• Snowden, Constant et le sens de la liberté à l’heure du désastre | Terrestres
    https://www.terrestres.org/2019/12/20/snowden-constant-et-le-sens-de-la-liberte-a-lheure-du-desastre

    Aurélien Berlan

    Les géants du numériques ont aboli la « vie privée », face visible de la liberté des Modernes. C’est au contraire à l’autre versant de cette conception de la liberté qu’il faudrait renoncer : être délivrés des nécessités de la vie, rendue possible par l’instauration de dispositifs lointains et aliénants. Il s’agit alors de reconquérir la liberté de subvenir à nos vies.

    A propos d’Edward Snowden, Mémoires vives, Seuil, Paris, 2019.

    Les appels à décréter « l’état d’urgence écologique » qui foisonnent aujourd’hui à l’adresse des Etats sont le dernier avatar d’une idée qui hante une partie du mouvement écologiste depuis longtemps. Compte tenu des liens historiques entre la dynamique des sociétés industrielles et la conception occidentale moderne de la liberté, enrayer l’aggravation des nuisances et la multiplication des catastrophes que ces sociétés provoquent supposerait d’engager une politique étatique volontariste, voire dirigiste, supposant de restreindre les libertés, que ce soit sous la forme d’un renouveau républicain ou d’une dictature verte1. Entre la nature et la liberté, il faudrait choisir – et vu le degré de dégradation environnementale déjà atteint, manifeste dans la brutalité de l’effondrement en cours du vivant, on n’aurait en réalité pas le choix.

    Sur les terrains de lutte ayant une dimension écologiste, là où des gens se mettent en danger pour empêcher tel ou tel projet désastreux de se réaliser, qu’il s’agisse d’un méga-transformateur électrique pour exporter de l’énergie prétendument verte (comme en Aveyron où l’Amassada vient d’être expulsée manu militari), d’une mine de lignite (à Hambach en Allemagne où l’intervention de la police a provoqué un mort) ou d’une poubelle nucléaire (à Bure où les militants font l’objet d’une répression judiciaire acharnée), c’est un autre son de cloche que l’on entend en général. Les militant-es ne se battent pas pour que les prérogatives de l’Etat soient encore renforcées après deux décennies de lois « antiterroristes » (utilisées contre la contestation écologiste lors de la COP 21) et cinquante ans de politiques « sécuritaires », mais pour reconquérir une liberté que le capitalisme industriel, avec la complicité des Etats, nous a selon eux ravie.

    Dans les deux cas, il ne s’agit bien sûr pas de la même liberté – notion dont on sait à quel point elle est polysémique. Dans le premier discours, c’est la conception (néo)libérale de la liberté qui est en ligne de mire, c’est-à-dire la liberté d’échanger et de faire des affaires sans entraves (« laisser faire, laisser passer »), sur les deux plans individuel (« je fais ce que je veux ») et entrepreneurial (« dérégulation des marchés ») – et l’on retombe dans les vieilles ornières du débat opposant les libéraux aux interventionnistes, qu’ils se disent socialistes, républicains ou écologistes. Dans le second discours, c’est une autre idée de la liberté qui est en jeu, que les militant-es désignent en général par la notion d’autonomie en un sens qui ne se réduit pas au fait de « se donner ses propres lois » (l’autonomie politique, au sens étymologique), mais implique aussi de pourvoir à ses propres besoins – c’est de cela dont il est question quand on parle d’autonomie matérielle en général, et en particulier d’autonomie énergétique, alimentaire, médicinale, etc.❞

    • Excellent article !

      Car le désir d’autonomie qui anime une partie du mouvement écologiste, et bien au-delà, invite à lire l’histoire autrement, à penser que si une conception de la liberté a triomphé, c’est l’aspiration à la délivrance – vieux rêve dont le transhumanisme incarne aujourd’hui la radicalisation high-tech : en promettant le dépassement de la mort et en faisant miroiter la colonisation de Mars aux riches qui s’inquiètent tout de même de leurs chances de survie sur la Terre dévastée, cette idéologie réactualise le fantasme d’être délivré des aspects négatifs de la condition terrestre. Or, ce fantasme s’est historiquement imposé contre les aspirations à l’autonomie des classes populaires qui, pendant des siècles, ne se sont pas battues pour être déchargées des nécessités de la vie, mais pour avoir libre accès aux moyens de subsistance, en premier lieu la terre, permettant de prendre en charge ces nécessités.

      […]

      En réalité, les révélations de Snowden n’en étaient que pour celles et ceux qui ne s’étaient jamais interrogés sur les tenants et aboutissants de l’informatisation de leurs activités, ou qui ne le voulaient pas. Pour les autres, elles ne faisaient qu’administrer les preuves irréfutables de ce qu’ils avaient déjà dénoncé, dans l’indifférence générale. Le rappeler, ce n’est pas amoindrir le mérite de Snowden, mais mettre en évidence sa véritable contribution au débat, absolument décisive : avoir permis de démasquer les béni-oui-oui de la High-tech, qui taxent toute critique de « conspirationniste » ou de « technophobe ». Grâce à Snowden, on sait désormais que les discours rassurants sur la révolution numérique sont le fait, au mieux de grands naïfs se voilant la face, au pire de marchands de sable cyniques que l’informatisation du monde renforce et enrichit.

