#ffp2

    • ce qui est étonnant, c’est qu’on ait pas une étude sur le % de réduction des contaminations obtenu par le port du passe sanitaire et du masque de papier dans les transports en commun à Paris - ou en France, soyons fous :-)

      c’est pourtant pas le nombre de groupes contrôles qui manquent

  • Effectiveness of Face Mask or Respirator Use in Indoor Public Settings for Prevention of SARS-CoV-2 Infection [11 fév. 2022]
    https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/71/wr/mm7106e1.htm?s_cid=mm7106e1_w

    These data from real-world settings reinforce the importance of consistently wearing face masks or respirators to reduce the risk of acquisition of SARS-CoV-2 infection among the general public in indoor community settings.

    These findings are consistent with existing research demonstrating that face masks or respirators effectively filter viruses in laboratory settings and with ecological studies showing reductions in SARS-CoV-2 incidence associated with community-level masking requirements.

    #covid-19 #masques #ffp2

  • Avancer masqué – FFP2 : reste-t-il quelqu’un dans l’appareil d’État capable de faire une bibliographie intègre ? RogueESR
    https://rogueesr.fr/20220209

    Comment fonctionne l’articulation entre les sphères scientifiques et les sphères décisionnaires ? Qui produit des « expertises » et selon quelle méthode ? La question des masques FFP2 nous permet d’éclairer les dysfonctionnements chroniques des instances supposées éclairer la décision publique. 

    La grève des enseignants du 13 janvier a surpris par son ampleur exceptionnelle. Que revendiquait-elle ? Une rationalité minimale dans la gestion sanitaire de l’École et donc une politique de réduction du risque fondée sur la disputatio conduite par la communauté des scientifiques ayant contribué à ce domaine. La transmission de SARS-CoV-2 se faisant par voie aérienne, il était logique de demander des masques FFP2, conçus pour la filtration des aérosols. Le 10 janvier, M. Véran déclara aux sénateurs : « On est assez loin d’après le HCSP d’étendre le FFP2 à d’autres catégories professionnelles. […] Y compris d’ailleurs dans le milieu des soignants. [Le port du FFP2 sera réservé à ceux] qui sont aujourd’hui considérés comme à risque parce qu’exposés à des gouttelettes. » Ce faisant, M. Véran témoignait de son ignorance du fait que la transmission par voie d’aérosol ne vient pas de gouttelettes mais de particules virales environnées de protéines, et suspendues dans l’air comme des particules de fumée. Du reste, le masque chirurgical est, lui, conçu pour protéger des « gouttelettes » de toux et parfaitement efficace dans ce cas.

    Aussi attendions-nous avec impatience la parution du rapport du Haut Conseil de Santé Publique (#HCSP). Nous avons découvert à sa lecture du rapport qu’il ne prenait pas en compte la littérature scientifique fournie et solide montrant l’efficacité nettement supérieure des FFP2 pour filtrer des particules virales de 200 à 500 microns. L’avis a été mis en ligne début février, plus d’un mois après sa rédaction. Il repose sur un travail bibliographique non exhaustif et choisi pour valider des conclusions rigoureusement inverses à celles de la littérature scientifique.

    Il nous semble donc important d’établir une bibliographie conforme à la pratique scientifique, c’est-à-dire exhaustive, reposant sur des sources primaires, et traitant rationnellement de la résolution d’éventuelles controverses. Vous trouverez ci-dessous une réponse point à point aux éléments du rapport factuellement faux ainsi qu’une bibliographie commentée.

    Il nous importe ici de comprendre comment un comité de 22 personnes, aucune n’ayant de légitimité scientifique sur la transmission aéroportée de SARS-CoV-2, peut produire un travail pareillement dépourvu de rigueur et d’intégrité. Au vu des éléments scientifiquement infondés qui sont rapportés, nous faisons l’hypothèse qu’aucun membre du comité n’a réalisé une méta-analyse de la littérature scientifique primaire : le rapport semble directement s’inspirer de sources secondaires de mauvaise qualité.

    #expertise #FFP2 #aérosols #covid-19

    • Comment le rapport du HCSP parvient-il à contourner les multiples articles démontrant, par des mesures précises, la filtration des aérosols par les masques FFP2 ?
      (i) Il accorde simplement une valeur faible aux tests rapportés dans la littérature d’ingénierie.
      (ii) Il escamote l’article montrant en situation réelle, dans un hôpital, l’absence de contamination des soignants portant un FFP2, contrairement à ceux portant un masque chirurgical.
      (iii) Il valorise des études cliniques conçues par des médecins qui, ignorant ce que signifie une transmission aéroportée, n’ont fait porter le masque FFP2 qu’à proximité immédiate des patients.
      (iv) Il ignore l’étude clinique démontrant l’efficacité des masques FFP2 lorsqu’ils sont portés en permanence, et sa disparition avec un port intermittent.
      (v) Il se réfère à des « méta-analyses » amalgamant les études mal conçues avec l’étude démontrant qu’elles sont mal conçues, en utilisant des pondérations destinées à justifier l’idée pré-conçue.

  • Ecole et Familles Oubliées 🐝 sur Twitter
    https://twitter.com/Ecole_Oubliee/status/1489180037689622531

    Rectification suite à la sortie du décret, non seulement les enfants d’Italie de plus de 6 ans sont jugé aptes à porter des #FFP2,
    mais c’est même obligatoire pour tous, dès qu’ 1 cas se declare dans une classe, pendant 10js après l’identification du cas pour suivre en presence
    passage en distanciel #dad obligatoire pour les non vaccinés ou les vaccinés depuis plus de 4 mois, après 4 cas en primaire, 2 cas dans le secondaire

  • Ryo le Ryū sur Twitter

    Déjà posté dans un commentaire par @sombre mais ça mérite un vrai seen

    Je vous rappelle juste que les gens qui disent « laissons le virus devenir endémique, il faut apprendre à vivre avec le virus », vous parlent d’ un virus qui a lui seul tue un million d’Européens par an QUAND ON PREND DES MESURES. Eux veulent les supprimer.
    Sérieux quoi

    Tu crois qu’on en a pas marre nous ? Qu’on aimerait pas qu’un vieil antipaludique, un antibiotique, un vermifuge pour cheval ou des compléments alimentaires soignent facilement et efficacement cette saloperie ? Ou n’importe quoi d’autre ! Qu’on préférerait pas que l’infection soit immunisante à vie, et qu’une dose de vaccin aussi ? Qu’on rêve pas que le virus mute juste une dernière fois en un semi-rhume, même pas, et hop plus jamais ? Qu’on ne prie pas un dieu auquel on ne croit pas pour qu’un miracle arrête tout ça ?

    Évidemment que si bordel
    On achèterait des poupées vaudou si ça marchait
    Seulement ça marche pas.

    C’est ça la différence. On ne s’arrête pas à espérer, on regarde aussi ce qu’il en est dans la réalité. Et dans la réalité, les protocoles Raoult (oui, LES) sont des échecs retentissants, l’infection protège au mieux quelques mois, les vaccins ont été développés contre la souche sauvage d’un virus qui a muté plusieurs fois depuis – sans déconner c’est déjà un miracle de la science d’avoir des vaccins aussi efficaces aussi rapidement, vous vous rendez pas compte de la chance qu’on a – et qui continue à le faire, parce qu’il circule largement, et que non,
    il n’y a AUCUNE raison de penser qu’il va nécessairement perdre en dangerosité « parce qu’il n’a aucun intérêt à tuer son hôte » ou que sais-je encore. C’est un VIRUS. L’évolution ne suit pas un but, les espèces n’ont pas d’objectif. Il n’y a pas d’intention. C’est pas comme ça que ça marche et des exemples de pathogènes qui sont restés graves ou pire, sont devenus plus mortels, il y en a un paquet. Et les interventions divines, ça n’existe pas. Lourdes, on vous a menti, désolé.

    En revanche, des trucs qui marchent, on en a. On en connaît.

    L’objectif à court terme c’est que les gens meurent moins, souffrent moins, aient moins de séquelles, tombent moins malades, soient moins contagieux et que le virus circule moins pour limiter les contaminations et ses possibilités de muter et répandre ses mutations.
    Et ça, on sait au moins en partie le faire.

    Pour ce qui est des soins directs, on a beaucoup appris et quoiqu’on ait pu vous dire, non seulement on soigne les patients mais on les soigne de plus en plus efficacement. Par contre, ceux qui arrivent en soins intensifs ont encore et toujours un taux de survie pas ouf et
    surtout, un temps de rétablissement particulièrement long et pénible ce qui est NORMAL. LA RÉA, C’EST PAS UN SPA. LA RÉA, C’EST CACA. Entrent en soins intensifs les patients EXTRÊMEMENT MALADES OU BLESSÉS. Par définition. Et c’est une épreuve.

    On fait subir à l’organisme des choses dont vous n’imaginez pas la violence. Parce que sinon, le patient meurt. Et ça, ça implique plusieurs vérités insupportables : d’une part, tous les patients ne peuvent y être admis, parce qu’à partir d’un certain point, leur corps ne le supporterait tout simplement pas. C’est trop tard, trop loin, trop. En conséquence, tous les patients ne peuvent y être admis. On ne fait pas subir ça à quelqu’un qu’on a aucune chance de sauver. Ça reviendrait à torturer quelqu’un qui va de toute façon mourir de sa maladie ou ses blessures. On ne fait pas ça.

    Autre sinistre vérité, tous les patients ne survivront pas. Parce qu’ils arrivent dans un état tellement dramatique, on ne peut pas tous les sauver. C’est comme ça. Autre chose : ça implique également un personnel à la fois extrêmement qualifié et spécialisé et extrêmement nombreux en comparaison avec la médecine « normale », ainsi qu’un matériel extrêmement lourd, complexe, coûteux et spécifique. Et évidemment une charge de travail et une charge psychologique extrêmes.

    Autre vérité pas très rigolote : quand un patient est à ce point malade ou blessé, et qu’il subit tout ce qu’il a fallu lui faire subir pour qu’il ne meure pas, quand il sort des soins intensifs, autant vous dire que c’est loin d’être fini. Il est dans un état DÉPLORABLE. Mais il est VIVANT. Donc il va passer du temps en hospitalisation classique et en ambulatoire, il va devoir faire de la rééducation, il va lui falloir du temps et des soins. Et parfois, il gardera des séquelles.

    LE BUT DU JEU C’EST DE NE PAS ALLER EN RÉA . Vraiment.

    Et là du coup peut-être que vous comprenez pourquoi on vous dit que la surcharge hospitalière est un problème. Parce que là, on en arrive à ne pas accepter en soins intensifs des gens qui y auraient été éligibles en temps normal. On en arrive à renvoyer chez eux des gens qui auraient dû bénéficier de soins longs, comme une surveillance et une oxygénation en hôpital, ou de la rééducation. On renvoie des gens chez eux en SACHANT qu’ils auront des séquelles parfois À VIE parce qu’il n’y a personne pour les soigner.

    Mais toujours est-il qu’aujourd’hui, les patients covid grave ont plus de chance de sortir vivant de l’hôpital. On sait mieux les soigner. On a des protocoles – oui vous le connaissez bien ce mot 😏 – efficaces. Pas parfaits, loin s’en faut. Mais on a parcouru un sacré chemin depuis les tous débuts de la pandémie. On n’a toujours pas de traitement miracle, et c’est malheureusement assez récurrent pour les infections virales, mais on a des traitements. Et oui, le paracétamol en fait partie, évidemment, surtout dans les covid peu intenses à costauds.

    Parce que oui, le paracétamol est un excellent médicament, qui permet de lutter efficacement contre la fièvre et les douleurs. Or dans les symptômes principaux du covid non grave, on a la fièvre et les douleurs. Donc oui, on donne du putain de paracétamol.
    Sérieux, je croyais que c’était votre truc, les molécules éprouvées et bon marché ? Pourquoi vous gueulez « DOLIPRANE » comme ça dès qu’on parle de soins covid ? Faut arrêter maintenant...

    Comme je le disais, l’objectif c’est que les gens meurent moins et on a vu que ça, on arrive à peu près à le faire mais la meilleure solution, ça reste de ne pas faire de forme grave. Ou au moins qu’il y ait suffisamment peu de formes graves pour que le système de santé aie les moyens de s’en occuper correctement (ainsi que tous les autres patients, parce qu’il n’y a pas que le covid). Et pour ça, on a réussi à mettre au point une prophylaxie redoutablement efficace.

    Il existe un protocole préventif qui permet de drastiquement réduire les risques de décès, de considérablement réduire les risques de covid grave, de beaucoup réduire les risques de covid symptomatiques, de passablement réduite les risques de transmettre le covid et même de réduire les risques d’attraper le covid. Ça semble inespéré, pas vrai ?

    Malheureusement, même si ce produit est en réalité largement disponible et extrêmement bon marché, beaucoup de gens font beaucoup d’efforts pour vous convaincre de ne pas l’employer.

    Ça n’arrange pas leurs affaires, ça entre en conflit avec leurs intérêts, ça bouscule leur vision étriquée du monde. Alors ils mentent sans vergogne, pratiquent un lobbying intensif auprès des responsables politiques, dans les médias mainstream, sur les réseaux sociaux, dans la rue. Pourtant, ce protocole préventif existe et il est efficace.

    ÇA S’APPELLE UN VACCIN
    Vaccinez-vous.
    Et arrêtez de dire des bêtises pareilles, nom de dieu.

    Sans déconner, un vermifuge pour chevaux serait plus sûr qu’un vaccin ? Spoiler : non.
    On a vérifié.

    L’#IVERMECTINE NE FONCTIONNE PAS DANS LE COVID

    Donc les soins et le vaccin, on coche déjà toutes les cases. Mais malheureusement, ça ne suffit pas.

    Ben non, parce que – à l’heure où j’écris ces lignes et pour encore un moment malheureusement, j’en ai peur – les vaccins disponibles sont certes très efficaces pour vous éviter de mourir ou de faire une forme grave, mais ils ne sont pas super efficaces pour vous empêcher d’attraper le virus, de faire une forme asymptomatique, voire symptomatique mais pas trop grave, ou encore de transmettre la maladie si vous la chopez.

    Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : ils réduisent la contagiosité ET le risque d’infection. À des niveaux loin d’être négligeables et ce d’autant plus qu’ils se cumulent.

    Ben oui : X chances de tomber malade × Y chances de contaminer quelqu’un. Il faut être porteur pour être contagieux. Au minimum. Donc réduire X et Y, ça fait plus que se cumuler.

    Mais malheureusement, on reste quand même à des niveaux insuffisants pour espérer sortir de la pandémie avec juste les vaccins actuels. Il faut donc d’autres solutions. En plus.

    Et ça tombe bien, on en a.
    On sait depuis plus d’un an et demi comment le virus se propage.
    Et c’est dans l’air.
    #COVIDisAirborne
    Donc on renouvelle l’air.
    On aère, on ventile, on filtre si nécessaire.

    Mais sinon, à part ça ?
    Ben on porte un masque.

    Le virus est dans votre nez et vos poumons, globalement. Donc masque et masque SUR LE NEZ. Le problème, ce ne sont PAS les gouttelettes qui suivaient une trajectoire balistique.
    Nope.

    C’est l’air qui sort de vos poumons et votre nez, et celui qui entre dans votre nez et vos poumons.

    Il se comporte exactement comme la fumée de cigarette. Il sort et stagne, des heures si vous ne renouvelez pas l’air régulièrement.
    Donc masque chirurgical ou #FFP2 selon le niveau de monde, de proximité et de renouvellement de l’air. Et vaccination.

    C’est un tout, un ensemble. Un élément ne suffit pas.

    Bref.

    On peut s’en sortir. Collectivement. Parce que c’est une crise collective. Elle nous touche tous.

    Nous sommes tous responsables des décisions que nous prenons. Et nous pouvons choisir de prendre des décisions qui accéléreront la sortie de crise pour tout le monde, ou le contraire.

    Et il ne s’agit pas de sacrifier l’économie, ou la jeunesse, ou la liberté pour gratter quelques années de vie pour des vieillards. Ça, c’est un mensonge.

    Tous ensemble, on s’en sortira. Mais faire semblant qu’on en est déjà sorti n’aidera absolument personne, ni à court, ni à moyen, ni à long terme. Au contraire.

    Et essayer de convaincre le plus de gens possible que les solutions existantes n’en sont pas, que la pandémie n’existe pas, bref qu’il ne faut plus lutter, ce n’est pas juste de l’aveuglement ou de la lâcheté.
    C’est lutter activement pour contribuer à aggraver la situation.

    Si c’est votre cas, ayez conscience que vous n’êtes pas anti-mesures, pro-liberté, antivax ou anti-ce-vax. Vous êtes pro-covid.
    Et ça, c’est un peu dommage.

    Je suis le premier à dire que la plupart des gouvernements dans le monde ont géré – et gèrent encore – la situation d’une façon qui oscille entre « mouais » et « dude wtff ?! ».
    Et partant de là, c’est compliqué de faire confiance.

    Je suis le premier à dire que certains médias ont couvert – et couvrent encore – la pandémie d’une façon qui oscille entre « ah, il y a des petites erreurs factuelles, dommage » et « are you fouting my gueule ?!? ».
    Et là aussi, ça complique la relation de confiance.

