• Les tisseurs de l’eau
    L’agroécologie dans les zones humides de Mexico-Tenochtitlán

    http://lavoiedujaguar.net/Les-tisseurs-de-l-eau-L

    Un entretien avec David Jiménez, de la coopérative La Casa de la Chinampa

    David est originaire et habitant de San Gregorio Atlapulco, un village de Xochimilco, dans la zone lacustre de Mexico. San Gregorio, avec ses 270 hectares de chinampas [jardins flottants], est une zone de grande importance historique, écologique et sociale. Circuler à travers ses canaux, c’est se plonger dans la mémoire collective et se rappeler qu’à une époque cette ville formait un système lacustre et qu’il y avait autrefois au moins cinq lacs sur ces territoires : Texcoco, Xochimilco, Chalco, Xaltocan et Zumpango. Entre 1607 et 1900, leur asséchement constitua un axe majeur de l’administration de la ville. Aujourd’hui, les compañer@s de la coopérative La Casa de la Chinampa font partie de ceux qui s’emploient activement à empêcher que l’asséchement se poursuive afin de maintenir vivant cet héritage. (...)

    #Mexico #agroécologie #entretien #zone_humide #permaculture

  • Quand la Révolution verte en Afrique vire à la promotion de l’agrobusiness ! - EBURNIE TODAY
    http://www.eburnietoday.com/2017/09/04/revolution-verte-afrique-vire-a-promotion-de-lagrobusiness

    Le thème de cette 7ème édition du Forum pour la révolution verte en Afrique est : « Accélérer la marche de l’Afrique vers la prospérité : Contribuer à la croissance d’économies inclusives et à la création d’emplois à travers l’agriculture ». Selon le communiqué de presse transmis par les organisateurs, ce forum, qui réunit plusieurs parties prenantes pour discuter et élaborer des « plans concrets » visant à réaliser la révolution verte en Afrique, analysera également les innovations et les interventions sur le terrain afin de s’assurer que les petits exploitants agricoles et les petites entreprises agricoles constituent les principaux moteurs et bénéficiaires de la transformation du secteur agricole en Afrique.

    Est-ce une opportunité pour l’agriculture familiale et l’agroécologie ? Pour le Pr Jeanne Zoundjihekpon, « nous avons montré que la révolution verte et l’agriculture industrielle, ce n’est pas pour les petits exploitants. Comme nous avons souvent dit ça, aujourd’hui on nous dit la révolution verte, l’#agriculture_industrielle c’est aussi pour les petits exploitants. C’est pour ça que je parle d’#usurpation ». L’universitaire estime que ce forum ne peut pas servir les intérêts des paysans et agriculteurs qui n’attendent qu’un soutien pour développer davantage l’#agriculture_familiale et l’#agroécologie.

    #Agra

  • AGROECOLOGY: the bold future of farming in Africa | Alliance for Food Sovereignty in Africa AFSA
    http://afsafrica.org/agroecology-the-bold-future-of-farming-in-africa-2

    The Alliance for Food Sovereignty in Africa (AFSA) today launched a publication highlighting the huge potential of agroecology to feed Africa, fix broken food systems and repair damaged landscapes, providing abundant healthy and nutritious food sustainably while increasing incomes and improving climate resilience.

    The 88 page illustrated book showcases 15 case studies, showing how agroecology benefits Africa in terms of food and nutrition, livelihoods, restoration of biodiversity, knowledge and innovation, and climate change resilience.

    Olivier De Schutter, Co-Chair of IPES-Food and Former UN Special Rapporteur on the Right to Food commented: “If anyone still entertained doubts as to the benefits of agroecology and as to whether it can meet the challenges of this century, this collection of essays provides a compelling answer.”

    #Afrique #agroécologie #alimentation #publication à télécharger ici
    http://afsafrica.org/agroecology-the-bold-future-of-farming-in-africa

  • La transition agroécologique : défis et enjeux | Travaux Publiés | Travaux du CESE
    http://lecese.fr/travaux-publies/lagroecologie-defis-et-enjeux

    Dans un contexte profondément marqué par la dérégulation de certains marchés et la mondialisation, l’#agriculture_française fait face à des défis majeurs : économiques, sociaux, alimentaires, sanitaires, environnementaux, sociétaux, territoriaux et techniques. Discipline scientifique au carrefour de l’agronomie et de l’écologie, l’#agroécologie peut, à travers les pratiques qu’elle promeut, contribuer à relever ces défis en transformant l’agriculture pour aller vers des systèmes alimentaires plus durables. A partir d’une analyse des freins et des leviers à son développement, le #CESE formule un ensemble de préconisations en matière de recherche, de formation, d’adaptation des filières agroalimentaires, de réorientation des politiques publiques pour accompagner les agriculteur.rice.s dans la transition agroécologique.

  • Comment des villageois passent de la précarité à l’agro-écologie | L’Economiste
    http://www.leconomiste.com/article/999293-comment-des-villageois-passent-de-la-precarite-l-agro-ecologie

    L’expérience du village de Brachoua est intéressante d’abord parce qu’elle s’est faite sur une initiative venant des villageois, poussés par leur volonté de changer leur situation précaire et d’améliorer leurs conditions de vie. Cet état d’esprit est incontestablement la clé de la réussite du projet. L’intérêt de l’expérience tient aussi du fait qu’elle s’est réalisée en tenant compte du potentiel existant du village, sans apport financier extérieur. A part 3.000 dirhams (environ 250 euros) nécessaires au démarrage pour acheter le matériel de #jardinage et les plants, aucun autre financement extérieur n’a été apporté. Le village dispose aujourd’hui de l’électricité, de trois fontaines d’eau et est devenu une destination de #tourisme_rural connue dans la région. Les 60 familles vivant dans le village sont autonomes, peuvent compter sur leurs propres ressources, et sont conscientes de l’importance de préserver leur #environnement, importante source de revenu.

    #agroécologie #ruralité

  • Agriculture : et si on produisait plus avec moins de pesticides et d’engrais
    http://www.lemonde.fr/biologie/article/2016/06/27/l-agronomie-grandeur-nature_4959034_1650740.html

    Ils étaient près de quatre-vingts à avoir fait le déplacement. Quatre-vingts agriculteurs – céréaliers, éleveurs, apiculteurs – rassemblés, samedi 18 juin, au Centre d’études ­biologiques de Chizé (CEBC, CNRS-université de La Rochelle), dans les Deux-Sèvres, venus assister à la restitution annuelle des résultats du laboratoire. Silence attentif dans la salle de conférences de l’unité de recherche, installée au cœur de la forêt de Chizé. Ecoute attentive mais aussi étonnée, car Vincent Bretagnolle (CNRS) présente cette année un résultat stupéfiant. Le rendement économique des céréaliers peut être substantiellement augmenté – jusqu’à 200 euros par hectare de blé ! – en divisant par deux la quantité d’herbicides et d’engrais azotés épandus. La première question qui vient à l’esprit est : en les remplaçant par quoi ? « En les remplaçant par rien du tout », ­répond le chercheur.