      […]

      Si la sacralisation de la vie privée avait gardé de sa force, on aurait pu s’attendre – c’est ce qu’espérait Snowden – à ce que ses révélations provoquent une levée de boucliers de ce type. Il n’en fut rien. En France, la plupart des gens qui se disaient choqués n’envisageaient pas pour autant de modifier leurs pratiques de communication, comme s’il n’y avait rien d’essentiel à défendre ici, et donc aucune raison de se mobiliser ou de changer ses habitudes électroniques. Ce que l’affaire Snowden a révélé fut pour lui une cruelle désillusion : la liberté pour laquelle il avait pris tant de risques ne faisait plus vibrer grand monde11. Est-ce à dire que la liberté ne nous importe plus ? Ce n’est pas ce que suggère le matraquage idéologique persistant à vendre n’importe quelle réforme et n’importe quelle innovation dans l’emballage de la « liberté ». En réalité, l’indifférence suscitée par Snowden tient au fait que nous nous sentons toujours aussi « libres » qu’avant, comme si la violation de la vie privée n’affectait plus notre liberté. Mais alors, n’est-ce pas le mot liberté qui aurait changé de sens ? Si la véritable révélation de Snowden concerne la dissolution de la liberté des Modernes dans les réseaux de fibre optique, alors nous serions, comme Constant en son temps, à un tournant dans l’histoire du mot liberté, qu’il nous faudrait interroger à nouveau. Où en est-on dans l’histoire du sens de la liberté ?

      […]

      Nous pouvons dès lors reformuler le problème posé par Snowden. Si nous nous sentons toujours libres aujourd’hui, ce n’est peut-être pas que le sens de la liberté aurait fondamentalement changé, mais plus simplement que l’inviolabilité de la sphère privée n’était pas la seule chose qui faisait la valeur de la liberté aux yeux des Modernes, ou la chose principale qui faisait qu’ils se sentaient libres. Mais alors, quelle qualité constituait le cœur de la liberté bourgeoise ?

      […]

      Ce que signe l’affaire Snowden n’est donc pas tant la fin de la liberté des Modernes que celle de l’interprétation libérale qui la définissait par l’inviolabilité de la vie privée. En réalité, ce critère constitutionnel, effectivement bafoué aujourd’hui, masque le fait que les Modernes aspirent d’abord à autre chose, à la délivrance à l’égard des nécessités politiques et matérielles de la vie sur terre. C’est justement ce que suggère l’indifférence suscitée par les révélations de Snowden. C’est aussi ce que confirme une lecture attentive de Constant. Et c’est également ce qu’une histoire de la liberté moderne montrerait. Car face à la conception libérale de la liberté comme délivrance à l’égard des soucis matériels et politiques, le socialisme a souvent, dans ses tendances marxistes dominantes, surenchérit sur ce désir de délivrance en rêvant de surmonter le « règne de la nécessité » par le productivisme industriel et de dépasser la conflictualité sociale dans « l’administration des choses25 ».

      #Aurélien_Berlan #philosophie #liberté #libéralisme #démocratie #politique #capitalisme #anti-industriel #subsistance #autonomie #Edward_Snowden #Benjamin_Constant #vie_privée #privacy #Modernité #transhumanisme @antonin1

    • C’est un très beau texte, et bien écrit. Berlan reprend l’alternative de Constant sur les deux libertés, montre que la liberté individuelle ne peut exister sans liberté politique, collective, et qu’on nous vend la première, censée compenser la perte de la seconde, dans un contexte où celle-ci ne peut pas s’exercer. Et il étend la notion classique de liberté politique en liberté d’assurer et de contrôler ses conditions de vie matérielle, sa subsistance. Au final, c’est comme ça que je l’entends, nous avons accepté le « ou bien oui bien » de cette fausse alternative en prenant la seconde, dénuée de son sens et protégée par de bien maigres garde-fous et déclarations d’intention, parce qu’elle nous libère des nécessités de la vie en nous fourguant des biens et services bien « pratiques » (bagnole, télécom, bouffe produite par des spécialistes, objets à deux balles mais en nombre, la #poubelle_industrielle avec ses nuisances écologiques qu’on feindra de déplorer).

      Ce faisant, on comprendra pourquoi nous nous sentons toujours aussi « libres », en dépit des révélations de Snowden : parce que le système étatico-industriel, si liberticide soit-il, nous délivre toujours plus des limites et des contraintes liées à la vie humaine sur terre.

      Mais depuis, il est devenu clair que la liberté effective ne dépend pas seulement des droits fondamentaux et de l’agencement des institutions, mais aussi de conditions sociales et matérielles. Si l’on dépend d’une instance supérieure pour assurer ses besoins, on se retrouve « à sa merci » et donc potentiellement en situation d’impuissance et d’oppression

      Et si la quête de délivrance à l’égard des nécessités de la vie sur terre, le désir d’un allègement de nos conditions de vie jusqu’à l’apesanteur, jusqu’à l’idée de quitter la terre pour mener une vie extra-terrestre, a fait le lit du capitalisme industriel et du saccage de la planète, il faut rompre avec cet imaginaire et revaloriser l’autonomie comme une manière de revenir sur terre, de revenir à une vision terrestre de la liberté, compatible avec la préservation de nos conditions de vie sur notre planète fragile. En tout cas, c’est une perspective plus enthousiasmante que celle d’un état d’urgence écologique qui conduirait à une restriction draconienne du peu de libertés qui nous reste.

      Merci @rastapopoulos pour l’appel !