    Je suis le premier à dire que les spécialistes ont communiqué – et communiquent encore – d’une façon qui oscille entre « wow, impressionnant travail de vulgarisation, factuel, clair et accessible » et « sinon, pourquoi il est pas zonzon déjà lui ? ».

    Et une fois encore, merde.

    Et je ne parle même pas de la #loi_de_Brandolini ou de l’efficacité du marketing des marchands de peur qui ont gagné beaucoup d’argent et de valorisation – voire d’adeptes – en vendant des consultations, des livres, des conférences, des goodies, des extracteurs de jus et autres...
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Brandolini

    Ni des politiciens de tous bords qui surfent comme toujours sur la vague sans le moindre scrupule – oh, on parle d’argent, de pouvoir, d’influence, de reconnaissance putain, on fait pas d’omelette sans casser des œufs, et là, quelle omelette mes amis !

    Alors oui, forcément, ça peut être compliqué de savoir qui ment, de savoir à qui faire confiance, surtout quand on n’y connaît pas grand-chose – voire carrément rien.
    Je comprends.
    Mais ça fait deux ans maintenant.
    (Et pour certains, bien plus)

    Qu’ils se trompent systématiquement, qu’ils sont rattrapés par leurs mensonges et leurs falsifications, encore et encore.

    Alors réfléchissez. Il n’y a pas de honte à s’être trompé et à s’en rendre compte. Ça fait un peu chier, ça écorne un peu l’ego. Mais c’est comme ça qu’on avance. Qu’on apprend. C’est honorable.
    Persévérer dans son erreur quand tout autour de nous nous hurle qu’on se trompe, ça n’est pas une preuve de courage ou d’intelligence.

    On va s’en sortir. Tous ensemble. On affronte le problème et on le résout. Même si c’est difficile.

    Source :
    https://threadreaderapp.com/thread/1483353969707700224.html
    https://twitter.com/DracoAlpestris/status/1483353969707700224

  • Le #FFP2, l’histoire d’un masque négligé — Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/130122/le-ffp2-l-histoire-d-un-masque-neglige

    Interrogé par Mediapart, un fabricant de masques travaillant dans le secteur depuis de nombreuses années, bien avant le début de la crise de 2020, partage ce constat. « Je ne comprends pas la limitation du FFP2 à certaines professions, c’est évident qu’on aurait pu casser certaines chaînes de transmission en élargissant son usage », s’étonne-t-il, en expliquant avoir arrêté de produire ce type de masques en 2021 à cause d’une demande inerte.

    Cet industriel français rappelle que le FFP2, certes plus cher que le chirurgical, est « plus filtrant et plus étanche », et qu’il « tolère mal les mauvais ports », à rebours de certains discours officiels récents prétendant qu’il serait plus dur à porter.

    Malgré ces propriétés reconnues, « on n’a pas eu une seule commande pendant des mois. Cet été, on s’est même demandé ce qu’on allait faire de notre stock », raconte-t-il. L’entreprise décide alors d’orienter toute sa production vers les masques chirurgicaux. « Fin novembre, cela a commencé à monter un peu sur les FFP2. Et, depuis la rentrée, c’est le feu », constate le chef d’entreprise, qui vient tout juste de se doter d’une machine de production supplémentaire (les machines peuvent produire entre 60 000 et 100 000 unités par jour), mais ne peut pas honorer toutes les commandes.

  • Masque #FFP2 pour enfant : où est le « Made in France » ? - Du Côté de la Science
    https://ducotedelascience.org/masque-ffp2-pour-enfant-ou-est-le-made-in-france
    https://lh3.googleusercontent.com/wWyivMXBGOI3jFN85iV7ZLJQJEl_SEeDKoFsDbQ2wePpQ34MUI2m70LUWyfEd

    Avec plusieurs collectifs et un nombre croissant de parents et d’enseignants s’informant sur le sujet, nous avons cherché s’il était possible d’acheter des masques FFP2 pédiatriques en ajoutant une contrainte importante : que ces masques soient fabriqués en France.

    En effet, Emmanuel Macron dans son discours de début de pandémie, visait une forme de souveraineté sur la production de masque. Force est de constater, 18 mois plus tard, que 97% de la commande publique de masques va en Chine et la filière française de production de masques est en difficulté.

    Autre mauvaise nouvelle : suite à nos recherches, il n’existe aucune production de masques FFP2 ‘pédiatriques’ en France. Aucun des producteurs contactés ne semble avoir eu de discussions ou de demandes provenant de la commande publique.

    Bonne nouvelle : tous les fabricants français contactés mesurent l’engouement actuel, ils ont été sollicités par ailleurs par des demandes directes et sont donc en phase d’étude de production de séries de FFP2 pédiatriques.

  • « La politisation par Macron de la gestion de la crise sanitaire n’est pas sans danger »


    Manifestation contre le passe vaccinal, à Nantes, le 8 janvier 2022. STEPHANE MAHE / REUTERS

    Le président de la République n’appréhende plus seulement le #Covid-19 comme un fléau à combattre. Plus l’élection présidentielle approche, plus il l’utilise comme une arme à fragmentation, au risque d’essuyer un puissant tir de riposte.

    Chronique. La fulgurante propagation du variant Omicron du SARS-CoV-2 a rallumé le spectre d’une élection présidentielle sous Covid-19. Il faut donc saluer l’initiative du premier ministre, Jean Castex, de réunir, mardi 11 janvier, les chefs des partis politiques ainsi que les candidats déclarés à la présidentielle pour tenter de définir des règles communes susceptibles de sauver la campagne.

    Alors que le droit constitutionnel protège la liberté de réunion, certains candidats ont choisi d’annuler ou de reporter leurs meetings de janvier. D’autres préfèrent, au contraire, les maintenir en imposant des jauges, en distribuant des masques #FFP2 ou en demandant à l’entrée le passe sanitaire. Une harmonisation est souhaitable, de même qu’un minimum d’entente autour de la façon dont va se dérouler l’élection des 10 et 24 avril sur laquelle plane le spectre de l’#abstention après les records enregistrés aux élections municipales de 2020 et régionales de 2021.

    Lire aussi Article réservé à nos abonnés Une campagne présidentielle sous l’influence du Covid-19

    Cette quête de rassemblement dans un nouveau moment difficile pour le pays ne doit cependant pas faire illusion. A quatre-vingt-dix jours du scrutin présidentiel, le verni de l’unité a définitivement volé en éclats et l’exécutif n’y est pas pour rien. Il agit désormais comme si le virus était devenu un objet politique à part entière. Il ne l’appréhende plus seulement comme le fléau à combattre en unissant les forces. Il l’utilise au contraire comme une arme à fragmentation, un levier pour refaçonner l’imaginaire politique et structurer un nouveau clivage susceptible de piéger ses adversaires.

    Deux leviers

    Les déclarations fracassantes du président de la République, qui a assuré, mardi 4 janvier dans un entretien au Parisien, vouloir « emmerder » les non-vaccinés, ont fait entrer la lutte contre le Covid-19 dans une nouvelle dimension, beaucoup plus politique et polémique. C’est pourquoi il ne faut plus seulement évoquer les risques d’une campagne présidentielle sous Covid-19. Il faut aussi s’interroger sur les problèmes que soulève la gestion d’une épidémie sous emprise électorale.

    Un gros danger menaçait l’exécutif en ce début d’année : que le quinquennat finissant devienne le symbole de l’impuissance à cause des facéties d’un virus qui ne cesse depuis deux ans de surgir, de disparaître puis de resurgir sous des formes toujours différentes et plus ou moins résistantes aux vaccins. Pour peu que l’accusation soit formulée, relayée puis ancrée dans les esprits, l’enlisement menaçait et, avec lui, le risque du coup de balai, sur fond de déprime collective.

    Pour déjouer le piège, le président de la République a activé deux leviers : il a survalorisé une arme qui n’existait pas il y a deux ans et qui, quoique imparfaite, donne des résultats suffisamment probants pour être brandie. Il a désigné un bouc émissaire pour trouver un exutoire à la colère d’une partie de la population, les soignants notamment qui vivent sur la brèche depuis deux ans. C’est ainsi que la vaccination a été portée aux nues et les 8 % de non-vaccinés [médouqueçasort !elle confond avec le taux parmi les soignants ? ndc] désignés comme les grands coupables, au point d’être quasi ostracisés par cette phrase présidentielle : « Quand ma liberté vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable. Un irresponsable n’est plus un citoyen. »

    Tout dans l’offensive présidentielle, y compris ce « Eh bien là, les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder », a été calculé pour faire du bruit, créer une disruption et tenter de faire bouger les lignes. Qu’importe que les non-vaccinés aient retrouvé, samedi 8 janvier dans les rues de la capitale et d’ailleurs, un sursaut de mobilisation en criant en retour : « Macron, Macron, on t’emmerde ! », ils restent ultra-minoritaires. Leur vote était de toute façon perdu d’avance pour le camp présidentiel.

    Lire aussi Article réservé à nos abonnés « On paie des impôts, on respecte la loi, on est des citoyens ! » : la mobilisation des anti-passe vaccinal en forte hausse en France

    L’important pour le chef de l’Etat était de créer une sorte de fait majoritaire en mettant symboliquement derrière lui les 92 % de Français déjà vaccinés [mais zut alors ! c’est 74,5 %, ndc] . Ce faisant, il oblige tous ceux qui biaisent avec le passe sanitaire à clarifier leur position et à choisir leur camp en fonction d’une ligne de démarcation qu’il a lui même tracée.

    L’offensive ne s’arrête pas là : en mettant au cœur de la vaccination la question des droits et des devoirs face à Jean-Luc Mélenchon ou à Marine Le Pen devenus les plus farouches défenseurs de la liberté individuelle, Emmanuel Macron a entrepris un autre « bougé » : il n’est plus le « libéral » de 2017 à l’aise avec les différences. Il est le républicain de plus en plus autoritaire qui plaide désormais que « les devoirs valent avant les droits ». Une évolution là encore destinée à marginaliser deux de ses opposants, qu’il repousse dans le camp des libertariens.

    Une faille existe

    Cette politisation de la gestion de la crise sanitaire n’est évidemment pas sans danger. Elle ne sera tolérée par les Français que pour autant qu’elle colle totalement à l’objectif final, qui est d’en finir au plus vite avec le virus. Or, si la vaccination apparaît bien aujourd’hui comme la meilleure parade, elle ne garantit pas pour autant la fin rapide des contaminations. En attendant, toutes les victimes de l’offensive présidentielle – la gauche, la droite et l’extrême droite – vont tenter de nourrir un puissant tir de riposte contre ce président presque candidat qui tente de les soumettre.

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    Une faille existe dans la gestion actuelle de la crise sanitaire : l’école, qu’Emmanuel Macron se vante d’avoir maintenue ouverte quand beaucoup d’autres pays la tenaient fermée. Elle est cependant devenue l’épicentre de toutes les difficultés : manque de personnel encadrant, insuffisance des équipements, lassitude des familles soumises au parcours du combattant des tests réalisés dans des conditions insatisfaisantes parce que les centres de dépistage ne sont pas suffisamment nombreux. Une #grève est prévue, jeudi 13 janvier, à l’appel de tous les syndicats de l’éducation nationale. Gageons qu’elle sera l’occasion d’une contre-offensive politique en règle.
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/01/11/la-politisation-par-macron-de-la-gestion-de-la-crise-sanitaire-n-est-pas-san

    cliffhanger sur une présidentielle qui tend à passer à l’as : il va falloir inventer autre chose que la fixette sur les non vaccinés, sinon ce sera un Pécresse / Le Pen

    #présidentielle

    • quelle belle éducation, Ellen Queen Of The Bouse @EllenAgreaux
      https://twitter.com/EllenAgreaux/status/1481153383608246272

      2020 : tkt t’arrête pas de vivre les vieux sont en âge de clamser
      2021 : allez hop là la jeunesse d’abord mon ptit on reprend les cours de sport en salle
      2022 : mais je comprends ton copain t’y étais attaché mais bon il était faiiiible hein

      c’est prometteur dites donc ça va nous faire une super unitay nationaleuh hein. juste on est en droit de demander si le projet c’est d’élever des humains ou des bêtes sauvages. histoire d’avoir le temps de se planquer, sait-on jamais que vous leur appreniez à nous buter, là.

      Jean-Michel Blanquer, un ministre de l’éducation pris dans la tempête Omicron
      https://justpaste.it/5jtdu

      l’intervention de Jean Castex a été perçue comme un camouflet cinglant à l’égard du ministre. « Après une semaine de cacophonie et de pénurie, Jean-Michel Blanquer est désavoué en direct par son premier ministre. La France a-t-elle encore un ministre de l’éducation nationale ? » (...) Depuis le début de la crise liée au Covid-19, il a eu maille à partir avec les tenants d’une ligne dure sur le plan sanitaire [quoi que cela veuille dire... ndc], que ce soit le ministre de la santé, Olivier Véran, ou les locataires successifs de Matignon, Edouard Philippe et Jean Castex. (...) A la case bilan, le ministre se targue du dédoublement des classes de CP et CE1 dans les zones d’éducation prioritaire. « Les mesures les plus sociales du quinquennat viennent de ce ministère », a-t-il récemment vanté auprès d’un proche. A son débit, les voix critiques rappellent que le niveau des élèves en mathématiques s’est effondré pour les élèves de CM1 et de 4e, comme l’a révélé l’enquête Timss en 2020.

      #école

    • Ces mesures sont le premier pas indispensable vers la constitution d’un arsenal sanitaire large et pérenne, grâce auquel la France sera à même de faire face à d’éventuelles autres pandémies, sans payer le prix humain de SARS-CoV-2. La responsabilité du politique est de sortir des clivages simplistes et de l’attente de la disparition miraculeuse de la crise.

      Notre société a besoin d’en finir avec la litanie des demi-mesures et des annonces paternalistes, égrenées sans aucune visibilité ni logique au fil des vagues épidémiques. Renouer avec la joie de vivre et redonner du sens à notre existence commune implique d’apporter une réponse rationnelle et solidaire aux crises qui nous frappent.

      Après bientôt deux ans de pandémie et à l’approche d’échéances électorales importantes, il est difficile de croire qu’un programme politique qui ne s’élèverait pas à la hauteur de ces constats en incluant des propositions sanitaires et scientifiques solides puisse avoir quoi que ce soit à dire sur l’avenir de notre société.

      Parmi les plus de 1 200 signataires : Samuel Alizon Chercheuse en biologie de l’évolution, CNRS, Thomas Becking Postdoctorant CNRS en biologie, écologie, évolution à l’université de Poitiers, Sylvie Citerne Technicienne de laboratoire de recherche, Inrae, Jacques Haiech Professeur honoraire de biotechnologie, université de Strasbourg, Pascal Maillard Universitaire en littérature française, université de Strasbourg, Perola Milman Chercheuse en physique, CNRS, Pierre-Yves Modicom Universitaire en linguistique, université Bordeaux-Montaigne, Laure Saint-Raymond Professeure de mathématiques, Institut des Hautes études scientifiques, Johanna Siméant-Germanos Professeure, science politique, Ecole normale supérieure de Paris, Anne-Soisig Steunou Chercheuse en microbiologie, I2BC, CNRS…

      La liste complète : https://rogueesr.fr/en_finir_et_prevenir soutenue également par le Mouvement international d’universitaires et de chercheurs qui porte les mêmes revendications.

    • il est logique qu’avec tous ces acteurs qui se sont confortés et cramés à dire nawak (des plateaux télé à l’académie de médecine, en passant par le gouvernement), d’autres apparaissent. Enfin ! 50 000 agents de santé (et pas doctolib), ça aurait changé la donne dans tous les domaines, vaccination comprise. On le sait. Et le Vietnam et le Kerala l’ont à nouveau démontré dès le printemps 2020. (marrant de voir que le recours à l’emploi précaire a mieux marché là bas qu’ici, pour ce qui est des besoins de la population).

      combien de temps faut-il pour sortir du bois ? faire un appel ? dire quelque chose collectivement (puisse le Mélanchon être contraint de suivre (malgré le vaccin), comme les signataires y invitent ; Pécresse à déjà joué à « je distribue des masques », tout ce qui peut accroitre la concurrence entre politiques sur ces questions sera bienvenu.

      #vaccination_universelle #tester-tracer_isoler #FFP2 #agents_de_santé ou #arpenteurs_de_santé #aération #filtres_Hepa #UV-C #réduction_des_risques

  • Je fais le pari que la focalisation d’une partie des enseignants sur les masques FFP2, ça va donner ça : jeudi soir, si la grève est très suivie, Blanquer annoncera royalement qu’il a « entendu » les revendications, et hop, il va faire distribuer des masques FFP2 aux enseignants, et voilà, retournez au travail maintenant.

    • je ne crois pas. 55 millions de FFP2 par mois sans techniques de réemploi, jamais l’État n’aurait fait autant pour l’équipement des profs et autres personnels, bordel logistique e problème d’approvisionnement à la clé. ça douille, et un tel précédent serait utilisé ailleurs par les salariés (les syndicats de l’enseignement supérieur ont attendu hier pour se joindre vaguement à la grève du 13 ; je suis pas du tout certain que des concessions fassent un effet canadair suffisant).
      admettons que cette fourniture de moyens ait lieu, la gestion de l’école resterait celle d’une halte garderie manquant de souplesse au vu des fluctuations des effectifs dues à la pandémie et aux « protocoles ».

      par ailleurs, quoi de mieux qu’une grève pour diffuser massivement une attention collective à la réduction des risques. pour l’instant c’est la meilleure des campagnes de prévention qui soit. une victoire en soi.
      #école #EPI #masques #FFP2 #grève #réduction_des_risques

    • J’ai une amie directrice en maternelle qui ne fait pas la grève parce que ses collègues ne la feront pas, et parce que les parents n’imaginent même pas que l’école puisse fermer.