    #paywall #agriculture

    • Ils étaient près de quatre-vingts à avoir fait le déplacement. Quatre-vingts agriculteurs – céréaliers, éleveurs, apiculteurs – rassemblés, samedi 18 juin, au Centre d’études ­biologiques de Chizé (CEBC, CNRS-université de La Rochelle), dans les Deux-Sèvres, venus assister à la restitution annuelle des résultats du laboratoire. Silence attentif dans la salle de conférences de l’unité de recherche, installée au cœur de la forêt de Chizé. Ecoute attentive mais aussi étonnée, car Vincent Bretagnolle (CNRS) présente cette année un résultat stupéfiant. Le rendement économique des céréaliers peut être substantiellement augmenté – jusqu’à 200 euros par hectare de blé ! – en divisant par deux la quantité d’herbicides et d’engrais azotés épandus. La première question qui vient à l’esprit est : en les remplaçant par quoi ? « En les remplaçant par rien du tout », ­répond le chercheur.

      Si les agriculteurs se déplacent chaque année aussi nombreux pour assister à la grand-messe du Centre d’études biologiques de Chizé, c’est aussi qu’ils sont, en quelque sorte, coauteurs des résultats présentés. Sans eux, rien ou presque ne serait possible. « La zone atelier Plaine et Val de Sèvre sur laquelle nous travaillons fait 450 kilomètres carrés, et recouvre plus de 400 exploitations agricoles, plus de 15 000 parcelles, explique Vincent Bretagnolle, le directeur de la zone atelier. Nous pouvons ainsi faire de l’expérimentation à l’échelle d’un territoire, “manipuler” les paysages pour explorer les relations entre la biodiversité et les activités agricoles, mais nous ne pouvons le faire qu’avec le concours des agriculteurs. »

      Les mauvaises herbes aussi aiment l’azote

      Cette participation à la recherche est enthousiaste et désintéressée. A chaque fois que les exploitants sont sollicités et qu’un surcroît de travail leur est demandé pour apporter leur concours à une ­expérience, un dédommagement financier leur est proposé. Mais dans l’écrasante majorité des cas, ils le déclinent.
      La zone atelier est un vaste damier sur lequel les chercheurs déplacent ainsi des pions : installer une prairie ici, retarder la fauche de la luzerne là, épandre plus d’azote ici et moins d’herbicides ailleurs… Et voir comment environnement et production agricole coréagissent.

      Le bric-à-brac du laboratoire, ce sont des sachets de thé enterrés, puis déterrés et pesés pour mesurer la capacité des sols à dégrader la matière organique, des bocaux d’échantillons de retour du terrain, des pièges à insectes bricolés à partir de fond de bouteilles plastiques.
      L’expérience phare présentée cette année, testant l’efficacité des herbicides et engrais azotés, est partie d’une idée simple. « Dans un champ de blé, l’agriculteur a deux outils de pilotage principaux : les herbicides et l’azote. Il met de l’azote pour avoir plus de blé et des herbicides pour avoir moins d’adventices [mauvaises herbes], raconte le chercheur. Mais lorsqu’il met de l’azote, les adventices l’utilisent aussi. Notre idée a donc été de chercher à étudier la compétition qu’il pouvait y avoir entre le blé et les adventices. » Dans une première étude menée en 2007, 150 parcelles de 30 exploitations de la zone atelier ont été enrôlées. L’échantillon balaie tout le spectre des pratiques, depuis les plus gros utilisateurs d’herbicides et d’azote jusqu’à des agriculteurs bio n’utilisant ni l’un ni l’autre. Une première analyse corrélative, à paraître dans une revue internationale, suggère qu’une réduction des herbicides ne semble pas avoir d’impact important sur les rendements.

      Pour achever la démonstration, les chercheurs sont allés plus loin : ils ont demandé aux agriculteurs de diviser leurs parcelles en huit sous-parcelles et de faire varier les paramètres : présence ou absence de culture, quantités variables d’azote et d’herbicides utilisés, etc. Les résultats de ces travaux, en cours de finalisation, suggèrent qu’une réduction couplée d’azote et d’herbicides ne conduit à aucune baisse de rendement. Et l’intégration de ces données dans des modèles économiques montre des gains économiques importants. « Ce que l’on montre, grosso modo, c’est que les herbicides font baisser la diversité d’adventices en détruisant bien plus les espèces rares que les espèces les plus communes qui portent, elles, préjudice aux cultures », explique Vincent Bretagnolle.

      Pour la première fois en plein champ

      Piege de type Barber, enterré dans le sol, il recueille les insectes rampants. Centre d’études Biologique de Chizé (CEBC).

      Reste une question : pourquoi, si ces résultats sont valides, les agriculteurs persistent-ils à utiliser autant d’intrants ? « En station, dans des conditions ultracontrôlées, les instituts techniques trouvent des résultats à l’opposé, constate en effet le chercheur. Mais ces conditions ne sont jamais remplies en plein champ, en conditions réelles. C’est tout l’intérêt de travailler comme nous le faisons, à l’échelle du paysage, en tenant compte de toutes les diversités de comportements des agriculteurs, des différents environnements, etc. » Aussi incroyable que cela paraisse, de tels essais, grandeur nature, « n’avaient au­paravant jamais été menés en plein champ », précise Vincent Bretagnolle.

      En milieu contrôlé, les problèmes sont considérés et traités un par un, indépendamment les uns des autres. « Or les systèmes écologiques sont des systèmes complexes. Si on prend l’exemple très simple d’une proie et de son prédateur étudiés en système clos, le résultat de toute expérience ou de toute modélisation est très simple : l’un puis l’autre disparaissent, illustre le chercheur. Mais dès lors que ce système confiné est connecté à un autre système, la proie et le prédateur persistent. Et plus on connecte les milieux, plus l’espace est continu, plus les résultats divergent de ce que l’on trouve dans un environnement clos et simplifié à l’excès. » Dans la vie réelle, la complexité de l’écosystème s’impose.

      Plus de pollinisateurs, plus d’oléagineux

      La destruction – pour une grande part inutile – des adventices a-t-elle un effet direct sur d’autres compartiments de l’écosystème ? A l’évidence. « Entre la floraison du colza et celle du tournesol, les abeilles et les pollinisateurs en général sont confrontés à une forme de disette, explique Clovis Toullet, chercheur associé au dispositif Ecobee, mis en place par l’INRA et hébergé par la zone atelier. Au cours de cette période, ce sont précisément les adventices qui permettent de nourrir les abeilles. » Les cinquante ruches du dispositif sont placées aléatoirement dans la zone atelier et servent d’observatoire de la qualité de l’environnement : les principaux paramètres de chaque colonie sont régulièrement mesurés – mortalité et démographie, taille du couvain, production de miel, présence de pathogènes ­naturels, type de pollen rapporté. Ainsi, il a été possible de montrer que c’est une adventice (par ailleurs élégante), le coquelicot, qui fournit à ­certaines périodes de l’année jusqu’à 60 % de leur pitance aux ruches.

      Bocaux d’échantillons revenant du terrain. Centre d’études biologique de Chizé (CEBC).

