• Incendie dans le hotspot de Lesbos (septembre 2020)

    12.500 demandeurs d’asile fuient les flammes et errent dans la nuit tandis que le feu pourrait réduire le camp entier en cendres, voir les vidéos sur le site d’efsyn :

    Πύρινη κόλαση στο ΚΥΤ της Μόριας - Εκκενώθηκε ο καταυλισμός

    Στις φλόγες για ακόμα μια φορά ο προσφυγικός καταυλισμός. Επεισόδια μετά την ανακοίνωση των 35 θετικών κρουσμάτων κορονοϊού. Χιλιάδες πρόσφυγες και μετανάστες σε αναζήτηση στέγης.

    Μεγάλες φωτιές καίνε από τα μεσάνυχτα όλο τον προσφυγικό καταυλισμό της Μόριας. Χιλιάδες πρόσφυγες και μετανάστες βρίσκονται αυτή την ώρα άστεγοι, κυριολεκτικά μέσα στους δρόμους.

    https://www.youtube.com/watch?v=bc-mFZTobB0&feature=emb_logo

    Περίπου 12.500 κόσμος που διέμεναν στη Μόρια εγκατέλειψαν τη δομή και αρχικά κινήθηκαν προς τον οικισμό της Παναγιούδας, ενώ μέρος τους κινήθηκε και προς άλλες κατευθύνσεις. Την ίδια ώρα διμοιρίες ΜΑΤ με κλούβες δημιούργησαν φραγμό στο ύψος του Καρά Τεπέ αποτρέποντας τους από το να μπουν στην πόλη.

    Η Πυροσβεστική Υπηρεσία προς ώρας επιβεβαιώνει ότι δεν υπάρχουν αναφορές για θύματα.

    Πώς ξεκίνησε η φωτιά
    Σύμφωνα με τις πρώτες πληροφορίες, της φωτιάς προηγήθηκαν επεισόδια που ξεκίνησαν γύρω στις έντεκα το βράδυ. Η ένταση προκλήθηκε μετά την ανακοίνωση των 35 θετικών κρουσμάτων κορονοϊού στον καταυλισμό και την άρνηση κάποιων εξ αυτών να μπουν σε καραντίνα.


    https://twitter.com/Eva_Cosse/status/1303471253802582024

    Γρήγορα οι αρνητές της καραντίνας ήρθαν σε σύγκρουση με άλλους που επεσήμαναν το κίνδυνο για όλο το καμπ ενώ ομάδες προσφύγων προσπάθησαν να διαφύγουν μέσα από το ΚΥΤ φοβούμενοι την μετάδοση του ιού.

    Γύρω στις 11.00 έκαναν την εμφάνιση τους οι πρώτες φλόγες περιμετρικά του ΚΥΤ και προς τη πλευρά του Ελαιώνα.

    Γρήγορα η φωτιά πέρασε μέσα στο ΚΥΤ και εκεί ομάδα αιτούντων παρεμπόδισε την Πυροσβεστική Υπηρεσία να εισέλθει. Τότε επενέβησαν τα ΜΑΤ που με τη χρήση δακρυγόνων και κρότου-λάμψης διέλυσαν το συγκεντρωμένο πλήθος, αλλά η φωτιά είχε αρχίσει να καίει όλες τις κρίσιμες εγκαταστάσεις όπως τα γραφεία της Ευρωπαϊκής Υπηρεσίας Ασύλου κ.α

    Φόβοι εκφράζονται και για την νέα δομή υγείας που δώρισε η Ολλανδική κυβέρνηση μιας και οι φλόγες βγήκαν έξω από το ΚΥΤ και κινήθηκαν προς όλες τις κατευθύνσεις.

    Αξίζει να σημειωθεί ότι την ώρα που ξέσπασε η πυρκαγιά, όλες οι πυροσβεστικές δυνάμεις της Λέσβου ήταν σε απόσταση 70 χιλιομέτρων προσπαθώντας να ελέγξουν το διπλό πύρινο μέτωπο που είχε ξεσπάσει νωρίτερα στην Άντισσα και την Βατούσσα αφήνοντας περί τα δέκα οχήματα στο ΚΥΤ που ήταν αδύνατον να ανταπεξέλθουν.

    https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/258965_pyrini-kolasi-sto-kyt-tis-morias-ekkenothike-o-kataylismos

    #Moria #feu #incendie #hotspot #asile #migrations #réfugiés #camps_de_réfugiés #Lesbos #Grèce

    (incendie qui a eu lieu le 9 septembre 2020, je suis en retard sur cet événement, j’essaie de mettre les nouvelles arrivées ensuite, notamment sur la mailing-list Migreurop, dans les prochains jours sur ce fil de discussion)

    –—

    Ajouté à la métaliste sur les incendies qui ont eu lieu en Grèce dans des camps de réfugiés :
    https://seenthis.net/messages/851143

    ping @karine4 @isskein

    • Moria 09/09/20

      OFFICIEL : Lesbos est en état d’urgence depuis 4 mois
      09/09/2020 12:24:00 Société, Lesbos, Immigrants, Incendie, EKTAKTO

      Par arrêté du vice-ministre de la Protection civile et de la gestion des crises, Nikos Hardalia et décision du secrétaire général de la protection civile, Vassilios Papageorgiou, l’unité régionale de Lesbos est déclarée en état d’urgence de la protection civile, pour des raisons de santé publique.

      Cette déclaration est valable à partir d’aujourd’hui 09-09-2020 et pendant quatre (4) mois.

      Les ministres de l’Intérieur T. Theodorikakos, de l’Immigration et de l’Asile N. Mitarakis et le président d’EODY Pan. Arkoumaneas se rend à Lesbos, afin d’être informé de la situation à Moria, comme l’a déclaré le porte-parole du gouvernement St. Petsas, après la fin de la réunion gouvernementale au Palais Maximos.

      Pendant ce temps, des renforts d’Athènes ont été envoyés par la police à Lesbos, afin de faire face au problème qui s’est créé depuis la nuit après les incendies qui se sont déclarés à Moria et ont détruit une très grande partie du KYT. En particulier, trois escouades MAT ont quitté Elefsina à 7 heures du matin sur un avion militaire C-130 et devraient arriver sur l’île à 9 heures.

      Comme il est devenu connu du siège de EL.AS. Il y a déjà des forces fortes sur l’île, cependant tous les étrangers qui étaient dans le KYT après les incendies sont concentrés à l’extérieur de la structure, où ils sont gardés et cherchent des solutions pour leur logement.

      La lumière du jour montre l’ampleur de la destruction du camp - « ville » de 13 000 réfugiés et migrants à Moria. La totalité de la partie extérieure du KYT a été complètement détruite, tandis qu’une grande partie à l’intérieur du camp KYT qui continue de brûler a également été détruite. Les informations indiquent que les infrastructures d’administration et d’identification n’ont pas été incendiées, mais que le service d’asile et son équipement ont été complètement incendiés. En outre, des dommages ont été causés dans la zone de l’unité de soins intensifs et de l’unité de soins intensifs et dans la climatisation de l’unité de santé qui a été faite grâce à un don du gouvernement néerlandais.

      Une grande partie de la population de Moria a fui vers les domaines environnants, tandis qu’une autre partie s’est déplacée vers la ville de Mytilène où à la hauteur de Kara Tepe, juste avant l’usine PPC, une force de police forte a été alignée qui ne leur permet pas d’entrer dans la ville.

      L’incendie s’est déclaré vers minuit, lorsque les réfugiés et les migrants qui avaient été testés positifs pour le coronavirus ou avaient été détectés comme cas de contact ont refusé d’être isolés. Des affrontements se sont ensuivis avec d’autres réfugiés et migrants qui les ont poussés hors du camp. Ce conflit a pris à un moment donné un caractère tribal avec le résultat que des incendies ont éclaté, qui bientôt, en raison du vent fort, ont pris des dimensions.

      Il est à noter que, comme indiqué, les forces des pompiers, arrivées au camp pour tenter, ont été attaquées par des groupes de demandeurs d’asile qui ont entravé leur travail. En ce moment, les pompiers opèrent dans le camp avec le renforcement des moyens aériens, afin d’éteindre complètement le feu puis de contrôler la zone.

      Source : skai.gr

      https://www.lesvospost.com/2020/09/blog-post_50.html

      On craint une propagation du coronavirus dans tout Mytilène si les quelque 12000 réfugiés et immigrants ne sont pas expulsés immédiatement et dans une zone éloignée du tissu urbain après l’incendie qui s’est déclaré peu avant minuit mardi à Moria, exprime le maire de Mytilene S.

      « Les quelque 12 000 réfugiés ne peuvent pas rester un deuxième jour à ce moment-là. Dix ans nous ont laissés seuls sur la question des réfugiés. Les immigrants doivent être expulsés ici et maintenant. "Sinon, il y aura une propagation du virus dans toute la région", a déclaré le maire de Mytilène, Stratis Kytelis, à ethnos.gr.

      12000 réfugiés et migrants restent sur la route nationale

      Les réfugiés et les migrants restent sur la route nationale à la hauteur de Panagouda et se trouve à seulement six kilomètres de Mytilène tandis que les forces de police ont créé un barrage pour les empêcher de s’y déplacer. Trois escouades MAT avec une force totale de 60 personnes sont déjà parties du Pirée à Lesbos les forces de l’île. Il est à noter qu’à partir du contrôle des échantillons de liquide pharyngien reçus les trois jours de jeudi, vendredi et samedi par les équipes d’EODY parmi 1900 résidents de l’hôpital de Moria et 100 employés, un total de 35 cas positifs pour le virus ont été trouvés, au total des réfugiés et autres demandeurs d’asile. . Il est à noter qu’en plus des 35 réfugiés en quarantaine, 100 autres personnes étaient entrées en contact avec eux.

      Reçu via la mailing-list Migreurop, le 09.09.2020

    • Moria : “Time bomb” exploded, burned down Hotspot & “European values”


      It was short before Tuesday midnight when fires broke out in several parts in- and outside the Moria camp. The powerful winds quickly spread the flames around, through containers and tents. Total destruction. 13,000 people on the streets. The island of Lesvos has declared in “state of emergency.” Authorities investigate arson. Alarm for the 35 confirmed coronavirus cases that authorities do not know their whereabouts. No reports of fatalities or injuries.

      https://twitter.com/f_grillmeier/status/1303478067348803584

      The worst scenario happened – and while there was a scenario, plans to deal with it equaled to zero.

      https://twitter.com/th1an1/status/1303452650663370752

      A large part of the refugees and asylum seekers fled to the surrounding areas, while another part has moved to the city of Mytilene. However, strong police forces have been lined up in the area of Kara Tepe and do not allow them to enter the city.

      https://twitter.com/veramagalik/status/1303571532992712704

      Others entered the camp in the morning apparently seeking to save some of their belongings.

      https://twitter.com/KallergisK/status/1303554698083995650

      The entire camp outside the camp including thousands of olive trees have been destroyed, also a large part inside the hotspot.

      According to information the administration and identification infrastructures were not burned, but the Asylum Service and its equipment were completely burned.

      Damaged are also the area of ​​the Intensive Care Unit as wells as the new health Care unit recently donated by the Dutch Government.

      According to local media stonisi, that speaks of “uprising and fire“, clashes erupted in the camp after 35 people were confirmed positive to coronavirus on Tuesday. They, their families and their contacts refused to go in isolation in a warehouse just outside the camp. Others started to leave out of fear to contract the virus.

      The clashes “soon led to fires initially around the camp that burned all the tents outside and around the KYT and containers inside,” notes the local news website.

      https://twitter.com/SEENOTRETTUNG/status/1303445925524910086

      Three squads of riot police have been reportedly deployed from Athens to Moria.

      Authorities seek accommodation solutions for the thousands of people.

      Residents of overcrowded Moria camp have been in lockdown for several months due to the coronavirus.

      Chief of Fire Service, Konstantinos Theofilopoulos, told state broadcaster ERT on Wednesday morning, that several fires started around 10:30 at night and that they were initially hindered with thrown stones.

      He added that the fire has been largely extinguished except from the containers that are still burning inside.

      Citing sources of the National Intelligence Service, ERT reported that initially the tents outside the camp were set on fire.

      Quick are the far-right conspiracy theorists who see in the blaze “act of asymmetric warfare” against Greece and blame “Erdogan’s soldiers” for the fire.

      Prime Minister Kyriakos Mitsotakisis currently chair an emergency meeting with the ministers of Citizen Protection, Migration Policy and Asylum and Interior, the chiefs of National Intelligence and the General Staff of Armed Forces, and the head of the Civil Protection.

      The vice president of the European Commission and Commissioner for the Promotion of the European way of Life, Margaritis Schinas, expressed the Commission’s intention to assist Greece at all levels.

      EU Commissioner for Home Affairs, Ylva Johansson, said that she had agreed to fund the immediate transfer and accommodation on the Greek mainland of the 400 unaccompanied migrant children and teenagers.

      PS The fire in Moria burned down not only the camp but also the “European values”…

      https://www.keeptalkinggreece.com/2020/09/09/moria-fire-camp-burned-down-pictures-videos

    • Grèce : un important incendie ravage le camp de Moria, des milliers de personnes à évacuer

      Un énorme incendie a ravagé dans la nuit de mardi à mercredi le camp de Moria sur l’île grecque de Lesbos. Le site, qui héberge plus de 12 000 personnes, a été « détruit à 99% » selon les pompiers. La tension est à son comble sur l’île : des migrants ont empêché les pompiers de rentrer dans le camp et des membres de l’extrême droite ont « attaqué » les ONG qui tentaient de venir en aide aux exilés.

      Le camp de Moria où s’entassent plus de 12 000 migrants a pris feu dans la nuit du mardi 8 au mercredi 9 septembre. Selon les pompiers, le site a été presque entièrement détruit. « La quasi-totalité du camp est en feu, aussi bien à l’intérieur que les tentes qui se trouvent à l’extérieur dans l’oliveraie », a observé un photographe de l’AFP présent sur place. « Tout brûle », a déclaré sur Twitter une association d’aide aux migrants, Stand by me Lesvos.

      Plusieurs heures après le début de l’incendie, une fumée noire continuait à s’élever au dessus du camp. Le président du syndicat des pompiers de Lesbos, Yorgos Ntinos, a indiqué mercredi matin que le camp « a brûlé à 99% et le feu continue ».

      https://twitter.com/iwatnew/status/1303488090716205056

      Des centaines de demandeurs d’asile fuyaient à pied dans la nuit vers le port de Mytilène mais ont été bloqués par les véhicules des forces de l’ordre, raconte à InfoMigrants Alpha*, un migrant vivant dans un conteneur du camp de Moria. « On n’a pas dormi de la nuit et personne ne nous a donné à manger ou à boire. Il y a beaucoup de femmes et d’enfants », précise-t-il.

      D’autres personnes se sont abritées dans les collines environnant le camp. « Certains témoignages rapportent que des locaux bloquent le passage (des migrants) dans le village voisin », rapporte encore Stand by me Lesvos.

      Le site d’information locale Lesvospost explique que plus de 3 000 tentes, des milliers de conteneurs, des bureaux de l’administration et une clinique au sein du camp ont également été brûlés.

      https://twitter.com/dfherman/status/1303491672685318149

      Pour l’heure, les pompiers précisent qu’"il n’y a pas de victimes, mais quelques blessés légers avec des problèmes respiratoires dus à la fumée". Des rumeurs annonçaient mercredi matin le décès d’au moins cinq personnes - une information que n’a pas pu vérifier InfoMigrants."Je pense que d’autres morts seront à déplorer car Moria est à terre", souffle Alpha.
      État d’urgence déclaré

      La tension est à son comble sur l’île. Les pompiers affirment dans leur communiqué avoir « été empêchés d’entrer dans le camp pour intervenir » par certains groupes de réfugiés, et avoir fait appel aux forces de l’ordre pour pouvoir poursuivre l’opération de secours. Plusieurs associations racontent avoir été « attaquées » par des membres de l’extrême droite alors qu’elles tentaient de venir en aide aux migrants.

      « L’île de Lesbos est déclarée en état d’urgence » a affirmé sur la chaîne de télévision publique ERT, le porte-parole du gouvernement grec, Stelios Petsas. Une réunion gouvernementale, avec le Premier ministre et le chef de l’état-major, doit se tenir mercredi matin « pour examiner la situation à Moria et les mesures qui vont être prises ».

      https://twitter.com/f_grillmeier/status/1303446446734274565

      D’après l’agence de presse grecque ANA, les feux auraient été déclenchés à la suite de la révolte de certains demandeurs d’asile qui devaient être placés en isolement, ayant été testés positifs au coronavirus ou proches d’une personne détectée positive. « Il y a 35 cas positifs et ils doivent être isolés (...) pour empêcher la propagation » du virus, a déclaré Selios Petsas à la chaîne publique TV ERT. Tous les réfugiés du camp ont l’interdiction de quitter l’île, a-t-il ajouté.

      Selon Alpha, « des Afghans ont refusé que des agents procèdent à des tests de coronavirus ». La situation a rapidement dégénéré et « les forces de l’ordre ont lancé des gaz lacrymogènes ». « J’étais dans mon conteneur quand j’ai entendu du bruit à l’extérieur. Je n’ai pas voulu sortir. Mais des flammes ont commencé à entrer dans mon habitation alors je me suis enfui en courant. Le feu était juste à côté de moi, j’ai eu très peur », continue le jeune homme.

      « La zone paie le prix de l’indifférence et de l’abandon », estime sur Facebook Facebook l’association des habitants de Moria et des autres villages environnants qui appelle les autorités à agir rapidement pour trouver une solution pour les demandeurs d’asile qui se retrouvent sans abri.

      La semaine dernière, les autorités ont détecté un premier cas de coronavirus à Moria et ont mis le camp en quarantaine pour quinze jours. Après la réalisation de 2 000 tests de dépistage, 35 personnes ont été détectées positives au Covid-19 à Moria et mises à l’isolement.

      De strictes mesures de circulation ont été imposées dans les camps de migrants depuis la mi-mars. Le gouvernement n’a jamais levé ces restrictions malgré les critiques des ONG de droits de l’homme jugeant ces mesures « discriminatoires » alors que la décision a été prise de déconfiner le pays début mai. « Depuis des mois, on est bloqués à l’intérieur du camp, on ne peut pas en sortir. Cela fait un moment que la tension est palpable, les gens ont en marre d’être privés de leur liberté », dit encore Alpha.

      *Le prénom a été modifié

      https://www.infomigrants.net/fr/post/27131/grece-un-important-incendie-ravage-le-camp-de-moria-des-milliers-de-pe

    • Après l’incendie de Moria, la Commissaire appelle les autorités grecques à venir en aide à tous les sinistrés

      « Dans la nuit de mardi à mercredi, le feu a détruit en grande partie le centre d’enregistrement et d’identification de Moria et les campements informels qui l’entourent, sur l’île grecque de Lesbos. Cet incendie a considérablement dégradé les conditions de vie des plus de 12 000 demandeurs d’asile et migrants, dont plus de 4 000 enfants, qui sont retenus dans un centre d’une capacité inférieure à 2 800 places », a déclaré la Commissaire.

      « L’intervention rapide des autorités locales et des pompiers a permis d’éviter une tragédie. Toutefois, la situation reste tendue, en ce qui concerne à la fois les migrants et la population locale qui vit à proximité du camp.

      J’appelle les autorités grecques à fournir d’urgence un hébergement à toutes les personnes privées d’#abri à la suite de l’incendie, en veillant à ce qu’elles aient accès à des soins, à des installations sanitaires, à un soutien psychologique et à de la nourriture. Il faudrait accorder une attention particulière aux personnes contaminées par le coronavirus et leur dispenser les soins nécessaires.

      Il importe également que les autorités grecques de tous niveaux protègent les demandeurs d’asile et les migrants contre les agressions et s’abstiennent de tenir des propos qui pourraient attiser les tensions.

      La situation sur les autres îles grecques où sont hébergés des réfugiés, des demandeurs d’asile et des migrants n’est guère différente de celle qui prévaut à Lesbos ; sur ces autres îles aussi, les difficultés pourraient s’aggraver. Comme beaucoup, je ne cesse de répéter qu’une aggravation de la situation semble inévitable si la Grèce et les autres États membres du Conseil de l’Europe ne changent pas de stratégie. Certes, la priorité est actuellement de répondre aux besoins humanitaires des sinistrés, mais l’incendie de Moria montre l’urgence de repenser entièrement la stratégie appliquée ces dernières années, qui a conduit à la création de camps surpeuplés, caractérisés par des conditions de vie inhumaines et intenables, à Moria et sur d’autres îles de la mer Égée. Il n’est tout simplement pas possible d’héberger les demandeurs d’asile et les migrants sur des bateaux, ou de recourir à d’autres formes d’hébergement d’urgence, en attendant que le camp de Moria soit remis en état, puis de continuer comme avant.

      Les autorités grecques n’ont toujours pas réglé une série de problèmes majeurs, comme le cantonnement des demandeurs d’asile et des migrants sur les îles de la mer Égée, le manque de structures d’accueil, sur les îles et sur le continent, et les insuffisances des politiques d’intégration et d’asile. La situation catastrophique dénoncée depuis des années par de nombreuses instances nationales et internationales est cependant aussi imputable à l’attitude des autres États membres, qui n’aident guère la Grèce en matière de relocalisation, et plus largement au manque de solidarité européenne. Ce n’est pas seulement un problème grec, c’est aussi un problème européen.

      Il n’y a plus de temps à perdre. La Grèce a besoin d’une aide concrète et de grande ampleur de la part des autres États membres du Conseil de l’Europe. Si de nombreuses collectivités locales se sont déclarées prêtes à apporter leur contribution, les autorités nationales, en revanche, se montrent trop frileuses. Je me réjouis que certains États membres semblent vouloir intensifier leurs efforts de relocalisation, mais il est urgent qu’ils agissent et que d’autres gouvernements européens suivent cette voie.

      La Grèce et ses partenaires doivent enfin se décider à régler les problèmes structurels d’une politique migratoire qui a déjà causé tant de souffrances inutiles. Attendre encore, c’est prendre le risque que d’autres drames se produisent. »

      https://www.coe.int/fr/web/commissioner/-/commissioner-calls-on-the-greek-authorities-to-provide-adequate-support-to-all-

      #sans-abri #SDF

    • ’Catastrophe’ warning as thousands left homeless by Lesbos refugee camp fire

      NGOs accuse police of blocking access to hospital for families and vulnerable migrants injured in Moria blaze.

      NGOs in Lesbos have warned that a humanitarian catastrophe is unfolding on the roads around the still burning Moria camp, where thousands of migrants are allegedly being held by police without shelter or adequate medical help.

      Annie Petros, head coordinator of of the charity Becky’s Bathhouse, said she was blocked by police from taking injured people to hospital as she drove them away from the fire.

      “When we saw there was a fire we drove as fast as we could with water to the camp, intending to take sick people to hospital. I can’t describe properly the scene we saw. There were streams of people, thousands of them, walking away from the camp. They were totally silent, terrified and traumatised, walking through thick smoke and the awful smell of burning plastic,” she said.

      “We picked up some pregnant women who needed urgent help and a teenage boy with a broken leg. When we neared the town of Mytilene there were riot police blocking the way to stop anyone reaching the town. I begged the police but their commander wouldn’t let us through. We called an ambulance and it refused to come to the roadblock.”

      Petros said she was sent along back roads, that brought them into contact with a group of anti-migrant protesters.

      She learned later that some people were attacked.

      She said the people she took to the hospital were the only ones who managed to make it through. “There are many people who need help with burns, with smoke inhalation.”

      Other aid organisations in the area said urgent work was needed to get people shelter before night fell.

      Omar Alshakal, a former refugee and founder of Refugees4Refugees, said: “The situation is out of control. We were looking after minors here and the safe place for them was lost in the fire. We lost 30 children. We are looking for them now.”

      Alshakal said the Greek government was making some effort, but the situation was severe. “We now have 12,000 people with no shelter, homeless on the main road. I have been called just now by the army, they want to get food to people and masks, sanitisation.”

      He said he was concerned that the isolation unit for Covid-19 patients was now abandoned. “We had 19 positive cases all in isolation, now they have left the camp. We have the fear they will spread the virus further.”

      The cause of the fire is unclear. Alshakal believes it was started by refugees in protest at conditions.

      The overcrowded camp is known to be a dangerous space, with small fires being lit to cook and no safe distancing between ramshackle tarpaulins used as tents.

      Moira was opened at the height of the refugee crisis in 2015. It was originally intended to hold 3,000 people. The charity MSF has been pushing the Greek authorities to improve conditions at the camp for years.

      Amir, a 19-year-old migrant from Afghanistan who teaches English in the School of Peace in the camp, said: “At about 11 last night I saw people starting fires deliberately. It was refugees who were very, very angry about the situation in this camp. We have been a long time in quarantine, you know we are under a lockdown while there are no such rules or laws for Greek people. It is racist, they are treating people like we are animals. We have needs, but we can’t leave this camp to get medicine or food.”

      He added: “The situation will now be worse for refugees. Our school is completely burned down. We had started to have hope that we could continue our learning but all that is gone now.”

      Aid groups are meeting on Wednesday evening to discuss an urgent response. They want people moved from the roadside immediately.

      Philippa Kempson of the Hope Project, said a government-ordered 3.5-mile (6km) cordon around the camp meant she couldn’t get to her supplies.

