• Des agriculteurs écroués pour avoir introduit illégalement du sperme de porc en Australie Belga - 14 Aout 2019 - RTBF
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_des-agriculteurs-ecroues-pour-avoir-introduit-illegalement-du-sperme-de-

    Deux éleveurs de porcs en Australie occidentale, qui ont tenté d’importer illégalement depuis le Danemark du sperme de porc dissimulé dans des bouteilles de shampoing, ont été condamnés à deux et trois ans de prison.

    Torben Soerensen et Henning Laue, deux collaborateurs de la société GD Pork en Australie, ont été arrêtés mardi pour avoir enfreint les lois sur la biosécurité entre mai 2009 et mars 2017, a indiqué mercredi la ministre fédérale de l’Agriculture, Bridget McKenzie. Les faits, illégaux, constituent un « risque grave » pour l’industrie porcine australienne, a-t-elle ajouté.

    Le duo a plaidé coupable aux accusations de participation à l’importation illégale de sperme de porc durant de nombreuses années. Torben Soerensen, directeur de GD Pork, a été condamné à trois ans de prison, tandis que Henning Laue, manager de production, écope de deux ans d’emprisonnement.

    L’entreprise, qui est actuellement en liquidation, a, elle, été condamné à une amende de 500.000 dollars australiens, soit quelque 300.000 euros.

    Le sperme de verrat avait été introduit clandestinement dans le pays par des investisseurs danois et était utilisé pour le programme de reproduction artificielle de la société. Selon le diffuseur public ABC, ils ont utilisé au moins 199 truies reproductrices, ce qui aurait donné naissance à plus de 2.000 porcelets.

    « GD Pork a importé le sperme illégalement dans le but d’obtenir un avantage injuste par rapport à ses concurrents, grâce à une nouvelle génétique », a déclaré la ministre McKenzie. Elle a ajouté que cette affaire montre « un mépris inquiétant pour les lois qui garantissent la viabilité des 2.700 producteurs de porc australiens » et « que les violations des lois sur la biosécurité ne seraient pas tolérées ».

     #génétique #surveillance #élevage #animaux #agro-industrie #agrobusiness #cochon #cochons #animaux #australie

  • Les gènes humains peuvent-ils être brevetés ? Le débat reprend aux États-Unis
    https://www.numerama.com/sciences/523188-les-genes-humains-peuvent-ils-etre-brevetes-le-debat-reprend-aux-et

    Les États-Unis se penchent une nouvelle fois sur une question éthique : un gène humain peut-il être breveté ? Une proposition relance les débats en affirmant qu’on ne peut pas refuser une demande de brevet sur la base d’« idées abstraites ». Un gène peut-il faire l’objet d’un brevet ? Le débat est en train d’occuper un sous-comité du Sénat américain spécialisé dans la propriété intellectuelle. Sa juridiction inclut les lois encadrant les brevets. Comme l’a repéré Wired le 5 juin 2019, le comité est chargé (...)

    #Google #Amazon #Facebook #génétique #législation #brevet #ACLU

    //c2.lestechnophiles.com/www.numerama.com/content/uploads/2019/06/gene-adn-sante-science-ethique.jpg

  • Congress Is Debating—Again—Whether Genes Can Be Patented
    https://www.wired.com/story/congress-is-debating-again-whether-genes-can-be-patented

    In 2013, the Supreme Court unanimously struck down patents on two human genes—BRCA1 and BRCA2—associated with breast and ovarian cancers. Justice Clarence Thomas wrote for the court at the time that isolated DNA “is a product of nature and not patent eligible.” The historic decision invalidated patents held by Myriad Genetics, the defendant in a 2009 lawsuit brought by dozens of patients and researchers represented by the American Civil Liberties Union, breaking the company’s virtual monopoly (...)

