• Réfugiés : #violences et #chaos dans le nord-ouest de la Bosnie-Herzégovine
    Traduit et adapté par Manon Rumiz (Article original : https://www.balcanicaucaso.org/aree/Bosnia-Erzegovina/Migranti-caos-Bosnia-204594)

    Squats démantelés, familles déportées et laissées sans aide au bord de la route, violentes manifestations anti-migrants.... Dans le canton d’Una-Sana (nord-ouest de la Bosnie-Herzégovine), la situation des réfugiés devient toujours plus dramatique.

    « C’est le chaos. » Voilà comment Silvia Maraone, qui coordonne les activités de l’ONG italienne Ipsia (https://www.facebook.com/IPSIA.BIH) à #Bihać, résume la situation actuelle dans le canton d’#Una_Sana, explosive depuis le milieu de l’été. « Les conditions imposées par le gouvernement local n’offrent plus de répit à personne. Même les familles, les femmes et les enfants n’ont plus accès aux #camps officiels. Quant aux transports en commun, ils sont désormais interdits aux réfugiés, ce qui permet aux trafiquants de faire des affaires encore plus lucratives. »

    Dans le même temps, la police expulse les #squats et tous les #camps_informels, renvoyant les réfugiés hors des frontières du canton. La population locale, de son côté, manifeste ouvertement son hostilité face à la présence massive de candidats à l’exil. Les agressions verbales et physiques se multiplient, ainsi que les attaques contre les volontaires.

    “Le canton d’Una Sana est plus que jamais le #cul-de-sac de la route des Balkans.”

    Du fait de la #pandémie et de la proclamation de l’#état_d’urgence, la situation s’est encore détériorée depuis le printemps. Les camps officiels, déjà pleins, n’accueillent plus de nouveaux entrants alors mêmes que les arrivées ont repris depuis la réouverture des frontières au mois de juin. Le canton d’Una Sana est plus que jamais le cul-de-sac de la route des Balkans, d’autant qu’à l’ouest, le jeu de domino entre les polices italienne, slovène et croate se poursuit, aboutissant au #refoulement des migrants interceptés dans cette zone frontalière de l’Union européenne.

    La seule réponse apportée par les autorités locales a été l’ouverture, en avril, d’un « #camp_d’urgence » à Lipa, entre Bihać et #Bosanski_Petrovac, dont le millier places a vite été rempli. Les squats se sont donc multipliés dans les #friches_industrielles et dans les bois. De toute façon, les migrants ne souhaitent pas rester ici et le « #game » continue : chaque jour, ils sont des centaines à tenter de déjouer la surveillance de la frontière croate avec l’espoir de ne pas être arrêté avant d’avoir atteint l’Italie.

    Le début du « chaos » qu’évoque Silvia Maraone remonte à la mi-juillet, avec l’expulsion du camp de fortune qui s’était créé à l’entrée de #Velika_Kladuša, près du camp officiel de #Miral, le long de la rivière #Kladušnica. Officiellement, l’opération a été déclenchée à cause des plaintes répétées des riverains. Début août, la police est revenue pour chasser les migrants qui avaient reconstitué un nouveau camp.

    « #Milices_citoyennes »

    Quelques jours plus tard, le maire de Bihać, #Šuhret_Fazlić, déclarait que la situation était aussi devenue insoutenable dans sa commune. « Cela n’a jamais été pire qu’aujourd’hui. Chaque jour, nous assistons à l’arrivée d’un flux incontrôlé de migrants. Il y en a déjà des milliers qui campent un peu partout. Une fois de plus, on nous laisse seuls », avant de conclure, menaçant : « Nous sommes prêts à prendre des mesures radicales ». Ce n’est pas la première fois que le maire de Bihać tire la sonnette d’alarme. Début 2018, au tout début de la crise, l’édile déplorait déjà le manque de soutien des autorités de la Fédération, l’entité croato-bosniaque dont dépend le canton, et nationales. À l’automne 2019, Silvia Maraone s’inquiétait aussi : « La situation ne fera qu’empirer dans les mois qui viennent si de nouveaux camps officiels ne sont pas ouverts d’urgence ».

    Selon les chiffres officiels, plus de 80% des réfugiés présents sur le sol bosnien se concentreraient dans le seul canton d’Una Sana. « Il sont plus de 5000, dont à peine la moitié hébergés dans des centres d’accueil officiels. Les autres dorment dans des bâtiments détruits ou dans les bois en attendant de tenter le game », poursuit Silvia Maraone. Ces dernières semaines, la population de Velika Kladuša a organisé des manifestations hebdomadaires contre la présence de migrants. Organisées sur les réseaux sociaux, ces rassemblements réunissent des habitants venus de tout le canton.

    Pire, des #milices citoyennes ont commencé à se mettre en place pour refouler les migrants. « Dans certains groupes Facebook, des membres signalent les plaques des véhicules qui transportent des migrants », observe Silvia Maraone. « Des routes ont même été bloquées, des pierres et des bâtons jetés sur les véhicules. » Ce n’est pas tout. « Des citoyens ont attaqué des migrants en pleine rue, tandis que les volontaires leur venant en aide se sont faits dénoncer à la police. » Le 17 août, les forces de l’ordre ont dû intervenir à Velika Kladuša où des dizaines de riverains s’étaient massés et avaient attaqué un bus où se trouvaient des migrants.

    Pour justifier de telles actions coup de poing, on trouve la rhétorique habituelle de l’extrême-droite complotiste : la prétendue violence de ces migrants et la menace qu’ils feraient peser pour la sécurité de la population locale. Des arguments balayés par les statistiques officielles, mais qui font mouche auprès de Bosniens fatigués par des décennies de divisions, de corruption et de misère.

    Deux jours après la violente manifestation du 17 août à Velika Kladuša, la cellule de crise du canton d’Una-Sana a décrété des mesures très dures : l’évacuation de tous les migrants vivant hors des structures d’accueil officielles, perquisition dans tous les lieux privés offrants des services aux migrants, interdiction de quitter les camps officiels, d’utiliser les transports en commun et d’entrer dans le canton pour tous les migrants. Des postes de contrôle ont aussi été mis en place sur les routes d’accès au canton.

    “Ils ont tout brûlé, vêtements, téléphones portables, sacs à dos. Ils nous ont frappés avec des matraques.”

    « Les personnes expulsées des squats n’ont pas toutes pu être accueillies au camp de #Lipa et ont été refoulées en #Republika_Srpska (l’autre entité de Bosnie-Herzégovine) », dénonce Silvia Maraone. « Même les familles avec enfants sont abandonnées sans aucune aide. » Ces restrictions à la #liberté_de_mouvement violent les #droits_humains fondamentaux, comme l’a dénoncé Amnesty International dans un communiqué, le 25 août. Le réseau Transbalkanska Solidarnost (https://transbalkanskasolidarnost.home.blog) demande aux autorités locales et aux organisations internationales de « mettre fin à la politique du silence », de condamner publiquement ces pratiques illégales, de poursuivre les responsables et d’assurer un accueil digne et sûr aux migrants.

