#cyberstructure

  • « Cyberstructure » par Stéphane Bortzmeyer - ITEANU Blog
    https://blog.iteanu.com/index.php?post/2019/02/17/%C2%AB-Cyberstructure-%C2%BB-par-St%C3%A9phane-Bortzmeyer

    par Olivier Iteanu

    Les débats sociétaux et politiques qui agitent l’Internet intéressent au plus haut point Stéphane Bortzmeyer. Mais ces débats sur les droits d’auteur, la neutralité du net et la censure, la défense de la vie privée bien sur, la cryptomonnaie et la cybersécurité, « sont rarement appuyés sur une compréhension du fonctionnement de l’Internet, du point de vue technique, comme du point de vue humaine » regrette l’auteur et il a raison.

    Le livre répond à ce constat. Il est alors ponctué de nombreuses définitions issues des RFC bien connues de l’auteur, qualifiés de textes sacrés de l’Internet, ou de son observation des phénomènes, préalable à un énoncé indispensable des problématiques traitées.

    De ce point de vue, le livre est une parfaite réussite.

    Vulgariser la technique, pour un membre de la communauté technique de l’Internet, n’est pas toujours bien vu par les membres de cette communauté, et pourtant, il l’a fait.

    Reconnaître que la politique et donc le droit, doivent être associés à la technique et la surpassent, n’a pas toujours été non plus la position de cette même communauté, et par exemple de l’Afnic à laquelle appartient Stéphane Bortzmeyer. Ainsi, à son origine, l’office d’enregistrement du .fr et son ancêtre l’INRIA voyaient dans le nom de domaine en .fr une pure ressource technique et c’est tout. La conséquence était que l’Afnic refusait d’enregistrer toute cession d’un nom de domaine en .fr, considérant que puisqu’il n’était qu’une ressource technique, il était hors du commerce. Les choses ont bien changé.

    L’autre raison qui explique le positionnement descriptif du livre tient à ce que l’auteur, qui se qualifie « d’optimiste irréaliste », n’avait tout simplement pas cette ambition. Son ambition avec ce livre, est d’éclairer les débats sociétaux et politiques d’une dimension technique et humaine.

    Aux termes de la lecture, on ressort en effet mieux armé, bien plus assuré, pour débattre des sujets fondamentaux de l’Internet, et cela rend l’ouvrage indispensable.

    #Cyberstructure #Stéphane_Bortzmeyer #C&F_éditions

  • Cyberstructure, Internet un espace politique - Revue Banque
    http://www.revue-banque.fr/management-fonctions-supports/breve/cyberstructure-internet-un-espace-politique
    http://www.revue-banque.fr

    Professionnel ou grand public, tout le monde utilise Internet en 2019. Le plus souvent sans réellement savoir ce qui se cache derrière la fenêtre de son navigateur ou de son gestionnaire de messagerie. Nombre de professionnels de l’informatique eux-mêmes n’ont pas toutes les clés pour comprendre techniquement comment s’est formé Internet, comment ce réseau mondial fonctionne et comment il est régulé. Et comme tout réseau de communication et d’échange humain depuis les agoras antiques, Internet est également un espace politique au sens premier du terme. Dans Cyberstructure, Internet un espace politique, Stéphane Bortzmeyer, ingénieur en réseaux informatiques travaillant à l’AFNIC (registre des noms de domaines en. fr), explique le fonctionnement d’Internet et les implications que ses contraintes techniques font peser sur l’exercice des droits fondamentaux de chacun. Pour le secteur financier, qui dépend toujours plus de sa connexion aux réseaux tant dans ses relations entre acteurs professionnels qu’avec ses clients, sur le territoire national comme dans ses relations internationales, la lecture de ce livre est indispensable pour mesurer à sa juste valeur le poids des GAFA, mais également les réponses que les internautes sous n’importe quelle contrainte (étatique ou commerciale) peuvent trouver pour récupérer un peu de libre arbitre.

    Cyberstructure, Internet un espace politique
    de Stéphane Bortzmeyer
    C&F éditions
    www.cyberstructure.fr

    #Cyberstructure #Stéphane_Bortzmeyer

  • Le livre de Stéphane Bortzmeyer « Cyberstructure : L’Internet, un espace politique » obtient le prix du livre Cybersécurité délivré par le Forum FIC 2019.

