi container e si trova in un’area recintata con inferriate e filo spinato. Avrebbe dovuto aprire il 24 settembre, invece probabilmente sarà pronta il 27 settembre. “Al momento ci sono un centinaio di persone nell’hotspot, ma ancora nessuno nel centro di trattenimento per l’espulsione”, chiarisce Ammatuna.

      “All’inizio ho avuto dei dubbi su questo tipo di strutture”, spiega il sindaco, “specie perché l’hotspot a ridosso dell’area portuale ha 220 posti, ma oggi le persone ospitate sono più di quattrocento. Per me il governo dovrebbe investire sull’accoglienza. Ma ora non possiamo fare altro che collaborare e stare con gli occhi aperti per capire cosa succederà nel nuovo centro di Pozzallo”. Secondo Ammatuna, negli anni le strutture di detenzione hanno creato solo problemi, violando i diritti umani. “Io sono un sindaco di frontiera”, dice Ammatuna. “Vedremo che succede, ma staremo attenti al rispetto della dignità delle persone”.

      Trattenimento all’arrivo

      Il progetto pilota di Pozzallo è stato confermato dal ministro dell’interno Matteo Piantedosi, che il 24 settembre ha detto: “La prima struttura di trattenimento di richiedenti asilo provenienti da paesi sicuri, come la Tunisia” servirà a “fare in modo che si possano realizzare velocemente, entro un mese, procedure di accertamento per l’esistenza dei presupposti dello status di rifugiato”.

      Ed è a questa struttura – non ai Centri di permanenza per il rimpatrio (Cpr) – che si applicherà il decreto pubblicato sulla Gazzetta ufficiale il 21 settembre. Tra le altre cose, il testo prevede che un richiedente asilo possa evitare di essere recluso se è disposto a versare una fideiussione di circa cinquemila euro.

      “La garanzia non riguarda le persone nei Cpr, cioè i cittadini espulsi per irregolarità acclarata nella loro condizione di soggiorno o per pericolosità accertata”, ha chiarito Piantedosi.

      Quella di Pozzallo, ha proseguito il ministro, è “una scommessa” che prevede la possibilità di trattenere le persone, “l’alternativa è la garanzia anche di carattere economico per sottrarsi al trattenimento, se la cosa funzionerà e la porteremo avanti in maniera più estesa risolverà una situazione annosa”.

      Secondo Gianfranco Schiavone, esperto di accoglienza e presidente del Consorzio italiano di solidarietà (Ics) di Trieste, “al momento c’è una grande confusione, gli annunci del governo sono lontani dalla realtà”.

      “La prima cosa da verificare è che questo trattenimento dei richiedenti asilo che provengono da paesi cosiddetti sicuri sia in linea con quanto previsto dalla legge e che sia autorizzato da un giudice”, spiega Schiavone. Il timore è invece che sia privo di base giuridica, “come ha dimostrato per anni la situazione nell’hotspot di Lampedusa”. Per questo l’Italia è già stata condannata dalla Corte di giustizia dell’Unione europea, ricorda l’esperto.

      “Non basta il fatto di provenire da un paese considerato sicuro per essere trattenuti”, spiega Schiavone. A dirlo è anche la normativa europea, in particolare la direttiva 33 e la direttiva 32: la detenzione “non può essere automatica e generalizzata”. “Il semplice fatto di arrivare da paesi considerati sicuri non è un motivo sufficiente per giustificare la privazione della libertà”, sottolinea l’esperto.

      La cauzione

      Il decreto del 21 settembre introduce una cauzione di 4.938 euro per i richiedenti asilo che provengono da paesi terzi considerati sicuri, e che quindi hanno un’alta probabilità che le loro domande di asilo siano rigettate. Devono versarla se vogliono evitare di essere reclusi all’arrivo, come previsto dal decreto immigrazione del 19 settembre e dal decreto Cutro, approvato dal governo di Giorgia Meloni in seguito al naufragioavvenuto al largo delle coste di Steccato di Cutro, in Calabria, lo scorso febbraio, e convertito in legge a maggio.

      Uno dei punti principali del decreto Cutro era la creazione di centri di detenzione in cui fare un esame “accelerato” delle domande d’asilo, la cosiddetta “procedura di frontiera”. Secondo il testo, se un richiedente asilo arriva da un paese considerato sicuro dal governo sarà trasferito dall’hotspot in un centro di detenzione, in attesa che la sua domanda d’asilo sia esaminata. La procedura “accelerata” dovrebbe portare a una risposta entro 28 giorni. Al momento i paesi considerati sicuri sono quindici, tra cui la Tunisia, la Costa d’Avorio e la Nigeria.

      Fare una fideiussione bancaria di quasi cinquemila euro permetterebbe ai migranti di evitare la detenzione. La cifra è stata calcolata stimando le spese di alloggio per un mese, quelle quotidiane e quelle per il volo di rimpatrio, secondo quanto riportato nel decreto. Ma la misura è stata accusata di essere contraria alla costituzione e alle leggi nazionali e internazionali sul diritto d’asilo.

      Secondo il giurista Fulvio Vassallo Paleologo, si tratta di “una norma manifesto, odiosa, ma inapplicabile, dietro la quale si nascondono procedure accelerate che cancellano il diritto d’asilo e rendono le garanzie della difesa applicabili solo sulla carta, anche a causa dell’uso generalizzato delle videoconferenze, e delle difficoltà per i difensori di ottenere tempestivamente la documentazione relativa al richiedente asilo da assistere in sede di convalida o per un ricorso contro la decisione di rigetto della domanda”.

      Con quest’ultimo atto il governo sembra voler fare concorrenza ai trafficanti

      Secondo Caterina Bove, avvocata ed esperta d’immigrazione dell’Associazione studi giuridici sull’immigrazione (Asgi), prevedere questa fideiussione è contrario ai principi della costituzione italiana sulla libertà personale: “La fideiussione richiesta è talmente alta che difficilmente un richiedente asilo potrà versarla. L’assenza di risorse finanziarie non può comportare il trattenimento, l’accoglienza dev’essere garantita a tutti, non solo a chi può permettersi di pagare. Questo è quello che dicono le direttive europee”.

      Bove dice che la Corte di giustizia dell’Unione europea si è espressa su questo: “In una sentenza del 14 maggio 2020 ha già escluso che un richiedente asilo possa essere trattenuto perché non ha le garanzie finanziarie richieste”.

      “Sfido a trovare una persona che arrivi dalla Libia, dalla Tunisia o dalla rotta balcanica, capace di attivare una fideiussione di quel valore in Italia o in qualsiasi altro paese nel tempo previsto dal decreto”, ha commentato Filippo Miraglia, responsabile immigrazione dell’Arci.

      “Con quest’ultimo atto”, conclude Miraglia, “il governo sembra voler fare concorrenza ai trafficanti, e non per proporre vie legali per venire in Italia, cosa che sarebbe auspicabile, ma chiedendo soldi per liberare i migranti dai centri di detenzione, proprio come fanno le milizie in Libia e non solo”.

      Cpr e rimpatri

      Il decreto approvato dal governo il 19 settembre prevede anche l’estensione della durata massima dei tempi di trattenimento degli stranieri nei centri di permanenza per il rimpatrio (Cpr).

      In Italia questi centri sono stati istituiti nel 1998 e nel corso degli anni sono stati gradualmente chiusi a causa di problemi strutturali e per le numerose denunce di violazione dei diritti umani e di trattamenti inumani. Ma dal 2o17 sono stati riaperti e c’è il progetto di espanderli. Il governo Meloni ha promesso di costruirne uno in ogni regione, suscitando polemiche e sconcerto negli amministratori locali, che conoscono i costi e i problemi sanitari e di ordine pubblico legati a queste strutture.

      Andrea Oleandri, direttore di Cild, che ha curato un rapporto sui Cpr definendoli Buchi neri, spiega che i centri sono stati gradualmente chiusi perché sono inefficienti e molto costosi: “L’ultimo bando di gara del ministero dell’interno ci dice che dieci centri per il rimpatrio costano allo stato più di cinquanta milioni di euro. Al momento ne sono attivi nove, perché nel frattempo il Cpr di Torino è stato chiuso. Noi l’abbiamo definito un affare, perché la gestione di questi centri è privata. E la detenzione amministrativa spesso è nelle mani di grandi multinazionali, che tagliano le spese a discapito dei servizi.L’anno scorso sono passate nei centri circa cinquemila persone e solo tremila sono state rimpatriate”.

      Nei Cpr finiscono le persone che sono trovate sul territorio italiano senza avere il permesso di soggiorno in regola. Nelle strutture si dovrebbe procedere alla loro identificazione ed eventuale espulsione. “Sono persone che non hanno commesso reati”, spiega Oleandri. La durata massima del trattenimento è stata più volte modificata, ma gli esperti sostengono che non abbia alcuna influenza sul tasso di rimpatri.

