city:amman

  • Défier le racisme : le calvaire d’une musicienne palestinienne à l’aéroport Ben Gourion
    14 janvier 2019 – Nai Barghouti – Source : Mondoweiss
    Traduction : SF pour l’Agence Media Palestine
    http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2019/01/17/defier-le-racisme-le-calvaire-dune-musicienne-palestinienne-a-l

    Une des caractéristiques les plus dangereuses des régimes d’oppression coloniale est qu’ils font en sorte d’occuper l’esprit des opprimés et pas seulement leur terre.

    Nous sommes arrivées à l’aéroport et j’essayais de convaincre ma mère de ne pas attendre que j’en aie fini avec le contrôle déshumanisant de « sécurité », comme elle le fait toujours. Alors que j’aime toujours voir son visage à distance, derrière l’épaisse vitre, faisant un signe de la main rassurant, je déteste vraiment la voir en colère mais impuissante face aux agents racistes de la sécurité d’Israël essayant de m’humilier juste pour ce que je suis – une Palestinienne. Je l’ai suppliée de partir, mais elle a insisté : « Je ne peux vraiment pas te laisser dans cet endroit horrible. On ne sait jamais ce qui va arriver ». Elle avait raison !

    Mon nom arabe sur mon passeport a immédiatement trahi mon identité, une invite à leur traitement « royal ». Lorsque l’officière de sécurité m’a demandé si je parlais hébreu et que j’ai dit non, elle a été visiblement fâchée. Lorsqu’elle m’a demandé ce que je faisais à Amsterdam et que j’ai répondu que j’étudiais le jazz, elle n’a pu contenir plus longtemps ses ondes racistes. Comment pouvais-je aussi brutalement démolir son stéréotype sectaire des « femmes arabes » ? Elle m’a dit que je devais passer par une « fouille au corps » intrusive.

    Je l’ai aussitôt accusée de racisme, de profilage racial et de vouloir se venger de moi pour ce que je suis et ce que je fais. Elle a hurlé en retour qu’elle faisait son travail. Je lui ai rappelé que de nombreux crimes innommables ont été perpétrés dans l’histoire sous ce prétexte immoral.

    Elle a pris sa revanche en prétendant que mon ordinateur portable ne satisfaisait pas au contrôle de sécurité et que donc je ne pouvais le prendre dans l’avion. Cela, en dépit du fait qu’elle m’avait demandé de l’ouvrir et de l’allumer, ce que j’avais fait sans problème. Elle me dit qu’ils me l’enverraient pas la poste à mon adresse d’Amsterdam. J’ai ri à son effronterie et j’ai énergiquement refusé. Je sais d’expérience, et de celles d’autres Palestiniens, que laisser son ordinateur aux mains des services de sécurité de l’aéroport Ben Gourion signifie qu’il sera invariablement piraté, abîmé ou « perdu ».

    Je lui ai dit que je ne pouvais pas voyager sans mon ordinateur étant donné qu’il contient toutes mes notes de musique et de cours et que sans lui je ne peux assister à aucun de mes cours.

    Son superviseur a soutenu sa décision vindicative, aussi ai-je été contrainte de rater mon avion. J’ai pris mon ordinateur et me suis rendue là où ma mère attendait, inquiète. Elle m’a accueillie en me prenant dans se bras le plus tendrement et en versant quelques larmes, puis elle a dit : « Ne t’en fais pas, nous allons trouver une solution. Je suis si fière de toi ! ».

    Le lendemain, elle m’a conduite à la frontière terrestre avec la Jordanie. Après une nuit délicieuse en famille à Amman, à profiter des célèbres tourtes épinards-fromage blanc de ma grand-tante, j’ai pris l’avion à l’aéroport accueillant d’Amman et je suis arrivée en toute sécurité à Amsterdam, munie de mon ordinateur, en toute dignité. (...)

    #frontières #BenGourion #Israel


  • Le Drian : « Si le Président Bachar el-Assad est candidat, il sera candidat » - Sputnik France
    https://fr.sputniknews.com/international/201901131039624456-syrie-france-ledrian-reglement

    Presque un cas d’école. Un même discours de Le Drian sur la #syrie, quatre titres...

    "Si le Président Bachar el-Assad est candidat,il sera candidat." Paris ne s’oppose pas à la participation de Bachar el-Assad aux élections en Syrie, peut-on déduire de la déclaration faite lors d’une conférence de presse par le chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian. (Sputnik New : )

    Syrie : la guerre contre Daech n’est pas achevée. Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a réaffirmé ce dimanche à Amman que la guerre contre le groupe Etat islamique (EI) n’était pas achevée en Syrie ajoutant que ceux qui pensent que les jihadistes ont été vaincus "se trompent". (Le Figaor : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2019/01/13/97001-20190113FILWWW00153-syrie-la-guerre-contre-daech-n-est-pas-achevee-le)

    La France ne quittera la Syrie qu’après "l’éradication de Daech"
    Contrairement aux États-Unis, la France va poursuivre "inlassablement" son engagement, a averti Jean-Yves Le Drian. (HuffPost : https://www.huffingtonpost.fr/2019/01/13/la-france-ne-quittera-la-syrie-quapres-leradication-de-daech_a_236415)

    C’est mois qui GRAISSE ;-)

    Mais aucun des trois ne reprend la chose la plus importante pour une partie de la presse arabe (Abdelbari Atouane dans Rai al-yom en l’occurrence, qui en fait même le titre de son édito : https://www.raialyoum.com/index.php/%d9%88%d8%b2%d9%8a%d8%b1-%d8%a7%d9%84%d8%ae%d8%a7%d8%b1%d8%ac%d9%8a%d8%a9) ; "Le deal du siècle [le possible accord US/Israël/Saoudiens] n’est plus d’actualité."


  • Chronique du cinéma palestinien : la renaissance d’un cinéma sans État
    Lou Mamalet, Middle East Eye, le 3 novembre 2018
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/chronique-du-cin-ma-palestinien-la-renaissance-d-un-cin-ma-sans-tat-5

    Quand il s’agit de définir les contours du cinéma palestinien, la réponse n’est jamais évidente. Il est en effet complexe de délimiter les frontières d’un art sans État. Le cinéma palestinien est un territoire fragmenté qui s’ancre dans différents espaces temporels et géographiques, conséquence d’un passé intrinsèquement lié à l’exil et à la dispersion.

    Malgré les difficultés économiques de cette industrie en quête permanente de financement, elle continue de porter à l’écran ceux que l’on a essayé de rendre invisibles, notamment à travers une nouvelle vague de jeunes réalisateurs, tels Rakan Mayasi ou Muayad Alayan , qui se sont fait remarquer lors de festivals de films internationaux.

    Début du XIX e siècle : premiers pas du cinéma palestinien

    Les prémices du cinéma palestinien remontent au début du XX e siècle, à l’occasion d’une visite du roi d’Arabie saoudite Ibn Saoud en Palestine en 1935. Accompagné par le mufti de Jérusalem Amin al-Husseini, son périple est immortalisé par Ibrahim Hassan Sirhan, réalisateur palestinien autodidacte, qui filme l’événement avec un appareil de fortune acheté à Tel Aviv.

    Sirhan s’associe plus tard à Jamal al-Asphar, un autre réalisateur palestinien, avec qui il filme The Realized Dreams (« les rêves réalisés »), un documentaire de 45 minutes sur les orphelins palestiniens.

    Considérés comme les pères fondateurs du cinéma palestinien, Sirhan et Asphar sont les premiers autochtones à faire des films en Palestine ; les premières images du pays avaient jusqu’alors été tournées par les frères Lumières ou d’autres sociétés européennes empreintes d’une forte dimension orientaliste, se contentant de dépeindre des sujets folkloriques et traditionnels.

    Dix ans plus tard, Ibrahim Hassan Sirhan ouvre le premier studio de production cinématographique en Palestine avec Ahmad al-Kalini, un compatriote ayant étudié le cinéma au Caire. Le duo produira plusieurs longs métrages, dont aucune trace ne demeure de nos jours, comme la majeure partie des réalisations de cette époque.

    La déclaration Balfour en 1917 et la création de l’État d’Israël trente ans plus tard dessinent cependant un autre destin pour le cinéma palestinien. En 1948, plus de 700 000 Palestiniens sont forcés à l’exil lors de la Nakba (« catastrophe »), assénant un coup dur à la production cinématographique palestinienne. Le peuple est traumatisé et doit faire face à une nouvelle situation, ne laissant derrière lui presqu’aucun document. C’est le commencement d’une longue période de silence cinématographique de plus de deux décennies.

    Fin des années 1960, début des années 1970 : le cinéma de la révolution

    Ce mutisme prend fin en 1968, après la défaite arabe de la guerre des Six Jours (la Naksa) et ses conséquences politiques : l’occupation israélienne de la Cisjordanie, de Jérusalem-Est et de Gaza.

    Cette tragédie renforce le statut de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et d’autres institutions palestiniennes, qui sont alors perçues comme les derniers symboles d’espoir et de résistance arabe. Sous leurs auspices, un nouveau cinéma militant apparaît afin de documenter la lutte palestinienne et la vie des réfugiés dans les camps.

    Certains réalisateurs palestiniens ayant étudié à l’étranger rejoignent ainsi les rangs de l’OLP à Amman, puis à Beyrouth. Parmi eux, Sulafa Jadallah Mirsal, une jeune photographe palestinienne qui a étudié au Caire. Dans sa cuisine, elle monte une unité photographique avec des équipements basiques et se focalise sur les photographies des martyrs de guerre.

    En 1968, son travail est transféré à Amman où se situe le siège du Fatah, principal parti de l’OLP dirigé par Yasser Arafat, et pour la première fois, un département de photographie est créé.