    Cette semaine se tient à Lille le Forum International de la Cybersécurité (#FIC2019). Ce forum regroupe plus de 8600 participants venant de 80 pays, pour trois jours de débats et d’interventions, tantôt politiques et militaires, tantôt techniques (https://www.forum-fic.com/accueil.htm)

    Comme chaque année, le Forum compose un jury d’experts pour décerner des prix aux livres les plus importants dans le domaine. Cette année, il y avait 42 ouvrages en compétition, et 4 livres primés (voir infra).

    Dont le livre « Cyberstructure : L’Internet, un espace politique » de Stéphane Bortzmeyer publié par C&F éditions
    (https://cfeditions.com/cyberstructure)

    Il faut dire que celui-ci possède un attrait particulier :

    – il s’agit d’un ouvrage très précis techniquement ; une qualité qui lui permet également de ne pas se perdre dans des explications touffues, et au final de produire un livre très pédagogique. Tout étudiant en informatique devrait avoir lu un tel ouvrage pour comprendre la structure de l’internet, les enjeux de la cryptographie ou la blockchain, sans se noyer dans trop de détails, ni se contenter de visions superficielles, ou mal informées ;

    – Cyberstructure fait aussi le pont entre les enjeux techniques de l’Internet et les questions politiques fondamentales, notamment les droits humains. Comment des interprétations du code informatique peuvent réduire les capacités d’expression et de vie privée des internautes ; et comment ces questions doivent être présentes dans l’esprit de tout développeur informatique, pour inscrire la défense des droits humains dans le code et l’architecture du numérique.

    Appuyé sur une longue expérience d’ingénieur et écrit par un ardent défenseur de la liberté d’expression et du commun de la communication numérique, Cyberstructure est un livre qui s’adresse à de nombreux publics.

    Les premiers lecteurs sont unanimes : un livre à conseiller sans arrière-pensées pour comprendre internet et pour agir en défense des droits humains dans le monde numérique.

    Et ils/elles sont nombreuses : en un mois et demi, le premier tirage a été épuisé. Le deuxième tirage arrive vendredi, donc vous pouvez dès maintenant commander sans hésiter, auprès de votre libraire favori ou en ligne sur notre site : https://cfeditions.com

    Résultats du concours de livres FIC2019
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    https://www.forum-fic.com/accueil/prix/prix-du-livre.htm

    1/ L’ouvrage consacré à Louis Pouzin a été classé « hors concours ».

    Louis Pouzin recevra un hommage particulier en présence des auteurs lors de l’intervention de madame Parly, le mardi 22 janvier après-midi.

    2/ Ont été primés (42 ouvrages candidats)

    Prix « Grand public » : Gilles Fontaine, Dans le cyberespace, personne ne vous entend crier, éditions Jean-Claude Lattes

    Prix « Cybersecurité » : Stéphane Bortzmeyer, Cyberstructure, l’internet un espace politique, C&F Éditions

    Prix « Cyberdéfense » : Stéphane Taillat, Amaël Cattaruzza, Didier Danet, La Cyberdéfense, politique de l’espace numérique, éditions Armand Colin.

    « Coup de cœur du Jury » : Stéphane Mallard, Disruption, préparez-vous à changer le monde, éditions Dunod.

    #Cyberstructure #Stéphane_Bortzmeyer #FIC_2019 #Cybersécurité

  • Nous vous rappelons qu’il existe d’autres possibilités | Entre les lignes entre les mots
    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2019/01/15/nous-vous-rappelons-quil-existe-dautres-possibilites

    par Didier Epsztajn

    « Voilà l’ambition de ce livre : expliquer le fonctionnement de l’Internet, aussi bien du point de vue technique qu’humain ; pas uniquement pour le plaisir de la connaissance mais également pour permettre au citoyen et à la citoyenne de comprendre les enjeux politiques du monde numérique ».

    L’auteur nous rappelle que « l’Internet ne connecte pas des machines, il connecte des humains ». Derrière le fétichisme de la machine, des rapports sociaux entre être humains. Comment ne pas faire le parallèle avec le fétichisme de la marchandise, le fait qu’un rapport social des êtres humains entre eux se présente comme un rapport des choses entre elles… « Ce livre se fonde sur une opinion : l’importance des droits humains et de leur respect, que ce soit sur l’Internet ou ailleurs ; et sur une constatation : tout est politique, même ce qui paraît purement technique ».