    #Google #Amazon #Facebook #génétique #législation #brevet #ACLU

  • GM fungus rapidly kills 99% of malaria mosquitoes, study suggests - BBC News
    https://www.bbc.com/news/health-48464510

    Un champignon pour tuer les moustiques vecteurs du paludisme - Top #Santé
    https://www.topsante.com/medecine/sante-et-voyage/paludisme/un-champignon-pour-tuer-les-moustiques-vecteurs-du-paludisme-632089

    Les chercheurs de l’université du Maryland, aux États-Unis, ont identifié un #champignon appelé Metarhizium pingshaense, qui infecte naturellement les #moustiques qui propagent le #paludisme. Dans un essai mené au Burkina Faso, ce champignon génétiquement modifié a fait disparaître 99% des populations de moustiques en 45 jours.

    Pour renforcer les pouvoirs de ce champignon, les chercheurs se sont tournés vers une toxine trouvée dans le venin d’une espèce d’araignée australienne. Ils ont génétiquement modifié le champignon pour qu’il fabrique cette toxine à l’intérieur du moustique.

    #ogm

  • L’OGM est dans le pré - Isabelle Paré - 24 Mai 2019 - Le devoir(Canada)
    https://www.ledevoir.com/societe/environnement/555114/l-ogm-est-dans-le-pre

    Près de 25 ans après l’introduction des premières cultures OGM au Canada, les plantes trans-géniques règnent en maîtres dans les champs. Or, l’histoire démontre que leur dispersion dans l’environnement n’est pas sans risque pour tout le secteur agricole.

    Dans son coin du Lac-Saint-Jean, le producteur de grains biologiques Guillaume Dallaire, de la ferme Tournevent, est un des rares producteurs de canola biologique au Québec, encore suffisamment isolé pour pouvoir produire une récolte sans traces d’OGM.

    « On a été cherché nos grains dans un coin reculé de l’Ouest. Les variétés traditionnelles de la région ont été contaminées par le pollen qui se diffuse très facilement par le vent ou les insectes. Il faut s’éloigner de plusieurs kilomètres pour cultiver, se concentrer dans des zones forestières », explique ce producteur, le seul à opérer une huilerie de canola bio au Québec.

    Comme le village gaulois encerclé par l’armée romaine, les producteurs bio sont de plus en plus isolés au sein d’une mer de maïs, de soja et de canola transgéniques, et à risque de perdre leur certification en cas de contamination.

    Selon un rapport du Réseau canadien d’action sur les biotechnologies (RCAB), la contamination par des cultures génétiquement modifiées (GM) a rendu presque impossible celles d’espèces non GM dans certaines régions.

    En Saskatchewan, en sept ans, la presque totalité des cultures de canola naturelles a été contaminée par pollinisation croisée. En raison de son fin pollen transporté par le vent, les insectes et les animaux, le canola GM pose un risque accru de contamination.

    Encerclés
    Ici, de petits producteurs comme Guillaume Dallaire essaient tant bien que mal de résister à cette invasion.

    « On aimerait faire plus, car la demande pour le bio est là, mais il existe peu d’espaces libres de cultures GM. La contamination, c’est notre préoccupation constante. C’est le futur de notre huilerie qui est en jeu », soutient ce dernier.

    En 2016, pas moins de 90 % du canola cultivé au Québec était génétiquement modifié, ainsi que 84 % du maïs-grain et 64 % du soja, selon des chiffres du gouvernement.

    La superficie destinée aux cultures GM au Québec est cinq fois plus grande que dans l’Europe tout entière, affirme Guillaume Rehn, coordonnateur de Vigilance OGM, un organisme qui milite pour un suivi plus serré des OGM au Canada.

    Entre 2000 et 2018, la superficie des terres dédiées à la culture du maïs GM a triplé, et celle dévolue à la culture du soja GM a été multipliée par 10, totalisant 600 000 hectares de terres au Québec.

    D’un champ à l’autre
    Le maïs GM pose aussi un risque particulièrement élevé pour les producteurs de grains non GM ou bios, compte tenu de la volatilité de son pollen. « C’est difficile de m’isoler de mes voisins qui ont des cultures GM. Il faut des brise-vent, des bandes tampons d’autres plantes le long de mes champs », explique le producteur de grains bios Pierre Labonté.

