• Contenir la pandémie sans confinement ? COVID 2 - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=e3WXfTOw7xY

    Dans cette vidéo, on explore les différentes options pour réduire le taux de reproduction effectif Rt. En dehors d’un confinement généralisé, il semble indispensable d’exploiter des solutions comme le contact tracing électronique. Cependant, celui-ci ne sera efficace que si une large proportion de la population l’utilise (l’effet est quadratique). Sa promotion massive semble donc critique.

    NB : Après la mise en ligne de cette vidéo, j’ai découvert ces deux autres publications qui estiment elles aussi que la fraction des contaminations pré-symptomatiques semblent ~50%. Voilà qui confirme l’importance du contact tracing pour réduire le taux de reproduction effectif.
    https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.03.05.20031815v1
    https://wellcomeopenresearch.org/articles/5-58

    Lancez vos simulations épidémiologiques à la 3Blue1Brown :
    https://prajwalsouza.github.io/Experiments/Epidemic-Simulation.html

    #COVID19 #coronavirus #simulations

    • Je vais essayer d’être diplomate (même si c’est pas gagné) car je comprends qu’avec l’inquiétude actuelle et l’impuissance dans laquelle nous sommes isolés, certaines personnes soient tentées de trouver dans le contact tracing une solution à étudier attentivement.
      Se consacrer à cela n’est-il pas un moyen efficace de se détourner de la réalité de la maladie et de ses effets de bord sociaux et politiques déjà à l’œuvre ?
      Pouvons nous essayé de prendre un peu de distance au lieu de rêver à un miracle technologique (que certain·es nomment le #bluff_technologique) pour analyser factuellement les proratas médicaux (tests/masques/soins hospitaliers), puis si il le faut vraiment creuser l’application du contact tracing d’un point de vue uniquement technique (comment marche le bluetooth et avec qui).
      Faire cela avant même d’activement se remémorer l’histoire de la mise en place exponentielle des moyens de surveillance globale de la population appuyés sur la peur et la précipitation depuis 25 ans ? avant même de penser qu’un tel basculement ne peut nous mener qu’à la mise en danger de la démocratie ?

      https://seenthis.net/messages/844226

    • De toute manière, sur une bonne partie de la population, ça ne marchera pas plus qu’un numéro vert pour un problème de société.

      1⃣ Il faut des téléphoner compatibles (et beaucoup de gens préfèrent des téléphones qui ne font qui téléphoner).
      2⃣ Il faut savoir les utiliser → on est toujours pas certains d’avoir réussi à expliquer à ma belle-mère comment avoir une téléconsultation avec sa psy.
      3⃣ ceux qui réunissent les 2 premières conditions sont les + susceptibles de savoir aussi contourner le dispositif au besoin.

      Donc, on arrête de perdre du temps sur des doudous stupides et on doit juste repenser toute l’organisation sociale…

    • C’est le problème rencontré en sécurité informatique où sur l’usage d’outils que nous pensons basiques, le dysfonctionnement est d’abord entre la chaise et l’écran.

      Un exemple aussi d’une grand-maman bien connue de mes services bisoux virtuels à qui j’ai envoyé un lien à cliquer pour pouvoir échanger par visio sur jitsi. Une heure au téléphone pour lui demander de cliquer sur le lien qu’elle avait reçu sur sa tablette (oui, la famille lui a offert une tablette second prix l’année dernière pour qu’elle reçoive de leurs nouvelles). Elle a abandonné, on devait se voir depuis Noël, on repoussait notre venue, voila, on ne se verra pas, même pas en visio.

      Cette dame de 83 ans sait toutefois se servir des textos, au grand dam de ses petits enfants qui reçoivent des SMS de trois mots quand ils se sont fendus d’un long texte bien écrit en beau français :)

    • D’autres points à considérer :

      – les outils technologiques de surveillance de masse existent déjà, qu’on le veuille ou non ; si les services de renseignement veulent tracer où tu as été et qui tu as fréquenté, c’est déjà faisable, et sans doute déjà fait dans de nombreux pays, comme l’a montré Snowden ;

      – Facebook, c’est 37 millions d’utilisateurs actifs chaque mois en France. Prétendre que les gens ne sont pas équipés, ne savent faire, ou qu’ils ne veulent pas se faire fliquer, c’est une vue de l’esprit ; il y a de nombreuses difficultés avec les logiciels « privacy first », mais l’aspect diffusion/acceptabilité ne me semble pas le plus complexe ;

      – une question qui se pose de manière extrêmement urgente, c’est de savoir si les États vont utiliser cet épisode pour officialiser les outils les plus intrusifs et répressifs, où si l’on peut refuser l’officialisation des outils tels qu’ils sont ouvertement utilisés dans l’autres pays, et pousser pour aller vers les outils conçus par des spécialistes du « privacy-first » plutôt que par Palantir et avec une absence à peu près totale de contrôle démocratiqu ;

      Dit autrement : les outils de surveillance de masse existent déjà, mais leur valeur répressive est relativement limitée, parce que leur utilisation n’est pas officielle (c’est du domaine du renseignement, qui est certes très problématique, mais qui est plus ou moins limité). Si on officialise ces outils dans le cadre de l’épidémie, on change d’échelle, et leur valeur répressive restera, parce qu’on aura accepté ça cette fois. Une fois qu’on aura officialisé l’idée qu’un outil à la Palantir est utile en étant accessible aux flics « de terrain » et peut être utilisé dans une procédure juridique (démontrer que tu n’as pas respecté le confinement plusieurs fois de suite), ça restera si on invoque le terrorisme, les black blocks, les néonazis, les violeurs pédophiles ou je ne sais quoi. L’alternative envisagée, c’est donc de proposer l’utilisation d’outils conçus pour ne pas pouvoir être utilisés de manière répressive (parce que sans moyens d’identification) mais qui rempliront le même but (limiter la propagation de l’épidémie), retirant ainsi la « justification » de l’utilisation de moyens intrusifs.