      “We have a building full of aid, nappies, water, very near Moria,” she said. “People can’t reach the city, they are out on an exposed road in 32C with children and babies. These people left the camp with what they had. We are 10km away and I had an asthma attack this morning due to the toxic smoke. Everything in there is plastic: the tents, the temporary housing blocks. And fires are still breaking out, the fire helicopter is still overhead.”

      She said the only light in the dark situation was that in two months the camp was due to be completely locked down. “Can you imagine if the fire had started in a couple of months when they had fenced it in with razor wire as they were planning to do? You would have had 12,000 people trapped in an inferno.”

      The UNHCR is working with the authorities to move people to safety. The agency said the authorities have blocked the road to stop uncontrolled movement but that vulnerable groups were being prioritised for shelter across the island and in accommodation in Mytilene, the island’s capital.

      Ylva Johansson, EU commissioner for home affairs, tweeted she had “agreed to finance the immediate transfer and accommodation on the mainland of the remaining 400 unaccompanied children and teenagers. The safety and shelter of all people in Moria is the priority.”

      The police have been approached for comment.


      https://www.theguardian.com/global-development/2020/sep/09/catastrophe-warning-as-thousands-left-homeless-by-lesbos-refugee-camp-f

    • FIRE DESTROYS MUCH OF MORIA CAMP, FOLLOWING FOUR YEARS’ EUROPEAN TOLERANCE OF FATAL RISKS TO MIGRANTS

      In the early hours of this morning, a large fire broke out in Moria Refugee Camp, which has left much of the camp destroyed, and many of the approximately 13, 000 residents displaced.

      This comes a week after the first person tested positive for COVID-19 in the camp, which was immediately followed by the government’s official initiation of works to transform Moria refugee camp to a closed controlled centre. In the days that followed, at least 30 other people have tested positive for COVID-19 – in a camp that is currently at four times’ its stated capacity, where basic preventative measures are a practical impossibility and where there was no functioning COVID-19 isolation clinic.

      The dehumanisation of migrants at the European border and apparent indifference to the impact of this protracted, unsustainable situation on the local population have had repeatedly devastating consequences. Migrants have been consistently confined to overcrowded, insecure and fundamentally inhuman conditions, where fires – often fatal – are a regular occurrence. This was not the first fire in Moria camp; it was not even the first fire in the camp this year. Such fatal risks to – and loss of – migrant lives are instead tolerated as part of the European border regime.

      Following the near destruction of Moria Camp, this morning the Greek government placed the island of Lesvos under a four month state of emergency. The police and army have been on the streets around Moria camp since the fire broke out, and three riot police squads (known as the Units for the Reinstatement of Order) were flown in from Athens this morning. As far as we know, no additional medical capacity or humanitarian aid has been mobilised or provided. The government’s immediate dispatch of security forces, before or without humanitarian assistance, continues their policy of framing migrants as a question of public order – and prioritising their securitisation as opposed to the provision of urgent assistance.

      The Greek authorities’ main priority so far seems to be the prevention of migrants’ access to Mytiline: a police blockade was established next to Kara Tepe camp in the early hours of this morning, to prevent migrants who had fled the fire from reaching the city, and it remains there to this point. Police units have also blocked the main access road to Moria camp. People who had been living in the camp are spread out on the roads around Moria camp, in the surrounding forests, and in the car park of a nearby supermarket. From what migrants have told us, there have been no state provisions – whether of essentials such as food or water, or other necessities such as hygiene facilities – in those locations.

      There has never been an evacuation plan for Moria Camp residents, and when the fire broke out last night, people were left to flee on their own – including those who had been held in the pre-removal detention centre inside Moria Camp (PRO.KE.KA.). Some of those living in the sections for vulnerable people (including unaccompanied children and single women) were woken up by police, but given no instruction of where they could or should go. At present, there remains a profound lack of information regarding the safeguarding or protection response for such groups. When we spoke with vulnerable individuals supported by Legal Centre Lesvos in the early hours of this morning, they were scattered in the forests and roads surrounding the camp, without any state support.

      There is still no official confirmation of casualties, or even hospitalisations.

      Those who have returned to Moria camp this morning have sent photos of the destroyed camp, including the remains of their tents and shelters. Residents have emphasised that the many of the facilities – including toilets and sanitation spaces – have been burnt. The already-inadequate provisions to prevent or slow the spread of COVID-19 among the camp’s population have now been destroyed, and given that over thirty residents of the camp have tested positive for the virus in recent days, a failure to implement a rapid and health-oriented response for displaced residents will no doubt increase the number of cases – and will likely overwhelm the stretched public healthcare system.

      “This fire is a visceral manifestation of European policies, which have for years tolerated the containment of migrants in dangerous, overcrowded and insecure conditions,” said Amelia Cooper, of the Legal Centre Lesvos. “Repeated fatal incidents – including the death of a seven-year-old child in a fire in Moria camp, just six months ago – have not been enough to prompt the evacuation of Moria refugee camp; neither has been the outbreak of a global pandemic, nor the detection of positive cases, nor the Greek government’s instrumentalisation of these facts to impose mass detention on camp residents. Residents of Moria camp, and migrants in hotspots across Europe, are in situations of manufactured and state-sanctioned vulnerability. This fire was not an accident, it was an inevitability.”

      https://legalcentrelesvos.org/2020/09/09/fire-destroys-much-of-moria-camp-following-four-years-european-to

    • Joint statement of 31 NGOs regarding the fire at the Registration and Identification Centre at Moria

      Greece: Transfer Refugees and Asylum seekers to Safety on Mainland

      Respect for Human Rights should Prevail over Use of Force

      Following yesterday’s fire in Moria, on Lesvos, which destroyed the Reception and Identification Centre, 31 civil society organizations call on the Greek Government to immediately provide assistance to people who lost their shelter. Those affected, among them many children and at-risk groups, must be carefully transferred to safety on the mainland.

      The transfer of at-risk groups, including unaccompanied children, pregnant women, people with disabilities, people with medical and mental health conditions, and older people should be prioritized. People who tested positive for Covid-19 should be given safe housing for the quarantine period, healthcare, and hospitalization if necessary.

      Moving people from Lesvos to mainland Greece requires finding urgent solutions to address the fact that many current housing facilities for refugees and asylum seekers are at full capacity. We urge the Greek authorities to work on a coherent plan that maximises all available resources including those from the EU and we renew our call to European leaders to share the responsibility for the reception and support of asylum seekers now more than ever.

      In these difficult times, it is of outmost importance that respect for human rights is at the centre of the response to the fire at Moria, and that authorities do not resort to use of force or inflammatory language, but take appropriate steps to de-escalate any risk of violence.

      ActionAid Hellas

      Amnesty International

      Boat Refugee Foundation

      CRWI Diotima

      ECHO100PLUS

      ELIX

      Equal Rights Beyond Borders

      Fenix - Humanitarian Legal Aid

      Greek Council for Refugees (GCR)

      Hellenic League for Human Rights

      Hellenic Platform for Development (Ελληνική Πλατφόρμα για την Ανάπτυξη)

      Help Refugees

      Hias Greece

      HumanRights360

      Humanitarian Legal Aid

      Human Rights Watch

      International Rescue Committee (IRC)

      INTERSOS Hellas

      Legal Centre Lesvos

      Médecins Sans Frontières

      Melissa

      Network for Children’s Rights

      Omnes

      Refugee Legal Support (RLS)

      Refugee Rights Europe (RRE)

      Refugee Support Aegean (RSA)

      Refugee Trauma Initiative

      Solidarity Now

      Symbiosis-School of Political Studies in Greece

      Terre des hommes Hellas

      The HOME Project

      https://www.gcr.gr/en/news/press-releases-announcements/item/1499-joint-statement-of-31-ngos-regarding-moria-refugee-camp-fire

    • New fire breaks out in Moria camp on Wed evening

      A new large fire broke out at the Reception and Identification Center in Moria early Wednesday evening, just hours after the overcrowded hotspot on the island of Lesvos was largely destroyed by the fire the previous night.

      The fire is reportedly burning in the area of ​​Eleonas, the olive grove, outside the camp, where thousands of people of who do fit in live in tents.

      https://twitter.com/g_christides/status/1303744178053165056

      Media report that the fire started in some of the 200 tents that were not burned down on Tuesday night. Explosion sounds were heard, and they probably came form the cooking devices the refugees used.

      https://twitter.com/th_voulgarakis/status/1303738169729441795

      Hundreds of people among them many families with children, were leaving the area.

      https://twitter.com/g_christides/status/1303737094704070657

      Firefighters have rushed to the scene but the blaze went out of control due to the strong winds.

      https://twitter.com/News247gr/status/1303739366179835906

      STAR TV reported from the spot that the firefighters are now trying to protect the nearby forest.

      Thousands left the camp that hosted 12,800 people.

      It remains unclear whether it is a new fire or a resurgence of the one that already destroyed much of the Moria hotspot the other night.

      https://www.keeptalkinggreece.com/2020/09/09/moria-new-fire-wednesday-evening

    • All people in Moria camp must be evacuated to safety in wake of destructive fire

      Nearly 12,000 men, women and children have been forced to evacuate Moria refugee camp, on the island of Lesbos, Greece, after a fire tore through the camp during the night of 8 September. While the fire is not believed to have caused any deaths, the camp was almost completely burned down, and people are now on the streets, with nowhere to stay. Médecins Sans Frontières (MSF) urges Greek and EU authorities to immediately evacuate people off the island to safety.

      “Our teams saw the fire spread across Moria and rage all night long. The whole place was engulfed in flames, we saw an exodus of people from a burning hell with no direction,” says Marco Sandrone, MSF field coordinator in Lesbos. “Children were scared, and parents are in shock. We are relieved that there seem to be no victims and we are working now to address the immediate needs of the people.”

      All medical services available for the refugees and asylum seekers have been interrupted, including services at the MSF paediatric clinic.

      Almost five years of trapping people in dire conditions has led to tensions and despair. This has only increased over the last five months due to restricted movements in the camp, hastily justified as a public health measure amidst the COVID-19 pandemic. Following the recent confirmation of positive cases of COVID-19 among the camp’s residents, the increasing restrictions on people have made the situation unbearable.

      MSF has been pushing the Greek health and migration authorities to set up an adequate COVID-19 response plan for Moria, that counts on people’s collaboration and which offers dignity to the sick and to those who are infectious.

      “The Greek authorities have failed to put such a response in place, and the EU and other EU member states have disclaimed responsibility and have done close to nothing to resolve this situation,” says Aurelie Ponthieu, MSF Humanitarian Advisor on Displacement. “The years-long orchestration of human suffering and violence produced by European and Greek migration policies are to blame for the fire, and we can only hope that the same system of inhumane containment will not be reborn from the ashes in Moria.”

      MSF calls on the Greek authorities to immediately adopt an emergency response plan and to evacuate all these people to a safe place on the mainland or to other European countries. We are ready to provide the support that is needed during the emergency response.

      https://www.msf.org/refugees-moria-must-be-evacuated-wake-destructive-fire

      #MSF

    • Incendie à Moria - Evacuer MAINTENANT !

      Incendie à Moria - Evacuer MAINTENANT !

      La nuit dernière, un incendie a détruit le camp de réfugié.e.s surpeuplé de Moria. Près de 13 000 personnes vivaient dans le camp dont la capacité officielle n’est que de 2 757 personnes. Suite à ces incendies, aucune évacuation n’a été organisée. Par ailleurs, il n’y a jamais eu de plan d’évacuation pour l’ensemble du camp malgré les dangers et les conditions inhumaines. Au printemps 2020, l’Europe et la Suisse n’ont pas réussi à réaliser l’évacuation des camps et la redistribution des personnes entre les différents États européens, alors que la situation l’exigeait et malgré les mobilisations.

      Le 2 septembre, une première personne a été testée positive au Covid-19 à Moria. Au lieu d’identifier de manière systématique les possibilités d’infection, le camp entier a été mis en quarantaine. Toutes les personnes ont donc été fortement exposées au risque d’infection. La seule réponse a été leur enfermement aux frontières de l’Europe.

      Le 23 juin 2020, plus de 50 000 personnes ont demandé au Conseil fédéral de participer à des opérations d’accueil humanitaire pour évacuer les camps des îles grecques. Le 16 juin 2020, le Conseil national a approuvé la motion visant à accepter des réfugiés de Grèce et les huit plus grandes villes de Suisse ont accepté d’accueillir des réfugié.e.s directement de Grèce. Nous demandons une nouvelle fois au Conseil fédéral, à Karin Keller-Sutter en tant que cheffe du département du DFJP et au SEM d’accueillir les réfugié.e.s de Grèce et de fournir une aide d’urgence immédiate sur le terrain.

      https://www.sosf.ch/fr/sujets/schengen-europe/informations-articles/incendie-a-moria.html?zur=41

    • Thousands Moria refugees on the streets, locals set blockades, new fires

      The situation on the island of Lesvos remain tense on Thursday, with thousands of refugees and asylum-seekers to have spent the night on roadsides, fields and even cemeteries, waiting for aid and a provisional shelter. Led by the Mayor of Mytilene, locals have set blockades to hinder the government from repairing fire damages in the Moria camp or embark the vulnerable among the homeless on a ferry.

      “People that lost their shelters in #MoriaCamp due to the fires are finding shade and temporary resting ground between graves in a Greek orthodox cemetery.” via @daphnetolis.

      At the same time, new fires broke out in the camp also early Thursday afternoon to burn down what was not damage din the last two days.

      While signs hind to an “arson plan,” so far, no perpetrators have been captured, no report by the Fire Service has been issued.

      The government desperate tries to find solutions to the crisis that has emerged on the island but it is extremely difficult without the support by the local authorities and the people.

      Refugees and locals seem to agree on one point: This is “hell on earth” for both sides.

      The island has been declared a state of emergency for four months.

      New fires show “arson plan”

      Fires broke out again inside the camp early Thursday afternoon. According to state news agency amna, the fire broke οut simultaneously in three different points of the hotspot.

      The fires broke in a camp section that was not damaged by the fires on Tuesday and Wednesday, and where refugees were still living.

      The latest fire shows that despite the fact that the government has deployed several squads of police there, there is not policing in the area, which is an arson crime scene, after all, as the government says.

      According to local media stonisi, “the new fires today now prove the existence of an organized arson plan by unknown centers and for reasons currently unknown. A plan that the Police seems to not be able to deal with.”

      Refugees for a second time

      Over 12,000 people spend the second night on the streets, slept next to garbage bins and police buses. Some found no other place to spend the night other than between graves of a cemetery.

      Helpless without shelter and food, after the fire damage, they grabbed their children, helped their elderly, packed whatever they could save and left again for the Unknown and a new nightmare.

      Tear gas against children

      Riot police does not allow the refugees to reach the island capital Mytiline and set blockades at the road to Kara Tepe, where another camp operates.

      In the early morning hours of Thursday, the crowd threw stones at the police forces that responded with tear gas.

      Among the tear gas target are also children that scream in fear.

      https://www.youtube.com/watch?v=xYUwNV-0oJw&feature=emb_logo

      Locals set up blockades

      At the same time, residents and members of local authorities are opposing the government’s attempt to repair the damage in the camp and make it available again for the refugees and asylum seekers.

      Local authorities of East Lesvos had repeatedly called for de-congestion of the camp. They belive that the new situation that emerged after the fire will have them relocate to the mainland.

      They reject any government proposals to have the refugees accommodated in two military camps or in the area surrounding the Moria camp.

      Trucks and other machinery deployed by the municipality hinders the cleaning of Moria by the Armed forces, while the mayor reportedly keeps calling on locals to strengthen the blockades.

      Mayor of Mytilene, Stratis Kytelis has been reiterating that he does not accept the reopening of Moria, the establishment creation of any other accommodation structure, even a temporary one.

      He demands “the immediate refugees’ and migrants’ departure from the island in any way.”

      “We have been insisting for a long time that there should be an immediate and massive de-congestion of the camp. It is not possible for a structure designed for 2,800 people to accommodate 12,000 people,” he repeated.

      406 minors relocated to northern Greece

      With three separate flights, 406 unaccompanied refugee children were transferred from the destroyed Moria center to Thessaloniki over night.

      The children are temporary accommodated in hotels. Some of them will be transferred to other structures and some will be relocated to European countries in accordance with the relevant program.

      Before their departure form Lesvos, all minors were tested for Covid-19. For precautionary reasons, they ill stay in quarantine for 10 days. facilities in which they will be housed will be quarantined for 10 days.

      The flights were organized by the International Organization for Migration, funded by the European Commission and coordinated by the Special Secretariat for Unaccompanied Minors at the Ministry of Migration.

      Gov’t housing plan about to fail

      The ferry donated by the shipping company Blue Star Ferries for the accommodation of some 1,000 vulnerable groups docked at the port of Sigri and not at the port of Mytilene on Thursday morning. Immediately locals called for a blockade of the road.

      The two Navy landing ships for the temporary accommodation of another 1,000 vulnerable people may never come. The Defense ministry has allegedly refused to deploy them amid a Greek standoff with Turkey.

      The government is in an extreme difficult situation and is looking for other solutions.

      The Migration Ministry said in a statement on Thursday that “all the necessary actions for the immediate housing of vulnerable people and families of the Moria hotspot in specially designed areas will be carried out within the day.”, a migration and asylum ministry announcement said on Thursday.

      “The primary concern of the government is the safety of all concerned,” the announcement added, and concluded that “Behavior aiming to blackmail will not be tolerated.”

      https://www.keeptalkinggreece.com/2020/09/10/moria-greece-refugees-locals-new-fires-housing

    • Incendies à Lesbos : « Nous créons une zone de guerre au milieu de l’Europe »

      #Efi_Latsoudi s’insurge contre le gouvernement grec, la situation dans le camp de Moria étant prévisible selon elle. L’humanitaire appelle à une réaction de la communauté internationale.

      Le camp de Moria, à Lesbos, a été en grande partie détruit par un incendie dans la nuit de mardi à mercredi. Efi Latsoudi, figure de proue de l’aide humanitaire sur l’île et lauréate du prix humanitaire Nansen Refugee Award 2016 du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), craint que la situation des 13 000 candidats à l’asile qui y vivaient se dégrade.
      L’incendie qui ravage Moria était-il prévisible ?

      Il fallait s’y attendre. Politiquement, on se dirigeait vers ça. On opérait sans plan d’action depuis des mois. Le gouvernement grec présente la situation migratoire dans les camps comme une réussite depuis que les chiffres d’arrivées sur les îles sont en baisse. Mais les conditions de vie des migrants sont toujours aussi désastreuses. Elles ne sont que les conséquences des politiques mises en place par Athènes.
      Vous êtes actuellement à Lesbos. Que s’est-il passé hier soir ?

      C’était la guerre. Il y a eu des manifestations de migrants dans le camp en réaction au confinement total, la police a usé de gaz lacrymogène. On s’attendait à de tels mouvements de contestation : voilà six mois que les forces de l’ordre ont enfermé ces gens dans ce camp. C’est de la discrimination ! Pour essayer de protéger les mineurs face aux manifestations, ils ont été placés dans une partie isolée du camp. Et quand le feu s’est déclaré [les causes de l’incendie ne sont pas encore clairement connues, ndlr], personne n’arrivait à les sortir de là. La porte a dû être défoncée pour les évacuer.
      Comment se présente la situation au lendemain du drame ?

      Les migrants sont encerclés par les policiers sur la route qui va de Moria à la ville. Ils sont dehors, sans rien. Les autorités sont en train d’acheminer trois troupes de policiers antiémeutes d’Athènes en bateau. Le ministre a parlé des émeutes, on craint que ces événements le poussent à créer des camps totalement fermés. Il y a aussi beaucoup de réactions de la part des groupes fascistes, qui pensent que Moria est une « bombe sanitaire » [35 cas de Covid-19 ont officiellement été déclarés à Moria, ndlr] alors qu’il y a plus de contaminations au sein de la population locale que chez les migrants. Certains médias enveniment la situation. Nous sommes en train de créer une zone de guerre au milieu de l’Europe.
      Comment imaginez-vous les prochains jours ?

      Tout le monde va envoyer de l’argent et des ressources sans aucune organisation. La situation ne va pas s’améliorer et tout cela ira alimenter la rhétorique des fascistes. Nous ferons au mieux pour aider les migrants. S’il n’y a pas de réaction de la part de la communauté internationale, la population locale et les groupes xénophobes vont nous tomber dessus.

      A lire aussiLesbos, le confinement sans fin

      Le gouvernement ne considère à aucun instant que la situation puisse être le résultat de sa politique. Il a pointé du doigt les ONG internationales : c’est hypocrite. Toute l’organisation des camps comme celui de Moria ne tient que grâce aux humanitaires. Les vrais victimes de ces drames à répétition, ce sont les migrants psychologiquement traumatisés et qui ne se sentent plus humains.

      https://www.liberation.fr/planete/2020/09/09/incendies-a-lesbos-nous-creons-une-zone-de-guerre-au-milieu-de-l-europe_1

    • Four face criminal charges over Moria blaze, two minors to return to Lesvos

      Four Afghan migrants linked to the catastrophic fires that razed the Moria reception center on Lesvos last week were charged on Wednesday with arson and membership of a criminal organization and given until Saturday to prepare their defense before an investigating magistrate.

      Another two Afghans implicated in the same incident, both unaccompanied minors who were transferred to the mainland the day after the first blaze, are to return to Lesvos where they are to face a magistrate on Monday.

      The six suspects were identified on video footage of the fires that circulated on social media.

      Meanwhile most of the 13 suspects detained in connection with a fire that broke out late on Tuesday near a migrant reception center on Samos have been released due to a lack of evidence linking them to the blaze, which was extinguished before it could affect the camp.

      On Wednesday, 20 officers who are to form part of a special police service on Lesvos for a temporary camp that has been set up there arrived on the island. Although the new camp has the capacity to host up to 8,000 people, only around 1,200 had moved in by Wednesday night.

      Thousands of former Moria residents continued to sleep on the streets and in olive groves on Wednesday.

      https://www.ekathimerini.com/257058/article/ekathimerini/news/four-face-criminal-charges-over-moria-blaze-two-minors-to-return-to-le

    • Communique from the Working Group mobilisation on 45th Session of the PPT

      MORIA burns, again. This documented horror in the heart of Europe, has been denounced from its beginning (2015) by dozens of reports from human rights, humanitarian and other non-governmental organisations. Almost 20,000 (at peak last February) and at the time of the fire, 13,000 human beings were parked in a prison of mud, rubbish and violence, behind barbed wire. MORIA is a planned limbo, where refugees are being denied their right to asylum, freedom and dignity, unable to perform even the most basic daily activities, such as sleeping, eating or communicating. It was a place where health care and education were denied to 4,000 children – left without dreams; adolescents whom the abnormal rates of suicide attempts should have been an alert of the level of despair in the camp (MSF); women terrorized by daily rapes, lack of hygiene and rampant violence. Hundreds of testimonies revealing the levels of unbearable “non-life” in MORIA, were kept unheard for years.

      Now the fenced camp, which was about to be closed, has burned to the ground. But how could this construction – the abandonment of human beings reduced to “numbers and bodies” – re-emerge as an island-lager in the heart of 20th Century Europe? How has this apartheid andsuffering as planned management of the “other”, of the “migrant” been accepted and tolerated in the long silence of 5 years? This inhumane “containment” had been erected as a model for migration policies by the European Commission and the EU Member States. MORIA has been the essence of the deterrence model aimed at discouraging the flight of potential asylum seekers from countries at war and to push them back to the ruins, sealed by the EU-Turkey agreement in 2016. It is documented that on Greek islands, the Geneva Convention was being constantly violated on a daily basis. Has it been buried in Lesbos?

      The most disturbing reality of all is that MORIA is not exceptional – but part of a chain of Camps and Hotspots across Europe constructed as sites “without rights” and a systematic planned annihilation of the “other”, psychically destroyed in camps, where they could have even burned alive. The EU borders, as well as the maritime routes have also become sites of death where thousands have drowned. This situation is indicative of the overall policy of necropolitics practiced by the European Union and its member states towards migrant and refugee peoples and is combined with the policy of militarised externalisation of borders. And inside the Fortress Europe – as is graphically shown in this time of COVID-19 – the migrant workers who make up a big part of the “essential workers’ in agriculture, care and domestic work – are also denied fundamental rights, subjected to daily racism and deprived of the conditions to live a decent human life.

      As part of that Europe that still recognizes itself first of all as “human”, and joining all the movements that in these hours are making their voice heard, we, the signatories, who have been witnessing for years the tragic fate of the migrant and refugee peoples, denounce even more the fire of MORIA as a symbolic and highly visible expression of the silent, permanent, planned crime against humanity for which the European Commission the European States are responsible, as highlighted by the Permanent People’s Tribunal sentence (Hearings 2017-2019). The humanitarian interventions of these hours – already minimal in itself – can only appear as a saving face operation. Once again these pronouncements refer to a time without deadlines, and therefore confirm the existing genocidal policy – as the European Commission, and the EU governments, opt for an identity that declares itself exempt from the obligations of the civilization of law. These obligations were meant to be consistent with the ‘never again’ commitment against the extermination camps and had made Europe a place of welcome and an indicator of its own development project.