    La contamination génétique menace non seulement les récoltes bios, mais aussi les semenciers, qui voient parfois leurs lots contaminés lors du stockage dans des silos ou lors du transport.
    Selon La Terre de chez nous, 50 % des échantillons non OGM testés en Montérégie par des producteurs bios contenait plus de 0,5 % d’OGM, alors que de 5 à 10 % en contenaient plus de 1 %. Un seuil suffisant pour « être déclassé » de la certification bio, ajoute M. Labonté, président du Syndicat des producteurs de grains biologiques du Québec.

    Ces producteurs doivent redoubler de prudence et faire analyser leurs semences avant les semis pour éviter l’introduction inopinée d’intrus GM dans leurs terres. Sinon, c’est toute leur production qui pourrait être vendue à un prix deux à trois fois inférieur.

    Aucun seuil de « traces d’OGM » à ne pas dépasser n’a été établi pour maintenir la certification bio, mais tous s’accordent pour dire que ces traces ne doivent pas excéder la barre de 0,9 %.

    « Quand on vend notre soja au Japon ou en Corée pour la consommation humaine, ils sont très exigeants. C’est l’acheteur qui a le dernier mot », affirme Pierre Labonté.

    Malgré la hausse de la demande pour les grains bios, la production demeure limitée par l’omniprésence des cultures GM sur le territoire, dit-il. « On n’est que 300 au Québec. On n’a pas un gros poids pour forcer les autres producteurs à faire attention à la contamination. Tout ce qu’on peut faire, c’est se protéger », dit-il.

    Un enjeu d’avenir
    Pour l’organisme Vigilance OGM, c’est toute la filière des cultures GM qu’il faudrait surveiller de plus près. Des lacunes survenues au fil des ans ont mené à de lourdes pertes, notamment pour les producteurs de lin canadiens qui ont perdu dans les années 2000, après une contamination, une part de leurs débouchés en Europe, où la culture de grains GM est interdite.

    L’approbation récente de la luzerne GM par le Canada, une vivace qui n’aurait plus besoin d’être plantée chaque année, fait aussi craindre le pire.

    « Ça veut dire une perte d’autonomie importante pour les producteurs qui cultivent leur propre luzerne pour nourrir leurs bêtes, croit M. Rehn. Sans compter le risque d’introduction dans la chaîne alimentaire, et celui que la luzerne naturelle finisse par être éradiquée. »

    #ogm #agriculture #monsanto #alimentation #semences #agrobusiness #santé #quelle_agriculture_pour_demain_ #environnement #multinationales #nature_/_ecologie #europe #agrochimie #génétique #agro-industrie #contamination

  • 26 million Americans have taken an ancestry test, and law enforcement is using this data to catch criminals
    https://bonus.usbeketrica.com/article/26-million-americans-have-taken-an-ancestry-test-and-law-enforcem

    Many companies are now offering direct to consumer genetic testing. Which means the police has now access to more DNA data than ever before. In April 2018, California police finally arrested a man suspected of being the Golden State killer, a mysterious individual accused of having raped and murdered a dozen women in the 1970s and 1980s before vanishing into thin air. The news made headlines, not only because the police had been looking for the serial killer for so long, but also because (...)

    #23andMe #AncestryDNA #MyHeritage #génétique #surveillance #ACLU #FamilyTreeDNA

    • Ça me fait penser (en plus grave), à la reconnaissance faciale sur les photos FB. Certaines personnes ont choisi de rester en retrait des réseaux et d’internet, mais en fait, n’importe quel gus qui arriverait à te prendre en photo peut ensuite t’identifier sur la photo et donc, te rendre traçable.
      Comme pendant les manifs, par exemple.

      En gros, on devient tous des auxiliaires de police.

      Le corollaire, c’est que nous vivons dans des États policiers.

      Comme toujours, ça commence avec les méchants et ça finit avec les opposants.

