#cadmium

  • Au #Ghana, avec les #damnés du « Sodome et Ghomorre » électronique - Libération
    https://www.liberation.fr/planete/2019/01/09/au-ghana-avec-les-damnes-du-sodome-et-ghomorre-electronique_1701925
    #numerique #pollution #dechets #hardware

    Ils brûlent les #câbles et les #déchets pour en récupérer du cuivre et d’autres métaux. Une combustion qui pollue les sols. Selon un rapport publié en 2013 par l’ONG américaine Blacksmith Institute, Agbogbloshie est désormais le lieu le plus pollué au monde… devant Tchernobyl. #Cadmium, #plomb, #mercure et #arsenic sont durablement présents dans les sols d’#Agbogbloshie, parfois à des niveaux 100 fois supérieurs aux seuils autorisés.

    Bœufs et moutons faméliques
    A proximité des lieux de combustion, la chaleur est insoutenable. La fumée âcre charrie des émanations toxiques. Les travailleurs tentent de s’en prémunir en mettant un linge devant leur nez. Mince rempart. « Je sens la fumée entrer dans mes poumons et j’ai régulièrement mal à la gorge », souffle Thomas, 18 ans, qui travaille dans la décharge depuis plus de cinq ans. Faute de protection, la plupart des « #salvagers » souffrent de brûlures, lésions oculaires, problèmes respiratoires chroniques. Certains développent également rapidement des cancers. « Je souffre de chaleur la nuit, j’ai du mal à respirer et je tousse souvent », dit Devit de sa voix rauque. A 36 ans, il fait figure de doyen à Agbogbloshie, après y avoir passé plus d’une dizaine d’années. Les visages, les mains, les vêtements des forçats sont couverts d’une épaisse poussière. Les traits sont tirés. La plupart des « salvagers » ont commencé à travailler dans le camp à l’âge de 10 ans. Ils errent dans le camp avec une ficelle au bout de laquelle pend un aimant pour récupérer quelques grammes de métal pour un gain de quelques centimes. « C’est vraiment l’enfer, résume Ibrahim, 26 ans. Mais il est difficile de trouver du travail à #Accra. Même si cela est mauvais pour la santé, je n’ai pas le choix. » Alors il continue de tenter de survivre dans un environnement hypertoxique.


  • How to Reduce Your Dietary #Cadmium Absorption | NutritionFacts.org
    https://nutritionfacts.org/2015/10/15/how-to-reduce-your-dietary-cadmium-absorption

    Researchers have concluded: “Even if a vegetarian diet contains more lead and cadmium than a mixed diet, it is not certain that it will give rise to higher uptake of the metals, because the absorption of lead and cadmium is inhibited by plant components such as fiber and phytate.” Having whole grains in our stomach up to three hours before we swallow lead can eliminate 90% of absorption, thought to be due to phytates in whole grains, nuts, and beans grabbing onto it.

    So, vegetarians may have lower levels of lead and cadmium even though they have higher intakes.

    In fact, there is a significant decrease in the hair concentrations of lead and cadmium after the change from an omnivorous to a vegetarian diet, indicating a lower absorption of the metals. Researchers took folks eating a standard Swedish diet and put them on a vegetarian diet. The vegetarians were encouraged to eat lots of whole, unrefined plant foods, with no meat, poultry, fish, and eggs. Junk food was also discouraged. Within three months on a vegetarian diet, their levels significantly dropped, and stayed down for the rest of the year-long experiment. The researchers came back three years later, three years after the subjects stopped eating vegetarian, and found that their levels of mercury, cadmium, and lead had shot back up.


  • Le cadmium, ce « tueur » caché dans les engrais qui divise l’Europe

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2018/03/16/le-cadmium-ce-tueur-cache-dans-les-engrais_5271887_3244.html

    La Commision veut limiter la présence de ce métal cancérogène dans les fertilisants phosphatés. L’Espagne s’y oppose fortement, la France brille par sa discrétion.