    Transbalkanska Solidarnost a recueilli plusieurs #témoignages sur ces expulsions, dont celles de l’ONG No Name Kitchen à Bosanska Otoka. « Nous dormions dans une ancienne usine abandonnée près de Bihać quand la police est arrivée. Il devait y avoir 20 ou 25 policiers. Ils ont tout brûlé, vêtements, téléphones portables, sacs à dos. Ils nous ont frappés avec des matraques, puis nous ont expulsés ici où nous sommes sans nourriture, sans rien. Je me suis échappé d’Afghanistan pour me sauver et là je retrouve cette violence... Pourquoi ?! », se désole A., 16 ans. Selon les chiffres des associations, plus de 500 réfugiés se sont retrouvés bloqués sur la ligne de démarcation entre les deux entités bosniennes, personne ne voulant les prendre en charge.

    Malgré les menaces qui se font toujours plus fortes, les réseaux de #volontaires continuent de venir en aide aux migrants : distribution de produits de première nécessité, de vêtements et signalement des violences et des violations des droits. « Ce n’est pas facile », reconnaît Silvia Maraone. « Tout le monde vous regarde mal et ceux que vous aidez sont détestés… Nous restons prudents. » Son ONG, Ipsia ; intervient toujours dans le camp de Bira, géré par l’#Organisation_internationale_pour_les_migrations (#OIM) où elle gère le Café social et prépare un projet plus vaste, soutenu par des fonds européens, pour développer des activités, hors des camps, visant à améliorer les relations entre migrants et population locale. Il y a urgence. « Jamais le bras-de-fer avec le reste de la Bosnie n’a été aussi tendu. »

    https://www.courrierdesbalkans.fr/refugies-chaos-dans-le-nord-ouest-de-la-bosnie-herzegovine

    #asile #migrations #réfugiés #Bosnie #Bosnie-Herzégovine #Balkans #route_des_Balkans #camps_de_réfugiés #campements #IOM #extrême_droite #solidarité

    –-> « Quant aux transports en commun, ils sont désormais interdits aux réfugiés, ce qui permet aux trafiquants de faire des affaires encore plus lucratives »
    #ségrégation #transports_publics #transports_en_commun #apartheid

    –-> « l’#Organisation_internationale_pour_les_migrations (#OIM) gère le Café social et prépare un projet plus vaste, soutenu par des fonds européens, pour développer des activités, hors des camps, visant à améliorer les relations entre migrants et population locale. Il y a urgence. »
    En fait, ce qu’il faudrait faire c’est ouvrir les frontières et laisser ces personnes bloquées en Bosnie, où elles n’ont aucune intention de rester, de partir...

    ping @karine4 @isskein

  • Comment Israël fait la guerre à l’histoire palestinienne
    Jonathan Cook, Mondoweiss, le 21 août 2020
    https://agencemediapalestine.fr/blog/2020/08/24/comment-israel-fait-la-guerre-a-lhistoire-palestinienne

    Quand l’acteur palestinien Mohammed Bakri a réalisé un documentaire sur Jénine en 2002 – filmé immédiatement après que l’armée israélienne eut achevé de saccager cette ville de Cisjordanie, laissant la mort et la destruction derrière elle – il a choisi un narrateur inhabituel pour sa première scène : un jeune Palestinien muet.

    Jénine a été isolée du monde pendant près de trois semaines pendant que l’armée israélienne rasait le camp de réfugiés voisin et terrorisait sa population.

    Le film de Bakri, « Jénine », montre le jeune homme se hâtant silencieusement entre les immeubles détruits, utilisant son corps nerveux pour bien illustrer les endroits où les soldats israéliens ont abattu des Palestiniens et où leurs bulldozers ont fait s’effondrer les maisons, parfois sur leurs habitants.

    Il n’était pas difficile d’en déduire une signification plus large par Bakri : quand il est question de leur propre histoire, les Palestiniens n’ont pas droit à la parole. Ils sont les témoins silencieux de leurs propres souffrances et maltraitances, et de celles de leur peuple.

    L’ironie, c’est que Bakri a lui-même subi le même sort depuis Jénine, il y a 18 ans que Jénine a été libérée. Aujourd’hui, on se souvient peu de son film, ni des crimes choquants qu’il a enregistrés, sauf de ces batailles juridiques sans fin afin de le maintenir hors des écrans.

    Depuis, Bakri est bloqué dans les tribunaux israéliens, accusé d’avoir diffamé les soldats qui ont mené l’attaque. Il a payé un prix personnel élevé. Des menaces de mort, la perte de travail et des frais juridiques interminables qui l’ont presque ruiné. Le verdict, pour le plus récent des procès intentés contre lui – cette fois soutenu par le ministre de la Justice israélien – est attendu dans les semaines à venir.

    Bakri est une victime particulièrement importante de la guerre menée depuis si longtemps par Israël contre l’histoire palestinienne. Mais il en existe d’autres exemples, innombrables.

    Le film « Jénine, Jénine » de Mohammed Bakri :
    https://www.youtube.com/watch?v=ZE2-KfY25Xw&list=PLD989FADB7A2BD578

    #Palestine #Histoire #Mohammed_Bakri #Jénine_Jénine #Dawaymeh #Nakba #occupation #colonisation #apartheid #mensonges #dissimulations #censure #propagande

  • » Israeli Forces Seize Bulldozer, Deliver Halt Construction Orders
    August 3, 2020 6:46 AM Ali Salam – IMEMC News
    https://imemc.org/article/israeli-forces-seize-bulldozer-deliver-halt-construction-orders

    sraeli forces, on Saturday, blocked the construction of a water pipeline in Palestinian Atouf village, near Tubas in the northern occupied West Bank, local sources said.

    The mayor of the village, Abdullah Besharat, told Palestinian WAFA News Agency that the Israeli army ordered the driver of a bulldozer to stop working on the site.

    Besharat added that the project aimed at providing clean potable water to livestock breeders in Atouf and surrounding villages of the Jordan Valley.

    According to the Palestinian Information Center, Israeli soldiers confiscated one of the Palestinian-owned bulldozers and chased another one in Atouf village, in the Jordan Valley.

    Meanwhile, Israeli authorities handed out halt construction orders against Palestinian-owned property in al-Walaja village near Bethlehem city, in southern West Bank.

    According to local sources, Israeli soldiers invaded Ein Juwaiza area in al-Walaja village, northwest of Bethlehem, and distributed notices ordering local residents to halt any further construction of their homes, retaining walls and a water well.

    #colonialisme_de_peuplement #apartheid

  • Israël, Etat d’apartheid ?
    1 AOÛT 2020 PAR RENÉ BACKMANN

    L’organisation israélienne de défense des droits humains Yesh Din a analysé le régime d’occupation imposé par #Israël en #Cisjordanie à la lumière des définitions de l’#apartheid fournies par les Nations unies et la Cour pénale internationale. Conclusion : le crime contre l’humanité d’apartheid est perpétré en Cisjordanie. Les auteurs du crime sont israéliens et les victimes sont les #Palestiniens.

    L’État d’Israël est-il un régime d’apartheid ? Depuis des décennies l’accusation a été portée, avec une intensité et une fréquence croissantes, contre le pouvoir israélien en raison de la forme d’administration arbitraire et brutale imposée à la Cisjordanie et à ses habitants, du traitement discriminatoire réservé à ses citoyens palestiniens, du contrôle total exercé sur Jérusalem-Est, de son comportement avec les Bédouins du Negev, ou de la nature même du sionisme, comme concept et mouvement.