      – le grand risque, c’est que le déconfinement soit suivi, moins d’un mois après, par une hausse brutale des contaminations et l’imposition dans l’urgence d’un second confinement ; s’il y a échec du déconfinement (et ça nous semble à tous très probable), la question des libertés publiques deviendra tellement accessoire qu’on va pleurer. Si l’État se retrouve avec un second confinement et absolument tout le monde qui exige de lui de trouver immédiatement une solution (Saint Raoult priez pour nous), je n’ai rigoureusement aucune doute, mais alors aucun, que les méthodes instaurées seront d’une violence que l’on pense aujourd’hui impossible. Croire qu’on échappera alors à Palantir et à la surveillance électronique renforcée (tout ça sera de toute façon réclamé par la population), ça me semble dangereusement naïf. On prendra le logiciel et les méthodes de flicage sud-coréens, au mieux, et on les appliquera à la Lallement, et ce ne sera plus du tout discutable.

      – dans l’immédiat, on n’a pas le droit de sortir de chez nous, si on le fait c’est avec la crainte de tomber sur des flics, on n’a pas le droit de se rencontrer, on n’a pas le droit de manifester, on n’a pas le droit d’aller voter, l’effondrement économique a aussi pour conséquence qu’on a de moins en moins la possibilité de subvenir aux besoins de sa famille (je ne suis pas pour le « tout économique », mais tout de même), ce sont les plus faibles socialement et physiquement qui en prennent plein la gueule les premiers, etc. On n’est pas dans une situation où il y aurait des choix parfaits, et où l’on peut considèrer des absolus quant à nos libertés. Parce que pour l’instant et pour une période dangereusement longue, notre libertés fondamentales sont déjà abolies (aller et venir, rassemblement, démocratie, éducation…).

      – l’autre grosse alternative, et c’est certainement la solution qui se met en place sans le dire explicitement, c’est l’immunité de groupe (malgré les doutes sur l’immunité). Le confinement ne sert dans cette optique qu’à atteindre un niveau d’acceptabilité, dans nos démocraties, au fait qu’on va laisser crever une partie de notre population. Le coût d’un second confinement serait tellement intolérable que la population acceptera ce choix, initialement indéfendable. Depuis une semaine, on a d’ailleurs en France toute une littérature qui fleurit allant dans ce sens.

      Du coup, dans cette logique (et dans un sens donc contraire aux considérations précédentes), on peut suspecter que l’annonce du logiciel soit, justement, une sorte de gri-gri destiné à calmer l’opinion et justifier le déconfinement, et pouvoir dire, s’il y a trop de morts, que vous voyez bien, on avait tout mis en place, mais les gens n’ont pas voulu utiliser l’outil qu’on leur avait proposé. (Donc c’est la faute aux gens.)

    • Tout comme Arno, je pense que la plupart des gens vont installer l’appli sans sourciller, tout comme ils utilisent Facebook et tous les services de Google... Il n’y a qu’à voir aussi comment en ce moment tout le monde se rue sur Zoom malgré tous les articles et avertissements qu’on peut lire partout, alors que des alternatives tout aussi pratiques (voire mieux) et open-source existent, comme jitsi. La question est donc d’exiger une appli qui ne fera que du tracking anonyme et rien d’autre. J’y crois moyen et en même temps j’ai une petite lueur d’espoir depuis que j’ai vu que le code de leur formulaire d’attestation dérogatoire était publié sur Github (même si on peut toujours penser que le code effectivement mis en œuvre n’est pas tout à fait celui qui nous est présenté).

    • – les outils technologiques de surveillance de masse existent déjà, qu’on le veuille ou non ; si les services de renseignement veulent tracer où tu as été et qui tu as fréquenté, c’est déjà faisable, et sans doute déjà fait dans de nombreux pays, comme l’a montré Snowden ;

      Tu fais des suppositions non démontrées et en avançant ainsi tu considères que personne n’y peut rien et tu invites à renoncer à dénoncer les différents procédés de surveillance et de suivi. L’argument du on le sait déjà n’est pas recevable, parce qu’il tient du fantasme paranoïaque, ça ne veut pas dire que c’est faux, mais qu’il y a certaines formes de surveillance. Heureusement qu’il existe encore des moyens d’y échapper.

      – Facebook, c’est 37 millions d’utilisateurs actifs chaque mois en France. Prétendre que les gens ne sont pas équipés, ne savent faire, ou qu’ils ne veulent pas se faire fliquer, c’est une vue de l’esprit ; il y a de nombreuses difficultés avec les logiciels « privacy first », mais l’aspect diffusion/acceptabilité ne me semble pas le plus complexe ;

      Merci de citer tes sources. 37 millions de comptes actifs, ce n’est pas 37 millions de personnes. Ce n’est pas une vue de l’esprit de se rendre compte que les personnes les plus exposées sont des personnes qui ne sont pas équipées en smartphone. On ne parle pas d’un ordinateur à la maison.

      – une question qui se pose de manière extrêmement urgente, c’est de savoir si les États vont utiliser cet épisode pour officialiser les outils les plus intrusifs et répressifs, où si l’on peut refuser l’officialisation des outils tels qu’ils sont ouvertement utilisés dans l’autres pays, et pousser pour aller vers les outils conçus par des spécialistes du « privacy-first » plutôt que par Palantir et avec une absence à peu près totale de contrôle démocratique ;

      Il y a urgence de masques et de tests, de lits d’hopitaux mais certainement pas urgence de la mise en place d’une surveillance sociale de masse électronique telle qu’elle voudrait s’imposer actuellement. N’oublions pas le contexte politique, voir la différence de gestion sanitaire en Allemagne et en France, on parle bien d’un but sanitaire et tout concoure à montrer le contraire. Je continue de dire que nous nous épuisons dans un débat technologique qui ne devrait pas avoir lieu et qui est une façon de nous détourner des réalités catastrophiques.

