• Afrique du Sud : les #unions #Noirs-Blancs restent rares
    https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/afrique-du-sud/afrique-du-sud-les-unions-noirs-blancs-restent-rares_3411175.html

    Les #couples_mixtes ne font toujours pas partie du paysage sud-africain. On ne dispose pas de chiffres officiels sur la question. Mais un quart de siècle après son démantèlement, l’héritage du régime raciste de l’#apartheid reste toujours vivant dans les têtes.

    #racisme #culture


  • ’Entrance not permitted to minorities’: Jerusalem City Hall’s discriminatory regulations to kindergartens
    The Reform movement in Israel’s advocacy arm is demanding that the city change the instructions it distributed, which violate the law
    Nir Hasson | Apr 20, 2019 9:22 PM | Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-jerusalem-municipality-orders-minorities-be-denied-entry-to-city-s

    The Israel Reform movement’s anti-racism organization is demanding the Jerusalem Municipality immediately cancel instructions ordering kindergarten teachers and support staff deny entry to people belonging to minority groups.

    The instructions, published by the emergency and security department of the Jerusalem municipality and distributed to the city’s kindergartens and pre-schools, order that “outsiders many not enter kindergarten premises,” adding that “as a rule, entrance is not permitted to minority groups.”

    According to the instructions, if minority groups want to enter the school, “the local security officer must be notified.” In Israel, the Hebrew term “minority groups” usually refers to Arabs and other non-Jews.

    In its appeal, the Racism Crisis Center, operated by the Israel Religious Action Center - the advocacy arm of the Reform movement in Israel - said that the municipality instructions to comprehensively prohibit outsiders and non-Jewish minorities from entering kindergartens harm their right to human dignity and equality, and therefore is wrong, illegal and forbidden.

    “Arabs in Israel are viewed as dangerous as it is, even in the absence of any real and specific indication that they pose a potential threat. As a result, they become immediate suspects, and are targeted, more than any other sector, due to alleged security reasons which are based on religious and ethnic stereotypes,” the letter states.

    “אין לאפשר כניסת זרים לגן. ככל, אין אישור לכניסת מיעוטים”
    זו ההוראה של עיירית ירושליםם לגנים. בני מיעוטים, גם אם הינם אזרחי ותושבי המדינה, הם בגדר זרים, ומסוכנים בברירת המחדל!.
    בעירייה אמרו שיתקנו את ההוראה - אבל מה עוד צפוי לנו אם הגזען סמוטריץ’ יעמוד בראש משרד החינוך? pic.twitter.com/zOXzCFqpo0
    — MK Aida Touma-Sliman (@AidaTuma) April 18, 2019

    Tweet by Touma-Sliman with a photo of the Jerusalem Municipality instructions.

    The appeal adds that “protecting the security of kindergarten children and personnel is of the utmost importance. However, the security considerations, as important and worthy as they may be, don’t justify the gross discrimination against non-Jews. We request that the municipality reexamine the matter and retract any instruction that discriminates against minorities.”

    The Jerusalem municipality said in response that “security procedures for educational facilities are set by the Israel Police and the Education Ministry. The Jerusalem municipality operates in accordance with those procedures. The instructions you are referring to were distributed a year and a half ago. We are grateful for the attention paid to the manner the instruction was written and we will act to fix it soon.”

    Arab Member of Knesset Aida Touma-Sliman tweeted in response, “Minority groups, even if they are citizens and residents of the country, are seen as foreigners and dangerous by default … What else awaits us if that racist [MK Bezalel] Smotrich is appointed as head of the education ministry?” - referring to far-right, newly reelected Knesset member, who is said to likely be the next education minister

    #apartheid

    • « Entrée interdite aux minorités » : les règlements discriminatoires imposés aux jardins d’enfants par l’Hôtel de Ville de Jérusalem
      22 avril | Nir Hasson pour Haaretz |Traduction SM pour l’AURDIP
      https://www.aurdip.org/entree-interdite-aux-minorites-les.html

      La branche du mouvement réformiste israélien chargée du plaidoyer demande à la Ville de modifier des directives qui violent la loi

      L’organisme antiraciste du mouvement réformiste israélien demande à la municipalité de Jérusalem d’annuler immédiatement des directives enjoignant au personnel enseignant et de service des jardins d’enfants de refuser l’accès aux personnes qui appartiennent à des groupes minoritaires.
      Ces directives, publiées par le département Urgence et sécurité de la municipalité de Jérusalem et distribuées aux jardins d’enfants et écoles maternelles de la ville, indiquent que « les personnes extérieures à l’établissement ne doivent pas pénétrer dans ses locaux », précisant qu’« en règle générale, l’entrée n’est pas autorisée aux membres de groupes minoritaires ».

      Selon les directives, si des membres de groupes minoritaires souhaitent pénétrer dans l’école, « l’agent de sécurité local doit être prévenu ». En Israël, le terme hébreu « groupes minoritaires » désigne habituellement les Arabes et autres non-Juifs.

      Dans sa demande, le Centre de lutte contre le racisme (IRAC), qui dépend du Centre israélien d’action religieuse - branche du mouvement réformiste israélien chargée du plaidoyer – souligne que les directives de la municipalité interdisant globalement aux personnes extérieures à l’établissement et aux minorités non juives de pénétrer dans les jardins d’enfants bafouent leur droit à la dignité humaine et à l’égalité, et qu’elles sont donc condamnables, illégales et inadmissibles.


  • “Caoutchouc rouge, rouge coltan”, petit bijou d’animation sur le Congo Grégoire Lalieu - 28 Mars 2019 - Investgaction
    https://www.investigaction.net/fr/caoutchouc-rouge-rouge-coltan-petit-bijou-danimation-sur-le-congo

    “Caoutchouc rouge, rouge coltan” nous raconte l’histoire d’Abo Ikoyo, une étudiante belgo-congolaise qui, pour un travail d’école, doit se replonger dans ses souvenirs de famille. C’est le prétexte que saisit avec justesse Jean-Pierre Griez pour explorer l’histoire du Congo et remonter le fil jusqu’à aujourd’hui.

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=Z7_u8EdY-DM

    Les souvenirs d’Abo Ikoyo remontent en effet à l’époque coloniale, celles des mains coupées et des expéditions punitives. Jean-Pierre Griez nous rappelle ainsi le sombre épisode des grottes de Tshamakélé. En 1899, le chef des sanga, Mulumé Niama, et 127 de ses hommes y trouvèrent refuge après avoir résisté à une attaque de l’armée belge. Les colons assiégèrent les grottes pendant plusieurs semaines. Finalement, ils en bloquèrent toutes les issues avant d’y bouter le feu. Pris au piège, Mulumé Niama et ses hommes périrent dans le massacre.

    Le racisme, l’apartheid, les exactions, l’assassinat de Lumumba… Abo Ikoyo remonte le fil de ses souvenirs avec l’exploitation des richesses du Congo en toile de fond. Petit à petit, le spectateur découvre que les choses n’ont pas tellement changé. Le caoutchouc hier, le coltan aujourd’hui. Les richesses du Congo font toujours l’objet de convoitises néocoloniales, pour le plus grand malheur de ses habitants.

    “Ce qui était important pour moi, c’était d’aborder les événements historiques pour comprendre ce qui se passe maintenant, explique Jean-Pierre Griez. Hier, le Congo subissait la guerre pour le caoutchouc. Aujourd’hui, ce sont pour des minerais très précieux comme le coltan qui sert à fabriquer nos smartphones et nos tablettes. Des multinationales européennes sont impliquées. D’ailleurs, le lobby Business Europe bloque toujours le projet de traçabilité des minerais. ”

    Ainsi, “Caoutchouc rouge, rouge coltan” ne se contente pas d’ouvrir une page de l’histoire. Ce qui n’est déjà pas une mince affaire tant la Belgique peine encore à ouvrir les yeux sur son passé colonial. Le film dessine aussi les contours d’un modèle économique basé sur l’exploitation et la course au profit maximum. Un modèle économique qui a traversé le temps et qui explique bien des drames.

