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  • Malaise sur le plateau de Cnews après les révélations de Xavier Raufer sur Cherif Chekatt (Break news)
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/15366-malaise-sur-le-plateau-de-cnews-apres-les-revelations-de-xavier-rau

    Source : Youtube.com via Contributeur anonyme

    Informations complémentaires :

    Crashdebug.fr : Attaque à Strasbourg - Le bilan à 8h ce matin : 3 morts et 13 blessés dont 8 graves - Le tireur blessé est toujours en fuite - La France passe en alerte « Urgence attentat »

    Crashdebug.fr : Syrie - Jean-Loup Izambert : « Il faut briser le mur du silence imposé par les puissances occidentales »

    Crashdebug.fr : Syrie : des employés d’un centre bombardé assurent qu’ils ne produisaient pas d’armes chimiques...

    Crashdebug.fr : Frappes en Syrie : les fanfaronnades de Macron démenties par Washington et la Turquie

    Crashdebug.fr : Frappes françaises en Syrie : Une facture de 16 millions d’euros de missiles dernier cri…

    Crashdebug.fr : Opération militaire en Syrie : « Cette première vague de frappes est terminée (...)


  • Nombreux blessés par #flashball à Paris : la nouvelle « doctrine » #Castaner - Page 2 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/121218/nombreux-blesses-par-flashball-paris-la-nouvelle-doctrine-castaner?page_ar

    « C’était impressionnant de voir autant de blessés »
    Boris est conduit à un véhicule de secours, où il rencontre une jeune fille touchée par un tir à la mâchoire, ainsi qu’un manifestant blessé à l’arcade sourcilière. « Un gradé des pompiers disait à ses collègues que les flics devaient arrêter de tirer au niveau de la tête. C’était impressionnant de voir autant de blessés. Je ne pensais pas qu’une balle en caoutchouc pouvait faire aussi mal. » Le photographe a déposé plainte à l’#IGPN.

    Membres de la BRI présents sur les #Champs-Élysées. © DR
    À 14 heures, au moment de ces tirs, c’est Fiorina, 20 ans, qui s’écroule, blessée à l’œil gauche. Elle se trouve sur le trottoir opposé, côté pair de l’avenue. « Nous étions le long du mur, près du McDo, et d’un coup, sur le trottoir d’en face, les CRS et #policiers civils se sont mis à tirer, a expliqué un témoin à Libération. J’ai entendu un bruit juste à côté de moi et j’ai vu cette fille tomber juste à côté de moi. » La jeune femme a été prise en charge à Cochin et, selon un témoignage obtenu par Libération, elle aurait « perdu la vision de l’œil gauche et ne la retrouvera jamais » et « subi de nombreuses fractures sur des os de la face et des saignements dans le cerveau ». Son entourage, qui la présente comme une « patriote » ralliée aux gilets jaunes, a fait une collecte pour couvrir ces dépenses urgentes.

    Un autre reporter d’images, Laurent Bortolussi, de l’agence Line Press, a suivi lui aussi la progression des hommes de la BRI vers l’avenue Georges V. « Cette unité de police descendait sur le côté droit des Champs, explique-t-il. C’était un mélange de civils et d’une compagnie de sécurisation. Et ils tiraient partout. Le 1er décembre, il y avait eu des heurts extrêmement violents et assez peu de blessés, et cette fois, on a eu des heurts moins violents, mais des blessés à la pelle. Les premiers incidents ont commencé vers 11 heures, et de 11 à 18 h 30, les policiers ont tiré au flashball des dizaines et des dizaines de fois. Plusieurs photographes ont été touchés. Un photographe italien a été touché à l’œil. Des tirs, on en voit plein. Il y a des moments où les policiers se lâchent et on les voit tirer à tort et à travers. »

    Policiers d’une compagnie d’intervention sur les Champs-Élysées. © karl Laske
    Laurent Bortolussi est témoin d’un tir qui a touché une dame de 70 ans, près de lui. « Ce tir est absolument incompréhensible, raconte-t-il. Elle était clairement la cible. Je regardais en direction des policiers. Et j’ai vu le tir partir de ce groupe et la percuter, et je l’ai vue hurler. À ce moment-là, je suis un peu pris à partie par la foule qui me dit de filmer ce qui se passe. Cette dame avait un gilet jaune, elle était appuyée contre un poteau, mais du fait de son âge, elle n’était ni violente, ni véhémente. Ce tir n’avait aucune nécessité de maintien de l’ordre. Il n’avait aucune justification. » Le reporter – dont on peut voir le film de la journée ici – se souvient de nombreuses personnes touchées plus légèrement, agenouillées, prostrées, après les tirs.