      Come spiega Oleandri: “La questione non è nei tempi, quanto nell’inutilità dei Cpr”. Secondo il rapporto di Cild, solo una persona su due fra quelle trattenute è rimpatriata, perché gli accordi di rimpatrio con i paesi di origine sono pochi, una situazione che prescinde dalla durata del trattenimento.

      “Nel 2014 il tempo massimo che si poteva stare in un Cpr era di diciotto mesi, ma il tasso di rimpatrio delle persone che ci finivano era del 50 per cento, come quando la durata era di novanta giorni. I migranti sono rimpatriati subito, se ci sono degli accordi. Altrimenti non si possono rimpatriare, quindi rimangono nel centro fino allo scadere dei tempi e poi sono rilasciati”, spiega Oleandri. “Trattenere persone che non sono rimpatriabili è inutile e anche illegittimo”, continua.

      “Sembra che il governo abbia ritirato fuori i Cpr in un momento di difficoltà per far vedere che sta facendo qualcosa sul tema dell’immigrazione, che tuttavia è molto più complesso e non c’entra molto con i centri d’espulsione”, conclude Oleandri.

      https://www.internazionale.it/essenziale/notizie/annalisa-camilli/2023/09/26/centri-reclusione-migranti-cinquemila-euro

    • Turning the Exception into the Rule

      Citation:

      Finally, the law specifies that asylum seekers are to be detained unless they submit a passport (or equivalent document) or provide a financial guarantee of € 4,938.00. This amount was allegedly calculated with reference to the cost of suitable accommodation, repatriation, and minimum means of subsistence. The sum can be provided through a bank guarantee or an insurance policy, but solely by the asylum seekers themselves, not by third parties.
      (...)

      Finally, the Catania Tribunal argued that the financial guarantee to avoid detention is contrary to EU law. The Tribunal observed that the guarantee is not used as an alternative measure to detention, but rather as an ‚administrative requirement‘ that, if not complied with, leads to detention. According to the judge, this renders it incompatible with Articles 8 and 9 of the Reception Directive 2013/33 which “preclude[s] an applicant for international protection being placed in detention on the sole ground that he or she is unable to provide for his or her needs.”(at 256).

      As rightly noted by Savino, EU law does not prohibit the use of financial guarantees; to the contrary, Article 8(4) mentions it as a legitimate alternative to detention. However, both scholars and the European Asylum Agency maintain that the guarantee shall be proportionate to the means of the applicant in order to avoid discriminatory effects. The EUAA Guidelines on asylum seeker detention further specify that:

      “the amount should be tailored to individual circumstances, and therefore be reasonable given the particular situation of asylum seekers, and not so high as to lead to discrimination against persons with limited funds. Any failure to be able to do so resulting in detention (or its continuation), would suggest that the system is arbitrary.”

      It is doubtful whether the financial guarantee in its current legal design can be considered an “effective” alternative to detention (Art.8(4)). Its high amount (€4,938.00) and procedural requirements make it practically impossible for asylum applicants to rely upon it. In particular, they are required to deposit the sum upon arrival, through a bank guarantee or an insurance policy, which are concretely impossible for them to obtain. Moreover, the financial guarantee is the only alternative to detention provided by the new Italian law, while migrants detained under other circumstances can rely upon more alternative measures.

      Taken together, it means that the measure is designed in a discriminatory way and is neither effective nor proportionate.

      https://seenthis.net/messages/1018938#message1023987

  • P.M. Pourquoi avons-nous encore le capitalisme ? (2020) - Partie 5

    suite du post précédent
    https://seenthis.net/messages/1016334

    Y a-t-il une stratégie ? Et sinon, que fait-on alors ?

    La stratégie vient du grec stratège, général. Et comme nous le savons, la première victime d’une bataille est le plan de bataille. Parce que nous ne voulons pas d’un général, il ne peut y avoir de stratégie, seulement une variété de voies pour sortir du capitalisme. Les points de départ de la restructuration globale sont partout. L’idée d’une révolte générale qui mènerait à une révolution et à un monde nouveau presque du jour au lendemain est non seulement illusoire mais néfaste. Contrairement aux fantasmes de divers futurs généraux, le changement doit s’effectuer avec précaution, prudence et progressivement, car ni l’environnement ni nos nerfs ne peuvent tolérer des actes de force grandioses. Pas même quand c’est urgent. Les dramatisations exagérées ne conduisent pas à des solutions viables.

    Démanteler la chimère du « travail » prend du temps. Partager et coopérer sont difficiles et doivent s’apprendre. Reconstruire la confiance fondamentale qui a été détruite au fil des milliers d’années nécessite de la persévérance et une grande tolérance à l’égard de la frustration. Le progrès consiste en des échecs répétés et des rebondissements, il s’agit donc plus d’un trébuchement que d’une avancée heureuse vers un avenir radieux. Ce que nous pourrions imaginer, ce seraient des scénarios typiques de changement.

    Par exemple, il y en a un pour un Glomo 1 :

    Comment est né le quartier EMMA

    Tout a commencé lorsque FRANZISKA et ENRICO ont rejoint la coopérative maraîchère d’Ortonovo, qui produisait des légumes pour 200 ménages sur deux hectares de terrain à quelques kilomètres des limites de la ville. Chaque jeudi, un sac de légumes mélangés était livré dans un dépôt situé à environ 300 mètres de chez elle. Ils trouvaient cela très peu pratique, mais ils auraient eu besoin de quelques membres de plus pour avoir leur propre dépôt. FRANZISKA et ENRICO ont réussi à motiver une famille, une colocation et deux autres personnes à participer - et maintenant la question s’est posée : comment et où déposer ? Par coïncidence, un petit magasin au milieu du quartier fermait ses portes. Puis EMILIA a dit : "Pourquoi ne louons-nous pas le magasin ensemble, nous pourrions alors faire plus de courses ensemble, avoir un dépôt et un autre point de rendez-vous ?" C’est ce dont nous avions besoin.
    Il y avait d’autres résidents qui étaient intéressés parce qu’il fallait payer le loyer. A cet effet, les Ortonovo et quelques autres ont fondé l’association MA pour le restaurant de la rue Emma.

    654 personnes vivaient dans un rayon d’environ 100 m. Cela s’est avéré parfait car la proximité était importante pour que le magasin MA puisse être facilement accessible à pied et en une minute. D’un autre côté, le nombre de participants possibles ne doit pas être trop grand afin que l’organisation ne devienne pas trop complexe et que l’identification personnelle reste possible. La confiance a besoin de visages familiers.

    Dès l’ouverture du magasin MA, il est devenu évident qu’il fallait un superviseur/organisateur/administrateur rémunéré pour organiser les commandes et le travail bénévole. GIORGIO de la colocation avait l’envie et le temps. Il faisait son travail avec brio et considérait le magasin MA comme une installation artistique. Il avait l’air différent chaque semaine.

    Dans le magasin, quelqu’un a installé un panneau d’affichage où l’on pouvait échanger toutes sortes d’articles ménagers, d’appartements et de chambres, de services, d’offres de soins, etc.

    Comme les livraisons et la demande ne correspondaient jamais vraiment, KARIM a eu l’idée que les gens pouvaient cuisiner et manger ensemble avec les restes de nourriture. Le magasin était trop petit pour ça. Mais un restaurant voisin a fait faillite. Entre-temps, de plus en plus d’habitants* se sont impliqués dans l’association MA et le restaurant a donc également été repris par une équipe employée par l’association. Le mur du magasin a été brisé. Une sorte de centre de quartier a émergé, entretenu par un mélange d’une équipe de base rémunérée et d’un cercle croissant de bénévoles non rémunérés.

    Entre-temps, Ortonovo, avec une ferme voisine, produisait également des produits laitiers, des œufs et de la viande. Le magasin pourrait être agrandi en ajoutant un appartement au rez-de-chaussée. « Nous avons besoin d’un atelier », déclare alors FLORA, car de plus en plus d’habitants souhaitent réparer les choses au lieu de les jeter. Par hasard, un autre emplacement attenant à une boutique de mode en faillite est devenu disponible.

    Le centre MA est devenu une sorte de salon et de salle à manger pour les résidents. De plus en plus de fonctions et d’espaces ont été ajoutés : un appartement juste au-dessus du restaurant a été transformé en maison d’hôtes, une laverie avec de grandes machines à laver écologiques a été aménagée et un serveur de sacs a été mis en service pour les membres. On pouvait donc boire un café, utiliser l’intranet et attendre la lessive.