      Les conditions d’hygiènes dans les zoos sont plus drastiques que dans nos écoles.

      Ils ne feront rien de collectif, ne prendront aucune responsabilité, laisseront tout le monde se débrouiller. Leurs objectifs ne sont pas déterminés en fonction de l’état de santé du troupeau, mais en fonction de sa docilité. Le fascisme est là, et il faudrait, donc, vivre avec. La journée du 13 janvier va hélas être très vite oubliée. En février, on aura les dizaines de PIMS chez les gamins, mais il n’y aura que quelques spécialistes sur les réseaux pour partager les courbes démontrant l’affluence. Les parents seront laissés à leur solitude face aux soignants exaspérés.

      Comme l’an dernier. Des dizaines d’avions qui se crashent, et personne pour réagir officiellement. Parce que dans ces avions, il n’y a que des « rien ». Les vrais avions contiennent des « vrais gens importants », les règles de sécurité ne sont pas identiques.

      Certains font la fine bouche, quand on utilise l’expression #surnuméraires. Mais comment qualifier les victimes de cette non-stratégie de l’immunité collective qui décide de sacrifier tout ce qui est naturellement immunodéprimé ?

    • je ne doute pas que tu soit favorable à cette grève arno ! il s’agit simplement d’échanger à propos de sa signification, de sa portée. que des acteurs centraux de cette usine qui voit passer 20% de la population au quotidien, les profs, défaits politiquement en 2003, mettent, 19 ans plus tard ! un tant soit peu en jeu leur existence, débanalisent (?) la grève de 24h (...), cela peut avoir des effets en cascade. que foutent les étudiants, les lycéens, les chômeurs et précaires, et les « garantis » (sur siège et éjectable et managés à mort) ? la question pourrait se poser dans des termes nouveaux.

      c’est une lecture « léniniste » si on veut (faire de la guerre impérialiste le moment d’une révolution) au ras des comportements d’abstention et de refus : à quel moment et comment la forme capitaliste de la crise peut elle être renversée en crise politique pour le capital.
      que l’évènement, la pandémie, et sa normalisation, sa gestion pandémique, passe à l’histoire, soit l’occasion d’un partage, d’une division politique.

      #luttes

    • Je suis assez persuadé que ce gouvernement a des sondages et analyses qui lui indiquent que son électorat potentiel pour les prochaines élections, ce sont des gens qui veulent « la garderie à tout prix », et n’en ont rien à carrer des mesures de protections (on dit « restrictions ») : les gens vaccinés ne risquent rien avec Omicron, et pour les enfants Omicron c’est rien qu’un rhume. Les gens précautionneux et informés, je pense que ça fait longtemps que la Macronie fait une croix dessus. Et de toute façon l’extrême-droite est encore plus covidiote. Donc inutile d’aller dans le sens des gens qui portent déjà un masque FFP2 et qui sont scandalisés par la gestion des écoles en mode YOLO : ceux-là ils lisent déjà Christian Lehmann dans Libé, ils sont clairement perdus pour le premier tour de prochaine élection, et de toute façon au deuxième tour contre Marine, ils voteront pour qui ils veulent, mais ils voteront Macron.

      Entre la sortie insupportable de Macron qui « a très envie d’emmerder » les non-vax, le protocole scolaire qui s’« allège » tous les deux jours parce que « trop contraignant » pour les parents, ou encore l’imposition que les deux parents soient OK pour vacciner les 5-11 ans, il me semble clair que le gouvernement a fait le choix tout à fait clair que sa cible électoral, ce sont les gens qui « en ont marre », sont vaccinés et pensent qu’ils ne risquent rien avec Omicron, sont bien persuadés que c’est la dernière vague, les enfants faut les laisser respirer, et puis merde, il est temps qu’on passe en mode « endémie » quoi qu’il en coûte.

      Filer des masques FFP2, c’est pas infaisable : ils ont largement été capables de distribuer des masques en tissu modèle slip-kangourou à tous les élèves et enseignants, donc je ne vois pas de grosses difficultés logistiques. À mon avis leur vraie crainte, c’est que céder sur le FFP2 banalise l’idée de la transmission par aérosols, et ça c’est disruptif pour toute l’économie. Je pense même que pour le coup, si c’est annoncé jeudi il y a moyen de faire passer en sous-texte l’idée que « en fait c’est pas vraiment prouvé, en fait c’est pas officiellement recommandé, continuons à parler de gouttelettes même à propos de aérosols, et si on leur file des FFP2, c’est juste pour calmer ces fainéants d’enseignants islamo-wokistes ». Et ainsi totalement invalider le fond de la revendication.

      Une journée de grève alors qu’on est déjà habitués à 300 morts par jour sans bouger le petit doigt, et précédemment des énucléations et des amputations de manifestations tous les samedis pendant des mois, même si je soutiens le mouvement des profs, j’ai proche de zéro espoir que ça fasse bouger quoi que ce soit.

    • Et c’est même à cela qu’on les reconnaît :
      https://www.bfmtv.com/sante/en-direct-nouveau-protocole-scolaire-pic-d-omicron-suivez-l-actualite-de-l-ep

      « Je sais qu’il y a beaucoup de fatigue, de nervosité. J’en appel au sang-froid, à l’unité, mais aussi à ne pas confondre les sujets. [...] C’est dommage d’avoir une journée qui va perturber davantage le système », a réagi sur BFMTV Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale.

    • Moi c’est vrai que ça me complique. Normalement vendredi je devrais faire les autotests J+4 à mes trois enfants. Mais si le jeudi y’a pas classe, logiquement il n’y a pas d’incrémentation du « J », est-ce que je dois repousser les autotests du vendredi au lundi suivant ?

    • ça me semble plus fondamental que ces calculs électoraux (qui valent une hausse de 10 milliards du budget police sur 5 ans et tant d’autres annonce, mesures, etc). c’est chaque jour, en toute occasion, et au travers mille péripéties que doit se réinstaurer la légitimité de nos démocraties représentatives, antées sur un principe aristocratique (l’élection), et désormais vouées à un mouvement de dé-démocratisation (Wendy Brown).

      je dis cela aidé pour partie par l’audition pendant une sortie aux courses de Présidentielle : le vote, un acte en voie de disparition
      https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-idees/vincent-tiberj-et-marie-neihouser


      #abstention-janus #intermittence_du_vote #grève_des_électeurs #abstention_civique #politique

      on a joué avec les protocoles de manière à faire désirer l’école garderie sans précaution aux parents (la dénégation est l’affect qui sert d’appui politique) histoire de couper au mieux l’herbe sous le pied à des jonctions possibles. c’et un travail de police au sens où l’emploie Rancière : assigner chacun à une place (ce qui englobe le « diviser pour régner » standard).

      gouverner est une activité contre révolutionnaire. l’exemple que je connais le mieux c’est celui de Jospin en 1998 contre les mouvements de précaires : "je préfère une société de travail à l’assistance" comme signe adressé aux smicards qui se lèvent tôt, à l’inverse des feignasses d’assistées pleureuses qui avaient osé agir partout par des centaines d’occupations pour se voir garanti un revenu dont il était dit qu’il ne devait pas être inférieur au SMIC mensuel.
      la « déclaration d’amour » aux travailleurs pauvres qui sont pourtant aussi pour partie les mêmes que ceux qui chôment par moments plus ou moins durables ou par intermittence a tout bonnement formalisé la néantisation de la révolution, jusqu’à déféquer sans gène et sans qu’aucun témoin ne le relève sur un préambule de la Constitution, trace de la Révolution française, où l’assistance était définie comme un devoir sacré de la société.

      logistiquement, cela reste plus compliqué de filer des masques à usage unique que les meilleurs intissés lavables (de 10 à 100 fois) ou les pires masques slips, du moins tant que la critique en acte de la gabegie (réemploi de trucs pas fait pour ça, suite aux innovations lancées par 3M dès les années cinquante pour en finir avec les masques réemployables) ne diffuse pas davantage. et ça c’est pas du ressort de l’État (trie tes déchets, fais pipi sous la douche, et ne nous emmerde pas avec les dispositions collectives, du coté de l’industrie, de l’agriculture, des transports, de la santé, et surtout ! de la décision)

      ils auront tout fait : anti masques à répétition ; anti vax à leur façon Mc Kinsey : sabotage de la campagne de vaccination, moralité, ressentiment, et avec la foule des préposés à la diffusion de la trouille et de la confusion qui font la sous traitance des tâches les plus avancées, en intérim dans les média, sur les réseaux asociaux, et parmi les médecins, pharmaciens, infirmiers) ; anti-tests, du ni tester, isoler, tracer à la multiplication des tests au pif (c’est comme les masques dehors, on nous fatigue tous à faire nawak et ça donne l’impression que le sommet fait quelque chose : ici les auto-tests qui cassent à nouveau et autrement l’un des instruments de mesure de la situation) pour finir par « l’attestation »

      edit je crains au contraire que les employés de l’enseignement ne soient pas assez focalisés sur le FFP2 car si il y a des endroits (le 93, par exemple) ou la question des moyens se posent y compris pour les parents d’enfants scolarisés dans le public (les remplacements, au premier chef), l’alliance Parents/employés due l’éducationnel not n’a rien d’évident si il ne s’agit « que » des moyens de l’éduc. nat, dont les salaires de merde, sauf qu’il s’agit d’une situation si commune, y compris chez des bac + N que ça passe pas si facilement de l’appuyer pour craints et pas pour tous, pas si facilement de se dire qu’épauler ceux qui luttent et pourraient gagner puisse être un préalable pour que d’autres s’engouffrent dans la brèche.

      ceux qui gagnent plus peuvent plaindre les profs, mais avant tou ils les méprisent comme tout ce qui vaut moins qu’eux.

      on nous apprend à avoir peur de la dégringolade sociale, ça se conjure à coup de position altière pour qui est juste en dessous, ça permet de arquer la distance, et puis on les hais car ils ont gardé ce qu’on a perdu : quelque chose qui pourrait ressembler à la durée des vacances scolaires d’autrefois, avec trois thunes pour les prendre. on les hais parce que l’avenir des enfants, une vie, dépend de leurs notes, de leur rôle d’évaluateurs. et que partout on est soi même évalué. ces minables diplômés sous payés ont trop de pouvoir, trop de loisirs (peu importe le temps passé hors cours, on veut pas le savoir).

      #gouverner #tests

  • #COVID-19 : Les #masques #FFP2 retraitables et réutilisables ?
    https://www.santelog.com/actualites/covid-19-les-masques-ffp2-retraitables-et-reutilisables

    La recherche, menée au Beth Israel Deaconess Medical Center et au Massachusetts Institute of Technology (MIT) n’identifie aucune différence significative dans la fonction ou l’efficacité des masques après 25 cycles de décontamination. Les chercheurs ont précisément retraité des masques à l’aide de peroxyde d’hydrogène vaporisé (VHP), une approche de décontamination standard, et confirment que les dispositifs préservent leur fonction et leur efficacité. Ce procédé peut être répété jusqu’à 25 fois, sans nuire à l’efficacité du masque.

    [...] L’étude vient confirmer de précédentes conclusions selon lesquelles le peroxyde d’hydrogène vaporisé est une méthode relativement sûre pour retraiter les masques, rappelle l’auteur principal, le Dr Christina F. Yen, médecin spécialiste des maladies infectieuses.

    [...]

    L’étude est menée sur 7 types de masques #N95. [...]

    tous satisfont aux critères d’évaluation principaux de fonction et d’efficacité en maintenant une efficacité de filtration de 95 % ou plus tout au long de l’étude ;
    par rapport aux efficacités de filtration de base de 99 % en cas d’exposition à des particules d’un diamètre compris entre 0,3 et 10 µm, les taux de filtration après 20 et 25 cycles de retraitement restent respectivement de 99,9 % et 99,6 % ;

    Retraiter des masques n’est pas une mince affaire, et requiert, précisent les chercheurs, la mise en œuvre de tout un protocole, rigoureux, à grande échelle comportant la planification et la coordination de ces retraitements de manière à garantir la sécurité de l’utilisateur final, professionnel de santé.

    Cependant ces résultats sont encourageants et précieux, en particulier en cas de pénurie, comme cela s’est produit, au cours de l’épidémie de COVID-19 et soutiennent un moyen de garantir un accès équitable aux équipements de protection individuelle à tous les pays, même les plus démunis, en cas de future pandémie.

    Source:
    Assessing changes to N95 respirator filtration efficiency, qualitative and quantitative fit, and seal check with repeated vaporized hydrogen peroxide (VHP) decontamination - American Journal of Infection Control
    https://www.ajicjournal.org/article/S0196-6553(21)00741-0/abstract

  • #Covid-19 : à l’#université, la crainte d’une contamination massive pendant les examens

    A quelques heures du début des épreuves, lundi 3 janvier, les déclarations inquiètes se sont succédé, par centaines, sur les réseaux sociaux, ponctuées d’une conclusion des plus anxiogènes : même positifs au SARS-CoV-2, une majorité d’#étudiants se rendront à leurs partiels plutôt que d’apparaître comme défaillants.

    Les établissements, soumis au respect d’une circulaire publiée dans la foulée des déclarations de la ministre, avisent en fonction de leurs ressources propres et de la configuration de leurs locaux. A l’université Claude-Bernard Lyon-I, 15 000 masques #FFP2 sont mis à disposition des étudiants, distribués au début de chaque épreuve. « Nous en recommanderons par la suite », précise le service de communication.

    Un exemple isolé, alors que la plupart ne peuvent engager de telles dépenses. A Sciences Po Toulouse, Jérémy Nollet a surveillé une épreuve dans un amphithéâtre rempli à demi-jauge, lundi matin. « J’ai ouvert les portes sur les couloirs où il n’y a pas vraiment de circulation d’air, témoigne le maître de conférences. Y avait-il un purificateur d’air ou un test sur le niveau de CO2 ? Je n’en sais rien. »
     
    Pétitions pour un report des épreuves

    Un peu partout, les pétitions fleurissent pour demander le report des partiels ou leur bascule à distance. Comme à Aix-Marseille Université, où les cours seront dispensés à distance tout le mois de janvier afin de libérer des salles et de permettre la tenue des épreuves sur table, ce qui suscite l’incompréhension des 2 800 étudiants signataires. « Des contaminations vont avoir lieu durant ces examens. N’oublions pas que nous côtoyons nous aussi des personnes à risque et que nous pourrions mettre leur vie en danger », écrivent-ils.

    Saisi en appel par un étudiant du centre de préparation au concours de la haute fonction publique de Paris-I Panthéon-Sorbonne, le Conseil d’Etat a jugé, dimanche 2 janvier, que les étudiants peuvent passer leurs examens en présentiel, car ils appartiennent à une classe d’âge dont le taux de vaccination est supérieur à 90 % et qu’ils pourront composer dans des conditions permettant le respect des règles de distanciation [wtf, ndc] . « Ce chiffre est critiquable puisqu’il ne prend pas en compte la troisième dose, observe Amine Elbahi, le requérant, qui s’interroge : Quid de l’accès aux autotests, conformément à la circulaire gouvernementale ? Quid de l’#aération des amphithéâtres dépourvus de fenêtres ? »
     
    Session de substitution

    Avec l’assouplissement des contraintes annoncé dimanche 2 janvier par le ministre de la santé, Olivier Véran, les cas contacts dont le schéma vaccinal est complet se voient libres de leurs mouvements, a fortiori à la fac, où aucun test négatif n’est exigé avant de pénétrer dans un amphithéâtre – contrairement aux règles qui prévalent pour le reste de la population cas contact (un test négatif puis un autotest à J + 2 et J + 4). [...]

    –--------------

    Il faut « modifier l’organisation des examens de janvier dans les universités » Collectif

    (...) des examens, c’est-à-dire de la réunion de centaines d’étudiants dans des amphithéâtres souvent mal aérés, qui parfois n’ont pas de fenêtres et ne peuvent compter, dans la situation actuelle, que sur une ventilation mécanique contrôlée (VMC), qui n’a pas été conçue pour assurer l’aération. A l’heure où le taux d’incidence dans la tranche des 20-29 ans s’approche de 2000, la situation dans laquelle vont se retrouver les #enseignants et les étudiants pose question.

    https://justpaste.it/6rjj9

    #école

    bon, covidisairborne, ça commence à se savoir, à suivre

  • Masques #FFP2 : le Haut Conseil de la santé publique se prononcera vendredi sur sa généralisation
    https://www.bfmtv.com/sante/masque-ffp2-le-haut-conseil-de-la-sante-publique-se-prononcera-vendredi-sur-s

    la question de distribuer des masques anti-Covid-19 FFP2 aux agents du service public est évoquée, Jean Castex a promis sur BFMTV-RMC ce jeudi a minima de fournir en masques chirurgicaux « tous les personnels enseignants d’ici la fin du mois ».