    • @aude_v C’est pour ça que j’apprécie particulièrement le travail de @val_k qui documente des évènements importants sans dévoiler les identités des personnes. Que c’est aussi pour cette raison que les Camille sont une nécessité révolutionnaire de réappropriation par tous de l’espace médiatique. Mais les journalistes, photographes ou vidéastes marchent dans les traces des politiques qui aiment cette surenchère de l’égo dans une société de pouvoir et de fabrication de stars. En plus de la course à l’émotion, il se nourrissent de portes parole ou de chefs, bref, un responsable à mettre dans le cadre de leurs petits écrans avec au moins un visage ou un corps. Comme l’enfant qui réclame la photo de sa mère à la crèche, ils perpétuent la nécessité de l’adoration figurative et nous maintiennent dans cette puérilité. L’idée qu’ils servent la police et le contrôle social ne les effleure même pas.
      #iconodulie

    • Merci @touti !
      Après franchement, c’est super compliqué comme dilemme, il m’arrive de faire des photos où on distingue les gens, j’ai beaucoup flouté par prévention, mais c’est moche, faut bien le reconnaitre, et puis les vêtements ou les sacs servent aussi d’identification, et l’absence d’images pourrait être aussi problématique... Je n’ai toujours pas de réponse figée là dessus. Ce qui me fait réagir par contre c’est quand l’individu (photographe, vidéaste) place son intérêt au dessus de celui des personnes qui pourraient être mises en danger juridique par ses images.

  • En Chine, le « Sherlock Holmes des chiens de police » cloné
    https://usbeketrica.com/article/clonage-chine-chien-police

    Clone d’une chienne de police réputée pour ses qualités de détective, Kunxun, âgée aujourd’hui de trois mois, a commencé début mars à s’entraîner pour détecter des drogues et rechercher des indices. Une expérience qui pourrait ouvrir la voie au clonage des meilleurs chiens de police du pays au cours des prochaines années. Huahuangma est surnommée « la Sherlock Holmes des chiens de police ». En 2016, elle a reçu la médaille du mérite décernée par le Ministère de la Sécurité publique de la République populaire (...)

    #génétique #Sinogene

  • Des experts américains ont aidé la Chine à ficher l’ADN de millions de citoyens
    https://usbeketrica.com/article/des-experts-americains-ont-aide-la-chine-a-ficher-l-adn-de-millions-de-

    Sous prétexte de bilans de santé gratuits, le gouvernement chinois aurait collecté l’ADN de millions de membres de la minorité ouïghoure, et constitué un immense fichier génétique à des fins de surveillance. Il a pu s’appuyer sur l’expertise d’un généticien de l’université de Yale et compter sur le matériel fourni par une entreprise américaine. Quand les autorités lui ont parlé d’un « bilan de santé gratuit », Tahir Imin était sceptique. L’homme de 38 ans a accepté une prise de sang, puis son visage a été (...)

    #biométrie #génétique #Islam #surveillance #HumanRightsWatch #ThermoFischer

  • Our Twisted DNA | by Tim Flannery | The New York Review of Books
    https://www.nybooks.com/articles/2019/03/07/carl-zimmer-twisted-dna

    As long as chimeras and mosaics were detected on the basis of physical manifestations or blood type, they were considered to be phenomenally rare—indeed freakish. By 1983, only seventy-five cases of human chimeras, as detected from blood type, were known, while mosaicism was mostly known from medical cases. Joseph Merrick, the “Elephant Man,” suffered from a form of mosaicism known as Proteus syndrome, which left parts of his body deformed by monstrous growths, while other parts remained completely normal. For decades, his sad example defined the condition for many.

    Recent advances in genetic analysis have revealed that chimerism is common. In fact, chimeric individuals may be the rule, rather than the exception, among mammals. One Danish study of the blood of 154 girls aged ten to fifteen discovered that around 13 percent of them had blood cells with Y-chromosomes. These cells probably originated from an older brother and had crossed into the mother, where they survived before crossing into, and taking root in, the daughter. A Seattle study of fifty-nine women who died, on average, in their seventies found that 63 percent had cells with Y-chromosomes in their brains.

