• Ne leur donnez jamais votre visage
    https://danslesalgorithmes.net/stream/ne-leur-donnez-jamais-votre-visage

    C’est un texte anonyme. Parmi les rares liens qu’il propose, une référence aux arguments de l’EFF contre la vérification d’âge. Les images qui l’illustrent semblent faites à l’IA. Il est probable que le texte lui-même soit produit avec de l’IA. Reste que ses arguments marquent. « Ils veulent votre visage. Ils appelleront cela « sécurité […]

  • Agents masqués et armés : la police migratoire de Trump sème la #peur dans les rues américaines

    Aux États-Unis, la #police de l’immigration de Donald Trump multiplie les #raids ciblant les personnes non blanches, principalement sans papiers ou titulaires d’un titre de séjour. Bras armé de la politique migratoire de Donald Trump, cette agence fédérale (#Immigration_and_Customs_Enforcement, ou #ICE), renforcée par un #budget historique, applique une #répression de grande ampleur.

    Des hommes masqués, et parfois des femmes, patrouillent dans les #rues des villes des États-Unis, parfois à bord de voitures banalisées, souvent armés et vêtus de tenues militaires. Ils ont le pouvoir d’identifier, d’arrêter et de détenir des personnes qui n’ont pas la citoyenneté américaine et d’expulser les immigrés sans papiers. Ils ont également le droit d’interroger toute personne qu’ils soupçonnent de ne pas être citoyenne américaine afin de vérifier son droit de séjourner aux États-Unis.

    Ce sont des fonctionnaires de l’Immigration and Customs Enforcement Agency, connue sous le nom d’ICE. Il s’agit d’une agence fédérale chargée de l’application de la loi, qui relève du département de la sécurité intérieure (DHS) et qui joue un rôle important et controversé dans la mise en œuvre de la politique migratoire stricte de Donald Trump.

    Lors de la campagne électorale, Trump a promis « la plus grande opération d’#expulsion intérieure de l’histoire américaine ». Et il donne à l’ICE plus de pouvoir pour réaliser ses projets.

    Depuis l’entrée en fonction de Trump en janvier 2025, le financement d’ICE a été considérablement augmenté. Le « #big_beautiful_bill » (« grand et beau projet de loi ») de Trump, adopté par le Congrès six mois plus tard en juillet, a accordé à l’ICE 75 milliards de dollars US (65 milliards d’euros) pour les quatre années à venir, contre environ 8 milliards de dollars US (6,9 milliards d’euros) par an auparavant.

    Cette augmentation de #financement permettra à l’agence de recruter davantage de salariés, d’ajouter des milliers de lits supplémentaires et des extensions aux bâtiments afin d’augmenter la capacité des centres de détention. De nouveaux fonds sont également prévus pour des outils de #surveillance avancés, incluant la #reconnaissance_faciale assistée par #IA et la collecte de #données mobiles.

    Une enveloppe supplémentaire de 30 milliards de dollars (26 milliards d’euros) est destinée aux opérations de première ligne, notamment l’expulsion des immigrés et leur transfert vers les #centres_de_détention.

    Le président s’est engagé à expulser toutes les personnes en situation irrégulière aux États-Unis, soit, selon le Wall Street Journal, environ 4 % de la population actuelle. Au cours des cinq derniers mois, le nombre de personnes interpellées par les agents d’ICE a augmenté rapidement : en juin 2025, le nombre moyen d’arrestations quotidiennes a augmenté de 268 % (comparé à juin 2024, atteignant environ 1 000 par jour.

    Et, cela représente également une hausse de 42 % par rapport à mai 2025, selon une analyse des données réalisée par le Guardian et le Deportation Data Project. Cependant, ce chiffre reste bien en deçà des 3 000 arrestations par jour ordonnées par la secrétaire à la sécurité intérieure Kristi Noem et le chef adjoint de cabinet de la Maison-Blanche Stephen Miller.

    Les tactiques d’ICE ont déjà suscité de vives critiques. La chaîne de télévision conservatrice Fox News a rapporté que des agents masqués ne présentaient pas leur carte d’identité ni le nom de leur agence lorsqu’ils interpellaient des personnes lors de raids. D’autres reportages ont mis en lumière des allégations selon lesquelles des citoyens états-uniens seraient également parfois pris dans ces raids.