    Listant pêle-mêle blessures, mauvais traitements, confiscations de matériels subis par une dizaine de professionnels, l’Union des photographes professionnels (UPP) a dénoncé les « atteintes portées aux photojournalistes en exercice de leur métier », samedi.

    Questionné par Mediapart sur l’utilisation des flashball par son unité et les plaintes déposées à l’IGPN, le patron de la BRI, Christophe Molmy, renvoie sur le service communication de la préfecture. « Si c’est vrai, on traitera ça, a-t-il commenté, mais je ne vous répondrai pas. »

    Partisan d’une ligne dure et « d’un dispositif plus offensif » face aux manifestants, le patron du syndicat national des commissaires (SNCP), le commissaire David Le Bars, juge que ces blessés sont « des blessés de trop ». « S’il y a, à l’évidence des gestes inappropriés, ou des tirs ratés, on n’a pas de quoi se réjouir, commente le commissaire. Le tir de LBD doit être cadré, s’il y a un tir “tête”, c’est un tir raté. » Le syndicaliste juge néanmoins qu’il s’agit de « dommages collatéraux » et que le nouveau dispositif, « plus dynamique », a permis « d’éviter le chaos ». M. Le Bars ne veut pas commenter l’usage systématique des flashball en haut des Champs-Élysées, samedi.

    a question de la légalité de ce recours à outrance à ce type d’arme et des blessures au visage infligées à un certain nombre de manifestants sera pourtant posée. En effet, le règlement d’emploi du LBD 40 stipule expressément que « la tête n’est pas visée ». Dans son rapport consacré au « maintien de l’ordre au regard des règles déontologiques », le Défenseur des droits avait recommandé, en décembre 2017, « d’interdire l’usage des lanceurs de balle de défense dans le cadre d’opérations de maintien de l’ordre, quelle que soit l’unité susceptible d’intervenir ».

    À l’est de Paris, d’autres unités de Compagnie de sécurisation et d’intervention (CSI) interviennent. Antoine Coste, un graphiste 25 ans, est touché à la tête dans la soirée par un tir de flashball, boulevard Saint-Martin. Habitant le quartier République, il était descendu voir « par curiosité » et « sympathie » la fin du rassemblement avec des amis. Il est surpris par une charge des policiers parisiens sur la place, se retrouve seul et est touché par un tir alors qu’il se prépare à rentrer chez lui (voir ici une vidéo qui témoigne de la violence de la charge policière). « Il y avait une charge et la foule s’engouffrait dans le boulevard en direction de Strasbourg-Saint-Denis, explique Antoine. Ca sifflait, ça criait : “Macron démission !” Je me suis retourné pour voir ce qui se passait au niveau de la place de la République et j’ai reçu l’impact, d’un coup sec, puissant. Je me suis pris ce coup, je suis tombé au sol et je me suis relevé. Je ne sentais plus mon côté gauche. J’ai regardé ma main qui était pleine de sang. Les gens disaient que j’avais été touché à la tête. » Un manifestant inconnu le guide jusqu’à une ambulance, puis disparaît. « Quand j’étais dans le camion, je l’ai vu partir par le hublot et j’ai pensé : “Merde, je n’ai pas pu lui dire merci.” »
    Il a ainsi perdu l’un des témoins du tir policier. Hospitalisé à Cochin, Antoine a été opéré, mais il craint de perdre son œil.

    « Dans le cadre d’un rassemblement sur la voie publique, notait aussi le rapport du Défenseur des droits, le lanceur de balle de défense ne permet ni d’apprécier la distance de tir, ni de prévenir les dommages collatéraux. Au cours d’une manifestation, où par définition les personnes visées sont généralement groupées et mobiles, le point visé ne sera pas nécessairement le point touché et la personne visée pourra ne pas être celle atteinte. » Le rapport soulignait que même en cas de respect de la doctrine d’emploi, l’arme pouvait provoquer de graves blessures comme la perte d’un œil, « qui confère à cette arme un degré de dangerosité disproportionnée au regard des objectifs de maintien de l’ordre ».