    Voilà un dossier sur lequel la France s’est montrée jusqu’ici très discrète. On aurait pourtant pu penser qu’à défaut du ministre de l’agriculture, son homologue à la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, se serait empressé de s’en saisir. Mardi 20 mars devait s’ouvrir une négociation serrée entre les Etats membres de l’Union européenne et le Parlement autour d’un projet de la Commission visant à réduire le taux de cadmium dans les engrais phosphatés. Cette discussion tripartite a été reportée au 11 avril a appris Le Monde. « Pour des raisons techniques et non politiques », précise-t-on à Bruxelles. L’affaire est sensible.

    Le cadmium est un métal lourd contenu dans les roches phosphatées. Il est utilisé pour fabriquer des engrais pour l’agriculture. Classé cancérogène pour l’homme par l’Organisation mondiale de la santé, il a des effets toxiques sur les reins, le squelette, l’appareil respiratoire, et est fortement suspecté d’être un perturbateur endocrinien. Or, l’utilisation d’engrais phosphatés dans les cultures est la principale cause de contamination des sols au cadmium, et donc de l’alimentation, qui représente 90 % de l’exposition à cette substance pour les non-fumeurs.

    Depuis près de dix ans, les agences sanitaires alertent sur ses dangers et la nécessité de réduire son exposition. En 2009, l’Autorité européenne de sécurité des aliments a fixé un niveau hebdomadaire d’ingestion – 2,5 microgrammes/kilo – à ne pas dépasser. Aussi, convaincue qu’il présente « un risque inacceptable pour l’homme et l’environnement », la Commission a décidé de durcir sa réglementation en introduisant une limite pour la teneur en cadmium des engrais phosphatés. Fixée à 60 milligrammes (mg)/kilo, elle doit être abaissée à 40 mg/kg après trois ans et à 20 mg/kg d’ici douze ans.

    Le projet de texte a reçu en octobre 2017 le soutien du Parlement européen, qui voudrait parvenir au 20 mg/kg en neuf ans. Le Conseil de l’Union européenne doit désormais se prononcer. Or, relève-t-on à Bruxelles, « les pays sont divisés ». Plusieurs gouvernements se sont déclarés favorables au texte, comme en Allemagne ou au Danemark. Quatorze Etats ont déjà instauré une limite inférieure ou égale à 60 mg/kg – et même à 20 mg/kg en Finlande, en Hongrie et en Slovaquie.

    Silence radio de la France

    D’autres pays, en revanche, s’opposent à ce texte : l’Espagne, le Royaume-Uni et la Pologne. Et la France ? Silence radio. Les ministères de l’agriculture et de la transition écologique n’ont pas répondu aux sollicitations du Monde. « Comment se fait-il que nous n’entendions pas la voix de la France ? », s’interroge le Réseau Environnement Santé (RES). Ce réseau, qui regroupe 28 associations nationales et locales, devait adresser, vendredi 16 mars, une lettre ouverte aux ministres de l’agriculture, de la transition écologique et de la santé pour demander à la France, « pays précurseur » dans la lutte contre les perturbateurs endocriniens, de « peser de tout son poids pour l’adoption du projet de la Commission européenne ».

    Associés à la baisse de qualité du sperme, aux malformations congénitales, à une puberté précoce, à l’obésité ou à l’autisme, « les perturbateurs endocriniens ne sont pas des substances comme les autres, rappelle André Cicolella, le président du RES. Il faut les éliminer à la source, car on ne peut pas les gérer par la dose. On s’est beaucoup focalisé sur les pesticides, mais le cadmium est un tueur caché, ajoute le toxicologue. Il est confirmé aujourd’hui qu’il est impliqué dans les cancers du sein et de la prostate ».