      We therefore call on the EC and all the European States:

      To urgently evacuate the island and re-locate to safety and dignity the MORIA migrant and refugee peoples.
      To end the criminalisation of migrants and refugees and the criminalisation of solidarity.

      It is Not a Crime to Migrate or to seek Asylum! It is a Human Right!

      September 14, 2020
      The movements & oganisations convening the 45th PPT Migrant & Refugee Session

      https://transnationalmigrantplatform.net/campaigns-advocacy

    • Questions arise as Greece vows to “empty Lesvos of all refugees by Easter”

      Questions arise as Greece’s Citizens Protection Minister has vowed to empty the island of Lesvos of all refugees by Easter.One main question is, of course, that if all 12,000 refugees leave in the next 6 months, why does Greece build a permanent camp on the island, expected to be in operation until 2025 and it looks as if it is going to be “the largest in Greece” if not in the whole European Union? Where will these 12,000 people stay when they leave Lesvos? How about the refugees and asylum-seekers in overcrowded camps on other islands? At the same time, it looks as if the hastily set up temporary camp in Kara Tepe, hastily due to the Moria fires, is violating rules of constructions and other issues.

      In an exclusive interview with UK’s daily The Guardian, Minister Michalis Chrysochoidis said following the fires that destroyed the overcrowded Moria camp last week, that plans would be accelerated to decongest the outpost.
      Minister: Lesvos will be empty of all refugees by Easter”

      “They will all leave,” Citizens protection Minister Michalis Chrysochoidis told UK’s daily the Guardian on Tuesday. “Of the roughly 12,000 refugees here currently, I foresee 6,000 being transferred to the mainland by Christmas and the rest by Easter. The people of this island have gone through a lot. They’ve been very patient.”

      About 70% of asylum seekers on the island were Afghans who would be awarded refugee status and given travel papers, he said. Recognised refugees can move to another EU member state for up to three months using the documents.

      Chrysochoidis, who flew into Lesbos to help oversee relief efforts, welcomed reports that Germany was prepared to take in as many as 1,500 people from Moria.

      “It’s very generous, very brave,” Chrysochoidis said of the goodwill gesture. “All over Europe, countries have their own internal political problems around this issue but I also think they [EU states] can see we are protecting the bloc’s borders, we have greatly minimised flows.”

      On the problem that stranded refugees and asylum-seekers refuse to settle in the new temporary tents camp in Kara Tepe, Chrysochoidis blamed Afghan asylum-seekers and even some NGOs.

      “There are groups of Afghans and I am afraid even some human rights organisations who are encouraging thousands of people not to go in,” said Chrysochoidis.

      “It’s non-negotiable. They will leave the island but they have to go through this new facility and get the requisite legal documents first,” the minister stressed speaking to the Guardian.

      If refugees go, why a permanent refugee camp?

      Of course, in order to have 6,000 refugees relocated to the mainland by Christmas, that is in 3 months, you have to have structures to host them. Where are they? Where are the government plans for them? And where will the remaining 6,000 people go “by Easter”? Most likely, they will also found themselves on the mainland – because so far, the famous “EU solidarity” was never strong enough to take some burden from Greece’s shoulders – and neither will it be, I’m afraid.

      And how about the refugees and asylum-seekers in the overcrowded camps on the islands like Samos and Chios and Kos? Will they be transferred to the new camp on the island where “the people have gone through a lot and have be very patient,” as the Minister said?

      Minister Chrysochoidis and the government is general is proud to have minimized the refugees flows – even though often with questionable means such as “pushbacks” that are illegal.

      So the question that arises is near: If the plan is to have all 12,000 refugees relocated away from Lesvos within the next six months, then why does Greece build a new permanent camp –the largest in the EU! – on the island of Lesvos and thus with the assistance of the European Commission?

      Will the new camp host refugees currently on the other islands and also display Greece’s readiness should an influx turn into a problem again?

      President Ursula von der Leyen said on Wednesday during her speech at the European Palriament speech that “the Commission is now working on a plan, for a joint plan with the Greek authorities for a new camp in Lesvos. We can help with asylum and return procedures and significantly improve conditions for refugees.”

      Permanent camp until 2025

      With two decisions on September 14, the Ministry for Migration and Asylum has secured the amount for the lease of land plots on Lesvos for the permanent camp until 2025.

      According to an exclusive report by local media stonisi, the Ministry uploaded on state website for public expenditures Diavgeia, the amounts needed to be paid for the lease from September 2020 until 31. December 2025. The total price to be paid is 2.9 million euros.

      €142,051 for the lease of the land plots for the operation of the temporary camp in Kara Tepe until 31. December 2020.

      €2,750,000 (550,000 euros per year) for the lease of the same land plots in Kara Tepe from 2021 until 2025.

      According to the exclusive story, the size of the whole area, extending over several hundreds of acres and including the area of ​​the Ministry of National Defense [the firing range where the temporary camp is], shows the new refugee center will be much larger than that of Moria, the largest in Greece and in the whole European Union.”

      The camp will be in direct contact with residential areas and many dozens of businesses, a few hundred meters from the village of Panagiouda, the news website notes.

      Camp set up without necessary approvals

      At he same time, regarding the temporary camp, the Technical Chamber of Northern Aegean region (TEE) denounces “massive arbitrariness” and violations of construction and others laws.

      The Mavrovouni Firing Range (Kara Tepe) for the temporary settlement of refugees and immigrants belong to the Ministry of Defense but not the coastline and the shore lines, the TEE says among others..

      In an announcement, the TEE says that the concession of the area for a camp needed approval by Environmental services, by the Marine Antiquities Authority, the Forest Service and General Staff of the Navy as well as some other departments of the state.

      The TEE raises the issue of the “highest National Security” and of the “defense of the island” that is closed to the Turkish coast.

      https://www.keeptalkinggreece.com/2020/09/16/greece-refugees-lesvos-permanent-camp

    • Greece vows to empty Lesbos of all refugees by Easter after fire

      Exclusive: minister says island ‘has been through a lot’ as he welcomes new German offer.

      The island of Lesbos will be emptied of refugees by next Easter, the Greek government has vowed, as it welcomed Germany’s offer to take in 1,500 people left without shelter.

      Following the devastating fires that destroyed the notoriously overcrowded Moria facility last week, Greece’s top public order official said plans would be accelerated to decongest the outpost.

      “They will all leave,” the civil protection minister, Michalis Chrysochoidis, told the Guardian. “Of the roughly 12,000 refugees here currently, I foresee 6,000 being transferred to the mainland by Christmas and the rest by Easter. The people of this island have gone through a lot. They’ve been very patient.”

      About 70% of asylum seekers on Lesbos were Afghans who would be awarded refugee status and given travel papers, he said. Recognised refugees can move to another EU member state for up to three months using the documents.

      Greek police detained five people on Tuesday in connection with the blazes at the camp, and are searching for one other. No more details were given but from the outset officials have attributed the fires to camp residents pressuring authorities to leave.

      Chrysochoidis, who flew into Lesbos to help oversee relief efforts, welcomed reports that Germany was prepared to take in as many as 1,500 people from Moria.

      The German coalition government on Tuesday agreed to take in a total of 1,553 people from 408 families whose protected status has been confirmed by Greek authorities, Angela Merkel’s spokesperson said.

      Last Friday, Germany said it would take up to 150 out of approximately 400 unaccompanied minors from the camp, where more than 12,000 people were left homeless by the fire in the early hours of 9 September.

      “It’s very generous, very brave,” Chrysochoidis said of the goodwill gesture. “All over Europe, countries have their own internal political problems around this issue but I also think they [EU states] can see we are protecting the bloc’s borders, we have greatly minimised flows.”

      Merkel insisted on Monday any transfer of migrants to Germany would need to go hand-in-hand with a broader European initiative, emphasising her support for Greek plans for a new reception centre on Lesbos.

      Apart from Luxembourg, no other country has so far showed a willingness to partake in a pan-European solution to the crisis in Moria.

      Some countries, such as Austria, have categorically rejected taking in people from the destroyed camp. “If we give in to this pressure now, then we risk making the same mistake we made in 2015,” said chancellor, Sebastian Kurz, referring to Merkel’s decision to take in large numbers of refugees five years ago.

      Germany’s leader faces domestic pressure from two sides on the issue. Members of her own party, the Christian Democratic Union (CDU), have warned that any resettlement programme must be carried out in a way as to avoid chaotic scenes akin to those at the height of the 2015 refugee crisis. “We must not go alone,” said CDU delegate Mathias Middelberg.

      From the other side, Merkel faces calls from her coalition partner, the centre-left Social Democratic party (SPD), and a number of federal states and city mayors across Germany for Europe’s largest economy to step up its humanitarian efforts.

      The leadership of the SPD, which will need to approve Merkel and Seehofer’s decision, has pressured its senior coalition to take in more than 5,000 people to alleviate the situation in Greece.

      German calls for resettlement schemes have until now also faced resistance from Greece, where prime minister, Kyriakos Mitsotakis, accused some residents of Moria for trying to blackmail his government by deliberately setting the fires that destroyed their camp.

      Chrysochoidis insisted it was crucial Moria’s erstwhile occupants move into a temporary camp, close to Mytilene, the island’s port capital, that the government, with the aid of the army had rushed to build. Opposition is such that seven days after the first blaze, only 1,000 had so far agreed to enter the new facility.

      Athens’ centre-right government has enlisted NGOs and distributed multi-lingual notices in a bid to encourage relocation, saying the new site provides a safe place for asylum seekers to complete applications. Many have denounced the facility as “a new Moria, another prison.”

      As tensions mounted, the Greek migration minister Notis Mitarachi alluded to the possible use of force if the displaced migrants refused to go voluntarily.

      Nine riot police units and water cannon have been dispatched to the island. “If this is not possible through discussion, then the police will have to be used,” he told Mega TV. “It is their obligation to move to the new site,” he said acknowledging for the first time that families would likely spend the winter in tents.

      The Greek government has pledged to build a new structure on the island that will be co-managed by EU agencies but says construction of the camp in a place that has yet to be decided will require at least six months.

      Concerns over Covid-19 – more than 21 asylum seekers since the fires have tested positive for the virus in addition to 35 who were diagnosed with it before – have made resettlement even more pressing.

      Close to 12,500 men, women and children have been living out in the open, often in makeshift tents of tarps and bamboo reeds. Some 406 lone migrant children, also in the camp, were flown to the mainland immediately before continuing on to European states that have agreed to accept them.

      “There are groups of Afghans and I am afraid even some human rights organisations who are encouraging thousands of people not to go in,” said Chrysochoidis, who is seen as the face of the centre-right government’s tough public order policies. “It’s non-negotiable. They will leave the island but they have to go through this new facility and get the requisite legal documents first.”

      Efforts will be launched in the coming days to clear the charred remains of what had once been Europe’s largest refugee camp. Designed to host no more than 3,000, Moria accommodated almost 10 times that number at its height and was regularly condemned by aid groups for its deplorable conditions.

      “It was a camp of shame,” the politician admitted, denying that the government was also forcibly pushing back other refugees who were trying to get to Greece . “Now it belongs to history. It will be cleared up and replaced by olive groves.”

      https://www.theguardian.com/world/2020/sep/15/after-fire-greece-vows-to-empty-lesbos-of-all-refugees-by-easter

    • Six arrested over Lesvos camp blaze

      Greek police have detained six migrants over a fire that razed the Moria refugee camp to the ground, the government said on Tuesday, as thousands of displaced people refused to move to a new facility and demanded to leave Lesbos island.

      More than 12,000 people, mostly refugees from Afghanistan, Africa and Syria, were left without shelter, proper sanitation or access to food and water after a fire tore through the overcrowded Moria migrant camp last Wednesday.

      Greek authorities believe the fire was deliberately lit by camp occupants after quarantine measures were imposed following the discovery of COVID cases on the site, but the incident has put the migrant issue firmly back on the European agenda.

      Greek Prime Minister Kyriakos Mitsotakis repeated a call for more help from the European Union, which has struggled to find a unified approach to the migrant crisis at its borders, saying it was time for “tangible solidarity” from Europe.

      European Council President Charles Michel who visited Lesbos said the challenge was European not just Greek and urged for more commitment by EU members for a new migration policy to be effective.

      “This is difficult, a very complex situation, but on behalf of the European Union, I would want to say that I refuse to paper over this migration challenge. This is a common European challenge,” Michel said.

      Government officials in Berlin said Germany could take in up to 1,500 people stranded by the fire, in addition to 100-150 Berlin has already agreed to take in. But a wider solution has remained elusive.

      Mitsotakis said a permanent new reception facility would be built on Lesbos with EU support and that the notoriously overcrowded and squalid Moria camp “belongs to the past”.

      On the ground in Lesbos, however, thousands, including children, were still sleeping rough a week after the blaze.

      Officials were struggling to overcome resistance from migrants hoping to be allowed to leave the island who fear that life in temporary shelters being erected would be no better than the conditions they endured in Moria.

      Migrants wearing masks as a precaution against the coronavirus queued outside the camp gates to receive water, food and blankets from aid workers. The task was complicated by the need for COVID-19 tests, with at least 25 positive cases found among the displaced.

      “The big concern is that even though many thousands of places are available and will continue to be expanded, there are still less than 1,000 that have been occupied,” said Luciano Calestini, head of the Greece office of the United Nations childrens organisation UNICEF.

      Only a few hundred migrants, mainly unaccompanied minors, have been moved off Lesbos. Greek officials have said there will be no mass transfers and all asylum seekers will have to go into the new shelter.

      https://www.ekathimerini.com/257005/article/ekathimerini/news/six-arrested-over-lesvos-camp-blaze

      #arrestation

    • Reportage : une semaine après l’incendie de Moria, les migrants vivent toujours dans l’enfer de la rue

      Depuis une semaine, les quelque 13 000 personnes qui ont fui les incendies du camp de Moria, sur l’île de Lesbos, dorment à la rue. Au bord de la route de Mytilène, elles n’ont ni eau, ni nourriture, ni couverture.

      Il est environ 15h, le soleil écrase de toutes ses forces le camp qui s’est formé le long de la route qui mène de Moria à Mytilène, sur l’île grecque de Lesbos. Soudainement, des centaines de personnes cessent leurs activités, quittent leur abri et forment, en l’espace de quelques secondes, une queue qui s’étend à perte de vue. Au bout de la file, des bénévoles d’un collectif d’ONG débutent une distribution de nourriture.

      Treize mille repas vont être servis. Il risque de ne pas y en avoir pour tout le monde. « Les distributions n’ont lieu qu’une fois par jour et pour avoir à manger, il faut être costaud. Il y a un problème d’organisation », déplore Michaël, originaire de République démocratique du Congo (RDC).

      Lundi 14 septembre, sur la route de Mytilène, les migrants ont faim depuis près d’une semaine. Lorsque les résidents de Moria ont fui les flammes qui ont dévoré le camp dans la nuit du 8 au 9 septembre et qu’ils ont été bloqués par la police sur cette route, certains ont pu acheter de quoi manger au grand magasin Lidl, en bord de mer.

      Mais les policiers ont rapidement exigé du gérant qu’il tire le rideau. Les stations services ont fermé, elles aussi, ainsi que tous les autres commerces le long de cette route qui mène au centre-ville de Mytilène.

      Pour se nourrir, certains rescapés de Moria demandent à d’autres migrants qui vivent dans Mytilène de leur acheter de la nourriture et de la leur apporter au camp informel qui a vu le jour. D’autres ont réussi à sauver des flammes quelques aliments qu’ils avaient achetés à Moria, souvent des paquets de pâtes.

      Gertrude et Naomi préparent un plat de légumes dans une grande marmite posée sur un feu. Ces deux Congolaises ont tenté quelques fois de récupérer de la nourriture lors des distributions mais être servi relève du combat. « Pour avoir de la nourriture, il faut se bagarrer », affirme Naomi.
      « Aidez-nous ! »

      Assises sur une grande couverture grise flanquée du logo du HCR, deux jeunes Afghanes qui s’appellent toutes les deux Zahra donnent le biberon à leurs bébés de 5 et 7 mois. « On a ramené le lait de Moria », explique l’une d’elles, en brandissant un petit sac en plastique à moitié rempli de lait en poudre.

      Les deux jeunes mères manquent de nourriture et d’eau ainsi que de vêtements pour leurs enfants. C’est ce que dit aussi une autre jeune Afghane en montrant le foulard dans lequel elle a dû emmailloter sa fille de quelques mois. « Aidez-nous ! », supplie-t-elle.

      Le seul point d’eau du camp improvisé se trouve à quelques dizaines de mètres de là et n’a rien d’officiel. Dans une rue qui remonte vers les oliveraies, les tuyaux destinés à l’irrigation ont été percés. Autour de chaque trou, plusieurs personnes se pressent pour remplir des bouteilles vides, laver un vêtement ou se rincer le visage. L’eau ruisselle en permanence dans la petite rue en pente et charrie des ordures.

      Couvertures et sacs de couchage sont également très recherchés sur le camp car les nuits sont déjà fraîches. Michaël n’a que son sweat-shirt bleu pour dormir. Le Congolais guette la route car il a entendu dire que des bénévoles distribuaient quelques sacs de couchage dans le camp. Mais tellement de personnes en manquent qu’il n’y en a sûrement déjà plus. Cependant, « ce qui nous préoccupe le plus c’est de ne pas pouvoir se doucher et aller aux toilettes », explique Michaël.

      Le seul moyen de se laver, c’est d’aller dans la mer. La plage n’est qu’à quelques minutes de marche du parking Lidl. Michaël aimerait aller se laver mais il n’a pas de savon.
      Un tiers d’enfants

      Cet après-midi, des dizaines d’enfants jouent dans la mer. La chaleur étouffante a aussi poussé quelques adultes à se mettre à l’eau.

      Azim shampouine énergiquement la tête de son fils Moustapha, 3 ans, pendant que sa fille Rokhoya rayonne de bonheur en barbotant autour de lui. Après cinq mois de confinement dans le camp de Moria, c’est la première fois qu’ils peuvent approcher la mer.

      Le camp compte plus de 4 000 enfants, selon l’Unicef, soit un tiers des migrants de Lesbos. À la nuit tombée, quand les bruits des machines de chantier qui construisent le camp provisoire sur un terrain militaire en bord de mer se taisent, on n’entend plus que les cris des enfants qui jouent. Le parking du Lidl prend des airs de cour de récréation.

      Les parents s’inquiètent de voir leurs enfants ne pas aller à l’école. La vie dans les conditions indignes du camp de Moria, puis au bord de cette route, pourrait aussi avoir des conséquences psychologiques à long terme sur ces enfants, met en garde Dimitra Chasioti, psychologue pour Médecins sans frontières (MSF).

      L’environnement dans lequel ils ont grandi pourrait affecter « la manière dont ils gèrent les difficultés mais aussi leurs interactions avec les autres », décrit-elle devant la clinique mobile installée par l’ONG à deux pas des tentes.

      Parmi les adultes, c’est l’angoisse de ne pas avoir d’information sur leur avenir – et notamment sur le nouveau camp provisoire en construction - qui est le plus difficile à gérer.

      Dimanche matin, Notis Mitarachi, le ministre grec de la Migration a déclaré que « tous les demandeurs d’asile y seraient transférés ». Selon son ministère, quelque 800 exilés sont désormais logés dans ce camp temporaire, fermé à la presse. L’AFP a recueilli des témoignages de personnes à l’intérieur qui ont affirmé n’avoir ni douche, ni matelas.

      Naomi semble aussi terrifiée à l’idée d’aller dans ce nouveau camp que de rester à la rue. Cette mère d’une fille de 5 ans et d’un garçon de 7 mois interroge : « Comment est le camp là-bas ? Est-ce que nous devrions y aller ? »

      https://www.infomigrants.net/fr/post/27269/reportage-une-semaine-apres-l-incendie-de-moria-les-migrants-vivent-to

    • Une intervention intéressante sur Lesbos de la présidente de la Commission européenne ainsi que de la chancelière allemande en réponse aux journalistes lors d’une conférence de presse portant initialement sur un sommet UE-Chine...il faut vraiment faire du suivi sur tout pour avoir les informations ! 😉

      La chancelière a eu une parole que je trouve politiquement extrêmement forte en disant la chose suivante : « la #concentration des nombres n’est pas la bonne approche ». Ce qui est remarquable c’est qu’elle a parlé en allemand, et qu’elle a utilisé le mot « #Konzentration » ("Ich glaube, dass die Konzentration auf einer Zahl der falsche Ansatz ist"). Cette phrase porte en elle quelque chose de très fort que Migreurop dénonce depuis sa fondation, l’#encampement, la stratégie des #nasses. Ce genre de #terminologie reste, en allemand, évidemment très délicat vu l’usage du terme par le régime nazi, et je doute fort que l’on puisse imaginer la chancelière d’avoir omis cet élément l’espace d’un instant. Je pencherais plutôt pour une remarque volontaire, appelant les choses par leur nom. Nos ami.es allemand.es sur cette liste auront peut-être une autre lecture, je serais heureuse de les lire à ce sujet.

      Cela n’empêchera, en suite de cette intervention, ni la chancelière, ni la présidente de la Commission européenne, de justifier de la création à venir d’un « #centre_d'accueil_européen » géré par les agences européennes et les autorités grecques en lieu et place des #hotspots actuels en Grèce (un « projet pilote » selon Van der Layen)...Ce qui finalement correspondait au plan initial comme le dénonce Migreurop depuis le départ.

      Vidéo à partir de la minute 25 et 50 secondes (question du journaliste) : prise de parole #Merkel puis #Van_der_Layen. tout est doublé en anglais
      https://www.euronews.com/2020/09/14/watch-live-eu-chiefs-update-on-summit-with-china

      Message de Marie Martin reçu via la mailing-list Migreurop, le 15.09.2020

      #Angela_Merkel

    • For many migrants, the dream of freedom ends in Lesbos

      After the devastating fires in the Moria migrant camp on Lesbos, Muhammad spent days on a sealed-off section of road with thousands of others. His most fervent wish is to leave the island, as DW’s Max Zander reports.

      “We had some hope, but we have lost it. We thought the government would take us to Athens now,” says Muhammad Sator Massi. Muhammad, who is 19, is sitting alone on a curb in the blazing sun, looking down at the ground in resignation.

      Near him, Greek garbage collectors are at work, loading one blue garbage bag after the other onto their truck with a crane. Today, they have started getting rid of the traces left by the past week. The road leading from Lesbos’ capital, Mytilene, past the Moria migrant camp is littered with plastic bottles, packaging and the remnants of temporary shelters. The bushes at the side are full of rubbish. Even though the sea is just a few steps away, there is a terrible stench.

      Muhammad has fled from Afghanistan with his aunt and uncle and their six children. They have already been on Lesbos for nine months. He says that it has been a terrible time that has left deep marks on him. After the fires last week, he set off for the capital with the other camp residents. Police stopped them and sealed off the section of road they were on. Muhammad and his family were among those forced to sleep in the open air, some on cardboard cartons on the bare ground.

      They spent more than a week under these conditions, then the police began clearing the improvised camp bit by bit. This morning, they arrived at Muhammad’s tent. The family was eating at the time, he says. A police officer threw their belongings all over the place and yelled at them, then began demolishing their shelter, Muhammad says.

      Doubtful about conditions in the new camp

      Now there is a new camp, called Kara Tepe. “They are forcing us to go there. We don’t have a choice. I don’t think it will be better than Moria; it will just be a repeat,” says Muhammad.

      Like most people here, he is afraid that the conditions there will be just as unbearable or even more so than in Moria: thousands of people in a confined space without enough toilets and showers, too little to eat, barely any medical care and violence every night.

      A spokesman for the Greek Migration Ministry insists that the conditions in the new camp are good, with toilets, running water and electricity. And he says its capacities are being expanded.

      But people who are already in the camp have reported the opposite, saying that there are far too few toilets, meals just once a day and no mattresses or blankets in the big white tents provided by the UNHCR and the Red Cross. Many are also worried because the camp, set up in haste on a former army drill ground, is likely to be situated on soil full of toxic substances and munitions. While it was being constructed, soldiers with metal detectors could be seen searching the area around the tents. But the Migration Ministry spokesman declares that “everything is safe.”

      For refugees like Muhammad, the biggest problem is the uncertainty about whether they will be allowed to leave the camp later. Greek officials have announced that it is initially to be put under quarantine, after more than 200 cases of coronavirus infection were recorded in the past few days. After two weeks, residents will be allowed to leave the camp during the day, they say. But that is not certain, and Muhammad and others are worried.

      “We came here looking for protection. We aren’t prisoners. I have been on Lesbos, in Moria, for a year. I can’t bear it any longer,” he says.

      Lost time

      Muhammad slowly gets up, because he wants to go down the road to his aunt’s family and register in the new camp with them. He seems tired and worn out. The road around him is almost deserted. Apart from the Greek garbage collectors, only a few people occasionally come by: a family from Afghanistan laden with plastic bags, a young man from Congo carrying an old, dirty tent. Muhammad sets off in the same direction and walks slowly toward the new camp.

      He is smoking a cigarette. “I never used to do that; I was sporty and kept away from people who smoke. But now it calms me down,” he says.

      He says he has changed a lot in the time here and that he is mentally exhausted. “We are losing a part of our lives here. It doesn’t feel as if we are alive,” he says while going past a police bus.