    Le changement de « doctrine » opéré par Christophe Castaner laisse dubitatifs les analystes du maintien de l’ordre. Fabien Jobard, chercheur au CNRS rattaché au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP), juge que l’institution a été gagnée par « un début de psychose » devant certaines scènes montrant la faiblesse du dispositif policier et des policiers eux-mêmes, le 1er décembre. « Parler de violence inouïe, voire de guerre civile était une forme de surenchère, juge Fabien Jobard. La guerre civile, ce n’est pas ça… Les #CRS font un travail très anxiogène, et y ajouter une communication qui mise tout sur la peur ne peut rien arranger. »

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  • Gouvernement, CFDT…, les appels demandant aux « gilets jaunes » de ne pas manifester se multiplient
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/12/13/gilets-jaunes-le-gouvernement-demande-d-etre-raisonnable-et-de-ne-pas-aller-

    Le gouvernement n’a « à ce stade pas décidé d’interdire les manifestations » des « gilets jaunes » qui se tiendront samedi, mais les appelle à être « raisonnables » après l’attentat de Strasbourg et à « ne pas manifester », a déclaré jeudi 13 décembre son porte-parole, Benjamin Griveaux.

    Maintenant que leur colère s’est « exprimée », « a été entendue » par le gouvernement, et qu’il y a « répondu », « ce que nous vous demandons, en responsabilité, c’est d’être raisonnables samedi et de ne pas aller manifester », a déclaré M. Griveaux sur Cnews à l’adresse des « gilets jaunes ».
    […]
    La ministre de la justice, Nicole Belloubet, avait estimé mercredi que « le mouvement [devait] cesser », compte tenu de l’« événement dramatique » de Strasbourg et des « réponses apportées par le président de la République » aux revendications. « Ce n’est pas à nous de de dire si un mouvement doit cesser ou pas », a ensuite rappelé Benjamin Griveaux, tout en estimant que l’exécutif avait « mis sur la table de quoi permettre l’ouverture d’un dialogue ».

    Interrogé à la suite de la prise de parole de M. Griveaux, le président de l’Assemblée nationale (LRM), Richard Ferrand, a enfoncé le clou sur France Inter, affirmant qu’il fallait « maintenant que le mouvement s’arrête pour passer à la construction d’un nouveau modèle français », compte tenu des « réponses massives » de l’exécutif aux revendications sur le pouvoir d’achat « fondatrices » du mouvement.

    Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a dit jeudi au micro de Radio France internationale (RFI) qu’il serait « de bon ton » que les « gilets jaunes » ne manifestent pas samedi « pour ne pas surcharger la barque des policiers » après l’attentat de Strasbourg. « C’est à ceux qui organisent de dire ce qu’ils entendent faire. Mais on voit bien l’extrême fatigue des policiers, de ces agents publics », a-t-il déclaré sur RFI.

    • Alors là... On est vraiment content que la CFDT soit en tête du hit-parade. S’il y a des ostéopathes syndiqués dans cette officine, je propose qu’ils offrent une séance gratuite aux CRS touchés par une tendinite du bras ou par des contractures au doigt sur la gâchette...
      Que pensent les évêques de tout cela ? Et le directeur du parc Astérix ?


  • Les gilets jaunes fichés « J » et « C ». Théophraste R. - 13 Juillet 2018 - Le Grand Soir
    https://www.legrandsoir.info/les-gilets-jaunes-fiches-j-et-c.html

    Questions de José Espinosa, collaborateur du Grand Soir.
- « Comment se fait-il que les manifestants gilets jaunes soient fouillés et que des terroristes connus de la police se promènent librement avec une arme dans la poche ? Comment est-il possible qu’après l’attentat, le coupable s’échappe malgré les caméras vidéos qui pullulent dans la ville de Strasbourg ? Comment une personne fichée, surveillée, connue, peut-elle sortir des radars policiers ? ».