    La construction, à partir du début des années 2000, du mur et du grillage baptisés « barrière de sécurité » par le gouvernement israélien, mais instaurant une véritable séparation de fait entre colons israéliens et Palestiniens, a été, dans la construction de ce réquisitoire, une étape majeure. Car elle a fourni des arguments de poids à ceux – militants des droits humains, juristes, journalistes, politiciens israéliens et palestiniens – qui dénonçaient, derrière le renforcement continu de la colonisation, la dérive incontrôlable vers une politique d’apartheid. Un apartheid à double effet, pourrait-on même dire car le mur et la barrière séparent globalement les Israéliens des Palestiniens, mais aussi, en plusieurs points, comme à l’est de Jérusalem par exemple, des Palestiniens d’autres Palestiniens, otages des méandres coloniaux du mur/barrière.

    Et la promesse récente d’annexion d’une partie au moins de la Cisjordanie, avancée par Benjamin Netanyahou avec le soutien de Donald Trump – même si elle est, pour le moment, en panne – a provoqué une nouvelle salve de soupçons et d’accusations. Zulat, un nouveau groupe de recherches qui milite pour « l’égalité et les droits de l’homme », vient de publier un rapport de 34 pages affirmant qu’il ne s’agirait pas seulement, dans ce cas, d’annexion mais d’apartheid. Le document, fruit des réflexions d’une demi-douzaine de juristes, universitaires et diplomates, démontre notamment comment, en sept étapes, le premier ministre israélien entend « mettre en œuvre un plan qui transformera l’État d’Israël démocratique en État d’apartheid ».

    Caricature rhétorique ? Anticipation polémique ? Hallucination idéologique ? Pour tenter d’en finir avec le procès en radicalisme subjectif fait aux dénonciateurs de la dérive « sud-africaine » du gouvernement israélien, l’ONG israélienne Yesh Din (« Il y a une justice ») a confié à un groupe d’experts – avocats, politologues, magistrats –, comprenant notamment un ancien procureur général de l’État, la mission de vérifier si le crime d’apartheid, tel qu’il est désormais défini par le droit international, est perpétré par Israël.

    Yesh Din était on ne peut mieux armée pour entreprendre cette étude. Depuis 2005, cette discrète ONG, patronnée par des personnalités aussi éminentes et respectables que le dramaturge Joshua Sobol, le sculpteur Dani Karavan ou l’universitaire récemment décédé Zeev Sternhell, fournit une assistance juridique aux Palestiniens, dont les droits sont violés par les autorités israéliennes ou des citoyens israéliens. Le résultat des recherches de Yesh Din, un rapport de 58 pages, a été publié en juin sous le titre : « L’occupation israélienne de la Cisjordanie et le crime d’apartheid : avis juridique. » 

    Riches des enseignements rassemblés en 15 ans sur le terrain par les volontaires, juristes et chercheurs de Yesh Din, les experts ont analysé la nature du régime militaire en Cisjordanie, ainsi que les lois, pratiques et politiques mises en œuvre dans les territoires occupés par l’armée.

    Ils ont ainsi examiné en détail l’entreprise de colonisation, les expropriations massives – souvent sous des prétextes de sécurité –, le détournement des ressources au bénéfice des colons et au détriment des résidents palestiniens, et l’existence du système juridique dual instauré dans le territoire – une loi s’appliquant aux Israéliens, une autre aux Palestiniens. Avec, en tête deux questions majeures : 1) l’occupation explique-t-elle, à elle seule, ce qui se passe en Cisjordanie et ce qu’Israël y a créé, ou une autre construction légale s’y ajoute-t-elle ? 2) L’État d’Israël a-t-il institué un régime d’apartheid en Cisjordanie et si c’est le cas, le crime d’apartheid y est-il commis ?

    Car, rappellent les auteurs du document, l’apartheid, après avoir été l’idéologie d’un régime mis en place en un lieu précis – l’Afrique du Sud – à un moment précis du XXe siècle, « est aujourd’hui une forme particulière de crime contre l’humanité, qui correspond à une définition précise. Et bien que son origine soit historiquement liée au régime raciste d’Afrique du Sud, c’est désormais un concept juridique indépendant qui peut exister sans être fondé sur une idéologie raciste ».

    Pour le droit international, il existe aujourd’hui, en fait, deux définitions de l’apartheid. Celle de la Convention internationale des Nations unies adoptée en novembre 1973 et entrée en vigueur en juillet 1976 ; et celle du Statut de Rome, entré en vigueur en juillet 2002, qui crée la Cour pénale internationale et considère l’apartheid comme l’un des dix crimes contre l’humanité relevant de sa compétence. Les deux textes diffèrent sur certains points mais s’accordent sur une base commune, selon laquelle on entend par crime d’apartheid « des actes inhumains commis dans le cadre d’un régime institutionnalisé d’oppression systématique et de domination d’un groupe racial sur tout autre groupe racial ou tous les groupes raciaux et dans l’intention de maintenir ce régime ».

    Plus détaillée que le Statut de Rome, la Convention de l’ONU énumère ensuite neuf « actes inhumains » qui caractérisent le crime d’apartheid. Parmi ces « actes inhumains » figure notamment le fait de « prendre des mesures, législatives ou autres, destinées à empêcher un groupe racial ou plusieurs groupes raciaux de participer à la vie politique, sociale, économique et culturelle du pays et créer délibérément des conditions faisant obstacle au plein développement du groupe ou des groupes considérés, en particulier en privant les membres d’un groupe racial ou de plusieurs groupes raciaux des libertés et droits fondamentaux de l’homme, notamment le droit au travail, le droit de former des syndicats reconnus, le droit à l’éducation, le droit de quitter son pays et d’y revenir, le droit à une nationalité, le droit de circuler librement et de choisir sa résidence, le droit à la liberté d’opinion et d’expression et le droit à la liberté de réunion et d’association pacifiques ».

    Compte tenu des définitions de l’apartheid admises par le droit international, et des « actes inhumains » qui le caractérisent, le crime d’apartheid est-il commis en Cisjordanie, au regard des institutions, règlementations, législations et pratiques instaurées par Israël dans les territoires qu’il occupe et colonise ?

    Pour répondre à cette interrogation centrale, l’auteur du rapport, l’avocat Michael Sfard, et les cinq experts qui ont contribué à cette étude juridique ont d’abord longuement analysé l’histoire de l’apartheid et les éléments qui caractérisent ce crime, avant de passer au crible du droit international la vie quotidienne des Palestiniens telle qu’elle a été observée, au fil du temps, par les volontaires de Yesh Din. Rigoureuse et documentée, cette enquête occupe plus de la moitié du document.

    Le crime d’apartheid est perpétré en Cisjordanie

    Composante majeure de la situation d’apartheid, la présence, dans le même espace géographique, de deux groupes nationaux est évidente en Cisjordanie, où coexistent des Juifs israéliens et des Palestiniens, les seconds constituant 86 % de la population totale. Mais la situation locale est particulière, notent les auteurs du rapport, car, à « la domination et l’oppression » de l’occupation militaire, s’ajoute la présence d’une importante population de colons. Ce qui, indiscutablement, constitue « un élément du crime d’apartheid ». D’autant que l’inégalité des statuts civiques et politiques des uns et des autres est patente.