      Je peux malheureusement répondre oui à la première question, parce que cela se vérifie à chaque crise depuis 25 ans, les libertés se réduisent aux profits d’un Etat sécuritaire, toute occasion est bonne et les tenants de la surveillance électronique, du croisement de fichiers et du traçage sont des lobbyistes très actifs, de type Babinet (video youtube du 1er avril), qui n’ont aucune limite ni scrupule politique à t’exposer que les mails sont une source à prendre en compte dans le dossier médical multidatas qu’ils promeuvent et qui rêvent de fermer la CNIL déjà réduite à rien. Concernant Palentir, c’est une boite américaine qui analyse pour la DGSE et autres services secrets français les résultats des données collectées en france. Ça me laisse toujours pontoise de réaliser que les français sont carrement naïfs ou que nous sommes simplement toujours dans les mains des mêmes industriels du complexe militaro industriel depuis 1941 qui font croire à une guerre économique entre pays alors qu’elle est entre classes dominantes et les 99% qui subissent leurs incompétences délirantes et leurs fantasmes de contrôle total. Mais oui, je pense que ce sera Palantir et Consorts et même pire.

      Pour revenir à la croyance en des alternatives de traçage, à partir du moment où les principes démocratiques sont baffoués parce qu’il y aura violation de la vie privé via une technique de suivi personnalisé (sous des prétextes fallacieux car je répète que l’efficience sanitaire du traçage est loin d’être prouvée), qu’elle soit anonyme ou pas ne change rien (il n’y a pas d’anonymat dans du traçage), ni de garanti par un encadrement de la CNIL qui a appris à aplatir ses prérogatives chaque fois qu’un échelon supplémentaire est franchi.

      Je vois plutôt se profiler une surveillance de multiples sources justifiée par une meilleure efficience et surtout pour notre bien sanitaire. FB+internet+conversations filtrées+Géolocalisation+traçage+biométrie+rfid+ saupoudrage d’un peu d’alternatifs pour faire plaisir aux geeks qui rêvent d’un monde libre informatisé et faire croire que tout est sous contrôle démocratique.

      Nos avis démocratiques ne pèseront pas grand chose face aux milliards de $ que pèsent les données de santé et de profilage, surtout pour sauver des vies dont ils se foutent totalement. Ce qui m’intéresse à regarder actuellement c’est la méthode de persuasion qui va être utilisée. Ça suit son cours et la diversion fonctionne à merveille …

      Dit autrement : les outils de surveillance de masse existent déjà, mais leur valeur répressive est relativement limitée, parce que leur utilisation n’est pas officielle (c’est du domaine du renseignement, qui est certes très problématique, mais qui est plus ou moins limité). Si on officialise ces outils dans le cadre de l’épidémie, on change d’échelle, et leur valeur répressive restera, parce qu’on aura accepté ça cette fois. Une fois qu’on aura officialisé l’idée qu’un outil à la Palantir est utile en étant accessible aux flics « de terrain » et peut être utilisé dans une procédure juridique (démontrer que tu n’as pas respecté le confinement plusieurs fois de suite), ça restera si on invoque le terrorisme, les black blocks, les néonazis, les violeurs pédophiles ou je ne sais quoi. L’alternative envisagée, c’est donc de proposer l’utilisation d’outils conçus pour ne pas pouvoir être utilisés de manière répressive (parce que sans moyens d’identification) mais qui rempliront le même but (limiter la propagation de l’épidémie), retirant ainsi la « justification » de l’utilisation de moyens intrusifs.

      Prends juste l’exemple de Tarnac, avec Coupat qui est soupçonné parce qu’il n’a pas de téléphone portable, la répression est déjà là et n’a pas besoin de notre accord pour se déployer. La technique le permet, la répression suit, l’accompagne. Ce n’est pas de quelle manière cela va se déployer, ni si il y a anonymat ni si les intentions sont louables, mais si nous savons faire bloc contre cette hallucination collective pro technosurveillance. Je préfère me battre contre toutes les prisons car il n’y a pas de prison alternative.

      – le grand risque, c’est que le déconfinement soit suivi, moins d’un mois après, par une hausse brutale des contaminations et l’imposition dans l’urgence d’un second confinement ; s’il y a échec du déconfinement (et ça nous semble à tous très probable), la question des libertés publiques deviendra tellement accessoire qu’on va pleurer. Si l’État se retrouve avec un second confinement et absolument tout le monde qui exige de lui de trouver immédiatement une solution (Saint Raoult priez pour nous), je n’ai rigoureusement aucune doute, mais alors aucun, que les méthodes instaurées seront d’une violence que l’on pense aujourd’hui impossible. Croire qu’on échappera alors à Palantir et à la surveillance électronique renforcée (tout ça sera de toute façon réclamé par la population), ça me semble dangereusement naïf. On prendra le logiciel et les méthodes de flicage sud-coréens, au mieux, et on les appliquera à la Lallement, et ce ne sera plus du tout discutable.

      Depuis le début du covid le gvt nous mène en bateau, je n’ai aucun doute qu’on arrivera à palentir par un chemin ou un autre et en plus avec l’assentiment de la population et le chemin le plus court trouvé pour le moment c’est de laisser travailler les « alternatifs » dessus, histoire que la gauche technophile se foute bien sur la gueule.

      – dans l’immédiat, on n’a pas le droit de sortir de chez nous, si on le fait c’est avec la crainte de tomber sur des flics, on n’a pas le droit de se rencontrer, on n’a pas le droit de manifester, on n’a pas le droit d’aller voter, l’effondrement économique a aussi pour conséquence qu’on a de moins en moins la possibilité de subvenir aux besoins de sa famille (je ne suis pas pour le « tout économique », mais tout de même), ce sont les plus faibles socialement et physiquement qui en prennent plein la gueule les premiers, etc. On n’est pas dans une situation où il y aurait des choix parfaits, et où l’on peut considèrer des absolus quant à nos libertés. Parce que pour l’instant et pour une période dangereusement longue, notre libertés fondamentales sont déjà abolies (aller et venir, rassemblement, démocratie, éducation…).

      C’est assez bien vendu en effet mais je n’achète pas.

      – l’autre grosse alternative, et c’est certainement la solution qui se met en place sans le dire explicitement, c’est l’immunité de groupe (malgré les doutes sur l’immunité). Le confinement ne sert dans cette optique qu’à atteindre un niveau d’acceptabilité, dans nos démocraties, au fait qu’on va laisser crever une partie de notre population. Le coût d’un second confinement serait tellement intolérable que la population acceptera ce choix, initialement indéfendable. Depuis une semaine, on a d’ailleurs en France toute une littérature qui fleurit allant dans ce sens.