    Jean-Pierre Griez signe une nouvelle fois un petit bijou d’animation où les marionnettes donnent vie au récit. Une façon de prendre le recul nécessaire pour aborder, avec les petits comme les grands, un sujet grave qui invite à la réflexion.

    Déjà diffusé à Mons, Namur, Liège et Bruxelles, “Caoutchouc rouge, rouge coltan”, sera encore projeté le 29 mars à 22 heures au Centre culturel Bruegel à Bruxelles, le 23 avril à 20 heures au Palace à Bruxelles et le 5 mai à 16 heures dans une version sous-titrée en néerlandais dans le cadre de l’Afrikafilmfestival au M Museum de Leuven. Le 17 mai à 12h30, séance de rattrapage au Plaza-Art de Mons. Notons enfin qu’un dossier pédagogique est également à disposition des enseignants qui souhaiteraient diffuser le film dans leur école.

    Plus d’infos sur le site du Village du Monde : https://levillagedumonde.blogspot.com

    #Congo #coltan #rdc #racisme #apartheid #exactions #téléphone_portable #mobile #guerre #téléphone #matières_premières #minerais #téléphone_mobile #tantale #travail_des_enfants #responsabilité #guerre-civile #matières-premières #téléphone-portable


  • Sciences Po censure une #conférence sur l’apartheid israélien

    Le 20 mars 2019 devait se tenir à Sciences Po un événement sur l’apartheid israélien dans le cadre de l’Israeli Apartheid Week. Deux jours avant l’événement, Sciences Po a décidé d’annuler la conférence. Voilà la réponse des organisateurs-rices à cette censure politique. Tou-te-s au 96 boulevard Raspail le 20 mars à 19h, en soutien au peuple palestinien et contre la répression !

    https://blogs.mediapart.fr/collectif-lintersection/blog/190319/sciences-po-censure-une-conference-sur-l-apartheid-israelien
    #apartheid #Israël #Sciences_po #palestine #France

    • Une université suisse doit annuler la « fête de la haine » anti-juive

      Demande d’annulation de la « fête de la haine » d’Israël à la Haute Ecole pédagogique Vaudoise

      Monsieur le recteur Guillaume Vanhulst,

      J’ai appris par un article publié par le centre Simon Wiesenthal, qu’HEP Lausanne a reprogrammé (sous un autre titre (1), mais sans changer le contenu), une formation antisioniste que les autorités vaudoises avaient fait annuler en octobre pour cause de « déséquilibre pédagogique ».

      C’est une formation politique clairement partisane, qui entre en conflit frontal avec les Valeurs et la Charte éthique "favorisant le développement d’une réflexion critique", et le souci d’une "approche critique parmi la diversité des courants de pensée dans le cadre de ses activités de formation et de recherche" énoncées par HEP (2).

      La formation, en effet, est composée de virulents activistes anti-israéliens engagés dans des campagnes antisémites, « qui nient le droit à l’autodétermination du peuple juif, et sont déterminés à détruire l’Etat juif » précise le Centre Simon Wiesenthal, et la lecture du nom des intervenants le confirme au-delà du moindre doute (3).

      Je ne pense pas qu’une "fête de la haine" qui vise à répandre l’idéologie anti-israélienne aux lycéens au travers de la formation que vous assurez aux professeurs, ait sa place dans une école dont la mission est de transmettre la tolérance et l’ouverture par la connaissance.

      La délégitimation d’Israël porte en elle un fruit unique : celui de la haine. Aucun autre.

      Et cette formation à la haine d’Israël est en contradiction profonde avec la charte éthique d’HEP.

      Je vous demande en conséquence et très respectueusement, monsieur le recteur, d’annuler définitivement cette formation des enseignants à la délégitimation d’Israël, ainsi que toute autre formation future qui ne serait pas honnêtement et fondamentalement équilibrée dans son esprit et ses objectifs, et qui ne prévoirait pas la présence d’académiciens pro-Israéliens et anti-Israéliens réputés en nombre égal.

      Veuillez accepter, monsieur le recteur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

      (1) Le titre initial était « 1948 : connaître et enseigner la Nakba palestinienne » et cela s’appelle maintenant : « 1948 : les origines du problème des réfugiés palestiniens »

      (2) https://www.hepl.ch/cms/accueil/mission-et-organisation/valeurs-et-vision/valeurs.html

      (3)
      Elias Khoury, écrivain libanais qui a rejoint l’organisation du Fatah en 1967,
      Ilan Pappe, activiste anti-israélien d’extrême gauche, qui a soutenu la thèse inventée d’un étudiant, Teddy Katz, du massacre par des juifs d’un village palestinien, et continue à la soutenir bien qu’elle ait été rétractée par son auteur et démentie par un comité universitaire.
      Elias Sanbar, actuel ambassadeur palestinien auprès de l’UNESCO,
      Et Shlomo Sand, auteur de plusieurs livres violemment anti-israéliens.


      https://actionnetwork.org/letters/une-universite-suisse-doit-annuler-la-fete-de-la-haine-anti-juive-swi

    • 1948 dans le respect de l’#objectivité scientifique

      Face à une série de #pressions et d’informations erronées liées à la tenue du cours "1948 : Aux origines du problème des #réfugiés_palestiniens", le Comité de direction de la HEP Vaud réaffirme son attachement au respect des principes scientifiques et éthiques fondamentaux, moteurs de sa #liberté_académique.

      Le cours de #formation_continue destiné aux enseignants secondaires d’histoire, intitulé "#1948 : Aux origines du problème des réfugiés palestiniens" fait l’objet, depuis l’automne 2018, d’une série de pressions et d’informations erronées quant à son contenu, ses intervenants pressentis ou de prétendues intentions politiques malveillantes.

      La direction de la #HEP_Vaud, en accord avec les organisateurs du cours, a pris les dispositions nécessaires pour garantir à ce cours une approche respectueuse de la #neutralité_politique et de l’#objectivité_scientifique légitimement attendues de l’institution qui entend en assumer l’entière responsabilité.

      Elle rappelle que ce cours, non public et destiné exclusivement à des spécialistes de la didactique de l’histoire, devra se dérouler dans un climat de réflexion, de respect, d’ouverture et d’échanges académiques. La HEP Vaud proscrira toute approche polémique, tendancieuse, partisane ou arbitraire du sujet.

      « Je sais à quel point le fait d’aborder dans les curriculums de la HEP Vaud des thématiques vives peut susciter des réactions », souligne le recteur Guillaume Vanhulst. « La seule réponse que la HEP Vaud puisse apporter à des interprétations subjectives, voire à des tentatives de manipulation et d’#intimidation, repose sur un strict respect des #principes_scientifiques et éthiques fondamentaux que la Loi sur la HEP lui confère. »

      La compétence à respecter ces principes est à la racine d’un droit fondamental que le Comité de direction de la HEP Vaud entend promouvoir : la liberté académique.

      https://www.hepl.ch/cms/accueil/actualites-et-agenda/actu-hep/1948-respect-objectivite.html
      #éthique


  • « Ma ville est devenue une forteresse » : témoignage d’un No Border de Calais
    https://www.politis.fr/articles/2019/03/ma-ville-est-devenue-une-forteresse-temoignage-dun-no-border-de-calais-40148

    [P]our nous, [NoBorder] renvoie à un certain mode d’organisation et à des manières de faire : ne pas agir pour les communautés de personnes en situation de migration mais avec elles, les inclure dans un maximum de processus, protéger leur anonymat, leur rendre possible l’accès à la ville, ne pas parler à leur place, faire en sorte qu’elles puissent être autonomes, qu’elles puissent s’approprier l’outil médiatique par exemple, qu’elles soient moins dépendantes de l’aide humanitaire en étant en mesure de préparer des repas elles-mêmes sur leurs lieux de vie, soutenir les personnes enfermées en centre de rétention.

    [...]

    Toutes nos pratiques visent à répondre aux principes de la liberté de circulation, la liberté d’installation et la fermeture instantanée des centres de rétention. On essaie de mettre à la base de toutes nos actions et de notre manière de nous organiser l’antiracisme, l’antisexisme et l’antiautoritarisme entre autres.

    [...]