      Eradiquer trop d’adventices, c’est donc affaiblir les colonies d’abeilles et les pollinisateurs sauvages. C’est, en conséquence, prendre le risque de faire chuter les rendements des cultures de tournesol et de colza avoisinantes. C’est un des autres grands résultats obtenus à Chizé. Mais l’expérimentation est délicate : il est impossible de manipuler finement la quantité d’abeilles ou de pollinisateurs – on en dénombre près de 250 espèces sur la zone atelier – qui fréquentent un champ d’oléagineux. Les chercheurs ont donc procédé autrement. Sans se laisser intimider par l’ampleur de ce travail de fourmi, ils ont arpenté des champs de colza et de tournesol, et ont « ensaché », à la main, les fleurs de certaines parcelles avec des tulles aux mailles de tailles diverses. Certaines laissent passer les plus petits pollinisateurs, mais arrêtent les plus gros comme les abeilles ou les bourdons. D’autres interdisent l’accès des fleurs à tous les insectes, ne laissant que le vent faire le travail de pollinisation.

      Piège à pollinisateurs, remplis d’eau salée et de savon, et fixés dans une parcelle, ils attirent entre autre les abeilles qui restent piégées. Centre d’études biologique de Chizé (CEBC).
      Résultat : confirmant des travaux précédents, publiés par d’autres équipes, les chercheurs du CEBC montrent que l’augmentation de l’abondance de pollinisateurs peut augmenter les rendements du tournesol de 20 % environ. « Sur le colza, ajoute M. Bretagnolle, augmenter d’un facteur dix l’abondance de pollinisateurs peut faire grimper le rendement de 34 %, ce qui est consi­dérable. » Réputés se contenter du vent pour leur pollinisation, les oléagineux bénéficient donc grandement des services rendus par les abeilles, bourdons et autres papillons. Contrairement à une idée très ancrée, maraîchage et arboriculture ne sont pas les seuls à tirer parti de la pollinisation : certaines grandes cultures lui sont redevables également.

      Le bio bénéficie-t-il au conventionnel ?

      D’où les bénéfices rendus par les zones ou les systèmes agricoles qui permettent aux pollinisateurs de s’alimenter et de survivre. Et en particulier les prairies où la diversité florale est importante, ou encore les parcelles conduites en agriculture biologique. Mais là encore, la recherche à l’échelle du paysage complique tout. Les travaux menés sur la zone atelier ont ainsi montré que la diversité florale d’une parcelle dépend autant du mode d’agriculture pratiqué dans la parcelle elle-même que des modes d’agriculture adjacents. « Typiquement, on trouve en moyenne une di­versité d’espèces florales deux fois supérieure sur les parcelles conduites en agriculture biologique, par rapport à ce que l’on trouve dans celles ­conduites en conventionnel, dit ainsi Sabrina Gaba, chercheuse au Laboratoire agroécologie de l’INRA, à Dijon, et qui travaille sur la zone atelier. Mais nous avons montré que les effets du paysage comptent énormément : la diversité est ­augmentée dans les paysages riches en parcelles bio et cette plus grande richesse est essentiellement le fait de la présence d’espèces rares, donc sans impact attendu sur la production agricole. »

      Feuille de graines, placée dans une parcelle et relevée quelques jours après, le delta des graines manquante permet d’évaluer la présence de prédateurs. Centre d’études biologique de Chizé (CEBC).

      Forts de ce constat, les chercheurs vont tester une hypothèse : l’existence d’externalités positives de l’agriculture biologique – c’est-à-dire de bénéfices collatéraux dont profiteraient les parcelles conventionnelles adjacentes. L’hypothèse est plutôt à contre-courant des idées dominantes, qui considèrent que les champs bio, moins traités, sont des réservoirs à ravageurs et à pathogènes et qu’ils portent plutôt préjudice à leur entourage. « Nous allons tester cela sur la zone atelier, en cherchant à savoir si l’agriculture biologique a, au contraire, un effet bénéfique sur les autres parcelles en servant de refuge à des pollinisateurs ou à des organismes auxiliaires, par exemple susceptibles de faire du biocontrôle [c’est-à-dire de la prédation des ravageurs] », ­explique Sabrina Gaba. Soixante carrés de 1 kilomètre de côté ont été sélectionnés dans la zone atelier. Dans chaque carré, une proportion variable de surfaces conduites en agriculture biologique, de 0 % à 80 %, et trois parcelles-cibles à étudier : l’une en blé bio, une autre en blé conventionnel et une dernière en colza ou tournesol conventionnel.

      Les résultats escomptés permettront de déterminer si l’agriculture bio a un effet bénéfique sur les parcelles adjacentes et, peut-être, d’estimer le bénéfice économique qu’en ont tiré – sans le ­savoir – les agriculteurs conventionnels.
      Rémanence de certains pesticides

      Pour cela, il faut aussi écarter tous les facteurs possibles de confusion. Et connaître finement toutes les pratiques des agriculteurs de la zone. Etre capable de savoir quels types d’intrants ont été utilisés, quand et en quelles quantités. C’est un gigantesque travail de porte-à-porte et d’indexation. Tout l’historique des 15 000 parcelles de la zone atelier est dûment enregistré depuis la création de la zone atelier, voilà vingt-deux ans. L’effort pourrait sembler disproportionné en regard du bénéfice scientifique attendu : à quoi bon savoir ce qui s’est passé quelques années plus tôt sur une parcelle ?

      Tubes de rangement d’insectes (Centre d’études biologique de Chizé (CEBC).

      L’information ne permet pas seulement de suivre sur le long terme l’impact environ­nemental ou agronomique de la rotation des cultures. Il devient utile pour évaluer la rémanence de certains pesticides. En 2013 et 2014, les chercheurs du CEBC ont mené une expérimentation sur du colza traité au thiaméthoxame (un néonicotinoïde). L’un des préalables à l’étude était de contrôler les quantités de substances retrouvées dans le pollen et le nectar des plantes traitées. « Or nous avons eu la surprise de dé­couvrir également de l’imidaclopride, un autre néonicotinoïde auparavant utilisé sur le blé, dit Fabrice Allier, ingénieur à l’Institut technique et scientifique de l’apiculture et de la pollinisation et associé au centre de Chizé. Parfois, on voit que du blé Gaucho [nom commercial du blé dont les semences ont été enrobées d’imidaclopride] a été planté il y a plusieurs années, mais que des résidus d’imidaclopride persistent dans le nectar et le pollen du colza planté aujourd’hui sur les mêmes parcelles. »

      Effondrement massif des insectes

      La découverte, publiée à l’automne 2015 dans la revue Proceedings of the Royal Society B, est d’autant plus surprenante que les taux d’imidaclopride retrouvés dans ces plantes mellifères, très attractives pour les abeilles, excèdent parfois les taux de thiaméthoxame détectés – molécule avec laquelle elles ont pourtant été traitées ! Les mécanismes de rémanence, de remobilisation et de transport de ces substances dans l’environnement sont encore peu connus. Un manque de connaissance fort dommageable, les néonicotinoïdes étant suspectés de produire des effets délétères de grande ampleur sur ­l’ensemble de la biodiversité – le cas de l’abeille ­domestique étant le plus médiatisé.

      Sachets de thé ayant passé entre un et deux mois à 7 cm sous le sol afin de mesurer la capacité du sol à dégrader la matière organique, ils sont pesés avant et après l’expérience. Centre d’études biologique de Chizé (CEBC).