  • #Suisse : La NSA espionne-t-elle le monde depuis le Valais ?
    https://www.rts.ch/info/suisse/10824153-la-nsa-espionne-t-elle-le-monde-depuis-le-valais-.html

    A Loèche se côtoient 10 antennes du système d’écoute du Département fédéral de la défense (DDPS) et 25 antennes de la société Signalhorn, dont certains clients sont proches de l’agence américaine du renseignement (NSA). Comment est-ce possible et quels sont les risques ? Le 2e épisode de la web-série « La Suisse sous couverture » tente d’y répondre.

    Depuis 1974, les PTT (devenus Swisscom) et la Confédération gèrent un parc d’antennes paraboliques à Loèche, un site considéré comme le cœur du système de renseignement suisse. En l’an 2000, ils créent la surprise en cédant une grande partie des paraboles à l’entreprise américaine Verestar, qui a des liens indirects avec la NSA. Depuis, plusieurs entreprises ont défilé à Loèche, mais elles ont toujours compté parmi leurs clients des sociétés susceptibles d’entretenir des rapports avec les services de renseignements américains.

    Du côté de la Berne fédérale, on assure que tout va bien. En 2001, le Conseil fédéral exprime sa confiance à l’exploitant Verestar. En 2012, le Département fédéral de la défense (DDPS) prend le relais, et affirme, à propos du nouvel exploitant, Signalhorn, que l’indépendance est assurée. L’armée et l’entreprise ne partagent que les charges d’eau et d’électricité.

    RTSinfo diffuse cette semaine la web-série « La Suisse sous couverture », consacrée aux liens entre la Confédération et le renseignement international. Replongez dans cette affaire d’antennes valaisannes en regardant le deuxième épisode « Les grandes oreilles de la Confédération » (ci-dessus) avec son complément d’informations (ci-dessous). #Radio #vidéo
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    A la suite de l’interpellation du conseiller national Bernhard Hess (Démocrates Suisses/BE), le Conseil fédéral indique que Verestar exploite « des réseaux de satellites d’envergure internationale, soit 170 antennes ainsi qu’une cinquantaine de satellites » mais que l’entreprise « n’a jamais compté la NSA au nombre de ses clients ». Pourtant, Verestar possède la Maritime Telecommunications Network (MTN), qui compte parmi ses clients... l’US Navy. Le Conseil fédéral l’admet : « MTN travaille pour le compte de la Defense Information System Agency et du Space and Naval Warfare System Center, tous deux rattachés au Département de la défense, et susceptibles de ce fait d’entretenir des rapports avec les services de renseignements américains ».
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    2013 - les révélations d’Edward Snowden
    Ex-chargé de sécurité informatique à la CIA et administrateur système pour la NSA, Edward Snowden dévoile à différents médias des documents top-secrets de la NSA. La surveillance massive des communications et d’internet par Washington et Londres apparaît au grand jour. Swisscom, détenue à 51% par la Confédération, figure en rouge dans le programme « Treasure Map », une carte en temps réel du Web global. Les noeuds rouges représentent les réseaux d’entreprise où la NSA peut observer les données qui y circulent. Les flèches bleues illustrent les principaux chemins empruntés par les communications internet et mobiles. Est-ce que Swisscom a donné son consentement à un logiciel d’espionnage ?

    #nsa #surveillance #snowden #prism #internet #vie_privée #espionnage #privacy #edward_snowden #écoutes #usa #contrôle #etats-unis #Angleterre #Swisscom #Verestar #MTN #us_navy #DDPS #Loèche #ATC_Teleports #Onyx #Luxembourg

  • Entretien avec Edward Snowden – Par Martin Knobbe et Jörg Schindler
    https://www.les-crises.fr/entretien-avec-edward-snowden-par-martin-knobbe-et-jorg-schindler

    Source : Der Spiegel, Martin Knobbe & Jörg Schindler, 13-09-2019 Si je tombe d’une fenêtre, vous pouvez être sûr que j’aurais été poussé » Dans un entretien avec le Spiegel, Edward Snowden, lanceur d’alerte, raconte comment il a réussi à tromper l’agence de renseignement la plus puissante du monde, sa vie en Russie et pourquoi Internet doit être réinventé. Entretien réalisé par Martin Knobbe et Jörg Schindler Edward SnowdenYuriy Chichkov/ DER SPIEGELLire la suite

  • #Edward_Snowden « Ce qu’il faut changer, c’est pas une entreprise, un téléphone, un logiciel : c’est le système »
    https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-16-septembre-2019

    Données personnelles, espionnage, géants du numérique, politique sécuritaire française... Le lanceur d’alerte américain, réfugié en Russie, est l’invité exceptionnel de Léa Salamé et Nicolas Demorand dans le Grand entretien de France Inter. La version intégrale de l’entretien est à lire et à voir ici.

    #Snowden

  • #Edward_Snowden on 9/11 and why he joined the army: ‘Now, finally, there was a fight’ | US news | The Guardian

    https://www.theguardian.com/us-news/2019/sep/15/edward-snowden-on-911-and-why-he-joined-the-army-now-finally-there-was-

    Whenever I try to understand how the past two decades happened, I return to that September – to that ground-zero day and its immediate aftermath. To return means coming up against a truth darker than the lies that tied the Taliban to al-Qaeda and conjured up Saddam Hussein’s illusory stockpile of WMDs. It means, ultimately, confronting the fact that the carnage and abuses that marked my young adulthood were born not only in the executive branch and the intelligence agencies, but also in the hearts and minds of all Americans, myself included.

    I started working as a web designer for a woman I met in community college class. She, or I guess her business, hired me under the table at the then lavish rate of $30 an hour in cash. The trick was how many hours I would actually get paid for.