    La stratégie des autorités, c’est de briser les migrants physiquement et psychologiquement, pour qu’ils veuillent repartir ou qu’ils ne soient plus en capacité physique et mentale de passer. Nous défendions qu’ils puissent se poser. Qu’ils puissent avoir le temps de reprendre des forces. Pour cela, il fallait préserver des espaces où la police ne pouvait pas faire ce qu’elle voulait.

    [...]

    À Calais, tout le monde est impacté par la frontière d’une manière ou d’une autre, personne n’ignore la présence des migrants, que les gens l’exprime ou non, qu’ils prennent position ou non. Ça fait partie de la réalité, de la vie quotidienne. La question est plutôt de quelle manière cette frontière nous impacte. Calais est anéanti par la psychose de l’appel d’air et de la peur du « migrant. » Tout est fait et mis en œuvre dans cette ville pour que les personnes migrantes inspirent un sentiment de peur et d’insécurité.

    [...]

    Calais est une ville portuaire, une ville côtière, un espace de transit par définition. Mais elle est devenue une forteresse où les arbres et les buissons sont coupés pour ne pas pouvoir servir d’abris. Une ville entourée de grilles et de barbelés. Ce qui peut être encore choquant ailleurs, ici est banal. La normalité n’est pas d’accueillir et vivre avec, mais de dénoncer, enfermer, avoir peur de l’Autre. Récemment, le magasin Decathlon a reçu l’ordre de ne plus vendre de gilets de sauvetage sans papiers d’identité. La frontière grandit.

    #noborder #squat #calais #apartheid #répression #police #lutte #liberté #circulation #installation


  • A Jérusalem, des Palestiniens expulsés de chez eux au profit de colons israéliens AFP - 17 Février 2019 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_a-jerusalem-des-palestiniens-expulses-de-chez-eux-au-profit-de-colons-is

    Une famille palestinienne a été expulsée dimanche de sa maison dans la Vieille ville de Jérusalem au profit de colons israéliens, a constaté un photographe de l’AFP.

    Des affrontements ont éclaté entre les habitants du quartier, situé dans la partie palestinienne de Jérusalem, et la police peu après qu’une dizaine de colons israéliens ont investi la bâtisse, protégés par les forces de l’ordre.

    La maison était habitée par sept membres de la famille Abou Assab qui avait reçu un ordre d’éviction lui laissant jusqu’au 12 février pour quitter les lieux, selon l’ONG israélienne Ir Amim. Les Abou Assab y vivaient depuis les années 1960, d’après l’ONG.

    Le bâtiment appartenait à une famille juive avant la guerre de 1948, date de la création d’Israël, selon l’ONG israélienne La Paix Maintenant, qui lutte contre la colonisation par Israël des Territoires palestiniens.

    Expulsée de leur maison dans un autre quartier de Jérusalem en 1948, la famille Abou Assab s’était alors installée dans cette maison dont les habitants juifs avaient fui, a indiqué l’ONG dans un communiqué.


    Des policiers israéliens arrêtent un membre de la famille palestinienne Abou Assab, qui proteste contre son éviction de leur maison dans la Vieille ville de Jérusalem-est, le 17 février 2019 - © AHMAD GHARABLI

    Retour des Juifs
    Grâce à une loi israélienne permettant le retour des Juifs dans leurs propriétés à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville occupée et annexée par Israël, des colons israéliens ont pu s’installer après un recours en justice au nom de la famille juive propriétaire avant 1948, selon l’ONG.

    L’annexion de Jérusalem-Est n’a jamais été reconnue par la communauté internationale. D’après la loi israélienne, les Palestiniens ne peuvent pas réclamer les propriétés qu’ils ont abandonnées ou dont ils ont été chassés en 1948.

    « On habite là. C’est ma maison, c’est toute ma vie », s’est écriée devant les journalistes Rania Abou Assab, tandis que les colons, surplombant la foule, hissaient déjà des drapeaux israéliens tout autour de la terrasse.

    « Ils ont tout pris », a-t-elle ajouté avant de s’effondrer en pleurs, ses effets personnels se trouvant toujours dans le domicile auquel elle ne peut plus accéder.

    Mme Abou Assab a indiqué que son fils de 15 ans et son mari avaient été arrêtés après leur éviction. La police israélienne a confirmé l’arrestation de deux personnes pour « avoir perturbé les activités de la police », ne précisant pas si elles avaient été libérées depuis.

    A Jérusalem-Est, « presque toutes les propriétés qui appartenaient à des Juifs avant 1948 sont menacées » de voir leurs occupants palestiniens expulsés, a indiqué Hagit Ofran de La Paix Maintenant, assurant que des dizaines de maisons dans la Vieille ville avaient fini par aboutir depuis les années 1980 aux mains de colons israéliens.

    A Jérusalem-Est, environ 70 familles palestiniennes dans le quartier de Sheikh Jarrah et quelque 700 personnes dans le quartier de Silwan sont menacées d’expulsion car leurs propriétés appartenaient à des Juifs avant 1948,selon Mme Ofran.

    #palestine #jérusalem #Jérusalem-Est #israël #colonisation #israel #colonisation #apartheid


  • Activists block Israeli ’Apartheid Road’ near Jerusalem
    Jan. 23, 2019 5:38 P.M.
    http://www.maannews.com/Content.aspx?ID=782336

    RAMALLAH (Ma’an) — Palestinian, Israeli and international activists shut down the recently opened “Apartheid Road” near Jerusalem, which separates Palestinian and Israeli drivers by a wall, on Wednesday.

    The Popular Struggle Coordination Committees (PSCC) said, in a press release, that dozens of activists closed the gates to the newly opened road.

    Israeli forces detained two protesters, while four others were injured as they (Israeli forces) attempted to re-open the road for traffic.

    Israeli Public Security Minister Gilad Erdan called the highway “an example of the ability to create coexistence between Israelis and Palestinians while guarding (against) the existing security challenges.”

    The Palestinian Authority (PA) denounced the opening of the “Apartheid Road” and said, “It’s a shame on the international community to see an apartheid regime being established and deepened without doing anything to stop it.”

    The road, divided in the middle by a high concrete wall; the road’s western side serves Palestinians who cannot enter Jerusalem, whereas its eastern side serves Israeli settlers, is the first road to have a wall along its entire length, dividing Palestinian and Israeli drivers, however, the West Bank has many segregated roads.

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    Israeli Soldiers Abduct A Palestinian And An Australian Peace Activist In Jerusalem
    January 23, 2019


    http://imemc.org/article/israeli-soldiers-abduct-a-palestinian-and-an-australian-peace-activist-in-jer

    Israeli soldiers abducted, Wednesday, a Palestinian and an Australian peace activist during a nonviolent protest near Anata town, northeast of occupied East Jerusalem.

    Palestinian, Israeli and international peace activists were nonviolently protesting the new Jewish-only, ‘Apartheid Road’, built on Palestinian lands near Anata town.

    The protesters carried Palestinian flags and chanted for ending Israel’s segregation and apartheid policies against the indigenous Palestinians in their homeland, before the soldiers fired many concussion grenades at them, and assaulted several nonviolent protesters. The soldiers then abducted one Palestinian and one Australian. (...)


  • Incroyable, encore une fois, le New-York Times va à l’encontre de ses positions sioniste (peut-être est-ce que c’est fait pour faire chier Trump ?) et publie cette tribune :

    Time to Break the Silence on Palestine
    Michelle Alexander, The New-York Times, le 19 janvier 2019
    https://www.nytimes.com/2019/01/19/opinion/sunday/martin-luther-king-palestine-israel.html

    And so, if we are to honor King’s message and not merely the man, we must condemn Israel’s actions: unrelenting violations of international law, continued occupation of the West Bank, East Jerusalem, and Gaza, home demolitions and land confiscations. We must cry out at the treatment of Palestinians at checkpoints, the routine searches of their homes and restrictions on their movements, and the severely limited access to decent housing, schools, food, hospitals and water that many of them face.