      Disons que laisser mourir des personnes et même les euthanasier sans leur accord ni celui de leurs familles sous prétexte qu’ils auraient peut-être le covid et qu’il n’y a pas assez de lits en réanimation c’est aujourd’hui et maintenant en france. Ça me suffit pour voir que ce gouvernement n’en a absolument rien à foutre de sa population et que s’il faut s’allier aux pires des américains pour réaliser le grand panoptique de surveillance cette crise servira comme excellent prétexte et au lieu de tests et de masques et de lits d’hopitaux, tout le monde demandera des drones et du traçage et de la répression bien entendu.

      Du coup, dans cette logique (et dans un sens donc contraire aux considérations précédentes), on peut suspecter que l’annonce du logiciel soit, justement, une sorte de gri-gri destiné à calmer l’opinion et justifier le déconfinement, et pouvoir dire, s’il y a trop de morts, que vous voyez bien, on avait tout mis en place, mais les gens n’ont pas voulu utiliser l’outil qu’on leur avait proposé. (Donc c’est la faute aux gens.)

      Oui, parfaitement d’accord, c’est la méthode de persuasion qui sera probablement utilisée, le #bluff_technologique, one more time.

    • Pour poursuivre mes propos, voila comment avec #stopcovid les bonimenteurs du traçage numérique des #données_personnelles sensibles commes les #données_de_santé peuvent enfin placer leurs discours : ici le babinet national, qui refuse de dire pour quelles entreprises il travaille (YT V4yf3HOEHPk) mais dispose de sa place en tant que #digital-champion (sic) français (groupe des conseillers au numérique européen). Souvenez-vous, c’est lui qui voulait fermer la CNIL et sert ici de conseil au smartank de l’#institut_Montaigne (Bébéar), ne vous méprenez pas sur le style alternatif cool sympa qu’il se donne, ce qu’il propose est bien une #société_de_contrôle totalitaire avec profilage médical de chacun·e basé sur l’aspiration de données provenant de sources diverses comme les données d’alimentation ou la lecture des emails …
      extrait de la vidéo

      1er avril 2020
      https://www.youtube.com/watch?v=Rxt-8Z1dQHg?t=471

      Comment ça, vous ne saviez pas à quoi vous attendre avec la république numérique de Macron ?

      #future-of-innovation-in-europe
      Friday, 20 March
      https://www.iiea.com/event/france-and-the-future-of-innovation-in-europe

      In his address to the IIEA, Gilles Babinet will offer his perspective on the future of innovation in Europe and discuss the French Government’s work on innovation and startups (Visa Tech, Next40). He will comment on the implications of europeanisation as French efforts increasingly focus on French champions. Gilles Babinet will also discuss issues such as 5G, connected objects, the need for an overarching ecosystem and how to prepare for it.

    • De Moreno à #Babinet, vive la France. Merci @touti.
      Des notes partielles et hachetagueuses dont vous pouvez vous passer car elles sont peu utilisables (à l’envers de seenthis, je le crains).
      #biopolitique et #biopouvoir se cuisinent en public sur FB dans une ambiance de coolitude concentrée, Kuhn, Vermer et tant d’autres à la rescousse. Bracelet brésilien, faut voir la tronche du type et entendre son phrasé, dans une micro Station F humanisée par des plantes, il regarde dans sa pensée et l’avenir, et pas la caméra, mais au dessus d’elle, en contre plongée façon Mussolini 2.0 ou Psychose d’Hitchcock, c’est comme à Paris, on ne reconnait plus bien bien les fascisants, et les nombreux bourges qui se la jouent n’importe qui (camouflage social et politique : il y aurait donc une guerre quand même ?).