    As bizarre as chimeras might seem, they represent only the surface waters of Zimmer’s deep dive into the nature of inheritance. Epigenetics, a fast-expanding area of science that explains how things experienced by individuals can influence the traits that are inherited by their offspring, seems to contradict our conventional understanding of genetics. The epigenome, “that collection of molecules that envelops our genes and controls what they do,” as Zimmer puts it, operates through methylation—the process whereby methyl-group molecules are added to the molecular envelope surrounding the DNA, and so inhibit certain genes from operating (and, in some cases, from operating in descendants as well).

    We owe one of the most penetrating insights into epigenetics to a laboratory accident. Michael Skinner of Washington State University was examining the impact of the anti-fungal agent vinclozolin on laboratory rats. He discovered that the offspring of rats exposed to the chemical produced deformed sperm. When a laboratory assistant accidentally used these offspring to breed a new generation of lab rats, researchers discovered that the grandsons of the poisoned rats also produced deformed sperm.

    Skinner’s rats sparked a flurry of new experiments that showed how methylation could lead to the inheritance of acquired traits. As some researchers commented, it was as if the work of Jean-Baptiste Lamarck (who famously posited that the necks of giraffes had lengthened over generations because they were stretched as the animals reached up to feed) had become reestablished. Science is rarely so simple—still, epigenetics has Zimmer wondering whether “poverty, abuse, and other assaults on parents also impress themselves epigenetically on their children.” The study of epigenetics is still in its infancy, so it may be years before we know the answer. With some recent studies showing that epigenetic effects fade over time, many researchers are unsure whether epigenetics is anything but an interesting codicil to the conventional genetic theory of inheritance.

    #adn #génétique #épigénétique

  • Edith Heard ou la révolution épigénétique
    Laure Cailloce, Le Journal du CNRS, le 19 février 2019
    https://lejournal.cnrs.fr/articles/edith-heard-ou-la-revolution-epigenetique

    L’épigénétique suscite beaucoup de fantasmes. Les notions de réversibilité et d’héritabilité, notamment, donnent lieu à bon nombre d’interprétations. Les marques épigénétiques pourraient être influencées par notre environnement – l’alimentation, l’air que nous respirons, le stress que nous subissons – et être transmissibles à nos enfants et à nos petits-enfants… Quelle est votre position de chercheuse sur cette question ?

    E. H. : J’imagine que vous faites référence à cette étude conduite par des épidémiologistes sur les conséquences de la famine vécue aux Pays-Bas durant la Seconde Guerre mondiale. Les enfants, et peut-être les petits-enfants, des femmes enceintes qui, à l’époque, avaient passé plusieurs semaines à ingérer quelques centaines de calories par jour seulement, auraient aujourd’hui des problèmes de santé liés à un métabolisme dysfonctionnel. La faute, selon cette étude, à des changements intervenus dans les modifications épigénétiques du fait de la malnutrition, qui auraient été transmis aux enfants, puis aux petits-enfants de ces femmes dénutries.

    Autre exemple : certaines personnes vont jusqu’à affirmer que le stress subi par les survivants de la Shoah se serait transmis aux générations suivantes via les marques épigénétiques. Mais il n’y a à ce jour aucune preuve solide de cela au niveau de la biologie moléculaire. Et l’on sait tous que le comportemental, la façon dont on tisse des liens avec nos descendants, est un puissant vecteur de transmission. Tous ces fantasmes autour de l’épigénétique sont à la fois stimulants pour les chercheurs, car ils montrent l’intérêt de la société pour nos travaux, et handicapants, car ils induisent des attentes auxquelles nous ne pouvons pas toujours répondre et qui pourraient créer de la frustration par rapport à notre discipline. Aujourd’hui, la science en est toujours à établir les bases moléculaires de l’épigénétique. C’est du 100 % fondamental.

    Vous êtes mondialement connue pour vos travaux sur l’inactivation du chromosome X. Pouvez-vous nous expliquer de quoi il s’agit ?