    Or les engrais phosphatés sont encore massivement utilisés en France. Selon les dernières ­données disponibles, l’agriculture française en a consommé 430 000 tonnes en 2015. Et une grande partie affiche des taux de cadmium élevés, selon RES. L’explication est simple. La majorité des fertilisants utilisés en France et en Europe sont fabriqués à partir des roches phosphatées marocaines, qui affichent des teneurs en cadmium comprises entre 30 mg/kg et 73 mg/kg.

    Le projet de réglementation de la Commission inquiète le Maroc. Le pays possède les plus grandes réserves minières en phosphates (évaluées à 50 000 millions de tonnes) de la planète. Le leader mondial du secteur, OCP, réalise 32 % de ses ventes dans l’Union européenne. Il avait proposé à Bruxelles de relever le seuil à 80 mg/kg. En vain. Le Maroc a aussi exprimé ses craintes à la France. Voilà qui pourrait peut-être expliquer en partie la prudence du gouvernement dans ce dossier.

    Autre élément : la peur des agriculteurs de voir s’envoler le coût des engrais. « Limiter le niveau de cadmium dans les engrais phosphatés aura un impact important sur le prix du produit fini en raison de la rareté des gisements de phosphates faibles en cadmium, a déjà prévenu Fertilizers Europe, le syndicat européen des producteurs d’engrais. L’augmentation des coûts sera transmise aux agriculteurs européens au détriment de leur compétitivité internationale. »

    Avec sa nouvelle réglementation, la Commission entend aussi encourager l’usage des engrais ­organiques et à base de déchets. Le projet de texte s’inscrit dans un train de mesures sur l’économie circulaire. Il précise que « l’UE importe environ 6 millions de tonnes de phosphates par an, mais pourrait remplacer jusqu’à 30 % de ce total par des boues d’épuration, des déchets biodégradables, des farines de viande et d’os ou du fumier ».

    « Conflit d’intérêts » en Espagne

    Des orientations qui ne semblent pas partagées par tous les Etats membres. Si la France n’a pas encore exprimé publiquement sa position, dans d’autres pays, le débat fait rage. L’Espagne a fait savoir qu’elle était opposée au projet de la Commission. « Des limites trop strictes de cadmium nous excluraient du marché des engrais phosphatés », a déclaré la ministre de l’agriculture et de l’environnement, Isabel Garcia Tejerina, le 21 février, devant les députés, affirmant que cette position était partagée par la France.

    La ministre espagnole a également assuré que les teneurs en cadmium actuelles ne représentaient « pas de risque pour les personnes ni pour l’environnement ». Le parti d’opposition Podemos accuse Mme Garcia Tejerina de « parrainer les engrais toxiques » et de « corruption » – une allusion au parcours professionnel de la ministre de l’agriculture. L’élue du Parti populaire a été, entre 2004 et 2012, directrice de la planification stratégique de Fertiberia, le premier producteur d’engrais en Espagne, et conseillère de Fertial (Société des fertilisants d’Algérie) appartenant au même groupe Villar Mir.

    A l’initiative de l’élu espagnol Florent Marcellesi, 38 députés européens, dont les écologistes français Yannick Jadot, Pascal Durand et Eva Joly, ont écrit à la pré­sidence bulgare du Conseil de l’Union européenne pour dénoncer un « conflit d’intérêts ».


  • TOXIC CHOCOLATE
    http://www.asyousow.org/our-work/environmental-health/toxic-enforcement/lead-and-cadmium-in-food

    As You Sow has conducted independent laboratory testing of 50 chocolate products for lead and cadmium. We found that 35 of the chocolate products contain lead and/or cadmium. Many of those chocolates had levels of lead and/or #cadmium above the safe harbor threshold of California’s Safe Drinking Water and Toxic Enforcement Act of 1986 (Proposition 65). Based on these results, we have filed notices with 18 manufacturers, including Trader Joe’s, Hershey’s, Green and Black’s, Lindt, Whole Foods, Kroger, Godiva, See’s Candies, Mars, Theo Chocolate, Equal Exchange, Ghirardelli, Earth Circle Organics , and more, for failing to provide the legally required warning to consumers that the products contain cadmium or lead, or both.