      Malgré la forte implantation d’agriculteurs bio – près du double du niveau national – et malgré les dispositifs de maintien de la biodiversité rendus possibles par son classement Natura 2000, d’importants dégâts se font sentir dans la zone atelier. Ils sont en accélération, et Vincent Bretagnolle suspecte l’impact des « néonics ». « Les derniers chiffres qui ont été publiés et qui montrent une augmentation récente de leur utilisation d’environ 30 % correspondent bien à ce que l’on voit dans la zone atelier, s’alarme le chercheur. Depuis 2012-2013, on assiste à un effondrement massif des insectes. Les populations de carabes, un petit scarabée qui est ici l’espèce la plus commune et qui remplit d’importantes fonctions écosystémiques, ont chuté de 90 % en vingt ans. Cette tendance, on peut l’observer sur un grand nombre de taxons [catégories d’êtres vivants] : pour l’alouette des champs, pour le campagnol, on est sur un rythme comparable d’effondrement. C’est très inquiétant. »

      Le plus déprimant, pour les chercheurs, n’est pourtant peut-être pas tant de documenter le désastre que de produire des connaissances dont les décideurs semblent n’avoir que faire…

  • Permaculture, agroécologie, jardins-forêts : des pratiques millénaires, l’exemple des Yanomami et Wayampi.
    via : La Gueule Ouverte
    http://lagueuleouverte.info/Permaculture-agroecologie-jardins-forets-des-pratiques-millenaires

    Vers une réintroduction des méthodes douces d’artificialisation des forêts en décolonisant notre imaginaire d’occidentaux ne jurant que par l’AGER (guerre à la nature) / Nouvelles interrogations autour des notions de SYLVA, AGER et HORTUS / Exemples des agricultures Wayampi (Guyane française) et Yanomami (Venezuela)

    Il est important de ré-interroger le concept d’agriculture biologique et c’est avec raison que la notion d’agroécologie entend attirer l’attention sur les limites d’une agriculture qui se définirait seulement par le négatif : pas de ceci, pas de cela, essentiellement pas de produits chimiques ni en tant qu’engrais ni pour les traitements. Limites visibles surtout depuis que l’on assiste à la dérive de l’agriculture biologique vers le mimétisme des pratiques industrielles des gros exploitants agricoles. Comme par exemple cet absence d’esprit critique par rapport au machinisme agricole, comme si l’usage des tracteurs de plus en plus puissants et des outils qui vont avec devait rester en dehors des inquiétudes face à la raréfaction du pétrole, ou comme par exemple les acquisitions de vastes domaines pour faire de la « bio » dans les zones d’Europe où la terre apparaît peu chère aux agriculteurs de l’ouest, et ceci au détriment de l’agriculture paysanne traditionnelle locale, et au détriment des habitudes communautaires d’entraide des cultures villageoises longuement constituées en microsociétés, en civilisations paysannes. Qu’un « gros » arrive, accapare tout, et cette forme de conquête en jouant sur le différentiel des monnaies et des niveaux de vie fait voler en éclat une socialité villageoise. On n’est pas loin de l’ethnocide donc du génocide culturel ! Sans parler de cet autre dérive qu’est la seule production destinée aux grosses centrales d’achats, à cette grande distribution qui ajoute à ses produits insipides et crétinisants, voire toxiques, le nouveau créneau porteur que serait la nourriture saine d’une bourgeoisie éduquée éprise de « new-age » et de « bio ».

    L’agroécologie se veut une approche plus holistique en faveur de la biodiversité de tout l’écosystème habité, comme en faveur de la convivialité chaleureuse par encouragement à persévérer en tant que paysan et fier de l’être, sans se laisser fasciner par les sirènes de la modernité arrogante bardée de principes soit disant « scientifiques ». Cette modernité qui se gargarise du terme odieux d’exploitant agricole.

    Mais cette heureuse prise de conscience a elle-même ses limites, et le but de ce texte est d’aller plus loin pour prendre la pleine mesure de l’ampleur des bouleversements qu’il faudra envisager si nous voulons survivre à la colossale crise anthropologique qui montre de plus en plus le bout de son nez.

    #permaculture #agroécologie #jardins-forêts #agriculture

  • Phyto-Victimes » Le 21 avril 2016 aura lieu le délibéré de l’affaire Dominique Marchal, l’agriculteur empoisonné par les pesticides
    http://www.phyto-victimes.fr/2016/04/le-21-avril-2016-aura-lieu-le-delibere-de-laffaire-dominique-marchal-

    Le 21 avril 2016 aura lieu le délibéré de l’affaire Dominique Marchal, l’agriculteur empoisonné par les pesticides

    La Cour d’appel de METZ rendra son jugement dans le procès opposant Dominique Marchal à la CIVI (commission d’indemnisation des victimes d’infractions). L’agriculteur de Meurthe et Moselle (54) avait saisi la CIVI en 2012. Décision confirmée l’année suivante par la cour d’appel de Nancy qui soulignait les fautes des fabricants. La cour de cassation a, en décembre 2014, annulé la décision en s’appuyant sur une nouvelle réglementation réputée « plus douce ».

    #phyto-victimes #dominique_marchal #pesticides #biocides #agroécologie #résistance

  • La Tunisie est confrontée à la pollution et au manque d’eau
    http://www.reporterre.net/La-Tunisie-est-confrontee-a-la-pollution-et-au-manque-d-eau

    Il y a cinq ans, la révolution commençait en #Tunisie. Aujourd’hui, la situation sociale est aggravée par le stress hydrique et des pollutions massives dus à un modèle de développement en bout de course. Mais partout dans le pays, des alternatives fleurissent. Reportage.

    #eau #industrie #agro-industrie #pollutions #agroécologie

  • Agroecology Case Studies
    http://www.oaklandinstitute.org/agroecology-case-studies

    The thirty-three case studies shed light on the tremendous success of agroecological agriculture across the African continent. They demonstrate with facts and figures how an agricultural transformation respectful of the farmers and their environment can yield immense economic, social, and food security benefits while also fighting climate change and restoring soils and the environment.

    #agroécologie #Afrique

  • #Semons_La_Biodiversité | Projet de #loi_biodiversité
    http://www.semonslabiodiversite.com/projet-de-loi-biodiversite

    MIJ le 05-01-2016
    AGISSEZ MAINTENANT : examen du texte au #Sénat

    Vous pouvez

    soutenir les amendements prioritaires et complémentaires sur les brevets du collectif qui sont partagés sur le site Parlements et Citoyens : amendement 1 et amendement complémentaire 2. Les deux sont nécessaires !
    télécharger l’ensemble de nos propositions d’amendements en cliquant ICI. N’hésitez pas à les relayer auprès de vos sénateurs avant le 14 janvier, date limite pour le dépôt des amendements.

    Le collectif s’est mobilisé et a proposé à l’ensemble des sénateurs des amendements en vue de l’examen du texte en séance plénière qui débutera le 19 janvier.

    Il est aujourd’hui nécessaire de protéger la biodiversité menacée par

    le brevetage des traits natifs et les nouveaux OGM,
    la généralisation des cultures tolérantes aux herbicides
    par les néonicotinoïdes.