      #bio-statistique #économie_comportementale #paradigme (changement voire rupture de), des #données_structurées à la #règle_des_trois_V : #volume #vélocité #variété ce qui donne accès et lisibilité à des #données_non_structurées : #compte_rendu_médicaux #dossiers_patients #données_cohorte
      et une foule d’autres (voir capture d’écran dans le seen de Touti) après avoir été limité par une #malédiction_dimensionnelle qui contraignait à des #extractions, celle-ci cède le pas avec l’#IA et le # machine_learning, #_google_flew_ « a été critiqué » mais montrait le chemin #géolocalisation #mels #données_Gafam #données_privées, tout doit y passer car rien de ce qui est humain ne nous est étranger.
      oui, oui, oui, « on conçoit qu’il y a des risques #privacy »
      santé, « il n’y a jamais eu de réduction de l’investissement » (tour de passe-passe quantitativiste qui ne dit rien des usages de l’argent, de leurs implication ou de la qualité de soin), ce qui domine c’est la « dépense hospitalière plus que la médecine de ville dans ce modèle », là on s’approche d’un os, puis d’un autre : « #prévention moins financée qu’ailleurs » (intégration et renversement de la critique).
      La #santé_algorithmique bouleverse l’#épidémiologie. Il s’agit de #détecter_en_amont (ce que fait une partie de « l’Asie ou la concentration de population fait tourner le dos au modèle européen »), de pratiquer une #épidémiologie_prédictive (et avant non ? la rétrospection était pas destinée à prévoir ?)
      « #tranversalisation, plutôt que bureaucratie et ses silos » (là aussi reprise de la critique de la segmentation/séparation, à ses propres fins : des solutions pour #money_makers).
      #épidémiologie_de_masse (pléonasme, l’épidémiologie taffe sur la population) : « regarder comment les gens se déplacent, par grappe ou de façon individuelle »
      #hôpital_de_ville #back_tracking #contrôle_de_la_quarantaine
      #gouvernance_de_la_donnée
      En #Estonie, c’est remarquable (Demain tous estoniens, livre) : « on voit quand un fonctionnaire regarde ses données, si ce n’est pas justifié, on peut gagner son procès », « obtenir des sanctions » (jusqu’à la prison pour un fonctionnaire, on a pas dit un patron de labo ou un ministre mais quand même, c’est beau comme la démocratie), ça nécessite un #parquet_indépendant (...) et la réduction du #pouvoir_administratif.
      #épidémiologues_2.0 « capables de se mettre à la hauteur d’une vison politique » (de politiques qui se foutent de l’épidémiologie, à voir les deux mois qui viennent de passer ? ça risque pas de faire dégringoler encore l’épidémiologie ? Il ya une épidémiologie à détruire pour en imposer une autre ?)
      #États et #plate_forme ? Il faut un #État_plateforme pour une société inclusive ! Un État autonome du privé (...), de l’#empowerment ( sic ) du #citoyen (...), « faire du #réveil_de_la_société_civile un levier ». Fonder la politique menée sur la liberté des sujets pour faire marcher la société de concurrence, adopter un néolibéralisme authentique plutôt que de jouer Clémenceau et autres « pères de la Nation », Macron en tombe par terre.
      Avec la révolution numérique, on a une #technologie_de_l'aplatissement (Stallman avec nous !), avec ses travers, dont les #Gafam (...), faut jouer à plein cette #révolution_numérique contre le pli du #colbertisme, ce mal français qui est une qualité du « communisme » chinois selon nombre des coreligionnaires de Balbinet (nombreuses sont les demeures dans la maison du père, et chez maman cybernétique, c’est pareil, comme dirait Brigitte Fontaine).
      Là, « la collaboration Gafam/États avance grâce à l’urgence, par exemple les fake-news sur les gestes barrière sont retirées. » Reste que les flutes incohérentes de Trump, Bolsonaro, Johnson, Macron, quelques collègues à eux et leurs cliques respectives, et malheureusement les Gafam y peuvent rien, Twitter bloque pas Trump et pis c’est la faute à LCI. Si ces Gafam « c’est pas forcément de l’abus de position dominante mais il faudrait de l’anti-trust... les démanteler, les granulariser pour plus de #darwinisme », le #bien_commun étant représenté par les États (mais oui mais oui).
      L’#Europe, ça pourrait être une chance, « on a le plus grand nombre de publications_scientifiques », on peut jouer un rôle mondial : si #prise_de_température_dans_les-Aéroports et que ça monte au dessus de la moyenne, hop !
      « Dommage qu’il y eu le scandale #Cambridge_Analytica ça a freiné, arrêté ; les opérateurs télécoms ont fermés l’accès aux données de traces. »
      #RGPD préservation des données individuelles, ça a « valeur constitutionnelle, c’est bien. Mais c’est compliqué. Ça empêche l’expérimentation. »
      "Je milite pour un #Numérique_inclusif " (tu m’étonnes !).
      Le #privacy_by_design, ça existe, c’est bien, les infos remontent pas vers un sytème central (exemplairement à Singapour lors de Covid-19) « mais si vous voulez un #governement_by_the_plattform, c’est tout autre chose et il faut des contre pouvoir ».
      « J’ai travaillé sur la carte vitale en 1991, il y avait les fonctionnalités du #DMP dedans, le système c’est enrayé. Là il y un regain volontariste : DMP et #Health_data_hub » pour centraliser tout type de données.
      Les DMP dans le monde ont essuyé des échecs (G-B par exemple). « Forts de ces échecs ont a des garde fous. Il a déjà 5 millions de personnes qui ont ouvert un DMP en France, c’est pas mal. »

      #Afrique, il y a de quoi s’inquiéter, faut espérer que la pandémie arrive plus tard là-bas vu l’absence de système de santé, ça va être dur, très dur, mais « le Nigéria et l’Angola avec leur expérience ébola ont monté des équipes extra, j’espère qu’on va pouvoir leur chiper des méthodes. » "Ce qui compte c’est qu’il y ait le moins de morts possibles."

      Argument sanitaire ? Je dirais zéro, si ce n’est la promesse de prédire (une vraie science de la vie de troupeau).
      C’est la société de contrôle qui mute : il faut trouver d’autres moyen de faire produire les données existantes, toues nos traces de vie, en faite des expressions lisibles pour la gouvernance.
      La Boétie, revient ! ton meilleur pote est ressuscité, il est plus le même du tout, celui que tu as connu se haïrait, il a besoin de toi.

      #solutionnisme_technologique

  • Opinion | The Government Uses ‘Near Perfect Surveillance’ Data on Americans - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/02/07/opinion/dhs-cell-phone-tracking.html?referringSource=articleShare

    “When the government tracks the location of a cellphone it achieves near perfect surveillance, as if it had attached an ankle monitor to the phone’s user,” wrote John Roberts, the chief justice of the Supreme Court, in a 2018 ruling that prevented the government from obtaining location dataClose X from cellphone towers without a warrant.

    “We decline to grant the state unrestricted access to a wireless carrier’s database of physical location information,” Chief Justice Roberts wrote in the decision, Carpenter v. United States.

    With that judicial intent in mind, it is alarming to read a new report in The Wall Street Journal that found the Trump administration “has bought access to a commercial database that maps the movements of millions of cellphones in America and is using it for immigration and border enforcement.”

    The data used by the government comes not from the phone companies but from a location data company, one of many that are quietly and relentlessly collecting the precise movements of all smartphone-owning Americans through their phone apps.

    Many apps — weather apps or coupon apps, for instance — gather and record location data without users’ understanding what the code is up to. That data can then be sold to third party buyers including, apparently, the government.

    Since that data is available for sale, it seems the government believes that no court oversight is necessary. “The federal government has essentially found a workaround by purchasing location data used by marketing firms rather than going to court on a case-by-case basis,” The Journal reported. “Because location data is available through numerous commercial ad exchangesClose X, government lawyers have approved the programs and concluded that the Carpenter ruling doesn’t apply.”
    The Privacy Project
    If you’re online — and, well, you are — someone’s using your information. We’ll tell you what you can do about it. Sign up here.

    A spokesman from Customs and Border Protection defended the practice in a statement to The Times: “While C.B.P. is being provided access to location information, it is important to note that such information does not include cellular phone tower data, is not ingested in bulk and does not include the individual user’s identity.”

    Use of this type of location-tracking data by the government has not been tested in court. And in the private sector, location data — and the multibillion dollar advertising ecosystem that has eagerly embraced it — are both opaque and largely unregulated.