    « L’une des communautés, soulignent les auteurs du document, est constituée de civils vivant sous occupation, sous l’autorité de militaires et soumis à des lois dont ils ne peuvent en rien influencer la création. L’autre est constituée de citoyens du pays occupant. La première n’a aucun droit civique, la seconde a tous ses droits civiques et dispose de toute l’influence politique dont bénéficient les citoyens d’une démocratie. L’une est politiquement invisible tandis que l’autre jouit d’un grand pouvoir politique. »

    Le statut des Palestiniens, dans ce système, est d’autant plus pesant qu’ils sont gouvernés par des militaires en vertu d’un régime juridique qui cumule la réglementation militaire israélienne et les législations jordanienne, britannique et ottomane, le tout subordonné, au moins en théorie, à la législation internationale régissant l’occupation militaire. Le régime des colons israéliens qui vivent parmi eux est en revanche totalement civil, fondé sur les lois adoptées par le Parlement israélien qu’ils élisent et où ils peuvent se faire élire.

    Autre trait caractéristique de la « séparation » entre Israéliens et Palestiniens en Cisjordanie : elle est fondée sur un régime de permis qui ne s’applique qu’aux Palestiniens. Aucun Palestinien ne peut entrer dans une zone où existe une présence israélienne – civile ou militaire – sans raison précise et, surtout, sans disposer d’un permis spécial délivré – ou non – par « l’administration civile » israélienne, c’est-à-dire par la branche de l’armée qui gère l’occupation.

    A l’origine, il s’agissait d’interdire l’entrée des Palestiniens dans les colonies, puis dans l’espace qui les entoure, appelé « zone de sécurité spéciale ». Par la suite, après la construction du mur/barrière, lorsque des centaines de kilomètres carrés de terres palestiniennes se sont retrouvés isolés entre le mur et la « Ligne verte », qui définit le contour de la Cisjordanie, le régime des permis a été étendu à cette « zone de jonction ».

    Et les Palestiniens qui se sont retrouvés séparés de leurs terres agricoles par le mur doivent disposer d’un permis pour entretenir leurs terres ou veiller sur leurs vergers, alors que n’importe quel israélien juif ou touriste étranger peut y accéder librement. Selon une étude conduite par le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), auprès de 67 communautés palestiniennes, 18 % seulement des agriculteurs qui cultivent des terres dans la « zone de jonction » ont obtenu le permis nécessaire pour continuer leur travail.

    À ce régime de permis s’ajoute, pour souligner encore la séparation entre Israéliens et Palestiniens, un réseau compliqué de routes spécifiques, baptisé par les militaires israéliens « dérivations » ou « routes de contournement ». Assigné aux seuls véhicules palestiniens et beaucoup moins bien entretenu que le réseau réservé aux colons, cet enchevêtrement de routes secondaires tortueuses oblige les Palestiniens à de longs détours jalonnés de tunnels – lorsqu’ils croisent une route principale réservée aux Israéliens –, mais il permet aux colons de circuler sans jamais rencontrer les véhicules portant les plaques blanches et vertes délivrées par l’Autorité palestinienne.

    Peinture murale reprenant le cri d’Edvard Munch sur le mur séparant la Cisjordanie © Artur Widak / NurPhoto / NurPhoto via AFP
    Comme le statut civique, la forme de citoyenneté, le régime des permis ou la séparation des réseaux routiers, la disposition de la terre, la pratique des expropriations et l’accès comparé des deux groupes nationaux aux « terres d’État » constituent, aux yeux des experts de Yesh Din, des marqueurs caractéristiques de la discrimination dont l’examen s’avère éloquent. Car « l’administration civile » en fait, depuis des décennies, un usage aussi arbitraire que récurrent.
    Invoquant une interprétation controversée de la « loi de la terre » ottomane de 1858, qui déclare « terres d’État » les terres agricoles qui n’ont pas été cultivées de manière continue, « l’administration civile » a déclaré entre 1978 et 1992 « terres d’État » près de 30 % de la superficie de la Cisjordanie – hors Jérusalem-Est. La majeure partie de ces terres, utilisées à l’origine par les Palestiniens pour y élever leur cheptel et développer leurs villages, ont été – et sont encore – affectées à la construction et à l’extension continue des colonies.

    Les auteurs du rapport de Yesh Din constatent que d’après les documents qu’ils ont consultés, seulement 0,24 % des « terres d’État » ont été allouées depuis 1967 à des « entités palestiniennes », alors que plus de 99,26 % ont été attribuées à l’Organisation sioniste mondiale qui développe des colonies, à des colonies déjà existantes, à des ministères israéliens ou à de grandes entreprises israéliennes.

    À ces expropriations ordonnées et exécutées par l’État israélien s’ajoutent, soulignent les auteurs du rapport, les « appropriations violentes » pratiquées par les colons. « Même si cette violence n’est pas perpétrée par le régime, notent les experts, l’aveuglement volontaire des autorités, l’absence de toute volonté de faire respecter la loi et la légitimation rétroactive par les autorités de la présence des colons sur les terres qu’ils viennent de s’approprier illégalement ne laissent pas d’autre choix que de tenir le régime pour responsable. » Selon une étude de Yesh Din réalisée en janvier 2019, près de 30 « avant-postes » investis par des colons avaient été rétroactivement autorisés et 70 autres étaient en voie de « régularisation ».
    « En plus de ces discriminations en matière de droits et d’usage des ressources, le régime d’occupation utilise diverses mesures, dont certaines sont draconiennes, pour éliminer toute forme de résistance, même lorsqu’elle est non violente, constate le rapport. Des ordres militaires limitent les protestations non violentes et interdisent manifestations, réunions publiques et cortèges. Le régime militaire s’appuie systématiquement sur la détention administrative et la criminalisation des associations politiques pour empêcher toute opposition. Toutes les principales organisations politiques palestiniennes, y compris le Fatah et l’OLP avec lesquels le gouvernement israélien a conclu des accords, ont été déclarées associations interdites ou organisations terroristes, et des milliers de Palestiniens ont été emprisonnés pour leur appartenance à ces organisations, même s’ils n’ont participé à aucune action violente. »

    Ajoutée au déni de toute expression et représentation démocratique lié au statut spécifique des Palestiniens de Cisjordanie, et à la négation de toute liberté de résidence et de mouvement, cette criminalisation de toute opposition, même non violente, confirme que la préservation, la protection du régime imposé par l’occupant est l’une des caractéristiques majeures des institutions mises en place et consolidées par Israël. « Les changements que les gouvernements israéliens ont infligés à la Cisjordanie ont été si profonds, les efforts accomplis pour renforcer l’emprise israélienne sur la région et affaiblir les Palestiniens si intenses, constatent les experts de Yesh Dini, que l’évidence, accumulée au fil des ans, de l’intention israélienne de maintenir son contrôle permanent sur la région est solide, au point d’être sans équivoque, manifeste et probante. » Or, cette « intention de maintenir le régime institutionnalisé d’oppression » est l’un des critères qui définissent le crime d’apartheid pour le Statut de Rome.