    Fonctionnement et organisation d’ICE

    L’agence, actuellement dirigée par le directeur par intérim Todd M. Lyons, comporte trois divisions principales :

    - La division #Enforcement_and_Removal_Operations, qui identifie et expulse les immigrés sans papiers et gère les centres de détention ;

    – La division #Homeland_Security_Investigations, qui enquête sur les activités criminelles ayant un lien international ou frontalier, telles que la traite des êtres humains, le trafic de drogues et la contrebande d’armes ;

    – L’#Office_of_the_Principal_Legal_Advisor, qui conseille juridiquement l’ICE et poursuit les affaires d’immigration devant les tribunaux.

    Lyons a affirmé que le port du #masque était nécessaire, car les agents de l’ICE étaient victimes de « #doxxing », c’est-à-dire que leurs informations personnelles, telles que leurs noms et adresses, étaient divulguées en ligne sans leur consentement. Il a également déclaré que les agressions contre les agents d’ICE avaient augmenté. Les données du DHS indiquent qu’il y avait eu 79 agressions contre des agents d’ICE entre janvier et juin 2025, contre dix sur la même période en 2024.

    Le chef de la minorité démocrate à la Chambre des représentants Hakeem Jeffries a comparé le port du masque par les agents d’ICE à des forces de police secrète dans des régimes autoritaires : « Nous ne sommes pas derrière le rideau de fer. Nous ne sommes pas dans les années 1930. »

    L’agence ICE a été créée en 2003 par l’administration de George W. Bush, en partie à la suite des attentats terroristes du 11-Septembre, et faisait partie d’une réorganisation plus large des agences fédérales sous la direction du DHS alors tout juste créé. Elle a intégré des parties de l’ancienne Immigration and Naturalization Service (INS) ainsi que certains éléments du service des douanes des États-Unis.

    Selon le site Web de l’agence, la mission principale d’ICE est « de protéger l’Amérique par le biais d’enquêtes criminelles et de l’application des lois sur l’immigration afin de préserver la sécurité nationale et la sécurité publique ».

    Comment l’ICE a accru ses moyens et son champ d’action

    Au début du mandat présidentiel en janvier dernier, la Maison-Blanche a donné à l’ICE le droit d’accélérer l’expulsion des immigrés entrés légalement dans le pays sous l’administration précédente. Ce « #droit_d’expulsion_accélérée » permettait à l’ICE d’expulser des personnes sans qu’elles aient à comparaître devant un juge de l’immigration.

    Alors que les arrestations se sont multipliées ces derniers mois, Lyons a déclaré à CBS News que l’ICE traquait tout immigrant sans papiers, même s’il n’avait pas de casier judiciaire.

    L’administration Trump a également autorisé les agents de l’ICE à procéder à des #arrestations dans les tribunaux d’immigration, ce qui était auparavant interdit. Cette restriction avait été introduite par l’administration Biden en 2021 afin de garantir que les témoins, les victimes de crimes et les accusés puissent toujours comparaître devant la justice sans craindre d’être arrêtés pour des infractions à la législation sur l’immigration (à l’exception des personnes représentant une menace pour la sécurité nationale).

    La plupart du temps, l’ICE a ciblé les immigrés illégaux. Mais l’agence a aussi arrêté et détenu certaines personnes qui étaient résidentes (détentrices de la carte verte) ou touristes – et, dans certains cas même des citoyens états-uniens.

    Ces dernières semaines, selon le Washington Post, l’ICE a reçu l’ordre d’augmenter le nombre d’immigrés ou migrants équipés de #bracelets_électroniques GPS. Cela augmenterait considérablement le nombre d’immigrés sous surveillance. Ces dispositifs limitent également la liberté de mouvement des personnes concernées.

    Des manifestations face aux raids de l’ICE

    De nombreuses manifestations publiques ont eu lieu contre les raids d’ICE, notamment en Californie. Le point culminant a été atteint le 6 juin après que l’ICE a mené plusieurs raids à Los Angeles, qui ont donné lieu à des affrontements entre agents et manifestants. Cela a conduit la Maison-Blanche à envoyer environ 2 000 soldats de la garde nationale et 700 marines à Los Angeles, malgré l’opposition du gouverneur de Californie, Gavin Newsom.

    Une partie des tensions entre l’administration Trump et l’État vient du fait que Los Angeles et San Francisco ont adopté des politiques locales limitant la coopération avec les autorités fédérales en matière d’immigration, notamment avec l’ICE. La Californie dispose de lois sur les #sanctuaires, telles que la #SB_54, qui interdisent aux forces de police et aux shérifs locaux d’aider l’ICE dans l’application des lois civiles sur l’immigration.