      In Afghanistan, he was well-off financially, he says. His father is a member of the provincial council in Wardak province and owns a water company. His family had money but no security. One day, Muhammad recounts, he was on his way home from school when he was stopped by some men in a car. They said they were friends of his father and asked him to get in. When he refused, they tried to drag him into the car, but he was able to pull free and run away. “When you go to school, you don’t know if you will come home alive,” he says.

      He decided to flee to Europe with his aunt. But he has given up hopes of starting a new life here, perhaps in Germany. He wanted to learn the language, study medicine and play football, his great passion.

      Rather be deported than be a prisoner

      By now, Muhammad has arrived at the new camp. Next to the road, there are groups, mostly of men, sitting and waiting in the shade of low bushes. For the moment, only families are being allowed to join the queue before the entrance. They are standing tightly packed. The police, equipped with protective clothing and masks, keep at a distance. Each person is registered and given a coronavirus test.

      Muhammad said earlier on that he would rather be deported back to Afghanistan and die there than go to this prison. But now he has no choice. He sees his aunt standing at the front of the queue. Slowly, his head bowed, Muhammad pushes his way past the other families and disappears in the crowd.

      https://www.dw.com/en/for-many-migrants-the-dream-of-freedom-ends-in-lesbos/a-54989158?maca=en-rss_top_news-13961-xml-mrss

  • Prisons #EnMarche : NÎMES Le gilet jaune Roland Veuillet manifeste en prison, 40 détenus refusent de regagner leur cellule
    https://www.objectifgard.com/2020/07/17/nimes-le-gilet-jaune-roland-veuillet-manifeste-en-prison-40-detenus-re

    Depuis quelques semaines l’une des figures des gilets jaunes dans le Gard, Roland Veuillet, est en détention provisoire en attendant ses procès liés à des manifestations à laquelle il ne devait pas participer pour cause de contrôle judiciaire et pour des délits présumés sur les forces de l’ordre. Ce vendredi matin, ce leader de la contestation dans notre département a trouvé un nouveau motif de mécontentement : les conditions déplorables de détention des prisonniers à la maison d’arrêt de Nîmes.

    Ce vendredi donc, Roland Veuillet a refusé de regagner sa cellule et il est parvenu à regrouper et à fédérer près de 40 autres détenus à cette cause. Pendant près de 45 minutes les « manifestants », ont refusé de réintégrer leur cellule avant que le mouvement de grogne ne soit dispersé.

    #macro_lepenisme #prison #prisons #rétention #répression_-_prisons #gilets_jaunes #giletsjaunes #maintien_de_l'ordre #justice #resistances #macron #solidarité #enfermement

    • #Nîmes : le militant Roland Veuillet, à nouveau arrêté, pourrait rester en détention jusqu’à l’automne (2/06/2020).
      https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/gard/nimes/nimes-militant-roland-veuillet-nouveau-arrete-pourrait-

      Roland Veuillet, l’une des figures du mouvement des gilets jaunes, a été interpellé samedi 30 mai alors qu’il participait à une manifestation pacifique à Marguerittes près de Nîmes. Placé en détention, il devrait être jugé en novembre prochain. 

      Samedi 30 mai, en milieu d’après-midi, sept gilets jaunes manifestent de manière pacifique à Marguerittes près de Nîmes, à hauteur de l’A9 avec une banderole contre « des mesures anti-sociales et liberticides » prises par le gouvernement ces dernières semaines. Ils sont installés sur le rond point d’entrée d’autoroute mais n’abordent pas les conducteurs.

      Parmi eux, Roland Veuillet, militant du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) et figure emblématique du mouvement des gilets jaunes. Marielle, gilet jaune elle aussi, a assisté à son interpellation.

      Une patrouille de gendarmes est venue une première fois faire notre contrôle d’identité, comme à l’habitude. Ils sont repartis, prévenants quant à notre sécurité, presque… paternalistes. Il ne nous ont pas demandés de partir. Mais après un coup de fil dans leur véhicule, ils sont revenus arrêter Roland.

      Roland Veuillet devait être jugé par le tribunal correctionnel de Nîmes au mois de janvier puis le 14 mai dernier. La justice le poursuit pour outrages, rébellion et tentatives d’intimidations envers un policier. Mais sont procès avait alors été renvoyé.

      Depuis, il était sous contrôle judiciaire. « Cela veut dire un pointage trois fois par semaine, une interdiction de sortir du Gard, et de manifester explique son avocat Me Alain Ottan.  Mais Monsieur Veuillet estimait que ce contrôle était contraire à sa liberté ».  Présenté devant le juge des libertés, il pourrait rester en détention jusqu’au 12 novembre, date prévue pour son procès. Il est poursuivi pour outrages, rébellion et tentatives d’intimidations envers un policier.

      Roland Veuillet contre le procureur de la République
      Pendant les manifestations contre les retraites, le logement du militant avait été perquisitionné. Roland Veuillet avait porté plainte, entre autres, contre le Procureur de la République de Nîmes Eric Maurel pour dénoncer, disait-il, « son parti pris anti-gilet jaune » . Il a déposé un recours auprès du Conseil Supérieur de la Magistrature. En conséquence : son procès pourrait être délocalisé.
      #répression #justice #arrestation #social #justice, ou plutôt #injustice
       
       

    • En un an, selon le ministère de la Justice, entre le 17 novembre 2018 et le 13 novembre 2019, 3 204 condamnations de gilets jaunes au total ont été prononcées. Parmi elles, 1 014 personnes ont été condamnées à de la prison ferme, 1 268 à une peine avec sursis et environ 900 à une peine alternative (travaux d’intérêt général ou jours-amendes, par exemple).

      Ajoutons les yeux crevés, les mains arrachées, les jambes brisées

      Pour 250 arrestations en #Bielorussie macron s’insurge.

      On ne remerciera jamais assez libé de couper les cheveux en quatre afin de justifier les actions de notre gouvernement En Marche.

  • AYS Daily Digest 28/04/20

    Camp residents from Diavata camp near Thessaloniki sent AYS footage of a police raid

    They took over 30 people to an unknown location, after entering the camp in riot gear and forcing people into vans. They targeted the people who were camping in tents and improvised shelters in the grounds of the centre.
    There is serious concern that new legislation for the Covid-19 pandemic, as well as the recent asylum suspension, has resulted in an increase of people being removed from camps in Greece in April, and more pushbacks being conducted to Turkey. It is expected that this is the probable fate for 30 people from Tuesday morning.
    Eye witnesses inside Diavata camp report the use of violence to arrest those 30 people. Many others in the camp fled fearing capture and possible removal. Volunteers spoke to one man who alleges his friend was taken and had still not heard from him.

    Update on fires in Samos

    On Sunday, fires broke out in Samos’s Vathy camp. Frances, a volunteer for Action for Education, documented what happened:
    “Tensions peaked at 6pm, it was then the first fire began to blaze. After dark, a second fire started, it burned 6 containers. The next morning a third fire began. Estimations suggest 500 people lost everything, they now have no place to stay. MSF went outside the camp to set up a medical first response with psychosocial support. NGOs started distributing blankets before being stopped by police.
    The next day (Monday), police prevented camp residents from entering town. Authorities continue to have limited communication with NGOs but tent distributions have been able to take place. Displaced people have been left to sleep on the ‘football pitch’ outside the camp. This is really just a gravel square. There are rumours that people escaped to the beaches to sleep. Tensions continue to be high in the camp, there are rumours that the ‘war’ is not over. This ‘war’ refers to community in-fighting as people struggle for supplies. Limited resources result in a power imbalance that fuels tensions.
    The atmosphere has calmed now, but many camp residents still live in fear. We have heard reports from NGOs that minors in camp are pleading for shelter as they are worried they will be ‘mixed up in the war’…”
    In an update from Samos Volunteers, they say the causes of the fires are still unclear, but tensions between various communities living in the camp have risen due to overcrowding conditions on top of Covid-19 fears. More here.

    Mission Lifeline has raised 55,000 euros in donations in order to fly 150 refugees currently in Lesvos to Germany. Lifeline’s spokesperson Axel Steier said:
    “With this sum, one could finance two Boeing 747–300 flights and get around 150 people from the Moria refugee camp in Lesbos…The association has a total of 110,000 euros available for the planned construction of a civil airlift between Lesbos and Berlin.”
    All they are waiting for is permission from the Interior Minister since negotiations with the Greek service provider have concluded well. More here.

    In an update from Legal Centre Lesvos on the gunman’s trial who shot two people living in Moria last week:

    “At the gunman’s two pre-trial hearings, yesterday and last Friday, tens of people — including known members of the far-right, one of whom had been convicted in February 2020 for making online threats against a Lesvos Solidarity — Pikpa coordinator — stood outside the court to support him. The police made no effort to disperse the group, despite Covid-19 measures which prohibit leaving one’s house except for state-sanctioned reasons such as for essential shopping, exercise, and doctor visits, and prohibit any public gatherings. When journalists arrived to the scene and were harrassed by the gunman’s supporters, police instructed them — but not those insulting them — to leave for their own safety.
    At his pretrial hearing, the gunman, who admitted to having shot at the two migrants, was released from detention on pre-trial bail and was charged with attempted premeditated murder. Migrants who have been charged with lesser and non-violent crimes — such as alleged stealing of sheep — have been ordered by the same court to wait in pre-trial detention, which is sometimes up to a year of imprisonment, demonstrating the discriminatory use of pre-trial detention to punish and further criminalize migrants.
    The authorities’ open tolerance of fascist violence in Lesvos and the discriminatory application of the law to target migrants — by the police, the municipal government, and the court — now means that members of the far-right act with impunity, while migrants face punishment for the legitimate exercise of their rights.”

    https://medium.com/are-you-syrious/ays-daily-digest-28-04-20-police-raid-in-diavata-camp-near-thessaloniki-fear

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Grèce #Diavata #Thessalonique #Arrestation #Camp #Samos #incendie #Vathi #Lesbos #Allemagne #Transfert #Moria #Incident

  • #ChileDespertó
    Le Chili : 30 ans après la fin de la dictature

    Depuis le 17 octobre dernier, des millions de Chilien.ne.s sont dans les rues pour protester contre le gouvernement en place de Sebastián #Piñera, dont le #néolibéralisme extrême est hérité de la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990). C’est pour un nouveau modèle de société mais aussi contre la #répression_étatique que les Chilien.es se mobilisent. En effet, depuis cette date, les violations des droits de l’homme se multiplient de la part des #forces_armées et de la police : #arrestations_sommaires, #violences_sexuelles, #assassinats, #blessures graves sont rapportés par les ONG nationales et internationales pour le respect des droits de l’homme.

    Face à l’urgence chilienne, l’équipe d’espagnol de l’IEP de Grenoble et leurs étudiants ont jugé nécessaire de communiquer. Un contact via les réseaux sociaux a été établi avec plusieurs photographes chiliens amateurs basés sur Santiago. Ceux-ci ont répondu à l’appel dans l’objectif de donner de la #visibilité, au-delà des frontières, à la situation actuelle dans leur pays. Ce projet de soutien au Chili entend diffuser une vision nationale-populaire de la crise sociale, grâce à ces clichés qui sont autant d’actes artistiques de résistance.
    Ce travail est le fruit d’une collaboration riche entre les enseignants d’espagnol et les bibliothécaires de Sciences Po Grenoble en charge de la médiation culturelle, qui ont réalisé ce site afin de finaliser ce projet malgré les contraintes de confinement. C’est pourquoi l’évènement, qui aurait dû avoir lieu dans l’institut, est ainsi proposé en exposition virtuelle.

    https://sites.google.com/iepg.fr/chiledesperto

    Les photographes :
    #Luis_Fernández_Garrido
    #Camilo_Aragón_Guajardo
    #Patricio_Acuña_Pérez
    #Yerko_Jofre_Amaru
    #Roberto_Vega_Sotelo

    –-> zéro #femmes (sic)
    #femmes_photographes

    https://sites.google.com/iepg.fr/chiledesperto/lexpo/les-photographes

    #Chili #exposition #droits_humains #police #héritage #dictature #résistance #visibilisation #photographie

    ping @reka @albertocampiphoto

  • Coronavirus: Owner of Jordan TV channel Roya arrested over report-Middle East Eye
    News director and presenter Mohammad al-Khalidi also detained, with both men set to remain in custody for 14 days

    Jordanian authorities arrested Roya TV channel’s owner, Fares Sayegh, and its news director and presenter, Mohammad al-Khalidi, on Thursday, over broadcasting a report of Jordanians suffering financial difficulties due to the coronavirus lockdown.

    Both Sayegh and Khalidi will remain in custody for 14 days, local media reported.
    #Covid-19#Jordanie#Journaliste#Politique#Libertés#Répression#arrestation#migrant#migration

    https://www.middleeasteye.net/news/coronavirus-jordan-tv-channel-owner-arrested-over-report

  • Multinationals are using violence as weapon in the COVID-19 lockdown to dispossess communities – Witness radio Witness radio
    https://witnessradio.org/multinationals-are-using-violence-as-weapon-in-the-covid-19-lockdown-t

    As Uganda begins a 32 day COVID – 19 Lockdown, multinational companies dispossessing more than 35000 natives off their land, have resorted to the use of violence to grab land for poor communities. During the previous weekend, Agilis Partners limited and Great Season Company as well as their agents severely beat William Katusiime, violently and arbitrarily arrested two people namely Sipiriano Baluma and Haweka Martin. Katusiime is a member of a community being dispossessed by Agilis Partners while Haweka and Baluma are members of a community being illegally and violently evicted by Great Seasons Company respectively.

    Last week, Ugandan government ordered the closure of schools, suspended religious gatherings across the country in an attempt to prevent the spread of coronavirus. On March, 22nd, Uganda registered coronavirus first case.

  • Attestation en règle pour faire ses courses de la semaine, contrôle du sac à la sortie du supermarché par la police, 360 € d’amende pour 2 paquets de gâteaux jugés ne pas être de première nécessité.

    Je sais maintenant pourquoi j’avais cette peur sourde au ventre en allant faire les courses hier. Mes proches se demandaient si je vrillais pas parano.

    Non.

    Peut être que je sens un peu en avance certains trucs... et c’est souvent perturbant ou lourd à porter. (Thread)

    https://twitter.com/isAshPsy/status/1242556982042791942?s=20

  • Pour sortir du #confinement, un plan d’urgence anticapitaliste

    Par bien des aspects, la #crise_sanitaire en cours est un révélateur de l’incapacité du #capitalisme européen à résoudre les grands problèmes de l’humanité. L’#Italie, la #France et l’#Espagne sont les pays où le virus frappe le plus fort car le #système_sanitaire a été ravagé par les politiques austéritaires depuis au moins une décennie. En France, ce sont 69.000 lits qui ont été supprimés à l’hôpital entre 2003 et 2017, 4.000 en 2018. Par souci d’économie, les réserves stratégiques de masques et de respirateurs ont été supprimées (près d’un milliard de masques dans les années 2000 - supprimé par Xavier Bertrand en 2011). Toujours par souci d’économie, la recherche publique sur les coronavirus n’a pas été soutenue et un temps précieux a été perdu dans la possibilité de trouver des traitements efficaces. La rigueur budgétaire et la recherche du profit sont les principaux responsables de la situation dans laquelle nous nous trouvons.

    Confinement ou immunité collective ?

    Face à la pandémie, les gouvernements hésitent entre deux solutions. La première, minoritaire, défendue par les gouvernement britanniques et néerlandais est l’acquisition d’une immunité de groupe. Cette immunité à l’avantage d’éviter les nouvelles épidémies. Selon les connaissances que nous avons du virus (R0 ~ 2.5), cela nécessite que 60% de la population entre en contact avec le virus et en soit immunisée. Ce processus est très bien décrit par le groupe de modélisation de l’équipe ETE (Laboratoire MIVEGEC, CNRS, IRD, Université de Montpellier) (http://alizon.ouvaton.org/Rapport2_Immunisation.html). Une fois ce taux atteint, la population dans son ensemble (y compris les personnes non immunisées) est protégée contre une nouvelle épidémie.

    Cependant, sans mesure de contrôle, les projections montrent qu’entre 81 et 89% de la population pourrait être infectée. Soit entre 20% et 30% de plus que le seuil pour atteindre l’immunité collective. Cela représente potentiellement 20 millions de personnes infectées en plus dans un pays comme la France.

    Nous ne connaissons pas précisément le taux de létalité du virus. Les chiffres dont nous disposons sont tous biaisés, et a priori largement surestimés, par l’absence de tests systématiques dans la population. Plus on dépiste, plus on détecte des personnes contaminées présentant peu ou pas de symptômes, plus ce taux est bas. Mais aussi bas soit ce taux, lorsqu’il est multiplié par des dizaines de millions de personnes, les morts se compteraient très probablement en centaines de milliers. Par ailleurs, l’austérité budgétaire et l’affaiblissement des systèmes de santé doivent être intégrés dans l’équation. La létalité du Covid-19 est visiblement provoquée par un choc cytokinique qui nécessite une prise en charge en soin intensifs avec respirateurs. Plus la pénurie de respirateurs est grande, plus la mortalité est haute, plus les équipes médicales doivent choisir qui maintenir en vie et qui sacrifier par manque de moyens. C’est sûrement ce qui explique les taux de mortalité très élevés par rapport à d’autres pays en Italie, en Espagne et dans une moindre mesure en France (bien que cela pourrait s’aggraver au pic de l’épidémie) qui sont mal équipés en nombre de lits en « soins aigus ».

    Dans la plupart des pays, ces chiffres ne sont pas assumables par les gouvernements en place. Et ce sont ces projections qui ont poussé partout le pouvoir à confiner les populations malgré la crise économique majeure et les conséquences sociales dramatiques que cela entraine.

    En effet, la distanciation sociale permet de ralentir la progression du virus, d’aplatir le pic, et donc de diminuer l’afflux de malades en détresse à l’hôpital. Ce processus est décrit de façon très intuitive dans le Washington Post (https://www.washingtonpost.com/graphics/2020/world/corona-simulator). La distanciation sociale peut recourir à plusieurs mécanismes, de la fermeture des écoles jusqu’au confinement total. L’étude publiée le 16 mars par l’Imperial College COVID-19 Response Team (https://www.imperial.ac.uk/media/imperial-college/medicine/sph/ide/gida-fellowships/Imperial-College-COVID19-NPI-modelling-16-03-2020.pdf) réalise des projections du nombre de lits occupés en soins intensifs en fonction de plusieurs scénarios de confinements. Si cette étude est forcément incomplète, notamment car les courbes dépendent du moment où les mesures sont mises en œuvre, cela nous montre que les mesures de confinement, dans le cas où aucun traitement ne serait trouvé, devraient s’étaler jusqu’à la fin de l’année 2021 pour que la population atteigne les 60% d’immunisés. Dans le cas contraire, tout relâchement du confinement pourrait correspondre à un nouveau développement incontrôlé de l’épidémie dans la population.

    Mais comment imaginer que la situation que nous vivons depuis une semaine en France se poursuivent pendant des mois ? Ce n’est tenable ni économiquement, ni socialement. Ce n’est pas le propos de cet article (pour cela voir le texte de Mimosa Effe : https://npa2009.org/idees/societe/le-confinement-la-destruction-du-lien-social-et-ses-consequences), mais le #confinement_de_classe que nous vivons actuellement doit s’arrêter. Toute vie sociale est stoppée alors qu’il faut continuer à travailler. Même si nous arrêtions toutes les productions non indispensables, ce serait tout de même des millions de travailleurs.euses qui devraient continuer à faire tourner l’hôpital, l’électricité, l’eau, le traitement des ordures ou l’alimentation – mais aussi tous les autres métiers qui permettent à ces secteurs de fonctionner ! Et cela dans un contexte d’atomisation total de notre camp avec tous les reculs sociaux et l’Etat policier total qui vont avec. A cela s’ajoute les dégâts psychologiques, les violences domestiques faites aux femmes ou la situation criminelle que sont en train de vivre les migrant.e.s, les prisonniers.ères et les sans-abris.

    Nous l’avons vu, le confinement est d’abord imposé par la faillite de notre système de santé et l’impréparation au risque de pandémie qui sont dues à l’austérité imposée par les gouvernements successifs en France et en Europe. Dans la forme qu’il prend, généralisé dans la vie sociale mais pas au travail, de classe, policier, il est la solution que les capitalistes pensent avoir trouvé pour limiter la casse et maintenir au maximum leur place dans la concurrence internationale. Mais la gestion capitaliste de cette épidémie est marquée par l’impossibilité de planifier une quelconque sortie de crise. Un gouvernement anticapitaliste, au service de la population, motivé par la santé plutôt que par les profits, pourrait mettre en place une toute autre politique.

    Existe-t-il une troisième voie ? De toute urgence prendre des mesures anticapitalistes pour sortir du confinement !

    Il ne s’agit pas ici de dire que le confinement pourrait être levé du jour au lendemain. Nous l’avons vu, étant donné les conditions d’impréparation des gouvernements et la dégradation des capacités de l’hôpital public à supporter une telle épidémie, le confinement était la seule solution pour éviter une mortalité élevée. En ce sens, toutes les initiatives syndicales ou de travailleurs.euses pour stopper le travail - et se protéger - dans les productions non-essentielles sont fondamentales. Le slogan « nos vies valent plus que leurs profits » prend ici tout son sens. Il est également fondamental de dénoncer le gouvernement qui nous explique qu’il faut renforcer le confinement mais continuer à travailler, bien au-delà des secteurs essentiels à la lutte contre l’épidémie. Pénicaud, Macron, Philippe sont plus préoccupé.e.s par le maintien des profits que par notre santé. Les scandaleuses mesures contre le droit du travail, les 35h, nos congés, articulées au renforcement de l’Etat policier, ont été prise au moment où la sidération était la plus haute dans la population.

    Mais il est indispensable maintenant de déterminer quelles sont les conditions qui permettraient d’envisager la levée du confinement à très court terme :

    – Il faut de tout urgence pratiquer le dépistage de masse. D’ailleurs, entre les lignes, le Ministre Olivier Veran reconnait lors de sa dernière conférence de presse (https://www.youtube.com/watch?v=wpGjmCkLDHs

    ) que le confinement ne pourra être levé que lorsqu’il sera possible d’effectuer plus de dépistages revenant sur la communication gouvernementale qui affirmait que le dépistage n’était plus un outil en phase 3. Le dépistage de masse permet de n’isoler que les malades et leur entourage. Il permet également une prise en charge précoce des patients considérés comme « à risque » et ainsi de diminuer la létalité du virus. Le problème, c’est que le fournisseur n’arrive pas à suivre la demande en kit de dépistage (https://www.thermofisher.com/order/catalog/product/11732088#/11732088). Il faut donc de toute urgence organiser la production de kits de dépistages en réquisitionnant les entreprises du secteur et en passant outre les brevets.

    – De toute urgence également, il faut injecter des moyens dans la santé et l’hôpital public pour augmenter les capacités de prise en charge des patients en détresse respiratoire. C’est l’inverse des politiques menées jusqu’alors qui font fonctionner l’hôpital comme une entreprise, en flux tendu, incapable de s’adapter à des situations d’urgence. Pour l’instant, le gouvernement a débloqué 2 milliards d’euros pour l’hôpital. Dans le même temps, il injecte 43 milliards dans l’économie et garantit 350 milliards d’euros aux entreprises privées !

    – Pour augmenter le nombre de lits en soins intensifs et protéger celles et ceux qui travaillent il faut réorganiser en profondeur l’appareil industriel pour planifier les productions utiles à résoudre la crise sanitaire : masques, respirateurs, oxygène… En ce sens, il faut soutenir l’action de la CGT qui demande la réouverture et la nationalisation de Luxfer, seule usine d’Europe à produire des bouteilles d’oxygène médical fermées. C’est un bon exemple qui pourrait se poser pour d’autres productions.

    Enfin, l’attention est captée à une échelle assez large sur la mise en place d’un traitement. Le plus prometteur, la chloroquine (ou son dérive l’hydroxy chloroquine) est testée dans plusieurs pays et de nombreux services hospitaliers, y compris en France, ont commencé à l’utiliser sur des malades. Ce médicament semble réduire la charge virale et la durée du portage du virus. Si ce traitement s’avère efficace, la question de la nationalisation de l’industrie pharmaceutique va devenir compréhensible à une échelle très large.C’est peut-être la peur de cette évidence qui motive les grands groupes du secteur à anticiper en proposant de fournir ce traitement gratuitement, que ce soit #Sanofi (https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-sanofi-pret-a-offrir-aux-autorites-francaises-des-millions-) ou #Novartis (https://www.lefigaro.fr/flash-eco/coronavirus-novartis-offre-130-millions-de-doses-de-chloroquine-20200320) !

    Ainsi, nous pouvons affirmer que le confinement aurait pu être largement réduit, voire évité, en généralisant les dépistages, en développant les capacités d’accueil de l’hôpital public et en accélérant les tests sur des traitements antiviraux.

    Ce plan d’urgence n’est possible à court terme que si l’on s’affronte au capitalisme. Il faut reprendre le contrôle, sans indemnité ni rachat, sur l’appareil productif, notamment dans le domaine de la santé, des protections pour les salariés, de l’industrie pharmaceutique et biochimique.