    C’est vrai ça ! Et : 
- Comment se fait-il que la perquisition du matin chez ce délinquant multirécidiviste ait été un échec ? Elle n’a donc pas été faite par 100 policiers comme chez Jean-Luc Mélenchon, au Parti de gauche, à la France Insoumise ?

    – Comment se fait-il qu’un gilet jaune non violent ait du mal à entrer sur les Champs-Elysées, à prendre le train, mais qu’un délinquant, poursuivi depuis le matin, puisse déambuler armé dans un marché de noël ?

    – Comment se fait-il qu’il n’était pas « marqué à la culotte » , tandis que toute une équipe suivait Julien Coupat pour l’arrêter, Coupat qui n’a pas été condamné 27 fois pour des faits de droit commun, ni inscrit au Fichier pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), ni fiché S, (« Sûreté de l’Etat »), lui ?

    – Comment se fait-il que les pouvoirs publics aient prétendu que les marchés de Noël étaient sécurisés alors qu’à Strasbourg se promenait un assassin en puissance, qui a connu la prison en Suisse, en Allemagne, en France, radicalisé depuis 2015, chez qui les gendarmes ont trouvé le matin même une grenade défensive, une arme de calibre 22 long rifle et des munitions ?

    J’ai encore des questions qui commencent par « Comment se fait-il » , mais je sais bien que si je les pose je serai fiché « C » (complotiste) . Donc, motus, et oubliez ce que vous venez de lire.

    Théophraste R. « Faites demi-tour avec prudence » (conseil de mon GPS trouilloumétrique).

    #Strasbourg #caméras #terroristes #terrorisme #police #gendarmerie #surveillance #complotisme #Giletsjaunes


  • BD, photo, histoire… : attention à la mauvaise surprise de la fin 2020
    Prélèvement à la source : quatre beaux livres à glisser sous le sapin.

    Condamné à de la prison, Bolloré évoque une loyauté qui l’a conduit sur la voie des ténèbres.
    L’ex-avocat de Trump mis en examen pour « corruption » dans l’affaire des ports africains.

    Au Japon un prince annonce une offensive éminente contre les forces kurdes
    Syrie : Erdogan se veut grand défenseur de la laïcité

    « Gilets jaunes » une étude conclut à l’absence de toxicité sur les rats
    OGM, six ans apports l’affaire Séralini, une sixième mort en lien avec le mouvement.

    Brexit : May confortée face à l’UE après avoir annoncé une hausse du salaire minimum de 22%
    En Espagne, Pedro Sanchez recueille la confiance des députés conservateurs.

    Attentant à Strasbourg : qui est Ahmed Saleh Al Essi, l’auteur présumé de la fusillade ?
    Chérif Chekatt, portrait d’un profiteur de guerre au Yemen

    #de_la_dyslexie_créative


  • « Quand j’y pense je pleure, la suite va être difficile »
    https://www.rue89strasbourg.com/attaque-strasbourg-temoignage-pense-pleure-suite-difficile-146134

    Rue89 Strasbourg a recueilli le témoignage d’une personne présente mardi soir rue des Grandes Arcades, confinée avec une partie des victimes des attaques de Strasbourg. Il raconte. (lire l’article complet : « Quand j’y pense je pleure, la suite va être difficile »)




  • Fusillade à Strasbourg : plusieurs morts
    https://lemediapresse.fr/actualites/fusillade-a-strasbourg-plusieurs-morts

    Un homme à ouvert le feu ce mardi 11 décembre à 19h50, à Strasbourg. A 7h du matin, la préfecture du Bas-Rhin parlait de trois personnes mortes et de treize blessées, dont huit dans un état grave. Le tireur est actuellement en fuite, 350 personnes sont mobilisées. Selon les premières informations, le principal suspect se […]


  • Attaque à Strasbourg - Le bilan à 8h ce matin : 3 morts et 13 blessés dont 8 graves - Le tireur blessé est toujours en fuite - la France passe en alerte « urgence attentat »
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/15359-attaque-a-strasbourg-le-bilan-a-8h-ce-matin-3-morts-et-13-blesses-d

    Comme par hasard et le mec prends la fuite en taxi, histoire de bien mettre une claque à l’acte 5 des gilets jaunes, le management de la terreur a encore frappé (voir vidéo ci-dessous), et après nous avoir lâché un os en plastique, le gouvernement use et re-use encore des mêmes ficelles, rien de complotiste la dedans, tout est sourcé, voire la vidéo ci-dessous et les billets en informations complémentaires sous l’article.