    Cependant, Trump semble déterminé à durcir et à accélérer la répression contre les migrants illégaux et les agents d’ICE sont clairement en première ligne de cette stratégie.

    https://theconversation.com/agents-masques-et-armes-la-police-migratoire-de-trump-seme-la-peur-
    #USA #Etats-Unis #migrations #sans-papiers #statistiques #chiffres #rétention #détention_administrative
    ping @karine4

  • La France n’accueillera plus de Gazaouis évacués avant la fin d’une enquête sur les publications antisémites d’une étudiante à Lille
    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/08/01/la-france-n-accueillera-plus-de-gazaouis-evacues-avant-les-conclusions-d-une

    La France n’accueillera plus de Gazaouis évacués avant la fin d’une enquête sur les publications antisémites d’une étudiante à Lille
    Jean-Noël Barrot a déclaré vendredi que toutes les personnes qui ont été accueillies depuis le début de la guerre à Gaza « vont faire l’objet d’une nouvelle vérification après les failles qui ont conduit ici cette jeune femme ».

    La France n’acceptera plus sur son territoire de Gazaouis évacués avant les conclusions d’une enquête administrative sur « les failles » ayant permis l’accueil d’une étudiante gazaouie dont les publications antisémites sur les réseaux sociaux ont refait surface, a déclaré, vendredi 1er août, le ministre des affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot.

    « Aucune opération de ce type, aucune évacuation d’aucune sorte ne se tiendra tant que nous n’aurons pas tiré les conséquences » d’une enquête interne qui a été diligentée « pour faire toute la lumière sur cette affaire », a déclaré Jean-Noël Barrot sur Franceinfo.

    La jeune femme de 25 ans, arrivée le 11 juillet en France, devait intégrer Sciences Po Lille à la rentrée. Mais la découverte de publications appelant à tuer les juifs sur ses réseaux sociaux, supprimées depuis, a entraîné sa désinscription, une enquête judiciaire pour apologie du terrorisme et une enquête administrative.

    Le ministre a ajouté que « tous les profils qui sont entrés en France vont faire l’objet d’une nouvelle vérification après les failles qui ont conduit ici cette jeune femme, qui n’a pas sa place en France ». Depuis le début de la guerre entre Israël et le mouvement islamiste du Hamas, la France a aidé des centaines de personnes, parmi lesquelles des enfants blessés, des journalistes, des étudiants et des artistes, à quitter la bande de Gaza.

    « Les contrôles sécuritaires qui ont été menés par les services de l’Etat compétents, ainsi que par les autorités israéliennes, n’ont pas permis de détecter ces propos antisémites et inacceptables », a-t-il encore regretté.

    Le ministre français a affirmé vendredi que l’étudiante mise en cause « doit quitter le territoire national ». A la question de savoir si elle peut être renvoyée dans la bande de Gaza, en guerre, M. Barrot a répété qu’« elle doit quitter la France et que ça [la question de sa destination] fait partie des discussions qui sont en cours ».

    Sollicité par l’AFP, Sciences Po Lille a fait savoir mercredi que « les propos sur les réseaux sociaux de la jeune fille [étaient] confirmés », sans détailler ces propos, expliquant les avoir découverts à la suite d’un reportage diffusé le 28 juillet. L’établissement avait expliqué avoir « accueilli cette étudiante sur proposition du consulat général de France à Jérusalem ». L’admission de la jeune femme dans ce prestigieux institut d’enseignement supérieur s’inscrivait dans le cadre d’un programme destiné aux étudiants gazaouis créé il y a un an.

    L’incident a fait largement réagir les dirigeants politiques, jusqu’au gouvernement. Interrogé lors d’un déplacement à Montreuil (Seine-Saint-Denis) jeudi, le premier ministre, François Bayrou, a assuré : « La vigilance sur le profil des personnes admises en France, elle est de tous les instants. » « Est-ce qu’elle peut être améliorée ? Sûrement. Est-ce qu’il peut y avoir sanction lorsqu’il y a des manquements ? A coup sûr », a-t-il estimé.

    Il faut la renvoyer, mais avec un casse-croûte vin rouge/saucisson. Vive la Rance !