    Elle est très rapidement rejointe par deux réalisateurs palestiniens : Mustafa Abu Ali , qui a par ailleurs travaillé avec Jean-Luc Godard sur son film Ici et ailleurs (1974), et Hani Jawharieh, avec qui elle mettra en place la première Unité du film palestinien (PFU).

    Ils sortent en 1969 No to a Peace Solution (« Non à une solution de paix »), un film de vingt minutes qui documente les manifestations de civils contre la solution de paix proposée par le secrétaire d’État américain de l’époque William Rogers.

    Suite au conflit entre l’OLP et le roi Hussein de Jordanie qui débouche, en 1970, sur les événements de Septembre noir , l’organisation de Yasser Arafat doit quitter la Jordanie et se relocalise au Liban. Durant cette période, plus de 60 documentaires sont tournés malgré les difficultés économiques et le début de la guerre civile libanaise, comme With our Souls and our Blood (« avec nos âmes et notre sang »), qui narre les massacres de septembre 1970.

    On assiste alors à l’accélération d’une prise de conscience de l’importance du cinéma et des images comme outil politique dans la promotion des idéaux révolutionnaires de la cause palestinienne.

    En 1974, est ainsi produit par Mustafa Abu Ali They Do Not Exist (« ils n’existent pas »), un documentaire dépeignant la vie des Palestiniens dans un camp de réfugiés du Sud-Liban et dont le titre est inspiré des déclarations négationnistes de Golda Meir (Première ministre israélienne de l’époque) au sujet des Palestiniens.

    Comme l’explique à Middle East Eye Hanna Atallah, réalisateur palestinien et directeur de FilmLab Palestine , une association qui supporte l’industrie cinématographique palestinienne, « Il s’agissait de construire un récit-réponse à celui des Israéliens, de trouver une alternative au discours selon lequel la Palestine était une terre sans habitants uniquement peuplée de bédouins. Les Israéliens ont vite compris qu’écrire l’histoire était un instrument politique, chose que les Palestiniens n’avaient pas réalisée jusqu’alors ».

    Un outil politique qui nécessite de centraliser les œuvres réalisées, ce à quoi s’attèle Mustafa Abu Ali en créant l’Archive du film palestinien en vue de réunir les efforts des réalisateurs palestiniens du monde entier et de préserver l’identité palestinienne en donnant une certaine reconnaissance à son cinéma.

    Cette archive contient une vaste quantité de documents sur le siège de Beyrouth, les batailles des fédayins, mais aussi des interviews de politiciens et d’intellectuels. Malheureusement, elle disparaîtra lors de l’invasion du Liban par Israël en 1982.

    Des efforts seront toutefois déployés par plusieurs réalisateurs – comme Monica Maurer, cinéaste allemande ayant autrefois opéré au sein de l’Unité du film palestinien de l’OLP, et l’artiste palestinienne Emily Jacir – afin de restaurer et digitaliser les rushes de cette période, à l’instar de ceux de Tel al-Zaatar , un film sur le siège du camp de réfugiés palestiniens du même nom à Beyrouth par les milices chrétiennes, initialement filmé par le cinéaste libanais Jean Khalil Chamoun et le Palestinien Mustafa Abu Ali.

    Une période également documentée dans Off Frame a.k.a. Revolution Until Victory (2016) de Mohanad Yaqubi, cinéaste palestinien et fondateur de Idiom , une société de production basée à Ramallah. Après un long travail de recherche dans le monde entier, Yaqubi est parvenu à exhumer des images d’archives inédites montrant le travail de cinéastes militants durant les années 60-70, un résultat qui réfléchit aussi sur la lutte palestinienne dans sa représentation d’elle-même et la réappropriation de son récit à travers l’établissement de l’Unité du film palestinien.

    1980-1990 : cinéma indépendant et réalisme social

    Les années 1980-1990 sont particulièrement difficiles pour les Palestiniens. Face à la persistance de l’occupation israélienne et à l’échec des tentatives de paix, les nouvelles générations commencent à perdre espoir en l’avenir. La crise économique, le chômage et l’augmentation des colonies dans les territoires occupés sont autant de facteurs qui précipitent l’éclatement de la première Intifada , le 9 décembre 1987.

    Un tournant politique qui marque aussi l’avènement d’une nouvelle génération de réalisateurs palestiniens ayant étudié à l’étranger. D’un cinéma de la révolution, principalement militant et documentaire, on passe alors au récit de la vie sous occupation et de la résistance.

    Parmi eux, Michel Khleifi , qui revient dans sa ville natale de Nazareth, en Galilée, après avoir passé dix ans en Belgique. Il produit son premier long métrage, Fertile Memory (mémoire fertile), en 1980, une fiction empruntant au documentaire qui raconte l’histoire de deux femmes palestiniennes dont l’une est forcée de travailler dans une entreprise de textile israélienne après avoir vu sa terre expropriée par Israël.

    Cette nouvelle vague est également représentée par les œuvres de Mai Masri , une réalisatrice palestinienne qui a grandi à Beyrouth et étudié à San Francisco. Dans Wild Flowers : Women of South Lebanon (1987), réalisé avec Jean Khalil Chamoun, elle filme la vie de femmes libanaises résistant durant l’occupation militaire israélienne du Sud Liban.

    Après les accords d’Oslo en 1993, on assiste à une certaine désillusion de la société palestinienne, qui se ressent à l’écran. Le cinéma s’éloigne de l’esprit révolutionnaire des années 1970 et de la nostalgie des années 1980 pour migrer vers un réalisme social traitant des problèmes que rencontrent les Palestiniens dans leur vie quotidienne.

    Comme le souligne Hanna Atallah, « Il n’est plus question de la vision romanesque et fantasmée de la Palestine perdue, avec ses champs d’orangers et d’oliviers. On parle du quotidien, des check-points et du mur ».

    Une situation tragique souvent tournée au ridicule par les réalisateurs, à l’instar d’Elia Suleiman, qui se met toujours en scène dans ses films comme observateur passif du délitement de l’identité palestinienne.

    Avec Chronique d’une disparition (1996), il dresse un portrait caustique de la réalité palestinienne sous occupation, entre anecdotes personnelles et discours politique sur Israël. Dans Intervention divine (2002), il raconte les déboires d’un couple de Palestiniens qui, pour se voir, l’un vivant à Jérusalem-Est et l’autre à Ramallah, doit se donner rendez-vous dans un terrain vague proche du check-point.

    Des difficultés de l’occupation aussi décrites par Rashid Masharawi. Qu’il s’agisse de Couvre-feu , description de celui imposé à son village de la bande de Gaza pendant 40 jours en 1993 (film qui lui fait gagner le prix UNESCO au festival de Cannes 1993), de L’Attente , qui suit Ahmad, un réalisateur faisant passer des auditions dans différents camps de réfugiés du Proche-Orient afin de constituer la troupe du futur théâtre palestinien (2006), ou de L’Anniversaire de Leïla (2008), qui raconte les obstacles d’un juge forcé de devenir chauffeur de taxi, le réalisateur évoque la douleur d’un peuple qui doit subir un état d’apartheid.

    Des années 2000 à nos jours : nouvelle vague et changement de récit

    Depuis les années 2000, si la politique reste en toile de fond des films palestiniens, elle n’est plus nécessairement au cœur du sujet, faisant place à des fictions au ton décalé et aux intrigues inattendues.

    De nouveaux thèmes sont abordés par de jeunes réalisateurs qui explorent la complexité de la réalité palestinienne, tels les écarts de perception entre les Palestiniens restés sur place et ceux revenus après avoir commencé une nouvelle vie à l’étranger ou encore les différences intergénérationnelles.

    C’est le cas de Wajib – L’invitation au mariage d’Annemarie Jacir (2017) , un long métrage qui illustre avec humour et tendresse la situation palestinienne à travers le regard de deux générations. Alors que le fils reproche au père d’inviter un ami juif, qu’il suspecte de travailler pour les services de renseignement israéliens, au mariage de sa sœur, le père en veut à son fils d’être en couple avec la fille d’un membre de l’OLP à qui il reproche de ne pas se soucier du sort des Palestiniens.

    Autre exemple, Love, Theft and Other Entanglements (« Amours, larcins et autres complications », 2015) des frères Muayad et Rami Musa Alayan, une fable absurde aux allures de western qui met en scène les aventures au milieu des milices palestiniennes et des services d’intelligence israéliens d’un petit magouilleur palestinien qui espère pouvoir se payer un visa de sortie du pays en volant une voiture appartenant à un Israélien et qui se retrouve enfermé dans le coffre de la voiture volée avec le soldat israélien qu’il a kidnappé.

    Des œuvres qui n’hésitent donc pas à utiliser l’humour et le symbolisme pour dénoncer le quotidien tragique des Palestiniens sous occupation, à l’instar de The Wanted 18 (« les dix-huit fugitives »), film d’animation intégrant des images d’archives qui raconte l’histoire vraie de Palestiniens du village de Beit Sahour, en Cisjordanie, tentant de maintenir clandestinement une industrie de vaches laitières pendant la première Intifada. Réalisé par Amer Shomali et Paul Cowan, le film a reçu le prix du meilleur documentaire au Festival du film d’Abou Dabi.

    Les courts-métrages ne font pas exception à la règle. En témoigne Farawaleh (« fraises »), la dernière création de la jeune réalisatrice palestinienne Aida Kaadan, lauréate du festival Palest’In & Out 2018, qui décrit l’épopée de Samir, responsable d’un magasin de chaussures à Ramallah qui n’a jamais vu la mer et qui décide, pour accomplir son rêve, de traverser la frontière israélienne parmi des ouvriers du bâtiment palestiniens.