    Enfin, certains propriétaires voisins étaient prêts à vendre leur maison à l’association MA à condition qu’elle se transforme en coopérative à but non lucratif. Cela s’est produit immédiatement. Cela signifiait que de plus en plus d’espace de vie pouvait être échangé entre les membres selon les besoins et mieux utilisé. La surface habitable par personne pourrait être réduite sans aucune perte de confort. De plus, les espaces de vie abordables ont été conservés et retirés du marché. La menace de gentrification a été stoppée. Les petites maisons ont été démolies pour faire place à des bâtiments plus compacts. De nouveaux bâtiments ont été construits sur des terrains vacants et certains greniers ont été aménagés en logements. Des rénovations écologiques plus importantes en valaient également la peine. L’équilibre écologique global s’est amélioré. La vie est devenue moins chère. De plus en plus de membres réduisaient leur travail rémunéré et disposaient ainsi de plus de temps pour le travail de quartier. Cela a encore réduit le coût de la vie et rendu la vie locale plus colorée. Un coin de quartier cosy a été créé juste en face du centre MA. Certains se demandaient même s’ils avaient vraiment besoin de vacances.

    Lorsque les habitants des environs ont vu à quel point EMMA fonctionnait bien, ils se sont dit : ce qu’ils peuvent faire, nous le faisons depuis longtemps. C’est ainsi que BERTAS, CLARAS, DORAS, OTTOS, OLAFS, ALIS etc. ont émergé tout autour et dans toute la ville.

    Un jour, ANTONIA est apparue au bar avec un livret en couleurs intitulé : Coming Home. « Écoutez, s’est-elle exclamée, nous avons involontairement créé un quartier multifonctionnel basé exactement sur ce modèle ! Nous sommes assis ici dans le microcentre, avons organisé l’approvisionnement direct en nourriture à partir d’une base terrestre, partageons le travail et le plaisir et coopérons sur place !" "Une telle coïncidence", répondit ENRICO avec un large sourire.³⁷

    Bien entendu, ce scénario est beaucoup trop fluide. En réalité, nous nous attendons à des revers, des goulots d’étranglement financiers, un manque d’intérêt, des intolérances personnelles, des absences de personnes actives, etc. Mais un tel scénario venant d’en bas pourrait fonctionner dans de nombreuses situations : dans les développements péri-blocs des centres-villes, comme une coopération entre de plus grandes des immeubles d’habitation en périphérie de ville ou en Agglomération, dans des petites villes ou encore dans des petits villages et hameaux. (Vrin, dans le canton des Grisons, serait un exemple souvent cité.)

    37.Le projet EMMA est une synthèse d’une grande variété d’approches, de projets et de coopératives existants.

    Grumakro : Un conte de fées aux portes d’une grande ville

    La grande ville pense qu’elle doit croître ou périr. La nouvelle devise est la densification : là où quatre personnes vivent aujourd’hui, vingt vivront demain. Mais comme on manque de place, on construit plus haut : dix, vingt étages. Le taux d’utilisation s’élève à 4, ce qui correspond à des immeubles de grande hauteur. Mais à côté de la zone à développer se trouvent 100 maisons unifamiliales plus anciennes qui ne sont pas incluses dans le processus de planification. À l’avenir, vos habitants devront contempler des murs de 60 m de haut qui projettent leur ombre sur leur jardin. Cette absurdité est justifiée par une densification compensatoire : étant donné que les maisons n’atteignent qu’une utilisation de 0,5, il faut des immeubles de grande hauteur, qui atteignent alors une densité moyenne d’environ 2 (ou 200 %), ce qui est raisonnable pour une ville. Ceci est comparable à des villes comme Paris, Barcelone ou Berlin, considérées comme attractives. Il faut beaucoup de gens proches les uns des autres pour que beaucoup d’échanges soient possibles, beaucoup de rencontres, de résonances, d’émotions, d’art, de culture et de plaisir. La densité est donc bonne, mais pas comme ça.

    Les habitants des maisons ont commencé leur lutte contre l’urbanisme de la ville. Elle s’est comportée avec arrogance : Nous faisons ce que nous voulons sur nos terres ; vous n’êtes que des anti-urbains nostalgiques, d’éternels empêcheurs de Nimby³⁸ ; et de toute façon : tout est déjà prévu, tu es en retard. L’amertume mutuelle s’accrut ; Des corrections esthétiques ont été apportées à la planification et un petit parc a été promis. (Des immeubles de grande hauteur, mais des petits parcs : un vieux truc ! Mais que fait-on dans un petit parc ?)

    Mais un jour, des représentants de l’une des coopératives les plus récentes³⁹ sont venus dans le quartier et ont présenté un plan alternatif incluant les maisons. Les propriétaires du chalet n’ont pas été amusés. Leurs maisons étaient leurs châteaux. Les coopératives ont proposé de démolir toutes les maisons et de construire trois grands Glomo 1, avec une utilisation moyenne d’environ 200 %. Il s’agissait d’immeubles en bloc avec une grande cour intérieure, de cinq à huit étages. Ils ont déployé beaucoup d’efforts pour illustrer le nouveau plan avec un croquis coloré.

    Cela aurait signifié un microcentre avec un restaurant, une boutique et un espace commercial tous les 100 m. Une partie vivante du quartier serait créée, écologiquement correcte, économiquement favorable et socialement attractive. Les propriétaires de la maison étaient choqués : de quel genre de faux amis étaient-ils ? Encore une fois, quelqu’un voulait planifier au-dessus de sa tête. Ils étaient aussi mauvais que les bureaucrates de l’urbanisme de la ville.

    Quelques années se sont écoulées ainsi. La ville a continué à planifier, les politiques ont fait pression sur elle, notamment à gauche : il fallait de l’espace habitable. Puis un jour FRIEDRICH dit à SILVIA : « En fait, ce n’est pas si drôle dans ces vieilles maisons. Certains ont déjà du mal à monter les escaliers. La maintenance devient de plus en plus difficile. Les magasins et les bars ont disparu depuis longtemps. Il n’y a aucun contact avec les voisins. Que défendons-nous réellement ? » SILVIA se leva. « Il y avait ce croquis des membres de la coopérative… » Elle a compris.

    « Au fond, ils veulent bien. Un bel appartement au rez-de-chaussée avec un jardin commun dans la cour arrière, sans escalier, loyer bon marché. Si nous apportons nos terres en guise de part coopérative, cela ne nous coûtera rien.

    « Pourquoi ne créons-nous pas nous-mêmes une coopérative ? » dit FRIEDRICH.

    Et c’est ce qui s’est passé. Entre-temps, les représentants de la coopérative avaient réalisé un nouveau croquis qui faisait office de plan de développement. Des bâtiments normalement denses seraient construits dans la zone urbaine, qui pourraient ensuite être progressivement transformés en trois grands quartiers en bordure d’îlot où les maisons disparaissent. Tous les propriétaires n’ont pas rejoint la coopérative Grubakro, mais il y en avait suffisamment pour un gros article dans le quotidien : « Les propriétaires sacrifient leurs maisons pour un développement coopératif. »⁴⁰ Du jamais vu !

    Ainsi, ces habitants de leurs petits châteaux tentent de changer leur « récit de vie ». Nous ne savons pas comment se termine le conte de fées. Peut-être que la ville l’emportera après tout. Peut-être que trop peu de personnes rejoignent la coopérative. Mais il a été prouvé que l’un des « récits de vie » les plus tenaces, le rêve de posséder sa propre maison, a été surmonté.
    peut être. Une lutte défensive peut devenir un mouvement de renouveau. Quand tu sais ce que tu peux souhaiter.

    Si cela peut se produire à Zurich, pourquoi pas dans le monde entier ? Fini le vieux récit !

    38. « Pas dans mon jardin » : des empêcheurs de construction égoïstes et mentalement limités.
    39.Voir BOUDET, DOMINIQUE (éd.) : Coopératives d’habitation à Zurich, cités-jardins et nouveaux quartiers. Livres du parc 2017.
    40. https://www.tagesanzeiger.ch/zuerich/stadt/Diese-Zuercher-baren-ihr…/11263101 .

    Le rôle de la politique

    Des scénarios sont également envisageables où une ville, voire un territoire, décide de soutenir et d’initier spécifiquement des initiatives Glomo 1. Cela pourrait également se produire dans le cadre d’IBA, comme le suggère la coopérative Lena de Bâle. Ces scénarios s’écartent du politique en rallier des partis ou des associations à ce modèle. Le problème est souvent que les habitants attendent le salut des acteurs politiques et des institutions et que le désir et l’énergie de participation active sont laissés de côté. L’autonomisation doit être directe, générale et avoir une base économique (Glomo 1). L’État ne devrait pas créer des Glomos, mais plutôt donner aux habitants les moyens de les construire eux-mêmes. C’est une grande différence avec les initiatives réglementaires grandioses que nous vivons et rejetons chaque année en Suisse.
    Peut-être que les gens sont plus sages que les initiateurs.

    En général, les changements et initiatives sociales fondamentales n’atteignent le niveau gouvernemental qu’une fois qu’ils ont déjà eu lieu. Les gouvernements sont des réactions qui ne font que réguler, traiter légalement et généraliser le changement qui s’est produit. C’est absolument nécessaire. Mais cela signifie aussi qu’il est vain de se contenter de faire appel aux « responsables » (comme c’est actuellement la mode parmi les philosophes et les scientifiques de PRECHT à WELZER et LESCH) et d’attendre qu’ils agissent. Cela se transforme alors rapidement en une situation d’offre paralysante. (« Nous avons le droit de… » Personne n’a le droit à moins d’avoir le pouvoir.)