    Last year, a Times Opinion investigation found that claims about the anonymity of location data are untrue since comprehensive records of time and place easily identify real people. Consider a commute: Even without a name, how many phones travel between a specific home and specific office every day?

    This week’s revelations dredge up many questions about C.B.P.’s workflow: What precisely does the agency mean when it claims that the data is not ingested in bulk? Who in the agency gets to look at the data and for what purposes? Where is it stored? How long is it stored for? If the government plans to outsource the surveillance state to commercial entities to bypass Supreme Court rulings, both parties ought to be questioned under oath about the specifics of their practices.

    The use of location data to aid in deportations also demonstrates how out of date the notion of informed consent has become. When users accept the terms and conditions for various digital products, not only are they uninformed about how their data is gathered, they are also consenting to future uses that they could never predict.

    Without oversight, it is inconceivable that tactics turned against undocumented immigrants won’t eventually be turned to the enforcement of other laws. As the world has seen in the streets of Hong Kong, where protesters wear masks to avoid a network of government facial-recognition cameras, once a surveillance technology is widely deployed in a society it is almost impossible to uproot.

    Chief Justice Roberts outlined those stakes in his Carpenter ruling. “The retrospective quality of the data here gives police access to a category of information otherwise unknowable. In the past, attempts to reconstruct a person’s movements were limited by a dearth of records and the frailties of recollection. With access to [cellphone location data], the Government can now travel back in time to retrace a person’s whereabouts, subject only to the retention polices of the wireless carriers, which currently maintain records for up to five years. Critically, because location information is continually logged for all of the 400 million devices in the United States — not just those belonging to persons who might happen to come under investigation — this newfound tracking capacity runs against everyone.”

    The courts are a ponderous and imperfect venue for protecting Fourth Amendment rights in an age of rapid technological advancement. Exhibit A is the notion that the Carpenter ruling applies only to location data captured by cellphone towers and not to location data streamed from smartphone apps, which can produce nearly identical troves of information.

    For far, far too long, lawmakers have neglected their critical role in overseeing how these technologies are used. After all, concern about location tracking is bipartisan, as Republican and Democratic lawmakers told Times Opinion last year.

    “I am deeply concerned by reports that the Trump administration has been secretly collecting cellphone data — without warrants — to track the location of millions of people across the United States to target individuals for deportation,” Representative Carolyn Maloney, who leads the Oversight and Reform Committee, told The Times. “Such Orwellian government surveillance threatens the privacy of every American. The federal government should not have the unfettered ability to track us in our homes, at work, at the doctor or at church. The Oversight Committee plans to fully investigate this issue to ensure that Americans’ privacy is protected.”

    Surely, Congress has time to hold hearings about a matter of urgent concern to everyone who owns a smartphone or cares about the government using the most invasive corporate surveillance system ever devised against its own people.

    #Géolocalisation #DMP #Data_Brokers #Surveillance

  • Le gouvernement britannique autorise Amazon à accéder aux données de 40 millions de patients
    https://korii.slate.fr/tech/gouvernement-britannique-amazon-acces-donnees-medicales-40-millions-pati

    L’ONG Privacy International dénonce un accord passé entre le fabricant d’Alexa et le ministère de de la Santé qui va au-delà de l’annonce initiale. Outre-Manche, l’exécutif dirigé par Boris Jonhson essuie actuellement une pluie de critiques pour avoir validé une autorisation d’accès aux informations médicales stockées sur les serveurs du NHS (National Health Service) et mises à la disposition d’Amazon sans aucune compensation financière et sans l’accord des patient·es. En juillet dernier, Matt Hancock, (...)

    #Amazon #Alexa #BigData #BigPharma #data #NationalHealthSystem-NHS #santé

    ##santé

  • Le « Health Data Hub », big brother des données de santé lancé ce dimanche
    https://www.ouest-france.fr/sante/le-health-data-hub-big-brother-des-donnees-de-sante-lance-ce-dimanche-6

    Je l’épingle, même si j’arrive pas à le lire car ça me donne trop la gerbe, rien que le nom « Health Data Hub » donne l’idée de la monstruosité qui s’avance, la politique de #santé rentrée de force dans un hub de dentifrice ricain. Ça fait des années que quelques associations dénoncent la main mise des industries privées sur les #données_personnelles de santé, pourtant censées être couvertes par le #secret_médical qui appâte les gros poissons repus. Mais résister face à ce fléau et le troupeau bêlant des technophiles qui ânonnent c’est si pratique à la suite des assurances et des banques, est voué à la grosse déprime.
    #dmp

  • Des effets des outils sur nos pratiques : pourquoi les médecins détestent-ils leurs ordinateurs ? | InternetActu.net
    http://www.internetactu.net/2019/01/31/des-effets-des-outils-dans-nos-pratiques-pourquoi-les-medecins-deteste
    /assets/images/logo_ia.png

    Car le logiciel génère des heures de travail supplémentaires, passées non avec les patients, mais devant l’écran. En 2016, une étude montrait que les médecins passaient environ 2 heures devant leur écran pour chaque heure passée devant leur patient – l’Europe connaît le même phénomène : une étude menée dans le Service de médecine interne du Centre hospitalier universitaire vaudois indique que les médecins assistants passent 5 heures par jour devant un écran, contre 1,7 devant les malades. Ces 5,2 heures sont consacrées à entrer des informations dans le « dossier patient informatisé ».