  • Edward #Snowden publie ses Mémoires : « Nous – moi, vous, nous tous – étions trop naïfs »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/09/13/edward-snowden-publie-ses-memoires-nous-moi-vous-nous-tous-etions-trop-naifs

    L’ancien sous-traitant de l’agence américaine du renseignement, qui a révélé, en 2013, le vaste système de surveillance établi par les Etats-Unis dans le monde, raconte son parcours de lanceur d’alerte dans « Mémoires vives » (Le Seuil), à paraître en France le 19 septembre. Extraits.

    Bonnes feuilles. Etant donné le caractère américain de l’infrastructure des communications mondiales, il était prévisible que le gouvernement se livrerait à la surveillance de masse. Cela aurait dû me sauter aux yeux. Pourtant, ça n’a pas été le cas, principalement parce que les autorités américaines démentaient si catégoriquement se livrer à ce genre de choses, et avec une telle vigueur, dans les médias ou devant les tribunaux, que les quelques sceptiques qui leur reprochaient de mentir étaient traités comme des junkies complotistes.

    #Edward_Snowden #surveillance #big_brother

  • Edward Snowden Explains Blockchain to His Lawyer — and the Rest of Us | American Civil Liberties Union
    https://www.aclu.org/blog/privacy-technology/internet-privacy/edward-snowden-explains-blockchain-his-lawyer-and-rest-us

    ES: In a word: trust. Imagine an old database where any entry can be changed just by typing over it and clicking save. Now imagine that entry holds your bank balance. If somebody can just arbitrarily change your balance to zero, that kind of sucks, right? Unless you’ve got student loans.

    The point is that any time a system lets somebody change the history with a keystroke, you have no choice but to trust a huge number of people to be both perfectly good and competent, and humanity doesn’t have a great track record of that. Blockchains are an effort to create a history that can’t be manipulated.

    BW: A history of what?

    ES: Transactions. In its oldest and best-known conception, we’re talking about Bitcoin, a new form of money. But in the last few months, we’ve seen efforts to put together all kind of records in these histories. Anything that needs to be memorialized and immutable. Health-care records, for example, but also deeds and contracts.

    ES: Let’s pretend you’re allergic to finance, and start with the example of an imaginary blockchain of blog posts instead of going to the normal Bitcoin examples. The interesting mathematical property of blockchains, as mentioned earlier, is their general immutability a very short time past the point of initial publication.

    For simplicity’s sake, think of each new article published as representing a “block” extending this blockchain. Each time you push out a new article, you are adding another link to the chain itself. Even if it’s a correction or update to an old article, it goes on the end of the chain, erasing nothing. If your chief concerns were manipulation or censorship, this means once it’s up, it’s up. It is practically impossible to remove an earlier block from the chain without also destroying every block that was created after that point and convincing everyone else in the network to agree that your alternate version of the history is the correct one.

    So on the technical level, a blockchain works by taking the data of the new block — the next link in the chain — stamping it with the mathematic equivalent of a photograph of the block immediately preceding it and a timestamp (to establish chronological order of publication), then “hashing it all together” in a way that proves the block qualifies for addition to the chain.

    Think about our first example of your bank balance in an old database. That kind of setup is fast, cheap, and easy, but makes you vulnerable to the failures or abuses of what engineers call a “trusted authority.” Blockchains do away with the need for trusted authorities at the expense of efficiency. Right now, the old authorities like Visa and MasterCard can process tens of thousands of transactions a second, while Bitcoin can only handle about seven. But methods of compensating for that efficiency disadvantage are being worked on, and we’ll see transaction rates for blockchains improve in the next few years to a point where they’re no longer a core concern.

    Yet the hard truth is that the only thing that gives cryptocurrencies value is the belief of a large population in their usefulness as a means of exchange. That belief is how cryptocurrencies move enormous amounts of money across the world electronically, without the involvement of banks, every single day. One day capital-B Bitcoin will be gone, but as long as there are people out there who want to be able to move money without banks, cryptocurrencies are likely to be valued.

    BW: But what about you? What do you like about it?

    ES: I like Bitcoin transactions in that they are impartial. They can’t really be stopped or reversed, without the explicit, voluntary participation by the people involved. Let’s say Bank of America doesn’t want to process a payment for someone like me. In the old financial system, they’ve got an enormous amount of clout, as do their peers, and can make that happen. If a teenager in Venezuela wants to get paid in a hard currency for a web development gig they did for someone in Paris, something prohibited by local currency controls, cryptocurrencies can make it possible. Bitcoin may not yet really be private money, but it is the first “free” money.

    BW: So if Trump tried to cut off your livelihood by blocking banks from wiring your speaking fees, you could still get paid.

    ES: And all he could do is tweet about it.

    BW: The downside, I suppose, is that sometimes the ability of governments to track and block transactions is a social good. Taxes. Sanctions. Terrorist finance.

    We want you to make a living. We also want sanctions against corrupt oligarchs to work.

    ES: If you worry the rich can’t dodge their taxes without Bitcoin, I’m afraid I have some bad news. Kidding aside, this is a good point, but I think most would agree we’re far from the low-water mark of governmental power in the world today. And remember, people will generally have to convert their magic internet money into another currency in order to spend it on high-ticket items, so the government’s days of real worry are far away.

    BW: How would you describe the downsides, if any?

    ES: As with all new technologies, there will be disruption and there will be abuse. The question is whether, on balance, the impact is positive or negative. The biggest downside is inequality of opportunity: these are new technologies that are not that easy to use and still harder to understand. They presume access to a level of technology, infrastructure, and education that is not universally available. Think about the disruptive effect globalization has had on national economies all over the world. The winners have won by miles, not inches, with the losers harmed by the same degree. The first-mover advantage for institutional blockchain mastery will be similar.