    #santé_publique

    • Covid-19 : face au variant Omicron, faut-il généraliser le port des masques FFP2 ?

      (...) Olivier Véran [qui joue les l’imbéciles, ndc], a dit avoir demandé l’avis du Haut Conseil de la santé publique « sur la question des masques FFP2, notamment des soignants, compte tenu de la très forte circulation du variant Omicron et de manière à éviter les paralysies dans certains services totalement essentiels ». A l’hôpital, le masque FFP2 est essentiellement utilisé dans les services accueillant de nombreux malades du Covid-19, en réanimation ou au bloc chirurgical.

      A l’origine réservés aux professionnels de la santé notamment, ces masques sont aujourd’hui vendus en pharmacies ou dans le commerce. Certaines personnes, à risque ou simplement plus inquiètes du virus, en portent déjà.

      (...) Le masque chirurgical – le plus répandu actuellement – a, lui, l’inconvénient de ne pas être hermétique [dit Le Monde qui joue les imbéciles, ndc] . Assez lâche, il peut laisser passer de toutes petites gouttelettes ou [peut-être même....] des aérosols qui peuvent rester dans l’air lorsqu’un lieu est mal aéré. Il est par ailleurs conseillé de le changer toutes les quatre heures, contre huit pour un FFP2.

      [Mais l’imbécile finit par lâcher le morcif] Une étude parue le 7 décembre dans la revue PNAS [avant , on a rien vu rien entendu, pas cherché à comprendre la différences entre les masques] a confirmé l’efficacité des FFP2 pour se protéger contre le virus et protéger les autres. Selon les chercheurs des universités de Göttingen (Allemagne) et de Cornell (Etats-Unis), si une personne non infectée par le SARS-CoV-2 porte un masque chirurgical lors d’une discussion avec une personne infectée, non masquée, et à une distance de 1,50 mètre, le risque maximal d’infection atteint 90 % après trente minutes. Avec un masque FFP2, ce risque baisse à près de 20 %, même après une discussion d’une heure. Si les deux personnes portent un masque chirurgical, le risque maximal est inférieur à 30 %, même après une heure. Mais si les deux individus portent un masque FFP2 correctement ajusté, alors ce risque tombe à 0,4 % au maximum.

      [...] « Attention à la fausse sensation de sécurité, il ne faut pas en faire une solution miracle qui conduirait à un relâchement des autres gestes barrières », nuance Pierre Parneix, médecin en santé publique et président de la Société française d’hygiène hospitalière. Il craint notamment que l’on jette le doute sur le masque chirurgical, tout de même efficace.
      Comme M. Parneix, Pascal Crépey est plutôt réticent à l’idée d’une généralisation du FFP2 dans tous les lieux recevant du public. L’enseignant-chercheur en épidémiologie et biostatistiques à l’Ecole des hautes études en santé publique, à Rennes, considère que ce masque est trop contraignant pour être accepté et correctement porté par la population. « Quand il est bien porté et donc bien étanche, on peut facilement se sentir opprimé : on respire moins bien, on peut avoir envie de l’enlever à la longue. » M. Crépey redoute que le bénéfice du port d’un masque plus protecteur soit gommé par le risque que les gens « le portent sous le nez ou sous le menton ». Auquel cas, cela n’apporterait qu’un bénéfice incertain en matière de lutte contre l’épidémie.

      [...] En janvier 2021, la direction générale de la santé affirmait à LCI que Santé publique France avait en sa possession – en plus des stocks gérés par les établissements – 406 millions de masques FFP2, « soit 203 % du stock cible correspondant à trois semaines de crise épidémique ».

      https://justpaste.it/90dpt

    • « Certaines personnes, à risque ou simplement plus inquiètes du virus, en portent déjà. »

      Là aussi ils jouent fort honorablement aux imbéciles.

      « Quand il est bien porté et donc bien étanche, on peut facilement se sentir opprimé : on respire moins bien, on peut avoir envie de l’enlever à la longue. »

      Heu, je pige pas bien là. Je ne sais pas si c’est moi mais bien au contraire depuis la rentrée je porte exclusivement des FFP2 et je trouve qu’on respire vachement mieux dedans, parce que justement une fois bien ajusté on respire à travers une paroi qui filtre, pas devant un truc qui se colle à ta gueule quand tu inspires.

      Ils ont du bien le chercher celui là pour balancer ce genre d’avis qui rappelle étrangement les premiers arguments du gouvernement sur le fait que "les gens ne sauront pas s’en servir".

    • mais c’est une position très partagée. même avec la pandémie, même avec la contagiosité de Omicron, la Société Française d’Hygiène Hospitalière « ne recommande pas le port de masques FFP2 par tout professionnel des établissements de santé et médico-sociaux car il demande une adaptation à la morphologie du visage pour une bonne efficacité . »
      https://www.hospimedia.fr/actualite/articles/20220104-equipement-le-port-du-masque-ffp2-n-est

      comme si avec des masques chirurgicaux qui protègent moins, les fuites du coté des arrêtes nasales et sur les cotés du masques n’étaient pas un souci qui peut demander des adaptations.

      on connait bien ces conneries de sachants professionnels. les médecins ont longtemps refusé d’admettre la nécessité du lavage de mains pratiqué par les sages-femmes, par exemple.

  • Seine-et-Marne. Un lycée en grève face à l’explosion de cas de Covid-19 | La République de Seine et Marne
    https://actu.fr/ile-de-france/provins_77379/seine-et-marne-un-lycee-en-greve-face-a-l-explosion-de-cas-de-covid-19_47672041


    Ce mardi 4 janvier 2022, 22 professeurs et six agents du lycée Thibaut-de-Champagne de Provins se sont mis en grève pour protester contre les mesures sanitaires anti-Covid-19 mises en place par l’Education nationale (©DR)

    (...) après seulement deux jours de cours, les cas positifs fleurissent, et avec eux leur lot de cas contact. A Provins, le lycée Thibaut-de-Champagne, ses 1 000 élèves et ses 80 membres de l’équipe pédagogique et du personnel n’échappent pas à la règle.

    Ce mardi 4 janvier 2022, vingt-deux professeurs et six agents de l’établissement se sont mis en grève devant la multiplication du nombre de cas positifs.

    Les chiffres ont doublé en 24h, avec 274 absents, dont 43 cas positifs et 41 cas contact avérés. Nous comptons également une dizaine de membres du personnel en arrêt pour Covid.
    Personnels grévistes du lycée Thibaut-de-Champagne à Provins

    Réunis en assemblée générale, professeurs et personnels du lycée ont estimé « ne plus être en mesure de pouvoir assurer un projet pédagogique cohérent en menant à bien nos enseignements dans des classes qui se vident. » 

    La vie scolaire ne peut plus assurer ses missions habituelles à cause de la gestion administrative qu’implique le Covid et la situation sanitaire est particulièrement préoccupante sur le temps de restauration.
    Personnels grévistes du lycée Thibaut-de-Champagne à Provins

    La veille, ils avaient écrit au recteur de l’Académie de Créteil constatant déjà « une moyenne de 10 élèves absents par classe, soit 23 % d’élèves en moins » et redoutant « une accélération de la contamination à la rentrée avec le brassage de la population scolaire. »

    On a le sentiment d’être envoyé au casse-pipe. Il y a un écart entre le protocole éducation nationale en phase 2 et celui en phase 4 pour le reste du pays. L’Etat dit aux salariés de favoriser le télétravail, mais envoie les professeurs et le personnel scolaire en présentiel. Avec la pénurie des tests et la prise d’assaut des pharmacies, on a des collègues qui ne peuvent pas se faire tester (lire encadré ci-dessous, ndlr). Comment vont-ils revenir ? Comment peut-on contrôler tout ça ?

    [...] Face à cette situation, les grévistes demandent au rectorat « une reprise en demi-jauge par classe, des masques #FFP2 et des autotests [mauvais pioche ! fiabilité faible sur omicron, ndc] fournis par l’employeur, une adaptation des épreuves de lettres et de philosophie en raison de la crise Covid », mais aussi « le report des épreuves de spécialités du baccalauréat en juin », ces dernières étant initialement programmées à la mi-mars.

    J’espère le blocage de la première usine du pays, celle qui produit la main d’œuvre et l’évalue initialement. mais je déchante pour ce qui est de l’appropriation des techniques de prévention par qui est/serait en lutte à l’école. Sur la photo, 20 personnes mobilisées, un FPP2.

    Pendant ce temps des textes des syndicats charentaises réclament des masques « chirurgicaux ou FFP2 », comme si tout était égal à tout et quelques détails décisifs de cette pandémie inconnus. (il y a pire, dans ce que me racontent des profs à propos de nombreux collègues, mettant un masque parce que ça se fait si on est pas irresponsable, quitte à ce qu’il soit en slip. comme si le méchant ministre pouvait là-dessus avoir pris une mesure acceptable).

    #école #Lycée #covid-19 #grève #classes_dédoublées (et accessoirement, surtout si on ne considère pas que seule la parole des premiers concernés vaut : #autodéfensesanitaire)

    • Seize des vingt-deux enseignants ayant cours le mercredi ont participé au mouvement pour protester contre le « schéma dangereux » des conditions sanitaires en place dans l’établissement de Seine-Saint-Denis.

      Un « danger grave et imminent » : c’est par cette formule que les personnels du collège Elsa-Triolet de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) ont fait valoir leur droit de retrait, mercredi 5 janvier. Pas ou très peu de cours, trois jours après la rentrée, pour les élèves de cet établissement : 16 des 22 enseignants qui ont cours d’ordinaire, le mercredi, ont participé au mouvement. Le deuxième de ce type depuis le début de la crise sanitaire. « Nous nous voyons contraints de répéter inlassablement nos faibles moyens d’action, face à l’inlassable répétition d’un schéma dangereux pour notre communauté », ont-ils écrit dans leur communiqué.

      En guise d’exemple de ce « schéma dangereux », Iñaki Echaniz, conseiller principal d’éducation (CPE), avance un « symbole » : en pleine déferlante d’Omicron, ce collège de 530 élèves – ramenés à 480 du fait de la soixantaine de jeunes comptabilisés absents, ce mardi – repose sur un « pôle médical fragile ». « Notre infirmière, en poste à mi-temps, n’est présente que le mardi et le vendredi », relève ce syndiqué au SNES-FSU. Le #contact-tracing sur lequel est censé s’adosser le #protocole_sanitaire de rentrée peut « très difficilement » être pris en charge.

      Et ce n’est pas le seul problème : la principale était également absente, mercredi, rapporte le CPE, ainsi qu’une majorité des assistants d’éducation et qu’une dizaine d’enseignants. « Pour tenir la comptabilité Covid, j’ai ouvert un tableur, et on bricole. J’espère seulement ne pas basculer positif à mon tour dans les prochains jours. »

      « Les conditions d’encadrement sont devenues dangereuses en l’état, pour nos élèves et pour nous-mêmes », souligne une enseignante de lettres, non syndiquée, sous le couvert de l’anonymat. Et de rappeler que « son » département, l’un des plus jeunes de France, est aussi l’un de ceux où la couverture vaccinale est « en retrait » et les laboratoires « débordés ».

      L’académie temporise

      Des embauches de contractuels, comme vient de s’y engager l’institution, apporteront-ils la solution ? « On trouverait en une semaine un vivier de remplaçants là où on les attend depuis des mois ? On aimerait y croire », soupire le CPE, rapportant que le collège a « dû tenir » sans professeur de musique ou de physique-chimie. « Il faudrait une réévaluation du protocole sanitaire, une réponse adaptée à chaque territoire », renchérit l’enseignante de lettres. Elle défend aussi le « retour aux #demi-jauges » : « De toute façon, par la force des choses, les effectifs fondent... » Ailleurs, des établissements semblent se préparer, d’eux-mêmes, à faire la « bascule ». Autres revendications de l’équipe : des #masques, des #capteurs_de_CO2 (le département s’est engagé à en fournir), des personnels de vie scolaire… De « vrais » recrutements.

      L’académie de Créteil temporise : « Les difficultés sont structurelles, ce collège n’est pas pour nous dans une situation plus préoccupante qu’un autre » (sic) , y défend-on. En trois jours, cinq cas d’élèves « covidés » lui ont été signalés. Une comptabilité qui ne tient pas compte des contaminations avant le 3 janvier. Quid du mi-temps à l’infirmerie ? « Depuis le début de la crise, une cellule départementale Covid peut prendre le relais. » Jeudi matin, les personnels mobilisés ont fait savoir que leur droit de retrait ne leur avait pas été reconnu. Ils n’excluaient pas, pourtant, de l’invoquer de nouveau ces prochains jours.

      Elsa-Triolet n’est pas seul établissement à commencer à donner de la voix : dans l’académie de Créteil, trois jours après la rentrée, près d’une dizaine de collèges ou de lycées ont exercé soit un droit de grève soit un droit de retrait , confirme-t-on au rectorat. Le SNES-FSU a, lui, déposé un préavis de grève courant sur tout le mois de janvier.

      https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/01/06/covid-19-a-saint-denis-les-personnels-du-college-elsa-triolet-exercent-leur-

      on peut bien accélérer les "allégements" de protocole https://seenthis.net/messages/942579, ne pas avoir de test, etc, pas sûr que la lutte contre "l"absentéisme" soit efficace, et si arrêt maladies de convenance (ne pas aller dans ces clusters ni subir cette situation d’arbitraire et de laisser aller), droit de retrait et grève s’y ajoutaient...

      #droit_de_retrait

    • Grève des enseignants le 13 janvier : « On n’a jamais vu ce niveau d’exaspération et d’épuisement », alerte le syndicat SE-Unsa
      https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/greve-des-enseignants-le-13-janvier-on-n-a-jamais-vu-ce-niveau-d-exaspe

      La grande majorité des syndicats d’enseignants appellent à une #grève dans toute la France jeudi 13 janvier. Ils dénoncent les mesures prises par le gouvernement dans les établissements scolaires pour lutter contre le #Covid-19

      [mais c’est] pour avoir « les conditions d’une école sécure sous Omicron ».

      [la grève exige du] gouvernement à « fournir des matériels de protection alors qu’il est question de masques chirurgicaux pour la fin du mois de janvier » et réclame « un protocole sanitaire qui soit tenable et applicable ».

      terme absent FFP2...

      Edit : Face au danger OMICRON, personnels et élèves doivent être protégé·e·s ! Sud Education 69
      https://rebellyon.info/Face-au-danger-OMICRON-personnels-et-23621

      [description de la situation depuis les établissements puis]
      Nous dénonçons ce protocole inepte, qui met en danger élèves, familles et personnels. Aux collectivités territoriales et au ministère, nous demandons de toute urgence :

      la mise en place d’un protocole sanitaire, simple et applicable, qui garantisse la sécurité de toutes et tous ;
      des masques en nombre suffisant à la norme de protection FFP2 ;
      un financement complet des produits d’entretien et virucides ;
      l’équipement de chaque salle de travail en capteurs de CO2 ou en purificateurs d’air.

      #media #syndicat #éducation
      .

    • Lecture feelgood : Un enseignant retraité répond à son Dasen qui le sollicite pour revenir faire des remplacements Omicron

      edit @aurelienb93, Prof en LP. #Syndicaliste
      @sud_education sur l’oiseau bleu

      Le syndicat majoritaire des personnels de direction (SNDPEN-UNSA) appelle à la grève le 13 janvier dans le cadre d’un mouvement général des personnel de l’éducation. C’est suffisamment rare pour être signalé et ça en dit long sur la situation actuelle.

      [scoop : Jean-Michel Cluster arrive à rien et botte en touche. sauve qui peut ! à chacun son paddle !]

      le McDo du coin de la rue il peut filer des masques chirurgicaux à ses employés et l’Éducation nationale peut pas passer commande depuis deux ans ? On nous prend vraiment pour des cons avec le sourire en plus. #Greve13Janvier

      La confrérie qui force démocratiquement au travail prend position :
      @CFDT
      https://twitter.com/CFDT/status/1479782789650296832

      « Les 2 syndicats #CFDT de l’enseignement n’appellent pas à la grève, mais préparent des mobilisations. Ils sont très colère car il n’y a aucune concertation. Il y a une forme d’autoritarisme du Ministère de l’Education Nationale. »
      @CfdtBerger #FranceCulture #Politique

      #enseignant_retraité #remplacements #parodie #syndicat_jaune

    • comète. la sixième vague tombe sur l’école

      en Seine-Saint-Denis, des établissements du second degré sont en grève, droit de retrait, occupation des locaux avec le soutien des parents d’élèves depuis la rentrée de janvier.
      Une coordination inter-établissements s’est constituée et des AG se sont tenus à Bobigny [mel reçu].