    « Oui, nous » : le titre choisi par les auteurs du rapport pour leur conclusion répond clairement à la double question, teintée d’incrédulité, qui ouvrait leur document : « Apartheid ? Nous ? » « C’est une constatation difficile à faire, écrit le rédacteur du rapport, mais la conclusion de cet avis est que le crime contre l’humanité d’apartheid est perpétré en Cisjordanie. Les auteurs du crime sont israéliens et les victimes sont les Palestiniens. L’annexion rampante qui se poursuit, sans parler de l’annexion officielle d’une partie de la Cisjordanie, par une législation qui y appliquerait la loi et l’administration d’Israël, est un amalgame des deux régimes. Ce qui pourrait renforcer l’accusation, déjà entendue, selon laquelle le crime d’apartheid n’est pas commis seulement en Cisjordanie. Et que le régime israélien, dans sa totalité, est un régime d’apartheid. Qu’Israël est un État d’apartheid. C’est lamentable et honteux. Et même si tous les Israéliens ne sont pas coupables de ce crime, nous en sommes tous responsables. C’est le devoir de tous et de chacun d’agir résolument pour mettre un terme à la perpétration de ce crime. »

    https://www.mediapart.fr/journal/international/010820/israel-etat-d-apartheid?onglet=full

  • Pourquoi les alliés d’Israël sont-ils subitement préoccupés par sa dernière annexion ?
    Par Joseph Massad 13 juillet 2020 – Source : Middle East Eye – Traduction : MR pour ISM
    http://www.ism-france.org/analyses/Pourquoi-les-allies-d-Israel-sont-ils-subitement-preoccupes-par-sa-derni

    (...) Au total, plutôt que de prendre 55 % de la Palestine, les sionistes en ont pris plus de 78 %. Cela a posé un problème lorsqu’Israël a présenté une demande d’adhésion à l’ONU au premier anniversaire de la résolution 181, alors qu’il occupait encore des territoires palestiniens et de l’ONU.

    Le Conseil de sécurité a examiné la demande et a adopté la résolution 69 en mars 1949, recommandant à l’Assemblée générale d’admettre Israël en tant qu’État « épris de paix ». Le vote a été favorable à 9 contre 1, l’Égypte s’y opposant. Le Royaume-Uni s’est abstenu, comme il l’avait fait pour la résolution 181 en 1947.

    Refus d’indemniser les réfugiés

    L’Assemblée générale était réticente à admettre Israël tant qu’il ne répondait pas aux questions des États membres sur ses violations de deux résolutions de l’ONU. Il s’agissait du refus d’Israël de déclarer des frontières officielles, de son occupation de la moitié du territoire alloué à l’État palestinien, de son occupation de Jérusalem-Ouest et de son refus de permettre aux réfugiés palestiniens de retourner dans leurs foyers à l’intérieur du territoire sur lequel Israël s’est établi, ainsi que de son refus d’indemniser ces réfugiés pour les biens perdus, comme le stipule la résolution 194, adoptée le 11 décembre 1948.

    La résolution 194 a également établi la Commission de conciliation des Nations unies pour la Palestine, qui négociait à cette époque avec Israël sur la délimitation de ses frontières.

    L’ambassadeur d’Israël, Abba Eban, né en Afrique du Sud, a répondu à ces questions le 5 mai 1949. Il a assuré à l’Assemblée générale que la question des frontières pouvait être résolue par « un processus d’ajustement pacifique des dispositions territoriales prévues » dans la résolution 181, et que « l’ajustement devrait être effectué non par des modifications arbitraires imposées de l’extérieur, mais par des accords librement négociés par les gouvernements concernés ».

    En outre, Eban a insisté sur le fait que le « problème des réfugiés » ne pouvait pas être réglé avant que la question des frontières ne soit réglée par des négociations séparées avec chaque État arabe, et qu’Israël ne pourrait pas négocier efficacement sans devenir d’abord membre de l’ONU. (...)

  • Oui, c’est bien Israël de l’apartheid. Même sans annexion
    Par Michael Sfard, le 9 juillet 2020 | Agence Media Palestine
    https://agencemediapalestine.fr/blog/2020/07/13/oui-cest-bien-israel-de-lapartheid-meme-sans-annexion

    Le 1er juillet est passé sans annexion, tout comme les jours suivants. Nous assistons peut-être à l’évaporation de la politique la plus téméraire de la droite dans le conflit israélo-palestinien, une politique dont les plus grands partisans d’Israël ont averti qu’elle allait le transformer en un État d’apartheid. La suppression de l’annexion de l’ordre du jour supprime-t-elle aussi le danger de l’apartheid ?

    Malheureusement, la réponse est non. Ces derniers mois, j’ai étudié la question en profondeur et, dans un avis juridique que j’ai rédigé pour le groupe de défense des droits Yesh Din, je suis arrivé à une conclusion démoralisante sur la pertinence de ce terme pour décrire le type de contrôle exercé par Israël en Cisjordanie. Oui, même sans annexion.

    Le mot « apartheid » est utilisé de diverses manières dans différents contextes ; la signification de ce terme dans l’arène publique n’est pas identique à sa signification en science politique, en histoire et en droit. (...)

    #Apartheid
    traduction de https://seenthis.net/messages/866580

  • De-confine Borders: Towards a Politics of Freedom of Movement in the Time of the Pandemic

    This paper takes stock of the momentous transformations in bordering practices, migration and global mobility that have been sparked by the new coronavirus pandemic, and seeks to forge a progressive agenda for research and nongovernmental practice in this context. Focusing on Europe, it argues that states have conflated the “war on the virus” with the “war on migrants” and imposed drastic new restrictions on international mobility. What has long been referred to as a “global apartheid” which in effect uses the category of citizenship to police (im)mobility according to global geographies of race and class, is being supplemented by a “sanitary apartheid” through which states aim to keep virus-free “bubbles” apart from populations designated as contagious. Illegalised migrants will however continue to cross borders in search of protection and a better life with or without the approval of states. It is only by recognising migrants’ right to move that one may implement measures to mitigate the risks of contagion so as to protect migrants and sedentary populations alike. At the same time, the excessive mobility of the privileged through air travel that has been a major factor in spreading the virus and contributes to ecological destruction should also be limited. Re-thinking the politics of (im)mobility in the context of the pandemic must be part of the process of transformation towards a more just and sustainable world.

    https://www.compas.ox.ac.uk/2020/de-confine-borders-towards-a-politics-of-freedom-of-movement-in-the-tim
    #Charles_Heller #liberté_de_circulation #liberté_de_mouvement #covid-19 #coronavirus #asile #migrations #réfugiés #frontières #mobilité #pandémie #apartheid_sanitaire #mobilité_internationale #im/mobilité

    Version courte:
    https://www.compas.ox.ac.uk/2020/de-confine-borders-towards-a-politics-of-freedom-of-movement-in-the-tim

    ping @mobileborders @karine4 @isskein @thomas_lacroix @reka

  • Yes, it’s Israeli apartheid. Even without annexation
    Michael Sfard | Jul. 9, 2020 | 10:19 PM
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-yes-it-s-israeli-apartheid-even-without-annexation-1.8984029

    July 1 passed without an annexation, as have the following days. Maybe we’re witnessing the evaporation of the right’s most audacious policy for the Israeli-Palestinian conflict, a policy that Israel’s biggest supporters have warned will turn it into an apartheid state. Does the removal of annexation from the agenda also remove the danger of apartheid?