    BW: And the internet economy has shown that a platform can be decentralized while the money and power remain very centralized.

    ES: Precisely. There are also more technical criticisms to be made here, beyond the scope of what we can reasonably get into. Suffice it to say cryptocurrencies are normally implemented today through one of two kinds of lottery systems, called “proof of work” and “proof of stake,” which are a sort of necessary evil arising from how they secure their systems against attack. Neither is great. “Proof of work” rewards those who can afford the most infrastructure and consume the most energy, which is destructive and slants the game in favor of the rich. “Proof of stake” tries to cut out the environmental harm by just giving up and handing the rich the reward directly, and hoping their limitless, rent-seeking greed will keep the lights on. Needless to say, new models are needed.

    ES: The tech is the tech, and it’s basic. It’s the applications that matter. The real question is not “what is a blockchain,” but “how can it be used?” And that gets back to what we started on: trust. We live in a world where everyone is lying about everything, with even ordinary teens on Instagram agonizing over how best to project a lifestyle they don’t actually have. People get different search results for the same query. Everything requires trust; at the same time nothing deserves it.

    This is the one interesting thing about blockchains: they might be that one tiny gear that lets us create systems you don’t have to trust. You’ve learned the only thing about blockchains that matters: they’re boring, inefficient, and wasteful, but, if well designed, they’re practically impossible to tamper with. And in a world full of shifty bullshit, being able to prove something is true is a radical development.

    #Blockchain #Edward_Snowden #Pédagogie #Bitcoin

  • Belgique : L’enquête sur le piratage de Belgacom pointe vers les services secrets britanniques Belga - 20 Septembre 2018 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/medias/detail_l-enquete-sur-le-piratage-de-belgacom-pointe-vers-les-services-secrets-b

    Les conclusions du parquet fédéral de l’enquête sur l’opération de piratage de Belgacom, mise à jour fin 2013, pointent vers les services secrets britanniques GCHQ, rapportent De Tijd et L’Echo jeudi.

    Le parquet général a pu reconstituer une grande partie des faits et a transmis un rapport confidentiel sur ses principales conclusions au ministre de la Justice Koen Geens. L’enquête s’est appuyée sur un vingtaine de slides « top secret » du Network Analysis Centre, un département du GCHQ, que le lanceur d’alerte Edward Snowden a communiqués parmi d’autres documents à la presse sur l’Operation Socialist, le nom de code que les services secrets britanniques GCHQ ont donné au piratage. Dans le cas du piratage de Belgacom, la cible était les « routeurs GRX » de Belgacom et de BICS, dans le but d’accéder aux communications entre smartphones par roaming, quand des opérateurs laissent des clients d’autres opérateurs accéder à leur réseau. Les communications étaient interceptées via des opérations « homme-du-milieu », qui consistent à dévier vers soi des communications sans que ni l’expéditeur, ni le destinataire ne s’en rendent compte.


    Pour y parvenir, il a été nécessaire de pirater des ordinateurs de personnes clés au sein de Belgacom, par exemple dans l’entretien et la sécurité. Elles sont notamment tombées dans le piège via de faux messages LinkedIn. Les experts sont persuadés que le feu vert au piratage a été donné à un très haut niveau, peut-être même par le ministre britannique des Affaires étrangères. Si les slides n’avaient pas fuité, les preuves contre les Britanniques seraient relativement maigres.

    #espionage #piratage #Belgique #angleterre #belgacom #GCHQ #linkedin #Edward_Snowden #prism #surveillance #révélations_d'edward_snowden #police

  • #Edward_Snowden: ’The people are still powerless, but now they’re aware’ | US news | The Guardian

    https://www.theguardian.com/us-news/2018/jun/04/edward-snowden-people-still-powerless-but-aware

    Edward Snowden has no regrets five years on from leaking the biggest cache of top-secret documents in history. He is wanted by the US. He is in exile in Russia. But he is satisfied with the way his revelations of mass surveillance have rocked governments, intelligence agencies and major internet companies.

    In a phone interview to mark the anniversary of the day the Guardian broke the story, he recalled the day his world – and that of many others around the globe – changed for good. He went to sleep in his Hong Kong hotel room and when he woke, the news that the National Security Agency had been vacuuming up the phone data of millions of Americans had been live for several hours.

  • La NSA, l’Allemagne, Snowden et la géopolitique des câbles
    https://reflets.info/la-nsa-lallemagne-snowden-et-la-geopolitique-des-cables

    Edward Snowden a accordé une longue interview à #Der_Spiegel. L’une des questions du journal allemand a attiré notre attention : « Les autorités allemandes affirment qu’elles seraient sourdes et aveugles sans la NSA ou la […]

    #Technos #allemagne #Armée_américaine #DISA #DISN #Edward_Snowden #NetHealth

  • Cyberattacks in 12 Nations Said to Use Leaked N.S.A. Hacking Tool - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2017/05/12/world/europe/uk-national-health-service-cyberattack.html

    An extensive cyberattack struck computers across a wide swath of Europe and Asia on Friday, and strained the public health system in Britain, where doctors were blocked from patient files and emergency rooms were forced to divert patients.

    The attack involved ransomware, a kind of malware that encrypts data and locks out the user. According to security experts, it exploited a vulnerability that was discovered and developed by the National Security Agency.