    Il s’agit également dans ce texte en construction de

    demander une application juste et équitable des principes de la Convention sur la Diversité Biologique
    demander une reconnaissance des droits des agriculteurs sur leurs ressources génétiques
    refuser la marchandisation du foncier agricole

    Bilan de la première étape d’examen du texte au Sénat : les commissions

    En juin 2016, nous avons interpellé les sénateurs de la commission Développement Durable et de la commission des Affaires économiques. Les amendements du collectif ont été bien relayés par différents sénateurs et permis que les sujets que nous soutenons soient discutés. Ainsi, des propositions pour limiter les brevets sur les traits natifs émergent et demanderont une discussion en séance plénière.

    Notre mobilisation doit rester constante afin d’éviter que les choix faits sur le brevetage du vivant aboutissent à une solution insuffisante pour effectivement éviter la privatisation du vivant et protéger agriculteurs (et jardinier) des brevets sur le vivant. Dans un document d’analyse et de propositions publié en Août, la Confédération Paysanne, membre de notre collectif, détaille les enjeux en question. La question des brevets a également des implications au niveau européen, le texte a été partagé avec nos partenaires à cette échelle (A télécharger ICI). Les amendements complets du collectif seront bientôt mis en ligne en vue de cette prochaine étape.

    Pour mémoire, lien vers les amendements de juin 2016, du collectif portant des propositions concrètes pour interdire les brevets sur les traits natifs, un soutien aux propositions concernant l’interdiction des cultures de colza et tournesols rendus tolérant aux herbicides et également sur l’interdiction des néonicotinoïdes introduits par l’Assemblée Nationale et un amendement « compensation » sur le foncier : disponibles en cliquant ICI.

    Bilan de la première lecture du texte à l’Assemblé Nationale ( 03-2015 ).

    Les députés ont discuté en mars le projet de loi relatif à la biodiversité en première lecture.

    Ce texte général couvre différents aspects du droit de l’environnement. Il soulève également des questions de société cruciales pour notre souveraineté et sécurité alimentaire à travers les enjeux :

    de menaces de brevetage du vivant,
    de blocage de l’innovation,
    et de respect du partage des avantages liés à l’utilisation des ressources génétiques, en particulier, agricoles.

    C’est pour ces raisons que le Collectif Semons la Biodiversité soutient et reprend pleinement les amendements issus de l’un de ses membres ainsi que ceux de France Liberté.

    Grâce à l’ensemble des membres du collectif et vos soutiens, nous proposions d’amendements ont été bien relayées. ( Cliquez ICI pour télécharger les amendements.)

    Notre mobilisation dans cette première étape de l’examen parlementaire de la loi biodiversité a été fructueuse. Les amendements repris et très débattus sur l’interdiction des brevets sur les traits natifs et ceux sur les VRTH permettent de mettre en lumière des sujets primordiaux pour notre collectif.

    Restons attentifs et continuons cette mobilisation pour porter à présent ces enjeux aux Sénateurs qui sont en train d’étudier le texte.

    Les débats à l’Assemblée Nationale ont permis d’aborder plusieurs sujets qui nous intéressent et qui recoupent les amendements proposés par le Collectif.

    Ainsi, l’examen parlementaire de la loi biodiversité a coïncidé avec le dépôt d’un recours au conseil d’état visant à obtenir un moratoire sur les ventes de semences et la culture de VRTH (Variétés Rendues Tolérantes aux Herbicides), porté notamment par certains membres du collectif Semons la Biodiversité (1) . Une proposition d’amendement visant le même objectif a été présenté par la rapporteure (2) à l’Assemblée Nationale. Le Ministère de l’environnement a saisi l’ANSES (3) à ce sujet et a demandé aux députés d’attendre la réponse et donc de repousser à la deuxième lecture l’étude de cet amendement. Il s’agira donc d’être attentif à l’évolution de ce dossier pour alimenter les débats parlementaires à venir dans le cadre de la loi biodiversité.

    Nos amendements ( n°2, 3 et 7, voir lien ci-dessus) visant l‘interdiction des brevets sur les traits natifs ont été repris par plusieurs députés socialistes, EELV et Front de gauche. Le gouvernement a botté en touche en répondant que cette question devait se gérer au niveau européen. La mobilisation sur ce sujet reste donc primordiale à l’approche de la première lecture au Sénat prévue en juillet. En effet, il est tout à fait possible pour une loi nationale d’aller au-delà de la réglementation européenne pour impulser le changement. Cela a été le cas avec un précédent : « l’exception du sélectionneur » c’est-à-dire la possibilité pour un sélectionneur d’utiliser une ressource brevetée sans en demander l’autorisation au détenteur du brevet a d’abord été introduite dans les lois nationales (en France et en Allemagne) avant d’être reprise dans la réglementation du Brevet Unitaire Européen. Il est donc possible de faire évoluer la position du ministère de l’Agriculture dans notre sens.

    Les questions de la gestion des ressources génétiques agricoles et plus largement de la gestion dynamique in-situ à la ferme (que nous abordions dans nos amendements n°1,5,9 et 10) sont renvoyées aux décrets d’application de la loi COV (4) de 2011. Si un débat parlementaire aurait été souhaitable, il est important de noter que le ministère semble ouvert dans les discussions en cours sur ces décrets.

    Pour info Article paru dans Campagnes Solidaires d’Avril 2015 : » Une loi pour offrir la biodiversité aux marchés financiers » A TÉLÉCHARGER.

    1 pour détails : http://www.semencespaysannes.org/index.php?rubrique_id=115&actualite_id=241
    2 Lien vers ledit amendement : http://ww.wassemblee-nationale.fr/14/amendements/2064/AN/492.asp
    3 Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail
    4 Certificat d’Obtention Végétale

    Le calendrier annoncé de la poursuite de l’examen parlementaire :
    – première lecture au Sénat en juillet
    – seconde lecture (Assemblée Nationale et Sénat) à la session d’automne

    En savoir plus

    – Le dossier législatif complet (Assemblée nationale) : cliquez ICI .

    – Le dossier législatif complet sur le site du Sénat : cliquez ICI

    – Site ministère de l’environnement : Cliquez ICI .

    – Lire le texte d’introduction des amendements : à téléchargez ICI.

    Le titre 4 du projet de loi met en place le système d’ « Accès aux ressources génétiques et aux connaissances traditionnelles associées, et partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation » (APA, pour Accès et Partage des Avantages).

    Son objet est donc la mise en œuvre du protocole de Nagoya entré en vigueur le 12 octobre 2014 et signé par la France en 2011 dans le cadre de la CDB (Convention sur la Diversité Biologique). Afin de remplir pleinement les objectifs qui lui sont donnés, le projet de loi Biodiversité ne pas doit non plus omettre l’application d’un texte international spécifique à la biodiversité cultivée : le Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture (TIRPAA) que les parlementaires français ont approuvés le 21 février 2005 !