    #chocolat #toxiques #plomb #santé


  • La société #SAFT est condamnée pour mise en danger de ses salariés
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/290116/la-societe-saft-est-condamnee-pour-mise-en-danger-de-ses-salaries

    Plus de soixante-dix ouvriers de l’usine Saft-Nersac, en Charente, poursuivaient Saft, leader mondial des batteries, et cinq de ses dirigeants, pour « mise en danger de la vie d’autrui ». Pendant des années, ils ont été exposés au #cadmium, qui a déjà tué l’un d’entre eux. La victoire est amère : le groupe devra s’acquitter d’une amende de... 10 000 euros.

    #Economie #Justice #maladies_professionnelles #risques_du_travail


  • La tragédie de Bourg-Fidèle, par Denise Schneider
    http://www.eauxglacees.com/La-tragedie-de-Bourg-Fidele-par

    Bien avant que le vocable de « lanceur d’alerte » ne défraie la chronique, les habitants d’une région rurale des Ardennes ont été littéralement décimés par les rejets toxiques d’un complexe industriel, l’usine de Métal-Blanc, qui restera dans les mémoires comme le vecteur de l’une des plus épouvantables catastrophes environnementales survenues en France. Témoignage de Denise Schneider, présidente de l’association qui mena le combat, qui se poursuit encore aujourd’hui. En mémoire des victimes. Contre l’oubli. (...)

    • Michel a été le premier. Depuis 1985, il est frappé d’un #saturnisme #professionnel, non indemnisé, depuis des années. Pourtant ce saturnisme a entraîné « une lésion néphrologique irréversible, avec une IPP à 50 % ». Le professeur Chanard de Reims l’a dûment écrit.

      Sussu a été contaminé dans le ventre de sa mère, selon notre toxicologue allemand. L’enfant ne parlait pas à deux ans et demi, quand le résultat d’une première analyse de la DDASS est tombé. Le petit avait près du double de la norme de #cadmium dans ses urines. Il ne savait prononcer qu’ un seul mot, à trois ans :

      – « Bobo ».

      C’était une plainte inquiétante, le visage de l’enfant rongé de cernes rougeâtres, d’une pâleur mortelle, d’une maigreur diaphane. Sussu désignait ses reins, et le bout de ses doigts. Je comprenais qu’il avait un symptôme similaire au mien : le bout des doigts, atteint de fourmillements, comme électrifié. Et les reins ! Le cadmium s’y incruste pour les détruire durant des décennies !

      Les technocrates de la préfecture, frappés de surdité et cécité administrative, avaient fini par renier leurs propres résultats d’analyses, prétextant une erreur pour le cadmium de Sulyvann ! Un cas unique, on n’en fait aucun cas, dans l’administration.

      Ce cas est loin d’être unique, sur le site du bourg, et autres sites similaires... La #DDASS se contente, dans des cas de #contaminations collectives comme le nôtre, de faire des prélèvements de sang, ou d’urine, sur une #population donnée, toujours uniquement infantile. Le moment des prélèvements est choisi à l’aveugle, alors qu’un pic dans l’air serait plus révélateur.

      Selon de vagues écrits sans lendemain, les femmes enceintes, autres sujets sensibles, devraient d’abord enquêter sur leurs teneurs de plomb, avant un « projet de grossesse ». Ce projet n’est pas toujours programmé, et le plomb loin d’être le seul métal lourd en cause.

      Les symptômes, les lésions... sont des éléments simplement éludés, voire niés par la DDASS, et finalement par l’Institut de Veille Sanitaire.

      Ainsi fonctionnent nos organismes de #santé publique, en France. Les symptômes sont désuets, seuls comptent les chiffres.

      #pollution #empoisonnement