    Unfortunately, the answer is no. In recent months, I have studied the issue in depth and, in a legal opinion I authored for the Yesh Din rights group, I came to a disheartening conclusion on this term’s relevancy for describing the type of control wielded by Israel in the West Bank. Yes, even without annexation.

    The word “apartheid” is used in various ways in different contexts; the meaning of the term in the public arena isn’t identical to its meaning in political science, history and law.

    In the legal sphere, “apartheid” is a term for a type of regime and an international crime. Once an ideology of a regime in a specific time and place in the 20th century, apartheid is now a term for an international crime constituting a crime against humanity. The crime of apartheid is defined in two international conventions; one is the Rome Statute, which codifies the activities of the International Criminal Court in The Hague.

    Though apartheid’s origin is historically linked to the racist regime in South Africa, it is now an independent legal concept with a life of its own that can exist without being founded on racist ideology. The crime of apartheid is defined as “inhumane acts ... committed in the context of an institutionalized regime of systematic oppression and domination by one racial group over any other racial group or groups and committed with the intention of maintaining that regime.”

    In other words, apartheid is a regime that, using all the tools at its disposal – law, policy, practice – creates the superiority of one group and imposes inferiority on another, usually manifested in institutional discrimination regarding rights and resources. Contrary to popular belief, in international law, a racial group is defined in accordance with sociopolitical classifications, not biological-genetic ones, thus the definition encompasses national or ethnic origin. It’s not enough to impose inferiority on such a group; a condition for committing the crime is that the superiority is not temporary but meant to be permanent.

    Hence, international law criminalizes “inhumane acts” committed against the inferior group with the aim of preserving the superior group’s control over it. You’d have to turn out the lights, plug your ears and close the shutters to evade the conclusion that the Israeli regime in the West Bank is an apartheid regime and that annexation would only deepen and expand it.

    Shocking statistic

    For the past 53 years, Israel has held the West Bank in a military occupation. Every occupation, including Israel’s, is by nature a system of forcibly controlling people whose civil rights are suspended, who are not eligible to vote, be elected and be represented in the institutions where their future is determined.

    But Israel chose to colonize the territory with its citizens; over five and a half decades, hundreds of thousands of them have settled there. Thus arose a situation in which two groups live under the same regime, one with rights and privileges, political power and representation, and one with no political presence whatsoever in the institutions that govern it.

    The result is exactly what the prohibition against building settlements was meant to prevent: directing all the territory’s resources to the occupying group at the expense of the occupied community. Thus, over the years, 99.76 percent of public lands allocated by Israel’s Civil Administration in the West Bank have served Israeli purposes, with less than a quarter of 1 percent allocated for Palestinian use. This shocking statistic is all the more distressing when you consider that, at the same time, Israel dispossessed Palestinian communities of more than a million dunams (247,000 acres) of land that were in use by them and slated for their development.

    Since 1967, 130 settlements (and about another 100 outposts) have been built in the West Bank, and aside from a neighborhood for Bedouin who were forcibly evicted from the Mishor Adumim area, and the city of Rawabi, which Israel allowed the Palestinian Authority to build, no new localities have been established for Palestinians. Palestinian communities in sparsely populated areas that Israel set its sights on became a target for a policy of uprooting, carried out by a failure to grant construction permits and by frequent demolitions (mainly in the South Hebron Hills, the Jordan Valley and the Jerusalem area).

    Israelis enjoy generous water allocations, franchises to quarry natural resources and access to natural springs, archaeological sites and nature reserves. Along with all this, Israel created a dual system of law in which one law applies to a Palestinian and another to an Israeli. The Israelis enjoy the benefits and protections of much of modern Israeli law, while Palestinians struggle under the weight of oppressive military injunctions.

    Many inhumane acts

    Thus, Palestinians do not have the right to demonstrate, but settlers do. Thus, an Israeli who gets in trouble with the law will be tried in a civil court where their right to due process is guaranteed, while their Palestinian neighbor accused of the same crime will be tried in a military court, where the proceedings are not even conducted in their language. Thus an Israeli is free to travel abroad, while a Palestinian needs a permit from the army.

    Every policy of dispossession, every practice of (physical and legal) separation, every prevention of development and every forced transfer of Palestinians constitutes “inhumane acts” as seen in the definition of the crime of apartheid. All are intended to permanently establish the regime of control over and oppression of the Palestinians and have nothing to do with security – the basic Israeli excuse for every violation of Palestinian rights.

    As a whole, Israel’s actions in the West Bank since 1967 provide solid evidence of the intention to perpetuate Israeli control over the territory, and thus over the people in it. If this had to be proved in court, it would be considered an easy case.

    And if Israel’s deeds weren’t enough, they have been joined by words in recent years. The official policy of striving for annexation, which came out of the closet after Donald Trump moved into the White House, shatters the alibi that until 2015 was brandished by Israel’s governments to refute the accusation of apartheid: We have no intention or desire to rule over the Palestinians; the situation is temporary.

    This has always been the claim – that as soon as there is a partner, we will negotiate, we will reach an agreement, and we will bid the Palestinians farewell. Right? Wrong. Once Israel began officially striving for annexation – that is, for perpetuating its rule by force – it lost this meager alibi, which could hardly cover for all its actions in any case.

    Apartheid was made a crime so as to defend the heart of human morality as defined after World War II: the notion of our common humanity. A regime that denies and subverts this idea is an illegitimate regime that must be brought to an end.

    Not all of us Israelis are guilty of the crime of apartheid, but we are all responsible for it, and it is our duty to stop the crime being committed in our name – for our sake, for the sake of future generations, and for the sake of a future based on the fundamental Jewish idea that every human being is created in God’s image.

    Michael Sfard, a human rights lawyer, is the legal adviser to the rights group Yesh Din.

    #Apartheid

  • Green Apartheid: Urban green infrastructure remains unequally distributed across income and race geographies in South Africa - ScienceDirect
    https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0169204620303947

    Highlights
    • Parks occur in neighborhoods with 82% higher income than those without parks.
    • White-dominated neighborhoods have 12% higher tree cover than others.
    • Spatial inequalities are mirrored in both public and private green space.
    • Green space inequity has been maintained and entrenched since Apartheid.
    • Open-access data offers possibilities for environmental justice.

    #inégalités #jardins #espaces_verts #greenness #afrique_du_sud #apartheid

  • » Israeli Troops Erect Settler-only Bypass Road in Southern Nablus
    May 19, 2020 11:16 PM IMEMC & Agencies
    https://imemc.org/article/israeli-troops-erect-settler-only-bypass-road-in-southern-nablus

    Israeli troops reportedly embarked on erecting a bypass road, on Tuesday, in the Huwara village, south of Nablus city in the northern occupied West Bank.

    Local Palestinian media sources said that the road is seven kilometers-long and that it will be located on about 100 acres of Palestinian farm lands.

    Ghassan Daghlas, chief of the file of Israeli colonial settlements, across the West Bank, told media outlets that Israeli army bulldozers have been bulldozing and razing Palestinian farm lands, for the second day consecutively.