    Les semences et les autres RG (ressources génétiques) utilisées par les paysans (animaux, micro-organismes…) sont le « patrimoine commun des communautés au service de l’humanité ». Les brevets et autres formes de DPI (droit de propriété industrielle) sur le vivant privatisent ce patrimoine commun et privent ainsi les communautés de leurs droits d’usage. Nous sommes en conséquence opposés aux DPI sur le vivant et au partage des avantages qui sont issus de ces DPI, partage qui ne vise qu’à les faire accepter.

    Par contre, le partage des avantages issus de la commercialisation de RG (ressources génétiques) ou de produits qui en sont issus, lorsque ces derniers ne sont pas accaparés par un DPI, est nécessaire. Les entreprises semencières se sont enrichies en utilisant puis en interdisant la commercialisation des ressources génétiques sélectionnées et conservées par les paysans pour développer leurs nouveaux produits (« les semences améliorées). Elles sont redevables d’une immense dette vis à vis des communautés.

    La souveraineté des communautés sur leurs RG et leurs connaissances associées apparaît comme une nécessité comme celle des États en opposition au pillage organisé par la notion de « patrimoine commun de l’humanité ». Cette notion permet en pratique à tout un chacun d’utiliser les ressources génétiques et les savoirs associés entretenues par les communautés en estimant qu’elles sont « communes » sans en reconnaître l’existence et surtout l’apport. L’obligation de consentement préalable, avant l’utilisation d’une RG, est également un outil nécessaire et utile pour lutter contre la biopiraterie.

    La reconnaissance des « connaissances, innovations et pratiques des communautés » paysannes développées aujourd’hui sur tout le territoire français, métropolitain tout autant qu’ultra-marin, est essentielle pour freiner la confiscation par les DPI des bases de l’agroécologie paysanne : sélections et productions paysannes de semences, d’animaux ou de micro-organismes composants les préparations naturelles destinées aux soins des plantes et des animaux ou aux productions fermières (fromagers, pains, vins et autres produits fermentés…).

    #citoyenneté #écologie #semences #paysannerie #agroécologie

  • Venezuela Passes Law Banning GMOs, by Popular Demand
    http://www.counterpunch.org/2016/01/01/venezuela-passes-law-banning-gmos-by-popular-demand-2

    The National Assembly of Venezuela, in its final session before a neoliberal dominated opposition takes the helm of legislative power on January 5, passed one of the most progressive seed laws in the world on December 23, 2015; it was promptly signed into law by President Nicolas Maduro. On December 29, during his television show, “In Contact with Maduro, number 52,” Maduro said that the new seed law provides the conditions to produce food “under an agro-ecological model that respects the pacha mama (mother earth) and the right of our children to grow up healthy, eating healthy.” The law is a victory for the international movements for agroecology and food sovereignty because it bans transgenic (GMO) seed while protecting local seed from privatization. The law is also a product of direct participatory democracy –the people as legislator– in Venezuela, because it was hammered out through a deliberative partnership between members of the country’s National Assembly and a broad-based grassroots coalition of eco-socialist, peasant, and agroecological oriented organizations and institutions. This essay provides an overview of the phenomenon of people as legislator, a summary of the new Seed Law, and an appendix with an unofficial translation of some of the articles of the law.

    #Venezuela #semences #OGM #agroécologie #agriculture

  • La Bio Piratée, cinquième épisode : Royal Wessanen et Delta Partners, son actionnaire principal, installé dans le paradis fiscal de Dubaï | Le Blog de l’Association Kokopelli
    http://blog.kokopelli-semences.fr/2015/12/la-bio-piratee-cinquieme-episode-royal-wessanen-et-delta-par

    Acheter les produits #Bjorg, #Bonneterre, Evernat, Whole Earth, Zonnatura,
    Kallo, Clipper, De Rit, Allos, Tartex, Alter Eco, Isola Bio, le Sillon… c’est ainsi participer à la prospérité de nombreuses sociétés financières – dont #Delta_Partners à Dubaï – confortablement installées dans les meilleurs paradis fiscaux du monde.

    #sémences #agroécologie #kokopelli #résistance

  • Et si les vaches mangeaient de l’herbe..., par Gérard Le Puill (décembre 2015)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/LE_PUILL/54377

    Dans le cadre de la conférence de Paris sur le #climat, l’Union européenne réfléchira-t-elle à son modèle agricole, qui accompagne plus que jamais la #mondialisation libérale ? En développant l’#agroécologie, une idée neuve, la France pourrait réduire considérablement son empreinte carbone tout en produisant des aliments de qualité en quantité suffisante. [#st]

    http://zinc.mondediplo.net/messages/13043 via Le Monde diplomatique

  • Idée n°127 : permacultiver | 1000 idées pour la Corse
    https://1000ideespourlacorse.wordpress.com/2015/07/20/idee-n127-permacultiver

    pour répondre à la question qu’on pose le plus souvent en #Permaculture, à savoir : « c’est quoi la différence entre la Permaculture et, au choix, l’#agroécologie, le #jardin bio, l’#agriculture bio ou n’importe quoi touchant à du vivant… », et bien, la différence fondamentale, c’est l’insistance sur le #Design. La Permaculture, c’est précisément un processus complexe de conception d’#écosystèmes, nécessitant de faire appel à des compétences issues de plusieurs métiers et disciplines, qui doit s’insérer dans un contexte, et est susceptible de s’insérer dans un travail d’équipe plus large.

    Je prends deux exemples parce que je vous sens sceptiques.

    La conception d’un simple jardin en Permaculture est un processus complexe dans lequel le jardinier va suivre une méthode complète le menant de l’idée à la réalisation (et même plus loin), en passant par l’observation, l’évaluation, et bien entendu le Design proprement dit, qui le conduira à l’élaboration d’un projet précis matérialisant son dessein, accompagné de dessins, soit, étymologiquement, les deux mots qui, ensemble, sont désignés par Design en anglais (voir la deuxième page de ce PDFhttp://www.eyrolles.com/Chapitres/9782708126350/chap1.pdf, par exemple). Cette conception nécessite de faire appel à des compétences issues de la #botanique, de l’#arboriculture, du #maraîchage, de la #pédologie, de la #climatologie, du paysagisme, de la #maçonnerie, de la #menuiserie, de l’#écologie, de l’#hydrologie, de la systémique, de la gestion des #risques, du dessin, de la rédaction… Elle devra tenir compte de contraintes locales, sociales, juridiques (avec parfois des compromis difficiles à trouver par exemple entre le besoin de laisser des zones en friches pour favoriser la #biodiversité, et, en région méditerranéenne, le besoin de prévention contre l’incendie), et trouver des solutions à ces contraintes. Tout ceci devra être pris en compte au moment de passer à la phase appelée « Design » dans les méthodes de Permaculture, bien que le terme Design puisse aussi bien être appliqué, selon la définition donnée par notre étudiante et d’autres définitions du Design, à l’ensemble de la méthode.