    Macron et son gouvernement, LR et le PS avant lui, portent une lourde responsabilité dans la situation actuelle. L’heure de solder les comptes arrivent. Les réponses anticapitalistes pourraient alors apparaître comme une solution à une échelle inédite jusqu’alors. Pour cela, sans attendre la fin du confinement, il nous faut renforcer les réseaux de solidarité, les réseaux militants pour recommencer à agir dans la situation.

    https://npa2009.org/idees/sante/pour-sortir-du-confinement-un-plan-durgence-anticapitaliste
    #anticapitalisme #anti-capitalisme #austérité #hôpitaux #lits #masques #réserves_stratégiques #stock #respirateurs #recherche #rigueur_budgétaire #immunité_collective #immunité_de_groupe #létalité #taux_de_létalité #tests #dépistage #choc_cytokinique #distanciation_sociale #flattening_the_curve #aplatir_la_courbe #vie_sociale #travail #atomisation #Etat_policier #impréparation #troisième_voie #droit_du_travail #dépistage_de_masse #soins_intensifs #industrie #nationalisation #Luxfer #chloroquine #industrie_pharmaceutique #responsabilité

    ping @simplicissimus @fil @reka

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    Citation sélectionnée pour @davduf :

    Le confinement de classe que nous vivons actuellement doit s’arrêter. Toute vie sociale est stoppée alors qu’il faut continuer à travailler. Même si nous arrêtions toutes les productions non indispensables, ce serait tout de même des millions de travailleurs.euses qui devraient continuer à faire tourner l’hôpital, l’électricité, l’eau, le traitement des ordures ou l’alimentation – mais aussi tous les autres métiers qui permettent à ces secteurs de fonctionner ! Et cela dans un contexte d’atomisation total de notre camp avec tous les reculs sociaux et l’Etat policier total qui vont avec. A cela s’ajoute les dégâts psychologiques, les violences domestiques faites aux femmes ou la situation criminelle que sont en train de vivre les migrant.e.s, les prisonniers.ères et les sans-abris.

    • Le confinement, la destruction du #lien_social et ses conséquences

      Le 19 mars l’Assemblée rejetait l’amendement visant à prolonger le délai d’#avortement pendant la crise sanitaire. Si ce n’est finalement que peu étonnant de la part des députés LREM, ce rejet est révélateur de quelque chose de plus profond. Le confinement de la population va mettre en danger massivement les #femmes et les #classes_populaires de manière générale.

      Quelle que soit la façon dont certains ont essayé de le tourner, le confinement est profondément inégalitaire. Il y a ceux et celles qui ont un logement pour se confiner et les autres qui n’en ont pas, celles et ceux qui ont un logement décent et les autres qui ont un logement insalubre, celles et ceux qui ont une maison avec un jardin et celles et ceux qui doivent se pencher à la fenêtre pour respirer de l’air frais.

      Le message du gouvernement à l’aide de mesures coercitives violentes (oui les amendes sont effectives et en Seine-Saint-Denis elles ont conduit à des arrestations et des garde-à-vue) fait croire à la portée individuelle du confinement sans prise en charge collective de ses répercussions. Face à cela, certainEs ont essayé de mettre en place des réseaux de solidarité dans les immeubles, dans les quartiers, ... Si ces réseaux sont nécessaires et même indispensables, ils ne contrebalancent pas les problèmes qui se posent avec le confinement et qui vont forcément causer là aussi des morts, et parfois ils confortent même dans l’idée qu’il faut nécessairement rester chez soi : promener son chien, faire du jogging serait dangereux. Le propos de cet article n’est pas de dire que le confinement est inutile pour contrer le Covid-19 mais que le confinement n’est pas viable à moyen terme, c’est pourquoi la sortie de crise ne peut venir que de la mise en place d’un plan d’urgence visant à dépister et à soigner ce qui veut dire concrètement donner des moyens aux personnels de santé et des moyens de protection à la population.

      Le confinement face à l’organisation sociale de la dernière phase du capitalisme

      Le confinement dans l’histoire n’a jamais été une partie de plaisir, mais elle pose question dans le capitalisme tel qu’il s’organise aujourd’hui. Depuis les trente dernières années : on peut dire que la tendance à détruire les structures familiales est plutôt lourde. Les foyers composés de personnes seules s’élèvent à 35% des foyers (20% des femmes et 15% des hommes) auxquels se rajoutent presque 9% de familles monoparentales (dont le gros du contingent est composé de femmes). La grande majorité des foyers composés d’une personne seule ont plus de 65 ans (plus de 70%)1. Le problème c’est qu’avec cette épidémie ce sont ces mêmes personnes considérées comme vulnérables qui vont donc se retrouver complètement isolées.

      De l’autre côté, l’on sait aussi qu’un ménage sur douze vit dans un logement surpeuplé, 18% des logements sont considérés comme trop bruyant (donc mal isolés), 22% n’ont pas de système de chauffage efficient et près de 13% ont des problèmes d’humidité.2

      Le confinement produit aussi des rapports au travail qui accentuent ce qui existait auparavant : d’une part il y a ceux qui télétravaillent et ceux qui continuent de travailler dans des conditions de sécurité face au virus alarmantes et avec l’idée que le travail s’accompagne de toute une série de mesures restrictives.3 Mais à cela, il faut encore ajouter que le télétravail n’est pas le même pour tout le monde (que l’on soit cadre ou que l’on fasse un travail administratif) surtout quand l’on se retrouve face à un travail qui s’accompagne de plus en plus d’une perte de sens, d’autant plus qu’il envahit la sphère privée et que les loisirs sont considérablement réduits. Quant aux précaires, aux étudiantEs, à celles et ceux qui travaillaient sans contrat de travail, c’est une situation dramatique qui s’ouvre sans qu’aucune aide ne soit prévue si ce n’est un chômage auxquels ils n’ont pas tous droit.

      De plus, le système capitaliste entraîne une détresse psychologique : la dépression, le suicide ou les tentatives de suicides vont s’accentuer avec la perte de lien social, la perte d’activités émancipatrices et une vie tournée autour du travail.

      Toute la prise en charge associative, comme du service public de ses éléments là, comme de la prise en charge de l’extrême pauvreté va être ou drastiquement réduite voire inexistante.

      Dans le confinement, les femmes trinquent (et meurent !)

      Outre la question de l’avortement dont nous avons parlé plus haut, les femmes vont subir une répercussion violente du confinement. Elles assumeront plus de tâches ménagères qu’à l’ordinaire et de tâches de soin, et on le sait ce sont elles qui dans la plupart des foyers assumeront le suivi de « l’école à la maison » et d’occuper les enfants, sans compter les familles monoparentales ou les mères se retrouveront seules face à l’éducation de leurs enfants.

      Le confinement va augmenter les violences intra-familiales et en particulier les violences conjugales, c’est déjà ce qu’a révélé l’expérience du Wuhan4. Là encore, ces violences seront encore moins prises en charge qu’avant puisque le 3919 ne fonctionne plus pendant cette crise contrairement à ce qu’avait annoncé Marlène Schiappa.5 Au sixième jour du confinement, cette tendance est d’ailleurs aussi relatée par la FCPE ce dimanche.6

      Le manque d’accès à l’avortement pourra provoquer des recherches de solutions mettant en danger les femmes subissant des grossesses non-désirées quand celles-ci ne provoqueront tout simplement pas le suicide.

      Dans le même temps, on pourra noter que les adolescents LGBT confrontés en permanence à l’homophobie pourraient là aussi augmenter les tentatives de suicides et les suicides, alors même que c’est déjà une cause importante de suicides chez les adolescentEs.

      Ajoutons à cela que des secteurs largement féminisés se trouve en première ligne de la gestion de la maladie : infirmières, caissières, ...

      L’isolement des individus entraîne une baisse de la conscience de classe

      Le confinement produit un rapport de force dégradé de manière objective. En ce moment, des lois d’exception sont en train de passer à l’Assemblée diminuant nos droits, sans possibilité de riposte et si la légitimité du gouvernement reste affaiblie, les mesures prises rencontrent au moins une part de consentement. Si c’est le cas, c’est bien parce que la crise que l’on rencontre, a de grosses difficultés à être résolue par le système sans faire des milliers de morts.

      Individuellement, les gens ne peuvent pas se protéger et pour une grande majorité restent donc chez eux de peur (et cette peur est fondée) de devenir malade ou de l’être déjà et de contaminer d’autres personnes. Le problème c’est que sans dépistage massif et traitement le confinement risque de durer longtemps.

      Or, isolément, les gens ne peuvent d’une part pas s’organiser (ce qui dégrade le rapport de force) et de l’autre entraîne une baisse de la conscience de classe dans ce qu’elle a de plus simple car c’est l’organisation du travail qui fonde objectivement cette conscience. De plus, le confinement, repose sur le consentement d’une population à être confinée : c’est d’ailleurs par les réseaux sociaux, mais aussi dans la presse ou dans son entourage une pression sociale à « Restez chez vous », mais aussi à prendre le temps de lire ou de se cultiver.

      De fait cette pression sociale, construit alors le modèle de ceux qui y arriveraient en étant forts, en ayant accès à de la culture ou à des habitudes culturelles. Les vieux qui vivent seuls, les dépressifs, les pauvres, ceux qui n’ont pas accès à la culture se retrouveraient alors mis à l’amende.

      Pour l’instant, cette idéologie ne se fait que sous forme de pression, mais elle pourrait produire autre chose, elle passerait alors du consentement à la collaboration : elle est déjà en partie à l’œuvre de manière minoritaire, elle passe par la délation de celles et ceux qui sortent et la volonté d’un durcissement des mesures coercitives.

      Le confinement ne peut qu’être une mesure à court terme, sinon les effets violents décrits auront des effets durables, surtout si, comme c’est le cas aujourd’hui le mouvement ouvrier ne riposte pas.

      https://npa2009.org/idees/societe/le-confinement-la-destruction-du-lien-social-et-ses-consequences
      #confinés #non-confinés #inégalités #logement #mesures_coercitives #amendes #Seine-Saint-Denis #arrestations #garde_à_vue #rester_chez_soi #isolement #télétravail #chômage #détresse_psychologique #santé_mentale #école_à_la_maison #soins #care #tâches_ménagères #conscience_de_classe #lois_d’exception

  • A la frontière serbo-hongroise... on emprisonne les réfugiés qui tentent de la passer... et sur lesquels les gardes-frontières avaient tiré...

    Refugees who were shot at by Hungarian police last week as they tried to cross the Hungarian border were convicted this Friday, 07.02.2020 (https://hungarytoday.hu/migrants-roszke-sentence-court). Four refugees, two Syrians and two Palestinians, were arrested last week while attempting to cross the #Reska border crossing. They were sentenced to one year in prison. A fifth man, who crossed the border independently, was sentenced to ten months in prison and expelled from the country for four years. On Thursday, some 300 refugees gathered in the cross-zone near the #Kelebija border crossing (https://www.blic.rs/vesti/drustvo/dosta-nam-je-svega-hocemo-u-madjarsku-oko-300-migranata-okupilo-se-u-meduzoni/m5qwk1p), protesting peacefully and seeking entry to Hungary. The next day, refugees were taken from Kelebija to reception centres in Serbia and the border crossing was reopened. (http://rs.n1info.com/Vesti/a567286/Migranti-sa-Kelebije-prebaceni-u-prihvatne-centre-otvoren-granicni-prelaz)

    #Hongrie #asile #migrations #réfugiés #frontières #criminalisation #arrestation #fermeture_des_frontières #Serbie #ouverture_des_frontières #résistance #protestation

    Reçu via la mailing-list Inicijativa Dobrodosli, mail du 11.02.2020

    –---------

    Pour rappel...

    Hongrie : des #tirs de sommation pour dissuader des dizaines de migrants à la frontière avec la #Serbie
    https://seenthis.net/messages/823626

    ping @karine4 @isskein

  • Bac : Un pas de plus dans l’inacceptable
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/02/04022020Article637163983199660629.aspx
    Et si vous n’êtes pas contents, vous pouvez toujours essayer la dictature.

    N’oubliez pas de mettre une couverture et un slip propre dans le cartable de votre enfant qui part au lycée. Il pourrait rentrer très tard et en avoir besoin. Avec les deux journées de garde à vue pour aucune poursuite infligée aux lycéens parisiens de 16 ans, on pensait avoir atteint le maximum de la répression contre les lycéens mobilisés contre la réforme du bac. La journée du 3 février nous détrompe : on en est maintenant à l’arrestation préventive avant tout blocage. La fuite des responsabilités a elle aussi progressé.

  • En #Algérie, près de 11000 #migrants_subsahariens expulsés en #2019

    L’Algérie poursuit les expulsions de migrants subsahariens vers le nord du Niger, comme tout au long de l’année 2019. Après des #arrestations au cours de la semaine dernière, un convoi de plusieurs centaines de personnes était en route ce mercredi pour la frontière.

    Transmise le 13 janvier aux responsables de 30 régions du pays par le ministère des Affaires étrangères, une circulaire publiée dans la presse explique le déroulement d’une opération d’expulsion de migrants subsahariens vers la frontière avec le Niger.

    Des bus ont convergé des régions du nord et du centre du pays vers la ville de Ghardaïa, à 600 kilomètres au sud d’Alger. Le 13 janvier au soir, selon un témoin, plusieurs dizaines de bus transportant des migrants étaient arrivés dans la ville. Ces personnes ont été arrêtées par les forces de sécurité dans les jours précédents.

    Réseaux de mendicité

    La plupart sont originaires du Niger. Alger s’appuie sur un accord passé avec Niamey en 2014 (http://www.rfi.fr/hebdo/20151016-niger-algerie-reprise-expulsions-departs-volontaires-agadez-tamanrasset) pour rapatrier ces personnes, impliquées dans des réseaux de #mendicité, que l’Algérie considère comme des réseaux criminels. Mais au cours des arrestations, les forces de l’ordre arrêtent aussi des ressortissants d’autres nationalités.

    En 2019, des expulsions ont eu lieu chaque mois. Selon les données de l’Organisation internationale des migrations qui enregistre les migrants qui le souhaitent à leur arrivée dans le nord du Niger, presque 11 000 personnes ont été expulsées de janvier à novembre, dont 358 qui n’étaient pas nigériennes.


    www.rfi.fr/afrique/20200115-algerie-reprise-expulsions-migrants-niger ##migrants_sub-sahariens
    #Niger #renvois #expulsions #statistiques #chiffres #migrants_nigériens #déportation #refoulement #refoulements

    ping @karine4 @_kg_
    signalé par @pascaline via la mailing-list Migreurop

    Ajouté à la métaliste sur les expulsions de l’Algérie vers le Niger :
    https://seenthis.net/messages/748397

  • #Mimmo_Lucano, nuovo avviso di garanzia per l’ex sindaco di Riace: “Rilasciò documenti di identità a immigrati senza permesso”

    L’ex sindaco di Riace, Mimmo Lucano, è stato raggiunto da un nuovo avviso di garanzia. L’accusa, rivela lo stesso ex primo cittadino, è quella di aver rilasciato dei documenti d’identità a una donna eritrea e al figlio di pochi mesi senza che questi fossero in possesso di regolare permesso di soggiorno. “Mi sembra tutto così assurdo, mi viene contestato un reato che avrei commesso nel settembre 2016 – spiega Lucano – per aver fatto due carte di identità a una donna eritrea e a suo figlio di pochi mesi che erano inseriti in un progetto di accoglienza al Cas a Riace”.

    Secondo quanto riferisce l’ex sindaco, “la prefettura ci aveva chiesto l’inserimento per la madre e il bambino e noi avevamo detto di sì perché c’era la disponibilità”. In seguito, continua, “fu fatta l’iscrizione al registro anagrafico e poi fu richiesta la carta d’identità perché il bambino aveva necessità di vedersi assegnato un pediatra“.

    L’ex primo cittadino, però, non si dice pentito della sua decisione: “Io lo rifarei”, sottolinea Lucano ricordando che “la Costituzione prevede il diritto alla salute, il diritto alla salute è inviolabile e fondamentale. La carta d’identità era legata ad esigenze sanitarie e per me è prioritario rispettare la dignità umana di un bambino di pochi mesi”.


    https://www.ilfattoquotidiano.it/2019/12/27/mimmo-lucano-nuovo-avviso-di-garanzia-per-lex-sindaco-di-riace-rilascio-documenti-di-identita-a-immigrati-senza-permesso/5640153
    #acharnement #Riace #asile #migrations #réfugiés #Lucano #Domenico_Lucano #solidarité #criminalisation

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    Ce n’est pas la première fois que Mimmo Lucano doit comparaître devant la justice, voir aussi:

    Octobre 2018, première #arrestation:
    https://seenthis.net/messages/726208

    Le #procès:
    https://seenthis.net/messages/786538
    https://seenthis.net/messages/812190

  • إسرائيل تعتقل القيادية الفلسطينية خالدة جرار - الخليج الجديد
    https://thenewkhalij.news/article/169371/%D8%A5%D8%B3%D8%B1%D8%A7%D8%A6%D9%8A%D9%84-%D8%AA%D8%B9%D8%AA%D9%82%D

    Une fois de plus, la députée palestinienne Khalida Jarrar à nouveau arrêtée cette nuit. La dernière fois, elle était restée 20 mois en prison sans que le chef d’accusation soit rendu public...

    #palestine

  • 24 social media users put in pre-trial detention over tweets in critical of Syria incursion

    Turkish courts have arrested 24 social media users since the beginning of Turkey’s incursion into northeast Syria on Oct. 9 on charges of conducting a “smear campaign” against the military offensive, the state-run Anadolu news agency reported.

    A total of 186 users have been detained thus far, the report indicated, adding that 40 of them were released pending trial, while the remaining 124 were still in police custody.

    Cyber units under Turkey’s Interior Ministry have been conducting online patrolling to identify social media posts that would be considered criminal activity, the report added.

    Turkey launched the military offensive after the US withdrawal from the area east of the Euphrates River, a territory held by Kurdish militia who are considered terrorists by the Turkish government.

    https://turkeypurge.com/24-social-media-users-put-in-pre-trial-detention-over-tweets-in-critica
    #répression #Turquie #arrestations #Syrie #incursion #Kurdistan #Kurdes #offensive_militaire #résistance #réseaux_sociaux

    ... ça ressemble à une nouvelle #purge (#déjà_vu)

  • Guards accused of rape and #torture of migrants arrested in Italy

    Exploitation, extortion and murder allegedly took place in Libyan detention centre.

    Three men accused of torturing and raping refugees and migrants in Libya have been arrested in Italy. They include a 22-year-old Guinean man and two Egyptians, aged 24 and 26.

    A 37-page report, written by the prosecutor’s office in Palermo and seen by The Irish Times, documents allegations of sexual and labour exploitation, extortion and murder. It says the abuse took place inside Zawiya detention centre, in Libya’s northwest.

    The men were identified by dozens of refugees and migrants, who eventually crossed the Mediterranean to safety in Europe.

    The Irish Times is in contact with refugees still being held in detention in Zawiya, who welcomed the arrests but say torture and abuse is ongoing.

    “People are still tortured, beaten, [made into] slaves and sold like a goat,” one man messaged on Monday, using a hidden phone. “It’s clear how many prisoners are dead from secret torture and poor medication, even [a] lack of nutrients, food. We hear in the middle [of the] night noisy screaming sometimes in the locked hanger.”

    He said at least 20 detainees had recently been sold back to traffickers. “This place is the most dangerous,” he said.

    In one incident, when people tried to escape, the guards opened fire on them, he said. One man was shot dead while another was badly wounded.

    The refugee’s testimony has repeatedly been confirmed by other sources.

    In April, the UN Refugee Agency and the International Organisation for Migration moved 325 migrants and refugees from Qasr bin Ghashir detention centre in Tripoli to a detention centre in Zawiya, saying it had evacuated them to safety.
    Ineffectiveness

    UNHCR has repeatedly been criticised by other aid workers, who accuse the agency of downplaying the scale of abuse and its own ineffectiveness to secure funding from the European Union.

    For 2½ years, the EU has been supporting the Libyan coast guard to intercept boats on the Mediterranean and forcibly return refugees and migrants to Libya, where they are detained indefinitely in conditions that have been condemned by human rights groups.

    Refugees and migrants who arrived in Zawiya in April said they were immediately met with threats and aggression by management and armed guards, and told how they would only see sunlight again after they paid substantial amounts of money.

    Meanwhile, on Saturday, 82 refugees and migrants disembarked in Italy after they were saved off the Libyan coast by the Ocean Viking boat. This is the first time this year an NGO ship has been allowed disembark rescued people there, and marks a reversal of the country’s anti-immigration policies enforced by former far-right interior minister Matteo Salvini under its new ruling coalition.

    https://www.irishtimes.com/news/world/africa/guards-accused-of-rape-and-torture-of-migrants-arrested-in-italy-1.40201
    #Libye #arrestation #Italie #migrations #asile #réfugiés #viol #centres_de_détention #détention #prisons #assassinat #exploitation #Italie

    • Inchiesta. #Ossama_il_libico, ecco chi è «il più spietato di tutti con i migranti»

      Per la prima volta fotografato il boss dei trafficanti. I carcerieri prendono ordini da lui. Una scia di omicidi e prevaricazioni di ogni tipo ai danni dei profughi. Arrestati in Sicilia tre complici

      Dicono di lui: «Il più spietato». È Ossama, il libico. O almeno così dice di chiamarsi. Nessuno era mai riuscito a fotografare il capo torturatore del vasto campo di prigionia di #Zawyah, tranne un giovane subsahariano che ha tenuto con sé l’immagine del suo aguzzino.

      La foto è stata consegnata a un avvocato di Londra e potrebbe dare una spinta all’inchiesta sulle violenze subite nei lager libici. Il nome di Ossama ricorre per settanta volte nelle 37 pagine dell’ordinanza con cui i magistrati siciliani hanno fatto arrestare pochi giorni fa tre complici fuggiti in Italia.

      I racconti dei sopravvissuti sono voci scampate agli spettri che ogni notte si davano il cambio addosso alle ragazze. Libici, egiziani, migranti promossi kapò, come nei campi di concentramento quando a un deportato veniva affidata il comando sugli altri prigionieri.

      «Tutti hanno riferito di una struttura associativa organizzata, indicando il suo capo, Ossama, e spesso fornendo l’organigramma dell’associazione – si legge nell’ordinanza della procura di Palermo –, ovviamente nei limiti in cui gli stessi prigionieri potevano rendersi conto del numero di sodali addetti alla struttura di prigionia e dei loro rispettivi ruoli». Materiale buono anche per gli investigatori del Tribunale internazionale dell’Aia, che tra poco più di un mese diffonderanno un rapporto aggiornato sull’inferno libico.

      «Dalle nostre fonti in loco – spiega Giulia Tranchina, legale per Diritti Umani dello studio Wilson di Londra – sappiamo che le torture continuano ancora in questi giorni e che nessuna svolta c’è stata per questi profughi che continuano a subire abusi, tanto più che le organizzazioni internazionali non sono messe in grado neanche di registrare tempestivamente, dunque è più facile per «Ossama» rivenderle ad altri gruppi di trafficanti senza lasciare alcuna traccia».

      Uno dei testimoni ha parlato così di Ossama: «Picchiava, torturava chiunque, utilizzando anche una frusta. A causa delle torture praticate Ossama si è reso responsabile di due omicidi di due migranti del Camerun, i quali sono morti a causa delle ferite non curate. Anche io, inauditamente e senza alcun pretesto, sono stato più volte picchiato e torturato da Ossama con dei tubi di gomma. Tanti altri migranti subivano torture e sevizie di ogni tipo». C’è chi lo ricorda come «una persona adulta, muscolosa, con ampia stempiatura». Ai suoi diretti ordini «vi erano tanti carcerieri».

      La polizia di Agrigento ha interrogato separatamente i migranti transitati da Zawyah e salvati nello scorso luglio dalla barca a vela Alex, della piattaforma italiana “Mediterranea”. Tutte le testimonianze concordano sul ruolo e le responsabilità di Ossama e dei suoi scagnozzi.

      Quando i magistrati di Agrigento, che poi hanno trasmesso per competenza gli atti ai colleghi di Palermo, raccoglievano fonti di prova e testimonianze non sapevano che anche il segretario generale delle Nazioni Unite, Antonio Guterres, aveva ricevuto e raccolto informazioni analoghe. A cominciare dalla vendita dei migranti da parte della polizia libica. «Un giorno, nel mese di luglio 2018, io e mia moglie – ha raccontato un uomo catturato e seviziato con la moglie – ci trovavamo a Zuara (non lontano da Zawyah, ndr). In quell’occasione venivamo avvistati e avvicinati da due libici, in uniforme, i quali ci hanno poi venduto al trafficante Ossama». Ad accordo fatto, «i due libici ci hanno condotto direttamente nella prigione gestita proprio da Ossama, a Zawyiah, in un’ex base militare».

      L’avvocato Tranchina, che nello studio di legali londinesi specializzati nella difesa dei Diritti umani ha vinto numerose battaglie nei tribunali del Regno, continua a ricevere filmati e immagini che tagliano il respiro.

      Alcuni sono recentissimi e documentano il fallimento di ogni accordo tra le autorità libiche e gli organismi internazionali. Diversi migranti raccontano di essere stati feriti durante le sessioni di tortura, non di rado a colpi di arma da fuoco, e poi nascosti lontano dalle prigioni durante le ispezioni concesse alla mmissione Onu in Libia.

      https://www.avvenire.it/attualita/pagine/libia-ossama-lo-spietato-coi-migranti

  • Au #Maroc, l’#arrestation d’une journaliste pour « avortement illégal » relance des débats

    L’arrestation d’une jeune journaliste pour « #avortement_illégal » et « #débauche » (sexe hors mariage) a alimenté cette semaine un débat virulent sur l’état des libertés au Maroc englobant tout à la fois : le #droit_des_femmes, la vie privée, les moeurs et la presse.