    56 - TOME 1 : L’État français complice de groupes criminels (Jean-Loup IZAMBERT)

    56 - TOME 2 : Mensonges et crimes d’État (Jean-Loup IZAMBERT)

    07h55 : Le bilan réactualisé à l’instant : 3 morts, 8 blessés graves et 5 blessés plus légers

    07h38 : Roland Ries, le Maire de Strasbourg, annonce sur BFM TV que les écoles seront fermées aujourd’hui même si un accueil sera (...)



  • Contre la réforme de la justice, les avocats de Strasbourg en grève illimitée
    https://www.rue89strasbourg.com/contre-la-reforme-de-la-justice-les-avocats-de-strasbourg-en-greve-

    L’ordre des avocats de Strasbourg a voté lundi soir, en assemblée générale extraordinaire et à l’unanimité, sa participation à une grève illimitée de la profession contre un projet de réforme de la justice préparé par le gouvernement. Ce mouvement de protestation est également soutenu par les principaux syndicats des avocats que sont le SAF, la [...] (lire l’article complet : Contre la réforme de la justice, les avocats de Strasbourg en grève illimitée)


  • Sebastian Roché : « Le dispositif policier hors norme contre les “gilets jaunes” signale la faiblesse de l’Etat », j’ai graissé quelques expressions de ce policier académique qui fait appel au dialogue démocratique
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/12/10/sebastian-roche-le-dispositif-policier-hors-norme-contre-les-gilets-jaunes-s

    Inédites par leur synchronisation sur tout le territoire français, les manifestations des « gilets jaunes » ont été jugulées sans drame par le ministère de l’intérieur. Mais cette démonstration de force révèle un Etat faible, explique, dans une tribune au « Monde », le sociologue

    Tribune. Les représentants du peuple, président en tête, sont accusés par les « gilets jaunes » de ne plus le représenter. Une colère #populaire s’exprime à Paris, mais aussi dans toutes les villes de France, de Brest à Strasbourg, de Lille à Marseille, de Besançon à Bordeaux. Spectaculaire. Massive. Inédite par sa synchronisation sans chef. Si la forme n’est pas nouvelle – battre le pavé, bloquer, affronter la #police, détruire le mobilier et piller, cibler bâtiments officiels et symboles –, son extension géographique et la diversité des publics assemblés le sont.
    La force de cette #révolte horizontale, qui dure depuis mi-novembre, « ni de gauche ni de droite », aux revendications peu formatées politiquement, est mal comprise par le gouvernement, et son ampleur méconnue. Ce défaut d’analyse oriente son choix vers un dispositif de maintien de l’ordre d’une taille suffisante pour provoquer du ressentiment et insuffisante pour saturer le terrain.

    Après deux semaines de #blocages, filtrages, #manifestations et heurts, un point haut est atteint le samedi 1er décembre. Les images font le tour du monde : l’incendie d’une préfecture au Puy-en-Velay, des barricades (obstacles plus symboliques que réels au progrès des policiers), des graffitis et une statue endommagée dans l’Arc de triomphe, et des groupes qui réussissent à s’approcher des palais gouvernementaux. Serait-ce une insurrection qui se dessine ? Le gouvernement est aux abois.

    La cote de popularité du jeune « président des riches » est au plus bas. Celle des “gilets jaunes”, au zénith, ne faiblit pas. La tentation est trop forte, même le chef du parti Les Républicains endosse un gilet jaune. Il est décidé d’afficher la fermeté : le 8 décembre, l’Etat sera plus fort que les « factieux », selon le mot de M. Castaner, « ceux qui veulent le chaos », selon ceux de M. Macron.