    Mais la Permaculture ne s’arrête pas aux jardins, et j’en viens à mon second exemple : celui de l’amélioration d’une ville en utilisant les méthodes de la Permaculture. Cet exemple est tout sauf théorique puisque la Permaculture a donné naissance, dans les années 2000, au mouvement des Villes en #Transition https://fr.wikipedia.org/wiki/Ville_en_transition (Transition Towns). Le problème était le suivant : face à la double perspective du #réchauffement climatique et de la raréfaction des #ressources naturelles, comment rendre une ville capable d’être résiliente à ce double risque ? Plus encore que dans le cas d’un jardin, on s’en doute, le problème est complexe, et devra mobiliser un nombre bien plus important de métiers et de disciplines. Clairement, il faudra, de plus, travailler et composer avec tout un tas de personnes extérieures : des urbanistes, des architectes, des élus, des énergéticiens, etc.. Le tout nécessitera une méthodologie solide… Bref, il va falloir élaborer le Design à la fois de la ville telle qu’on la veut, mais aussi de tout un tas de sous-éléments. On retrouvera des questions de Design de service quand il s’agira de mettre en place une #monnaie locale et de la faire accepter, ou dans la mise en oeuvre d’une stratégie zéro #déchets, et des questions de Design d’objets un peu partout… Bref, du Design, encore du Design…

    Que ce Design en Permaculture ne soit pas toujours élaboré par des professionnels et/ou de manière professionnelle, c’est un fait. On trouve dans les personnes qui se réclament de la Permaculture tout et n’importe quoi, et même parmi les gens sérieux, on trouve bien plus d’amateurs que de professionnels, et leurs Designs sont parfois un peu sommaires. Ca n’empêche pas que le processus de conception en Permaculture (le vrai) mérite bien le nom de Design, puisqu’il répond à tous les critères des bonnes définitions du Design.

    • Parfois quand je lis ce genre de choses, ça me semble un peu un mot-magique. Tu remplaces par « planification » et ça revient à peu près au même. Et c’est d’autant plus parlant quand on parle des villes et d’urbanisme. Ya le modèle du marché, où c’est l’offre et la demande qui gère la ville, les achats de terrain, les trucs pas du tout coordonnés entre eux etc. Mais le modèle « on planifie tout à l’avance » sur des villes entières, voire sur des régions ou pays entier, ben ça s’est déjà vu (et à ce niveau là c’est très étatique d’ailleurs), et ça mobilisait pareil, de nombreux métiers, etc. Mais c’est juste le but qui changeait (du genre être bien organisé pour les travailleurs, ou ici être le plus écologique, etc).

    • Je sais pas si planification est vraiment équivalent. Ici il y a la question de partir de l’existant et de laisser un éventail de possibles à l’évolution du système et à ses ramifications, là où (me semble-t-il) la planification part de zéro et définit les choses de façon assez fixe.

  • Le projet - Fermes d’avenir
    http://www.fermesdavenir.org/le-projet

    L’association #Fermes d’Avenir, créée fin 2013, porte un projet sociétal ambitieux pour promouvoir un nouveau modèle d’#agriculture, basé sur les principes de l’#agroécologie et en phase avec le contexte socio-économique actuel.

    Notre initiative se déroule suivant 3 axes :
    – Axe 1 : Création d’une #microferme expérimentale en Touraine [...]
    – Axe 2 : Rédaction de recommandations et de conclusions par le Comité scientifique et économique, à l’attention des élus et dirigeants afin qu’ils puissent être moteurs dans le développement et relayer cette nouvelle réalité économique sur les territoires.[...]
    – Axe 3 : Accompagnement des futurs porteurs de projets [...]

    #agriculture #permaculture #micro-ferme

    Ça me paraît bizarre que beaucoup de projets/personnes du milieu permaculture veulent tout de suite faire des méga-projets pilotes / #écocentres / pépinières pour montrer que c’est possible et former les autres, plutôt que de monter leur activité « pour de vrai », se frotter aux conditions réelles et en tirer des conséquences, des principes et des compétences à transmettre ensuite. Un peu le même symptôme que les nouveaux qui veulent tout de suite faire un parcours de maître-yoda de la permaculture (on dit « diplômé ») sans avoir rien planté avant (j’en ai fait partie mais je suis incapable de dire pourquoi...). Alors qu’en Amérique du Nord c’est plutôt des « entrepreneurs qui ont réussi » comme Coleman.
    Je ne sais pas à quel point cette expérience sera représentative, vu que l’asso est à but non lucratif, a des membres, accolée a un domaine prestigieux, sera suivie par des experts, a des financements, a un certain prestige qui peut attirer des clients, etc.
    Je trouve que ça met la charrue avant les bœufs, et ça permet de faire des entourloupes du genre de prendre dans le chiffre d’affaire des productions non vendues comme dans l’étude du Bec Hellouin. Genre « oui mais bon c’est pas ça l’important, on veut montrer qu’on peut faire du XX€/homme sur YY ha », sauf que dans la réalité si tu les vends pas t’es mal. D’ailleurs dans leur projet ils disent « Nous espérons donc réussir à produire pour 100.000 euros de fruits et légumes chaque année, à partir de 2017, pour ainsi atteindre l’équilibre en 4ème année de production », ce qui est différent de « vendre pour 100.000€ ».

    Bon sinon ça a l’air d’être un chouette projet, hein :)

    #permaculture_critique

  • « L’#agroécologie peut nourrir le monde »
    http://www.lecourrier.ch/130802/l_agroecologie_peut_nourrir_le_monde

    « Le seul argument qui nous est opposé est qu’une agriculture sans produits chimiques ne peut pas produire suffisamment. Or nous pouvons montrer aujourd’hui que c’est faux », a-t-il expliqué. Et de l’illustrer par le cas de la Milpa, cet exemple emblématique de l’agroécologie traditionnelle en Amérique latine, sur la base de laquelle les biologistes ont établi leur nouvelle science écologique. En cultivant maïs, haricots rouges, courges et piments dans le même champ, les paysans mexicains ont recours à la complémentarité des espèces pour atteindre un rendement maximum. « Avant que les agronomes étasuniens arrivent au Mexique dans les années 1950 pour y impulser la #Révolution_verte à grands renforts d’espèces hybrides et de fertilisants chimiques, les paysans de plusieurs régions du pays produisaient jusqu’à 6,5 tonnes de maïs par hectare, alors que les rendements de maïs aux Etats-Unis étaient de 2,5 tonnes seulement », assure l’agronome.

    Merci @cdb_77 #agriculture

    • Je pense que ça fait longtemps qu’on sait que l’agriculture paysanne est plus productive par unité de surface ou calorie investie. Le « souci » est que ça consomme traditionnellement plus de main d’œuvre. Donc c’est aussi un problème d’organisation de société. Comment gérer plus d’agriculteurs et des prix alimentaires plus hauts.

    • On traite les questions de société par thème (agriculture, éducation, urbanisme, emplois...), comme en monoculture, au lieu de considérer l’ensemble des problématiques et de les articuler les unes AVEC les autres, comme en agroécologie :)

    • Nicolas a raison. Les militants de ces modèles alternatifs d’agriculture (très intéressants), passent toujours sous silence la question que ces produits agricoles là intègrent bien davantage de travail que ceux de l’agriculture intensive en produits issus du pétrole. Les aliments qui en sont issus sont donc sensiblement plus chers.
      La grande distribution a résolu ce problème et celui du développement insuffisant de l’agriculture bio française en s’approvisionnant en produits agricoles biologiques dans des pays moins développés où la main d’oeuvre est peu chère (Maroc etc...).