    Un autre court-métrage, réalisé par le cinéaste Rakan Mayasi, raconte pour sa part l’histoire d’un couple palestinien qui, pour faire un enfant, décide de sortir clandestinement du sperme de la prison israélienne où l’époux purge sa peine. Bonboné (« bonbon ») a cumulé les prix de festivals (notamment meilleur scénario au Festival du court-métrage méditerranéen de Tanger , meilleur film au Twin Cities Arab Film Festival ).

    Bien que jamais très loin, la politique est devenue le personnage secondaire de ces nouvelles fictions qui font la part belle aux Palestiniens et à leur histoire, laquelle n’est plus cantonnée à une simple quête identitaire. The Reports on Sarah and Saleem , de Muayad Alayan, présenté au Festival des cinémas arabes de l’Institut du monde arabe en juillet dernier, retrace ainsi une histoire d’adultère banale entre une juive israélienne et un livreur palestinien, qui se transforme en affaire politique.

    Un changement de paradigme dans les intrigues regretté par certains, qui y voient une perte des valeurs propres à la cause palestinienne, comme l’explique à MEE Mohanad Yaqubi.

    « Le cinéma palestinien doit rester militant et engagé dans son essence. Avant, les réalisateurs parlaient un langage commun : celui du droit au retour. Aujourd’hui, l’identité palestinienne est dissoute et perd en force, alors que faire partie du peuple palestinien, c’est appartenir à une lutte pour l’auto-indépendance, que le cinéma doit soutenir », estime-t-il.

    Une mission pour l’avenir de cette industrie qui a su se renouveler sur la forme et sur le fond, malgré une situation politique stagnante....

    #Palestine #Cinéma


  • تطبيعُ دينيٌّ؟ السعوديّة تمنع حُجّاج الداخل الفلسطينيّ من الحّج والعمرة بجوازات سفرٍ أردنيّةٍ مؤقتةٍ فهل سيكون الدخول للمملكة بالجواز الإسرائيليّ؟ | رأي اليوم
    https://www.raialyoum.com/index.php/%d8%aa%d8%b7%d8%a8%d9%8a%d8%b9%d9%8f-%d8%af%d9%8a%d9%86%d9%8a%d9%91%d9%8c

    A rebours de ce qu’on pourrait attendre, la normalisation par la religion. Depuis 40 ans, les Palestiniens « de l’intérieur » (notamment) peuvent faire le pèlerinage grâce à un « passeport temporaire » accordé pour l’occasion par les Jordaniens. Ils peuvent ainsi partir de l’aéroport Ben Gourion, transitent à Amman et vont ensuite vers les lieux saints. L’Arabie saoudite vient de mettre un terme au système en cours. Prélude, se demandent certains, à une autorisation de vols directs depuis Israël ? Dilemme pour les Palestiniens pieux et nationalistes : faire passer en premier la fidélité aux principes politiques ou à ceux de la foi ?...

    #arabie_saoudite #palestine #pèlerinage


  • Muqata’a: ‘Our music is a way to disrupt, to be a glitch in the system’ | Music | The Guardian
    https://www.theguardian.com/music/2018/oct/20/muqataa-rapper-ramallah-interview-film-palestine-underground

    erview by Kieran Yates
    The Palestinian rapper on the power of Ramallah’s dance culture documented in a new film, Palestine Underground

    (...) Muqata’a is locally known as the “godfather” of the underground hip-hop scene in Ramallah, a city in the West Bank, Palestine. A former member of the acclaimed collective Ramallah Underground, he plies a brand of experimental hip-hop – based on sampling and looping the sounds of his city – that has been heralded for influencing a new generation of Palestinian musicians. His family are Palestinian refugees who moved between Nicosia, Cyprus and Amman, Jordan, and eventually came back to Ramallah. Muqata’a features in a new documentary, Palestine Underground, which follows members of the growing subterranean dance culture as they put on DIY parties across the region. It’s released online on 30 October via Boiler Room.

    “Muqata’a” means to disrupt, or boycott. How does your music reflect that?
    I sample classical Arabic music in my records. When our land is being taken away, our culture is muted. So it’s a way to try and disrupt that – being a glitch in the system is very important. When your heritage is being attacked by the state, you have to find ways of being remembered, so I sample a lot. A lot of the Arabic music or old records in my grandparents’ homes in Jaffa and Safed, for example, were taken when their house was confiscated. So this is a way to bring those sounds back. I have to find a lot of these vinyls abroad now – the UK, France or Greece. If I’m very lucky I might see them in a second-hand shop here, but it’s rare. One of my current favourites is Al Henna by Layla Nathmi.

    #palestine #musique


  • La Jordanie revient sur deux annexes du traité de paix avec Israël
    LE MONDE | 21.10.2018 à 16h20 • Mis à jour le 22.10.2018 à 07h53 | Par Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)
    https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/10/21/la-jordanie-veut-reprendre-a-israel-des-zones-pretees-depuis-l-accord-de-pai

    L’affaire dépasse largement deux confettis de terres agricoles. Le roi Abdallah II de Jordanie a suscité la stupéfaction dans les cercles du pouvoir israélien, dimanche 21 octobre, en annonçant qu’il refusait de reconduire deux annexes du traité de paix liant ces pays voisins.

    Depuis sa signature, en 1994, le traité prévoyait que ces terres frontalières – la zone Baqoura-Naharayim et la zone Al-Ghamr-Zofar –, sous souveraineté jordanienne, seraient mises gratuitement à la disposition des fermiers israéliens pour une période de vingt-cinq ans. Un an avant la fin de l’échéance, comme il en a le droit, le roi Abdallah II affirme donc qu’il ne veut pas renouveler ce dispositif.
    Un signal envoyé à Israël

    De façon inhabituelle, le souverain a justifié sa position sur Twitter, en soulignant sa volonté de « prendre toutes les décisions au service de la Jordanie et des Jordaniens ». Une façon, analyse-t-on du côté israélien, d’inscrire ce retournement dans la politique intérieure du pays. Près de 80 députés jordaniens avaient appelé à ne pas renouveler ce régime spécial accordé aux deux confettis de terres. Il en allait, pour eux, de la dignité et de la souveraineté du royaume. De nombreux experts et des voix dans la société civile s’étaient emparés du sujet, ces derniers mois.

    « Le roi a dû passer outre des votes répétés au Parlement, ce qui l’a fait apparaître comme un défenseur d’Israël, souligne Ofer Zalzberg, analyste pour l’International Crisis Group. Ce geste lui permet d’envoyer un signal en faisant payer un prix aux Israéliens pour l’éloignement de la solution à deux Etats et leur comportement unilatéral sur le lieu saint de l’esplanade des Mosquées. Il a plus de latitude pour agir ainsi depuis qu’il n’est plus obligé de se coordonner étroitement avec les Israéliens pour soutenir les rebelles au sud de la Syrie, car Damas a repris cette zone. »

    Israël s’enorgueillit des relations étroites, notamment sécuritaires, qu’il a nouées avec l’Egypte et la Jordanie, après la conclusion d’un traité de paix avec chacun d’entre eux. L’Etat hébreu en fait même un modèle à suivre, dans le rapprochement esquissé en coulisses avec d’autres pays du bloc sunnite dit « modéré ».
    (...)
    « Cet accord [de paix] dans sa totalité constitue un bien cher pour nos deux pays », a réagi très prudemment Benyamin Nétanyahou, dimanche, lors d’une cérémonie à la mémoire de l’ancien premier ministre Yitzhak Rabin. Les officiels israéliens comptent maintenant sur l’année à venir, pendant laquelle les annexes s’appliquent encore, pour trouver un arrangement avec Amman. « On comprend le désarroi dans lequel se trouve le roi sur le plan intérieur, on ne l’accable pas », dit un haut fonctionnaire israélien. En juin, des manifestations de masse contre des mesures d’austérité fiscale avaient fait tomber le premier ministre jordanien. (...)


  • Inquiétude pour des réfugiés syriens à la frontière jordanienne

    Des milliers de #réfugiés_syriens du camp de #Roukbane, à la frontière entre la Syrie et la #Jordanie, ne reçoivent plus de #ravitaillement depuis plus d’une semaine, s’inquiètent jeudi les organisations humanitaires. Côté syrien, l’armée de Bachar el-Assad qui a chassé les insurgés de la région a coupé les voies d’accès au camp pour mettre fin à la #contrebande. Côté jordanien, les autorités bloquent depuis le début de l’année les livraisons de l’aide internationale à Roukbane, qui abrite environ 50.000 réfugiés, en majorité des femmes et des enfants.

    « Il y a plus d’une semaine, le régime syrien a bloqué les routes vers le camp, où n’arrivent plus que de très petites quantités de vivres de contrebande », a expliqué à Reuters l’un des responsables du camp, Abou Abdallah. « La situation est explosive en raison de la #faim et des #maladies (...) La #famine menace », a-t-il ajouté. Les Jordaniens, pour leur part, estiment qu’ils n’ont plus à se charger de l’aide aux réfugiés puisque les forces gouvernementales syriennes ont repris le contrôle des environs du camp.

    Les agences des Nations unies exhortent Amman à autoriser de nouveau le passage de l’aide internationale. Le directeur régional de l’Unicef, Geert Cappelaere, a dit craindre pour la vie de milliers d’enfants à l’approche de l’hiver. Ces dernières quarante-huit heures, deux enfants sont morts à Roukbane, a-t-il ajouté. Une femme est également morte dans le camp cette semaine.

    https://www.lorientlejour.com/article/1138416/inquietude-pour-des-refugies-syriens-a-la-frontiere-jordanienne.html
    #Camp_de_réfugiés #frontières


  • Can Islamist moderates remake the politics of the Muslim world? - CSMonitor.com

    https://www.csmonitor.com/World/Middle-East/2018/0919/Can-Islamist-moderates-remake-the-politics-of-the-Muslim-world

    By Taylor Luck Correspondent

    AMMAN, JORDAN; TUNIS, TUNISIA; KUALA LUMPUR, MALAYSIA
    Alaa Faroukh insists he is the future. After nearly a decade in the Muslim Brotherhood, he says that he has finally found harmony between his faith and politics, not as a hardcore Islamist, but as a “Muslim democrat.”