    Initiatives de quartier : points de départ et expériences

    Les scénarios Glomo 2, dans lesquels une initiative citoyenne se bat pour un ABC, par exemple, se produisent encore et encore. La revitalisation des centres de quartier est une préoccupation qui se poursuit un peu partout. Cependant, la « sous-structure » du Glomo 1 fait souvent défaut et des problèmes surviennent lors de l’appropriation même des lieux ou des bâtiments centraux. Personne ne se sent vraiment responsable, les parcs et les places deviennent déserts et il y a un problème avec la programmation du centre culturel et intellectuel. La culture et le divertissement ne suffisent pas à animer un centre ; il faut y ajouter les fonctions indispensables du quotidien, notamment l’organisation politique.

    La plupart des initiatives au niveau Glomo 2 consistent à empêcher les développements : centres commerciaux, rues, projets de prestige, développements à grande échelle (voir Grumakro), immeubles de grande hauteur, etc. Celles-ci peuvent aussi devenir des initiatives positives ; Cependant, les mouvements purement défensifs échouent souvent parce qu’il n’existe aucun modèle de transformation appétissant.

    Il vaudrait donc mieux ne pas dire ce que l’on ne veut pas, mais plutôt ce que l’on veut dans un certain domaine. Ce sont alors les entreprises de construction ou le secteur public qui font la prévention. Mais il est généralement plus facile de savoir ce que vous ne voulez pas que ce que vous voulez. Pourquoi au fait ?

    La résistance est souvent nécessaire, mais elle ne permet pas à elle seule d’aboutir à des changements véritablement profonds. Vous vous retrouvez souvent avec des douleurs au cou ou une dépression.

    L’expérience a montré qu’il est généralement plus facile de mettre en place des initiatives de quartier que des projets de quartier. Il est plus facile de trouver une douzaine de personnes partageant les mêmes idées parmi 20 000 concitoyens que de trouver les 500 membres de la coopérative nécessaires à un Glomo 1. Les initiatives visant à créer des prototypes d’ABC, c’est-à-dire des points de rencontre de quartier, des bars de quartier, etc., réussissent souvent davantage. plus vite que vous » sous-structure logique », les coopératives.

    L’un de ces projets est le L200 à Zurich. Il s’agit d’un magasin d’environ 100 m² situé dans l’une des rues de divertissement les plus importantes de Zurich, la Langstrasse. C’est une rue typique de la vie nocturne près de la gare avec des discothèques, de la prostitution, des stands de saucisses, peut-être comparable à la Lange Reihe de Hambourg. Le loyer étant très élevé, environ 40 groupes et organisations participent à l’utilisation de l’espace : la coopérative d’habitation Nena1, l’organisation d’asile de Zurich, qui propose des cours d’allemand sans rendez-vous, ainsi qu’un groupe de discussion sur le thème du sens à la vie et à la mort. et de transition, divers petits commerces, l’initiative de quartier 5im5i, une troupe de théâtre, etc. Parfois, des partis politiques y tiennent également des réunions.

    L200 fait office d’espace de co-working, de point de rencontre, de lieu d’événement, de salle de cinéma improvisée, d’atelier. Les locataires des appartements situés au-dessus du restaurant utilisent occasionnellement la cuisine pour dîner ensemble. L’excellent emplacement présente l’avantage que les noctambules des environs entrent également en contact avec les initiatives de la ville et que la bulle gauche-verte est quelque peu brisée. Comme partout ailleurs, la ville est gouvernée par la coalition gauche-verte, tandis que l’UDC de droite (comparable à l’AfD) règne dans le canton. L200 s’inscrit dans le cadre d’une rénovation de quartier de l’ensemble du quartier. Le groupe 5im5i (5 quartiers du district 5) a divisé le quartier en cinq quartiers possibles sur la base d’une analyse des habitants, leur a attribué des noms et des microcentres possibles et essaie maintenant d’intéresser les habitants à cette perspective (jusqu’à présent avec un intérêt modéré).

    Très souvent, de nouvelles options d’action apparaissent lorsque vous ne ciblez pas directement les objectifs (ou ne les connaissez même pas encore), mais que vous les découvrez plutôt à travers les liens, pour ainsi dire. Il peut arriver que les habitants du quartier apprennent à se connaître grâce à une initiative contre la circulation et pour un meilleur air et découvrent ensuite des bâtiments vides qui peuvent servir à faire un ABC, ou qu’ils fondent une coopérative et reprennent des maisons vides. Cela s’appellerait alors un gain collatéral.

    Lors de la mise en œuvre de projets de quartier, différents points de départ découlent de la situation locale. Dans les villes avec une longue tradition politique et de bons réseaux relationnels, on peut procéder selon le modèle de Kraftwerk1, ou plus récemment celui de Tübingen : un groupe définit un projet, l’ébauche sur une feuille de papier, recherche des membres et fonde un association, recherche un terrain, fonde une coopérative et la réalise avec d’autres intéressés. En peu de temps, Neustart Tübingen a trouvé 30 membres actifs et plus de 200 membres intéressés et désormais également un domaine approprié. Warmbächli à Berne, Lena à Bâle et bien d’autres (voir Coming Home, à partir de la page 70) ont également été créés de cette manière. Une telle approche « top-heavy » n’est pas antidémocratique, car le projet initialement défini par un petit groupe peut toujours être modifié. Il ne faut pas avoir peur d’être trop précis (m², prix, plans). La précision crée la confiance. « Tout laisser ouvert » semble sympathique, mais cela crée une peur sous-jacente. (« Est-ce qu’ils savent au moins ce qu’ils veulent ? »)

    Cela devient plus difficile dans les petites villes ou même dans les villages isolés, où règne un certain isolement social, notamment dans les lotissements unifamiliaux. Ici, il peut être utile d’abord d’atteindre et de rassembler les gens à travers des activités à bas seuil telles que les marchés aux puces, les marchés de producteurs, les soirées café, les événements alimentaires sociaux, les cafés réparateurs, etc. Le risque est que ces belles manifestations perdurent et qu’aucune coopérative de quartier ne se constitue. Il est certainement utile que le modèle de quartier soit largement connu comme « ce que nous faisons aujourd’hui » (« la chose à faire ») à travers les médias, la littérature, les conférences, etc. Mais les projets phares valent mieux que mille dépliants ou brochures.

    S’appuyer sur les clubs, projets, coopératives et traditions existants est une bonne idée. Cependant, il est crucial que nous diffusions un concept clairement défini, basé sur des chiffres, des faits et des expériences concrètes. C’est le seul moyen de découvrir ce qui ne fonctionne pas.

    Dans de nombreux endroits, il existe déjà des centres communautaires ou d’autres espaces utilisables mais sous-utilisés. Les revitaliser simplement ne mènera probablement nulle part. Cependant, dans certaines situations, il pourrait être prometteur de le décrire avec audace comme un microcentre d’un quartier (non encore constitué) autour de lui. De tels lieux ne sont utilisés à long terme que s’ils sont effectivement nécessaires à la subsistance (et pas seulement à des fins de divertissement et de loisirs). Un microcentre pour remplacer une offre alimentaire effondrée (magasins en train de mourir, bars en train de mourir) serait une utilisation sérieuse et vitale à laquelle d’autres pourraient s’ajouter : entreprises liées aux ménages, services de blanchisserie, services de soins à bas seuil, etc. (voir EMMA). Un microcentre n’est pas un centre culturel, mais un centre logistique, même si les festivals, jeux, bars et soirées jazz y sont automatiquement inclus. Un centre culturel et politique fonctionnel a besoin d’au moins un quartier, soit plusieurs milliers d’usagers.

    En matière de communication, il existe une combinaison équilibrée de communications hors ligne et nécessaire en ligne. Seule la communication en ligne (réseaux sociaux, réseaux anonymes, etc.) crée des risques d’abus et crée trop peu d’engagements personnels à long terme indispensables aux projets coopératifs. Les communautés et les réseaux doivent uniquement (ou principalement) être construits entre des membres qui se connaissent personnellement. Il existe aujourd’hui des intranets dans les coopératives existantes et la possibilité de serveurs de poche dans les points de rencontre (comme le L200 à Zurich).

    La tâche d’un modèle comme celui décrit ci-dessus est de faire prendre conscience des possibilités et des opportunités. C’est précisément parce que nous sommes obligés de faire de petits pas et de craindre des impositions absurdes (néolibéralisme) que nous avons besoin d’une bonne boussole. La certitude d’agir dans le cadre d’un projet global universel est une source de motivation cruciale.

    Réalistes de gauche et terriens : unis – ou pas ?