    Daghlas noted that the bulldozing will cause the destruction of a total of 2800 olive trees owned by Palestinians in the villages of Burin, Huwara Beta, Ourta, Yatma, Sawiya and Yasouf, located in southern Nablus city.

    Noteworthy, the Israeli occupation government released, in April of 2019, footage of a new Israeli scheme for creating a road in Nablus city. The scheme involved 44 plans, many of which have reportedly been executed.

    Such a scheme is believed to serve only the nearby Israeli colonial settlements, constructed illegally on Palestinian-owned lands.

    #Apartheid

  • Israël : Politiques foncières discriminatoires à l’encontre des résidents palestiniens
    Human Rights Watch, le 12 mai 2020
    https://www.hrw.org/fr/news/2020/05/12/israel-politiques-foncieres-discriminatoires-lencontre-des-residents-palestinie
    https://www.hrw.org/sites/default/files/styles/1070w/public/multimedia_images_2020/202005mena_ip_jisr_comparative.jpeg?itok=PFg-W2HJ

    La politique du gouvernement israélien visant à confiner les communautés palestiniennes en Cisjordanie et à Gaza dans des espaces restreints est également appliqué à l’intérieur d’Israël, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch. Cette politique est discriminatoire à l’encontre des citoyens palestiniens d’Israël et favorise les citoyens juifs, en restreignant fortement l’accès des résidents palestiniens à des terres qui seraient requises pour construire des logements afin de s’adapter à la croissance naturelle de la population.

    #Palestine #Human_Rights_Watch #apartheid #nettoyage_ethnique #Jisr_al-Zarqa

  • The conviction and conscience of Achille #Mbembe : New Frame
    https://www.newframe.com/the-conviction-and-conscience-of-achille-mbembe

    A German Jewish organisation has accused the historian and social scientist of antisemitism and demanded that an invitation for him to speak at a cultural festival in Germany be withdrawn.

    German festival with speaker for Israel’s ’global isolation’ cancelled - The Jerusalem Post
    https://www.jpost.com/diaspora/german-festival-with-speaker-for-israels-global-isolation-cancelled-625534

    ... due to the coronavirus pandemic.

    ##BDS #Allemagne #apartheid #sionisme

  • Bien avant le coronavirus...

    L’apartheid ? Pire que l’apartheid
    Michel Warschawski, Israéliens et Palestiniens, ensemble contre l’apartheid, le 16 novembre 2019
    https://agencemediapalestine.fr/blog/2020/04/20/lapartheid-pire-que-lapartheid-desmond-tutu

    Les militants d’Afrique du Sud nous ont mis en garde contre l’utilisation abusive qu’on en fait souvent, considérant que l’apartheid qu’ils avaient vécu avait sa spécificité et qu’il fallait considérer autrement la situation faite aux Palestiniens. En parlant de l’occupation israélienne, Desmond Tutu a eu cette phrase extraordinaire « Apartheid ? Vous voulez rire. C’est pire que l’apartheid ». Le dirigeant Africain du Sud a su mettre l’accent avec beaucoup d’intelligence sur l’aspect éliminatoire du colonialisme sioniste face à la population indigène : le sionisme est un colonialisme d’expulsion, de remplacement ; c’est ce qui caractérise sa continuité depuis la fin du XIXème siècle jusqu’à aujourd’hui.

    #Palestine #Michel_Warschawski #Apartheid

  • l’histgeobox : Eddy Grant, Gimme Hope Jo’Anna (1988)
    https://lhistgeobox.blogspot.com/2020/03/eddy-grant-gimme-hope-joanna-1988.html
    https://lh5.googleusercontent.com/proxy/3Jrr2t96E3v7XHR6rdZuG3uy_kkaHNp7pfgJqdQMZET_P06vHq93_WWVsSCD5

    C’est dans ce contexte que le monde de la musique pop-rock s’expose aux circulations sonores. « Baby come back » devient un tube en 1968. A cette date, une partie du public britannique, même si ce n’est encore qu’à la marge, est tombée sous le charme des rythmes caribéens. En 1948, Lord Kitchener a fait danser les anglais aux sons du calypso avec son titre « London is a place for me », puis Desmond Dekker les a enfiévrés de son rockstedy tandis que la jeune Millie Small accrochait la ritournelle de « My boy Lollipop », reprise dans laquelle on reconnait les sonorités du ska, au sommet des charts. Le « Baby come back » des Equals lui emboite parfaitement le pas en la matière. Le groupe ne survit pas au-delà de l’année 1972, privé d’Eddy Grant qui s’en retire. Au terme de la décennie, le métissage musical en Grande Bretagne a franchi une nouvelle étape. En effet, le reggae jamaïcain popularisé par Bob Marley séduit le mouvement punk : ce sont notamment les Clash qui l’incorporent à leur morceaux. Justement en 1980, le groupe reprend un autre célèbre titre des Equals « Police on my back ». On a beau avancer dans le XXèsiècle, les violences policières contre la jeunesse et tout particulièrement celle issue des migrations caribéennes reste une constante[2]. Un trait d’union inébralable entre le temps colonial et post-colonial qui enflamme régulièrement les quartiers communautaires des grandes villes britanniques, et de Londres à Brixton, au sud, ou à Notting-Hill au nord-ouest épicentre du grand carnaval annuel caribéen.

  • Coronavirus : les détenus palestiniens en Israël craignent pour leur vie dans des prisons sales et bondées
    Akram Al-Waara, Middle East Eye, le 16 mars 2020
    https://agencemediapalestine.fr/blog/2020/03/17/coronavirus-les-detenus-palestiniens-en-israel-craignent-pour-l

    Mais alors que les mesures prises par le gouvernement pour stopper la propagation du virus commençaient à rétablir un certain calme, une terrible nouvelle est arrivée : le coronavirus touche désormais les prisons israéliennes, où sont détenus des milliers de prisonniers politiques palestiniens.

    #Palestine #coronavirus #prisons #discrimination #apartheid #assassinats

  • Tarantino : de Django à l’Apartheid israélien
    Agence Média Palestine, 25 Février 2020
    https://agencemediapalestine.fr/blog/2020/02/25/tarantino-de-django-a-lapartheid-israelien

    On pourrait croire à une leçon de morale anti-raciste de la part du réalisateur américain, alors comment peut-il rester silencieux face au traitement infligé aux Palestiniens par une politique israélienne que beaucoup qualifient d’Apartheid ?

    #Palestine #USA #Quentin_Tarantino #Cinéma #Complicité #BDS #Boycott_culturel #Apartheid #Django_Unchained

  • Dans les #vignobles sud-africains, les ouvriers agricoles noirs vivent l’enfer
    https://reporterre.net/Dans-les-vignobles-sud-africains-les-ouvriers-agricoles-noirs-vivent-l-e

    L’#Afrique_du_Sud est le neuvième producteur de #vin mondial et le tourisme viticole génère des milliards de rands — la monnaie locale — chaque année. Les chenin blanc et les syrah sud-africains sont notamment appréciés parce qu’ils sont bon marché. Et pour cause : à 18,68 rands (1,15 euro) par heure, le salaire minimum des travailleurs agricoles est l’un des plus bas du pays. 25 ans après la fin de l’#apartheid, alors que 73 % des terres agricoles appartiennent toujours à des fermiers blancs — une proportion sans doute encore plus élevée dans la province du Cap-Occidental —, les conditions de vie des quelque 100.000 Noirs et « Coloured » (les Métis) qui travaillent dans les vignobles de la région n’ont pas beaucoup changé.