    Le sort de #Hajar_Raissouni, 28 ans, a suscité les protestations des défenseurs des droits humains, mais aussi des flots de réactions indignées dans les médias et sur les réseaux sociaux.

    Les plus critiques parlent de « réalité moyenâgeuse », de « lois liberticides », de « violence institutionnelle envers les femmes », d’"intrusion de l’Etat dans la vie privée" des citoyens, de « machination politique » ou de « harcèlement » des journalistes.

    Cette reporter du quotidien arabophone Akhbar Al-Yaoum a été arrêtée samedi dernier au sortir d’un cabinet médical de Rabat. La jeune femme qui assure avoir été traitée pour une hémorragie interne a été placée en détention dans l’attente de son procès prévu lundi.

    Son fiancé qu’elle devait épouser mi-septembre a été arrêté avec elle, tout comme le médecin traitant, un infirmier et une secrétaire médicale.

    Le code pénal marocain sanctionne de peines de prison les relations sexuelles hors-mariage et l’avortement quand la vie de la mère n’est pas menacée.

    Assurant que l’arrestation d’Hajar Raissouni « n’a rien à voir avec sa profession de journaliste », le parquet de Rabat a détaillé mercredi dans un communiqué les éléments médicaux confirmant des « signes de grossesse » et son « avortement ».

    La journaliste dénonce des « accusations fabriquées » et une « affaire politique » liée à de récents articles sur les détenus du mouvement social du « Hirak », selon ses proches.

    – Contradictions -

    Elle assure dans une lettre publiée par son journal avoir été interrogée en garde à vue sur ses oncles, un idéologue islamiste aux positions ultra-conservatrices et un éditorialiste d’Akhbar Al-Yaoum connu pour sa plume acerbe.

    Des journalistes connus pour leurs positions critiques ont déjà été condamnés pour des faits allant de « complicité d’adultère » à « non dénonciation d’une atteinte à la sécurité de l’Etat ».

    « En lieu et place de poursuites immédiates pour leurs écrits, les journalistes se voient attaqués bien plus tard à travers des articles du Code pénal », s’insurge un éditorial du site d’information Yabiladi.

    Des personnalités islamistes ont par ailleurs aussi été ciblées ces dernières années par des articles dénonçant les contradictions entre leurs discours et leurs actes sur la base de faits privés —comme le sexe hors-mariage.

    Poursuivi pour « atteinte à la sécurité de l’Etat » et pour de présumées irrégularités financières, l’historien et militant de gauche Maâti Monjib a lui recensé en 2018 « 380 articles diffamatoires » à son sujet « en deux ans et demi » dans des médias « opérant pour le compte du pouvoir ».

    Dans ce contexte, l’affaire d’Hajar Raissouni « renseigne avant tout sur le couple infernal composé d’une part par l’hypocrisie sociale sur les questions de libertés individuelles (...) et d’autre part la répression aveugle et la justice d’abattage qui se sert des lois coercitives en la matière à des desseins de vengeance politique », estime le site d’information Le Desk.

    L’Association marocaine pour les droits humains (AMDH) qui, comme Amnesty International et Human Rights Watch, a appelé à la libération immédiate de la journaliste, y voit une « régression des libertés individuelles ».

    Quelque 150 journalistes ont signé une pétition de solidarité dénonçant les « campagnes diffamatoires » visant à détruire leur consoeur. Sa photo a été placée sur des sièges vides pendant la très officielle conférence de presse hebdomadaire du porte-parole du gouvernement.

    Interpellé sur le sujet, le porte-parole a souligné l’existence d’un « cadre juridique relatif à la diffamation » et rappelé que la réforme du code pénal —y compris les articles sur l’avortement— figurait à l’ordre du jour des débats parlementaires.

    – « Verrou politique » -

    Le ministre de la Justice, Mohammed Aujjar (PJD, islamiste) avait déclaré fin juillet dans la presse que le gouvernement mené par le PJD était « engagé dans une dynamique de réformes » tout en imputant la lenteur du changement à une « société très conservatrice ».

    « La société marocaine est profondément acquise à la modernité (...), le verrou est politique », conteste l’historien Mohammed Ennaji sur sa page Facebook.

    « Les questions de l’égalité homme-femme, des libertés individuelles —et notamment le droit des femmes de disposer librement de leur corps— ne sont plus le combat d’une partie des Marocains, c’est notre combat à tous quelles que soient nos appartenances idéologiques », est-il affirmé dans une pétition soutenue par des féministes et militantes des droits humains.

    En 2018, la justice marocaine a poursuivi 14.503 personnes pour débauche, 3.048 pour adultère, 170 pour homosexualité et 73 pour avortements, selon les chiffres officiels.

    Entre 600 et 800 avortements clandestins sont pratiqués chaque jour au Maroc, selon des estimations d’associations.

    https://www.courrierinternational.com/depeche/au-maroc-larrestation-dune-journaliste-pour-avortement-illega

    #IVG #avortement #criminalisation #droits_des_femmes

  • UN Human Rights Council Should Address Human Rights Crisis in Cambodia at its 42nd Session

    Dear Excellency,

    The undersigned civil society organizations, representing groups working within and outside Cambodia to advance human rights, rule of law, and democracy, are writing to alert your government to an ongoing human rights crisis in Cambodia and to request your support for a resolution ensuring strengthened scrutiny of the human rights situation in the country at the upcoming 42nd session of the UN Human Rights Council (the “Council”).

    National elections in July 2018 were conducted after the Supreme Court, which lacks independence, dissolved the major opposition party, the Cambodia National Rescue Party (CNRP). Many believe that this allowed the ruling Cambodian People’s Party (CPP) under Prime Minister Hun Sen to secure all 125 seats in the National Assembly and effectively establish one-party rule. Since the election, respect for human rights in Cambodia has further declined. Key opposition figures remain either in detention – such as CNRP leader Kem Sokha, who is under de facto house arrest – or in self-imposed exile out of fear of being arrested. The CNRP is considered illegal and 111 senior CNRP politicians remain banned from engaging in politics. Many others have continued to flee the country to avoid arbitrary arrest and persecution.

    Government authorities have increasingly harassed opposition party members still in the country, with more than 147 former CNRP members summoned to court or police stations. Local authorities have continued to arrest opposition members and activists on spurious charges. The number of prisoners facing politically motivated charges in the country has remained steady since the election. The government has shuttered almost all independent media outlets, and totally controls national TV and radio stations. Repressive laws – including the amendments to the Law on Political Parties, the Law on Non-Governmental Organizations, and the Law on Trade Unions – have resulted in severe restrictions on the rights to freedom of expression, peaceful assembly and association.

    It is expected that a resolution will be presented at the 42nd session of the Human Rights Council in September to renew the mandate of the UN Special Rapporteur on the situation of human rights in Cambodia for another two years. We strongly urge your delegation to ensure that the resolution reflects the gravity of the situation in the country and requests additional monitoring and reporting by the Office of the High Commissioner for Human Rights (OHCHR). Mandated OHCHR monitoring of the situation and reporting to the Council, in consultation with the Special Rapporteur, would enable a comprehensive assessment of the human rights situation in Cambodia, identification of concrete actions that the government needs to take to comply with Cambodia’s international human rights obligations, and would allow the Council further opportunities to address the situation.

    Since the last Council resolution was adopted in September 2017, the situation of human rights in Cambodia, including for the political opposition, human rights defenders, and the media, has drastically worsened. Developments since the 2018 election include:

    Crackdown on Political Opposition

    On March 12, 2019, the Phnom Penh Municipal Court issued arrest warrants for eight leading members of the opposition Cambodia National Rescue Party who had left Cambodia ahead of the July 2018 election – Sam Rainsy, Mu Sochua, Ou Chanrith, Eng Chhai Eang, Men Sothavarin, Long Ry, Tob Van Chan, and Ho Vann. The charges were based on baseless allegations of conspiring to commit treason and incitement to commit felony. In September 2018, authorities transferred CNRP head Kem Sokha after more than a year of pre-trial detention in a remote prison to his Phnom Penh residence under highly restrictive “judicial supervision” that amounts to house arrest. Cambodian law has no provision for house arrest and there is no evidence that Sokha has committed any internationally recognizable offense.

    During 2019, at least 147 arbitrary summonses were issued by the courts and police against CNRP members or supporters. Summonses seen by human rights groups lack legal specifics, containing only vague references to allegations that the person summoned may have violated the Supreme Court ruling that dissolved the CNRP in November 2017.

    Human Rights Defenders and Peaceful Protesters

    In November 2018, Prime Minister Hun Sen stated that criminal charges would be dropped against all trade union leaders related to the government’s January 2014 crackdown on trade unions and garment workers in which security forces killed five people. However, the following month, a court convicted six union leaders – Ath Thorn, Chea Mony, Yang Sophorn, Pav Sina, Rong Chhun, and Mam Nhim – on baseless charges and fined them. An appeals court overturned the convictions in May 2019, but in July 2019 the court announced its verdict in absentia convicting Kong Atith, newly elected president of the Coalition of Cambodian Apparel Workers Democratic Union (CCAWDU), of intentional acts of violence in relation to a 2016 protest between drivers and the Capitol Bus Company. The court imposed a three-year suspended sentence, which will create legal implications under Article 20 of the Law on Trade Unions, which sets out among others that a leader of a worker union cannot have a felony or misdemeanor conviction.

    In December 2018, Thai authorities forcibly returned Cambodian dissident Rath Rott Mony to Cambodia. Cambodian authorities then prosecuted him for his role in a Russia Times documentary “My Mother Sold Me,” which describes the failure of Cambodian police to protect girls sold into sex work. He was convicted of “incitement to discriminate” and in July 2019 sentenced to two years in prison.

    In March 2018, the government enacted a lese majeste (insulting the king) clause into the Penal Code, and within a year four people had been jailed under the law and three convicted. All the lese majeste cases involved people expressing critical opinions on Facebook or sharing other people’s Facebook posts. The government has used the new law, along with a judiciary that lacks independence, as a political tool to silence independent and critical voices in the country.

    In July 2019, authorities detained two youth activists, Kong Raya and Soung Neakpoan, who participated in a commemoration ceremony on the third anniversary of the murder of prominent political commentator Kem Ley in Phnom Penh. The authorities charged both with incitement to commit a felony, a provision commonly used to silence activists and human rights defenders. Authorities arrested seven people in total for commemorating the anniversary; monitored, disrupted, or canceled commemorations around the country; and blocked approximately 20 members of the Grassroots Democracy Party on their way to Takeo province – Kem Ley’s home province.

    Attacks on Journalists and Control of the Media

    Prior to the July 2018 election, the Cambodian government significantly curtailed media freedom, online and offline. In 2017, authorities ordered the closure of 32 FM radio frequencies that aired independent news programs by Radio Free Asia (RFA) and Voice of America. RFA closed its offices in September 2017, citing government harassment as the reason for its closure. The local Voice of Democracy radio was also forced to go off the air.

    Since 2017, two major independent newspapers, the Phnom Penh Post and The Cambodia Daily, were subjected to dubious multi-million-dollar tax bills, leading the Phnom Penh Post to be sold to a businessman with ties to Hun Sen and The Cambodia Daily to close.

    Social media networks have come under attack from increased government surveillance and interventions. In May 2018, the government adopted a decree on Publication Controls of Website and Social Media Processing via Internet and the Law on Telecommunications, which allow for arbitrary interference and surveillance of online media and unfettered government censorship. Just two days before the July 2018 elections, authorities blocked the websites of independent media outlets – including RFA and VOA – which human rights groups considered an immediate enforcement of the new decree.

    Since then, Cambodian authorities have proceeded with the politically motivated prosecution of two RFA journalists, Yeang Sothearin and Uon Chhin. They were arrested in November 2017 on fabricated espionage charges connected to allegations that the two men continued to report for RFA after RFA’s forced closure of its Cambodia office. They were held in pre-trial detention until August 2018. Their trial began in July 2019 and a verdict on the espionage charges is expected late August. They face up to 16 years in prison.

    *

    The Cambodian government’s actions before and since the July 2018 election demonstrate a comprehensive campaign by the ruling CPP government to use violence, intimidation and courts that lack judicial independence to silence or eliminate the political opposition, independent media, and civil society groups critical of the government.

    We strongly urge your government to acknowledge the severity of the human rights situation and the risks it poses to Cambodia’s fulfillment of its commitments to respect human rights and rule of law as set out in the Paris Peace Accords 1991. It is crucial that concerned states explicitly condemn the Cambodian government’s attacks on human rights norms and take steps to address them.

    For these reasons, we call on the Human Rights Council to adopt a resolution requesting the UN High Commissioner for Human Rights to monitor and report on the situation of human rights in Cambodia and outline actions the government should take to comply with its international human rights obligations. The High Commissioner should report to the Council at its 45th session followed by an Enhanced Interactive Dialogue with participation of the Special Rapporteur on Cambodia, other relevant UN Special Procedures, and members of local and international civil society.

    We further recommend that your government, during the Council’s September session, speaks out clearly and jointly with other governments against ongoing violations in Cambodia.

    We remain at your disposal for any further information.

    With assurances of our highest consideration,

    Amnesty International
    ARTICLE 19
    ASEAN Parliamentarians for Human Rights (APHR)
    Asian Forum for Human Rights and Development (FORUM-ASIA)
    Asian Legal Resource Centre (ALRC)
    Cambodian Alliance of Trade Unions (CATU)
    Cambodian Center for Human Rights (CCHR)
    Cambodian Food and Service Workers’ Federation (CFSWF)
    Cambodian Human Rights and Development Association (ADHOC)
    Cambodian League for the Promotion & Defense of Human Rights (LICADHO)
    Cambodian Youth Network (CYN)
    Cambodia’s Independent Civil Servants Association (CICA)
    Center for Alliance of Labor and Human Rights (CENTRAL)
    CIVICUS: World Alliance for Citizen Participation
    Civil Rights Defenders (CRD)
    Committee to Protect Journalists (CPJ)
    Commonwealth Human Rights Initiative (CHRI)
    FIDH – International Federation for Human Rights
    Fortify Rights
    Human Rights Now
    Human Rights Watch (HRW)
    International Commission of Jurists (ICJ)
    Independent Democracy of Informal Economy Association (IDEA)
    International Service for Human Rights (ISHR)
    Lawyers’ Rights Watch Canada (LRWC)
    National Democratic Institute (NDI)
    Reporters Without Borders (Reporters Sans Frontières - RSF)
    World Organisation Against Torture (OMCT)

    https://www.hrw.org/news/2019/08/30/un-human-rights-council-should-address-human-rights-crisis-cambodia-its-42nd-se
    #Cambodge #droits_humains #arrestations #opposition #liberté_d'expression #censure #presse #médias #lese_majeste #Kem_Ley #Rath_Rott_Mony #Kong_Raya #Soung_Neakpoan #réseaux_sociaux

  • Eritrea: 150 cristiani arrestati da giugno. Si teme la chiusura delle scuole cattoliche

    In Eritrea proseguono le persecuzioni governative anticristiane, dopo la confisca delle strutture sanitare cattoliche avvenute tra giugno e luglio, almeno 150 cristiani sono stati arrestati negli ultimi due mesi in diverse città. A darne notizia è il sito dell’osservatorio cristiano Wolrd Watch Monitor secondo cui l’ultimo episodio risale al 18 agosto, quando sono stati arrestati 80 cristiani da Godayef, un’area vicino all’aeroporto della capitale, Asmara.

    Chiesta la rinuncia al cristianesimo

    Il 16 agosto, sei cristiani, dipendenti pubblici del governo sono stati arrestati e portati davanti a un tribunale ad Asmara. Il giudice ha intimato ai sei fedeli di rinunciare al cristianesimo e davanti al loro rifiuto si è riservato di prendere eventuali future decisioni.

    70 cristiani condotti nei tunnel sotterranei

    Il 23 giugno altri 70 cristiani appartenenti alla Faith Mission Church of Christ erano stati arrestati a Keren, la seconda città più grande dell’Eritrea. I membri di questo gruppo, tra cui 35 donne e 10 bambini, sono stati portati nella prigione di Ashufera, che è composta da un vasto sistema di tunnel sotterranei in condizioni estremamente degradate.

    Arrestati cinque preti ortodossi

    Sempre lo scorso giugno sono stati arrestati anche cinque sacerdoti ortodossi, un atto che spinse l’osservatore delle Nazioni Unite per i diritti umani in Eritrea, Daniela Kravetz, a chiedere il rilascio di tutti coloro che sono stati imprigionati per il loro credo religioso.

    Don Zerai: perseguitate tutte le religioni

    “Il governo tollera le religioni che ha trovato già radicate nel Paese; le nuove religioni di minoranza – nel caso degli arresti riguardanti i gruppi pentecostali, battisti – sono dichiarate illegali nel Paese già dal 2001”, così a Vatican News il sacerdote eritreo don Mussie Zerai, presidente dell’agenzia Abeshia, spiega i motivi di questa ennesima ondata repressiva. Don Zerai conferma inoltre l’esistenza di carceri eritree sotterranee e racconta di persone detenute all’interno di un container senza poter vedere la luce del sole.

    Dopo gli ospedali si teme per le scuole

    Il sacerdote parla anche della confisca degli ospedali cattolici: “Tra giugno e luglio sono state chiuse in totale 29 strutture tra ospedali, cliniche e presidi medici, gestiti dalla chiesa cattolica rifacendosi a questa legge. Non solo ha fatto chiudere queste strutture ma ne ha confiscato fisicamente la proprietà”. “Il timore è che questo toccherà anche alle scuole che la Chiesa cattolica gestisce – afferma ancora Don Zerai – 50 scuole tra elementari, medie e superiori e oltre cento asili nidi in tutto il territorio nazionale. Sarà un danno enorme soprattutto per la popolazione, perché sia le cliniche che le scuole si trovavano anche in zone sperdute, rurali, dove non c’è nessun’altra presenza tranne quella della Chiesa cattolica”.

    https://www.catt.ch/newsi/eritrea-150-cristiani-arrestati-da-giugno-si-teme-la-chiusura-delle-scuole-catt
    #chrétiens #Erythrée #COI #répression #arrestation #écoles_catholiques #christianisme #catholicisme #religion #persécution #Eglise_catholique

    • La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah détenue en Iran

      Le ministère français des Affaires étrangères a confirmé ce lundi 15 juillet l’arrestation en Iran d’une chercheuse franco-iranienne de l’Institut d’études politiques de Paris, Fariba Adelkhah.

      Le ministère français des Affaires étrangères n’a pas précisé la date de l’arrestation de Fariba Adelkhah. Plusieurs médias en persan, basés à l’étranger, affirment qu’elle remontait à « trois semaines ». D’après le magazine Le Point, à Paris, la chercheuse franco-iranienne a été arrêtée le « 7 juin ». Sur le site officiel du gouvernement, un porte-parole, Ali Rabiï, dit n’avoir aucune information concernant cette arrestation et ne pas savoir « qui l’a arrêtée, ni pour quelle raison ».

      Le site iranien de défense des droits de l’homme Gozaar affirme que Fariba Adelkhah a été interpellée par les Gardiens de la révolution, la police idéologique iranienne. Elle est détenue dans la tristement célèbre prison d’Evin, mais elle ne serait pas maltraitée et aurait reçu la visite de sa famille, indique l’un de ses confrères chercheurs. Ce 16 juillet, l’Autorité judiciaire iranienne a confirmé son arrestation, sans préciser la date exacte.

      Emmanuel Macron se dit très préoccupé

      Les autorités françaises ont « effectué des démarches auprès des autorités iraniennes pour obtenir de leur part des informations sur la situation et les conditions de l’arrestation de Mme Adelkhah et demander un accès consulaire » à leur ressortissante, mais n’ont reçu « aucune réponse satisfaisante » à ce jour, précise le Quai d’Orsay dans un communiqué. « La France appelle les autorités iraniennes à faire toute la lumière sur la situation de Mme Adelkhah et leur réitère ses demandes, en particulier celle d’une autorisation sans délais pour un accès consulaire », insiste encore le ministère.

      « Ce qui s’est passé me préoccupe beaucoup », a réagi le président Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse à Belgrade. « Aucune explication à ce stade ne m’a été fournie permettant d’expliquer de manière valable quelque incarcération que ce soit et donc le dialogue sur ce sujet se poursuivra », a-t-il ajouté. De son côté, l’Institut politique de Paris, pour qui Fariba Adelkhah travaille, a jugé son arrestation « inadmissible et révoltante ».

      Chercheuse au Centre de recherches internationales (Ceri) de Sciences Po-Paris, docteure en anthropologie de l’École des Hautes études en Sciences sociales (EHESS) de Paris, Fariba Adelkhah, 60 ans, collabore à plusieurs revues scientifiques comme Iranian Studies et la Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée. Elle est l’auteure de nombreuses publications sur l’Iran et l’Afghanistan, indique l’Institut d’études politiques sur son portail internet.

      Plusieurs hypothèses

      Au moment de son arrestation, Fariba Adelkhah était en Iran pour un travail de recherches. Elle s’intéressait au séminaire de Qom, l’un des plus importants centre d’éducation chiite au monde. Mais il y a en République islamique des sujets sensibles, voire tabous, et mener des recherches sur les écoles théologiques en fait partie, indique un spécialiste de l’Iran qui requiert l’anonymat. De la même façon, travailler sur les femmes, les minorités ethniques ou encore le guide suprême dérange au plus haut point les autorités à Téhéran, surtout lorsqu’on est rattaché un institut de recherches étranger et en l’occurrence français rajoute ce même expert.

      Un autre fin connaisseur de la République islamique voit en l’arrestation de Fariba Adelkhah un éventuel message adressé à Paris. Elle intervient en effet dans un contexte de tensions des relations entre Téhéran et les pays occidentaux, suite aux sanctions américaines imposées à l’Iran et les annonces faites par la République islamique ne plus respecter certaines mesures de l’accord sur le nucléaire.

      Les pays européens, dont la France qui a dépêché un émissaire sur place, s’emploient à essayer de faire baisser la tension. Or, dans un pays où cohabitent plusieurs pouvoirs, certains rejettent l’initiative française, analyse ce même spécialiste qui souhaite également conserver son anonymat. L’arrestation de la chercheuse est leur moyen de le faire comprendre à Paris.

      http://www.rfi.fr/moyen-orient/20190715-chercheuse-fariba-adelkhah-detenue-iran
      #arrestation

    • Une chercheuse franco-iranienne arrêtée par Téhéran

      Détenue depuis plusieurs semaines, l’universitaire Fariba Adelkhah serait soupçonnée d’espionnage. Une accusation absurde selon ses collègues du Ceri qui désignent plutôt le climat de tensions entre Téhéran et les Occidentaux.

      https://www.liberation.fr/planete/2019/07/15/une-chercheuse-franco-iranienne-arretee-par-teheran_1740151

    • L’anthropologue franco-iranienne Fariba Adelkhah arrêtée en Iran pour des raisons inconnues

      Fariba Adelkhah, directrice de recherche au Centre de recherches internationales de Sciences Po, a été arrêtée en juin dernier en Iran où elle effectuait ses travaux, affirme Le Point, relayant un site iranien. Le Quai d’Orsay a demandé des explications à Téhéran, sans réponse précise.

      https://www.franceculture.fr/geopolitique/lanthropologue-franco-iranienne-fariba-adelkhah-arretee-en-iran-pour-d

    • France demands access to dual-national academic held in Iran

      Prominent researcher Fariba Adelkhah was arrested in June, reports say.
      France has demanded immediate consular access to a senior French-Iranian academic who has been arrested in Iran.

      Fariba Adelkhah, a prominent researcher in anthropology and social sciences based at the Paris political institute Sciences Po, is believed to have been arrested in June.

      The detention risks increasing tension between Paris and Tehran at a critical moment in the crisis over Iran’s nuclear deal. European foreign ministers were meeting in Brussels on Monday in an attempt to preserve the deal, which the US abandoned unilaterally a year ago leading to an accelerating reciprocal withdrawal by Iran.

      The French foreign ministry said it had not yet been given “satisfactory” information on the status of Adelkhah, who is seen as one of France’s top academics on Iran.

      “The French authorities were recently informed of the arrest of Fariba Adelkhah,” the foreign ministry said in a statement. “France calls on the Iranian authorities to shed full light on Mrs Adelkhah’s situation and repeats its demands, particularly with regard to an immediate authorisation for consular access. No satisfactory response has been received until now.”

      Adelkhah is best known for her book Being Modern in Iran, about changes in the country after the 1979 Islamic revolution.

      Sciences Po, the elite political science institute where Adelkhah works, confirmed her arrest but refused to comment.

      Iranian opposition websites abroad have said Adelkhah disappeared in June. Iran’s state-run Irna news agency quoted a government spokesman as saying on Sunday that a dual national had been arrested, without elaborating. The spokesman, Ali Rabiei, said he could not confirm any information.

      Adelkhah is the latest Iranian national also holding a western passport to be arrested in Iran. The UK has advised dual nationals against travel to Iran, saying the “dangers they face include arbitrary detention and lack of access to basic legal rights”.