    We must not tolerate Israel’s refusal even to discuss the right of Palestinian refugees to return to their homes, as prescribed by United Nations resolutions, and we ought to question the U.S. government funds that have supported multiple hostilities and thousands of civilian casualties in Gaza, as well as the $38 billion the U.S. government has pledged in military support to Israel.

    And finally, we must, with as much courage and conviction as we can muster, speak out against the system of legal discrimination that exists inside Israel, a system complete with, according to Adalah, the Legal Center for Arab Minority Rights in Israel, more than 50 laws that discriminate against Palestinians — such as the new nation-state law that says explicitly that only Jewish Israelis have the right of self-determination in Israel, ignoring the rights of the Arab minority that makes up 21 percent of the population.

    Michelle Alexander est une avocate, professeure, spécialiste du racisme aux Etats-Unis. En 2017, elle a reçu le Prix Martin Luther King de l’Université de l’Ohio. Dans cet article elle revient justement sur Martin Luther King qui eut le courage de dénoncer la guerre du Vietnam, pour dire qu’il est temps aujourd’hui de dénoncer la situation en Palestine...

    #Palestine #USA #Michelle_Alexander #Guerre #Martin_Luther_King #Occupation #Droit_au_retour #Apartheid #BDS #New-York_Times


  • Traumatic amputations caused by drone attacks in the local population in Gaza: a retrospective cross-sectional study
    Hanne Heszlein-Lossius, Yahya Al-Borno, Samar Shaqqoura, Nashwa Skaik, Lasse Melvaer Giil, Mads F Gilbert
    The Lancet 3:e40–e47 (2019)
    https://www.thelancet.com/journals/lanplh/article/PIIS2542-5196(18)30265-1/fulltext

    Compared with other methods of weapons delivery, drone strikes caused the most traumatic amputations in surviving Palestinian citizens from 2006–16 during Israeli military incursions and periods of cease-fire in Gaza. Explosive weapons delivered by military drones inflicted more severe injuries in survivors than non-drone delivered weapons did. Our study shows the need for a specific legal framework for remote-controlled, human-directed weaponised drones that are used as carriers of attack weapons.

    #Palestine #Recherche #Science #Santé #Blessés #Guerre #Drones #Médecine #Apartheid #BDS #Boycott_universitaire #Gaza #Nakba #Marche_du_retour


  • Israël ouvre une route avec un mur séparant le trafic israélien et palestinien
    The Times of Israël | 10 janvier 2019, 18:00
    https://fr.timesofisrael.com/israel-ouvre-une-route-avec-un-mur-separant-le-trafic-israelien-et

    Pour Israël, la nouvelle route facilitera la circulation et les liens entre Jérusalem et les implantations ; pour les Palestiniens, elle "incarne la discrimination la plus totale"

    Israël a ouvert une route en Cisjordanie jeudi matin avec une barrière physique séparant la circulation israélienne et palestinienne, la première du genre, qui suscite des accusations de racisme de la part des autorités palestiniennes.

    Le ministère israélien des Transports a déclaré que la route, y compris ses dispositions en matière de sécurité, offrait « une solution pour toutes les populations, israéliennes et palestiniennes ».


  • Expanding the limits of Jewish sovereignty: A brief history of Israeli settlements - Israel News
    Gideon Levy and Alex Levac Jan 11, 2019 – Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-expanding-the-limits-of-jewish-sovereignty-a-brief-history-of-isra

    At the end of the day, we stood above the ditch that holds the road designated for Palestinians who want to travel from an enclave of three West Bank villages – Biddu, Beit Surik and Qatannah – to Ramallah. Above that road, Israeli vehicles sped smoothly along Highway 443, the high road to the capital, without the drivers even seeing the segregation road below, which is hemmed in by iron fencing and barbed wire. The Israelis on the expressway above, the Palestinians on the subterranean route below: a picture that’s worth a thousand words. Israel dubs these separation routes “fabric-of-life roads.” It sounds promising but in reality these byways are just another, monstrous product of the apartheid system.

    A few hundred meters away, in Givon Hahadasha (New Givon) – and like the settlement, enclosed on all sides by iron fencing and spiky wire, and complete with electronic cameras and an electric gate – is the home of the Agrayeb family. Here the occupation looms at its most grotesque: a Palestinian family cut off from its village (Beit Ijza) in the quasi-prison of the enclave and left to live in this house-cage in the heart of a settlement, a situation that the High Court of Justice of the region’s sole democracy has termed acceptably “proportional harm.” At the conclusion of an instructive tour, the tunnel and the cage, Highway 443 and New Givon, the “proportional harm” and the “fabric-of-life roads” all spark grim, utterly depressing thoughts here in the realm of apartheid. The thoughts that arose in late afternoon on a cold, stormy winter day will long haunt us.

    Since the anti-occupation organization Breaking the Silence was founded in 2004, it has led hundreds of study tours to Hebron and to the South Hebron Hills, in which tens of thousands of Israelis and others have taken part. The tours, which draw about 5,000 participants a year, are aimed at the gut, and no one returns indifferent from the ghostly population-transfer quarter in Hebron or from the land of the caves whose inhabitants have been dispossessed, in the South Hebron Hills. Now the NGO is launching a new tour, analytical and insightful, of the central West Bank, which focuses on the history of the occupation from its inception down to our time.

    Yehuda Shaul, 36, one of the founders of Breaking the Silence, a former Haredi and an ex-combat soldier, worked for about a year and a half planning the tour, writing the texts and preparing the maps, drawing on some 40 books about the settlements and other materials found while burrowing in archives. Shaul is a superb guide along the trails of the occupation – businesslike and brimming with knowledge, not given to sloganizing. He is committed and determined but also bound by the facts, and he is articulate in Hebrew and English. His tour is currently in the pilot stage, before its official launch in a few months.

    A day in the Ramallah subdistrict, from the Haredi settlement of Modi’in Ilit to the home of the young Palestinian activist Ahed Tamimi, in the village of Nabi Saleh, from the region of the Allon Plan to the fabric-of-life scheme – during this seven-hour journey, an unvarnished picture emerges: The goals of the occupation were determined immediately after the 1967 war. Every Israeli government since, without exception, has worked to realize them. The aim: to prevent the establishment of any Palestinian entity between the Jordan River and the Mediterranean Sea, by carving up the West Bank and shattering it into shards of territory. The methods have varied, but the goal remains unwavering: eternal Israeli rule.

    #apartheid


  • Près de Jérusalem, Israéliens et Palestiniens roulent séparés par un mur
    La Presse, le 10 janvier 2019
    https://www.lapresse.ca/international/moyen-orient/201901/10/01-5210563-pres-de-jerusalem-israeliens-et-palestiniens-roulent-separes-par

    La route 4370, qui serpente sur quelques kilomètres au nord-est de Jérusalem coupée en deux par un mur surmonté d’une haute clôture, a déjà gagné le surnom de « route de l’apartheid » côté palestinien.

    #Palestine #Apartheid #Mur #Jérusalem #Cisjordanie #Occupation #BDS


    • ronnie barkan @ronnie_barkan | 29 déc.
      https://twitter.com/ronnie_barkan/status/1078886873160912896

      1/ Good riddance #AmosOz.
      Oz was a leading apologist for mass-murder and #apartheid - all in the name of peace of course.
      Below is a letter by authors and self-proclaimed leftists Amos Oz and A.B. Yehoshua, which was sent in April 2010 to the UC Berkeley student senate.

      2/ The two have the gull to blame the Berkeley students of antisemitism, or at the very least allude to that, coz the student senate had voted to divest from American companies General Electric and United Technologies that supplied #apartheid Israel
      https://drive.google.com/file/d/1U1Kmae17OsjXmD2Vb7IzN_aJGS3JLEQa/edit

      3/ with the means of destruction that were used during its assault on #Gaza the year before - massacring 1400 people, including over 350 children. The two low-lives, Oz and Yehoshua, blamed the students of antisemitism for what exactly?!

      4/ For refusing to fund two American weapon manufacturers whose war machines were used for the massacre of children in the besieged #Gaza ghetto. In a way, their propaganda letter could not have been a more sinister & grotesque creation. Maybe they’re talented writers after all!