  • Quand les vacances coûtent de plus en plus cher
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/10/18/quand-les-vacances-coutent-de-plus-en-plus-cher_6354763_3234.html

    Dans l’#hôtellerie, toutes gammes confondues, le prix moyen d’une nuit d’hôtel a bondi de 26 % depuis 2019, selon les données du cabinet MKG, basées sur 2 400 établissements en France. A Paris, cette hausse est plus marquée : 37 %. Une nuit dans un trois-étoiles coûte désormais 134 euros en moyenne dans le pays, contre 97 euros en 2019. Le tarif moyen d’une location sur #Airbnb, en France, a connu une augmentation de 39 % depuis 2019, selon les données extraites par le cabinet AirDNA. Quant au prix moyen d’un billet d’avion vers l’étranger, depuis la France, il s’est renchéri de 32 % entre 2017 et 2023, selon la direction générale de l’aviation civile.

    [...]

    Ces augmentations de prix ont aussi permis à certains d’améliorer leurs marges. Dans l’hôtellerie, les résultats d’exploitation ont connu une progression nette au cours de ces cinq dernières années, selon le dernier baromètre de l’industrie hôtelière réalisé par KPMG. En particulier pour les hôtels quatre étoiles et plus. Ainsi l’hôtellerie est désormais le secteur le plus recherché par les investisseurs immobiliers. D’autant que le haut de gamme semble échapper à la crise, porté par la croissance de la clientèle étrangère, et par des vacanciers peu sensibles aux hausses de prix.

    Face à ces coûts plus élevés, les Français partent moins loin, moins longtemps, moins souvent. « Mais davantage dans l’hébergement non marchand, c’est-à-dire chez la famille ou des amis », observe Didier Arino, dont le cabinet, Protourisme, réalise chaque année une enquête sur les #vacances des Français. Ainsi, dans les villages vacances VVF, les durées moyennes raccourcissent, avec « de plus en plus de séjours de quatre à cinq jours et de moins en moins de séjours d’une semaine ou plus », illustre le directeur de ce réseau, Stéphane Le Bihan. Les choix de villages se font davantage à proximité du domicile, et les clients les moins fortunés ont « disparu ». En revanche, « on récupère ceux qui allaient dans des clubs ou campings de gamme supérieure, mais qui sont refroidis par les tarifs », explique Stéphane Le Bihan. Dans ses villages situés à la montagne, les familles « prennent deux ou trois jours de forfait et, le reste du temps, font d’autres activités moins chères, de la randonnée, de la luge », raconte-t-il.

    Signe des temps, le système d’#échange de maisons, qui fait partie de cette galaxie touristique « non marchande », a le vent en poupe. #HomeExchange, 175 000 membres, enregistre une croissance de son nombre d’adhérents « de 50 % par an depuis trois ans », indique son président, Emmanuel Arnaud. Cet été, le nombre d’échanges finalisés en France a bondi de 34 % en un an. « La motivation principale est cette volonté de partir pour pas cher. Notre cœur de cible, ce sont les familles avec enfants et notamment les enseignants », précise-t-il.

  • How ‘Doxxing’ Became a Mainstream Tool in the Culture Wars - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2017/08/30/technology/doxxing-protests.html

    “Dox a Nazi all day, every day,” she said.

    Online vigilantism has been around since the early days of the internet. So has “doxxing” — originally a slang term among hackers for obtaining and posting private documents about an individual, usually a rival or enemy. To hackers, who prized their anonymity, it was considered a cruel attack.

    But doxxing has emerged from subculture websites like 4Chan and Reddit to become something of a mainstream phenomenon since a white supremacist march on Charlottesville, Va., earlier this month.

    The ethics — and even the definition — of doxxing is murky. It is the dissemination of often publicly available information. And, some at the protest asked, are you really doxxing a person if he or she is marching on a public street, face revealed and apparently proud? It is not as though they are hiding their identities.

    “For us, it slows things down. We try to integrate people back to humanity,” Mr. McAleer said. “If isolation and shame is the driver for people joining these types of groups, doxxing certainly isn’t the answer.”

    In short, once someone is labeled a Nazi on the internet, that person stays a Nazi on the internet.

    The next year, doxxing became a tool by in the “GamerGate” controversy, an online dispute purportedly about ethics in video game journalism that became a foundational moment for some of today’s fringe far right. Mostly male video-game players began to publish personal information — including home address and phone numbers — for women in their community, typically journalists and game designers who they said were unfairly politicizing gaming culture.

    #Doxxing #Culture_numérique #militantisme #USA