      Nazanin Zaghari-Ratcliffe, a British-Iranian project manager with the Thomson Reuters Foundation, has been jailed in Tehran since 2016 on espionage charges. Dual Iranian-American nationals Siamak Namazi and his father, Baquer, are serving 10-year sentences for espionage in a case that has outraged Washington.

      Meanwhile, Xiyue Wang, a Chinese-American researcher at Princeton University, is serving a 10-year sentence for espionage, and a US national, Michael White, 46, was this year sentenced to 10 years.

      A French academic, Clotilde Reiss, was detained in Iran for 10 months in 2009-10 before being released in a case that attracted widespread attention at the time.

      At a similar time to Reiss’s release, French judicial authorities set free Ali Vakili Rad, who had been convicted of the 1991 murder outside Paris of the ousted shah’s former prime minister Shapour Bakhtiar. The timing led to speculation that a deal may have been struck between the countries over the prisoners, though French authorities denied any exchange.

      As news of the latest detention broke, European foreign ministers were fighting to save the Iran nuclear deal after Tehran’s announcements earlier this month that it would boost the enrichment level of uranium above agreed limits, breaking the terms of the landmark accord.

      The EU hopes it can persuade Iran to return to the deal, without triggering an investigation into Teheran’s decision to breach terms by enriching uranium.

      The bloc’s foreign policy chief, Federica Mogherini, said none of the signatories to the deal considered the breaches to be significant, and so they would not be triggering its dispute mechanism which could lead to further sanctions.

      “All the steps that have been taken are reversible, so we hope and we invite Iran to reverse these steps and go back to full compliance with the agreement,” she said.

      Jeremy Hunt, the British foreign secretary, said there was a “closing but small window” to keep the deal alive. The UK foreign secretary warned that if Tehran acquired nuclear weapons, other countries in the region would too, leading to a “very toxic and dangerous situation”.

      As punishing US economic sanctions hit Iran’s economy, the EU has been attempting to craft a barter mechanism to allow European companies to continue trading with Iran.

      So far, 10 EU member states have agreed to take part in the Instex barter system, which allows companies to trade without money changing hands, in an attempt to avoid falling foul of US sanctions.

      Mogherini said the EU had not expected these measures would compensate Iran for economic losses incurred by the US decision to withdraw from the deal.

      “We are doing our best and we hope that this will be enough for the Iranian public opinion and the Iranian authorities to realise that as we are committed to the full implementation of the JCPOA [joint comprehensive plan of action, the Iran nuclear deal],” she said.

      https://www.theguardian.com/world/2019/jul/15/france-demands-access-to-academic-fariba-adelkhah-held-in-iran

  • For Syrians in #Istanbul, fears rise as deportations begin

    Turkey is deporting Syrians from Istanbul to Syria, including to the volatile northwest province of #Idlib, according to people who have been the target of a campaign launched last week against migrants who lack residency papers.

    The crackdown comes at a time of rising rhetoric and political pressure on the country’s 3.6 million registered Syrian refugees to return home. Estimates place hundreds of thousands of unregistered Syrians in Turkey, many living in urban areas such as Istanbul.

    Refugee rights advocates say deportations to Syria violate customary international law, which prohibits forcing people to return to a country where they are still likely to face persecution or risk to their lives.

    Arrests reportedly began as early as 13 July, with police officers conducting spot-checks in public spaces, factories, and metro stations around Istanbul and raiding apartments by 16 July. As word spread quickly in Istanbul’s Syrian community, many people shut themselves up at home rather than risk being caught outside.

    It is not clear how many people have been deported so far, with reported numbers ranging from hundreds to a thousand.

    “Deportation of Syrians to their country, which is still in the midst of armed conflict, is a clear violation of both Turkish and international law.”

    Turkey’s Ministry of Interior has said the arrests are aimed at people living without legal status in the country’s most populous city. Istanbul authorities said in a Monday statement that only “irregular migrants entering our country illegally [will be] arrested and deported.” It added that Syrians registered outside Istanbul would be obliged to return to the provinces where they were first issued residency.

    Mayser Hadid, a Syrian lawyer who runs a law practice catering to Syrians in Istanbul, said that the “deportation of Syrians to their country, which is still in the midst of armed conflict, is a clear violation of both Turkish and international law,” including the “return of Syrians without temporary protection cards.”

    Istanbul authorities maintain that the recent detentions and deportations are within the law.

    Starting in 2014, Syrian refugees in Turkey have been registered under “temporary protection” status, which grants the equivalency of legal residency and lets holders apply for a work permit. Those with temporary protection need special permission to work or travel outside of the area where they first applied for protection.

    But last year, several cities across the country – including Istanbul – stopped registering newly-arrived Syrians.

    In the Monday statement, Istanbul authorities said that Syrians registered outside of the city must return to their original city of registration by 20 August. They did not specify the penalty for those who do not.

    Barely 24 hours after the beginning of raids last week, Muhammad, a 21-year-old from Eastern Ghouta in Syria, was arrested at home along with his Syrian flatmates in the Istanbul suburb of Esenler.

    Muhammad, who spoke by phone on the condition of anonymity for security reasons – as did all Syrian deportees and their relatives interviewed for this article – said that Turkish police officers had forced their way into the building. “They beat me,” he said. “I wasn’t even allowed to take anything with me.”

    Muhammad said that as a relatively recent arrival, he couldn’t register for temporary protection and had opted to live and work in Istanbul without papers.

    After his arrest, Muhammad said, he was handcuffed and bundled into a police van, and transferred to a detention facility on the eastern outskirts of the city.

    There, he said, he was forced to sign a document written in Turkish that he couldn’t understand and on Friday was deported to Syria’s Idlib province, via the Bab al-Hawa border crossing.
    Deportation to Idlib

    Government supporters say that Syrians have been deported only to the rebel-held areas of northern Aleppo, where the Turkish army maintains a presence alongside groups that it backs.

    A representative from Istanbul’s provincial government office did not respond to a request for comment, but Youssef Kataboglu, a pro-government commentator who is regarded as close to the government, said that “Turkey only deports Syrians to safe areas according to the law.”

    He denied that Syrians had been returned to Idlib, where a Syrian government offensive that began in late April kicked off an upsurge in fighting, killing more than 400 civilians and forcing more than 330,000 people to flee their homes. The UN said on Monday alone, 59 civilians were killed, including 39 when a market was hit by airstrikes.

    Kataboglu said that deportation to Idlib would “be impossible.”

    Mazen Alloush, a representative of the border authorities on the Syrian side of the Bab al-Hawa crossing that links Turkey with Idlib, said that more than 3,800 Syrians had entered the country via Bab al-Hawa in the past fortnight, a number he said was not a significant change from how many people usually cross the border each month.

    The crossing is controlled by rebel authorities affiliated to Tahrir a-Sham, the hardline Islamist faction that controls most of Idlib.

    “A large number of them were Syrians trying to enter Turkish territory illegally,” who were caught and forced back across, Alloush said, but also “those who committed offences in Turkey or requested to return voluntarily.”

    “We later found out that he’d been deported to Idlib.”

    He added that “if the Turkish authorities are deporting [Syrians] through informal crossings or crossings other than Bab al-Hawa, I don’t have information about it.”

    Other Syrians caught up in the crackdown, including those who did have the proper papers to live and work in Istanbul, confirmed that they had been sent to Idlib or elsewhere.

    On July 19, Umm Khaled’s son left the family’s home without taking the documents that confirm his temporary protection status, she said. He was stopped in the street by police officers.

    “They [the police] took him,” Umm Khaled, a refugee in her 50s originally from the southern Damascus suburbs, said by phone. “We later found out that he’d been deported to Idlib.”

    Rami, a 23-year-old originally from eastern Syria’s Deir Ezzor province, said he was deported from Istanbul last week. He was carrying his temporary protection status card at the time of his arrest, he added.

    "I was in the street in Esenler when the police stopped me and asked for my identity card,” he recalled in a phone conversation from inside Syria. “They checked it, and then asked me to get on a bus.”

    Several young Syrian men already on board the bus were also carrying protection documents with them, Rami said.

    “The police tied our hands together with plastic cords,” he added, describing how the men were then driven to a nearby police station and forced to give fingerprints and sign return documents.

    Rami said he was later sent to northern Aleppo province.
    Rising anti-Syrian sentiment

    The country has deported Syrians before, and Human Rights Watch and other organisations have reported that Turkish security forces regularly intercept and return Syrian refugees attempting to enter the country. As conflict rages in and around Idlib, an increasing number of people are still trying to get into Turkey.

    Turkey said late last year that more than 300,000 Syrians have returned to their home country voluntarily.

    A failed coup attempt against President Recep Tayyip Erdoğan in July 2016 led to an emergency decree that human rights groups say was used to arrest individuals whom the government perceived as opponents. Parts of that decree were later passed into law, making it easier for authorities to deport foreigners on the grounds that they are either linked to terrorist groups or pose a threat to public order.

    The newest wave of deportations after months of growing anti-Syrian sentiment in political debate and on the streets has raised more questions about how this law might be used, as well as the future of Syrian refugees in Turkey.

    In two rounds of mayoral elections that ended last month with a defeat for Erdoğan’s ruling Justice and Development Party (AKP), the winning candidate, Ekrem İmamoğlu of the Republican People’s Party (CHP), repeatedly used anti-Syrian rhetoric in his campaign, capitalising on discontent towards the faltering economy and the increasingly contentious presence of millions of Syrian refugees.

    Shortly after the elections, several incidents of mob violence against Syrian-owned businesses took place. Widespread anti-Syrian sentiment has also been evident across social media; after the mayoral election trending hashtags on Twitter reportedly included “Syrians get out”.

    As the deportations continue, the families of those sent back are wondering what they can do.

    “By God, what did he do [wrong]?” asked Umm Khaled, speaking of her son, now in war-torn Idlib.

    “His mother, father, and all his sisters are living here legally in Turkey,” she said. “What are we supposed to do now?”

    https://www.thenewhumanitarian.org/news/2019/07/23/syrians-istanbul-fears-rise-deportations-begin
    #Turquie #asile #migrations #réfugiés_syriens #réfugiés #Syrie #renvois #expulsions #peur

    • Des milliers de migrants arrêtés à Istanbul en deux semaines

      Mardi, le ministre de l’intérieur a indiqué que l’objectif de son gouvernement était d’expulser 80 000 migrants en situation irrégulière en Turquie, contre 56 000 l’an dernier.

      C’est un vaste #coup_de_filet mené sur fond de fort sentiment antimigrants. Les autorités turques ont annoncé, mercredi 24 juillet, avoir arrêté plus de 6 000 migrants en deux semaines, dont des Syriens, vivant de manière « irrégulière » à Istanbul.

      « Nous menons une opération depuis le 12 juillet (…). Nous avons attrapé 6 122 personnes à Istanbul, dont 2 600 Afghans. Une partie de ces personnes sont des Syriens », a déclaré le ministre de l’intérieur, Suleyman Soylu, dans une interview donnée à la chaîne turque NTV. Mardi, ce dernier a indiqué que l’objectif de son gouvernement était d’expulser 80 000 migrants en situation irrégulière en Turquie, contre 56 000 l’an dernier.

      M. Soylu a démenti que des Syriens étaient expulsés vers leur pays, déchiré par une guerre civile meurtrière depuis 2011, après que des ONG ont affirmé avoir recensé des cas de personnes renvoyées en Syrie. « Ces personnes, nous ne pouvons pas les expulser. (…) Lorsque nous attrapons des Syriens qui ne sont pas enregistrés, nous les envoyons dans des camps de réfugiés », a-t-il affirmé, mentionnant un camp dans la province turque de Hatay, frontalière de la Syrie. Il a toutefois assuré que certains Syriens choisissaient de rentrer de leur propre gré en Syrie.

      La Turquie accueille sur son sol plus de 3,5 millions de Syriens ayant fui la guerre, dont 547 000 sont enregistrés à Istanbul. Les autorités affirment n’avoir aucun problème avec les personnes dûment enregistrées auprès des autorités à Istanbul, mais disent lutter contre les migrants vivant dans cette ville alors qu’ils sont enregistrés dans d’autres provinces, voire dans aucune province.

      Le gouvernorat d’Istanbul a lancé lundi un ultimatum, qui expire le 20 août, enjoignant les Syriens y vivant illégalement à quitter la ville. Un groupement d’ONG syriennes a toutefois indiqué, lundi, que « plus de 600 Syriens », pour la plupart titulaires de « cartes de protection temporaires » délivrées par d’autres provinces turques, avaient été arrêtés la semaine dernière à Istanbul et renvoyés en Syrie.

      La Coalition nationale de l’opposition syrienne, basée à Istanbul, a déclaré mardi qu’elle était entrée en contact avec les autorités turques pour discuter des dernières mesures prises contre les Syriens, appelant à stopper les « expulsions ». Son président, Anas al-Abda, a appelé le gouvernement turc à accorder un délai de trois mois aux Syriens concernés pour régulariser leur situation auprès des autorités.

      Ce tour de vis contre les migrants survient après la défaite du parti du président Recep Tayyip Erdogan lors des élections municipales à Istanbul, en juin, lors desquelles l’accueil des Syriens s’était imposé comme un sujet majeur de préoccupation les électeurs.

      Pendant la campagne, le discours hostile aux Syriens s’était déchaîné sur les réseaux sociaux, avec le mot-dièse #LesSyriensDehors. D’après une étude publiée début juillet par l’université Kadir Has, située à Istanbul, la part des Turcs mécontents de la présence des Syriens est passée de 54,5 % en 2017 à 67,7 % en 2019.

      https://www.lemonde.fr/international/article/2019/07/24/des-milliers-de-migrants-arretes-a-istanbul-en-deux-semaines_5492944_3210.ht
      #arrestation #arrestations

    • Turkey Forcibly Returning Syrians to Danger. Authorities Detain, Coerce Syrians to Sign “Voluntary Return” Forms

      Turkish authorities are detaining and coercing Syrians into signing forms saying they want to return to Syria and then forcibly returning them there, Human Rights Watch said today. On July 24, 2019, Interior Minister Süleyman Soylu denied that Turkey had “deported” Syrians but said that Syrians “who voluntarily want to go back to Syria” can benefit from procedures allowing them to return to “safe areas.”

      Almost 10 days after the first reports of increased police spot-checks of Syrians’ registration documents in Istanbul and forced returns of Syrians from the city, the office of the provincial governor released a July 22 statement saying that Syrians registered in one of the country’s other provinces must return there by August 20, and that the Interior Ministry would send unregistered Syrians to provinces other than Istanbul for registration. The statement comes amid rising xenophobic sentiment across the political spectrum against Syrian and other refugees in Turkey.

      “Turkey claims it helps Syrians voluntarily return to their country, but threatening to lock them up until they agree to return, forcing them to sign forms, and dumping them in a war zone is neither voluntary nor legal,” said Gerry Simpson, associate Emergencies director. “Turkey should be commended for hosting record numbers of Syrian refugees, but unlawful deportations are not the way forward.”

      Turkey shelters a little over 3.6 million Syrian Refugees countrywide who have been given temporary protection, half a million of them in Istanbul. This is more refugees than any other country in the world and almost four times as many as the whole European Union (EU).

      The United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR) says that “the vast majority of Syrian asylum-seekers continue to … need international refugee protection” and that it “calls on states not to forcibly return Syrian nationals and former habitual residents of Syria.”

      Human Rights Watch spoke by phone with four Syrians who are in Syria after being detained and forcibly returned there.

      One of the men, who was from Ghouta, in the Damascus countryside, was detained on July 17 in Istanbul, where he had been living unregistered for over three years. He said police coerced him and other Syrian detainees into signing a form, transferred them to another detention center, and then put them on one of about 20 buses headed to Syria. They are now in northern Syria.

      Another man, from Aleppo, who had been living in Gaziantep in southeast Turkey since 2013, said he was detained there after he and his brother went to the police to complain about an attack on a shop that they ran in the city. He said the police transferred them from the Gaziantep Karşıyaka police station to the foreigners’ deportation center at Oğuzeli, holding them there for six days and forcing them to sign a deportation form without telling them what it was. On July 9, the authorities forcibly returned the men to Azaz in Syria via the Öncüpınar/Bab al Salama border gate near the Turkish town of Kilis, Human Rights Watch also spoke by phone with two men who said the Turkish coast guard and police intercepted them at checkpoints near the coast as they tried to reach Greece, detained them, and coerced them into signing and fingerprinting voluntary repatriation forms. The authorities then deported them to Idlib and northern Aleppo governorate.

      One of the men, a Syrian from Atmeh in Idlib governorate who registered in the Turkish city of Gaziantep in 2017, said the Turkish coast guard intercepted him on July 9. He said [“Guvenlik”] “security” held him with other Syrians for six days in a detention facility in the town of Aydın, in western Turkey. He said the guards verbally abused him and other detainees, punched him in the chest, and coerced him into signing voluntary repatriation papers. Verbally abusive members of Turkey’s rural gendarmerie police forces [jandarma] deported him on July 15 to Syria with about 35 other Syrians through the Öncüpınar/Bab al-Salameh border crossing.

      He said that there were others in the Aydin detention center who had been there for up to four months because they had refused to sign these forms.

      The second man said he fled Maarat al-Numan in 2014 and registered in the Turkish city of Iskenderun. On July 4, police stopped him at a checkpoint as he tried to reach the coast to take a boat to Greece and took him to the Aydin detention facility, where he said the guards beat some of the other detainees and shouted and cursed at them.

      He said the detention authorities confiscated his belongings, including his Turkish registration card, and told him to sign forms. When he refused, the official said they were not deportation forms but just “routine procedure.” When he refused again, he was told he would be detained indefinitely until he agreed to sign and provided his fingerprints. He said that the guards beat another man who had also refused, so he felt he had no choice but to sign. He was then put on a bus for 27 hours with dozens of other Syrians and deported through the Öncüpınar/Bab al-Salameh border crossing.

      In addition, journalists have spoken with a number of registered and unregistered Syrians who told them by phone from Syria that Turkish authorities detained them in the third week of July, coerced them into signing and providing a fingerprint on return documents. The authorities then deported them with dozens, and in some cases as many as 100, other Syrians to Idlib and northern Aleppo governorate through the Cilvegözü/Bab al-Hawa border crossing.

      More than 400,000 people have died because of the Syrian conflict since 2011, according to the World Bank. While the nature of the fighting in Syria has changed, with the Syrian government retaking areas previously held by anti-government groups and the battle against the Islamic State (ISIS) winding down, profound civilian suffering and loss of life persists.

      In Idlib governorate, the Syrian-Russian military alliance continues to indiscriminately bomb civilians and to use prohibited weapons, resulting in the death of at least 400 people since April, including 90 children, according to Save the Children. In other areas under the control of the Syrian government and anti-government groups, arbitrary arrests, mistreatment, and harassment are still the status quo.

      The forcible returns from Turkey indicate that the government is ready to double down on other policies that deny many Syrian asylum seekers protection. Over the past four years, Turkey has sealed off its border with Syria, while Turkish border guards have carried out mass summary pushbacks and killed and injured Syrians as they try to cross. In late 2017 and early 2018, Istanbul and nine provinces on the border with Syria suspended registration of newly arriving asylum seekers. Turkey’s travel permit system for registered Syrians prohibits unregistered Syrians from traveling from border provinces they enter to register elsewhere in the country.

      Turkey is bound by the international customary law of nonrefoulement, which prohibits the return of anyone to a place where they would face a real risk of persecution, torture or other ill-treatment, or a threat to life. This includes asylum seekers, who are entitled to have their claims fairly adjudicated and not be summarily returned to places where they fear harm. Turkey may not coerce people into returning to places where they face harm by threatening to detain them.

      Turkey should protect the basic rights of all Syrians, regardless of registration status, and register those denied registration since late 2017, in line with the Istanbul governor’s July 22 statement.

      On July 19, the European Commission announced the adoption of 1.41 billion euros in additional assistance to support refugees and local communities in Turkey, including for their protection. The European Commission, EU member states with embassies in Turkey, and the UNHCR should support Turkey in any way needed to register and protect Syrians, and should publicly call on Turkey to end its mass deportations of Syrians at the border and from cities further inland.

      “As Turkey continues to shelter more than half of registered Syrian refugees globally, the EU should be resettling Syrians from Turkey to the EU but also ensuring that its financial support protects all Syrians seeking refuge in Turkey,” Simpson said.

      https://www.hrw.org/news/2019/07/26/turkey-forcibly-returning-syrians-danger
      #retour_volontaire

    • Turquie : à Istanbul, les réfugiés vivent dans la peur du racisme et de la police

      Depuis quelques semaines, le hashtag #StopDeportationsToSyria (#SuriyeyeSınırdışınaSon) circule sur les réseaux sociaux. Il s’accompagne de témoignages de Syriens qui racontent s’être fait arrêter par la police turque à Istanbul et renvoyer en Syrie. Les autorités turques ont décidé de faire la chasse aux réfugiés alors que les agressions se multiplient.

      Le 21 juillet, alors qu’il fait ses courses, le jeune Amjad Tablieh se fait arrêter par la police turque à Istanbul. Il n’a pas sa carte de protection temporaire – kimlik – sur lui et la police turque refuse d’attendre que sa famille la lui apporte : « J’ai été mis dans un bus avec d’autres syriens. On nous a emmenés au poste de police de Tuzla et les policiers on dit que nous serions envoyés à Hatay [province turque à la frontière syrienne] ». La destination finale sera finalement la Syrie.

      Étudiant et disposant d’un kimlik à Istanbul, Amjad ajoute que comme les autres syriens arrêtés ce jour-là, il a été obligé de signer un document reconnaissant qu’il rentrait volontairement en Syrie. Il tient à ajouter qu’il a « vu des personnes se faire frapper pour avoir refusé de signer ce document ». Étudiant en architecture, Hama est arrivé à Istanbul il y a quatre mois pour s’inscrire à l’université. Il a été arrêté et déporté car son kimlik a été délivré à Gaziantep, près de la frontière avec la Syrie. Amr Dabool, également enregistré dans la ville de Gaziantep, a quant à lui été expulsé en Syrie alors qu’il tentait de se rendre en Grèce.
      Pas de statut de réfugié pour les Syriens en Turquie

      Alors que des récits similaires se multiplient sur les réseaux sociaux, le 22 juillet, les autorités d’Istanbul ont annoncé que les Syriens disposant de la protection temporaire mais n’étant pas enregistrés à Istanbul avaient jusqu’au 20 août pour retourner dans les provinces où ils sont enregistrés, faute de quoi ils seront renvoyés de force dans des villes choisies par le ministère de l’Intérieur. Invité quelques jours plus tard à la télévision turque, le ministre de l’intérieur Süleyman Soylu a nié toute expulsion, précisant que certains Syriens choisissaient « de rentrer de leur propre gré en Syrie ».

      Sur les 3,5 millions de Syriens réfugiés en Turquie, ils sont plus de 500 000 à vivre à Istanbul. La grande majorité d’entre eux ont été enregistrés dans les provinces limitrophes avec la Syrie (Gaziantep ou Urfa) où ils sont d’abord passés avant d’arriver à Istanbul pour travailler, étudier ou rejoindre leur famille. Depuis quelques jours, les contrôles se renforcent pour les renvoyer là où ils sont enregistrés.

      Pour Diane al Mehdi, anthropologue et membre du Syrian Refugees Protection Network, ces refoulements existent depuis longtemps, mais ils sont aujourd’hui plus massifs. Le 24 juillet, le ministre de l’intérieur a ainsi affirmé qu’une opération visant les réfugiés et des migrants non enregistrés à Istanbul avait menée à l’arrestation, depuis le 12 juillet, de 1000 Syriens. Chaque jour, environ 200 personnes ont été expulsées vers le nord de la Syrie via le poste frontière de Bab al-Hawa, précise la chercheuse. « Ces chiffres concernent principalement des Syriens vivant à Istanbul », explique-t-elle.

      Le statut d’« invité » dont disposent les Syriens en Turquie est peu clair et extrêmement précarisant, poursuit Diane al Mehdi. « Il n’y a pas d’antécédents légaux pour un tel statut, cela participe à ce flou et permet au gouvernement de faire un peu ce qu’il veut. » Créé en 2013, ce statut s’inscrivait à l’époque dans une logique de faveur et de charité envers les Syriens, le gouvernement ne pensant alors pas que la guerre en Syrie durerait. « À l’époque, les frontières étaient complètement ouvertes, les Syriens avaient le droit d’être enregistrés en Turquie et surtout ce statut comprenait le principe de non-refoulement. Ces trois principes ont depuis longtemps été bafouées par le gouvernement turc. »

      Aujourd’hui, les 3,5 millions de Syriens réfugiés en Turquie ne disposent pas du statut de réfugié en tant que tel. Bien que signataire de la Convention de Genève, Ankara n’octroie le statut de réfugié qu’aux ressortissants des 47 pays membres du Conseil de l’Europe. La Syrie n’en faisant pas partie, les Syriens ont en Turquie un statut moins protecteur encore que la protection subsidiaire : il est temporaire et révocable.
      #LesSyriensDehors : « Ici, c’est la Turquie, c’est Istanbul »

      Si le Président Erdoğan a longtemps prôné une politique d’accueil des Syriens, le vent semble aujourd’hui avoir tourné. En février 2018, il déclarait déjà : « Nous ne sommes pas en mesure de continuer d’accueillir 3,5 millions de réfugiés pour toujours ». Et alors qu’à Istanbul la possibilité d’obtenir le kimlik a toujours été compliquée, depuis le 6 juillet 2019, Istanbul n’en délivre officiellement plus aucun selon Diane al Mehdi.