    Dans une première partie « L’Internet derrière l’écran », Stéphane Bortzmeyer présente, de façon claire pour les profanes, les différents éléments permettant de construire une littératie numérique pour chacun·e, condition d’une maitrise raisonnée afin de ne pas rester simplement consommateurs/consommatrices dépourvu·es. Il souligne, entre autres, les enjeux techniques, la matérialité d’Internet, l’importance des interventions humaines, celle de la médiation de la communication entre tiers, les protocoles, l’adresse IP, la neutralité du réseau et ceux qui la viole, les noms de domaines et les DNS, les serveurs et leur gestion, la circulation des paquets, ce que voit l’utilisateur/utilisatrice, les applications, les logiciels libres et les logiciels privateurs, les problèmes de sécurité versus de vie privée, la surveillance et le traçage, les cookies, la cryptographie et ses limites, la communication directe de pair à pair, les chaines de blocs, ce qui donne le pouvoir, les dépenses d’énergie (car loin des fables sur la dématérialisation, la consommation d’énergie, reste un enjeu considérable pour la transition énergétique nécessaire), le rôle négatif de la centralisation, la politique et la gouvernance (une notion très inadéquate, un « joli mot » pour parler des mécanismes politiques).

    Je souligne les explications sur l’absence de clarté dans la structure de décisions, ce bien commun – infrastructure partagée – qui ne fonctionne pas tout seul, les acteurs/actrices et leurs pouvoirs, l’opposition des intérêts, le rôle des Etats, les sous-traitances d’activité régalienne, les fournisseurs de logiciels et de matériels, le risque de « portes dérobées », les mal-nommés objets connectés – de fait des ordinateurs, les pouvoirs des opérateurs en particulier le pouvoir lié aux usages massifs, l’interopérabilité, la transparence nécessitant la publicité complète des débats, les régulateurs… « Pour résumer cette section sur la gouvernance de l’Internet, on peut donc dire qu’il y a de très nombreux acteurs, sans hiérarchie claire. Ils agissent parfois de concert, et ils s’opposent souvent. Et, quand ils agissent ensemble, ce n’est pas toujours dans l’intérêt des utilisateurs »

    Un réseau créé peut-il assurer le respect des droits humains ? « on peut arrêter de croire que la technique est complètement neutre, étudier les conséquences des protocoles sur les droits humains et essayer d’améliorer ces protocoles à la lumière de cette analyse ».

    Les techniques peuvent faciliter ou encourager certains usages, la relation entre la technique et la politique n’est pas unidimensionnelle et unilatérale, l’accès à l’Internet peut lui-même être considéré comme un droit humain, la littératie numérique nécessite « de nouvelles compétences, à développer et à enseigner »

    Qu’en est-il de la censure ? Loin des idées farfelues sur une conception libérale (plus « équitable » qu’égalitaire) de la liberté et son extension permise par le numérique, l’auteur souligne que « la règle c’est la censure », les listes de blocage gouvernementaux jamais explicites « ce qui interdit tout examen externe de son bien-fondé », la sous-traitance à des entreprises privées dont le principal déterminant n’est jamais la liberté d’expression, les attaques visant à rendre des services indisponibles, les ordinateurs zombies, les traçages à l’insu de chacun·e, les modifications de données en transit, la « sécurité » mais de qui ?, la neutralité – « l’internaute voudrait que l’on achemine ses paquets sans favoriser (ou défavoriser) tel type de trafic, ou tel utilisateur », l’espace commun…

    #Cyberstructure #C&F_éditions #Stéphane_Bortzmeyer

  • Ce que peut faire votre Fournisseur d’Accès à l’Internet – Framablog
    https://framablog.org/2018/11/29/ce-que-peut-faire-votre-fournisseur-dacces-a-linternet

    Pour vous connecter à l’Internet, vous avez besoin d’un FAI (Fournisseur d’Accès à l’Internet), une entreprise ou une association dont le métier est de relier des individus ou des organisations aux autres FAI. En effet, l’Internet est une coalition de réseaux, chaque FAI a le sien, et ce qui constitue l’Internet global, c’est la connexion de tous ces FAI entre eux. À part devenir soi-même FAI, la seule façon de se connecter à l’Internet est donc de passer par un de ces FAI. La question de la confiance est donc cruciale : qu’est-ce que mon FAI fait sans me le dire ?

    Outre son travail visible (vous permettre de regarder Wikipédia, et des vidéos avec des chats mignons), le FAI peut se livrer à des pratiques plus contestables, que cet article va essayer d’expliquer. L’article est prévu pour un vaste public et va donc simplifier une réalité parfois assez compliquée.

    Notons déjà tout de suite que je ne prétends pas que tous les FAI mettent en œuvre les mauvaises pratiques décrites ici. Il y a heureusement des FAI honnêtes. Mais toutes ces pratiques sont réellement utilisées aujourd’hui, au moins par certains FAI.