      L’Ecole craque : 7 syndicats appellent à la grève pour le 13 janvier, Café pédagogique
      http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2022/01/07012022Article637771372378510812.aspx?actId=ebwp0YMB8s1_OGEGSsDRkN

      Un mouvement qui va se renforcer

      JM Blanquer est peut-être allé trop loin. Alors que depuis des mois il fait passer ses décisions sans résistance réelle sur le terrain, la façon dont il gère la crise sanitaire touche directement un grand nombre d’enseignants. Dans le second degré, où le taux d’incidence est au maximum, ils assistent à la multiplication des contaminations. Le nombre total d’enseignants contaminés début janvier en 4 jours, selon le ministère, est trois fois plus élevé que la dernière semaine de classe de décembre. Les enseignants voient bien que le protocole ne les protège pas. Plusieurs lycées se sont déjà mobilisés parce qu’il n’y avait plus de nettoyage par exemple. L’annonce par le premier ministre de la distribution de masques chirurgicaux, alors qu’ils sont dépassés compte tenu de l’entassement des élèves en classe, apparait à certains comme une marque supplémentaire de mépris. D’autant qu’elle n’est même pas portée par le ministre. Mais c’est dans le premier degré que la situation est devenue la pire. Le protocole crée les conditions d’une désorganisation complète de l’enseignement. Et là les enseignants sont seuls à la gérer. Son dernier allègement ne règle pas les problèmes de fonds mais augmente les risques de contamination et par suite la crise.

      Faute d’avoir rien fait depuis deux ans pour apporter des réponses durables à l’épidémie, en refusant tout dialogue au nom de l’ouverture des écoles, faute d’un minimum de considération pour les personnels, par exemple en continuant ses réformes malgré l’opposition générale, JM Blanquer exaspère la profession. Il a créé les conditions d’une mobilisation. La profession arrive au moment de vérité. La mobilisation sera t-elle suffisante ? Réponse le 13...

      Edit

      Vraie pagaille au SGEN-CFDT. Alors que la direction nationale refuse de s’associer à la grève du 13 janvier, les appels locaux, départementaux, régionaux se multiplient pour y participer. C’est ce qu’on appelle être débordé par sa base…

      https://twitter.com/chdelporte/status/1480236311520985090

    • L’« école ouverte » menacée par la défiance
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/01/13/l-ecole-ouverte-menacee-par-la-defiance_6109279_3232.html

      En refusant d’admettre l’irréalisme de son protocole, Jean-Michel Blanquer a mis à mal, au grand dam du président de la République, le capital politique que constitue l’indéniable réussite de son « école ouverte » pendant le Covid. La vague Omicron, sa contagiosité explosive et sa dangerosité moindre ne devraient pourtant pas remettre en cause ce mot d’ordre qui a permis à la France d’éviter la catastrophe générationnelle constatée dans certains pays. La déferlante du nouveau variant, qui suppose rapidité d’adaptation et gestion au plus près du terrain, souligne, une fois de plus, la lourdeur et l’inefficacité d’un système scolaire dont chaque acteur attend, ne serait-ce que pour les dénoncer, des consignes censées répondre à chaque situation.

      Aujourd’hui, les syndicats d’enseignants qui revendiquent des fermetures de classes dès le signalement du premier cas de Covid devraient reconnaître que cela entraînerait un lock-out généralisé de l’école dont personne ne veut. Quant à l’exécutif, il devrait admettre que son nouveau système d’autotests revient à laisser circuler le virus , faute d’un autre choix possible.

      Mais parvenir, de part et d’autre, à pareil réalisme, n’est guère possible dans un climat de tension où les acteurs de l’école ont le sentiment que personne ne comprend leur épuisement. Et où un ministre tente de jouer les parents contre les enseignants en laissant entendre que ce sont ces derniers, et non le virus [et sa gestion !!!], qui mettent l’éducation nationale sens dessus dessous

    • Suffira-t-il de lâcher du lest pour que le bateau école ne sombre pas ? Selon un représentant de Sud Éducation, la délégation qui sort de chez le général Cluster (l’entretien avec les syndicats de l’Educ. était dirigé par Castex...) annonce :

      – embauche des candidats profs sur listes complémentaires dans le 1er degré et de 1500 AED

      – fourniture de FFP2 aux profs de maternelle et de primaire qui le veulent (selon BFM Cluster annonce la distribution de 5 millions de FFP2 à l’école, alors qu’il annonçait 50 millions de chirurgicaux sur un mois)

      – une rallonge sur les 75 millions pour les capteurs que les collectivités ne commandent pas

      – une promesse de plus communiquer la veille pour le lendemain.

      diverses choses qui ne correspondent pas aux revendications immédiates (embauche de précaires, contractuels, conformément à la loi de modernisation de la fonction publique), dont un « comité de suivi » sur les question sanitaire

      un autre résume en disant que seuls 10% des recrutements seraient titulaires.

      (les syndicats ont pas encore pigés que tendanciellement les profs, c’est comme les chômeurs, des carrières qui ne durent pas nécessairement longtemps au même poste/statut, y compris parmi les titulaires)

      c’est parti pour une grève saute-mouton (un sur par semaine) au niveau national, jusqu’à la mobilisation du 27 janvier ; agrémenté de grèves et débrayages locaux. des consignes d’utilisation du droit de retrait circulent, ce qui est pas mal car tant que les rectorats n’ont pas répondu non (et dommage, ils manquent aussi de personnel), l’utilisateur du droit de retrait est payé. voilà de quoi ajouter à la thrombose.
      ça se promet de bollosser Blanquer au maximum tant qu’il est là

      il y a eu quelques boites privés (Amazon Nord) où des mots d’ordre de gréve avaient été lancés pour aujourd’hui

      le sort fait à des lycéennes de plusieurs villes par les polices va pas contribuer à calmer les esprits dans leurs rangs :-)

      bref, là, on est à pas à l’abri d’une bonne surprise

      Ecole : Jean-Michel Blanquer promet le recrutement de 3 300 #contractuels et 5 millions de masques FFP2 pour les enseignants
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/01/13/ecole-jean-michel-blanquer-promet-le-recrutement-de-3-300-contractuels-et-5-

      Le ministre de l’éducation, qui souhaite également étudier la possibilité d’un report des épreuves d’enseignement de spécialité du bac [le Bac Blanquer end prend un ] , a aussi annoncé le report à une date ultérieure des #évaluations de milieu d’année pour les CP, qui devaient débuter la semaine prochaine.

      #précarisation

    • liberation.fr
      Les Covid longs, second effet pas cool d’omicron ?
      6-7 minutes

      Près de 300 000 nouveaux cas de Covid-19 diagnostiqués par jour : la France a atteint des sommets épidémiques vertigineux. Et si le gouvernement garde un œil anxieux sur le taux d’occupation des lits de réanimation, il ferait bien de suivre aussi l’évolution des cas de Covid long, ces personnes qui, plusieurs mois après l’infection ressentent toujours des symptômes de maladie, parfois de manière handicapante au quotidien.

      « L’explosion actuelle des cas de Covid est inquiétante. Même si seulement 1 % des personnes contractant omicron font un Covid long, cela fera beaucoup de personnes », relève auprès de Libération Mayssam Nehme, cheffe de clinique en charge des consultations Covid long aux hôpitaux universitaire de Genève.

      Malheureusement, « la France est un des derniers pays à ne pas avoir recensé ses Covid longs », regrette Matthieu Lestage, lui-même touché et porte-parole de l’association de patients Après J20. Une proposition de loi pour la « création d’une plateforme de référencement et de prise en charge des malades chroniques de la Covid-19 » a bien été déposée à l’Assemblée nationale mi-octobre mais elle est engluée dans le calendrier parlementaire.

      Pourtant, les patients souffrant encore de symptômes, parfois graves, plusieurs mois après leur infection, existent, comme l’a rappelé le député LREM Raphaël Gérard sur les bancs de l’Assemblée lundi soir. « Ma liberté, c’est 30 cm de câbles et trois kilos de matériel que je porte 24 heures sur 24 jusqu’à la fin de mes jours », s’est-il emporté.

      Si Raphaël Gérard a fait une forme grave du Covid-19 nécessitant un passage en réanimation, qu’il a raconté à Libération, d’autres patients subissent des séquelles sans être passés par la case réa. « J’ai des patients qui ne peuvent pas rester debout plus de quarante minutes et qui souffrent de malaise post-effort », illustre Mayssam Nehme, dont le service a effectué 1 200 consultations sur le sujet depuis le début de la pandémie.
      Qu’est-ce que le Covid long ?

      L’Organisation mondiale de la Santé a proposé, en octobre, une première définition du Covid long comme étant des symptômes se développant pendant ou après une infection au Covid-19, qui continuent douze semaines après l’infection et qui ne peuvent s’expliquer par un autre diagnostic. Selon les scientifiques interrogés, la proportion de patients concernés serait de 15 à 20% après trois mois et tomberait à 10% après six mois, signe d’une évolution positive, mais lente, chez beaucoup d’entre eux.

      Surtout, ces proportions concernent des patients qui n’ont pas été hospitalisés. « Il y a une grande discordance dans le discours sur la pandémie entre les cas dits “peu graves” parce que ne nécessitant pas une hospitalisation pendant la phase aiguë et le vécu des patients atteints de Covid long qui, pour certains, sont très empêchés dans leur vie quotidienne », note auprès de Libé Olivier Robineau, infectiologue à l’hôpital de Tourcoing, qui traite des patients dans ce cas depuis juin 2020.

      Les recherches sur ces cas avancent, mais beaucoup d’interrogations restent de mise. Le spectre des cas est grand. Troubles olfactifs, problèmes intestinaux, respiratoires, neurologiques… « Il n’y a pas un Covid long mais des Covid longs ou plutôt des syndromes post-infectieux liés au Covid », souligne Olivier Robineau.
      Les femmes plus touchées

      Et l’existence de ces symptômes est un argument de plus pour la vaccination, quels que soient les effets secondaires. « Les myocardites post-infection sont beaucoup plus fréquentes et longues que les myocardites post-vaccinales », rappelle la professeure Clara Lehmann, depuis l’hôpital universitaire de Cologne, en Allemagne. Elle s’est intéressée au Covid long en mettant en place un programme de recherche pour suivre l’évolution de l’immunité de 1 000 patients. Très vite, il apparaît qu’environ 300 d’entre eux ont besoin d’un suivi médical. « Dans notre cohorte, on retrouve surtout des femmes entre 40 et 50 ans. On ne comprend pas pourquoi certains font tel symptôme et d’autres tel autre », explique-t-elle.

      Petit à petit, des facteurs de risques apparaissent. « Il semble qu’il y ait une corrélation entre la sévérité initiale de la maladie et le risque d’avoir des symptômes persistants. Les seuls facteurs de risque établis sont d’être une femme et d’avoir de nombreux symptômes durant la phase aiguë », témoigne Cédric Lemogne, chef du service de psychiatrie de l’Hôtel-Dieu, à Paris, et chargé de la coordination de la prise en charge du Covid long au sein de l’établissement. Mais le Covid long n’a pas encore dévoilé tous ses mystères et les chercheurs multiplient les hypothèses. S’explique-t-il par une persistance du virus dans certains organes ? Une réponse inflammatoire du corps hors de contrôle ? Des séquelles de la maladie initiale ? Un peu de tout cela mélangé ?

      En attendant que la lumière soit faite sur le sujet, les patients souffrent et sont parfois en errance de diagnostic. Les moyens manquants à l’hôpital public n’arrangeant rien… « Nous n’arrivons pas à voir tous les patients qui s’adressent à nous », témoigne Cédric Lemogne.

      Dans ce contexte, la perspective d’un nouvel afflux de patients en raison du nouveau variant n’est pas une bonne nouvelle. « Omicron semble provoquer des phases aiguës moins graves que delta, mais comme il n’y a pas d’association entre le risque de Covid long et la gravité de la phase aiguë, je ne sais pas dire si cette vague va provoquer une résurgence importante de Covid longs », explique Clara Lehmann. En laissant courir l’épidémie, le gouvernement fait bien un nouveau pari. Malades et soignants pourraient bien en payer un prix, certes moins visible que le seul indicateur de la saturation des services de réanimation, mais bien réel.

    • « Il semble qu’il y ait une corrélation entre la sévérité initiale de la maladie et le risque d’avoir des symptômes persistants. Les seuls facteurs de risque établis sont d’être une femme et d’avoir de nombreux symptômes durant la phase aiguë », témoigne Cédric Lemogne, chef du service de psychiatrie de l’Hôtel-Dieu (...)

      il n’y a pas d’association entre le risque de Covid long et la gravité de la phase aiguë, je ne sais pas dire si cette vague va provoquer une résurgence importante de Covid longs », explique Clara Lehmann (hôpital universitaire de Cologne, en Allemagne, elle suivit un cohorte de 1000 personnes avec covid long)

      Ration s’est pas trop foulé/mouillé. jusqu’à maintenant tout ce que j’ai lu conclut comme Clara Lehman. de même que le covid grave est imprédictible (on sait pas à état de santé équivalent pour quelle raison cela devient grave ou pas chez telle ou tel, et les hommes sont davantage touchés), le covid long n’est actuellement ni compris ni prédictible (mais touche davantage les femmes).

      le séquençage est cassé, les tests sont cassés, les aérosols sont ni visibles ni cités( cela viendra peut-être, voir #FFP2), les invisibles qui pâtissent de covid long, ça va finir par se savoir.

      #covid_long

  • Covid Will Become Endemic. The World Must Decide What That Means

    The task of 2022 will be figuring out how much action we’re willing to take and how much disease and death we’ll tolerate.
    https://www.wired.com/story/covid-will-become-endemic-the-world-must-decide-what-that-means

    This is not the year-end we wanted, but it’s the year-end we’ve got. Inside it, like a gift basket accidentally left under the tree too long, lurks a rancid truth: The vaccines, which looked like the salvation of 2021, worked but weren’t enough to rescue us. If we’re going to save 2022, we’ll also have to embrace masking, testing, and maybe staying home sometimes, what epidemiologists broadly call nonpharmaceutical interventions, or NPIs.

    (...)

    “The key question—which the world hasn’t had to deal with at this scale in living memory—is how do we move on, rationally and emotionally, from a state of acute [emergency] to a state of transition to endemicity?” says Jeremy Farrar, an infectious disease physician who is director of the global health philanthropy the Wellcome Trust. “That transition period is going to be very bumpy, and will look very, very different around the world.” (...)

    To start, let’s be clear about what endemicity is, and isn’t. Endemicity doesn’t mean that there will be no more infections, let alone illnesses and deaths. It also doesn’t mean that future infections will cause milder illness than they do now. Simply put, it indicates that immunity and infections will have reached a steady state. Not enough people will be immune to deny the virus a host. Not enough people will be vulnerable to spark widespread outbreaks.

    Colds are endemic—and since some types of colds are caused by other coronaviruses, there’s been speculation this coronavirus might eventually moderate too. (The coronavirus OC43, introduced to humans in the late 1800s, took a century to do that.) But flu is also endemic, and in the years before we all started masking, it killed anywhere from 20,000 to 50,000 Americans each year. Endemicity, in other words, isn’t a promise of safety. Instead, as epidemiologist Ellie Murray has argued, it’s a guarantee of having to be on guard all the time. (...)

    *Researchers argue that we are late in explaining to people what endemicity actually represents. “We should have been trying, from a very early stage, to teach people how to do risk calculation and harm reduction,” says Amesh Adalja, a physician and senior scholar at the Johns Hopkins University Center for Health Security. “We still should be trying, because people have gone back to their lives. They have difficulty understanding that no activity is going to have zero Covid risk—even though we’ve got great tools, and more of them coming in the new year, that are going to allow us to make Covid a much more manageable illness.”*

    (...)

    But endemicity will be a daily grind, whenever we get there: a painstaking repetition of frequent testing, sometimes masking, and never quite being free of the need to think about the virus, like an annoying neighbor whom you wish would move away.

    If we resolve to do this better in the next round, we nevertheless are left with how we play out this one. “If we keep going as we are doing, it will be protracted and painful and prolonged,” Farrar says. “We need to commit to making sure everybody in the world has access to their two doses of vaccines by the end of March 2022. A level playing field isn’t just sort of a nice thing to do. It’s the only way to reduce the chance of other new variants coming.”

  • Covid-19 à l’école : tests, capteurs CO2... le protocole sanitaire dévoilé par Jean-Michel Blanquer - Le Parisien
    https://www.leparisien.fr/societe/covid-19-a-lecole-tests-capteurs-co2-le-protocole-sanitaire-devoile-par-j

    Par Thomas Poupeau et Pierre Maurer
    Le 2 janvier 2022 à 16h21

    EXCLUSIF. Alors que le variant Omicron impacte fortement les plus jeunes, le ministre de l’Éducation nationale nous dévoile le nouveau protocole pour la rentrée du lundi 3 janvier. Désormais, si un cas positif au Covid est détecté dans une classe, tous les autres élèves devront faire trois tests en quatre jours pour rester à l’école.

    Via Twitter
    https://twitter.com/CMarcandier/status/1477681621537013766

    Donc pour avoir les dernières infos sur la rentrée scolaire on s’abonne au Parisien ????? (Ce n’est pas le journal que j’incrimine, il vit de ses abonnés, mais le ministre. C’est juste dingue, cette méthode).

    On parle bien, dans un article exclusif du dimanche 2 janvier à 16h21, du protocole sanitaire de la rentrée du lundi 3 janvier à 08h00.

    #paywall #foutage_de_gueule

    • Qu’est-ce qui change dans le protocole sanitaire à l’#école pour cette rentrée ?

      JEAN-MICHEL BLANQUER. La situation est particulière car nous avons un nouveau variant très contaminant. Dès ce lundi, à l’#école_primaire, nous renforçons notre politique de « #contact-tracing ». Elle passera par la multiplication des tests et la participation des familles à ce dispositif fondé sur la responsabilisation [dont ne relève pas la fourniture publique de FFP2, ndc] .