    En démocratie, ce sont le gouvernement et ses représentants, les préfets, qui décident de la stratégie policière, et non les policiers. Les décisions sont prises par le ministre lui-même lorsque la crise a cette ampleur. Le préfet de police de Paris dirige l’action de ses services, les divers services de police locaux (en civil et en tenue), les sapeur-pompiers, les unités de forces mobiles (UFM) – les CRS et les gendarmes mobiles. Cela suppose une intégration de toutes les directions policières et non policières dans un dispositif, lui-même piloté depuis un « centre opérationnel ». En province, l’architecture du dispositif est comparable, mais doté de moins de moyens.

    La stratégie retenue est « mixte » : le blocage de l’accès à certains espaces (par exemple la place de l’Etoile ou le palais de l’Elysée) par des moyens conséquents de forces mobiles, et la dispersion des groupes qui s’en approchent ; la création de ce que la presse a appelé des « fan-zones », c’est-à-dire des lieux autorisés de rassemblement après fouille des participants, (comme les Champs-Elysées) ; l’interpellation des pilleurs, auteurs de destructions ou de violences par des équipes « légères » ; l’utilisation d’un hélicoptère et de drones pour repérer, et des blindés de la gendarmerie pour supprimer les éventuelles barricades ; filtrage et contrôle en amont : le préfet a le droit d’interdire d’accéder à des morceaux de ville, le procureur celui de faire ouvrir les coffres de voitures aux lieux-clés, – les points d’entrée dans la capitale –, les médias sociaux sont scrutés par les services de renseignement, ce qui conduit à des arrestations dites « préventives » (les "" qui permettent de se démarquer de la compréhension ordinaire, c’est d’la science, ndc) . Mais la principale modification est numérique.

    Beaucoup plus d’agents sont mobilisés dans toute la France, notamment à Paris, avec un doublement des effectifs. Les chiffres officiels sont de 89 000 et 8 000 contre 60 000 et 4 000, respectivement. C’est considérable. Enorme même. A Paris, jamais autant d’UFM n’ont été mobilisées, soit 60 au complet, en plus des unités spécialisées de la préfecture de police. Jamais autant de blindés n’ont été positionnés dans les rues. Le nombre d’interpellations est sans précédent depuis #Mai_68.
    Alors, qui sort vainqueur de ce test-match ? La « casse » est encore inconnue. La priorité policière était d’éviter de relever un mort (il n’y en a pas eu) et de limiter le nombre de blessés (environ 118, dont 17 policiers, contre 220 et 284 respectivement la semaine précédente) (en revanche les chiffres préfectoraux qui montrent des progrès vers une répression moins sujette au procès d’illégitimité sont pas entre guillemets ou critiqués, relativisés, ici on ne veut rien dire de tous ceux qui sont pas recensés par l’#État, ndc) . On peut y voir un effet des intentions des protestataires : dans leur masse, ils voulaient se faire entendre sans violence, et ils ont réussi. Mais aussi un effet des timides premiers pas vers un dialogue fait par le gouvernement, qui ont pu aussi contribuer à apaiser les esprits. Et enfin de la tactique policière qui a eu ses effets à Paris, et moins nettement à Bordeaux, par exemple, signe qu’il ne faut pas réduire les effets à une seule cause.

    Reste que la bataille critique pour sa légitimité, son droit moral à #gouverner, est mal engagée par le gouvernement : celle des “gilets jaunes” semble plus établie, motivée par les injustices subies. On dénombre 136 000 participants en France, autant que la semaine dernière. Et ce malgré la dramatisation de la communication du ministre de l’intérieur sur les risques de violence (on nous a menacés de mort urbi et orbi pendant une semaine tout en exhibant un niveau de violence incroyable contre les lycéennes en lutte, mais ce fonctionnaire du voyage de poissons dit "dramatisation", ndc), malgré les ressources policières, malgré la présence de véhicules blindés à Paris. Oui, la police et la gendarmerie ont été présentes.