    E. H. : Comme vous le savez, les mammifères femelles portent deux chromosomes X, hérités de chacun de leurs parents, tandis que les mâles ont un chromosome Y hérité de leur père et un chromosome X hérité de leur mère. Problème : le Y porte très peu de gènes, une centaine à peine qui sont importants pour les caractères sexués masculins, et le X plus d’un millier ! Pour compenser ce déséquilibre entre mâles et femelles, un processus de désactivation de l’un des deux chromosomes X s’est donc mis en place chez les femelles. C’est un programme 100 % épigénétique qui éteint un chromosome entier !

    #CNRS #Science #Recherche #Génétique #Epigénétique #héritabilité #chromosome_X #femelle #mâle #mère #père #féminin #masculin

  • 620 million accounts stolen from 16 hacked websites now for sale on dark web, seller boasts
    https://www.theregister.co.uk/2019/02/11/620_million_hacked_accounts_dark_web

    Dubsmash, Armor Games, 500px, Whitepages, ShareThis, and more said to be up for grabs for $$$s in BTC Some 617 million online account details stolen from 16 hacked websites are on sale from today on the dark web, according to the data trove’s seller. For less than $20,000 in Bitcoin, it is claimed, the following pilfered account databases can be purchased from the Dream Market cyber-souk, located in the Tor network : Dubsmash (162 million), MyFitnessPal (151 million), MyHeritage (92 (...)

    #MyHeritage #MyFitnessPal #données #hacking #génétique #santé

    ##santé

  • Piratage : les données volées de 620 millions de comptes sur une dizaine de sites mises en vente
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/02/13/piratage-les-donnees-volees-de-620-millions-de-comptes-sur-une-dizaine-de-si

    Certains des sites concernés sont très utilisés en Europe, comme MyFitnessPal (151 millions de comptes touchés) ou MyHeritage (92 millions de comptes). Des données issues d’une dizaine de sites, hébergeant pour certains des informations sensibles, ont été piratées et mises en lignes sur un site de commerce illégal, a révélé le site spécialisé The Register, lundi 11 février. Au total, ce sont environ 620 millions de comptes sur des plates-formes variées qui sont concernés. Leurs identifiants et leurs mots (...)

    #MyFitnessPal #MyHeritage #génétique #santé #hacking

    ##santé

  • Plus de 26 millions de personnes ont déjà fait un test ADN en vente libre
    https://usbeketrica.com/article/26-millions-personnes-test-adn

    Les tests ADN en kit, interdits en France et très populaires aux Etats-Unis, connaissent un succès exponentiel, avec de lourdes conséquences sur la vie privée. « Découvrez ce que votre ADN dit de vous ». « Retrouvez l’histoire de vos ancêtres et de leurs migrations à travers le monde ». « Reconnectez-vous avez des membres de votre famille ». En somme, connais-toi toi-même, grâce à ton génome. Affichée sur les sites d’AncestryDNA et 23andMe, les deux leaders du secteur, la promesse a de quoi piquer la (...)

    #23andMe #AncestryDNA #MyHeritage #FBI #biométrie #génétique #surveillance #GEDmatch

    • Or les risques pour la vie privée ne concernent pas que les testeurs. « Les bases de données ont grandi, et il est désormais possible de retracer les relations entre presque tous les Américains, y compris ceux qui n’ont jamais acheté de test », explique l’article.

      Une affaire de meurtre a permis de le montrer au printemps dernier. Le « tueur du Golden State », Joseph James DeAngelo, a été interpellé plus de 30 ans après les derniers meurtres après avoir été trahi par un site proposant des tests génétiques : il a suffi à la police californienne de télécharger son ADN, récupéré sur une scène de crime, sur le site de GEDMatch, qui rassemblait 900 000 échantillons d’ADN, pour obtenir des informations (en trouvant l’ADN d’un cousin éloigné au 3e degré) et finir par trouver le tueur.

      Pendant l’été 2018, les quatre entreprises du secteur ont toutes promis qu’elle ne laisseraient pas la police entrer dans leurs bases de données sans mandat, mais quelques semaines plus tard, « Family Tree DNA autorisait déjà le FBI à télécharger l’ADN récupéré sur des cadavres et des tâches de sang et à naviguer dans la base de données comme n’importe quel client, en regardant les noms et les relations entre les utilisateurs », souligne la MIT Technology Review.

