• Tensions entre des stations valaisannes et des touristes juifs ultra-orthodoxes RTS - Romain Carrupt - Raphaël Dubois
    https://www.rts.ch/info/regions/valais/13424581-tensions-entre-des-stations-valaisannes-et-des-touristes-juifs-ultraort

    Chaque été, environ 2000 juifs ultra-orthodoxes passent quelques semaines de vacances dans la vallée de Saas, en Valais. La rencontre entre cette communauté et les habitants de Saas-Fee génère des conflits, sur fond de différences culturelles.

    Depuis quelques années, les échanges sont devenus compliqués entre la commune de Saas-Fee et la communauté juive ultra-orthodoxe. La Fédération suisse des communautés israélites s’est récemment plainte, dans le « Walliser Bote », d’un manque de dialogue de la part des autorités.

    « La situation est exceptionnelle, car la commune ne veut pas parler avec nous. Notre intérêt est pourtant de faire un travail de médiation pour trouver des solutions », a regretté Jonathan Kreutner, le secrétaire général de la faîtière des communautés juives, jeudi dans La Matinale.

    Contacté, le président de la commune Stefan Zurbriggen rejette ces critiques, en assurant qu’il n’a jamais refusé un entretien. « Il ne s’agit pas d’un problème de la commune que je représente, mais d’un problème de la communauté religieuse qui n’a pas répondu à nos dernières offres, a manqué des rendez-vous sans s’excuser et n’a pas voulu utiliser les locaux proposés », a-t-il écrit dans un e-mail adressé à la faîtière des communautés juives et qu’il a transmis à la RTS.

    Le fond de l’affaire concerne une tente de fête. Depuis deux étés, Saas-Fee a arrêté de la mettre à disposition des juifs ultra-orthodoxes pour leurs prières. Elle ne considère plus que c’est le rôle de la collectivité publique, étant donné que des alternatives privées existent.

    Peu de retombées pour l’économie locale
    « C’est surprenant que la commune ne veuille pas collaborer à la recherche de solutions constructives. Il s’agit pourtant d’un important groupe de touristes », s’étonne Jonathan Kreutner. Sept commerçants de Saas-Fee interrogés par la RTS considèrent au contraire que les juifs ultra-orthodoxes ne représentent pas une réelle manne financière.

    Ils rapportent de l’argent aux structures d’hébergement et à la commune via les taxes de séjour, mais se rendent peu dans les boutiques et restaurants, notamment parce que ces derniers ne sont pas casher.

    Un problème profond
    Ces communautés juives ultra-orthodoxes font aussi l’objet de critiques plus profondes. On leur reproche de manquer de respect, de laisser traîner leurs déchets ou encore de prendre trop de place dans les magasins ou les parcs publics.

    Les habitants de Saas-Fee ne veulent pas s’exprimer au micro, de peur d’être taxés d’antisémites, en confiant qu’ils sont dérangés par la présence des juifs ultra-orthodoxes. Ainsi, un villageois dit ne pas souhaiter que ces communautés fréquentent le centre de la station, bien qu’il affirme ne rien avoir contre elles. Une autre estime qu’il y aurait moins de problèmes si ces touristes n’étaient pas vêtus de leurs habits traditionnels.

    C’est de la xénophobie pure, commente un acteur touristique de Verbier, qui se désole d’entendre des propos similaires dans sa station. Pour lui, les juifs ultra-orthodoxes paient simplement leur différence et le fait qu’ils sont très visibles, vu qu’ils se déplacent en groupe.

    Un médiateur pour apaiser les tensions
    Ces tensions ne sont pas uniques. Dans d’autres stations, comme à La Tzoumaz (VS) ou dans les Grisons, les juifs ultra-orthodoxes reçoivent des échos négatifs.

    A La Tzoumaz, la destination se pliait en quatre pour ces touristes de passage pendant la période creuse il y a encore peu de temps : l’Office du tourisme leur organisait des séances d’information et la piscine monnayait sa privatisation à certains horaires. Aujourd’hui, alors que des propriétaires de résidences secondaires décalent leur venue pour ne pas croiser de juifs ultra-orthodoxes, la commune incite ces derniers à se rendre un maximum à Verbier. Et les employés communaux sont chargés de faire appliquer à la lettre les règlements municipaux.