      En quoi consiste-t-elle ?

      On part de ce qui se fait déjà : dès l’apparition d’un cas positif dans une classe, tous les élèves doivent faire un test antigénique ou PCR [faux, dans le secondaire,seuls les élèves ayant été en contact proche sans mesures barrières, sont, théoriquement dans ce cas, en primaire c’est pire, ndc] , avant un retour sur présentation d’un résultat négatif. Ce qui change, c’est que désormais, quand la famille fera le premier test, elle recevra en pharmacie deux autotests gratuits [dealer’s rule : histoire de s’habituer pour aller ensuite en acheter en supermarché, ndc], pour que les élèves se testent à nouveau à la maison à J + 2 et à J + 4. Les parents devront attester par écrit que les tests ont bien été faits et qu’ils sont négatifs. [l’attestation sur l’honneur encore exigée par un gouvernement sans vergogne, on rigole, ndc].

      À quoi cela sert ?

      Ces tests à plusieurs jours d’intervalle permettent de s’assurer qu’un élève qui a été négatif le premier jour ne soit pas devenu positif ultérieurement. L’objectif est de garder l’école ouverte dans des conditions sanitaires sécurisées au maximum, alors même que les deux dernières semaines ont été marquées par une très forte accélération de la circulation d’Omicron.

      Mais les pharmacies vont-elles avoir assez de stocks ?

      Oui. S’il y a eu des tensions au moment des fêtes, des commandes massives ont été passées, en lien avec le ministère de la Santé. [et d’ailleurs, le souci est plutôt la pénurie de réactif pour les PCR, mais pas d’embrouilles en public svp, ndc].

      Et au collège et au lycée ?

      Dans le second degré, le point fort est le taux de vaccination des élèves de plus de douze ans, qui a dépassé les 80 %. [alors là faut fact checker hein, ndc]

      Combien d’élèves seront testés positifs en janvier 2022 ?

      Il est très difficile d’évaluer à l’avance un tel chiffre [alors que les enfants ne se contaminent pas, ndc] . Nous ne connaissons pas ce que seront l’ampleur et la durée de la vague Omicron [ en raison de la grève de Madame soleil, ndc] . Ce qui est clair, c’est que ce variant étant beaucoup plus contagieux que les précédents, [contrairement aux autres, ndc] il circulera dans toutes les classes d’âge. Nous aurons donc chaque jour plusieurs milliers [...] d’élèves concernés [c’est à dire tout compte fait, moins qu’avant, ndc] . D’une certaine manière [de faiseur, ndc] , plus on teste, plus on trouve, plus on protège.

      Pourquoi ne pas revenir à une solution radicale*, celle qui prévoit que la classe ferme dès un cas positif, comme le réclament des* syndicats ?

      Nous faisons le choix inverse : tester plus pour éviter de fermer les classes. C’est une politique personnalisée [car on a décidé d’un traitement VIP pour chacun, ndc] pour que chaque élève dont il est avéré qu’il n’est pas contaminé puisse retourner à l’école.

      Autre proposition : Valérie Pécresse, candidate LR à la présidentielle, avait demandé le report d’une semaine de cette rentrée. L’avez-vous envisagé ?

      On regarde toujours l’ensemble des hypothèses [spécialement lorsqu’elle vienne de la droite, qui en peu, ndc] , mais clairement nous l’avons écartée. J’avoue d’ailleurs avoir été surpris d’entendre cette proposition [de gauchistes, ndc]. Depuis le début de la crise, la France a fait le choix de préserver ses écoles [ un peu comme avec la bombe à neutrons, mais tout ça est en rodage, ndc] . Leur fermeture ne peut être qu’un ultime recours [comme la bombe A que nous en a en France, ndc], et certainement pas l’option première que l’on sort en première intention et par facilité dès qu’une vague [sur laquelle on peut faire du surf, ndc] arrive.

      Le conseil scientifique estime qu’en janvier 2022, un tiers des enseignants seront cas positifs ou en garde d’enfants contaminés. Soit 200 000 profs. Comment les remplacer ? L’école va-t-elle tenir ?

      Cette estimation de 30 % agglomère les personnes positives et cas contact et a été faite avant que nous ne fassions évoluer la doctrine cas contact [un acte qui montre bien que le travail du gouvernement peut changer la donne, ndc] . Dorénavant, les adultes vaccinés appliqueront le même protocole des tests itératifs [et ce mot choisi, dans sa nouveauté et son mystère - mais il n’était pas question de dire répété car il ya top de mauvais esprits auraient cru qu’il s’agissait de répéter des erruers - montre bien que nous sachons, et que les lecteurs du Parisien doivent nous suivre en confiance, ndc] que celui que nous appliquerons pour les enfants. Il n’y aura donc pas d’isolement des personnes dont les tests sont négatifs [encore un truc qui change du tout au tout !! c’est ça le progressisme, ndc]. Mais clairement, janvier sera tendu et on se met en situation d’y faire face. Nous suspendons dans la période toutes les autres causes d’absence que la maladie – par exemple, les formations continues – et recrutons des #contractuels et des #vacataires [on en a d’ailleurs parlé avec Borne, ça va ventiler sec dans les Pôle si il y a des refus, ndc] . Ce qui permet, dans le premier degré, de passer d’une capacité de remplacement de 9 % (sur la totalité des effectifs des professeurs écoles) à 12-15 % selon les académies. Il y a un besoin d’unité nationale et j’observe avec plaisir l’engagement de professeurs #retraités volontaires pour des remplacements. Enfin, chaque établissement a son protocole de continuité pédagogique.

      Quid des enseignants actuellement cas contact ?

      Compte tenu de la doctrine qui s’applique désormais, ils font la rentrée s’ils sont vaccinés après avoir fait un test.

      Pourquoi ne distribuez-vous pas des masques type #FFP2, plus armés face à un variant plus contagieux ?

      Il est très difficile de faire cours avec un masque FFP2 [vous avez d’ailleurs du remarquer que j’ai perdu il y longtemps ma perruque, ndc] ,lequel est d’ailleurs réservé au monde soignant [sinon, il faudrait fabriquer, importer, quel gâchis !, ndc]. Depuis le début de la crise, nous avons fourni 160 millions de masques [en slip, ndc] à nos personnels ainsi que 1 700 000 masques inclusifs pour les petites classes et les professeurs intervenant devant des élèves en situation de handicap. Résultat, depuis le début de la crise sanitaire, les enseignants font partie des catégories professionnelles les moins contaminées [d’après la société française de pédiatrie, ndc] . Donc la stratégie fonctionne, d’abord parce que les enseignants [savent lire, ndc] ont l’esprit de responsabilité, et ensuite parce que les gestes barrière sont appliqués.

      À partir de ce lundi, il sera interdit aux enseignants de prendre leur café debout dans la salle des professeurs. Était-ce une mesure essentielle ?

      C’est une conséquence de la doctrine générale : aujourd’hui, dans un café, on doit avoir des consommations uniquement assis. Mais c’est anecdotique, on se focalise là-dessus pour ironiser sur la gestion de la crise.

      Les réunions parents-profs, les conseils de classe, les galettes des Rois… vont-elles se tenir ?

      Nous demandons de restreindre au maximum les interactions autres que celles liées à la vie scolaire stricto sensu. Ainsi, les cérémonies de vœux ou les moments de convivialité autour de la galette n’auront pas lieu et les réunions parents-enseignants auront vocation à se dérouler à distance.

      Depuis quelques jours, les 5-11 ans peuvent se faire vacciner. Quel sera le rôle de l’école ?

      Dès ce lundi, des messages partent vers les chefs d’établissement et les enseignants, sur les modalités de vaccination. Chaque école est appariée avec un centre de vaccination. Mais ce sont les familles qui ont vocation à prendre rendez-vous et accompagner les enfants – dès lors évidemment qu’ils souhaitent les faire vacciner. Il n’y aura pas de barnum dans les écoles comme cela a été le cas pour les collèges et lycées à la rentrée de septembre, sauf si une action ciblée est jugée nécessaire dans certains territoires. Il faudra dans tous les cas avoir l’autorisation des parents.

      Les spécialistes insistent sur la nécessité de déployer des capteurs de #CO2 dans les établissements scolaires. Pourquoi ne pas mettre le paquet sur ce sujet ?

      Depuis le début je fais cette recommandation [à mon caniche, et qu’en le promenant, ça c’est su, il est temps de le dire à d’autres, ndc] qui est d’abord un instrument de mesure du besoin d’#aération ! Nous estimons à seulement 20 % environ le nombre d’écoles primaires qui sont aujourd’hui équipées. C’est davantage dans les collèges et les lycées mais cela reste totalement insuffisant… Rappelons qu’un capteur coûte environ 50 euros, que c’est une compétence des collectivités et que l’État a débloqué 20 millions d’euros pour celles qui n’auraient pas les moyens financièrement de s’équiper. Elles sont d’ailleurs peu nombreuses à avoir demandé des fonds. Je lance de nouveau un appel aux maires pour une montée en puissance en la matière, et ce fond [des choses, vous voyez, à PL on est radical dès qu’on peut, ndc] sera augmenté si nécessaire. Hélas, je vois que certains essaient d’en faire un sujet de polémique [alors quil faudrait cesser d’en parler, ndc] : je suis surpris d’avoir entendu M. Jadot [obsédé par avril 22, ndc] vouloir créer une polémique parfaitement déplacée sur le sujet (le 20 décembre, le candidat EELV avait qualifié Jean-Michel Blanquer de « complice » du virus, pointant le trop faible nombre de capteurs CO2 dans les écoles), alors que je connais des communes dirigées par EELV qui n’ont pas pleinement équipé en capteurs de CO2 leurs écoles.

      Dans les semaines qui viennent, qu’est-ce qui pourrait entraîner un nouveau changement de protocole ?

      Le maître mot reste pragmatisme et proportionnalité. Les évolutions qui auront lieu tiendront compte de la réalité de terrain. [il n’est évidemment pas question de changement, ndc] Là, on tient compte de l’extrême-contagiosité d’Omicron et de sa plus faible létalité [puisque l’on a guère à se soucier du refus des salariés et de leurs syndicats, qui nous inquiètent davantage pour leur propension à se mettre en arrêt si ils sont covidés et respectent des procédures trop strictes qui n’ont pa lieu d’être, ndc] . J’espère qu’après le pic de cette vague, l’on pourra ralléger les protocoles sanitaires.

      une récup, manque la partie sur la pestilentielle.

      ce sera pas demain mais, après les matons réclamant des FFP2, il devrait y avoir des amorces de ce genre :

      activité coopérative pour les cours de récré des établissements scolaires ce 3 janvier (et dans les établissements Vidal, dans les transports, au taff,.. ), en choeur, multiples variantes possibles
      « Jean-Michel Cluster/ Jean-Michel Cluster/ On va/ on va/ on va te confiner/ On rentre pas/ sans #FFP2 ! »

      (en espérant que les notes de copiste ne nuisent pas trop à la lecture. j’ai besoin de les interrompre, comme je peux...)

    • C’est quel degré de mépris ou d’irresponsabilité de présenter un nouveau protocole qu’1 million de profs et 12,5 millions d’élèves attendent depuis des jours la veille de la rentrée à 16h « en exclu » dans les pages d’un média privé et payant ?
      Ah non ils ont rendu l’article accessible...
      En fait Il déroule ce qu’il fait depuis toujours : détruire l’école publique au profit du tout privé. #Blanquer
      https://www.leparisien.fr/societe/covid-19-a-lecole-tests-capteurs-co2-le-protocole-sanitaire-devoile-par-j
      La dernière phrase vaut son pesant d’or : « attestation sur l’honneur des parents » :)))

    • Pour mieux faire passer leur loi renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire, il a fallu admettre à l’Assemblée Nationale que ce n’est pas une vague mais un « raz de marée » qui va impacter système hospitalier.

      En raison de cette flambée des contaminations, « probablement plus d’un million de Français sont positifs actuellement au coronavirus » et « 10 % de la population française est cas contact », a estimé le ministre.

      S’appuyant sur le cas de la situation en Angleterre, où l’évolution de la vague épidémique est en avance de huit à dix jours sur la France, M. Véran a dit estimer, suite à un échange informel avec d’autres ministres de la santé, qu’« il y aurait une baisse de 50 % à 70 % des hospitalisations avec le variant Omicron ». « Mais si vous avez six ou sept fois plus de cas, l’impact sanitaire, de toute façon, se fait ressentir », a-t-il immédiatement précisé, en constatant que le variant Omicron est, au 29 décembre, encore peu présent chez les malades hospitalisés en France.

      Le ministre de la santé a ensuite répété la stratégie du gouvernement, axée sur une vaccination massive, pour freiner la hausse du nombre de contaminations. « Le vaccin est efficace après trois doses : quand on est à jour de son rappel, plus de 90 % de réduction des formes graves, y compris face à Omicron », a déclaré Olivier Véran, rappelant que « dans les hôpitaux parisiens de l’AP-HP, 70 % des patients qui sont en réanimation ne sont pas vaccinés ». Le ministre s’est ensuite adressé aux 5,4 millions de personnes non vaccinées en France – notamment les « indifférents », selon M. Véran, « souvent des jeunes » se disant « j’ai pas le temps, je vis ma vie » – et a averti : « Je le dis aux personnes qui ne sont pas vaccinées, il y a vraiment peu de chance que vous puissiez passer, cette fois-ci, entre les gouttes. »

      Multiplication des clusters en prison

      Cette flambée épidémique provoque également la multiplication des foyers de contamination dans les prisons françaises, selon des statistiques communiquées mercredi par le ministère de la justice. Au niveau national, 370 contaminations ont été détectées parmi les quelque 70 000 détenus, 448 parmi le personnel (sur environ 40 000), récapitule ce bilan du ministère établi au 27 décembre.

      Un important foyer a notamment été identifié dans la prison de Perpignan, où 84 détenus et 15 membres du personnel ont été diagnostiqués positifs au Covid-19. La contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, Dominique Simonnot, a pour sa part fait état, mercredi sur Franceinfo, d’autres foyers de contamination à « Rennes, à Béziers, à Argentan [et] un autre dans le Lot ».

      « Et c’est normal : avez-vous entendu un mot des prisons dans les allocutions du premier ministre ou du ministre de la santé [le 27 décembre]  ? Moi non », a commenté Mme Simonnot. « Une mesure spéciale serait salutaire. On condamne quelqu’un à de la prison, pas à attraper le Covid », a-t-elle ajouté.

      Plusieurs syndicats de personnels pénitentiaires attendent des mesures renforcées, notamment la distribution de masques FFP2. « Si on n’agit pas très vite, le risque de dysfonctionnement est important. Avec la hausse de la population carcérale, la potentialité de contamination est beaucoup plus importante qu’en 2020 », a estimé Wilfried Fonck, secrétaire national de l’Union française des agents pénitentiaires-Union nationale des syndicats autonomes (UFAP-UNSA) Justice.

      C’est le même enjeu dans les centres de rétention.
      Ces matons sont à l’avant garde ^^ Va-t-on -enfin !- voir les premiers concernés exiger la fourniture de FFP2 par les employeurs, pour eux, et mieux encore pour les usagers et clients (école, transports en commun).

      #prison #FFP2 #paradoxe_de_simpson (mais pas pour le grand public)

    • Si le gouvernement communique peu sur le masque FFP2 (...) c’est aussi parce que les stocks ne sont actuellement pas suffisants.
      https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/masques-sanitaires/covid-19-pourquoi-la-france-n-a-pas-davantage-recours-au-masque-ffp2-al

      ... exiger le masque FFP2 dans tous les lieux accueillant du public pourrait être vu comme une mesure liberticide.

      Pour que cette nouvelle restriction soit acceptée sans heurt par la population, l’exécutif n’aurait sans doute pas d’autre choix que de le proposer gratuitement, à l’entrée des lieux concernés par exemple. C’est en tout cas l’avis de l’épidémiologiste Antoine Flahault. "Comme le masque FFP2 est plus cher que les autres, si le gouvernement le recommandait, il risquerait d’avoir à le proposer gratuitement dans les cas où il serait exigé et cela pourrait ne pas l’enthousiasmer, et en tout cas ne pas hâter sa décision", confirme-t-il à L’Express.

      A moins qu’avec la recrudescence de l’épidémie, notamment depuis Noël, le gouvernement se décide à changer son fusil d’épaule. L’exécutif mise depuis un an sur la stratégie du tout vaccin, conjugée au strict respect des gestes barrières, mais si la courbe des contaminations venait à s’inverser dans les pays qui ont opté pour le port du masque FFP2, il serait sans doute bien obligé de revoir sa copie.

      Parce que des ruptures de stock ne sont pas à exclure

      Si le gouvernement communique peu sur le masque FFP2, malgré les recommandations du Conseil scientifique pour que ce modèle filtrant soit porté par « les personnes les plus fragiles ou non vaccinées, dès que cela est possible », c’est aussi parce que les stocks ne sont actuellement pas suffisants.

      Les autorités françaises disposent actuellement de 600 millions de masques FFP2. Une quantité qui pourrait rapidement se révéler insuffisante si ces masques filtrants venaient à être finalement imposés par le gouvernement et ce même si les industriels locaux – au nombre désormais de 32, contre 4 au début de la crise sanitaire – assurent être capables d’en produire 20 à 25 millions par semaine, selon France 2.