    • Ah non, je ne crois pas qu’ils passent sous silence ce besoin de main d’œuvre, c’est au contraire un argument dans une société qui cherche désespérément à créer des emplois. Seulement voilà, les aides vont à l’agro-industrie, les petits n’ont rien. L’agro-industrie coûte cher (matériel, énergie, pollutions diverses, santé publique... ) Ce sont des choix politiques...

    • Il est exact qu’il y a des subventions à l’agriculture intensive en produits issus du pétrole, mais pas pour tous les produits, pas pour les fruits et légumes (il y a des subventions essentiellement pour les céréales et les pommes de terre, il n’y en a plus pour le lait).
      Si les légumes non bio sont moins chers que les bio ce n’est pas à cause des subventions mais parce que les légumes bio intègrent davantage de travail.

      La question des subventions est en train de se résoudre d’elle-même : l’UE est en train de faire disparaitre toute subvention à l’agriculture. Cela va d’ailleurs pousser au développement d’exploitation très grandes pour amortir les frais fixes, qui risquent d’éliminer l’agriculture paysanne en Europe.

      La question est « qui peut payer davantage ses fruits et légumes pour que la production bio fasse vivre ses agriculteurs français et leurs salariés français » (les agriculteurs marocains emploient des salariés payés au niveau des salaires marocains).

    • Perso je parlais d’agriculture paysanne. Je ne suis pas convaincu qu’il faille plus de main d’œuvre en bio en théorie (en pratique, les personnes qui ont une démarche différente moins mécanisée se mettent en bio). Le bio est plus cher car les rendements à l’hectare sont moins importants (le producteur rattrape parfois sa marge sur ... le prix plus élevé de vente). Le conventionnel bénéficie quand même d’une aide massive parfois indirecte (recherche publique accès sur l’industriel, filière de commercialisation en conventionnel plus développées, etc).

    • Pour mon premier commentaire, je me méfie beaucoup des affirmations « permet de nourrir le monde ». Comme dans « on produit assez de nourriture pour nourrir le monde si on donne la nourriture aux humains plutôt qu’aux animaux et aux bagnoles », on ne nourrit pas le monde en faisant des multiplications, y a des implications concrètes (qui fait pousser quoi, comment et où ?). J’adore l’agriculture paysanne, mais j’aimerai aussi qu’on m’explique qu’est ce qui va falloir faire pour revenir à ce type d’agriculture en France et ailleurs.

    • La non utilisation des désherbants chimiques, et les cultures associées qui rendent difficiles la mécanisation des tâches, font que l’agriculture bio exige davantage de travail, à la fois à l’unité de surface et à l’unité de produit.

    • Il y a souvent outre du désherbage mécanique, du désherbage manuel en culture bio.
      Cultures associées : Tout dépend de quelle culture bio tu parles.
      Pour ces raisons et d’autres (plus souvent transformations à la ferme et ventes directes parce que les circuits « classiques » ne vont pas nécessairement bien rémunérer les produits bio), l’agriculture bio demande davantage de travail (et donc génère plus d’emploi).

      Quelle que soit la catégorie d’actif agricole, le volume de travail par exploitation est supérieur dans les exploitations bio

      Quelques sources :

      http://www.agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/primeur284.pdf

      http://www.agencebio.org/sites/default/files/upload/documents/4_Chiffres/BrochureCC/CC2014_chap4_France.pdf

      http://www.capbio-bretagne.com/ca1/PJ.nsf/TECHPJPARCLEF/12773/$File/Temps%20de%20travail%20en%20AB.pdf?OpenElement

    • Comment gérer plus d’agriculteurs et des prix alimentaires plus hauts.

      Déjà, en arrêtant la #spéculation foncière et immobilière. Si les gens avaient un autre choix que de claquer 700 euros par mois pendant 35 ans pour se payer un appart (exemple local), s’il y avait plus de réserves foncières à taille humaine (genre 5-6 ha) permettant l’installation de petites fermes en polyculture modérément mécanisées, on aurait d’un côté des non-paysans pouvant consacrer une plus grande part de leur budget à manger bien, et de l’autre une agriculture plus durable et plus résiliente.
      Au lieu de ça on a des sols dévastés pour y faire des lotissements hors de prix à proximité de magasins discount livrés depuis des régions aux sols dévastés consacrés aux monocultures ou à la #zootechnie.
      #foncier #logement #banlieue_totale #hors-sol

    • @stephane_m : merci, je regarderai les chiffres quand j’aurai le courage

      @koldobika : oui y a tout un tas de trucs à enclencher de ce côté là : prix du terrain, accessibilité aux nouveaux agriculture (virer la SAFER), règles assouplies pour bâtir, revoir les conditions d’accès au statut d’agriculture (SMI) ...
      Pour la première vague de « nimaculteurs » (non issus du milieu agricoles) il suffit juste de desserrer les vannes mais ça ne suffira pas, il faudra aussi prévoir et intervenir plus en profondeur.

  • Le gouvernement flanque un coup de massue à l’agriculture biologique
    http://www.reporterre.net/Le-gouvernement-flanque-un-coup-de

    Ces aides au maintien que nous appelons, nous, producteurs bio et défenseurs de l’environnement, « aides à la reconnaissance des services environnementaux », permettent de rémunérer les services que nous rendons dans l’intérêt général, à savoir la protection de l’eau des pollutions diffuses (pas de pesticides, pas d’engrais azotés de synthèse), la protection de la biodiversité cultivée et sauvage, l’entretien et le développement des infrastructures écologiques (haies, fossés, mares, prairies permanentes…), la protection du citoyen de la pollution de l’air par les pesticides, la création d’emplois (+ 60% en bio) et enfin la fourniture de produits sains…


    #agroécologie #PS

  • L’"agriculture en Inde atteint des records sans pesticides
    http://www.espritsciencemetaphysiques.com/agriculture-rendements-record.html

    Contrairement aux affirmations de Monsanto et des conspirateurs du gouvernement, on peut en effet répondre à la faim dans le monde sans l’utilisation des semences génétiquement modifiées et des produits chimiques fabriqués dans l’agriculture en Inde. Des récoltes importantes de riz, de pommes de terre et de blé sont cultivés en Inde avec des méthodes innovantes comme l’agro-écologie.

    L’#agro-écologie est une approche agricole dynamique qui utilise des informations scientifiques et des connaissances locales en agriculture afin d’élaborer des méthodes pratiques qui sont à faible coût et saines sur le plan écologique. Cela contraste tout à fait avec l’approche « bonne pour tous », uniforme et inappropriée des cultures OGM et des intrants chimiques véhiculés par Monsanto et ses amis dans l’agriculture.

  • Une émission sur l’#agroécologie de ma production (1 heure) avec Silvia Pérez-Vitoria et Jean-Luc Malpaux. Quitte à avoir une fougue politique faible (comparé à la population de seenthis) autant que ce qu’on a bien fait ne se perde pas.
    Mp3 à télécharger pour écoute sur : https://drive.google.com/uc?id=0B-FaBF8ZEd_7MXpOZUVhT0szUHc&export=download
    #agriculture #paysannerie #alimentation #biodiversité #environnement #écologie #audio #radio #radio_campus