    The hacking tool was leaked by a group calling itself the Shadow Brokers, which has been dumping stolen N.S.A. hacking tools online beginning last year. Microsoft rolled out a patch for the vulnerability last March, but hackers took advantage of the fact that vulnerable targets — particularly hospitals — had yet to update their systems.

    The attack on the National Health Service seemed perhaps the most audacious of the attacks, because it had life-or-death implications for hospitals and ambulance services.

    On social media, several images circulated showing computer screens bearing a message that the user could not enter without first paying a $300 ransom in Bitcoin. Many doctors reported that they could not retrieve their patients’ files.

    #cybersécurité #ransomware #bitcoin #données_santé

  • #WikiLeaks dévoile la « boîte à outils » de la #CIA pour pirater vos appareils
    https://www.mediapart.fr/journal/international/080317/wikileaks-devoile-la-boite-outils-de-la-cia-pour-pirater-vos-appareils

    L’organisation de Julian Assange a publié la première partie d’une série de documents dévoilant les techniques et méthodes de la CIA. L’agence est notamment capable de prendre le contrôle de téléviseurs connectés pour filmer ou écouter leurs utilisateurs. Elle dispose également d’un catalogue de failles lui permettant de pirater les téléphones portables, notamment iPhone ou Android.

    #International #Edward_Snowden #NSA #Surveillance

  • [#book] The Red Web: The Struggle Between Russia’s Digital Dictators and the New Online Revolutionaries
    (Andrei Soldatov, Irina Borogan, 2015)

    http://www.publicaffairsbooks.com/book/hardcover/the-red-web/9781610395731

    On the eighth floor of an ordinary-looking building in an otherwise residential district of southwest Moscow, in a room occupied by the Federal Security Service (FSB), is a box the size of a VHS player marked SORM. The Russian government’s front line in the battle for the future of the Internet, SORM is the world’s most intrusive listening device, monitoring e-mails, Internet usage, Skype, and all social networks.

    But for every hacker subcontracted by the FSB to interfere with Russia’s antagonists abroad—such as those who, in a massive denial-of-service attack, overwhelmed the entire Internet in neighboring Estonia—there is a radical or an opportunist who is using the web to chip away at the power of the state at home.

    Drawing from scores of interviews personally conducted with numerous prominent officials in the Ministry of Communications and web-savvy activists challenging the state, Andrei Soldatov and Irina Borogan peel back the history of advanced surveillance systems in Russia. From research laboratories in Soviet-era labor camps, to the legalization of government monitoring of all telephone and Internet communications in the 1990s, to the present day, their incisive and alarming investigation into the Kremlin’s massive online-surveillance state exposes just how easily a free global exchange can be coerced into becoming a tool of repression and geopolitical warfare. Dissidents, oligarchs, and some of the world’s most dangerous hackers collide in the uniquely Russian virtual world of The Red Web.

    The Red Web: Russia and the Internet

    https://fas.org/blogs/secrecy/2015/10/red-web

    The Internet in Russia is a battleground between activists who would use it as a tool of political and cultural freedom and government officials who see it as a powerful instrument of political control, write investigative journalists Andrei Soldatov and Irina Borogan in their new book The Red Web. For now, the government appears to be winning the battle.

    Soldatov and Borogan trace the underlying conflict back to official anxiety in the Soviet era about the hazards of freedom of information. In the 1950s, the first Soviet photocopy machine was physically destroyed at the direction of the government “because it threatened to spread information beyond the control of those who ruled.”

    [...]

    In a chapter devoted to the case of Edward Snowden, the authors express disappointment in Snowden’s unwillingness to comment on Russian surveillance or to engage with Russian journalists. “To us, the silence seemed odd and unpleasant.”

    More important, they say that Snowden actually made matters in Russia worse.

    Snowden may not have known or realized it, but his disclosures emboldened those in Russia who wanted more control over the Internet,” they write.

    Because the Snowden disclosures were framed not as a categorical challenge to surveillance, but exclusively as an exposure of U.S. and allied practices, they were exploited by the Russian government to legitimize its own preference for “digital sovereignty.”

    Snowden provided “cover for something the Kremlin wanted all along– to force Facebook, Twitter, and Google’s services, Gmail and YouTube, to be subject to Russian legislation, which meant providing backdoor access to the Russian security services.”

    [...]

    The Red Web provides a salutary reminder for Western readers that the so-called U.S. “surveillance state” has hardly begun to exercise the possibilities of political control implied in that contemptuous term. For all of its massive collection of private data, the National Security Agency — unlike its Russian counterparts — has not yet interfered in domestic elections, censored private websites, disrupted public gatherings, or gained unrestricted access to domestic communications.

    #Snowden #Edward_Snowden
    #surveillance #NSA #FSB

    • https://www.ft.com/content/7efff020-5642-11e5-9846-de406ccb37f2

      The authors also chart the history of #SORM, a system as sinister as its ugly acronym suggests. The Sistema Operativno-Rozysknikh Meropriyatiy, or System of Operative Search Measures, has been giving the FSB, successor to the KGB, a back door to spy on internet communications since 1998. At one point, Soldatov the younger comes eye to eye with a Sorm device. “The heavy metal door was opened, and Andrei quietly stepped inside a small room, packed with equipment on the racks. One of them had a small black box. It was labelled Sorm. It had a few cables and a few lights. Andrei was told that when the small green lamp was illuminated on the box, the FSB guys on the eighth floor have something to do. As he looked down, Andrei saw the small green lamp winking.”