      5/ Want another of many such examples?
      As a dedicated apologist for Israeli mass-murder, #Oz begins the Deutsche Welle interview of 2014, during another onslaught on #Gaza, with these outrageous lies:

      6/ Amos Oz: I would like to begin the interview in a very unusual way: by presenting one or two questions to your readers and listeners. May I do that?
      Deutsche Welle: Go ahead!
      Amos Oz: Question 1: What would you do if your neighbor across the street sits down on the balcony,

      7/ puts his little boy on his lap and starts shooting machine gun fire into your nursery?
      Amos Oz: Question 2: What would you do if your neighbor across the street digs a tunnel from his nursery to your nursery in order to blow up your home or in order to kidnap your family?

      8/ These are your peaceniks, Israel. Their sheer supremacy and moral depravity will not be missed.
      NOTE: If you were offended by the above text - still desperately clinging on to the notion that Oz represents the good side of humanity -

      9/ ask yourself whether you’d be upset w/ writing about the demise of an outright fascist? Oz and his ilk represent, as far as I’m concerned, a far greater danger than the Liebermans & Netanyahus of the world, and your attempt to see him as any different exactly proves my point.



  • The health of Palestinians is a global responsibility
    Richard Horton, The Lancet, 392:P1612 (2018)
    https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(18)32773-9/fulltext

    The health of Palestinians
    Rita Giacaman, The Lancet, 392:P2268 (2018)
    https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(18)32934-9/fulltext

    Traduction du second article en français : La santé des Palestiniens
    Rita Giacaman, The Lancet, 392:P2268 (2018)
    https://www.aurdip.org/la-sante-des-palestiniens.html

    #Palestine #Recherche #Science #Santé #Médecine #Apartheid #BDS #Boycott_universitaire



  • Kasrils tells Herzlia to take heed | Weekend Argus
    https://www.iol.co.za/weekend-argus/news/kasrils-tells-herzlia-to-take-heed-18247266

    [Former anti-#apartheid activist Ronnie Kasrils] turned his attention to the government, Boycott, Divestment and Sanctions (#BDS) against Israel and the Israel-Palestine conflict.

    “Firstly, make BDS a powerful tool, as was the case during the Struggle against racist South Africa, to isolate #Israel until change comes,” Kasrils, a Jewish man, said.

    #Afrique_du_sud


  • En Israël, la culture est prise entre deux feux
    Pierre Sorgue, Le Monde, le 16 novembre 2018
    https://www.lemonde.fr/m-actu/article/2018/11/16/en-israel-la-culture-est-prise-entre-deux-feux_5384505_4497186.html

    Lana Del Rey, Brian Eno, Peter Gabriel ou Arcade Fire… L’appel au boycott d’Israël pour dénoncer le sort des Palestiniens rencontre de plus en plus d’écho chez les artistes. Un dilemme pour le monde de la culture israélien.

    A trois heures du matin, The Block est à bloc. Le plus célèbre club électro de Tel-Aviv, enfoui sous le béton de la gare routière centrale, reçoit Carl Craig, ponte de la techno de Detroit (Michigan) aux Etats-Unis.

    La foule ondule, saute, tressaute au rythme des basses, dans le brouillard bleu que découpent les faisceaux de projecteurs épileptiques.

    BDS pour Boycott, désinvestissement, sanctions

    Yaron Trax, le maître des lieux, s’est glissé entre les danseurs pour s’assurer des bons réglages de sa sono analogique, réputée l’une des meilleures du monde. Le quadragénaire aux airs adolescents est aux anges parmi ces jeunes gens dont beaucoup sont venus au club comme ils étaient à la plage, en short et tee-shirt. Celui que porte Yaron ce soir-là reproduit les briques et la typographie reconnaissable entre toutes : Pink Floyd, The Wall. Lorsqu’on lui fait remarquer, il sourit comme un enfant contrit : « C’est un tee-shirt formidable et l’album l’est aussi. Quel dommage que Roger Waters soit devenu aussi décevant… »

    Car le musicien britannique, ex-membre de Pink Floyd, est le spectre qui hante la scène israélienne et dérange l’intelligentsia de gauche, celui qui empêche la bulle libérale et hédoniste qu’est Tel-Aviv de flotter innocemment à cinquante kilomètres du mouroir à ciel ouvert qu’est la bande de Gaza.

    Depuis des années, Roger Waters offre sa voix aux militants internationaux du BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions), mouvement né en 2005 de la société civile palestinienne, un an après que la Cour internationale de justice a jugé illégal le mur de séparation construit entre Israël et les territoires occupés.

    Il prône les pressions sur l’État d’Israël pour parvenir à ce que n’ont jamais obtenu des décennies de guerre, de résolutions de l’ONU et de vains processus de paix pendant lesquels le nombre des colons n’a cessé de croître (500 000 aujourd’hui) : la fin de l’occupation des territoires, la pleine égalité pour les citoyens palestiniens d’Israël, le droit au retour des réfugiés chassés de leurs terres.

    La scène musicale comme estrade politique

    Il suffit de voir les gratte-ciel bleutés qui poussent à Tel-Aviv pour s’en convaincre : le boycott économique n’a que peu d’effets. La « start-up nation » se porte bien, ses relations commerciales et diplomatiques n’ont cessé de se développer avec l’Afrique, l’Inde, la Chine, voire certains pays arabes. En ce mois d’octobre encore estival, les plages sont noires de monde, les ruelles de la vieille ville de Jérusalem, pleines de visiteurs : le pays aura accueilli plus de 4 millions de touristes à la fin de l’année, soit 46 % de plus qu’en 2016.

    Au-delà du portefeuille, le BDS s’attaque aussi aux cœurs et aux têtes. Il appelle au boycott culturel et académique, comme celui qui s’exerçait sur l’Afrique du Sud au temps de l’apartheid. Et celui-là trouve, ces derniers mois, un écho bien supérieur. Depuis longtemps, la scène musicale sert d’estrade politique. D’un côté, Roger Waters, Peter Gabriel, Brian Eno, Elvis Costello, Lauryn Hill (The Fugees), Arcade Fire et d’autres ont annoncé qu’ils ne joueront plus en Israël tant qu’ils ne pourront en accepter la politique.

    De l’autre, Nick Cave, Radiohead, Paul McCartney, Alicia Keys, parmi beaucoup, sont venus au nom du dialogue et du refus de se voir dicter leur conduite. Mais, récemment, deux chanteuses moins politisées et plus populaires parmi les adolescents ont suivi le mouvement : en décembre, Lorde, la jeune rockeuse néo-zélandaise, annulait son concert après avoir été « alertée » par une lettre ouverte signée de deux fans – l’une Juive, l’autre Palestinienne –, puis en septembre, après de nombreux appels dont celui de Roger Waters, Lana Del Rey faisait faux bond. Parce qu’elle ne pourrait pas se produire également dans les territoires palestiniens, dit-elle, elle renonçait à jouer au festival Meteor qui devait être une sorte de Coachella version kibboutznik, dans le nord d’Israël.

    Un « tsunami d’annulations »

    Après le refus, en avril, de l’actrice Natalie Portman de recevoir le Genesis Prize (considéré comme un « Nobel » israélien) pour exprimer son désaccord avec le gouvernement Nétanyahou et les violences commises à Gaza, après la défection de l’équipe d’Argentine de Lionel Messi qui, en juin, a annulé une rencontre amicale avec celle d’Israël à la suite de pressions internationales (de menaces, dit-on du côté israélien), le retrait de Lana Del Rey fut une autre secousse médiatique.

    « Une belle surprise qui aidera peut-être les jeunes à se poser des questions sur une politique insoutenable dans les territoires occupés, mais aussi en Israël, où les Palestiniens, qui représentent 20 % de la population, sont victimes d’une cinquantaine de lois discriminatoires, à commencer par le logement et la terre », explique Kobi Snitz, chercheur en neurobiologie au Weizmann Institute et cofondateur de Boycott from Within (« boycott de l’intérieur »), qui rassemble une poignée de militants suffisamment téméraires pour affronter les torrents de haine qu’ils suscitent au sein du pouvoir, des médias et sur les réseaux sociaux.