    Qu’est-ce qu’une proposition fondée sur des faits et destinée avant tout à notre vie quotidienne a à voir avec les grands conflits politiques de notre époque ? Avec l’Europe ? Avec les États-Unis et la Chine ? Avec l’économie mondiale ? Néolibéralisme ? Avec les nouveaux courants autoritaires ? Qu’en est-il de la décroissance et du post-extractivisme ? Pourquoi les Brésiliens votent-ils soudainement à droite alors que le parti de gauche LULA a sorti un si grand nombre d’entre eux de la pauvreté ? Où sont les nombreuses coopératives qui auraient été fondées sous CHAVEZ au Venezuela ? Pourquoi ne travaillent-ils pas avec les agriculteurs pour organiser l’approvisionnement alimentaire alors que les pétrodollars n’arrivent plus ? Les Saoudiens bénéficient d’un revenu de base pratiquement garanti – pourquoi acceptent-ils un régime réactionnaire ?

    L’accusation selon laquelle de nombreuses personnes se réfugient dans des initiatives locales parce que le monde est devenu trop compliqué ne peut être rejetée d’emblée. Ce qui est immédiatement réalisable exerce une fascination irrésistible. Quiconque s’intéresse à des contextes plus vastes est rapidement perçu comme un bavard, un bombardier en mousse et un éternel théoricien. Il existe en effet de nombreux hommes politiques et penseurs politiques qui ont perdu leur emprise sur le terrain et se sont désespérément empêtrés dans leurs théorèmes. Comme pourrait le dire BRUNO LATOUR, ils ont perdu de vue le « terrestre ». LATOUR voit le dénominateur commun dans les mouvements actuels : « le peuple veut le retour du pays » (et non : son pays, ce serait nationaliste). Par « terre », il entend non seulement les terres arables et les paysages, mais aussi le contrôle sur les bases réelles de la vie, y compris les terrains (bâtiments, appartements, rues, places, équipements publics, industries, etc.) dans les villes. Le droit à la terre inclut le droit à la ville. Il ne s’agit donc pas seulement de distribution, mais aussi d’accès, d’appropriation réelle (ou d’expropriation de quelques-uns par le plus grand nombre). Cependant, comme nous l’avons déjà noté au début, le discours sur la justice distributive prévaut parmi les politiciens de gauche. C’est bien intentionné, mais cela conduit finalement à l’impuissance. Dans un texte récent, YANIS VAROUFAKIS (Le Monde diplomatique, mars 2019, p. 7) propose un New Deal, qui n’est pas un deal, mais un catalogue de revendications. 2 000 milliards d’euros doivent être consacrés à la restructuration écologique. La BCE devrait émettre des titres à cet effet. Les milliards de bénéfices des banques centrales européennes doivent être utilisés pour créer un fonds qui soutiendrait toute personne vivant dans l’UE en dessous du seuil de pauvreté. Les entreprises actives dans l’UE doivent transférer un certain pourcentage de leurs actions dans un nouveau fonds d’actions européen, dont les dividendes bénéficieront aux organismes de protection sociale.

    La France insoumise (THOMAS GUÉNOLÉ, Le Monde diplomatique, mars 2019, p. 6) propose une nouvelle fois la taxe Tobin et une nouvelle politique monétaire de la BCE qui soutient par exemple la petite agriculture. Ces revendications européennes correspondent presque exactement à celles de la Suisse, par exemple du Denknetz. Ils correspondent probablement aussi au Green New Deal des démocrates de gauche aux États-Unis, qui veulent également injecter ou réorienter beaucoup d’argent dans la restructuration écologique. Cela devrait fonctionner sans augmentation générale des impôts, seuls les riches devraient à nouveau payer des impôts et l’État devrait s’endetter. C’est ce qu’on appelle la « théorie monétaire moderne », mais il ne s’agit que du vieux keynésianisme. Vous avez peur d’une réaction des Gilets Jaunes.

    Tous ces hommes politiques réalistes de gauche soulignent que l’argent est là, inutilisé, et qu’il n’y a aucune raison d’économiser. L’Allemagne est rituellement réprimandée pour ses mesures d’austérité absurdes, même par le FMI. C’est évidemment vrai : JOSEPH STIGLITZ parle depuis longtemps d’une épargne abondante (« Savings glut »). Le fait que certaines banques nationales facturent des intérêts négatifs prouve qu’il y a trop d’argent qui traîne. Toutefois, cela ne signifie pas qu’il soit disponible pour des programmes ou des projets sociaux et environnementaux. Tout comme le travail est devenu une simple structure répressive quotidienne, le système financier mondial est aussi un pur moyen de discipliner des gouvernements dissidents ou des projets qui offrent réellement une issue. Il serait donc judicieux d’utiliser le capital inutilisé pour le renouveau social et écologique. Cela ne veut pas dire que cette politique a une chance. Les intérêts du capital structurel déterminent toujours les investissements et la politique.⁴²

    41.Un accord est une question de concessions mutuelles. Les pauvres devraient donc prendre, mais que devraient-ils donner ? Probablement
    principalement leur volonté de continuer à jouer le jeu maléfique appelé capitalisme, c’est-à-dire de ne pas saboter la « structure quotidienne »...

    42. Je ne dis délibérément pas « les capitalistes », les fameux 30 ou 60 billions qui se réunissent à Davos, etc. Les gens ont depuis longtemps perdu le contrôle de la dynamique capitaliste. Et à travers les fonds de pension et les comptes d’épargne, nous sommes pratiquement tous des capitalistes. Nous combattons un système, pas un groupe de personnes.

    L’Europe : sortie ou impasse ?

    Nous apprenons beaucoup de choses sensées des réalistes de gauche au sujet de l’Europe. On dit généralement d’avance que l’UE est un projet profondément néolibéral. Toutefois, cela ne rend pas l’Europe pire que n’importe quel autre pays. Le néolibéralisme n’est qu’un terme vague pour désigner le capitalisme normal d’aujourd’hui. Nous connaissons le « néo » libéralisme depuis 250 ans. Ce ne serait pas une raison pour être contre l’UE. Le fait que la Suisse, par exemple, n’ait pas adhéré à l’UE depuis longtemps s’explique davantage par le fait qu’elle est encore plus néolibérale qu’elle. La raison en est un manque de solidarité : l’agriculteur le plus riche n’adhère pas à la coopérative de la vallée. L’UE a une légitimité suffisante en tant que projet de paix (qu’il soit capitaliste ou non). L’idée de redémarrer l’UE ou de renégocier les traités (que proposent tous les réalistes de gauche) afin de la transformer en une union sociale écologique est convaincante. Qui ne veut pas de ça ? Qui n’en a pas toujours voulu ? Cependant, La France insoumise dit : Si cela ne marche pas, alors nous nous retirerons (offensés ?) dans nos nations et tenterons de les réformer. Et là cela se poursuit avec une meilleure répartition nationale des richesses. Quelques dommages collatéraux, tels que : B. des murs contre les migrants, un certain national-socialisme, etc., sont acceptés. Ce n’est pas de notre faute si l’UE ne peut pas être réformée. Cela s’est produit de la même manière avec le Brexit. La régression nationale-socialiste ne semble pas avoir porté ses fruits lorsque SAHRA WAGENKNECHTS s’est levée et a donc dû mettre fin à l’entreprise. Ce n’est pas facile d’inventer un mouvement, surtout avec un programme aussi flou.

    Un nouveau départ à l’extrémité ouest-asiatique et dans la région méditerranéenne est inévitable pour des raisons purement topographiques et « terrestres ». Diverses associations spécialisées dans les domaines des systèmes de transport, de l’énergie, de la sécurité, des technologies, etc. voient le jour, tout comme l’était l’ancienne Confédération. De nombreuses communes suisses concluent de telles associations spécialisées parce qu’elles sont trop petites pour certaines infrastructures (déchets, écoles, circulation) et que les cantons sont désormais devenus dysfonctionnels (trop petits ou trop grands selon les sujets). Il n’est pas nécessaire d’avoir un drapeau ou un hymne. L’idée de devenir une « puissance mondiale » comme les États-Unis ou la Chine a induit en erreur, voire empoisonné le projet européen. Il vaudrait mieux se considérer comme un précurseur régional d’une organisation mondiale (Glomo 5) et faire tout ce qui est en son pouvoir pour paraître factuel, calme et adaptable sur le plan topographique. L’Europe n’a pas non plus besoin d’une identité, car tous les hommes deviennent sœurs et même les morts doivent vivre (SCHILLER). Selon le sujet, l’Égypte est parfois incluse, parfois la Russie et parfois le Groenland.
    non, tout comme la Grande-Bretagne peut participer avec ou sans l’Écosse. Fluctuation nca mergitur.