      La fabrication des masques FFP2 a été quasiment à l’arrêt entre avril et octobre, "avec une chute de la production d’environ 90%" par rapport à 2020, souligne Christian Curel, le président du syndicat des fabricants de masques F2M sur BFMTV. Le nombre d’emplois de la filière, estimé à 10 000, a même quant à lui été "divisé par deux", notamment face à la concurrence chinoise.

  • A propos du vaccin qui ne protège pas, et plus précisément, de la déception pour le vaccin qui ne protège pas contre la contamination, et du vaccin qui ne protège pas sur la durée.

    On insiste sur la déception, et sur le fait que bon, un vaccin, ça devrait ceci et cela et que voilà, la preuve ultime qu’il ne fallait en fait ne rien faire. Ne pas se vacciner, ne pas se confiner, ne pas porter de masque.

    Il y aurait pourtant une façon constructive de traiter cette « déception ». Si le vaccin a tant de mal à être efficace dans la durée, n’est-ce pas plutôt du fait que ce virus est autrement plus redoutable que ce que les plus grands médecins de la galaxie l’analysaient en mars 2020 (ceux qui aiment les analogies à base de trottinettes en particulier) ?

    Alors, oui, ce vaccin n’est pas aussi efficace qu’on le souhaiterait. Mais l’immunité naturelle l’est encore moins ! C’est un point qui n’est pas encore assez asséné. Et avec les variants, c’est encore pire ! La réinfection est possible, et il n’est pas assuré qu’elle soit moins grave que la fois précédente.

    Cette accumulation de mauvaises nouvelles concernant Delta - et surtout Omikron - va-t-il provoquer le tête à queue nécessaire dans les politiques de santé suivies dans (presque) tout l’occident ? Rien n’est moins sûr, tellement le déni est fort à tous les niveaux.

    Anecdote pour illustrer ce déni : je file des FFP2 à mes proches. Je constate qu’ils ne sont pas utilisés. Alors que je ne cesse de dire qu’ils sont plus confortables et autrement plus efficaces.

    Le déni est fort, et le massacre à venir ne sera visiblement jamais assez cataclysmique pour inciter à une politique Zéro-Covid. C’est d’une certaine façon le désespoir.

  • Le gouvernement démasqué
    https://www.liberation.fr/france/2020/12/16/le-gouvernement-demasque_1808867

    « Tout a commencé il y a neuf mois. Le 22 mars, au début du confinement, Antoine Hutt (radiologue), Jonathan Favre, Thibault Puszkarek et moi-même (médecins généralistes) avons lancé le site et collectif Stop-Postillons.fr. Il y avait une pénurie de #masques (quoi qu’on en mente) et il fallait les garder pour les personnels exposés. Néanmoins tout le monde avait chez soi des t-shirts à découper, du tissu à coudre : des écrans anti-postillon » (EAP). Nous voulions "confiner les bouches et les nez" lors des sorties dérogatoires (dans les hypermarchés qui n’imposaient pas de masque à l’époque), puis maintenir cette couverture faciale lors du déconfinement.

    « Nous avions donc un seul message, qui est resté en tête du site : "Portons tous un EAP dans l’espace public pour freiner et arrêter la pandémie. Porter quelque chose sera mieux que rien. Le but des EAP est collectif et altruiste : protéger les autres et être protégé si chacun en porte."

    « Avec un message d’une telle banalité dans le cadre d’une pandémie à contamination respiratoire, nous aurions dû disparaître au bout d’une semaine. Les dirigeants auraient dû répondre : "OK, bonne idée, on fait ça, on demande aux gens de se couvrir le nez et la bouche en attendant les masques", et c’était plié. C’était simple, il suffisait de faire confiance à l’intelligence collective et à la solidarité. [...]

    « Notre message, aussi basique soit-il, était pertinent. Il a progressivement été entendu. Trèèèès progressivement : le masque a été imposé dans les lieux publics clos à partir du 20 juillet, dans les entreprises à partir du 1er septembre, dans les écoles élémentaires à partir du 2 novembre. Ainsi, en pleine pandémie, il aura fallu huit mois après notre premier appel pour généraliser le masque dans la quasi-totalité des espaces recevant du public. (...)

    (...) nous nous basions sur les données scientifiques, les seules qui comptent, au-delà des arguments d’autorité. Depuis le CheckNews de Libération du 13 mars, nous savions que les personnes asymptomatiques pouvaient être contagieuses. Nous avions lu l’étude de Davies et al. dans laquelle 21 volontaires avaient toussé dans une boîte, mise en incubation pendant 48 heures, avant de compter les "colonies" de bactéries de la taille du Sars-CoV-2 : 200 sans masque, 43 avec un masque en coton fait maison, 30 avec un masque chirurgical. Visionnaires en 2013, les auteurs concluaient qu’en cas de pénurie de masques chirurgicaux, un masque fait maison serait mieux que rien - mon expression favorite.
    [...]

    « Nous sommes en décembre, et le masque apparaît toujours en dernière position sur les sites gouvernementaux, après "éviter de se toucher le visage", et avec la consigne de « le porter quand la distance d’un mètre ne peut pas être respectée ». Le risque de transmission par aérosol n’est toujours pas considéré, ce qui permet d’ailleurs d’imposer le masque à l’école et en entreprise et en même temps, de laisser les #cantines scolaires ou d’entreprises en l’état. C’est à désespérer.

    [...]

    « Concernant l’#école enfin, nous avons dû militer, publier des tribunes cet été, écrire des communiqués en août, septembre et octobre, une revue de littérature, intervenir en visioconférence auprès de syndicats d’enseignants en demande d’informations scientifiques… Tout ça parce qu’un ministre déclarait être "préparé à tout" sur la base de l’avis… roulement de tambour… des sociétés savantes de pédiatrie ! Jean-Michel Blanquer avait soudain fait fi de l’OMS : avec un tel niveau en pirouette, il n’est pas étonnant qu’il ait récupéré le ministère des Sports lors du remaniement, remarquez. Toutefois, si la plus haute instance à suivre n’est plus l’OMS mais les sociétés nationales, pourquoi concernant les masques entre avril et juillet le gouvernement a-t-il ignoré l’Académie nationale de médecine le 2 avril, le 22 avril, le 7 mai et le 28 juillet, l’European Centre for Disease Control le 8 avril ou son propre Conseil scientifique le 20 avril ? Il est facile de multiplier les instituts, conseils, centres, agences, sociétés, académies, autorités et organisations pour au final choisir parmi tous leurs avis celui qu’on veut mettre en avant… Mais ça, ce n’est ni de la science, ni de la politique. C’est de la manipulation. »

    #covid-19 #AuPaysdesLumièresÉteintes
    #aérosols #santé_publique #médecine #in_retrospect

    • Distribution de 10 FFP2 par personnel scolaire en Tchéquie

      Measures adopted by the Czech Government against the coronavirus
      https://www.vlada.cz/en/media-centrum/aktualne/measures-adopted-by-the-czech-government-against-coronavirus-180545/#general

      Schools and school facilities will receive up to 2.9 million respirators from state reserves. Each pedagogical and non-pedagogical worker will receive ten respirators of the FFP2 class.

      The move to send personal protective equipment via Czech Post to the endangered population over 60 years of age was approved. Every Czech citizen over the age of 60 should receive a package containing one FFP2 respirator and five face masks.

      The government decided to release 190 000 FFP2 respirators and 1 000 000 masks from the state material reserves in order to provide them free of charge to people benefiting from a disability pension for a third-degree disability and people younger than 18 who were granted a disability card for a severe health disability (ZTP) or severe health disability requiring special assistance (ZTP/P).
      The state will provide personal protective equipment for employees of facilities for children requiring immediate help and vulnerable children, to whom care is also provided during the state of emergency. Up to 26 580 FFP2 respirators, 186 000 masks, 49 500 protective gloves and 2 475 protective shields will be available for these facilities from the state material reserves for the duration of the state of emergency.

      The provision of three milion #FFP2 respirators from state´s material reserve to staff of residential social services and care services have been approved.

      #réduction_des_risques #santé_publique

  • Coronavirus : Au CHU de Nantes, des soignants positifs continuent de travailler | Le HuffPost
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/coronavirus-au-chu-de-nantes-les-soignants-positifs-continuent-de-tra

    Cette situation est autorisée pour "assurer la continuité des soins" dans les hôpitaux où les médecins contaminés ne peuvent pas être remplacés.

    HÔPITAUX - Des cas signalés à Nice, à Bourgoin-Jallieu, au Puy-en-Velay et désormais au CHU de Nantes. Faute de remplaçants, “plus de 11 soignants” asymptomatiques de l’hôpital de Loire-Atlantique continuent de travailler et d’assurer leur mission de soins, alors qu’ils sont actuellement positifs et contagieux au coronavirus, annoncent nos confrères de Ouest-France et d’Europe 1 ce samedi 10 octobre.

    Cette situation est légale et validée par le Haut conseil de la santé publique depuis la fin mai, si le médecin positif est asymptomatique et ne peut être remplacé pour “raison de tensions particulières en ressources humaines” au sein de l’établissement.

    “Les soignants se contaminent entre eux”

    Cette décision inquiète cependant le personnel du CHU, selon les syndicats qui tirent la sonnette d’alarme. “Onze, c’était avant-hier, et on nous a informé hier qu’il y en avait encore plus”, a précisé au micro d’Europe 1, Olivier Terrien, le secrétaire général CGT du CHU, précisant que plusieurs services étaient concernés. “Cela provoque un climat complètement délétère, car les agents ont peur”, relaie le représentant du syndicat majoritaire dans l’établissement. 

    “Aujourd’hui, on sait qu’au CHU de Nantes, on a un taux d’incidence supérieur à celui de la population. Les soignants se contaminent entre eux”, ajoute Olivier Terrien. La CGT dénonce “une mise en danger du personnel et des usagers de l’hôpital”.

    #hôpital #crise_sanitaire #santé_publique #soignants

  • Mascherine e tamponi : i 4 errori del governo sui medici

    Rileggere con gli occhi di oggi la lunga teoria di circolari, ripensamenti, contrordini e indicazioni ad interim prodotta dal governo, dalle regioni e dagli organi tecnico- scientifici che ne hanno puntellato le scelte, è utile per spiegare la strage dei medici e degli infermieri. Una peculiarità tutta italiana, che, al di là dei lutti e del dolore dei familiari, costerà caro allo Stato in termini di risarcimento dei danni. La più drammatica delle giravolte, all’origine del perché l’Italia ha tardato nell’individuare i primi casi di Covid 19 e del perché gli ospedali sono diventati dei focolai, è quella iniziale. Risale a gennaio, quando a Wuhan già contano centinaia di morti e il nostro Paese è convinto che l’onda non arriverà. Tanto convinto da mandare al governo di Pechino, sotto forma di donazione, una parte della già esigua scorta nazionale di mascherine.

    Il 22 gennaio il ministero della Salute emette la sua prima circolare (“Polmonite da nuovo coronavirus, 2019 nCov, in Cina”: https://www.google.com/search?client=firefox-b-d&q=Polmonite+da+nuovo+coronavirus%2C+2019+nCov%2C+i) diretta a tutti gli assessorati alla Sanità, con la quale definisce i criteri per considerare un paziente “caso sospetto”, da sottoporre quindi a tampone: oltre a chi è stato in Cina, include qualsiasi persona «che manifesta un decorso clinico insolito o inaspettato, soprattutto un deterioramento improvviso nonostante un trattamento adeguato, senza tener conto del luogo di residenza o storia di viaggio». Insomma, un’indagine a largo spettro.

    Se questa circolare fossa stata in vigore anche a febbraio, quando a Codogno #Mattia, il paziente uno, si rivolge al pronto soccorso, e a #Vo_Adriano #Trevisan, la prima vittima del virus, si sente male, le loro positività sarebbero emerse ben prima del famoso 21 febbraio, data di inizio del contagio italiano. Ma, nel frattempo, il 27 gennaio il ministero ha cambiato idea, e ha scritto una seconda circolare (http://www.trovanorme.salute.gov.it/norme/renderNormsanPdf?anno=2020&codLeg=72847&parte=1%20&serie=null), di senso opposto alla prima, nella quale autorizza il test solo su pazienti che, oltre ad avere importanti sintomi, hanno avuto «contatti stretti con un infetto»,hanno «visitato o lavorato in un mercato di animali vivi a Wuhan», «frequentato un reparto Covid». In sintesi: tamponi solo a chi proviene dalla Cina. È il primo vagito di una linea governativa “anti-tampone”, che segue l’orientamento dell’Organizzazione mondiale della Sanità, e che durerà sino al 16 marzo, quando la stessa Oms farà inversione con un tweet: «Test, test, test». Prima del cambio di rotta, è solo violando il protocollo che due medici sottopongono al tampone Mattia e Trevisan. Scoprendo così che, da giorni, i loro ospedali sono diventati potenziali focolai.
    Il decreto mascherine

    L’onda è arrivata. E occorre arginarla. Ma dell’arma principale, le mascherine professionali (le famose FFp2- #FFp3) per medici e infermieri, l’Italia è sprovvista. A differenza di quanto successo in Germania, nessuno ha attuato i piani pandemici (che prevedevano di farne scorta non appena si fosse avuta notizia di un contagio uomo-uomo, circostanza verificatasi il 31 dicembre), e anzi, una buona parte dello stock è stata mandata, come detto, a Wuhan. Il governo capisce di essere con l’acqua alla gola, deve inviare i suoi soldati al fronte ma non ha fucili da fornire. Le prime 42 mila FFp2, infatti, saranno consegnate dalla Protezione civile solo il 3 marzo. Così, fa quello che può: si arrangia. Con il decreto legge n.9 del 2 marzo (https://www.gazzettaufficiale.it/eli/id/2020/03/02/20G00026/sg), «in coerenza con le linee guida dell’Oms», decide di equiparare le mascherine chirurgiche — che non sono Dpi (Dispositivi di protezione individuale) perché non proteggono chi le indossa ma filtrano solo in uscita — a quelle professionali. Gli operatori sanitari, per decreto, possono andare nei reparti Covid indossando solo queste. Sono seguite diverse precisazioni, ma ancora il 19 marzo regna la confusione, come dimostra un documento interno dell’ospedale Molinette di Torino, in cui si considerano idonee anche le chirurgiche, se non disponibili le rare #FFp2, all’«esecuzione del tampone in pazienti Covid-19 positivi». Niente quarantena per i medici

    Il 9 marzo il governo emette il decreto numero 14 (https://www.gazzettaufficiale.it/eli/id/2020/03/09/20G00030/sg), nel quale dispone che «la quarantena obbligatoria non si applica agli operatori sanitari», i quali si fermano solo nel caso di sintomi manifesti o esito positivo di test. È un’altra mossa della disperazione, bisogna evitare il rischio che i reparti rimangano sguarniti. Addirittura la regione Lombardia va oltre, e pubblica il 10 marzo una direttiva che nega il test all’operatore asintomatico «che ha assistito a un caso confermato Covid senza adeguati Dpi». «La confusione sulle norme — sostiene Andrea Filippi, segretario della Cgil-medici — e quei decreti folli sono i motivi principali per cui gli operatori sanitari si sono ammalati. L’Oms ha sbagliato a dare linee guida che, evidentemente, erano pensate per Paesi del Terzo mondo che hanno zero possibilità di reperire Dpi».

    Tamponi e suicidi

    Siamo a metà marzo, nel pieno della crisi. La linea ora sarebbe quella di fare tamponi a tappeto, a cominciare da chi sta in prima linea. Tre circolari del ministero della Salute (20 marzo, 25 marzo, 3 aprile) lo imporrebbero. Ma, ancora una volta, la Lombardia si distingue. «Continua a farli solo a medici e infermieri che hanno la febbre superiore a 37 e mezzo», denuncia Carmela Rozza, consigliera regionale Pd. «L’assessore Giulio Gallera sostiene di aver disposto tamponi per tutti a partire dal 3 aprile, ma non risulta».

    «Così — lamenta il portavoce della Federazione degli infermieri, Paolo Del Bufalo — ci siamo infettati e abbiamo continuato a lavorare negli ospedali, nelle cliniche private e nelle Rsa per anziani, liberi di diffondere il virus». Una situazione pesante anche dal punto di vista psicologico. Oltre ai molti decessi tra gli infermieri si sono registrati due casi di suicidio: «Erano colleghi devastati dal senso di colpa per aver contagiato colleghi e assistiti». E c’è una nuova paura che da qualche giorno soffia in corsia: la richiesta dei risarcimenti. «Dobbiamo sollevare i professionisti da responsabilità, che non hanno», suggerisce Filippi della Cgil. «Ma no ai colpi di spugna: avere un soggetto che si assume l’onere dei risarcimenti è un diritto di cittadini e operatori». Poche protezioni per lavorare in corsia e test in ritardo: due mesi di tira e molla pagati a caro prezzo.

    https://rep.repubblica.it/pwa/generale/2020/04/10/news/mascherine_e_tamponi_i_4_errori_del_governo_sui_medici-253609627
    #Italie #coronavirus #masques #stock #responsabilité #politique #médecine #science #test #dépistage #Codogno #patient_zéro
    #in_retrospect #OMS #chronologie #ordonnance #masques_chirurgicales #décret #décret #confinement #Lombardie #travail #conditions_de_travail

    #décès #morts (d’#infirmiers et #médecins à l’occurrence, dans cet article...)
    #suicide #suicides #culpabilité #culpabilisation
    #indemnisation #justice

    ping @simplicissimus @fil —> ça vaut la peine de traduire, avec deepl ça devrait suffire

  • Masques de protection : la piste prometteuse du recyclage

    Aujourd’hui, les #masques_chirurgicaux et #FFP2 doivent être jetés après quelques heures d’utilisation… Des scientifiques, des médecins et des industriels se sont donc réunis pour explorer les pistes permettant de les réutiliser sans risque. Entretien avec le professeur #Philippe_Cinquin qui nous dresse l’inventaire des méthodes expérimentées par ce consortium.