    “We respect and include minorities, we fight for women’s rights, we respect different points of view, we are democratic both in our homes and in our politics – that is how we honor our faith,” Mr. Faroukh says.

    The jovial psychologist with a toothy smile, who can quote Freud as easily as he can recite the Quran, is speaking from his airy Amman clinic, located one floor below the headquarters of the Jordanian Muslim Brotherhood, the very movement he left.

    About these ads
    “The time of divisive politics of older Islamists is over, and everyone in my generation agrees,” says the 30-something Faroukh. “The era of political Islam is dead.”

    Faroukh is symbolic of a shift sweeping through parts of the Arab world. From Tunisia to Egypt to Jordan, many Islamist activists and some established Islamic organizations are adopting a more progressive and moderate tone in their approach to politics and governing. They are reaching out to minorities and secular Muslims while doing away with decades-old political goals to impose their interpretation of Islam on society.

    Taylor Luck
    “The time of divisive politics of older Islamists is over, and everyone in my generation agrees. The era of political Islam is dead,” says Alaa Faroukh, a young Jordanian who left the Muslim Brotherhood for a moderate political party.
    Part of the move is simple pragmatism. After watching the Muslim Brotherhood – with its call for sharia (Islamic law) and failure to reach out to minorities and secular Muslims – get routed in Egypt, and the defeat of other political Islamic groups across the Arab world, many Islamic activists believe taking a more moderate stance is the only way to gain and hold power. Yet others, including many young Muslims, believe a deeper ideological shift is under way in which Islamist organizations are increasingly recognizing the importance of religious tolerance and political pluralism in modern societies. 

    Think you know the Greater Middle East? Take our geography quiz.
    While Islamist movements remain the largest and most potent political movement in the region, a widespread adoption of democratic principles by their followers could transform the discourse in a region where politics are often bound to identity and are bitterly polarized.

    “We believe that young Jordanians and young Arabs in general see that the future is not in partisan politics, but in cooperation, understanding, and putting the country above petty party politics,” says Rheil Gharaibeh, the moderate former head of the Jordanian Brotherhood’s politburo who has formed his own political party.

    Is this the beginning of a fundamental shift in the politics of the Middle East or just an expedient move by a few activists?

    *

    Many Islamist groups say their move to the center is a natural step in multiparty politics, but this obscures how far their positions have truly shifted in a short time.

    Some 20 years ago, the manifesto of the Muslim Brotherhood – the Sunni Islamic political group with affiliates across the Arab world – called for the implementation of sharia and gender segregation at universities, and commonly employed slogans such as “Islam is the solution.”

    In 2011, the Arab Spring uprisings swept these Islamist movements into power or installed them as the leading political force from the Arab Gulf to Morocco, sparking fears of an Islamization of Arab societies.

    About these ads
    But instead of rolling back women’s rights, the Tunisian Islamist party Ennahda pushed through gender equality laws and helped write the most progressive, gender-equal constitution in the Arab world. The Moroccan Justice and Development Party (PJD) has played down its Islamic rhetoric, abandoning talk of Islamic identity and sharia and instead speaking about democratic reform and human rights. And the Brotherhood in Jordan traded in its slogan “Islam is the solution” for “the people demand reform” and “popular sovereignty for all.”

    The past few years have seen an even more dramatic shift to the center. Not only have Islamist movements dropped calls for using sharia as a main source of law, but they nearly all now advocate for a “civil state”­ – a secular nation where the law, rather than holy scriptures or the word of God, is sovereign.

    Muhammad Hamed/Reuters
    Supporters of the National Alliance for Reform rally in Amman, Jordan, in 2016. They have rebranded themselves as a national rather than an Islamic movement.
    In Morocco and Jordan, Islamist groups separated their religious activities – preaching, charitable activities, and dawa (spreading the good word of God) – from their political branches. In 2016, Ennahda members in Tunisia went one step further and essentially eliminated their religious activities altogether, rebranding themselves as “Muslim democrats.”

    Islamist moderates say this shift away from religious activities to a greater focus on party politics is a natural step in line with what President Recep Tayyip Erdoğan has done with his Justice and Development Party in Turkey, or even, they hope, with the Christian democrats in Europe: to become movements inspired by faith, not governing through faith.

    “While we are a Muslim country, we are aware that we do not have one interpretation of religion and we will not impose one interpretation of faith over others,” says Mehrezia Labidi, a member of the Tunisian Parliament and Ennahda party leader. “As Muslim democrats we are guided by Islamic values, but we are bound by the Constitution, the will of the people, and the rule of law for all.”

    Experts say this shift is a natural evolution for movements that are taking part in the decisionmaking process for the first time after decades in the opposition.

    “As the opposition, you can refuse, you can criticize, you can obstruct,” says Rachid Mouqtadir, professor of political science at Hassan II University in Casablanca, Morocco, and an expert in Islamist movements. “But when you are in a coalition with other parties and trying to govern, the parameters change, your approach changes, and as a result your ideology changes.”

    The trend has even gone beyond the borders of the Arab world. The Malaysian Islamic Youth Movement (ABIM), founded in 1971 by Malaysian university students inspired by the Brotherhood and now one of the strongest civil society groups in the country, is also shedding the “Islamist” label.

    In addition to running schools and hospitals, ABIM now hosts interfaith concerts, partners on projects with Christians and Buddhists, and even reaches out to lesbian, gay, bisexual, and transgender activists in its campaign for social justice.

    “We are in the age of post-political Islam,” says Ahmad Fahmi Mohd Samsudin, ABIM vice president, from the movement’s headquarters in a leafy Kuala Lumpur suburb. “That means when we say we stand for Islam, we stand for social justice and equality for all – no matter their faith or background.”

    *


    • David contre Goliath, les nouvelles figures héroïques (2/4)
      Ahed Tamimi : l’adolescente contre l’occupation
      18/09/2018
      https://www.franceculture.fr/emissions/cultures-monde/david-contre-goliath-les-nouvelles-figures-heroiques-24-david-contre-g

      Ahed Tamimi représente la jeunesse engagée et militante. Au travers de l’affront contre un militaire israélien, c’est 50 ans d’occupation et d’humiliation qui sont dénoncés. Quand le jour viendra où l’histoire de cette lutte sera racontée,Tamimi sera surement perçue comme David qui a giflé Goliath.

      Intervenants
      Jean-Paul Chagnollaud
      professeur émérite des universités, président de l’IREMMO (Institut de Recherche et d’Études Méditerranée Moyen-Orient)
      Stéphanie Latte Abdallah
      Historienne, politologue, chercheuse à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (IREMAM-CNRS) à Aix-en-Provence

      http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11701-18.09.2018-ITEMA_21814394-0.mp3?track=false

    • France
      [Exclusif] Ahed Tamimi : « Nous n’en pouvons plus de l’occupation »
      Par Cyril Fourneris • Dernière MAJ : 21/09/2018
      https://fr.euronews.com/2018/09/21/exclusif-ahed-tamimi-nous-n-en-pouvons-plus-de-l-occupation

      La jeune Palestinienne Ahed Tamimi, qui a fait huit mois de prison pour avoir giflé deux soldats israéliens, est en tournée en Europe. Euronews a rencontré l’activiste de 17 ans à l’occasion d’un meeting organisé jeudi près de Grenoble (France).

      « J’appelle les jeunes européens à faire pression sur leurs gouvernements respectifs pour qu’ils interviennent en faveur de la question palestinienne. Qu’ils voient ce qui se passe réellement sur le terrain et qu’ils le fassent savoir sur les réseaux sociaux. J’appelle aussi au boycott d’Israël », a déclaré l’adolescente.

      « Nous étions très mal traités en prison, les gardiens étaient racistes envers nous. Ils diminuaient nos rations alimentaires et ne nous donnaient pas les choses essentielles dont nous avions besoin. Nous les filles étions à court de serviettes hygiéniques. C’était une souffrance physique et psychologique », dénonce Ahed Tamimi, qui assure n’être liée à aucun parti politique.

      « J’appelle les partis politiques palestiniens à s’unir pour l’intérêt national et non pour leurs intérêts personnels. En tant que nouvelle génération, nous n’en pouvons plus de l’occupation. Nous ne voulons pas que les générations suivantes vivent dans les même conditions. Nous devons nous unir pour nous débarrasser de l’occupation et récupérer nos terres », poursuit-la militante, invitée par l’Association France Palestine Solidarité (AFPS).

      La famille d’Ahed Tamimi a eu beaucoup de mal à quitter les territoires palestiniens assure l’association, qui évoque une traversée « toujours très humiliante » de la frontière jordanienne pour rejoindre l’aéroport d’Amman, les Palestiniens ne pouvant pas emprunter celui de Tel-Aviv.


  • Heat: the next big inequality issue | Cities | The Guardian
    https://www.theguardian.com/cities/2018/aug/13/heat-next-big-inequality-issue-heatwaves-world

    But air conditioning will remain out of reach for many, even as it increasingly becomes a necessity. In 2014, Public Health England raised concerns that “the distribution of cooling systems may reflect socioeconomic inequalities unless they are heavily subsidised,” adding that rising fuel costs could further exacerbate this. And when we need to use less energy and cool the planet, not just our homes and offices, relying upon air conditioning is not a viable long-term plan – and certainly not for everyone.