      But Sorm was not born in 1998, the year Mr Putin became head of the FSB: as Soldatov and Borogan establish through interviews with KGB sources and engineers, the ancestors of the black box were in fact Soviet-era phone-tapping systems. To develop them, the KGB enlisted some of its enemies; in a prison lab near Moscow, dissident Lev Kopelev was set to work on speech-recognition techniques.

      [...]

      And yet, in its efforts to gain the upper hand over the internet, Russia’s security apparatus appears clumsy, with activists outsmarting some of the intrusive surveillance. If the book has one shortcoming, it is that it fails to offer a conclusive explanation for this. The authors state that the regime is helpless in the face of a decentralised network. “Information runs free like water or air on a network, not easily captured,” they say.

  • Anatoly Kucherena, Snowden’s Russian lawyer wrote a novel about this story, “The Time of the Octopus” (January 2017)

    In Moscow’s Sheremetyevo airport, fugitive US intelligence officer Joshua Kold is held in limbo, unable to leave the airport’s transit area. He is on the run, after blowing the lid off the terrifying reach of covert American global surveillance operations. Will the Russian authorities grant him asylum, or will they hand him over the clutches of the global octopus eager for revenge for his betrayal.

    This book is a fiction, but it is based on Kucherena’s own interviews with Snowden at Sheremetyevo airport, and provides the basis for Oliver Stone’s major Hollywood movie ‘Snowden’.

    It took Kucherena a month to negotiate Snowden’s stay and three months to write “Time of the Octopus.” According to WikiLeaks, Stone paid a million dollars for the book.

    The original book in Russian. “The whole truth about the American agent on the run,” the cover boasts. Also: “Oliver Stone is currently shooting a film based on this book.”:

    The book in English:

    Anatoly Kucherena:

    #book
    #Snowden #Edward_Snowden
    #Oliver_Stone

  • Email exchange between Edward Snowden and former GOP Senator Gordon Humphrey
    (July 2013)

    https://www.theguardian.com/commentisfree/2013/jul/16/gordon-humphrey-email-edward-snowden

    Snowden:

    Further, no intelligence service - not even our own - has the capacity to compromise the secrets I continue to protect. While it has not been reported in the media, one of my specializations was to teach our people at DIA [Defense Intelligence Agency] how to keep such information from being compromised even in the highest threat counter-intelligence environments (i.e. China).

    You may rest easy knowing I cannot be coerced into revealing that information, even under torture.

    #Snowden #Edward_Snowden
    #Glenn_Greenwald

  • Ed Snowden taught me to smuggle secrets past incredible danger. Now I teach you.
    (Micah Lee, Oct 2014)

    – Explains how Poitras and Snowden set up a secure communication channel using anonymous e-mail, Tor Browser, GPG, and tweeting the figerprint.

    – Explains how he got Greenwald to encrypt his computer. (Greenwald didn’t know how to nor how to use GPG, and got neither of them working)

    – Talks about his involvement in the set-up of communications between Snowden, Greenwald and Poitras prior to the revelations.

    https://theintercept.com/2014/10/28/smuggling-snowden-secrets

    I think it’s helpful to show how privacy technologists can work with sources and journalists to make it possible for leaks to happen in a secure way. Securing those types of interactions is part of my job now that I work with Greenwald and Poitras at The Intercept, but there are common techniques and general principles from my interactions with Snowden that could serve as lessons to people outside this organization.

    [...]

    but in his first email to me, Snowden had forgotten to attach his key, which meant I could not encrypt my response. I had to send him an unencrypted email asking for his key first. His oversight was of no security consequence—it didn’t compromise his identity in any way—but it goes to show how an encryption system that requires users to take specific and frequent actions almost guarantees mistakes will be made, even by the best users.

    [...]

    after creating a customized version of Tails for Greenwald, I hopped on my bike and pedaled to the FedEx office on Shattuck Avenue in Berkeley, where I slipped the Tails thumb drive into a shipping package, filled out a customs form that asked about the contents (“Flash Drive Gift,” I wrote), and sent it to Greenwald in Brazil.

    The (comprehensive) 30-page tutorial Micah wrote about using open source tools to communicate securely:

    Encryption Works: How to Protect Your Privacy (And Your Sources) in the Age of NSA Surveillance
    https://freedom.press/news-advocacy/encryption-works-how-to-protect-your-privacy-and-your-sources-in-the-age-

    The whitepaper covers:

    – A brief primer on cryptography, and why it can be trustworthy
    – The security problems with software, and which software you can trust
    – How Tor can be used to anonymize your location, and the problems Tor has when facing global adversaries
    – How the Off-the-Record (OTR) instant message encryption protocol works and how to use it
    – How PGP email encryption works and best practices
    – How the Tails live GNU/Linux distribution can be used to ensure high endpoint security

    https://web.archive.org/web/20130822041429/https://pressfreedomfoundation.org/sites/default/files/encryption_works.pdf
    backup :https://www.docdroid.net/file/download/vk6cwnN/encryption-works.pdf
    HTML version: https://web.archive.org/web/20130727195447/https://pressfreedomfoundation.org/encryption-works

    #Edward_Snowden #Snowden
    #privacy
    #Tails #GPG #PGP

  • Laura Poitras reveals her own life under surveillance
    (Andy Greenberg, February 2016)

    https://www.wired.com/2016/02/snowdens-chronicler-reveals-her-own-life-under-surveillance

    “After returning to the United States [from Iraq] I was placed on a government watchlist and detained and searched every time I crossed the US border. It took me ten years to find out why.”

    [...]