    L’épidémie de Covid-19 met en lumière la tension sur les masques de protection. Dans ce contexte, vous avez mis sur pied une task force pour étudier la question de leur réemploi. De quoi s’agit-il ?
    Philippe Cinquin1 : Les masques dits chirurgicaux, qui visent à éviter la projection de sécrétions des voies aériennes par celui qui le porte, tout comme les masques FFP2 qui protègent le porteur contre les risques d’inhalation d’agents infectieux transmissibles par voie aérienne, sont jetés après seulement quelques heures d’utilisation.

    Dans la situation actuelle, pour permettre à chacun d’entre nous de porter un masque chirurgical dans ses interactions sociales afin de protéger notre entourage, ou bien dans l’hypothèse, qui heureusement n’est pas d’actualité, où ces masques viendraient à manquer en milieu hospitalier, nous nous sommes demandé s’il serait possible d’imaginer un protocole permettant de les recycler. Précisément d’en éliminer la charge virale après une première utilisation tout en garantissant le maintien de leur niveau de performance.

    Concrètement, que proposez-vous ?
    P. C. : Plusieurs pistes sont à l’étude. Dans le cadre d’un consortium interdisciplinaire mis en place par le CNRS et le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) qui rassemble des médecins, des scientifiques et des industriels, nous explorons ainsi actuellement les avantages comparés d’un lavage avec un détergent à 60 ou 95 °C, d’un passage en autoclave à 121 °C pendant 50 minutes, d’une irradiation par des rayonnements gamma ou bêta, d’une exposition à l’oxyde d’éthylène et d’un chauffage à 70 °C en chaleur sèche ou dans l’eau.

    En plein confinement, la mise en place d’un tel programme n’a pas dû être simple !
    P. C. : En effet ! Pour autant, tout s’est mis en place extrêmement rapidement par prises de contact successives entre les différents membres du consortium. Tout a débuté le 4 mars lorsque ma collègue hygiéniste au CHU de Grenoble-Alpes Caroline Landelle m’a demandé s’il existait un moyen de diminuer la charge virale contenue dans un masque.

    Dans un premier temps, j’ai tout de suite pensé à l’irradiation par des rayons gamma, un procédé utilisant des photons de très haute énergie, que nous avions utilisé dans le cadre d’un projet sur les biopiles à glucose pour l’alimentation en énergie de dispositifs médicaux implantables. J’ai ainsi contacté mon collègue Laurent Cortella au CEA de Grenoble, spécialiste des rayonnements ionisants, qui avait mis au point le protocole de stérilisation de notre biopile : le projet était parti !

    Concrètement, au sein du CHU Grenoble-Alpes, le service d’hygiène, avec l’aide méthodologique du Centre d’investigation clinique – Innovation technologique, a commencé par mettre en place un protocole de collecte des masques usagés que nous avons ensuite compactés sous vide au sein du laboratoire P3 du service de virologie de l’hôpital. Le 19 mars, un premier « colis » était prêt et les essais d’irradiation ont débuté dès le lendemain. En parallèle, nous avons obtenu des informations sur la composition des masques, ce qui a permis aux collègues du CEA-Saclay et du Centre de recherches sur les macromolécules végétales du CNRS, de commencer à travailler sur les conséquences d’une irradiation de leur matériau constitutif, en l’occurrence du polypropylène.

    Grâce aux conseils de Sandrine Chazelet, de l’Institut national de recherche et de sécurité de Nancy, Laurence Le Coq, du laboratoire de Génie des procédés-Environnement-Agro-alimentaire2 a également mis en place un premier banc de test très proche des conditions de la norme s’appliquant aux masques chirurgicaux pour tester leur performance après traitement. Enfin, avec le service de bactériologie du CHU Grenoble-Alpes, nous avons mis en place un protocole de test de l’efficacité de nos protocoles de désinfection sur les bactéries présentes dans le masque.

    Dans le même temps, d’autres pistes pour le traitement des masques sont apparues ?
    P. C. : Dès les premiers essais d’irradiation, la question d’un éventuel passage à une échelle compatible avec les exigences de santé publique nous a fait prendre contact avec Ionisos, un industriel spécialiste de la stérilisation gamma, mais également bêta, c’est-à-dire avec des faisceaux d’électrons, et du traitement à l’oxyde d’éthylène. Nous leur avons envoyé des masques pour des tests de ces trois voies de décontamination reconnues pour leur action aussi bien virucide que bactéricide.

    De même, d’autres discussions nous ont mis sur la piste de l’autoclave, un procédé connu de stérilisation qui permet d’exposer les masques à 121 °C, et du chauffage sec ou humide à 70 °C, dont la littérature nous incitait à penser qu’il pourrait être suffisant pour détruire les virus. Il était enfin très important de tester l’impact du lavage sur les performances des masques qui, au-delà de l’action virucide des autres procédés, vise notamment à éliminer les résidus organiques pouvant former des couches protectrices autour des pathogènes et ainsi réduire l’efficacité des protocoles de décontamination.

    À ce stade, avez-vous déjà des premiers éléments de conclusion ?
    P. C. : Concernant les masques chirurgicaux, nous avons montré qu’ils conservent leurs performances après un lavage jusqu’à 95 °C. Nous avons également de très bons résultats avec l’autoclave et les rayons gamma. Précisément, nous observons une perte d’efficacité de filtration inférieure à 2 %, ce qui conduit les meilleurs masques usagés et traités testés à de meilleures performances que celles de masques neufs moins bons.

    Sur les masques FFP2, les premiers résultats obtenus par l’agence Apave de Grenoble montrent que le traitement à l’oxyde d’éthylène en conserve les performances. En revanche, il apparaît que les rayons gamma ne les conservent pas. Enfin, Olivier Terrier, du Centre international de recherche en infectiologie3, vient de réussir à démontrer que la chaleur sèche à 70 °C détruit très efficacement une charge virale calibrée déposée sur des masques chirurgicaux et FFP2.

    Quelle suite allez-vous donner à vos travaux ?
    P. C. : Dès les prochains jours, nous testerons la combinaison du lavage et d’autres méthodes de désinfection. Deux nouveaux bancs, au Laboratoire réactions et génie des procédés4 à Nancy et au CEA-Grenoble, permettront par ailleurs de tester le niveau de performance des masques chirurgicaux. Et nos collègues du Centre d’investigation Clinique – Innovation Technologique du CHU de Nancy explorent la possibilité de renforcer nos capacités de collecte des masques usagés. De plus, nous venons tout juste de rejoindre la task force internationale « ReUse » qui travaille exactement sur les mêmes sujets que nous et avec laquelle nous allons partager tous nos résultats.

    Par ailleurs, l’enjeu de la semaine qui s’ouvre sera de définir pour les deux types de masque la meilleure méthode de traitement. D’une part la plus efficace en tant que telle, mais aussi d’autre part, la plus adaptée pour une mise en œuvre à grande échelle, d’abord pour la population générale, mais aussi pour les professions exposées, voire en cas de pénurie extrême pour les professionnels de santé. De fait, si on peut imaginer un traitement par autoclave au sein des CHU, une irradiation ou une exposition à l’oxyde d’éthylène nécessitera un processus plus centralisé.

    Concrètement, il s’agit de définir, avec l’aide des spécialistes de l’hygiène et des maladies infectieuses, un circuit complet adapté aux besoins dans des conditions qui garantissent la sécurité de l’ensemble de la chaine, de la collecte au traitement et à la remise en service des masques. Sur ces problématiques, nous avons rejoint un groupe de travail interministériel tout juste créé et piloté par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. Cela nous a en outre permis d’identifier la vapeur de peroxyde d’hydrogène et le plasma d’oxygène comme autres sources possibles de désinfection. Nous allons donc les tester avec la méthodologie et les outils que nous avons mis en place.

    https://lejournal.cnrs.fr/articles/masques-de-protection-la-piste-prometteuse-du-recyclage

    #masques #recyclage

    • Aussi transparent que le sont des masques revendus.

      Conférence de presse du ministre de la santé, Olivier Véran
      https://www.lemonde.fr/planete/live/2020/03/21/epidemie-due-au-coronavirus-le-premier-week-end-de-confinement-en-direct_603

      Je veux me livrer aujourd’hui a un exercice de transparence absolue et vous présenter la situation telle qu’elle est :

      Suite a de premières alertes serieuses (...) les pouvoirs publics ont décidé il y a une dizaine d’années d’équiper la France de nouveaux masques. Quels que soient les processus de décision qui ont conduit à ce que ces stocks ne soient pas renouvelés, ils se sont réduits année après année. Il ne restait notamment aucun stock d’Etat de masque FFP2.

    • Ces 50 masques par foyer qui nous manquent, ou l’affaire du rapport enterré

      Un rapport remis en mai 2019 à Santé publique France recommandait de fournir, en cas de pandémie, une boîte de 50 masques par foyer, soit un milliard d’unités au total. Dix mois plus tard et faute de stocks suffisants pour faire face au Covid-19, le gouvernement dissuade les citoyens de se couvrir le visage, y compris dans un magasin. En revanche, veuillez remettre vos exemplaires en pharmacie messieurs-dames !

      « On ne peut pas dire qu’il y a eu un défaut d’anticipation de cette crise, bien au contraire », défendait la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, sur CNews, lundi 23 mars. Pourtant, cette semaine encore, la pénurie de masques, de tests et de réactifs pèse sur la capacité de la France à lutter correctement contre l’épidémie de coronavirus Covid-19, dont le nombre de victimes dépassera probablement les 2.000 d’ici 24 ou 48 heures.

      Devant la représentation nationale, le ministre de la Santé concédait d’ailleurs mardi que des marchandises étaient encore attendues en provenance des Etats-Unis et de Chine.

      De l’aveu même d’Olivier Véran, interrogé le 17 mars sur France Inter, l’Etat ne dispose alors plus que de 110 millions de masques chirurgicaux dans ses stocks stratégiques, malgré les réquisitions annoncées quatre jours plus tôt par le premier ministre.

      Pis, aucun masque FFP2, plus performant, ne traîne dans ses greniers. Jusqu’en 2011, un milliard de masques chirurgicaux et 700 millions de FFP2 étaient entreposés en permanence à travers le pays.

      Des instructions ministérielles passées à partir de 2011, sous les mandats de Nicolas Sarkozy puis de François Hollande, ont causé ce désarmement. L’après-H1N1 est marqué par de vives accusations de gabegie visant Roselyne Bachelot. Les gouvernements successifs mènent une politique de réduction des dépenses publiques, qui conduit l’Etat à transférer la charge des équipements de protection vers les employeurs.

      Les pouvoirs publics misent sur la capacité des usines chinoises à irriguer le marché en cas de crise. Sans anticiper l’effet qu’aurait une pandémie apparaissant précisément dans ce pays !

      Les responsabilités sont collectives, mais Emmanuel Macron ne peut toutefois pas se défausser sur ses prédécesseurs. Il était informé du problème. L’actuel directeur général de la santé, Jérôme Salomon, avait remis une note de cinq pages au futur candidat à la présidentielle le 5 septembre 2016.

      « Le risque doit être considéré comme important »

      Une alerte encore plus récente aurait pu, ou dû, amener le gouvernement à revoir sa doctrine.

      Un rapport commandé par la Direction générale de la Santé (DGS) [1] en 2016 et remis à l’agence nationale de santé publique en mai 2019 établi noir sur blanc la nécessité d’équiper la population en masques.

      Le groupe d’experts présidé par le Pr Jean-Paul Stahl formule plusieurs recommandations. Celles relatives aux masques sont exprimées en deuxième position, immédiatement après la question des antiviraux.

      « En cas de pandémie, le besoin en masques est d’une boîte de 50 masques par foyer, à raison de 20 millions de boîtes en cas d’atteinte de 30 % de la population. » Cela équivaut donc à un milliard de masques. Le même nombre qu’il y a dix ans.

      « Le risque [de pandémie] doit être considéré comme important », soulignent les scientifiques, qui alertent dès la quatrième page de leur rapport sur la nécessité de faire primer les enjeux sanitaires sur les considérations d’ordre économiques.

      « Un stock peut arriver à péremption sans qu’il y ait eu besoin de l’utiliser. Cela ne remet pas en cause la nécessité d’une préparation au risque. La constitution d’un stock devrait être considérée comme le paiement d’une assurance, que l’on souhaite, malgré la dépense, ne jamais avoir besoin d’utiliser. Sa constitution ne saurait ainsi être assimilée à une dépense indue. »

      « Rapidité d’intervention »

      Ils ne précisent cependant pas la taille de ce stock, estimant qu’elle est « à considérer en fonction des capacités d’approvisionnement garanties par les fabricants ». Capacités qui, on l’a vu, se sont révélées pour le moins défaillantes, la production ayant été délocalisée en Asie. Ce rapport ne propose pas de modélisation médico-économique, en l’absence des données nécessaires, selon ses auteurs.

      Plus loin, les professionnels insistent sur la « rapidité d’intervention ». L’exemple de nos voisins helvètes guide leur préconisation.

      « La Suisse a recommandé à ses habitants de constituer un stock de 50 masques disponibles en préventif au domicile. Pour cela, la Suisse a dû créer le marché et nouer un accord avec l’industrie pour réduire les coûts d’achat (pour le fixer à environ 7 centimes). Cette recommandation a été relativement bien suivie par la population. »

      Loin d’écouter ce conseil, la France demeure en situation de pénurie plus de deux mois après la première alerte de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) concernant le Covid-19. Bien que le pic épidémique ne soit pas encore atteint et que le bilan officiel fasse déjà état, au 26 mars, de 1.696 morts dans l’hexagone, le gouvernement demande aux Français de remettre leur stock personnel en pharmacie afin d’équiper les soignants.

      Sur l’île de La Réunion, ce sont des matériels de protection périmés et parfois même moisis qui ont été livrés dans les officines par l’Agence régionale de santé.

      Autre écueil identifié par les rapporteurs, le manque de coordination entre pays voisins. Leur septième principe préalable concerne en effet « le besoin d’une collaboration européenne ». C’est pourtant tout le contraire qui s’est produit, la Commission en étant toujours à l’élaboration d’un « marché public conjoint » au 26 mars, bien après que le vieux continent est devenu l’épicentre mondial de la pandémie.

      Les pays asiatiques absents du rapport

      Ces recommandations auraient pu être encore plus strictes, mais le rapport n’est lui-même pas dépourvu de biais.

      Il s’appuie en effet sur une comparaison internationale des performances, un « benchmark », qui ne s’appuie que sur cinq pays occidentaux : le Canada, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne et la Suisse.

      Le tableau comparatif ne comporte aucun pays d’Asie, zone pourtant confrontée au premier chef par l’épidémie de Sras en 2003-2004. Aujourd’hui, les données montrent que la Corée du Sud, Taïwan, Singapour, le Japon et même la Chine savent bien mieux répondre à la crise que les pays choisis par le sous-groupe d’experts.

      Le compte rendu de l’audition du Pr Fabrice Carrat est en cela révélatrice. S’il estime, au regard d’un faible corpus d’études, que « peu d’éléments factuels permettent d’affirmer que le masque est une protection très efficace dans la communauté » [l’ensemble de la population, NDR], il observe aussi que « le port du masque n’est pas culturellement admis en Europe, contrairement à ce qui est observé en Asie ».

      Notre #prophylaxie déficiente nous mène au confinement

      « L’adoption du masque diffère donc de façon très significative suivant les zones géographiques, contrairement à l’utilisation de la solution hydro-alcoolique qui est désormais mieux admise en communauté, poursuit-il. De ce fait, les recommandations devront être assorties de mesures sociales en vue d’inciter les personnes à rester à leur domicile. »

      En d’autres termes, notre prophylaxie déficiente et en particulier l’absence de campagne de prévention nous mène au confinement. Avec son cortège de défaillances économiques.

      Une étude portant sur ces différences culturelles rapidement balayées aurait-elle permis d’adapter nos méthodes ? Les experts insistent sur « l’impérieuse nécessité de communication et de pédagogie coordonnée, à destination du grand public ».

      L’intégration de spécialistes des sciences humaines et sociales dans le groupe d’experts aurait-elle corrigé cet angle mort ? On peut l’imaginer.

      Quoi qu’il en soit, il est surtout permis de douter des capacités du gouvernement à en tenir compte. Jean-Paul Stahl se demande lui-même dans Le Canard Enchaîné du 25 mars si son rapport « n’a pas servi à caler une table au ministère ». Le dogme libéral dominait toujours jusqu’au déclenchement de « la plus grave crise sanitaire qu’ait connu la France depuis un siècle ». Parole de président.

      https://ladeviation.com/agiter/rapport-masques-coronavirus-2019