    ‘In Cairo everything is suffocating’


    Most of the research into heatwaves and public health has focused on western countries; Benmarhnia says more studies have been done on the city of Phoenix, Arizona, than the entire continent of Africa. But the problem is global, and especially pronounced across urban slums such as the ashwiyyat in Cairo, where temperatures during the city’s five-month-long summers have peaked at 46C (115F).

    Traditionally Egyptians built low buildings close together, forming dense networks of shaded alleyways where people could keep cool during summer. But the rapid construction of high-rises and decreasing green spaces have made one of the fastest-growing cities in the world increasingly stifling. Subsidy cuts have brought about a rise of 18-42% in electricity costs, affecting many poor residents’ options for cooling down.

    Um Hamad, 41, works as a cleaner and lives with his family in a small flat in Musturad in the city’s north. Though he considers them lucky to live on the relatively cool first floor, “in Cairo everything is suffocating”, he says. Hamad use fans and water to keep cool inside, but the water bill is becoming expensive . “There’s always that trick of sleeping on the floor, and we wear cotton clothes ,” he says. “The temperatures are harder to deal with for women who wear the hijab, so I always tell my daughters to wear only two layers and to wear bright colours.”

    In a tight-knit cluster of urban dwellings in Giza, to Cairo’s south, Yassin Al-Ouqba, 42, a train maintenance worker, lives in a house built from a mixture of bricks and mud-bricks. In August, he says, it becomes “like an oven”. “I have a fan and I place it in front of a plate of ice so that it spreads cold air throughout the room. I spread cold water all over the sheets.”

    Compounding the threat posed by the changing climate is the refugee crisis. The two are intimately linked, with extreme weather events often a factor in social, political and economic instability. A paper published in the journal Science in December found that if greenhouse gas emissions were not meaningfully reduced global asylum applications would increase by almost 200% by the end of the century.

    On a plain north of Amman, some 80,000 Syrians live in the Za’atari refugee camp, a semi-permanent urban settlement set up six years ago and now considered Jordan’s fourth-largest city. Hamda Al-Marzouq, 27, arrived three years ago, fleeing airstrikes on her neighbourhood in the outskirts of Damascus.

    Her husband had gone missing during the war, and she was desperate to save her young son and extended family. Eight of them now live in a prefabricated shelter, essentially a large metal box, which Al-Marzouq says turns into an oven during the summer.

    It’s suffocating. We soak the towels and try to breathe through them

    Hamda Al-Marzouq, Za’atari camp resident
    “It’s a desert area, and we’re suffering,” she says by phone from the camp. “We have different ways of coping. We wake in the early morning and soak the floor with water. Then we sprinkle water on ourselves.” There is no daytime electricity, so fans are useless. When power does arrive at night, the desert has already cooled.

    Many days, her family will wait until the evening to walk outside, wrapping wet towels around their heads. But the biggest problem are sandstorms, which can arrive violently during the summer months and engulf the camp for days. “We have to close the caravan windows,” she says, adding the room then gets hotter. “It’s suffocating. We soak the towels and try to breathe through them.”

    Al-Marzouq’s five-year-old son suffers respiratory problems and keeps getting infections, while asthma is rife across the camp.

    Water has also been an issue, with demand in northern Jordan – one of the most water-scarce countries in the world – surging following the refugee arrivals. A Unicef-led operation will see all households connected to a water network by October, which Al-Marzouq says has been a significant help.

    “We used to collect water with jerry cans and had to carry it for long distances. Now, with the water network being operational, things are much easier. We don’t have to fight in a long queue to get our share of water. Now there is equity.”

    #climat #Amman #Le_Caire #réfugiés


  • Le responsable des droits de l’homme de l’ONU s’en va avec ses principes intacts mais peu d’amis
    Middle East Eye | James Reinl | 7 août 2018
    https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/le-responsable-des-droits-de-l-homme-de-l-onu-s-en-va-avec-ses-princi

    NEW YORK, États-Unis – Le prince jordanien Zeid Ra’ad al-Hussein, Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, quittera son poste à l’ONU plus tard ce mois-ci après avoir renoncé au raffinement diplomatique en couvrant de honte les gouvernements occidentaux et les alliés à qui ils vendent des armes.

    Il a formulé une mise en garde contre les « xénophobes, [les] populistes et [les] racistes » qui engrangent des suffrages et qui mettent en péril la démocratie occidentale. L’attaque éclair menée contre l’immigration par le président américain Donald Trump est « une opération de maltraitance d’enfants parrainée par l’État », tandis que le dirigeant philippin Rodrigo Duterte « a besoin d’un psychiatre », a déclaré Zeid Ra’ad al-Hussein.

    En décembre dernier, le ras-le-bol des puissances hégémoniques au sein de l’ONU – les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, la Russie et la Chine – vis-à-vis d’al-Hussein était manifeste. Au lieu de retenir ses coups et de « plier un genou en signe de supplication », selon ses propres mots, il a décidé de se retirer fin août.

    Si ses querelles avec les grandes puissances sont bien documentées, on en sait moins sur ses frictions avec la Jordanie, sa patrie, où suite à ses critiques contre la guerre menée au Yémen par le poids lourd régional saoudien, le diplomate de 54 ans est devenu persona non grata.

    La chute s’est avérée spectaculaire pour ce prince hachémite qui était l’émissaire d’Amman à Washington et à l’ONU avant de devenir Haut-Commissaire aux droits de l’homme et la personnalité arabe la plus haut placée dans l’organigramme onusien depuis que l’égyptien Boutros Boutros-Ghali avait dirigé l’institution dans les années 1990.
    (...)
    Si les critiques d’al-Hussein contre la colonisation israélienne et la « maison de sang cruelle » de l’État islamique ont été accueillies favorablement de Casablanca à Mascate, celles qu’il a formulées au sein de la fraternité des membres de la Ligue arabe ont été jugées inadmissibles.

    « Il aurait pu recevoir des nominations à des postes haut placés de la part de puissants pays du Moyen-Orient et même être nommé ultérieurement pour le poste de secrétaire général des Nations unies », a déclaré Smith à MEE. « Mais il a renoncé à cela en adoptant une position guidée par ses principes. »

    Zeid Ra’ad al-Hussein descend d’une famille royale arabe, a servi dans la police du désert jordanienne et était une étoile montante du corps diplomatique de son pays. Toutefois, le prince, qui est né d’une mère suédoise et a reçu une éducation britannique, n’a jamais été totalement à l’aise dans l’autosatisfaction qui caractérise les processus de négociation au Moyen-Orient. (...)

    • L’ex-présidente chilienne pressentie comme chef des droits de l’Homme de l’ONU
      Publié le 08 août 2018 à 13h38 | Mis à jour à 13h48
      http://www.lapresse.ca/international/europe/201808/08/01-5192378-lex-presidente-chilienne-pressentie-comme-chef-des-droits-de-lho

      Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, devrait nommer l’ancienne présidente du Chili Michelle Bachelet à la tête du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme, ont indiqué mercredi des diplomates.

      Elle succéderait au Jordanien Zeid Ra’ad Al Hussein, critique acerbe du président Donald Trump, en poste depuis septembre 2014.

      Mme Bachelet a été la première femme à diriger son pays, élue à deux reprises. À 66 ans, celle qui a été détenue et torturée par la police politique du dictateur Augusto Pinochet en 1975 fait partie des personnalités politiques les plus populaires du Chili.



  • Jordan releases memorandum about violations against Al-Aqsa
    July 22, 2018 5:15 P.M. (Updated: July 22, 2018 5:19 P.M.)
    http://www.maannews.com/Content.aspx?ID=780479

    AMMAN (Ma’an) —Jordanian Minister of State for Media Affairs, Jumana Ghneimat, condemned in the strongest terms the ongoing Israeli violations and provocations against Al-Aqsa Mosque/ Al Haram al-Sharif, especially the provocative incursions of extremists and settlers that took place today into the courtyards of the holy site.

    Ghneimat, who is also the Government Spokesperson, said according to ‘Official News Agency Petra’ “those condemned and rejected” practices, which are conducted under protection of the Israeli police, violate the sanctity of this holy place, provoke sentiments of worshipers and Muslims all over the world, and constitute a violation of Israel’s obligations as an occupying power under int’l and int’l humanitarian laws.

    The minister affirmed those practices also breach all int’l norms and charters, which stress the need to respect the places of worship for all religions. (...)


  • Israel Preparing to Annex West Bank says UN Expert
    IMEMC News - July 1, 2018 12:34 AM
    http://imemc.org/article/israel-preparing-to-annex-west-bank-says-un-expert

    Israel is in the process of enacting laws that would allow it to formally annex parts of the occupied West Bank, in serious violation of international law, a United Nations expert said on Friday, according to WAFA.

    UN Special Rapporteur on human rights in the occupied Palestinian territory, Michael Lynk, said, after a fact-finding tour of the region, that he was gravely alarmed about the deterioration of human rights in the Occupied Palestinian Territory (OPT), saying that reports received during his visit to the region, this week, painted the most dispiriting picture yet, of the situation on the ground.

    “After years of creeping Israeli de facto annexation of the large swathes of the West Bank through settlement expansion, the creation of closed military zones and other measures, Israel appears to be getting closer to enacting legislation that will formally annex parts of the West Bank,” he said. “This would amount to a profound violation of international law, and the impact of ongoing settlement expansion on human rights must not be ignored.”

    Lynk travelled to Amman, Jordan, this week, where he met with Palestinian civil society, government officials and UN representatives, after Israel prevented him from entering the OPT. His mission was to collect information for his next report, to be presented to the 73rd session of the General Assembly, in October of 2018.