  • More than 26 million people have taken an at-home ancestry test
    https://www.technologyreview.com/s/612880/more-than-26-million-people-have-taken-an-at-home-ancestry-test

    As many people purchased consumer DNA tests in 2018 as in all previous years combined, MIT Technology Review has found. By the start of 2019, more than 26 million consumers had added their DNA to four leading commercial ancestry and health databases, according to our estimates. If the pace continues, the gene troves could hold data on the genetic makeup of more than 100 million people within 24 (...)

    #23andMe #AncestryDNA #MyHeritage #FBI #biométrie #génétique #surveillance #GEDmatch

  • New report exposes global reach of powerful governments who equip, finance and train other countries to spy on their populations

    Privacy International has today released a report that looks at how powerful governments are financing, training and equipping countries — including authoritarian regimes — with surveillance capabilities. The report warns that rather than increasing security, this is entrenching authoritarianism.

    Countries with powerful security agencies are spending literally billions to equip, finance, and train security and surveillance agencies around the world — including authoritarian regimes. This is resulting in entrenched authoritarianism, further facilitation of abuse against people, and diversion of resources from long-term development programmes.

    The report, titled ‘Teach ’em to Phish: State Sponsors of Surveillance’ is available to download here.

    Examples from the report include:

    In 2001, the US spent $5.7 billion in security aid. In 2017 it spent over $20 billion [1]. In 2015, military and non-military security assistance in the US amounted to an estimated 35% of its entire foreign aid expenditure [2]. The report provides examples of how US Departments of State, Defense, and Justice all facilitate foreign countries’ surveillance capabilities, as well as an overview of how large arms companies have embedded themselves into such programmes, including at surveillance training bases in the US. Examples provided include how these agencies have provided communications intercept and other surveillance technology, how they fund wiretapping programmes, and how they train foreign spy agencies in surveillance techniques around the world.

    The EU and individual European countries are sponsoring surveillance globally. The EU is already spending billions developing border control and surveillance capabilities in foreign countries to deter migration to Europe. For example, the EU is supporting Sudan’s leader with tens of millions of Euros aimed at capacity building for border management. The EU is now looking to massively increase its expenditure aimed at building border control and surveillance capabilities globally under the forthcoming Multiannual Financial Framework, which will determine its budget for 2021–2027. Other EU projects include developing the surveillance capabilities of security agencies in Tunisia, Burkina Faso, Somalia, Iraq and elsewhere. European countries such as France, Germany, and the UK are sponsoring surveillance worldwide, for example, providing training and equipment to “Cyber Police Officers” in Ukraine, as well as to agencies in Saudi Arabia, and across Africa.

    Surveillance capabilities are also being supported by China’s government under the ‘Belt and Road Initiative’ and other efforts to expand into international markets. Chinese companies have reportedly supplied surveillance capabilities to Bolivia, Venezuela, and Ecuador [3]. In Ecuador, China Electronics Corporation supplied a network of cameras — including some fitted with facial recognition capabilities — to the country’s 24 provinces, as well as a system to locate and identify mobile phones.

    Edin Omanovic, Privacy International’s Surveillance Programme Lead, said

    “The global rush to make sure that surveillance is as universal and pervasive as possible is as astonishing as it is disturbing. The breadth of institutions, countries, agencies, and arms companies that are involved shows how there is no real long-term policy or strategic thinking driving any of this. It’s a free-for-all, where capabilities developed by some of the world’s most powerful spy agencies are being thrown at anyone willing to serve their interests, including dictators and killers whose only goal is to cling to power.