    Le problème n’est pas la dimension géographique, mais le poids différent des membres. Il existe encore des attitudes frustrées de grande puissance entre l’Allemagne, la France, la Russie, l’Angleterre, etc., qui rendent impossible une coopération sur un pied d’égalité. En fin de compte, seule une provincialisation radicale (LATOUR) aidera, c’est-à-dire une division en Glomo 4, qui survivent de manière relativement autonome en tant que territoires économiques propres, même avec leur propre monnaie (échanger de l’argent est amusant, soutient la communication sociale). A l’instar des communautés suisses, ces territoires peuvent travailler ensemble de manière détendue selon les thèmes. Cela n’est concevable que si les conditions de vie générales sont comparables, c’est-à-dire si la conversion de Glomo 1 à Glomo 3 progresse également en parallèle. Cela ne peut pas être réalisé avec quelques astuces de distribution, mais avec un programme de restructuration universel et clairement défini qui englobe l’ensemble du tissu du travail, de l’alimentation, du mode de vie, des institutions et de la production.

    Pour éviter l’apparition de déséquilibres mondiaux et de risques locaux, l’invasion Glomo devrait avoir lieu à peu près au même moment partout sur la planète. On pourrait comparer cela à la transition de phase lors de la magnétisation : d’abord, un patchwork de différents glomos se crée, puis, lorsque la situation est saturée, tout bascule en même temps. Il ne devrait donc pas y avoir de Glomo 4 dans un seul pays, sous peine d’intervention militaire ou d’isolement économique. Des pionniers et des avant-gardistes meurent. Ce qui est important, c’est un nouveau courant dominant.

    Pourquoi ne pas combiner les astuces de financement des réalistes de gauche avec le programme de reconstruction des Communes ? Après tout, tous les milliards, qui doivent être utilisés de manière non spécifique à la restructuration écologique, seront utilisés pour construire Glomos, comme je l’ai proposé dans le cas du Green New Deal en 2009.⁴³ C’est assez proche des 2 000 milliards de VAROUFAKIS. Les 200 milliards du réseau pensant seraient également les bienvenus. Les néoréalistes et les terrestres pourraient donc encore se retrouver. Je crains cependant qu’un tel programme ne soit pas très réaliste car il implique la disparition du capitalisme tel que nous le connaissons.

    Même la tentative de présenter l’expropriation des riches comme un accord réaliste est naïve. Vous le remarquerez. C’est pourquoi j’ai proposé de financer la restructuration éco-sociale à partir du fonds salarial, c’est-à-dire avec des retenues salariales progressives qui conduisent également à une réduction de la consommation. Au lieu d’être consacré à la consommation, l’argent devrait être investi dans Glomos dans le monde entier. Puisque ces modules réduisent à leur tour le coût de la vie, il n’y aura aucune perte de qualité de vie. Ce qu’il faut, cependant, c’est une nouvelle idée de la belle vie qui s’appuie davantage sur l’attention humaine, plus de plaisirs locaux, plus de lenteur, bref : sur un nouveau récit. Cependant, l’idée même de déduire les milliards nécessaires des salaires est un anathème pour les réalistes de gauche. Les Gilets Jaunes ne sont-ils pas descendus dans la rue à cause d’une hausse du prix de l’essence justifiée par l’environnement ? C’est vrai, mais cela s’est produit précisément parce que cette augmentation des prix n’était pas liée à un changement des conditions de vie. Au contraire, les structures existantes doivent être bétonnées avec de l’essence bon marché.

    43. À l’époque, j’avais prévu 4 000 milliards (billions) de dollars pour la restructuration des États-Unis. (Turbulence #5, 2009, turbulence.org.uk), plus 100
    Des milliards pour reconstruire le monde. En dix ans, nous y serions parvenus maintenant... mais personne ne m’écoute.

    Le prochain changement inattendu : « l’autre »

    Si l’on suit les spéculations de BRUNO LATOUR sur un changement fondamental dans le réseau de coordonnées politiques, alors le prochain grand mouvement ne rentrera plus dans le plan politique actuel. Elle ne sera ni populiste, ni de gauche ni de droite, ni conservatrice ni progressiste. Il s’agira directement de questions quotidiennes, de terre, de soins mutuels, de justice, d’auto-organisation, à l’échelle mondiale. Nous ne pouvons pas encore savoir à quoi cela ressemblera, peut-être que cela se passera de grandes manifestations, de chapeaux rouges, de drapeaux verts, de sweats à capuche noirs, de gilets jaunes et autres symboles. L’ensemble de la tradition anarchiste gauche-verte fait plus partie du problème que de la solution. Nous disons : des chiffres, des faits, des suggestions sensées. Contrairement aux populistes, nous n’avons pas besoin d’idéologies et de mythes (l’Occident, notre identité culturelle, notre nation si particulière, etc.).

    Peut-être y aura-t-il d’étranges manifestations⁴⁴ avec des banderoles et des drapeaux en plastique transparent pour que les gens soient mieux vus. L’une des banderoles transparentes pourrait lire : « Vous savez déjà qui nous sommes. » Peut-être que cela n’apparaîtra même pas dans les médias. "La révolution ne sera pas télévisée." Et elle sera probablement de toute façon victime des nouveaux filtres de téléchargement sur Internet, comme la révolte de Hong Kong en Chine.

    Des groupes et des comités se réunissent déjà à nouveau en personne, délibérément sous le radar d’Internet et des médias, pour discuter de leurs affaires et élaborer des plans. Au lieu d’être écoutée dans les forums de discussion, la vieille idée de la colocation consistant à discuter ensemble autour d’un repas est à nouveau relancée, avec Jour Fixe et dans les cuisines et salons tournants.⁴⁵ La vie est hors ligne, je suis entièrement d’accord avec HARALD WELZER. Peut-être que ce ne sera même pas un « mouvement »⁴⁶, mais quelque chose d’autre, d’incompréhensible, de diffusant. Les mèmes peuvent se multiplier comme des virus même sans Internet. L’« autre » n’obéira pas à une logique de croissance (clics, utilisateurs, followers, amis), mais se répandra plutôt horizontalement comme une tache d’huile. Inarrêtable. Peut-être que « l’autre » aura atteint son objectif avant même que les hommes politiques, les propriétaires de capitaux et leurs dirigeants ne s’en aperçoivent, car ils regardent au mauvais endroit. Si nous ne nous surprenons pas, nous perdrons. Le système a été modifié.

    44.En ce moment, je pense aux sardines d’Italie.
    45.Voir aussi Cuisines sans frontières : Les restaurants comme lieux de rencontre de proximité.
    https://www.cuisinesansfrontieres.ch.
    46. « Le Mouvement » était l’auto-désignation du NSDAP et est désormais à nouveau la même pour l’organisation de droite identitaire de KEVIN BANNON. Comme chacun le sait, Munich était la capitale du « mouvement ». En fait, nous voulons non seulement que quelque chose bouge, mais nous voulons surtout savoir où il va. La même chose s’applique aux mots vides de sens comme changement, changement, etc.

    Références littéraires

    Boudet, Dominique (éd.) : Coopératives d’habitation à Zurich, cités-jardins et nouveaux quartiers. Livres du parc 2017.
    Brand, Ulrich / Wissen, Markus : Mode de vie impérial. Oekom 2017.
    De Angelis, Massimo : Omnia Sunt Communia. Livres Zed 2017.
    Dolan, Paul : Intentionnellement heureux. 2015.
    Habermann, Friederike : Échangé ! Concepts/Matériaux, Volume 10, 2018.
    Helfrich, Silke (éd.) : Le monde des biens communs. Éditeur de transcription 2017.
    Jackson, Tim : Prospérité sans croissance. 2011.
    Jullien, François : Il n’y a pas d’identité culturelle. 2016.
    Largo, Remo : La bonne vie. 2017.
    Latour, Bruno : Le Manifeste terrestre. 2018.
    Layard, Richard : Bonheur : Leçons d’une nouvelle science. Pingouins 2011.
    Martignoni, Jens : Réinventer l’argent. Par rapport à 2017.
    Nelson, Anitra / Schneider, François : Le logement pour la décroissance. 2018.
    Redémarrer la Suisse : rentrer à la maison. 2016.
    Nouveau départ en Suisse : gérer le ménage ensemble. 2019.
    Redémarrer la Suisse : le livre uniquement. 2017.
    Rosling, Hans et. al. : Factivité. 2017.
    Scheidler, Fabian : La fin de la mégamachine. 2016.
    Scott, C. James : À contre-courant. 2018.
    Streeck, Wolfgang : Comment le capitalisme prendra-t-il fin ? Verso 2016.
    Wilkinson Richard G. / Pickett, Kate : Le niveau à bulle : pourquoi des sociétés plus égalitaires font presque toujours mieux. 2009.
    Widmer, Hans (éd.) : L’autre ville. Paranoïa City 2017.
    www.newalliance.earth
    www.o500.org
    www.neustartschweiz.ch _

    Alors encore une fois, et maintenant tout le monde :

    Le capitalisme est mort, mais sa terreur avec le travail obligatoire, le profit obligatoire et la croissance obligatoire continue.

    Plus le capitalisme est mort, plus ses clowns politiques défendent cruellement sa coquille.