    “This is my third mission to the region since I assumed the mandate in May 2016, and the reports I received this week have painted the bleakest picture yet of the human rights situation in the OPT,” he said.

    “Palestinians in the West Bank face daily indignities, as they pass through Israeli checkpoints, face night raids of their homes, and are unable to build or expand their homes or work to develop their communities due to the complex system which makes building permits nearly impossible to obtain from the Israeli authorities,” the Special Rapporteur said. (...)


  • Palestine : en manque de fonds, l’UNRWA pourrait devoir fermer 700 écoles
    Par RFI Publié le 26-06-2018 – Avec notre correspondante à New York,Marie Bourreau
    http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180626-onu-etats-unis-palestine-unwra-baisse-aide-refugies-ecoles

    L’agence d’aide aux réfugiés palestiniens de l’ONU (UNRWA, en anglais) fait toujours face à une situation financière dramatique et menace d’arrêter certains de ses services dès le mois d’août. L’agence onusienne cherche toujours 250 millions de dollars de toute urgence pour combler la réduction drastique de la contribution américaine. Une conférence des donateurs, qui s’est tenue lundi 25 juin au siège de l’organisation à New York, n’a pas permis de combler ce déficit et a exposé un peu plus la fatigue des pays donateurs.

    Pas de bilan chiffré à l’issue de cette troisième conférence pour recueillir des fonds pour l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). Le résultat est médiocre et très loin des 250 millions de dollars (214,49 millions d’euros) que l’agence onusienne estime nécessaires pour poursuivre ses services essentiels.

    Seule la Belgique a promis un nouvel apport de 4 millions d’euros et le Mexique une participation de 500 000 dollars (environ 428 980 euros). À titre de comparaison, 200 millions de dollars (environ 171,59 millions d’euros) avaient été promis en mars et en mai 2018, lors des conférences de Rome et d’Amman, grâce notamment à l’Arabie Saoudite, au Qatar et aux Émirats arabes unis.


  • Poètes syriens ou cinéastes irakiens : comment Amman est devenue la capitale des intellectuels arabes en exil
    https://www.bastamag.net/Poetes-syriens-ou-cineastes-irakiens-comment-Amman-est-devenue-la-capitale

    Loin devant l’Europe, ce sont les pays frontaliers de la Syrie – Turquie, Liban et Jordanie – qui constituent les premières terres d’exil des 5,5 millions de Syriens qui ont quitté leur pays depuis la révolution de 2011, sa répression, puis la guerre civile devenue régionale. Des milliers d’entre-eux ont trouvé refuge à Amman, la capitale jordanienne, qui est devenue l’un des principaux centres culturels syriens en dehors du pays, après avoir accueilli Irakiens et Palestiniens avant eux. Ces trois (...)

    #Résister

    / #Arts_et_cultures, #Migrations, #Proche_et_Moyen_Orient


  • « Depuis l’invention de la photographie, l’impérialisme a fait des films pour empêcher ceux qu’il opprimait d’en faire. » – Période
    http://revueperiode.net/depuis-linvention-de-la-photographie-limperialisme-a-fait-des-films-po

    Les convictions pro-palestiniennes de Jean-Luc Godard n’ont cessé d’accompagner son travail cinématographique, ce qui a valu au réalisateur d’être souvent malmené par la réaction. Dans ce texte de 1970, à l’époque la plus militante de l’oeuvre godardienne, il est question de la production d’un film sur les combattants palestiniens dans un camp d’Amman en Jordanie, initialement intitulé Jusqu’à la victoire. Si le « groupe Dziga Vertov » n’a pas exploité ses images, Godard et Anne-Marie Miéville en ont proposé un montage dans le puissant Ici et ailleurs. Ce dernier film a ceci de singulier qu’il interroge la possibilité même de montrer la révolution palestinienne ; il pose le problème du montage, des effets idéologiques des appareils de prise de vue ; il questionne ce qu’est « faire un film politique », ce qu’est un rapport d’images politique. Le texte republié ici a ceci de fascinant qu’il pose une grande partie de ces enjeux, tout en proposant une lecture anti-impérialiste du cinéma et des circuits de diffusion. « Il faut étudier et enquêter, enregistrer cette enquête et cette étude, ensuite montrer le résultat (le montage) à d’autre combattants. Montrer le combat des fedayin à leurs frères arabes exploités par les patrons dans les usines en France. Montrer les miliciennes du Fath à leurs sœurs des Black Panthers pourchassées par le FBI. Tourner politiquement un film. Le montrer politiquement. Le diffuser politiquement. C’est long et difficile. C’est résoudre chaque jour un problème concret. »

    #cinéma #Palestine #imaginaire (en politique)


  • Vinci acquiert douze plates-formes aéroportuaires d’Airports Worldwide
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2018/04/24/vinci-acquiert-douze-plates-formes-aeroportuaires-d-airports-worldwide_52897


    Le PDG de Vinci, Xavier Huillard, à Paris, le 17 avril.
    ERIC PIERMONT / AFP

    C’est une acquisition qui tombe à point nommé. Alors que le président de la République, Emmanuel Macron, vient de commencer sa visite officielle aux Etats-Unis, le groupe de BTP Vinci a annoncé, mardi 24 avril, l’acquisition de douze plates-formes aéroportuaires détenues jusqu’ici par l’américain Airports Worldwide. Pour l’heure, Vinci s’est refusé à communiquer le montant de l’opération. Elle intervient moins d’une semaine après la reprise de l’aéroport d’Amman (Jordanie) par le groupe ADP, dont Vinci est actionnaire à 8 %.

    Grâce à l’achat des plates-formes d’Airports Worldwide, qui gère un trafic annuel de 25,6 millions de passagers, Vinci « change de dimension », se félicite le groupe. Sa filiale, Vinci Airports, présidée par Nicolas Notebaert, devient en effet « le numéro quatre mondial » du secteur, avec un trafic annuel total de plus de 182 millions de passagers.

    Cette opération permet surtout à Vinci de mettre le pied aux Etats-Unis, « le premier marché aérien mondial ». Le groupe gérera désormais l’aéroport international d’Orlando, en Floride. Le portefeuille d’Airports Worldwide recèle quelques autres pépites, à l’instar des plates-formes internationales du Costa Rica, qui bénéficient de l’essor touristique du pays.
    […]
    Malgré cette forte croissance, la filiale du groupe de BTP reste encore très loin du groupe ADP. Le gestionnaire d’aéroport dirigé par Augustin de Romanet pèse lourd : 3,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel et 225 millions de trafic passagers en 2017. Le rachat des plates-formes d’Airports Worldwide ne semble qu’une mise en bouche pour Vinci Airports. La véritable cible de la filiale de Vinci, c’est le groupe ADP. Son éventuelle privatisation pourrait permettre à Vinci de devenir le numéro un mondial du secteur.

    Orlando pour se consoler (hum, les dédits sont mahousses…) de NDDL ?

    • Vinci Airports acquiert 12 aéroports d’Airports Worldwide - Challenges.fr
      https://www.challenges.fr/entreprise/vinci-airports-acquiert-12-aeroports-d-airports-worldwide_582771

      Vinci Airports a signé un accord portant sur la reprise du portefeuille d’Airports Worldwide, comprenant 12 aéroports et qui lui permet d’étendre son réseau aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, au Costa Rica et en Suède, a annoncé le groupe mardi. Avec cet accord, le groupe «  acquiert neuf nouvelles plateformes  » dont deux en pleine propriété, Belfast International Airport (Irlande du Nord) et Skavsta Airport près de Stockholm (Suède).

      Il s’implante aussi aux Etats-Unis avec «  une concession  » de l’aéroport d’Orlando-Sanford en Floride, quatre aéroports «  sous contrat d’exploitation totale  » (Hollywood Burbank Airport et Ontario International Airport en Californie et Macon Downtown Airport et Middle Georgia Regional Airport en Géorgie) et trois contrats de gestion partielle d’aéroports américains. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé.

      Le portefeuille comprend également des « participations en co-contrôle dans les deux principaux aéroports du Costa Rica (48,75% de Juan Santamaria International Airport et 45% de Daniel Oduber Quiros International Airport) ».
      […]
      Avec les aéroports de Belfast et Skavsta, «  Vinci Airports se renforce également en Europe, où le groupe exploite déjà 12 aéroports en France et 10 au Portugal auxquels s’ajoute l’aéroport Nikola-Tesla de Belgrade (Serbie), dont Vinci Airports a signé le contrat de concession le 22 mars dernier  », précise-t-il.

    • C’est marrant, avant même de lire la conclusion, j’allais faire de la #prospective à peu de frais en annonçant que #Macron et sa clique au gouvernement finirait par ordonner la #nationalisation d’#ADP.
      Le schéma d’enrichissement des grands groupes est tellement prévisible : on finance la constitution d’empires publics par l’argent du #contribuable, ensuite on les nationalise ; on a peu de chances de se tromper si on suppose que les bénéficiaires du grisbi sont/ont été/vont être des soutiens de poids à ces personnes qui actent de ces décisions.