    #numérique

    • @cedric3 Oh combien ! Me rappelle une prof de Maths qui a refusé de me recevoir arguant que je trouverais tout ce qu’il faut sur internet. #technocratie

      Cependant, il est assez incroyable, voire pitoyable, que chacun·e ne prenne pas sa part de responsabilité dans l’avènement du fachisme informatique. A commencer par les politiques, mais aussi les médecins qui ont accepté le fichage de ceux dont ils auraient du prendre soin. Rappeler que la #carte_vitale n’est pas obligatoire, pas plus que la carte bleue non plus de mettre son enfant dans des centres fermés nommés écoles ou d’emplir son sac de carte de fidélité.
      A un moment, on peut aussi dire non à la #technocratie et entrer en résistance, ça coûte cher à tout niveau mais le sens critique de mes contemporains semble s’être arrêté à leur porte monnaie.
      C’est plus facile de faire taire d’un revers de main ceux et celles qui dénoncent et se sont élevé·es contre cette #aliénation et d’aller jouir de son rôle dans le fichage de la population.
      Ça me met en colère à vrai dire et me fait penser à la vallée d’Aspe, une fois que les tunnels ont été construits et la vallée détruite, les habitants ont reconnu que finalement c’était une calamité mais ah ben zut les écolos givrés qui se cadenassaient sur les chantiers avaient donc raison.
      #DMP #données_personnelles #santé #fichage #amazon

  • Do you really need a DMP in 2018? (@clauer)
    http://www.clauer.fr/2018/01/do-you-really-need-dmp-2018

    “Where do 3rd Party Data vendors collect their data from has always been the dirty little secret in this ad-tech industry. It’s in nobody’s interest to ask too much questions. All you want to know, is that someone acts as a proxy, sells data and does the dirty job in the back-office.”

    #DMP_GDPR_RGPD_data_clevermarks_ad

  • Suite au 1er mai : autopsie de la grenade de désencerclement


    https://paris-luttes.info/suite-au-1er-mai-autopsie-de-la-5556?var_mode=calcul

    Lors de la manifestation du 1er mai à Paris, les forces de l’ordre ont eu recours de manière intensive aux grenades dites « de désencerclement », occasionnant un grand nombre de blessé-e-s, dont certain-e-s gravement. C’est l’occasion de rappeler ce que sont vraiment ces grenades.

    @rezo @lundimatin @intempestive

  • Une université impose un bracelet Fitbit à ses étudiants
    http://www.numerama.com/tech/142916-une-universite-impose-un-bracelet-fitbit-a-ses-etudiants.html

    Une université américaine a décidé d’imposer à tous ses étudiants un programme qui surveille le nombre de pas qu’ils effectuent dans la journée, grâce à un bracelet Fitbit. Leur score est pris en compte dans la note de sport. On savait que les assureurs étaient tentés d’imposer des bracelets électroniques ou d’autres objets connectés à leurs assurés pour vérifier qu’ils suivent bien les recommandations qui limitent les risques couverts. Mais ce ne sont pas les seules. Aux États-Unis, une université vient ainsi (...) #Fitbit #surveillance_des_étudiants #santé #bracelet_électronique

    ##santé

    • Je connais une personne qui a un respirateur artificiel anti apné à brancher la nuit qui note numériquement les moments où il arrête de respirer. Avec ce contrôle, il a obligation de se conformer à la prescription de mettre régulièrement l’appareil, car à défaut cela lui retire le droit au remboursement de la sécu.

    • @touti J’en ai un - je souffre d’apnée du sommeil. Certes mes paramètres respiratoires sont enregistrés sur une carte SD - un agent d’entretien vient la lire tous les mois ou deux, transmet un rapport à mon pneumologue traitant et détecte si je règle éventuellement mal mes lanières ou que j’ai un embout inadapté (on constate alors fuites d’air)... (#Surveillance, oh yeah - et je me poserai de grosses questions si un jour quelqu’un a la mauvaise idée de connecter ce truc à quoi que ce soit). Certes, le remboursement de tout ça est conditionné à l’usage régulier de l’appareil. Mais d’un autre côté, on dort tellement mal quand on ne porte pas le masque (multiples réveils nocturnes essoufflé avec le cœur battant rapidement - et le matin l’impression de ne pas avoir dormi) que cette coercition est superflue si on a réellement besoin du l’appareil... Cet appareil a changé ma vie, rien de moins - j’avais de très gros problèmes personnels et professionnels (avoir la réputation d’être le gars qui s’endort en réunion n’aide pas vraiment une carrière) qui se sont résolu du jour au lendemain. De plus, le contrôle est trèèès souple - en gros c’est si l’appareil est utilisé moins de deux tiers des nuits que ton pneumologue traitant commence à te poser des questions... C’est surtout pour détecter qu’on ne l’utilisent plus du tout - vu que le contrat d’entretien n’est pas donné. Bref - je le tolère, tant que les données sont couvertes par le secret médical (qui est plutôt bien respecté en France) et que la collecte de données est entièrement offline (l’online serait clairement une ligne rouge pour moi).

    • Merci @liotier pour ton témoignage.

      tant que les données sont couvertes par le secret médical (qui est plutôt bien respecté en France)

      #ahahah Peut-être en France et pour la théorie légaliste, mais tu penses vraiment que tes données médicales ne sont pas transférées dans un autre pays pour être traitées ? Il y a des médecins qui ont des contrats d’installation et de maintenance de leurs ordinateurs avec sauvegardes régulières et externalisées (c’est à dire transitant par internet) des données de leurs patients ? Que la sécurité sociale a délégué à des entreprises privés le traitement informatique des données des assurés ? Que cela représente un marché extraordinairement lucratif tant pour les laboratoires que pour les assurances ?

      Je n’ai malheureusement pas ton optimisme.

      J’attends avec impatience le livre de la personne qui avait créé l’association ACISVIPI et a contribué à faire connaitre les dérives informatiques du secteur médical, #DMP #GIE_SESAM_VITALE etc

    • @touti - Disons qu’en France il y a au moins le principe et lorsqu’il est imparfaitement appliqué voire contourné les conséquences ne sont pas catastrophiques... Contrairement par exemple aux USA où ces données sont très ouvertement exploitées à l’encontre de l’assuré. D’ailleurs, je ne me suis permis de témoigner en mon propre nom que parce que je vis en France et que ça a des conséquences très faibles (à part probablement la possibilité d’un employeur qui le considérera comme un handicap gênant)... Aux USA même pour une affection aussi bénigne et aussi facilement palliée, ma prime d’assurance aurait pris 50% - les assureurs savent aussi utiliser le web !

    • @touti Il me semble néanmoins que si la CNIL constate l’usage de données provenant manifestement d’une interconnexion (au sens de la loi Loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 - http://www.cnil.fr/documentation/fiches-pratiques/fiche/article/comment-determiner-la-notion-dinterconnexion) non déclarée, elle va sévir même si le traitement automatisé illicite a eu lieu hors de nos frontières. Bon - il faudrait d’abord qu’elle déniche l’infraction, ce qui est extrêmement peu probable à moins d’une dénonciation.