    L’alternative au capitalisme n’est pas un autre système, mais toute une gamme de modes de vie différents.

    Ceci est basé sur le fait que nous n’évaluons pas et n’échangeons pas, mais plutôt
    coopérer et partager.

    Notre vie ne peut être échangée contre rien.

    Il ne s’agit pas d’améliorer les transports, mais plutôt de raccourcir les distances.

    Plus il fait beau au point A, moins nous devons conduire jusqu’au point B.

    Créer 16 millions de nouveaux quartiers pour 8 milliards de personnes nécessite une redistribution globale de nos ressources

  • [Teratoma] #rap français
    https://www.radiopanik.org/emissions/teratoma/rap-francais

    On s’intéresse à la nouvelle vague underground qui vient revigorer le #rap après le virage commercial de ces dernières années. Ca kicke, ça plane et ça expérimente.

    Caballero & JeanJass - Intro Lala &ce Grünt #58 Track 5 Some Randoms, Loubenski, Sboy - TheHashClique BABY NEELOU - Phinéas & Ferb Mairo, H JeuneCrack - merci bonne journée H JeuneCrack - Au max HOUDI - TRANQUILLEMENT Limsa d’Aulnay - Tout Simplement HOUDI - GRHÜNT #77 AAMO - ELEVATION Yvnnis, AAMO - +74 H JeuneCrack - Wazinc Mairo - larousse (feat. NeS & Wallace Cleaver) Deen Burbigo - MANSA MOUSSA Lesram - Rotation (feat. Alpha Wann) Deen Burbigo - FICHU Benjamin Epps - capitaine flamme Deen Burbigo, Lumsa - DOMAINE EMPRS, Benjamin Epps - Tu peux me haïr maintenant Benjamin Epps - bienvenue à b’hell-vue Rounhaa - (...)

    https://www.radiopanik.org/media/sounds/teratoma/rap-francais_16270__1.mp3

  • Mastodon is easy and fun except when it isn’t
    https://erinkissane.com/mastodon-is-easy-and-fun-except-when-it-isnt

    28 July 2023 - After my last long post, I got into some frustrating conversations, among them one in which an open-source guy repeatedly scoffed at the idea of being able to learn anything useful from people on other, less ideologically correct networks. Instead of telling him to go fuck himself, I went to talk to about fedi experiences with people on the very impure Bluesky, where I had seen people casually talking about Mastodon being confusing and weird.

    My purpose in gathering this informal, conversational feedback is to bring voices into the “how should Mastodon be” conversation that don’t otherwise get much attention—which I do because I hope it will help designers and developers and community leaders who genuinely want Mastodon to work for more kinds of people refine their understanding of the problem space.
    what I did

    I posted a question on Bluesky (link requires a login until the site comes out of closed beta) for people who had tried/used Mastodon and bounced off, asking what had led them to slow down or leave. I got about 500 replies, which I pulled out of the API as a JSON file by tweaking a bash script a nice stranger wrote up on the spot when I asked about JSON export, and then extracted just the content of the replies themselves, with no names/usernames, IDs, or other metadata attached. Then I dumped everything into a spreadsheet, spent an hour or so figuring out what kind of summary categories made sense, and then spent a few more hours rapidly categorizing up to two reasons for each response that contained at least one thing I could identify as a reason. (I used to do things like this at a very large scale professionally, so I’m reasonably good and also aware that this is super-subjective work.)

    None of this is lab-conditions research—sorry, I meant NONE OF THIS IS LAB-CONDITIONS RESEARCH—and I hope it’s obvious that there are shaping factors at every step: I’m asking the question of people who found their way to Bluesky, which requires extra motivation during a closed beta; I heard only from people who saw my question and were motivated to answer it; I manually processed and categorized the responses.

    I didn’t agonize over any of this, because my goal here isn’t to plonk down a big pristine block of research, but to offer a conversational glimpse into what real humans—who were motivated to try not one, but at least two alternatives to Twitter—actually report about their unsatisfactory experiences on Mastodon.

    Lastly, I’ve intentionally done this work in a way that will, I hope, prove illegible and hostile to summary in media reports. It’s not for generalist reporters, it’s for the people doing the work of network and community building.

    A note on my approach to the ~data and numbers: It would be very easy to drop a bunch of precise-looking numbers here, but that would, I think, misrepresent the work: If I say that I found at least one categorizable reason in 347 individual replies, that’s true, but it sounds reassuringly sciency. The truth is more like “of the roughly 500 replies I got, about 350 offered reasons I could easily parse out.” So that’s the kind of language I’ll be using. Also, I feel like quoting short excerpts from people’s public responses is fine, but sharing out the dataset, such as it is, would be weird for several reasons, even though people with a Bluesky login can follow the same steps I did, if they want.
    got yelled at, felt bad

    The most common—but usually not the only—response, cited as a primary or secondary reason in about 75 replies—had to do with feeling unwelcome, being scolded, and getting lectured. Some people mentioned that they tried Mastodon during a rush of people out of Twitter and got what they perceived as a hostile response.

    About half of the people whose primary or secondary reasons fit into this category talked about content warnings, and most of those responses pointed to what they perceived as unreasonable—or in several cases anti-trans or racist—expectations for content warnings. Several mentioned that they got scolded for insufficient content warnings by people who weren’t on their instance. Others said that their fear of unintentionally breaking CW expectations or other unwritten rules of fedi made them too anxious to post, or made posting feel like work.

    Excerpts:

    Feels like you need to have memorized robert’s rules of the internet to post, and the way apparently cherished longtimers get hostile to new people
    i wanted to post about anti-trans legislation, but the non-US people would immediately complain that US politics needed to be CWed because it “wasn’t relevant”
    I don’t know where all the many rules for posting are documented for each instance, you definitely aren’t presented them in the account creation flow, and it seems like you have to learn them by getting bitched at
    Constantly being told I was somewhat dim because I didn’t understand how to do things or what the unwritten rules were.
    I posted a request for accounts to follow, the usual sort of thing, who do you like, who is interesting, etc. What I got was a series of TED Talks about how people like me were everything that was wrong with social media.
    sooooooo much anxiety around posting. i was constantly second-guessing what needed to be hidden behind a CW
    the fact that even on a science server, we were being badgered to put bug + reptile stuff behind a CW when many of our online presences are literally built around making these maligned animals seem cool and friendly was the last straw for me

    What I take from this: There obviously are unwelcoming, scoldy people on Mastodon, because those people are everywhere. I think some of the scolding—and less hostile but sometimes overwhelming rules/norms explanation—is harder to deal with on Mastodon than other places because the people doing the scolding/explaining believe they have the true network norms on their side. Realistically, cross-instance attempts to push people to CW non-extreme content are a no-go at scale and punish the most sensitive and anxious new users the most. Within most instances, more explicit rules presented in visible and friendly ways would probably help a lot.

    In my experience, building cultural norms into the tooling is much more effective and less alienating than chiding. The norm of using alt-text for images would be best supported by having official and third-party tools prompt for missing alt-text—and offer contextual help for what makes good alt text—right in the image upload feature. Similarly, instances with unusual CW norms would probably benefit from having cues built into their instance’s implementation of the core Mastodon software so that posters could easily see a list of desired CWs (and rationales) from the posting interface itself, though that wouldn’t help those using third-party apps. The culture side of onboarding is also an area that can benefit from some automation, as with bots on Slack or Discord that do onboarding via DM and taggable bots that explain core concepts on demand.
    couldn’t find people or interests, people didn’t stay

    A cluster of related reasons came in at #2, poor discoverability/difficulty finding people and topics to follow, #4, missing specific interests or communities/could only find tech, and #7, felt empty/never got momentum. I am treating each group as distinct because I think they’re about subtly but importantly different things, but if I combined them, they’d easily be the largest group of all.

    It’s probably a measure of the overall technical/UX sophistication of the responding group that several people explicitly referred to “discoverability.”)

    People in the “poor discoverability” group wrote about frustration with Mastodon features: how hard it was to find people and topics they wanted to follow, including friends they believed to already be on Mastodon. They frequently also said they were confused or put off by the difficulty of the cross-server following process as secondary reasons. Several people wrote about how much they missed the positive aspects of having an algorithm help bring new voices and ideas into their feeds, including those that they wouldn’t have discovered on their own, but had come to greatly value. Another group wrote about limited or non-functional search as a blocker for finding people, and also for locating topics—especially news events or specialist conversations.

    The “missing specific interests or communities” group wrote about not finding lasting community—that the people and communities they valued most on Twitter either didn’t make it to Mastodon at all, or didn’t stick, or they couldn’t find them, leaving their social world still largely concentrated on Twitter even when they themselves made the move. Several also noted that tech conversations were easy to find on Mastodon, but other interests were much less so.

    The “felt empty” group made an effort to get onto Mastodon, and in some cases even brought people over with them, but found themselves mostly talking into a void after a few weeks when their friends bailed for networks that better met their needs.