    #viticulture #esclavage #pesticides #santé_au_travail #inégalités #alcoolisme #alcoolisation_fœtale #logement_insalubre #exploitation #dettes #expulsions #précarisation #injustices

  • The unsolved murder of South Africa’s pioneering investigative journalist under apartheid - Face2Face Africa
    https://face2faceafrica.com/article/the-unsolved-murder-of-south-africas-pioneering-investigative-journ

    Doing daring investigative work for Drum, an iconic magazine in the 1950s in South Africa, Nxumalo often “donned disguises, went undercover, pretended to be a farmworker, got himself arrested, all as part of his journalistic mission to expose social inequality and to challenge unjust authority”.

    But his remarkable journalism career was short-lived as on New Year’s Eve 1957, Nxumalo was stabbed to death while investigating suspicious deaths at an abortion clinic in Sophiatown, a suburb west of Johannesburg.

    #journalisme #histoire #apartheid #drum #afrique_du_sud

  • Premier colloque mondial sur l’apartheid israélien
    Muhammad Hussein, Middle East Monitor, le 5 décembre 2019
    http://www.chroniquepalestine.com/premier-colloque-mondial-sur-apartheid-israelien

    Le communiqué final du colloque de l’UNIW comprenait les cinq directives fondamentales qui doivent être observées dans l’objectif de former une Coalition Mondiale contre l’Apartheid Israélien :

    1. La Coalition est ouverte à toutes les personnes et organisations attachées aux principes de justice, égalité, et dignité pour tous ;
    2. Le but de la coalition est de contribuer au démantèlement du régime d’apartheid israélien imposé au peuple palestinien et de l’accélérer, dans le cadre de la réalisation de l’égalité, de la dignité et de la justice pour tous ;
    3. La Coalition utilisera tous les moyens légaux disponibles à cette fin ;
    4. La coalition servira de forum et de réseau de soutien permettant à ses membres de maximiser l’impact de leur travail dans leur domaine respectif, dont la recherche, la sensibilisation, l’action en justice, les activités de boycott, désinvestissement, et sanctions (BDS) en vue de combattre l’apartheid israélien.
    5. Dans toutes ses initiatives et activités, la Coalition adhérera aux principes énoncés dans le droit international.

    #Palestine #Apartheid #BDS #Boycott

  • Les organisations de défense des droits de l’homme se félicitent des observations finales du Comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination raciale sur la ségrégation raciale et l’apartheid des deux côtés de la Ligne verte | Agence Media Palestine
    https://agencemediapalestine.fr/blog/2019/12/24/les-organisations-de-defense-des-droits-de-lhomme-se-felicitent

    Déclaration commune

    Al-Haq – Droit au service de l’être humain

    BADIL Centre de ressources pour la résidence des Palestiniens et les droits des réfugiés

    Centre palestinien pour les droits humains

    Centre Al Mezan pour les droits humains

    Association Addameer pour le soutien aux prisonniers et les droits humains

    Adalah – Centre juridique pour les droits de la minorité arabe en Israël

    Coalition civile pour les droits palestiniens à Jérusalem

    Institut du Caire pour les Etudes sur les droits humains

    Coalition Internationale de l’Habitat – Réseau pour les droits à l’habitat et à la terre

    20 décembre 2019 – Trad. CG pour Agence Media Palestine

    Les organisations pour la défense des droits humains, palestiniennes, régionales et internationales saluent l’adoption, vendredi 12 décembre 2019, par le Comité des Nations Unies (UN) sur l’élimination de la discrimination raciale (désigné ci-après comme le CERD, ou « le Comité ») de ses Observations finales sur Israël qui mettent en lumière, pour la première fois, les politiques israéliennes et ses pratiques de ségrégation raciale et d’apartheid vis-à-vis du peuple palestinien des deux côtés de la Ligne verte. Publiées après examen d’Israël par le Comité lors de sa 100e session les 4 et 5 décembre 2019 à Genève, ces observations finales reflètent l’engagement actif des organisations de la société civile palestinienne, régionale et internationale dans le processus d’examen.

    Avant cet examen, nos organisations ont soumis plusieurs rapports au Comité, y compris un rapport commun de 60 pages soumis par Al-Haq, BADIL, le Centre palestinien pour les droits humains (PCHR), le Centre Al Mezan pour les droits humains, Addameer, la Coalition civile pour les droits palestiniens à Jérusalem (CCPRJ), l’Institut du Caire pour les Etudes sur les droits humains (CIHRS), et la Coalition Internationale de l’Habitat – Réseau pour les droits à l’habitat et à la terre (HIC-HLRN), rapport qui détaille la création par Israël d’un régime institutionalisé de domination raciale et d’oppression systématiques sur le peuple palestinien dans son ensemble, ce qui équivaut au crime de l’apartheid, en violation de l’article 3 de la Convention internationale pour l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (désignée ci-après comme « la Convention »).

    Dans une déclaration commune au Comité le 2 décembre 2019, les organisations ont argué que, depuis la Nakba de 1948, Israël a institué une série de lois discriminatoires, de politiques et de pratiques qui forment le fondement de son régime institutionalisé de domination raciale et d’oppression sur le peuple palestinien. En conséquence, les groupes ont pressé le CERD d’examiner la politique israélienne envers le peuple palestinien dans son ensemble, étape vers l’élimination de la fragmentation politique, juridique et géographique imposée au peuple palestinien et qui étaye le régime d’apartheid d’Israël.

    En conséquence de nos requêtes, le Comité a adopté plusieurs recommandations importantes reconnaissant les politiques et les pratiques de ségrégation raciale et d’apartheid d’Israël vis-à-vis du peuple palestinien des deux côtés de la Ligne verte, et incitant Israël à veiller à ce que ses politiques et ses pratiques « ne soient pas discriminatoires, intentionnellement ou par leurs effets, envers les citoyens palestiniens d’Israël [et] les Palestiniens des territoires palestiniens occupés » (paragraphe 3 des Observations finales). De plus, le Comité a appelé Israël à respecter ses obligations envers le peuple palestinien dans les territoires palestiniens occupés, de bonne foi et « en accord avec la lettre et l’esprit de la Convention et du droit international » (paragraphes 9-10). (...)

  • À #Lagos, les pauvres n’ont plus droit de cité

    En se développant à un rythme effrené, la mégalopole nigériane exclut les plus pauvres. Le quotidien britannique a suivi une famille de pêcheurs qui a été expulsée de son quartier. Nous publions ce reportage à l’occasion de l’opération “10 jours pour signer”, organisée par Amnesty International, dont Courrier international est partenaire.


    https://www.courrierinternational.com/article/droits-humains-lagos-les-pauvres-nont-plus-droit-de-cite
    #exclusion #pauvres #pauvreté #droit_à_la_ville #Nigeria #urban_matter #villes #géographie_urbaine #expulsion #destruction #logement

    https://www.courrierinternational.com/article/droits-humains-lagos-les-pauvres-nont-plus-droit-de-cite