  • www.linkedin.com
    https://www.linkedin.com/pulse/dmp-when-media-meets-big-data-hassan-l%C3%A2asri

    DMP is the set of IT tools to activate all the data collected through studies, websites, mobile applications, social networks, passive sensors, and physical stores. #DMP does not replace but complements #CRM to customize the #marketing, communication a… Tags: DMP CRM #personnalisation marketing publicité #clevermarks

    #publicité

  • Le dossier médical personnel, un raté à 500 millions d’euros - Le Point
    http://www.lepoint.fr/societe/le-dossier-medical-personnel-un-rate-a-500-millions-d-euros-04-01-2014-17767

    La mise en place du dossier médical personnel a coûté 500 millions d’euros pour seulement 418 011 ouvertures de DMP sur les cinq millions prévus, révèle Le Parisien samedi. « Selon un document interne du Conseil national de la qualité et de la coordination des soins, chargé d’arbitrer les financements destinés à l’amélioration de la médecine de ville, 500 millions d’euros ont été versés depuis 2004 », indique le quotidien, qui a pu consulter le document. Le Parisien souligne que c’est la première fois qu’un document officiel mentionne le chiffre exact du financement du DMP.

    Ces fonds proviennent en grande partie de l’assurance maladie, précise le journal. La Cour des comptes, qui avait critiqué en 2012 le pilotage « défaillant » par l’État du développement du DMP, avait avancé dans un rapport publié en 2013 une somme de 210 millions d’euros.

    Le gouvernement contraint de prolonger le contrat

    Initié par Philippe Douste-Blazy en 2004, le DMP a été relancé par Roselyne Bachelot en 2008 après avoir végété pendant quatre ans, rappelle Le Parisien. « Lors de la relance en 2008-2009, le contrat signé avec la société Santeos, chargée de l’hébergement des dossiers, tablait sur 5 millions de DMP fin 2013 ». Or « le nombre de dossiers médicaux personnels ouverts au 2 janvier est de 418 011 », écrit le journal. Et de préciser : « En attendant de redéfinir une nouvelle stratégie, le gouvernement a été contraint de prolonger d’un an ce contrat, soit sept millions d’euros supplémentaires pour l’année 2014. »

    Le DMP, géré par une agence créée spécifiquement, l’Asip (Agence des systèmes d’information partagés de santé), pourrait être confié à la Caisse nationale d’assurance maladie, toujours selon le quotidien.

    Dans le DMP, carnet de santé numérique que le patient peut consulter lui-même sur Internet, sont versés le volet médical de synthèse rédigé par le médecin traitant, les résultats d’analyses et les comptes rendus de soins hospitaliers.

    #santé
    #DMP ( Dossier Médical Personnel )
    #financement
    #assurance-maladie
    #CNAM ( Caisse Nationale d’Assurance Maladie )
    #Asip (Agence des systèmes d’information partagés de santé)
    #Cour-des-comptes

  • Pharmaciens, commerçants ou soignants ? - Enquête de #santé - Santé - France5
    http://www.france5.fr/sante/enquete-de-sante/emission/2013-05-28

    L’émission de #télévision passe le 28 mai sur France5

    Comment expliquer le profil d’hommes d’affaires de certains #pharmaciens ? Entre les discounters et les petites officines de quartier, la pharmacie française se cherche.

    –—
    Pour rappel l’Ordre national des pharmaciens et son Dossier Pharmaceutique (DP) a été nominé aux bigbrotherawards en 2007
    http://bigbrotherawards.eu.org/Le-Dossier-Pharmaceutique-DP-de-l-ordre

    Pour avoir mis en place, sous couvert d’améliorer la "sécurité "et la relation entre patients et pharmaciens, l’Ordre national des pharmaciens a mis en place le Dossier Pharmaceutique (DP), pour en faire une sorte de cheval de Troie du DMP dont le véritable objet est de garantir le « #monopole des officines » pharmaceutiques.

    #DMP #DP

  • Comment l’ASIP* va justifier que le secret médical soit supprimé en se cachant derrière la technologie.

    http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/route-vers-big-brother-304566

    Cf Blog de Gérard Bapt - Député - 30/08/2012 17:38:47

    En route vers le Big Brother ?

    Les modalités actuelles du déploiement du DMP par l’ASIP sont inquiétantes à plus d’un titre. Mais la question de la sécurité des données personnelles de santé d’une part, l’accès aux dossiers personnels d’autre part deviennent question d’actualité.

    Ainsi le chef de mission santé du GCS télé santé à la région Centre vient-il d’indiquer, dans « la lettre santé 1 » que « après signature de convention avec l’assurance maladie », tous les professionnels de santé notamment infirmières, kinés, pourront aussi accéder au dossier médical personnel pour le compléter, s’informer, et mieux agir… »

    Dans le même temps, la secrétaire générale de l’ASIP2 indique qu’un texte de loi serait nécessaire « pour déroger au secret professionnel et autoriser le partage d’informations ».

    Il semble que sur le terrain, cette étape législative serait donc précédée par la remise en question de ce principe fondamental de droit et de l’exercice professionnel qu’est le secret médical.

    Je considère que la remise en question de ce concept relève du domaine sociétal, et que son évolution ne peut se résumer à une simple adaptation aux évolutions technologiques.

    Je pense qu’ un débat doit s’ouvrir sur la question de la protection des données personnelles de santé et du secret médical ; il a une dimension éthique, et concerne les institutions représentatives que sont les ordres professionnels, les syndicats, le CISS… Il doit déboucher au parlement. J’ai déjà saisi la Conférence nationale de santé en souhaitant qu’il soit inscrit à son prochain ordre du jour.

    1 la lettre santé, 23/08/2012

    2 Hospimédia, 2 2/08/2012

    *Agence des Systèmes d’Informations Partagés de santé
    P.S impossible de trouver un titre plus clair et cynique pour désigner la main basse des entreprises sur nos données personnelles sensibles.

    #ASIP #DMP #données_personnelles #santé #viol_de_données #abus_de_pouvoir #technologies