    Mais ces modifications sont une violation directe du principe de neutralité de l’intermédiaire (le FAI). La « neutralité de l’Internet » est parfois présentée à tort comme une affaire financière (répartition des bénéfices entre différents acteurs de l’Internet) alors qu’elle est avant tout une protection des utilisateurs : imaginez si la Poste modifiait le contenu de vos lettres avant de les distribuer !

    Les FAI qui osent faire cela le savent très bien et, dans tous les cas cités, aucune information des utilisateurs n’avait été faite. Évidemment, « nous changerons vos données au passage, pour améliorer nos bénéfices » est plus difficile à vendre aux clients que « super génial haut débit, vos vidéos et vos jeux plus rapides ! » Parfois, même une fois les interférences avec le trafic analysées et publiées, elles sont niées, mais la plupart du temps, le FAI arrête ces pratiques temporairement, sans explications ni excuses.

    Quelles sont les solutions, alors ? Se passer de FAI n’est pas réaliste. Certes, des bricoleurs peuvent connecter quelques maisons proches en utilisant des techniques fondées sur les ondes radio, mais cela ne s’étend pas à tout l’Internet. Par contre, il ne faut pas croire qu’un FAI est forcément une grosse entreprise commerciale. Ce peut être une collectivité locale, une association, un regroupement de citoyens. Dans certains pays, des règles très strictes imposées par l’État limitent cette activité de FAI, afin de permettre le maintien du contrôle des citoyens. Heureusement, ce n’est pas (encore ?) le cas en France. Par exemple, la FFDN (Fédération des Fournisseurs d’Accès Internet Associatifs) regroupe de nombreux FAI associatifs en France. Ceux-ci se sont engagés à ne pas recourir aux pratiques décrites plus haut, et notamment à respecter le principe de neutralité.

    Bien sûr, monter son propre FAI ne se fait pas en cinq minutes dans son garage. Mais c’est possible en regroupant un collectif de bonnes volontés.

    Et, si on n’a pas la possibilité de participer à l’aventure de la création d’un FAI, et pas de FAI associatif proche, quelles sont les possibilités ? Peut-on choisir un bon FAI commercial, en tout cas un qui ne viole pas trop les droits des utilisateurs ? Il est difficile de répondre à cette question. En effet, aucun FAI commercial ne donne des informations détaillées sur ce qui est possible et ne l’est pas. Les manœuvres comme la modification des images dans les réseaux de mobiles sont toujours faites en douce, sans information des clients. Même si M. Toutlemonde était prêt à passer son week-end à comparer les offres de FAI, il ne trouverait pas l’information essentielle « est-ce que ce FAI s’engage à rester strictement neutre ? » En outre, contrairement à ce qui existe dans certains secteurs économiques, comme l’agro-alimentaire, il n’existe pas de terminologie standardisée sur les offres des FAI, ce qui rend toute comparaison difficile.

    Dans ces conditions, il est difficile de compter sur le marché pour réguler les pratiques des FAI. Une régulation par l’État n’est pas forcément non plus souhaitable (on a vu que c’est parfois l’État qui oblige les FAI à surveiller les communications, ainsi qu’à modifier les données transmises). À l’heure actuelle, la régulation la plus efficace reste la dénonciation publique des mauvaises pratiques : les FAI reculent souvent, lorsque des modifications des données des utilisateurs sont analysées et citées en public. Cela nécessite du temps et des efforts de la part de ceux et celles qui font cette analyse, et il faut donc saluer leur rôle.

    #FAI #Stéphane_Bortzmeyer #Cyberstructure

  • #Cyberstructure
    L’Internet : un espace politique
    C & F Éditions
    https://cfeditions.com/cyberstructure

    Tiens, @stephane sort un bouquin et n’en dit rien ici

    « Les outils de #communication ont d’emblée une dimension politique : ce sont les relations humaines, les idées, les échanges commerciaux ou les désirs qui s’y expriment. L’ouvrage de Stéphane Bortzmeyer montre les relations subtiles entre les décisions techniques concernant l’Internet et la réalisation - ou au contraire la mise en danger - des #droits_fondamentaux. Après une description précise du fonctionnement de l’#Internet sous les aspects techniques, économiques et de la prise de décision, l’auteur évalue l’impact des choix informatiques sur l’espace politique du #réseau.

    Un ouvrage pour appuyer une citoyenneté informée, adaptée aux techniques du XXIe siècle et en mesure de défendre les droits humains. »

    #livre