  • The biography of the founder of the Palestinian Popular Front makes it clear: The leftist leader was right -

    Israelis considered George Habash a cruel airline hijacker, but Eli Galia’s new Hebrew-language book shows that the PFLP chief’s views would have been better for the Palestinians than Arafat’s compromises

    Gideon Levy Apr 13, 2018

    https://www.haaretz.com/middle-east-news/palestinians/.premium-biography-makes-it-clear-this-palestinian-leftist-leader-was-right

    George Habash was Israel’s absolute enemy for decades, the embodiment of evil, the devil incarnate. Even the title “Dr.” before his name — he was a pediatrician — was considered blasphemous.
    Habash was plane hijackings, Habash was terror and terror alone. In a country that doesn’t recognize the existence of Palestinian political parties (have you ever heard of a Palestinian political party? — there are only terror groups) knowledge about the man who headed the Popular Front for the Liberation of Palestine was close to zero.
    What’s there to know about him? A terrorist. Subhuman. Should be killed. Enemy. The fact that he was an ideologue and a revolutionary, that his life was shaped by the expulsion from Lod, changed nothing. He remains the plane hijacker from Damascus, the man from the Rejectionist Front who was no different from all the rest of the “terrorists” from Yasser Arafat to Wadie Haddad to Nayef Hawatmeh.
    Now along comes Eli Galia’s Hebrew-language book “George Habash: A Political Biography." It outlines the reality, far from the noise of propaganda, ignorance and brainwashing, for the Israeli reader who agrees to read a biography of the enemy.
    Presumably only few will read it, but this work by Galia, a Middle East affairs expert, is very deserving of praise. It’s a political biography, as noted in its subtitle, so it almost entirely lacks the personal, spiritual and psychological dimension; there’s not even any gossip. So reading it requires a lot of stamina and specialized tastes. Still, it’s fascinating.
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    Galia has written a nonjudgmental and certainly non-propagandistic biography. Taking into consideration the Israeli mind today, this isn’t to be taken for granted.
    Galia presents a wealth of information, with nearly a thousand footnotes, about the political path of Habash, a man who was considered dogmatic even though he underwent a number of ideological reversals in his life. If that’s dogmatism, what’s pragmatism? The dogmatic Habash went through more ideological changes than any Israeli who sticks to the Zionist narrative and doesn’t budge an inch — and who of course isn’t considered dogmatic.

    The exodus from Lod following an operation by the Palmach, 1948.Palmach Archive / Yitzhak Sadeh Estate
    In the book, Habash is revealed as a person of many contradictions: a member of the Christian minority who was active in the midst of a large Muslim majority, a bourgeois who became a Marxist, a tough and inflexible leader who was once seen weeping in his room as he wrote an article about Israel’s crimes against his people. He had to wander and flee for his life from place to place, sometimes more for fear of Arab regimes than of Israel.

    He was imprisoned in Syria and fled Jordan, he devoted his life to a revolution that never happened. It’s impossible not to admire a person who devoted his life to his ideas, just as you have to admire the scholar who has devoted so much research for so few readers who will take an interest in the dead Habash, in an Israel that has lost any interest in the occupation and the Palestinian struggle.
    The book gives rise to the bleak conclusion that Habash was right. For most of his life he was a bitter enemy of compromises, and Arafat, the man of compromise, won the fascinating historical struggle between the two. They had a love-hate relationship, alternately admiring and scorning each other, and never completely breaking off their connection until Arafat won his Pyrrhic victory.
    What good have all of Arafat’s compromises done for the Palestinian people? What came out of the recognition of Israel, of the settling for a Palestinian state on 22 percent of the territory, of the negotiations with Zionism and the United States? Nothing but the entrenchment of the Israeli occupation and the strengthening and massive development of the settlement project.
    In retrospect, it makes sense to think that if that’s how things were, maybe it would have been better to follow the uncompromising path taken by Habash, who for most of his life didn’t agree to any negotiations with Israel, who believed that with Israel it was only possible to negotiate by force, who thought Israel would only change its positions if it paid a price, who dreamed of a single, democratic and secular state of equal rights and refused to discuss anything but that.
    Unfortunately, Habash was right. It’s hard to know what would have happened had the Palestinians followed his path, but it’s impossible not to admit that the alternative has been a resounding failure.

    Members of the Palestinian National Council in Algiers, 1987, including Yasser Arafat, left, and George Habash, second from right. Mike Nelson-Nabil Ismail / AFP
    The Palestinian Che Guevara
    Habash, who was born in 1926, wrote about his childhood: “Our enemies are not the Jews but rather the British .... The Jews’ relations with the Palestinians were natural and sometimes even good” (p. 16). He went to study medicine at the American University in Beirut; his worried mother and father wrote him that he should stay there; a war was on.
    But Habash returned to volunteer at a clinic in Lod; he returned and he saw. The sight of the Israeli soldiers who invaded the clinic in 1948 ignited in him the flame of violent resistance: “I was gripped by an urge to shoot them with a pistol and kill them, and in the situation of having no weapons I used mute words. I watched them from the sidelines and said to myself: This is our land, you dogs, this is our land and not your land. We will stay here to kill you. You will not win this battle” (p.22).
    On July 14 he was expelled from his home with the rest of his family. He never returned to the city he loved. He never forgot the scenes of Lod in 1948, nor did he forget the idea of violent resistance. Can the Israeli reader understand how he felt?
    Now based in Beirut, he took part in terror operations against Jewish and Western targets in Beirut, Amman and Damascus: “I personally lobbed grenades and I participated in assassination attempts. I had endless enthusiasm when I was doing that. At the time, I considered my life worthless relative to what was happening in Palestine.”
    “The Palestinian Che Guevara” — both of them were doctors — made up his mind to wreak vengeance for the Nakba upon the West and the leaders of the Arab regimes that had abandoned his people, even before taking vengeance on the Jews. He even planned to assassinate King Abdullah of Jordan. He founded a new student organization in Beirut called the Commune, completed his specialization in pediatrics and wrote: “I took the diploma and said: Congratulations, Mother, your son is a doctor, so now let me do what I really want to do. And indeed, that’s what happened” (p. 41).
    Habash was once asked whether he was the Che Guevara of the Middle East and he replied that he would prefer to be the Mao Zedong of the Arab masses. He was the first to raise the banner of return and in the meantime he opened clinics for Palestinian refugees in Amman. For him, the road back to Lod passed through Amman, Beirut and Damascus. The idea of Pan-Arabism stayed with him for many years, until he despaired of that as well.
    He also had to leave medicine: “I am a pediatrician, I have enjoyed this greatly. I believed that I had the best job in the world but I had to make the decision I have taken and I don’t regret it .... A person cannot split his emotions in that way: to heal on the one hand and kill on the other. This is the time when he must say to himself: one or the other.”

    Militants from the Popular Front for the Liberation of Palestine, Jordan, 1969.1969Thomas R. Koeniges / Look Magazine Photograph Collection / Library of Congress
    The only remaining weapon
    This book isn’t arrogant and it isn’t Orientalist; it is respectful of the Palestinian national ideology and those who articulated and lived it, even if the author doesn’t necessarily agree with that ideology or identify with it. This is something quite rare in the Israeli landscape when it comes to Arabs in general and Palestinians in particular. Nor does the author venerate what’s not worthy of veneration, and he doesn’t have any erroneous romantic or other illusions. Galia presents a bitter, tough, uncompromising, very much failed and sometimes exceedingly cruel struggle for freedom, self-respect and liberation.
    And this is what is said in the founding document of the PFLP, which Habash established in December 1967 after having despaired of Palestinian unity: “The only weapon left to the masses in order to restore history and progress and truly defeat enemies and potential enemies in the long run is revolutionary violence .... The only language that the enemy understands is the language of revolutionary violence” (p.125).
    But this path too met with failure. “The essential aim of hijacking airplanes,” wrote Habash, “was to bring the Palestinian question out of anonymity and expose it to Western public opinion, because at that time it was unknown in Europe and in the United States. We wanted to undertake actions that would make an impression on the senses of the entire world .... There was international ignorance regarding our suffering, in part due to the Zionist movement’s monopoly on the mass media in the West” (p. 151).
    The PFLP plane hijackings in the early 1970s indeed achieved international recognition of the existence of the Palestinian problem, but so far this recognition hasn’t led anywhere. The only practical outcome has been the security screenings at airports everywhere around the world — and thank you, George Habash. I read Galia’s book on a number of flights, even though this isn’t an airplane book, and I kept thinking that were it not for Habash my wanderings at airports would have been a lot shorter. In my heart I forgave him for that, for what other path was open to him and his defeated, humiliated and bleeding people?
    Not much is left of his ideas. What has come of the scientific idealism and the politicization of the masses, the class struggle and the anti-imperialism, the Maoism and of course the transformation of the struggle against Israel into an armed struggle, which according to the plans was supposed to develop from guerrilla warfare into a national war of liberation? Fifty years after the founding of the PFLP and 10 years after the death of its founder, what remains?
    Habash’s successor, Abu Ali Mustafa, was assassinated by Israel in 2001; his successor’s successor, Ahmad Saadat, has been in an Israeli prison since 2006 and very little remains of the PFLP.
    During all my decades covering the Israeli occupation, the most impressive figures I met belonged to the PFLP, but now not much remains except fragments of dreams. The PFLP is a negligible minority in intra-Palestinian politics, a movement that once thought to demand equal power with Fatah and its leader, Arafat. And the occupation? It’s strong and thriving and its end looks further off than ever. If that isn’t failure, what is?