    Dans la foulée de Lana Del Rey, quatorze artistes, dont plusieurs DJ, ont décliné l’invitation du festival. Des dizaines d’autres ont exprimé leur soutien au boycott sur les réseaux sociaux. Yaron Trax commence à se faire du souci pour « la capitale du clubbing » qu’est Tel-Aviv. Idit Frenkel, qui officie souvent derrière les platines de The Block, a signé un long article dans le quotidien israélien Haaretz, pour évoquer le « tsunami d’annulations ». Le titre de la tribune était emprunté aux paroles d’une chanson de Don McLean, American Pie (1971) : « The day the music died » [« le jour où la musique est morte »].

    Le boycott la laisse amère : « On peut comprendre ceux qui veulent lutter de manière non violente contre les morts de Gaza, le développement des colonies ou la décision de Trump d’installer l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem. Mais ne pas venir, c’est punir ceux qui essaient de changer les choses, y compris dans la minuscule scène underground qu’abhorrent les nationalistes et les religieux du gouvernement. »

    Si certaines figures de l’électro, comme l’Américano-Chilien Nicolas Jaar ou les Français d’Acid Arab, viennent encore en Israël, ils ne jouent plus à Tel-Aviv mais à Haïfa, au Kabareet, tenu et animé par Jazar Crew, un collectif d’artistes palestiniens. Haïfa, la cité portuaire qui soigne sa réputation de tolérance et de coexistence entre Juifs et Arabes…

    Une forme d’apartheid ?

    Attablé dans un café du centre-ville, Ayez Fadel, 31 ans, l’un des fondateurs et DJ de Jazar Crew, connaît l’antienne par cœur : « Mais même ici, grandir en étant palestinien, c’est éprouver la discrimination. Les écoles publiques arabes moins dotées que les établissements juifs, les boîtes de nuit où l’on te demande ton “Hoger”, le livret militaire que tu n’as pas [la majorité des Arabes citoyens d’Israël n’effectuent pas leur service militaire], la langue… Une nouvelle loi fait de l’hébreu la seule langue officielle, elle dit aussi que le pays est “l’Etat-nation du peuple juif”, alors que je suis un Palestinien vivant ici par la force de l’histoire, que mes impôts servent à protéger les colonies juives et à financer une armée qui a tué 44 enfants palestiniens ces trois derniers mois… Parler d’apartheid ne me paraît pas exagéré. »

    Ayez Fadel comprend le boycott et revendique la dimension politique de Jazar Crew : « Une manière de sensibiliser les jeunes. Nous n’avons plus honte d’être palestiniens, nous sommes éduqués et confiants. Et nous ne cessons de répéter que nos positions ne sont pas contre les Juifs mais contre ce régime. » Le jeune homme se dit prêt à collaborer avec Yaron Trax, qui l’a appelé pour que The Block et Kabareet « organisent quelque chose ensemble ». Mais, précise-t-il, « à condition qu’il fasse une déclaration claire sur l’occupation des territoires et les droits des Palestiniens ».

    Les turbulences qui agitent le microcosme underground reflètent assez bien le désarroi du monde de la culture devant ces appels au boycott. « En ce moment, pas un dîner sans qu’on en parle », reconnaît la responsable d’une galerie d’art installée aux franges de Florentine, ancien quartier d’entrepôts et d’ateliers de Tel-Aviv devenu le préféré des artistes et des bobos. Comme beaucoup d’opposants à l’occupation, elle refuse d’acheter les produits des colonies – certaines se sont spécialisées dans l’agriculture et l’élevage bio – ou le vin venu du Golan. « Mais le BDS culturel, dit-elle, frappe ce qui reste de l’élite de gauche, celle que Nétanyahou et son gouvernement détestent. Si on la muselle, on n’entendra plus que les voix des plus réactionnaires… »

    C’est aussi ce que pense Avi Pitchon, écrivain, critique et commissaire d’expositions : « Le boycott culturel réduit le débat à une polarisation extrême entre les activistes et le gouvernement, il déshumanise et nourrit la paranoïa, ce “nous” contre “eux” dont joue un régime de moins en moins démocratique. Ce tout ou rien est un piège, quoi que disent les créateurs ils seront perdants. Alors, ils préfèrent laisser parler leur art… »

    C’est peut-être pour cela que chercher à les rencontrer pour évoquer la question relève de la chasse au dahu. Groupe pop connu pour ses textes radicaux, écrivain loué comme l’une des « grandes voix morales » du pays, cinéastes, producteurs de concerts, responsables de théâtre, de centre d’art contemporain… tous se disent trop occupés. D’autres se ravisent après avoir parlé et demandent à n’être plus cités.

    Pnina Blayer, la directrice artistique du Festival international du film de Haïfa qui s’est déroulé fin septembre sans les « grands noms » invités, exige les questions par courriel et adresse des réponses aussi sèches que le fleuve Jourdain surexploité : selon elle, la situation dans la bande Gaza et la guerre en Syrie sont les motifs des absences, dont aucune n’a été motivée par le BDS, qui n’aura découragé qu’un film marocain, et si Agnès Varda, à qui le festival rendait hommage, n’est pas venue, ce n’est pas pour des raisons politiques.

    Il faut comprendre sa prudence : pendant que le festival est soumis aux pressions de l’étranger, sa propre ministre de la culture, la très droitière Miri Regev, demande à celui des finances de lui couper les vivres pour avoir accueilli deux films israéliens qui « sapent les valeurs et symboles » de l’Etat (l’un d’eux raconte l’histoire d’un metteur en scène palestinien qui monte une pièce narrant un amour entre une Juive et un Arabe…).

    Le projet de loi « Loyauté dans la culture »

    La même ministre se démène pour l’adoption d’un projet de loi « Loyauté dans la culture » qui veut supprimer les fonds à toute organisation déniant « Israël comme un Etat juif et démocratique » ou qui ferait du jour de l’indépendance celui de la Nakba, la « catastrophe » que vécurent 700 000 Palestiniens expulsés en 1948.

    Le monde de la culture a manifesté le 27 octobre contre ce texte, de nombreux cinéastes israéliens, comme Amos Gitaï ou Ari Folman, sont parmi les signataires d’une tribune parue lundi 12 novembre dans Le Monde pour demander le retrait du texte. En attendant, des députés ont également proposé de punir de sept ans de prison tout appel au boycott et l’entrée du pays est déjà interdite à tout étranger qui soutient activement le BDS.

    Car, pour le gouvernement, c’est la guerre. Au vingt-neuvième étage d’une tour de Bnei Brak, dans la banlieue de Tel-Aviv, une trentaine de personnes travaillent au sein de la National Task Force for Countering Delegitimization (« force d’intervention contre la délégitimisation »), qui dépend du ministère des affaires étrangères.

    « Nous révélons les relations entre le BDS et des organisations terroristes comme le Hamas ou le Front populaire de libération de la Palestine ; comment, sous couvert de droits de l’homme, il s’attaque à la légitimité d’Israël ; comment il bombarde les artistes par des cyberattaques menées par des robots. Nous travaillons avec des centaines d’organisations pro-israéliennes en leur offrant articles, vidéos et autres outils pour affronter les arguments du BDS », résume Tzahi Gavrieli, le directeur.

    Le bureau a lancé la plate-forme 4il sur Internet, Facebook et Twitter : des images de jolies filles montrent la diversité du pays, des vidéos soulignent la réussite de certains « Arabes israéliens ». Des posts saluent la criminalisation du boycott en France (en 2015, la justice a confirmé la condamnation de militants ayant appelé au boycott des produits israéliens) ou en Allemagne (le BDS a été jugé antisémite par l’Office fédéral de la protection de la constitution de Berlin).

    Un post du 23 octobre relaie le rapport de Human Rights Watch sur la torture pratiquée par le Hamas et l’Autorité palestinienne en demandant si la communauté internationale va exercer sur eux les mêmes pressions que sur Israël… Des messages vantent le concours Eurovision de la chanson de mai prochain : avec ses 186 millions de téléspectateurs, la manifestation est une vitrine que le gouvernement ne veut pas voir entachée, malgré l’appel au boycott lancé par 140 artistes internationaux.