    Oui, un arbitrage convenable mais perfectible entre protection des institutions et droits des manifestants a été trouvé (faut passer de la pommade pour pouvoir conseiller les princes ? bientôt une meilleure police avec Jobard, Rocher, etc., ndc) . Pourtant, loin de manifester sa force, ce dispositif hors norme signale la faiblesse de l’Etat. La répétition des heurts avec la police, certaines images d’actions comme la centaine d’élèves à Mantes-la-Jolie à genoux ou l’usage inutile des Flash-Ball illustrent le fait que l’obéissance résulte de la force et non la légitimité. L’ordre policier dans les rues ne vaut pas légitimité du pouvoir. S’il ne doit s’appuyer que sur lui, le gouvernement est menacé : le dispositif policier est à son point de rupture. Surtout, sa fonction n’est pas de se substituer à la légitimité politique. La cohésion nationale résulte d’un compromis politique issu d’un dialogue. C’est au gouvernement de trouver le moyen de l’établir.


  • Rythmes scolaires : Strasbourg reste à 4,5 jours mais change son organisation
    https://www.rue89strasbourg.com/rythmes-scolaires-semaine-4-jours-ecole-strasbourg-145831

    À partir de la rentrée 2019, les 25 000 écoliers strasbourgeois continueront d’aller à l’école 5 jours différents par semaine La capitale alsacienne fait figure d’exception parmi les 33 communes de l’Eurométropole. La municipalité a pris son temps, avec une concertation qui a pris la forme de réunions publiques et d’un questionnaire en ligne via le site [...] (lire l’article complet : Rythmes scolaires : Strasbourg reste à 4,5 jours mais change son organisation)


  • Thyeste au TNS, une plongée décadente dans les ténèbres et l’effroi
    https://www.rue89strasbourg.com/thyeste-au-tns-une-plongee-decadente-dans-les-tenebres-et-leffroi-1

    Créé pour le Festival d’Avignon 2018, joué dans la cour d’honneur du Palais des papes, le très attendu Thyeste de Sénèque est présenté au Théâtre National de Strasbourg jusqu’au samedi 15 décembre. Une histoire de vengeance mythologique à laquelle Thomas Jolly donne des accents contemporains et extravagants. (lire l’article complet : Thyeste au TNS, une plongée décadente dans les ténèbres et l’effroi)


  • Le Carillon débarque à Strasbourg pour rapprocher SDF et commerçants
    https://www.rue89strasbourg.com/le-carillon-debarque-a-strasbourg-pour-rapprocher-sdf-et-commercant

    Se couper les cheveux, aller aux toilettes, se réchauffer, voilà des gestes simples mais difficiles d’accès pour les personnes à la rue. Le Carillon veut rassembler des commerçants prêts à offrir ces quelques services. Déjà présent dans plusieurs villes de France, le réseau a ouvert une antenne à Strasbourg mi-novembre et cherche désormais des bénévoles. (lire l’article complet : Le Carillon débarque à Strasbourg pour rapprocher SDF et commerçants)


  • Le Bastion social perd son local à Strasbourg
    https://www.rue89strasbourg.com/le-bastion-social-perd-son-local-a-strasbourg-145778

    L’association d’extrême droite Bastion Social a vu son bail de son bar à Strasbourg, « L’Arcadia », s’arrêter après un an d’activité. Une conséquence, selon le propriétaire des lieux, des nombreuses dégradations de « l’ultragauche » à l’encontre des locaux. (lire l’article complet : Le Bastion social perd son local à Strasbourg)


  • Une com’ précipitée d’Emmanuel Macron complique le téléphérique Europapark
    https://www.rue89strasbourg.com/communication-emmanuel-macron-fragilise-telepherique-europapark-145

    Lors de sa venue à Strasbourg le dimanche 4 novembre, Emmanuel Macron a rencontré la famille Mack à 18h, propriétaire d’Europapark. Séduit par une idée de téléphérique au-dessus du Rhin soumise à l’été au ministère de l’Économie, le président français a souhaité mettre en scène cette entrevue et communiquer dessus dès le soir-même via la [...] (lire l’article complet : Une com’ précipitée d’Emmanuel Macron complique le téléphérique Europapark)


  • Ce week-end, un village de Noël à Grüber, un parc d’activité prometteur
    https://www.rue89strasbourg.com/ce-week-end-un-village-de-noel-a-gruber-un-parc-dactivite-prometteu