      Même si le kimlik n’offre pas aux Syriens la possibilité de travailler, depuis quelques années, les commerces aux devantures en arabe sont de plus en plus nombreux dans rues d’Istanbul et beaucoup de Syriens ont trouvé du travail dans l’économie informelle, fournissant une main-d’œuvre bon marché. Or, dans un contexte économique difficile, avec une inflation et un chômage en hausse, les travailleurs syriens entrent en concurrence avec les ressortissants turcs et cela accroît les tensions sociales.

      Au printemps dernier, alors que la campagne pour les élections municipales battait son plein, des propos hostiles accompagnés des hashtags #SuriyelilerDefoluyor (« Les Syriens dehors ») ou #UlkemdeSuriyeliIstemiyorum (« Je ne veux pas de Syriens dans mon pays ») se sont multipliés sur les réseaux sociaux. Le candidat d’opposition et aujourd’hui maire d’Istanbul Ekrem Imamoglu, étonné du nombre d’enseignes en arabe dans certains quartiers, avait lancé : « Ici, c’est la Turquie, c’est Istanbul ».

      Après la banalisation des propos anti-syriens, ce sont les actes de violence qui se sont multipliés dans les rues d’Istanbul. Fin juin, dans le quartier de Küçükçekmece, une foule d’hommes a attaqué des magasins tenus par des Syriens. Quelques jours plus tard, les autorités d’Istanbul sommaient plus de 700 commerçants syriens de turciser leurs enseignes en arabe. Publié dans la foulée, un sondage de l’université Kadir Has à Istanbul a confirmé que la part des Turcs mécontents de la présence des Syriens est passée de 54,5 % en 2017 à 67,7 % en 2019.
      Climat de peur

      Même s’ils ont un kimlik, ceux qui ne disposent pas d’un permis de travail - difficile à obtenir - risquent une amende d’environs 550 euros et leur expulsion vers la Syrie s’ils sont pris en flagrant délit. Or, la police a renforcé les contrôles d’identités dans les stations de métro, les gares routières, les quartiers à forte concentration de Syriens mais aussi sur les lieux de travail. Cette nouvelle vague d’arrestations et d’expulsions suscite un climat de peur permanente chez les Syriens d’Istanbul. Aucune des personne contactée n’a souhaité témoigner, même sous couvert d’anonymat.

      « Pas protégés par les lois internationales, les Syriens titulaires du kimlik deviennent otages de la politique turque », dénonce Syrian Refugees Protection Network. Et l’[accord signé entre l’Union européenne et Ankara au printemps 2016 pour fermer la route des Balkans n’a fait que détériorer leur situation en Turquie. Pour Diane al-Mehdi, il aurait fallu accorder un statut qui permette aux Syriens d’avoir un avenir. « Tant qu’ils n’auront pas un statut fixe qui leur permettra de travailler, d’aller à l’école, à l’université, ils partiront en Europe. » Selon elle, donner de l’argent - dont on ne sait pas clairement comment il bénéficie aux Syriens - à la Turquie pour que le pays garde les Syriens n’était pas la solution. « Évidemment, l’Europe aurait aussi dû accepter d’accueillir plus de Syriens. »

      https://www.courrierdesbalkans.fr/Turquie-a-Istanbul-les-refugies-vivent-dans-la-peur-du-racisme-et

    • En Turquie, les réfugiés syriens sont devenus #indésirables

      Après avoir accueilli les réfugiés syriens à bras ouverts, la Turquie change de ton. Une façon pour le gouvernement Erdogan de réagir aux crispations qu’engendrent leur présence dans un contexte économique morose.

      Les autorités avaient donné jusqu’à mardi soir aux migrants sans statut légal pour régulariser leur situation, sous peine d’être expulsés. Mais selon plusieurs ONG, ces expulsions ont déjà commencé et plus d’un millier de réfugiés ont déjà été arrêtés. Quelque 600 personnes auraient même déjà été reconduites en Syrie.

      « Les policiers font des descentes dans les quartiers, dans les commerces, dans les maisons. Ils font des contrôles d’identité dans les transports en commun et quand ils attrapent des Syriens, ils les emmènent au bureau de l’immigration puis les expulsent », décrit Eyup Ozer, membre du collectif « We want to live together initiative ».

      Le gouvernement turc dément pour sa part ces renvois forcés. Mais cette vague d’arrestations intervient dans un climat hostile envers les 3,6 millions de réfugiés syriens installés en Turquie.

      Solidarité islamique

      Bien accueillis au début de la guerre, au nom de la solidarité islamique défendue par le président turc Recep Tayyip Erdogan dans l’idée de combattre Bachar al-Assad, ces réfugiés syriens sont aujourd’hui devenus un enjeu politique.

      Retenus à leur arrivée dans des camps, parfois dans des conditions difficiles, nombre d’entre eux ont quitté leur point de chute pour tenter leur chance dans le reste du pays et en particulier dans les villes. A Istanbul, le poumon économique de la Turquie, la présence de ces nouveaux-venus est bien visible. La plupart ont ouvert des commerces et des restaurants, et leurs devantures, en arabe, agacent, voire suscitent des jalousies.

      « L’économie turque va mal, c’est pour cette raison qu’on ressent davantage les effets de la crise syrienne », explique Lami Bertan Tokuzlu, professeur de droit à l’Université Bilgi d’Istanbul. « Les Turcs n’approuvent plus les dépenses du gouvernement en faveur des Syriens », relève ce spécialiste des migrations.
      Ressentiment croissant

      Après l’euphorie économique des années 2010, la Turquie est confrontée depuis plus d’un an à la dévaluation de sa monnaie et à un taux de chômage en hausse, à 10,9% en 2018.

      Dans ce contexte peu favorable et alors que les inégalités se creusent, la contestation s’est cristallisée autour de la question des migrants. Celle-ci expliquerait, selon certains experts, la déroute du candidat de Recep Tayyip Erdogan à la mairie d’Istanbul.

      Conscient de ce ressentiment dans la population et des conséquences potentielles pour sa popularité, le président a commencé à adapter son discours dès 2018. L’ultimatum lancé à ceux qui ont quitté une province turque où ils étaient enregistrés pour s’installer à Istanbul illustre une tension croissante.

      https://www.rts.ch/info/monde/10649380-en-turquie-les-refugies-syriens-sont-devenus-indesirables.html

    • Europe’s Complicity in Turkey’s Syrian-Refugee Crackdown

      Ankara is moving against Syrians in the country—and the European Union bears responsibility.

      Under the cover of night, Turkish police officers pushed Ahmed onto a large bus parked in central Istanbul. In the darkness, the Syrian man from Damascus could discern dozens of other handcuffed refugees being crammed into the vehicle. Many of them would not see the Turkish city again.

      Ahmed, who asked that his last name not be used to protect his safety, was arrested after police discovered that he was registered with the authorities not in Istanbul, but in a different district. Turkish law obliges Syrian refugees with a temporary protection status to remain in their locale of initial registration or obtain separate permission to travel, and the officers reassured him he would simply be transferred back to the right district.

      Instead, as dawn broke, the bus arrived at a detention facility in the Istanbul suburb of Pendik, where Ahmed said he was jostled into a crowded cell with 10 others and no beds, and received only one meal a day, which was always rotten. “The guards told us we Syrians are just as rotten inside,” he told me. “They kept shouting that Turkey will no longer accept us, and that we will all go back to Syria.”

      Ahmed would spend more than six weeks in the hidden world of Turkey’s so-called removal centers. His account, as well as those of more than half a dozen other Syrians I spoke to, point to the systemic abuse, the forced deportations, and, in some cases, the death of refugees caught in a recent crackdown here.
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      Yet Turkey is not the only actor implicated. In a deeper sense, the backlash also exposes the long-term consequences of the European Union’s outsourcing of its refugee problem. In March 2016, the EU entered into a controversial deal with Turkey that halted much of the refugee influx to Europe in return for an aid package worth €6 billion ($6.7 billion) and various political sweeteners for Ankara. Preoccupied with its own border security, EU decision makers at the time were quick to reassure their critics that Turkey constituted a “safe third country” that respected refugee rights and was committed to the principle of non-refoulement.

      As Europe closed its doors, Turkey was left with a staggering 3.6 million registered Syrian refugees—the largest number hosted by any country in the world and nearly four times as many as all EU-member states combined. While Turkish society initially responded with impressive resilience, its long-lauded hospitality is rapidly wearing thin, prompting President Recep Tayyip Erdoğan’s government to take measures that violate the very premise of the EU-Turkey deal.

      Last month, Turkish police launched operations targeting undocumented migrants and refugees in Istanbul. Syrian refugees holding temporary protection status registered in other Turkish districts now have until October 30 to leave Istanbul, whereas those without any papers are to be transferred to temporary refugee camps in order to be registered.

      Both international and Turkish advocates of refugee rights say, however, that the operation sparked a wave of random arrests and even forced deportations. The Istanbul Bar Association, too, reported its Legal Aid Bureau dealt with 3.5 times as many deportation cases as in June, just before the operation was launched. UNHCR, the UN’s refugee agency, and the European Commission have not said whether they believe Turkey is deporting Syrians. But one senior EU official, who asked for anonymity to discuss the issue, estimated that about 2,200 people were sent to the Syrian province of Idlib, though he said it was unclear whether they were forcibly deported or chose to return. The official added that, were Turkey forcibly deporting Syrians, this would be in explicit violation of the principle of non-refoulement, on which the EU-Turkey deal is conditioned.

      The Turkish interior ministry’s migration department did not respond to questions about the allegations. In a recent interview on Turkish television, Interior Minister Süleyman Soylu said that “it is not possible for us to deport any unregistered Syrian” and insisted that returns to Syria were entirely voluntary.

      Ahmed and several other Syrian refugees I spoke to, however, experienced firsthand what voluntary can look like in practice.

      After being transferred from the facility in Pendik to a removal center in Binkılıç, northwest of Istanbul, Ahmed said he was pressured into signing a set of forms upon arrival. The female official in charge refused to explain the papers’ contents, he said. As Ahmed was about to sign and fingerprint the last document, he noticed she was deliberately using her fingers to cover the Arabic translation of the words voluntary return. When he retracted his finger, she called in the guards, who took Ahmed to a nearby bathroom with another Syrian who had refused to sign. There, he said, the two were intimidated for several hours, and he was shown images of a man who had been badly beaten and tied to a chair with plastic tape. According to Ahmed, an official told him, “If you don’t sign, you’ll end up like that.”

      The other Syrian present at the time, Hussein, offered a similar account. In a phone interview from Dubai, where he escaped to after negotiating deportation to Malaysia instead of Syria, Hussein, who asked to be identified by only his first name to protect relatives still in Turkey, detailed the abuse in the same terms as Ahmed, and added that he was personally beaten by one of the guards. When the ordeal was over, both men said, the other Syrians who had arrived with them were being taken to a bus, apparently to be deported.

      Ahmed was detained in Binkılıç for a month before being taken to another removal center in nearby Kırklareli, where he said he was made to sleep outside in a courtyard together with more than 100 other detainees. The guards kept the toilets locked throughout the day, he said, so inmates had to either wait for a single 30-minute toilet break at night or relieve themselves where they were sleeping. When Ahmed fell seriously ill, he told me, he was repeatedly denied access to a doctor.

      After nine days in Kırklareli, the nightmare suddenly ended. Ahmed was called in by the facility’s management, asked who he was, and released when it became clear he did in fact hold temporary protection status, albeit for a district other than Istanbul. The Atlantic has seen a photo of Ahmed’s identity card, as well as his release note from the removal center.

      The EU has funded many of the removal centers in which refugees like Ahmed are held. As stated in budgets from 2010 and 2015, the EU financed at least 12 such facilities as part of its pre-accession funding to Turkey. And according to a 2016 report by an EU parliamentary delegation, the removal center in Kırklareli in which Ahmed was held received 85 percent of its funding from the EU. The Binkılıç facility, where Syrians were forced to sign return papers, also received furniture and other equipment funded by Britain and, according to Ahmed, featured signs displaying the EU and Turkish flags.

      It is hard to determine the extent to which the $6.7 billion allocated to Ankara under the 2016 EU-Turkey deal has funded similar projects. While the bulk of it went to education, health care, and direct cash support for refugees, a 2018 annual report also refers to funding for “a removal center for 750 people”—language conspicuously replaced with the more neutral “facility for 750 people” in this year’s report.

      According to Kati Piri, the European Parliament’s former Turkey rapporteur, even lawmakers like her struggle to scrutinize the precise implementation of EU-brokered deals on migration, which include agreements not just with Turkey, but also with Libya, Niger, and Sudan.

      “In this way, the EU becomes co-responsible for human-rights violations,” Piri said in a telephone interview. “Violations against refugees may have decreased on European soil, but that’s because we outsourced them. It’s a sign of Europe’s moral deficit, which deprives us from our credibility in holding Turkey to account.” According to the original agreement, the EU pledged to resettle 72,000 Syrian refugees from Turkey. Three years later, it has taken in less than a third of that number.

      Many within Turkish society feel their country has simply done enough. With an economy only recently out of recession and many Turks struggling to make a living, hostility toward Syrians is on the rise. A recent poll found that those who expressed unhappiness with Syrian refugees rose to 67.7 percent this year, from 54.5 percent in 2017.

      Just as in Europe, opposition parties in Turkey are now cashing in on anti-refugee sentiment. In municipal elections this year, politicians belonging to the secularist CHP ran an explicitly anti-Syrian campaign, and have cut municipal aid for refugees or even banned Syrians’ access to beaches since being elected. In Istanbul, on the very evening the CHP candidate Ekrem İmamoğlu was elected mayor, a jubilantly racist hashtag began trending on Twitter: “Syrians are fucking off” (#SuriyelilerDefoluyor).

      In a statement to The Atlantic, a Turkish foreign-ministry spokesperson said, “Turkey has done its part” when it came to the deal with the EU. “The funds received amount to a fraction of what has been spent by Turkey,” the text noted, adding that Ankara expects “more robust support from the EU” both financially and in the form of increased resettlements of Syrian refugees from Turkey to Europe.

      Though international organizations say that more evidence of Turkey’s actions is needed, Nour al-Deen al-Showaishi argues the proof is all around him. “The bombs are falling not far from here,” he told me in a telephone interview from a village on the outskirts of Idlib, the Syrian region where he said he was sent. Showaishi said he was deported from Turkey in mid-July after being arrested in the Istanbul neighborhood of Esenyurt while having coffee with friends. Fida al-Deen, who was with him at the time, confirmed to me that Showaishi was arrested and called him from Syria two days later.

      Having arrived in Turkey in early 2018, when the governorate of Istanbul had stopped giving out identity cards to Syrians, Showaishi did not have any papers to show the police. Taken to a nearby police station, officers assured him that he would receive an identity card if he signed a couple of forms. When he asked for more detail about the forms, however, they changed tactics and forced him to comply.

      Showaishi was then sent to a removal center in Tuzla and, he said, deported to Syria the same day. He sent me videos to show he was in Idlib, the last major enclave of armed resistance against Syrian President Bashar al-Assad. According to the United Nations, the region contains 3 million people, half of them internally displaced, and faces a humanitarian disaster now that Russia and the Assad regime are stepping up an offensive to retake the territory.

      The only way out leads back into Turkey, and, determined to prevent yet another influx of refugees, Ankara has buttressed its border.

      Still, Hisham al-Steyf al-Mohammed saw no other option. The 21-year-old was deported from Turkey in mid-July despite possessing valid papers from the governorate of Istanbul, a photo of which I have seen. Desperate to return to his wife and two young children, he paid a smuggler to guide him back to Turkey, according to Mohammed Khedr Hammoud, another refugee who joined the perilous journey.

      Shortly before sunset on August 4, Hammoud said, a group of 13 refugees set off from the village of Dirriyah, a mile from the border, pausing in the mountains for the opportune moment to cross into Turkey. While they waited, Mohammed knelt down to pray, but moments later, a cloud of sand jumped up next to him. Realizing it was a bullet, the smuggler called for the group to get moving, but Mohammed lay still. “I crawled up to him and put my ear on his heart,” Hammoud told me, “but it wasn’t beating.” For more than an hour, he said, the group was targeted by bullets from Turkish territory, and only at midnight was it able to carry Mohammed’s body away.

      I obtained a photo of Mohammed’s death certificate issued by the Al-Rahma hospital in the Darkoush village in Idlib. The document, dated August 5, notes, “A bullet went through the patient’s right ear, and came out at the level of the left neck.”

      The Turkish interior ministry sent me a statement that largely reiterated an article published in Foreign Policy last week, in which an Erdoğan spokesman said Mohammed was a terror suspect who voluntarily requested his return to Syria. He offered no details on the case, though.

      Mohammed’s father, Mustafa, dismissed the spokesman’s argument, telling me in an interview in Istanbul, “If he really did something wrong, then why didn’t they send him to court?” Since Mohammed had been the household’s main breadwinner, Mustafa said he now struggled to feed his family, including Mohammed’s 3-month-old baby.

      Yet he is not the only one struck by Mohammed’s death. In an interview in his friend’s apartment in Istanbul, where he has returned but is in hiding from the authorities, Ahmed had just finished detailing his week’s long detention in Turkey’s removal centers when his phone started to buzz—photos of Mohammed’s corpse were being shared on Facebook.

      “I know him!” Ahmed screamed, clasping his friend’s arm. Mohammed, he said, had been with him in the removal center in Binkılıç. “He was so hopeful to be released, because he had a valid ID for Istanbul. But when he told me that he had been made to sign some forms, I knew it was already too late.”

      “If I signed that piece of paper,” Ahmed said, “I could have been dead next to him.”

      It is this thought that pushes Ahmed, and many young Syrians like him, to continue on to Europe. He and his friend showed me videos a smuggler had sent them of successful boat journeys, and told me they planned to leave soon.

      “As long as we are in Turkey, the Europeans can pretend that they don’t see us,” Ahmed concluded. “But once I go there, once I stand in front of them, I am sure that they will care about me.”

      https://www.theatlantic.com/international/archive/2019/08/europe-turkey-syria-refugee-crackdown/597013
      #responsabilité

  • #Tunisie : des migrants violentés et arrêtés lors d’une manifestation « pacifique » à #Médenine

    Les forces de l’ordre ont dispersé « avec violence » une manifestation « pacifique » de migrants dans le sud de la Tunisie, à Médenine, jeudi. Ces derniers réclamaient de meilleures conditions de vie et des relocalisations vers l’Europe. Une association d’aide aux étrangers réclame leur libération.

    Une dizaine de migrants ont été arrêtés jeudi 20 juin dans le sud de la Tunisie, à Médenine, alors qu’ils manifestaient pour demander à être accueillis en Europe, selon une ONG tunisienne, qui a dénoncé l’usage d’une force « excessive » par la police.

    Dans un communiqué (https://ftdes.net/ar/communique-medenine, le Forum tunisien des droits économique et sociaux (FTDES) - association qui aide, entre autres, les étrangers en Tunisie - a évoqué l’arrestation de « quelques migrants » et dénoncé l’usage d’une force « excessive » et de #gaz_lacrymogène par les forces de sécurité. « Les forces de l’ordre sont intervenues violemment », dénonce FTDES qui fait état de blessés.

    Selon l’association, la manifestation était « pacifique » et menée par des migrants subsahariens qui demandaient à être accueillis dans un autre pays - en Europe.

    Une femme présente dans la manifestation a témoigné sur Facebook (https://www.facebook.com/Arrakmia/videos/506178630208842/?v=506178630208842). « Je suis Érythréenne, ça fait cinq mois que je suis là ! J’ai vu les forces de l’ordre forcer des personnes à monter dans leurs camionnettes ». Un autre dénonce les violences policières. « On est en Tunisie ou en Libye ? », s’emporte-t-il. « J’ai voulu parler avec un policier et il m’a frappé ! Nous on réclame juste de partir d’ici ! On respecte l’État, on respecte les lois ! »

    Dix migrants arrêtés, selon le ministère de l’Intérieur tunisien

    Sofiène Zaag, porte-parole du ministère de l’Intérieur, a indiqué de son côté que la police avait arrêté dix migrants ayant commis des « actes perturbateurs » lors de cette manifestation non autorisée.

    FTDES a appelé les autorités tunisiennes à libérer toutes les personnes arrêtées et invité les organisations de l’ONU à « assumer leurs responsabilités » et à mettre en place « le maximum de capacités logistique, financière, juridique et diplomatique pour soutenir » ces migrants.

    Deux journalistes présents sur place, qui ont filmé l’intervention sur Facebook, ont également été malmenés par les forces de l’ordre. « Le Forum condamne les attaques et les restrictions imposées aux journalistes dans l’exercice de leurs fonctions ».

    La Tunisie dispose d’un seul centre, géré par le Croissant-rouge à Médenine, pour accueillir les étrangers arrivés clandestinement.

    Environ 1 100 étrangers arrivés clandestinement sont installés à Médenine. Certains sont logés dans ce centre d’accueil, complètement débordé, avec deux fois plus de migrants que de lits, a indiqué à l’AFP le président du bureau régional du Croissant-rouge.

    Le Croissant-rouge a exprimé plusieurs fois son souhait d’agrandir la capacité d’accueil du centre, créé en 2013, où les autorités envoient les étrangers arrêtés sur le chemin de l’Europe, près de la frontière de la Libye voisine ou dans les eaux territoriales de la Tunisie en Méditerranée.

    Pour rappel, en Tunisie, les questions d’asile et de protection sont déléguées au Haut-commissariat pour les réfugiés de l’ONU (HCR). Bien que signataire de la convention de Genève de 1951 relative aux réfugiés, la Tunisie ne s’est pas dotée d’un cadre légal national nécessaire à son application.


    https://www.infomigrants.net/fr/post/17672/tunisie-des-migrants-violentes-et-arretes-lors-d-une-manifestation-pac
    #violence #manifestation #résistance #arrestations #asile #migrations #réfugiés #violences_policières #police

  • #Grève dans les #92 - Le #facteur n’est pas passé | FUMIGENE MAG
    http://www.fumigene.org/2018/06/06/greve-dans-les-92-le-facteur-nest-pas-passe
    #PTT #postes #poste #la_poste

    texte partagé par collectif oeil sur FB :

    Ce dimanche 16 juin 2019 à 6h, 7 policiers ont sonné à la porte de chez Leo Ks, #photographe et #vidéaste, membre du Collectif OEIL, pour l’interpeller.

    Il a été menotté et emmené en garde à vue au commissariat du XVe arrondissement de Paris. Lors de son interrogatoire, la police lui a reproché des faits de « dégradations au siège de la Poste ». il a été libéré le jour même, un peu avant 20h.

    Vendredi 14 juin, les grévistes de la Poste, en grève depuis 15 mois dans les Hauts-de-Seine, ont occupé le siège de leur entreprise. Par cette action, les postier.es en grève voulaient une nouvelle fois interpeller les cadres de l’entreprise afin de mettre en place de vraies négociations et faire signer le protocole de fin de conflit.

    Leo Ks et NnoMan ont suivi l’action, pour la documenter de l’intérieur, afin de réaliser un reportage photo et vidéo.

    Ils n’ont commis et n’ont été témoins d’aucune dégradation de la part des grévistes.

    Lors de cette action, la police a tenté à plusieurs reprises d’empêcher Leo Ks et NnoMan de filmer ; avant de les retenir plus d’une heure à l’écart, surveillés par deux agents de la #BAC.

    Pendant ce temps, une unité d’intervention procédait à l’évacuation des grévistes, en fracassant la porte à coups de bélier et de masse.

    Ce dimanche matin, le syndicaliste Gaël Quirante, a été lui aussi réveillé par la police puis placé en garde à vue, à la sûreté territoriale.

    La police s’est également rendue chez deux autres postiers (qui n’étaient pas chez eux) et ont placé une sympathisante en garde à vue, elle aussi dans le commissariat du XVe.

    Ces #arrestations, au petit matin, avec de nombreux effectifs de police, chez des grévistes, chez une citoyenne, chez un photographe qui donne la parole à cette lutte, est une nouvelle attaque contre le #mouvement_social, contre celles et ceux qui se révoltent pour leurs droits, et contre la presse indépendante.

    Par ces attaques, ce sont non seulement les #journalistes qui sont visés ; c’est l’ensemble du mouvement qui est pris pour cible avec une volonté claire de criminaliser les luttes sociales et syndicales.

    Nous condamnons ces arrestations, que ce soit à l’encontre de notre collègue et ami, ou à l’encontre de tous les autres, de ceux qui luttent pour leurs droits et pour le maintien de #services_publics pour tous les #citoyens de ce pays.

    Nous espérons la libération immédiate de #Gaël_Quirante ainsi que l’arrêt des #poursuites contre les #grévistes.

    Nous ne baisserons ni les yeux, ni les objectifs de nos appareils photo !

    #Collectif_OEIL.
    #fumigene_le_mag
    #criminalisation_mouvements_sociaux
    #liberté_de_la_presse

    Pitinome
    NnoMan
    Leo Ks
    Maxwell Aurélien James