    L’« instrumentalisation » du monde de la culture ?

    La lutte contre le BDS est aussi l’affaire d’Adam Shay au sein du Jerusalem Center for Public Affairs, un think tank niché dans un quartier tranquille de la ville sainte. Il « scrute » les militants locaux, conseille les promoteurs de spectacles, essaie de convaincre des artistes ciblés que ce qu’on leur raconte est un tissu de mensonges et qu’ils ne regretteront pas de venir.

    « David Guetta était là la semaine dernière », se réjouit le jeune homme avant de confier qu’il cherchait à faire venir Rachid Taha, peu avant sa mort, en septembre : « Cela aurait été un gros truc » (vu les relations qui liaient le rockeur français à Brian Eno, très impliqué dans le BDS, on imagine mal une réponse positive).

    C’est cette « instrumentalisation » du monde de la culture qui, aux yeux des militants du BDS, justifie les appels au boycott de ceux dont les travaux ou les voyages sont financés par le gouvernement. Ils aident, disent-ils, le pays à soigner son image de démocratie favorable à la liberté d’expression. Les artistes se retrouvent coincés entre le marteau du gouvernement, qui tient (et serre) les cordons de la bourse, et l’enclume des pressions internationales.

    « À l’étranger, nous sommes considérés par certains comme des collaborateurs ; ici, comme des traîtres. Mais l’argent du ministère est aussi celui de mes impôts. Si la solution est de dire non, où va-t-il aller et qui va dire ce que l’on dit ? », demande Hillel Kogan, danseur et chorégraphe de la célèbre compagnie Batsheva, qui dut affronter cet été quelques militants pro-BDS à Montpellier et à Toulouse alors que, invité de la très diplomatique saison « France-Israël », il s’apprêtait, avec le Palestinien d’Israël Adi Boutros, à interpréter sa pièce We Love Arabs.

    Certains dans le pays ont regretté que l’écrivain David Grossman, considéré comme une « conscience » par le camp de la paix, se laisse « enrôler » par le pouvoir en acceptant le prix Israël de littérature 2018 des mains du ministre de l’éducation ou, en 2017, lorsqu’il accompagne à New York une pièce tirée de l’un de ses romans et adaptée par deux troupes israéliennes qui s’étaient produites dans les colonies (ce que l’auteur désapprouve). Ce, sous les yeux de la ministre de la culture qui avait fait le voyage. « Une manière de résister au BDS qui est une nouvelle forme d’antisémitisme », avait dit Miri Regev ce jour-là.

    Car c’est l’argument massue des contempteurs du BDS. Le mouvement a beau condamner racisme et antisémitisme, le public hétéroclite qu’il mobilise laisse parfois suinter des attaques haineuses, voire négationnistes. Dans le petit théâtre de Jérusalem où il travaille avec de jeunes comédiens juifs et arabes, Arik Eshet se souvient du festival de théâtre d’Édimbourg de 2014, lorsque des militants « agressifs » avaient fait annuler son spectacle : « Tu entends des gens crier qu’Israël ne devrait pas exister. C’est traumatisant… »

    La nécessaire mobilisation de la société civile

    Roger Waters est systématiquement accusé d’infamie. Du coup, Gideon Levy, le journaliste de Haaretz qui se démène inlassablement pour évoquer le sort des Palestiniens, ne cesse de défendre le chanteur. « J’ai passé de longues nuits à discuter avec lui, rien ne lui est plus étranger que les sentiments antisémites, ces accusations sont intolérables », assène-t-il dans le salon de sa maison, dont un mur est orné d’une vieille publicité ensoleillée où est inscrit : « Visit Palestine ».

    Un BDS efficace, ajoute-t-il, serait le seul moyen d’en finir avec les bains de sang : « Le changement ne viendra pas de l’intérieur d’Israël, la vie est trop bonne ici. Or les Etats-Unis soutiennent le pays et l’Europe est une plaisanterie : le seul espoir est la mobilisation de la société civile. La gauche sioniste appelle depuis des lustres à deux Etats mais n’a rien fait pour ça, nous devons en payer le prix. La criminalisation du BDS est un scandale : pourquoi serait-il légitime de boycotter l’Iran et pas Israël ? »

    En les réduisant au rang de producteurs de « biens culturels » ou d’instruments du soft power d’un Etat dont ils n’approuvent pas la politique, le BDS interroge les artistes de manière inconfortable sur leurs responsabilités de créateurs et de citoyens au cœur d’une opinion publique au mieux indifférente, au pis de plus en plus xénophobe. Et dans les conversations un nom revient souvent, comme s’ils étaient orphelins d’une figure capable d’indignation, de « courage », disent certains.

    « Il nous manque un penseur comme Leibowitz », glisse le photographe Miki Kratsman, l’un des fondateurs de l’ONG Breaking the Silence qui recueille les témoignages des soldats sur les exactions auxquelles les contraint l’occupation. C’est aussi ce que dit Zeev Tene, un vieux rockeur dont Ari Folman utilisa une chanson pour son film Valse avec Bachir et qui, depuis deux ans, part, le 6 juin, date anniversaire de la guerre des Six-Jours, le long du mur de séparation avec quelques musiciens et un camion en guise d’estrade pour jouer devant une banderole qui proclame « Make Israel small again ».

    Yeshayahu Leibowitz, mort en 1994, grand penseur et moraliste, religieux convaincu et sioniste affirmé, fut un critique féroce de l’occupation qui « détruit la moralité du conquérant ». Outré par la torture, il alla jusqu’à employer le terme de « judéo-nazis »… Or, constate l’historien « post-sioniste » Shlomo Sand, qui fait lui aussi référence à Leibowitz, « je n’ai pas vu l’Université se mettre en grève lorsqu’une succursale a été ouverte dans la colonie d’Ariel. Je n’ai entendu aucune de nos voix de la gauche sioniste prôner l’objection de conscience dans les territoires ou soutenir les refuzniks [qui refusent de servir dans l’armée]. Le BDS les met devant leurs contradictions… »

    Mais le malaise, explique-t-il, vient aussi du fait que, « en posant le droit au retour des réfugiés, le BDS questionne les conditions mêmes de la naissance d’Israël dans un pays encore hanté par la Shoah. Ce droit au retour ne peut être ignoré, mais il faut être honnête : on ne pourra pas accueillir 5 millions de réfugiés. Je soutiens le BDS à condition qu’il ne mette pas en danger l’existence d’Israël. »

    Une situation parfois absurde

    L’historien déplore aussi la « stupidité » de certains appels au boycott culturel. Les musiciens d’Apo and the Apostles, un Arménien de Jérusalem et trois Palestiniens de Bethléem, partagent sûrement son avis. Lorsque ces talentueux garçons qui mêlent leur folk-rock à des nuances orientales doivent se produire dans un festival de musique alternative arabe à Tel-Aviv, le BDS décrète que ce n’est pas acceptable parce qu’ils ne sont pas des « Palestiniens de 48 », ceux restés en Israël…

    Shady Srour aussi a quelques remarques à faire sur les censeurs du BDS : cinéaste palestinien de Nazareth, il a tourné un très joli film dans sa ville natale, Holy Air, où comment un homme essaie de s’en sortir en vendant de l’« air saint » aux touristes venus sur les traces de Jésus. C’est drôle, féministe, sexy, acide, « beckettien », plus grave lorsque les rêves sont empêchés par le seul fait de n’être pas un citoyen comme les autres.

    Mais le BDS ne rit pas : il a demandé son retrait d’un festival du film israélien à Londres, puis du Festival des cinémas arabes de l’Institut du monde arabe, à Paris, qui a congédié le réalisateur d’un bref courrier. « Je suis palestinien, mon père fut l’un de ceux chassés vers le Liban. Me boycotter, c’est m’empêcher d’affirmer mon propre récit face à celui des Israéliens. Le BDS vient chez moi pour me couper la langue… Aucun financement arabe ne m’est accordé parce que j’ai un passeport israélien, où est-ce que je trouve l’argent ? » On comprend que son film soit teinté de tristesse et d’absurde.