    She sleeps badly, plagued with nightmares about the American government. She reads Cory Doctorow’s Homeland and re-reads 1984, finding too many parallels with her own life. She notes her computer glitching and “going pink” during her interviews with NSA whistleblower William Binney, and that it tells her its hard drive is full despite seeming to have 16 gigabytes free. Eventually she moves to a new apartment that she attempts to keep “off the radar” by avoiding all cell phones and only accessing the Internet over the anonymity software Tor.

    When Snowden contacts her in January of 2013, Poitras has lived with the specter of spying long enough that she initially wonders if he might be part of a plan to entrap her or her contacts like Julian Assange or Jacob Appelbaum, an activist and Tor developer. “Is C4 a trap?” she asks herself, using an abbreviation of Snowden’s codename. [Citizenfour] “Will he put me in prison?”

    [...]

    In the end, Poitras has not only escaped the arrest or indictment she feared, but has become a kind of privacy folk hero: Her work has helped to noticeably shift the world’s view of government spying, led to legislation, and won both a Pulitzer and an Academy Award. But if her ultimate fear was to “become the story,” her latest revelations show that’s a fate she can no longer escape–and one she’s come to accept.

    #Snowden #Edward_Snowden
    #Poitras #Laura_Poitras

  • Jean Bricmont : comité de censure et logique totalitariste derrière la lutte contre les « fake news » — RT en français
    https://francais.rt.com/opinions/33802-jean-bricmont-comite-censure-totalitariste-lutte-fake-news

    RT : Comment peut-on lutter contre les « #fake_news » ?

    #Jean_Bricmont (J. B.) : Pour tout vous dire, je ne sais pas. Je pense que la seule alternative aux « fake news » reste d’avoir des informations honnêtes et des médias honnêtes. #Edward_Snowden l’a dit lui-même.

    et https://seenthis.net/messages/567243#message567360

  • NSA leaker Ed Snowden’s life on Ars Technica
    (June 2013)

    Snowden used as alias TheTrueHOOHA for his Ars Technica posts

    https://arstechnica.com/tech-policy/2013/06/nsa-leaker-ed-snowdens-life-on-ars-technica

    Snowden as a teen online: anime and cheeky humor
    http://www.reuters.com/article/us-usa-security-snowden-anime-idUSBRE95B14B20130613

    “I really am a nice guy,” Snowden wrote on his profile page. “You see, I act arrogant and cruel because I was not hugged enough as a child, and because the public education system turned it’s (sic) wretched, spiked back on me.”

    Reuters viewed the website on Tuesday and contacted former company employees for comment. On Wednesday, the website had been taken down.

    #Edward_Snowden #Snowden

  • #WikiLeaks : les républicains s’indignent de la grâce de #Chelsea_Manning
    https://www.mediapart.fr/journal/international/180117/wikileaks-les-republicains-sindignent-de-la-grace-de-chelsea-manning

    © Reuters Trois jours avant de quitter la Maison Blanche, Barack Obama a décidé de commuer la peine de celle qui, en 2013, a été condamnée à 35 ans de prison pour avoir fourni à WikiLeaks 700 000 documents sur les exactions de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan. Chelsea Manning devrait sortir de prison le 17 mai. WikiLeaks et Snowden se félicitent tandis que le camp de Trump proteste.

    #International #Barak_Obama #Edward_Snowden #Julian_Assage #libertés_publiques

  • Un autre son de sifflet:
    How America Lost Its Secrets: Snowden, the Man and the Theft
    (Edward Jay Epstein)

    http://europe.newsweek.com/why-obama-wont-pardon-edward-snowden-nsa-538632

    “I spent three years investigating Snowden’s story for my book. [...] Aside from [Oliver] Stone - who paid [Snowden’s] lawyer $1 million, supposedly for the rights to his novel - I am the only [?ah bon?] American Journalist to interview him face to face. What I learned, bit by bit, from my many months of investigation, was that the key parts of Snowden’s story, although endlessly repeated in the media as fact, do not check out.”
    [...]
    “So unlike those ACLU lawyers who merely echo Snowden’s version of events, Obama must know that his story is as fictional as Stone’s movie.”
    [...] “Snowden stole much more that files regarding illegal activities or domestic surveillance by the NSA.”

    [...] “In this culture of distrust, any fact that contradicts the one-source narrative of the innocent whistleblower can be pre-emptively dismissed because Snowden, ensconced in Moscow at an unknown location, remains the ultimate truth-teller. After three years of investigating this case, I must refute this depiction of Snowden and any version of these events that paints him the hero.”

    http://knopfdoubleday.com/2017/01/12/media-center-how-america-lost-its-secrets-by-edward-jay-epstein

    #Edward_Snowden
    #book #livre

  • Exclusive : Face-to-face with #Edward_Snowden in Moscow on Trump, Putin and dwindling hopes of a presidential pardon [Video]

    https://www.yahoo.com/news/exclusive-face-face-edward-snowden-090346357.html

    Je viens juste d’écouter attentivement if not religieusement la totalité de l’interview. Très émouvant, très précis, très humain, très censé, une grande maturité et finalement une grnde retenu qui ne donne que plus de force à son propos.

    Franchement, total respect.

    Exclusive: Face-to-face with Edward Snowden in Moscow on Trump, Putin and dwindling hopes of a presidential pardon
    Yahoo News Video•December 5, 2016

    In an exclusive interview with Yahoo Global News Anchor Katie Couric in Russia, Edward Snowden, the fugitive former NSA contractor who leaked information about U.S. surveillance activities, talks about Putin, life in Russia with his longtime girlfriend and the possibility of returning to the U.S. to face justice in a Trump administration.