    Excerpts:

    For me, it was that Mastodon seemed to actively discourage discoverability. One of the things I loved most about Twitter was the way it could throw things in front of me that I never would have even thought to go look for on my own.
    I feel like every time I try to follow a conversation there back to learn more about the poster I end up in a weirdly alien space, like the grocery store on the other side of town that’s laid out backwards
    It seemed like it needed to pick a crowd, rather than discover new ones. Fewer chances at serendipity.
    I also remember trying to follow instructions people posted about “simple” ways to migrate over your Twitter follows/Lists, & none of them really worked for me, & I got frustrated at how much time I was spending just trying to get things set up there so I wasn’t completely starting from scratch
    Mastodon was too isolating. And the rules made me feel like the worst poster.
    Quote-replies from good people giving funny/great information is how I decide are important follows.
    Discoverability/self promo is limited & typing out 6 hashtags is annoying. # being in the actual posts clutter things (unlike cohost/insta).
    Difficulty in finding new follows was high up for me. But even once I got that figured out, it was a pain to add new people to follow if they weren’t on my instance.
    finding people you want to follow is hard enough. Adding in the fact that if you joined the wrong server you might never find them? Made it seem not worth the trouble.
    I couldn’t really figure out how to find people and who was seeing what I posted; I was never sure if I had full visibility into that
    the chief problem was an inability to find a) my friends from Twitter who were already there and b) new friends who had similar interests, both due to the bad search function
    Just didn’t seem active enough to feel worth learning all the ins and outs.

    What I take from this: Mastodon would be much friendlier and easier to use for more people if there were obvious, easy ways to follow friends of friends (without the copy-paste-search-follow dance). Beyond making that easier, Mastodon could highlight it during onboarding.

    Making it easy to search for and find and follow people—those who haven’t opted out of being found—would also be tremendous help in letting people rebuild their networks not just when coming from elsewhere, but in the not-that-rare case of instances crashing, shutting down, or being defederated into oblivion, especially since automatic migration doesn’t always work as intended.

    Missing replies also feed into this problem, by encouraging duplicate responses instead of helping people find their way into interesting conversations and notes—a social pattern that several people mentioned as something they prize on more conversationally fluent networks.
    too confusing, too much work, too intimidating

    The next big cluster includes group #3, too confusing/too much work getting started, group #5, felt siloed/federation worked badly, and group #7, instance selection was too hard/intimidating.

    A lot of people in the responding group found the process of picking an instance, signing up, and getting set up genuinely confusing. Others understood how to do it, but found it to be too time-consuming, or too much work for an uncertain return on investment. A couple of people had so many technical errors getting signed up to their first instance that they gave up. Several mentioned that they were so flooded with tips, guides, and instructions for doing Mastodon right that it seemed even more confusing.

    Many found the idea and practice of federation to be confusing, offputting, or hostile; they cited difficulties in selecting the “right” instance and shared stories about ending up on an obviously wrong one and then losing their posts or having migration technically fail when they moved. Several explicitly used the words “silo” or “siloed” to describe how they felt trying to find people who shared their interests and also, I think crucially, people who didn’t share special interests, but who would be interesting to follow anyway. (This is obviously intimately tied to discoverability.)

    Several brought up patchwork federation and unexpected or capricious defederation. Side conversations sprang up over how difficult people found it to pigeonhole themselves into one interest or, conversely, manage multiple accounts for multiple facets of their lives.

    Excerpts:

    My Twitter friends joined various Mastodon servers that didn’t talk to each other and I gave up on trying to figure it out.
    I’m tech savvy and have found mastodon simply opaque. I’ve set up 4 accounts, each on a different server, and don’t know how to amalgamate all the people I’m following everywhere (assuming all those servers federate with each other).
    It was the thing where people had to make whole twitter threads just to explain how to sign up
    the federation model is a mess and it’s impossible to use. i’ve been using computers all day every day since the 90s and mastodon makes me question whether i’m actually good at them
    discovered I was on some kind of different continent from my friends, and could not follow them, nor they me. Immediately felt frustration and disgust and never looked back.
    I’m tech savvy and have found mastodon simply opaque. I’ve set up 4 accounts, each on a different server, and don’t know how to amalgamate all the people I’m following everywhere
    I was told picking a server didn’t matter. Then it turned out it actually mattered a great deal for discoverability. Then I’m told ‘migrating is easy’, which is just a straight up lie.
    Just 100 tiny points of friction for little return

    What I take from this: I agree with these people, and I think all fedi projects meant for a broad audience should focus on fixing these problems.
    too serious, too boring, anti-fun

    People in this category talked about a seriousness that precluded shitposting or goofiness, and a perceived pressure to stay on topic and be earnest at all times.

    It felt like the LinkedIn version of Twitter - just didn’t have any fun there
    It feels overly earnest and humorless — I don’t consider myself a particularly weird or ironic poster but I want some of those people around saying funny stuff, you know?
    And in the occasional moments where I do feel like being a little silly & humorous, I want to be in a crowd that will accept that side of me rather than expecting a constant performance of seriousness!
    it just didn’t have as much fun or joy as early Twitter and Bluesky
    ultimately, I just bounced off of the culture, because it wasn’t banter-y and fun. It feels too much like eating your vegetables.

    What I take from this: Honestly, I think this is the most obvious culture clash category and is less something that needs to be directly addressed and more something that will ease with both growth and improved discoverability, which will help people with compatible social styles find each other. I think the other piece of this is probably the idea of organizing people into interest-based instances, which I think is fundamentally flawed, but that’s a subject for another time.
    complicated high-stakes decisions

    There’s a meta conversation that is probably unavoidable, and that I’d rather have head-on than in side conversations. It’s about what we should let people have, and it shapes the discourse (and product decisions) about features like quote posts, search, and custom feeds/algorithms—things that are potentially central in addressing some of the problems people raised in their replies to my question on Bluesky.

    Broadly speaking, in the landscape around and outside of the big corporate networks, there are two schools of thought about these kinds of potentially double-edged features.

    The first, which I’ll call Health First, prefers to omit the features and affordances that are associated with known or potential antisocial uses. So: no quote-posts or search because they increase the attack surface afforded to griefers and nurture the viral dynamics that drive us all into a sick frenzy elsewhere. No custom algorithms because algorithms have been implemented on especially Facebook and YouTube in ways that have had massive and deeply tragic effects, including literal genocide affecting a million adults and children in Myanmar whose lives are no less real than yours or mine.

    The second, which I’ll call Own Your Experience, states that people, not software, are responsible for networked harms, and places the burden of responsible use on the individual and the cultural mechanisms through which prosocial behavior is encouraged and antisocial behavior is throttled. So: yes to quote-posts and search and custom feeds, and just block or defederate anyone using them to do already banned things, like harassment or abuse or the kind of speech that, given the right conditions, ignites genocide.

    A thing I think about all the time is the research showing that people would literally rather self-administer painful electrical shocks than be bored. You can make the most virtuous and intentionally non-harmful network in the world, but if it doesn’t feel alive, most people will pick something worse instead.

    At their simplest, I don’t like either of these positions, though they both get some things right. The Own Your Experience school doesn’t really grapple with the genuinely terrifying dynamics of mass-scale complex systems. And I don’t think the Health First school has come to terms with the fact that in an non-authoritarian society, you can’t make people choose networks that feel like eating their vegetables over the ones that feel like candy stores. Even most people who consciously seek out ethically solid options for their online lives aren’t going to tolerate feeling isolated from most of their peers and communities, which is what happens when a network stays super niche.

    From where I stand, there are no obvious or easy answers…which means that people trying to make better online spaces and tools must deal with a lot of difficult, controversial answers.

    If I had to pick a way forward, I’d probably define a target like, “precisely calibrated and thoughtfully defanged implementations of double-edged affordances, grounded in user research and discussions with specialists in disinformation, extremist organizing, professional-grade abuse, emerging international norms in trust & safety, and algorithimic toxicity.”

    If that sounds like the opposite of fun DIY goofing around on the cozy internet, it is. Doing human networks at mass scale isn’t a baby game, as the moral brine shrimp in charge of the big networks keep demonstrating. Running online communities comes with all kinds of legal and ethical obligations, and fediverse systems are currently on the back foot with some of the most important ones (PDF).
    this post is too long, time to stop

    Right now, Mastodon is an immense achievement—a janky open-source project with great intentions that has overcome highly unfavorable odds to get to this point and is experiencing both growing pains and pressure to define its future. If I were Eugen Rochko, I would die of stress.

    I don’t know if Mastodon can grapple with the complexities of mass scale. Lots of people would prefer it didn’t—staying smaller and lower-profile makes it friendly to amateur experimentation and also a lot safer for people who need to evade various kinds of persecution. But if Mastodon and other fedi projects do take on the mass scale, their developers must consider the needs of people who aren’t already converts. That starts by asking a lot of questions and then listening closely and receptively to the answers you receive.

    #Mastodon #réseaux_sociaux #internet