    #Palestine #Culture #Apartheid #BDS #Boycott_culturel


  • In the Palestinian territories, science struggles against all odds
    Alison Abbott, Nature 563, 308-311, le 14 novembre 2018
    https://www.nature.com/articles/d41586-018-07350-9

    Although their access to funding is limited, scientists there say that an even bigger impediment to carrying out research is the Israeli occupation. One major problem is a lack of free movement: most people in the West Bank need a permit to enter Israel, and their applications often involve major delays or rejections. Scientists throughout the territories also have trouble importing reagents and equipment because that requires approval from Israeli security channels. Some basic items, such as the fertilizer ammonium nitrate or simple acids, are listed as ‘dual use’ and are banned, for their alleged potential to be used in weapons. What’s more, the isolation of the region has meant that the research community has remained too small and underfunded to be able to offer PhD programmes.

    Foreigners need a visa from Israel to enter the occupied territories, and Palestinian universities have reported a sudden increase in the number of faculty members who have had visa problems. A survey carried out by the Palestinian Ministry of Education found that in the past two academic years, more than half of the 64 foreign faculty members in Palestinian universities have had visas denied or delayed without explanation. At a press conference in July, Saidam said that the problem is “undermining the quality of education and research programmes at our universities”.

    #Palestine #Recherche #Science #Apartheid #BDS #Boycott_universitaire mais aussi #Douane #Frontière #Visa


  • L’#Apartheid e oltre. L’esperienza delle #Legal_Aid_Clinics in Sudafrica

    Le Legal Aid Clinics in Sudafrica durante l’Apartheid furono uno spiraglio di luce nel naufragio dei diritti. Oggi svolgono il loro compito nella consapevolezza, segnata da Mandela, che l’arma più potente è l’educazione dei cittadini

    http://questionegiustizia.it/articolo/l-apartheid-e-oltre-l-esperienza-delle-legal-aid-clinics-in-sudaf
    #Afrique_du_sud #résistance #éducation


  • Rappel de nombreuses discriminations et obstacles mis sur leur chemin par les autorités israéliennes, que doivent subir les étudiants et professeurs palestiniens dans le cadre de leur tentative de recevoir une éducation supérieure en Palestine, alors que la puissance occupante devrait garantir la qualité de cette éducation :

    L’agression d’Israël contre les universités palestiniennes est une menace pour les droits de l’homme et une tragédie pour cette génération d’étudiants
    Sophia Brown, The Independent, le 21 octobre 2018
    https://www.aurdip.org/l-agression-d-israel-contre-les.html

    #Palestine #Universités #BDS #Boycott_universitaire #occupation #apartheid



  • Le gouvernement des playgrounds
    Histoire fragmentée des aires de jeux, 1770-2010

    Par Ferdinand Cazalis

    https://jefklak.org/le-gouvernement-des-playgrounds

    Sols absorbants, formes arrondies et couleurs vives, les aires de jeux standardisées font désormais partie du paysage urbain. Toujours les mêmes toboggans sécurisés, châteaux forts en bois et animaux à ressort. Ces non-lieux qu’on finit par ne plus voir ont une histoire, parallèle à celle des différentes visions portées sur l’enfant et l’éducation. En retournant jouer au XIXe siècle, sur les premiers playgrounds des États-Unis, on assiste à la construction d’une nation – et à des jeux de société qui changent notre vision sur les balançoires du capitalisme.


  • Rapport : « Cartographier la ségrégation »
    La Plateforme des ONG pour la Palestine, le 18 septembre 2018
    https://plateforme-palestine.org/Rapport-Cartographier-la-segregation

    L’ONG palestinienne 7amleh (Centre arabe pour la promotion des médias sociaux) publie le rapport « Mapping Segregation - Google Maps and the Human Rights of Palestinians » (« Cartographier la ségrégation - Google Maps et les droits fondamentaux des Palestiniens »), soutenu par le CCFD-Terre Solidaire.

    Cette recherche montre comment les cartes affectent la vie des Palestiniens en Israël et en Palestine occupée. Elle révèle particulièrement comment Google Maps adopte et promeut la vision israélienne de l’espace des territoires israélien et palestinien et comment cela affecte le respect des droits des Palestiniens.

    Télécharger le rapport (en anglais) :
    http://www.7amleh.org/ms/Mapping%20Segregation%20Cover_WEB.pdf

    Pour en savoir + sur le projet :
    http://www.7amleh.org/ms

    Déjà des discussions sur le sujet ici :
    https://seenthis.net/messages/317236
    https://seenthis.net/messages/723321

    #Palestine #Cartographie #Segregation #Apartheid #Google #Google_Map


  • Laboratoire Urbanisme Insurrectionnel : APARTHEID | TOWNSHIPS & HOMELANDS
    https://laboratoireurbanismeinsurrectionnel.blogspot.com/2013/09/apartheid-townships-homelands.html#more

    les architectes de l’apartheid auront cette mission d’unifier toutes les composantes sud-africaines d’origine européenne, toutes ces classes sociales - y compris indigentes - pour former un Peuple uni et soudé, sous cet adage populiste : « C’est eux ou nous » : soit l’organisation d’un monde manichéiste, d’un monde compartimenté.

    L’apartheid est un crime contre l’humanité, affirmait Mandela. Pour les penseurs marxistes, c’est aussi, et surtout, le stade ultime et final du capitalisme moderne, dont tout l’enjeu est d’asservir les populations ouvrières, considérées dans cette société comme, tout simplement, des esclaves, et traitées en conséquence ; certains auteurs Sud-Africains estiment même que l’originel modèle du compound - cités-casernes ouvrières closes et surveillées - des industriels des mines de diamants, a ainsi été élargi à l’ensemble du territoire, faisant du pays un vaste camp de concentration construit selon les préceptes du panoptisme et de la paranoïa ; c’est-à-dire, une utopie. Car en réalité, l’apartheid théorisé n’a jamais été appliqué, tout du moins, n’a pas réussi à imposer ses lois et limites : la résistance des non-Européens conjuguera - pour cette période d’avant la guerre civile - désobéissance civile, longs boycotts, manifestations et illégalité qui s’observa en particulier dans les villes : contre toute attente, des millions d’Africains assignés à demeure dans leurs homelands, braveront les lois, au mépris de la police et des milices pour venir s’y installer sans autorisation : l’apartheid sera incapable d’y faire face.

    L’URBANISME DE LA SEGREGATION

    Précédant l’urbanisme de l’apartheid, les planificateurs anglais de la fin du 19e siècle s’attaquaient en Afrique du Sud au développement exponentiel des villes, confrontés en cela aux intérêts de la grande industrie, que ce soient dans les villes minières ou les grands ports qui exigeait une main d’oeuvre toujours plus nombreuse et si possible proche de ses centres de production. Certes, cet urbanisme de la ségrégation était déjà bien établi qui a conduit à une
    urbanisation séparée des populations africaines : en 1855 à Port Elizabeth, en 1856 à Grahamstown, en 1873 à Worcester, en 1879 à Queenstown, etc., pour ne citer que quelques villes, qui avaient délimité des terrains réservés à la résidence des indigènes (Natives), les premiers Townships périphériques. Mais les frontières étaient encore très poreuses, dans les villes mêmes subsistaient les Native Locations plus ou moins homogènes par la race où habitaient Africains, Indiens, Métis, et des quartiers tout à fait mixte où cohabitaient des Blancs. De même, la classe indigène était soumise à différents traitements selon qu’elle appartienne à l’une de ces trois catégories :

    . [the temporary or migratory], les temporaires ou migrants, principalement les ruraux venant s’établir en ville, habitants des bidonvilles et des taudis urbains ;

    . [the permanent or settled], les permanents ou établis, concernant la petite bourgeoisie, l’aristocratie ouvrière, disposant d’un salaire régulier ;

    . [the educated or superior Natives], les éduqués ou supérieurs, concernant l’élite, la frange occidentalisée et embourgeoisée africaine et métis, et la noblesse - familles royale et princière. Les plus corrompus étaient traités d’« Anglais noirs » par dérision.