    Dans ce climat, la faîtière se propose d’agir, explique Jonathan Kreutner : « L’idée est d’avoir un médiateur qui connaît autant la communauté juive orthodoxe que les Valaisans. Comme cela, s’il y a un malentendu sur un sujet, on peut en faire une ’traduction’ pour éviter une exacerbation. » Un tel médiateur se rend parfois à Saas-Grund (VS) ou dans les Grisons, mais pour l’heure ni à Saas-Fee ni à La Tzoumaz.

    #emmerdeurs #déchets #ultra-orthodoxes #religieux #religion #tourisme #Suisse

  • The French domestic “sanitary pass” did not solve Covid-19 vaccination inequities in France | medRxiv
    https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2022.01.03.22268676v1

    The French sanitary pass led to an increase in vaccination rates in France, but local heterogeneities in vaccination rates remain. To identify potential determinants of these heterogeneities and how the French sanitary pass influenced them, we used a data-driven approach on exhaustive nationwide data, gathering 181 socio-economic and geographic factors. Our analysis reveals that, both before and after the introduction of the French sanitary pass, factors with the largest impact are related to poverty, with the most deprived areas having greater than 10 times the odds of being among the districts with lower vaccination rates.

  • Mediapart contre Dupond-Moretti, et vice versa.
    « Le Canard enchaîné » 14/07/2021

    Epinglé, le 7 juillet, par Mediapart pour avoir omis de déclarer au fisc et à la haute autorité pour la transparence de la vie publique une somme de 300 000 euros, provenant de ses droits d’auteur, Eric Dupond-Moretti a d’abord répliqué sur le fond. Il a reconnu devant les journalistes, le 8 juillet, qu’il s’agissait d’une erreur commise par son comptable et qu’il l’avait rectifiée quand il s’en était rendu compte, en payant au fisc les sommes dues, soit 180 000 euros.
    Devant des parlementaires, le même jour, le garde des Sceaux est monté en gamme, parlant de la « cabale » de Mediapart et de son patron.
    « Plenel, s’est-il écrié, est à la fraude fiscale ce que Richter est au séisme ! Comment ose-t-il venir me chercher de fausses emmerdes fiscales alors qu’il a magouillé pendant des années pour devenir millionnaire ? »
    Une double insinuation réservée aux initiés. La première allusion vise l’affaire qui empoisonne Mediapart depuis des années : avant le changement de législation, le site s’était accordé le bénéfice du taux de TVA alors réservé à la presse écrite (2,1%). Ce contentieux fiscal, encore devant la justice, porte sur plusieurs millions d’euros et a donné lieu à une pénalité pour « manquement délibéré ».
    La seconde allusion concerne le montage financier qui a permis aux fondateurs de Mediapart, dont Edwy Plenel, de vendre des actions à leurs salariés, multipliant par plus de 5 leur investissement.
    Comme quoi le garde des Sceaux, avocat autant que procureur, est un fiscaliste patenté, sauf quand ça le concerne…

    #emmerdes_de_riches

  • D’une école à l’autre (2013)  : les vertus politiques de la pratique artistique à l’école | Le cinéma est politique
    http://www.lecinemaestpolitique.fr/dune-ecole-a-lautre-2013-les-vertus-politiques-de-la-pratique-a

    A la question « Pourquoi avez-vous choisi de filmer sur la mixité scolaire ? », Pascale Diez répond : « J’ai constaté au fil des ans, avec une accélération ces huit dernières années, que de plus en plus, la mixité sociale disparaissait des classes et que des ghettos socio-culturels s’installaient. (…) J’ai l’impression que le déterminisme social redevient une réalité et que l’égalité des chances n’existe que dans la littérature. Ce constat m’a rendue triste dans un premier temps et j’ai décidé de réagir en m’en faisant le témoin et surtout, l’actrice d’une tentative de suppléer à cette absence de mixité sociale. »[4]