• Mosaïques foncières en #Arizona : paradoxe et complexités de la domination des #terres publiques au pays de la #propriété_privée

    La structure foncière des États de l’Ouest américain, en particulier les plus récents, est fortement marquée par les processus pionniers qui ont pris place après l’annexion du Nord du Mexique par les États-Unis en 1848. Elle se caractérise notamment par une très forte proportion de #terres_publiques (fédérales ou d’État) et par une configuration dans laquelle les héritages du #homesteading et des #cessions_de_terres au profit des compagnies de #chemin_de_fer sont encore très visibles. Mais un autre aspect des #héritages de cette #histoire est la complexité des #droits_de_propriété et d’usage, l’empilement des agences responsables du #patrimoine public et la multiplicité des échelles impliquées dans la gestion. L’État d’Arizona est un bon exemple de ces dynamiques. L’article s’attache donc à décrire l’émergence et l’emprise du foncier privé, l’histoire et les catégories de #foncier public avant de pointer les difficultés posées par la configuration actuelle et les impasses qu’elle représente pour l’action au niveau local.


    https://journals.openedition.org/cybergeo/31934
    #USA #Etats-Unis
    #cartographie #visualisation


  • Droits de propriété intellectuelle et communs
    http://www.grain.org/fr/bulletin_board/entries/4975-droits-de-propriete-intellectuelle-et-communs

    Réalisée par le Réseau Semences Paysannes et Inf’OGM, la nouvelle brochure « #Droits_de_Propriété_intellectuelle et communs » (100 p.), est issue de la formation éponyme du RSP qui s’est tenue en février 2013.

    Il s’agit de répondre aux questions suivantes : quelles pratiques observons-nous à partir des droits de propriété intellectuelle, et parmi eux, des droits de propriété industrielle ? quels liens peuvent être faits avec les normes et les autres restrictions d’accès au marché et/ou d’utilisation des biens et services, publics ou collectifs, et des « communs » ? GRAIN a participé et a apporté une contribution.

    #droit_commun


  • Il faut mettre les #OGM en #open_source | Slate
    http://www.slate.fr/story/75275/ogm-open-source

    Une organisation libre est la manière la plus rapide de saper les #droits_de_propriété qui s’appliquent aux molécules alimentaires, ces droits qui garantissent des énormes profits aux transnationales tout en condamnant la Terre à un futur monoculturel pour l’#agriculture, sans aucune considération pour l’écologie.

    En effet, la meilleure manière de saboter Monsanto n’est pas d’étiqueter les produits mais de miner ses revenus. Il y a déjà un grand nombre de pionniers de la #biotechnologie qui ont suivi les exemples libres d’Apache et de Wikipédia. La base de données du projet de cartographie du génome humain est libre d’accès depuis sa publication en 2003. La carte génétique du riz est maintenant disponible gratuitement pour tous les chercheurs du monde.

    L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a fait de son « accès à la recherche mondiale sur l’agriculture en ligne » un modèle transnational de circulation libre d’informations. Les chercheurs agricoles des pays en voie de développement n’ont pas à débourser le moindre centime pour consulter les dernières recherches en sciences de la vie publiées dans pas moins de 3.000 revues académiques.

    Tout comme les logiciels libres de droits, la génétique alimentaire libre pourrait faire avancer la recherche biologique aux Etats-Unis, et nos universités pourraient bien devenir des foyers d’innovation scientifique. La production intellectuelle ainsi libérée de la #propriété_intellectuelle prospérerait, tandis que les scientifiques auraient accès au code ADN dans toutes ses infinies variétés, et seraient libres de créer des travaux dérivés en partageant leurs découvertes. Aucun acte de foi ne serait nécessaire, puisque le principe de liberté de droits est l’un des plus vieux de la dynamique alimentaire : il n’y a pas de brevet déposé sur le poulet rôti, et le fondateur des restaurants Momofuku, David Chang, ne doit verser aucune rémunération à Marcella Hazan, Julia Child ou encore au Colonel Sanders, bien que ses travaux soient des dérivés de leurs techniques. Les chefs et leurs recettes ont depuis longtemps constitué un fond commun créatif.

    Certes les #brevets, mais le droit foncier aussi est un sacré problème... #alimentation

    • Comparer le génome aux recettes de cuisine, c’est parfait. J’aime bien aussi l’idée de multiplier les #OGM pour sauver la Terre du #réchauffement_climatique \o/

      La vérité, c’est que les produits génétiquement modifiés ne sont pas seulement nécessaires pour contribuer à la création d’un système agricole qui pourrait survivre à un monde post-changement climatique, mais qu’ils pourraient aussi aider à améliorer le réchauffement de la planète.

      L’auteur admet que ça va être un peu compliqué, mais heureusement les supers héros #hackers seront de notre côté :

      Bien sûr, un « apport » biologique est bien plus complexe qu’un « apport » informatique, mais l’idée d’une nuée de hackers qui s’attaqueraient à Monsanto et Dow est trop belle pour être mise de côté.

      On apprend aussi qu’en fait la lutte contre les OGM c’était juste pour faire baisser les parts de marché de #Monsanto :D

      Des OGM libres, c’est une idée nouvelle pour les activistes de la justice alimentaire qui ont concentré tous leurs efforts pour faire baisser les parts de marché de Monsanto grâce au lobbying et à des réformes politiques. (…) La meilleure manière de saboter Monsanto n’est pas d’étiqueter les produits mais de miner ses revenus.

      #écologie et #grosse_blague ;-) cc @bug_in

    • @odilon : en multipliant les OGM, c’est un peu plus que les brevets qu’on risque de réduire à néant. C’est un bon résumé de la course à l’échalote en ce moment de certains partisans du libre face au propriétaire. Des drones libres, des robots libres, des OGM libres, certains travaillent sur les nanotechnologies libres et je suis sûr que d’autres bossent sur le nucléaire libre… mais s’agit-il vraiment de liberté quand leur développement fait peser une menace (à court terme en plus) sur toutes les autres libertés ? D’autres courants idéologiques se sont déjà fourvoyés en ne voyant plus que leur ennemi principal (ici, les brevets) et en oubliant les autres enjeux. #cybernétique

    • Non, je ne crois pas @ari. Les brevets sur les ogm interdisent aux paysans de produire leurs propres semences et si tu suis un petit peu ce qui se passe à propos des semences en général, tu saurais que les lois sont de plus en plus liberticides pour les paysans, voir les simples jardiniers. L’objectif c’est que les gros semenciers, mettent la main sur tout ce patrimoine. La recherche génétique coûte très très cher, s’il n’est plus possible de récupérer des royalties sur les ogm à travers les brevets, ça rend la chose beaucoup moins attrayantes, et donc, beaucoup plus limité.