    C’est un peu le off du off du marché de Noël. Ce week-end, le parc privé Grüber à Koenigshoffen met les petits plats dans les grands pour faire connaître son foisonnement de projets au public. L’occasion de découvrir cet ancien site brassicole devenu discrètement la place de l’économie circulaire, solidaire et créative à Strasbourg. (lire l’article complet : Ce week-end, un village de Noël à Grüber, un parc d’activité prometteur)


  • « Même combat que les Gilets jaunes » : un syndicat de police dépose un préavis de grève pour samedi
    https://www.crashdebug.fr/actualites-france/15340-meme-combat-que-les-gilets-jaunes-un-syndicat-de-police-depose-un-p

    Je trouve que ce syndicaliste est très bien, ça change des abrutis pro-gouvernement qu’ont voie continuellement sur tous les plateaux télés. Vous remarquerez que comme le craignait Emmanuel Todd précédement certaines force de police appel de leur voeux l’intervention des militaires.

    Des manifestants font face à des policiers lors d’une manifestation de Gilets jaunes à Strasbourg, le 1er décembre 2018.

    Appelant à être entendu par l’exécutif, le syndicat de police Vigi a déposé un préavis de grève illimitée à partir du 8 décembre concernant certains personnels du ministère de l’Intérieur. L’organisation affirme rejoindre le combat des Gilets jaunes.

    Le préavis de grève ne concerne que les personnels administratifs, techniques, scientifiques, ouvriers d’État et cuisiniers de la (...)


  • Comment un parti domicilié à Matzenheim a financé des identitaires européens
    https://www.rue89strasbourg.com/comment-un-parti-domicilie-a-matzenheim-a-finance-des-identitaires-

    Entre 2012 et 2017, l’Alliance européenne des mouvements nationaux (AEMN) et sa fondation affiliée ont perçu plus de 2,5 millions d’euros du Parlement européen. Domicilié à Matzenheim puis à Strasbourg, ce rassemblement d’ultranationalistes a surtout servi pendant 5 ans à redistribuer de l’argent aux mouvements identitaires européens. Études bidon, commandes à des entreprises proches d’un parti ultranationaliste hongrois, soutien financier à une figure du « nationalisme révolutionnaire », Gabriele Adinofli… Enquête. (lire l’article complet : Comment un parti domicilié à Matzenheim a financé des identitaires européens)


  • Notre enquête européenne sur le financement des partis d’extrême-droite
    https://www.rue89strasbourg.com/enquete-europeenne-financement-partis-extreme-droite-145657

    À l’aide d’un fonds pour l’investigation journalistique dans l’Union européenne, Rue89 Strasbourg a mené une enquête de plusieurs mois sur le financement de l’extrême-droite via le budget du Parlement européen. Les travaux de notre équipe de cinq journalistes en Europe sont, pour l’heure, publiés sur notre site et dans le journal La Croix. (lire l’article complet : Notre enquête européenne sur le financement des partis d’extrême-droite)


  • Des années 1970 à 2007, quand le Racing dominait le PSG à la Meinau
    https://www.rue89strasbourg.com/archives-ina-racing-club-strasbourg-psg-stade-meinau-145572

    Archives vivantes – Le Racing affronte ce soir le Paris Saint Germain. Malgré les progrès strasbourgeois, battre Paris comme en 2017 serait toujours considéré comme un exploit, tant son adversaire survole le championnat de France de foot. Il y a pourtant une époque où la réception du PSG était un match comme un autre. Dans l’histoire de la Ligue 1, Strasbourg possède l’avantage lors des confrontations au stade de la Meinau (11 victoires à 7). Retour en images sur cinq victoires marquantes. (lire l’article complet : Des années 1970 à 2007, quand le Racing dominait le PSG à la Meinau)


  • À Strasbourg, la nuit craint les verres piégés au GHB
    https://www.rue89strasbourg.com/strasbourg-nuit-craint-verres-pieges-ghb-145378

    Témoignages spontanés, souvenirs (ou oublis) intriguants et petits changements à l’initiative d’établissements nocturnes… La crainte de se trouver avec son verre piégé à son insu par du GHB et ses dérivés, difficilement détectables, a été réactivée de manière visible ces derniers mois à Strasbourg. Les urgences et la police n’ont pourtant observé aucune recrudescence dans le même temps. (lire l’article complet : À Strasbourg, la nuit craint les verres piégés au GHB)