    A mourning procession for George Habash, Nablus, January 2008. Nasser Ishtayeh / AP
    To where is Israel galloping?
    Yet Habash always knew how to draw lessons from failure after failure. How resonant today is his conclusion following the Naksa, the defeat in 1967 that broke his spirit, to the effect that “the enemy of the Palestinians is colonialism, capitalism and the global monopolies .... This is the enemy that gave rise to the Zionist movement, made a covenant with it, nurtured it, protected it and accompanied it until it brought about the establishment of the aggressive and fascistic State of Israel” (p. 179).
    From the Palestinian perspective, not much has changed. It used to be that this was read in Israel as hostile and shallow propaganda. Today it could be read otherwise.
    After the failure of 1967, Habash redefined the goal: the establishment of a democratic state in Palestine in which Arabs and Jews would live as citizens with equal rights. Today this idea, too, sounds a bit less strange and threatening than it did when Habash articulated it.
    On the 40th anniversary of Israel’s founding, Habash wrote that Israel was galloping toward the Greater Land of Israel and that the differences between the right and left in the country were becoming meaningless. How right he was about that, too. At the same time, he acknowledged Israel’s success and the failure of the Palestinian national movement. And he was right about that, too.
    And one last correct prophecy, though a bitter one, that he made in 1981: “The combination of a loss of lives and economic damage has considerable influence on Israeli society, and when that happens there will be a political, social and ideological schism on the Israeli street and in the Zionist establishment between the moderate side that demands withdrawal from the occupied territories and the extremist side that continues to cling to Talmudic ideas and dreams. Given the hostility between these two sides, the Zionist entity will experience a real internal split” (p. 329).
    This has yet to happen.
    Imad Saba, a dear friend who was active in the PFLP and is in exile in Europe, urged me for years to try to meet with Habash and interview him for Haaretz. As far as is known, Habash never met with Israelis, except during the days of the Nakba.
    Many years ago in Amman I interviewed Hawatmeh, Habash’s partner at the start and the leader of the Democratic Front for the Liberation of Palestine, which split off from the PFLP in 1969. At the time of the interview, Habash was also living in Amman and was old and sick. I kept postponing my approach — until he died. When reading the book, I felt very sorry that I had not met this man.


  • Syria says will holds West responsible for any obstruction to OPCW mission
    https://uk.reuters.com/article/uk-syria-crisis-chemicalweapons-opcw-tea/chemical-weapons-watchdog-fact-finders-to-start-work-in-syria-on-saturda

    AMMAN (Reuters) - Syria said on Thursday it would hold the West responsible for any delay in the arrival of a mission from the Organisation for the Prohibition of Chemical Weapons (OPCW) to investigate a suspected chemical attack.

    A source in the foreign ministry was quoted as saying in a news flash on state television that Western parties were seeking to obstruct the mission’s task and “meddle in its work”.


  • Une guerre au profit de l’État sioniste
    par Abdel Bari Atwan –
    11 avril 2018 – Raï al-Yaoum – Traduction : Chronique de Palestine

    Trump semble avoir l’intention de lancer une guerre majeure, et le rôle d’Israël est central.

    Nous avions d’abord supposé que l’attaque que le président américain Donald Trump a l’intention de lancer sur la Syrie à tout moment serait tripartite : impliquant la France et la Grande-Bretagne aux côtés des Américains. Mais les dernières menaces d’Israël d’anéantir le régime du président Bachar al-Assad si l’Iran lance une attaque de représailles depuis le territoire syrien montrent clairement que l’État sioniste est au cœur de la nouvelle coalition dirigée par les États-Unis et jouera un rôle clé dans son agression.

    Et il n’est pas improbable que l’Iran et le Hezbollah soient aussi en tête de la liste des cibles.

    Israël a placé ses forces en état d’alerte en prévision d’éventuelles représailles iraniennes pour la mort de sept Iraniens, tués lors de la frappe de missiles israéliens sur la base aérienne T-4 syrienne près de Homs, il y a deux jours. Mais il se prépare aussi à des représailles de la Syrie et du Hezbollah en raison de son rôle central dans la prochaine agression américaine – surtout après que le ministre israélien Yoav Galant ait déclaré que le moment était venu de « tuer Assad ».

    Le président russe Vladimir Poutine a appelé Binyamin Netanyahu pour le mettre en garde contre une implication israélienne dans la prochaine guerre.

    (...)

    • Une base syrienne visée par des missiles, Moscou accuse Israël
      Reuters 9 avril 2018
      https://fr.news.yahoo.com/une-a%C3%A9rienne-larm%C3%A9e-syrienne-frapp%C3%A9e-par-des-missiles-

      AMMAN (Reuters) - Plusieurs missiles ont frappé tôt lundi matin une base aérienne de l’armée syrienne dans le gouvernorat de Homs, rapporte la télévision d’Etat syrienne au surlendemain d’une attaque chimique présumée contre la ville rebelle de Douma, dans la Ghouta orientale.

      La Russie a attribué la responsabilité de ce raid à Israël. Le ministère russe de la Défense a déclaré que deux avions de combat F-15 israéliens avaient tiré huit missiles sur la base à partir de l’espace aérien libanais. Cinq des huit missiles ont été abattus par la défense anti-aérienne syrienne, a précisé le ministère.

      La Syrie a formulé peu après les mêmes accusations, après avoir dans un premier temps pointé du doigt les Etats-Unis, qui ont démenti toute implication.

      L’Etat hébreu n’a fait aucun commentaire dans l’immédiat.

      Selon la télévision de Damas, l’attaque a visé la base de Tiyas, également appelée T-4, entre les villes de Homs et Palmyre, dans le centre du pays, et elle a fait plusieurs morts et blessés.

      L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a rapporté qu’au moins 14 personnes avaient été tuées par ces frappes, dont plusieurs combattants de diverses nationalités, allusion aux membres des milices chiites soutenues par l’Iran et alliées au régime de Bachar al Assad, qui viennent principalement d’Irak, d’Iran et du Liban.

      L’agence de presse iranienne Fars a porté à quatre le nombre de « défenseurs de sanctuaires » iraniens tués dans l’attaque menée par « les avions du régime sioniste » contre la base aérienne en Syrie. Le ministère iranien des Affaires étrangères a condamné l’attaque, parlant d’une « violation flagrante du droit international » de nature à compliquer la crise syrienne et les équations régionales.


  • Israël - Jordanie : en marche vers la réconciliation
    De notre correspondant à Amman, Jérôme Boruszewski - Publié le 03-04-2018
    http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180403-israel-jordanie-rapprochement-indemnites-gaz-jerusalem

    C’est la fin d’une brouille qui aura duré huit mois. Une brouille entre deux voisins : Israël et la Jordanie. La semaine dernière, les autorités jordaniennes ont accepté le retour d’un nouvel ambassadeur d’Israël à Amman, la capitale jordanienne. L’ambassade était fermée depuis juillet 2017. Depuis qu’un garde israélien avait abattu deux Jordaniens à l’entrée du batiment consulaire.

    La crise s’est dénouée parce qu’Israël a versé des compensations financières suite à la mort des deux Jordaniens. La presse israélienne a évoqué le montant de cinq millions de dollars. (...)


  • La « non-intervention américaine en Syrie » : (au moins) 10.000 à 20.000 mercenaires payés par les États-Unis depuis (au moins) 4 ans pour le « Front du Sud » : Southern Syria faces more uncertainty as US pulls funding for anti-Assad militias
    http://www.middleeasteye.net/news/Southern%20Syria%20faces%20more%20uncertainty%20as%20US%20pulls%20fun

    In the coming weeks, between 10,000 and 20,000 men in southern Syria will get their last month’s pay from the US government.

    The men are part of the Southern Front, a loose collaboration of dozens of anti-Assad, Western-vetted militias operating in Daraa and Quneitra provinces. For close to four years, they have been paid, armed and directed by the Military Operations Command, or MOC – a US-led support mechanism and weapons bridge operating out of Amman.

    But before the month is out, that support and oversight will end as the US government, under a directive from President Donald Trump, ceases support for Syria’s anti-Assad rebels.


  • Les forces progouvernementales syriennes pourraient se déployer à Afrin
    http://www.lemonde.fr/syrie/article/2018/02/19/les-forces-progouvernementales-syriennes-pourraient-se-deployer-a-afrin_5259

    La télévision nationale syrienne Ikhbariya a annoncé lundi 19 février que les forces progouvernementales syriennes étaient sur le point de faire leur entrée dans le secteur d’Afrin, dans le nord-ouest du pays. « Les forces populaires vont arriver à Afrin dans les prochaines heures pour soutenir ses habitants contre l’attaque du régime turc », a annoncé l’agence de presse officielle syrienne SANA, citant son correspondant à Alep. SANA n’a pas donné de détails sur la composition de ces « forces populaires » et n’a pas mentionné de déploiement de l’armée régulière syrienne.
    […]
    Mevlut Cavusoglu, le ministre des affaires étrangères turc, a prévenu que l’armée turque n’hésiterait pas à affronter les forces syriennes si ces dernières entraient dans le secteur d’Afrin pour protéger les combattants kurdes. « Si le régime vient pour éliminer le PKK et le PYD, alors il n’y a aucun problème. Toutefois, s’il vient pour défendre les YPG, alors rien ni personne ne pourra nous arrêter, nous ou les soldats turcs », a-t-il déclaré lors d’une visite à Amman, capitale de la Jordanie.


  • Un officiel du Fatah expulsé d’une tente de deuil palestinienne
    10 février 2018 – Patrick O. Strickland - Al-Jazeera – Traduction : Chronique de Palestine
    http://www.chroniquepalestine.com/officiel-fatah-expulse-tente-deuil-palestinienne

    Sur une vidéo diffusée sur les médias sociaux, on voit des proches d’Ahmad Jarrar, un jeune homme de 22 ans tué la semaine dernière par les forces israéliennes en Cisjordanie occupée après une chasse à l’homme d’un mois, chasser Azzam al-Ahmad du cortège de deuil, à Amman, la capitale jordanienne, vendredi dernier.

    Les proches de la victime ont accusé al-Ahmad de complicité dans la mort de Jarrar, à cause de la coordination répressive de l’Autorité palestinienne dirigée par le Fatah avec Israël.

    Les participants ont interrompu le discours d’al-Ahmed qui est membre du comité central du Fatah, et ont exigé qu’il quitte la tente de deuil, comme on le voit sur la vidéo. (...)