    “If these ‘benefactor’ countries truly want to assist other countries to be secure and stable, they should build schools, hospitals, and other infrastructure, and promote democracy and human rights. This is what communities need for safety, security, and prosperity. What we don’t need is powerful and wealthy countries giving money to arms companies to build border control and surveillance infrastructure. This only serves the interests of those powerful, wealthy countries. As our report shows, instead of putting resources into long-term development solutions, such programmes further entrench authoritarianism and spur abuses around the world — the very things which cause insecurity in the first place.”

    https://privacyinternational.org/press-release/2161/press-release-new-report-exposes-global-reach-powerful-governm

    #surveillance #surveillance_de_masse #rapport

    Pour télécharger le rapport “Teach ’em to Phish: State Sponsors of Surveillance”:
    https://privacyinternational.org/sites/default/files/2018-07/Teach-em-to-Phish-report.pdf

    ping @fil

    • China Uses DNA to Track Its People, With the Help of American Expertise

      The Chinese authorities turned to a Massachusetts company and a prominent Yale researcher as they built an enormous system of surveillance and control.

      The authorities called it a free health check. Tahir Imin had his doubts.

      They drew blood from the 38-year-old Muslim, scanned his face, recorded his voice and took his fingerprints. They didn’t bother to check his heart or kidneys, and they rebuffed his request to see the results.

      “They said, ‘You don’t have the right to ask about this,’” Mr. Imin said. “‘If you want to ask more,’ they said, ‘you can go to the police.’”

      Mr. Imin was one of millions of people caught up in a vast Chinese campaign of surveillance and oppression. To give it teeth, the Chinese authorities are collecting DNA — and they got unlikely corporate and academic help from the United States to do it.

      China wants to make the country’s Uighurs, a predominantly Muslim ethnic group, more subservient to the Communist Party. It has detained up to a million people in what China calls “re-education” camps, drawing condemnation from human rights groups and a threat of sanctions from the Trump administration.

      Collecting genetic material is a key part of China’s campaign, according to human rights groups and Uighur activists. They say a comprehensive DNA database could be used to chase down any Uighurs who resist conforming to the campaign.

      Police forces in the United States and elsewhere use genetic material from family members to find suspects and solve crimes. Chinese officials, who are building a broad nationwide database of DNA samples, have cited the crime-fighting benefits of China’s own genetic studies.

      To bolster their DNA capabilities, scientists affiliated with China’s police used equipment made by Thermo Fisher, a Massachusetts company. For comparison with Uighur DNA, they also relied on genetic material from people around the world that was provided by #Kenneth_Kidd, a prominent #Yale_University geneticist.

      On Wednesday, #Thermo_Fisher said it would no longer sell its equipment in Xinjiang, the part of China where the campaign to track Uighurs is mostly taking place. The company said separately in an earlier statement to The New York Times that it was working with American officials to figure out how its technology was being used.

      Dr. Kidd said he had been unaware of how his material and know-how were being used. He said he believed Chinese scientists were acting within scientific norms that require informed consent by DNA donors.

      China’s campaign poses a direct challenge to the scientific community and the way it makes cutting-edge knowledge publicly available. The campaign relies in part on public DNA databases and commercial technology, much of it made or managed in the United States. In turn, Chinese scientists have contributed Uighur DNA samples to a global database, potentially violating scientific norms of consent.

      Cooperation from the global scientific community “legitimizes this type of genetic surveillance,” said Mark Munsterhjelm, an assistant professor at the University of Windsor in Ontario who has closely tracked the use of American technology in Xinjiang.

      Swabbing Millions

      In Xinjiang, in northwestern China, the program was known as “#Physicals_for_All.”

      From 2016 to 2017, nearly 36 million people took part in it, according to Xinhua, China’s official news agency. The authorities collected DNA samples, images of irises and other personal data, according to Uighurs and human rights groups. It is unclear whether some residents participated more than once — Xinjiang has a population of about 24.5 million.

      In a statement, the Xinjiang government denied that it collects DNA samples as part of the free medical checkups. It said the DNA machines that were bought by the Xinjiang authorities were for “internal use.”

      China has for decades maintained an iron grip in Xinjiang. In recent years, it has blamed Uighurs for a series of terrorist attacks in Xinjiang and elsewhere in China, including a 2013 incident in which a driver struck two people in Tiananmen Square in Beijing.

      In late 2016, the Communist Party embarked on a campaign to turn the Uighurs and other largely Muslim minority groups into loyal supporters. The government locked up hundreds of thousands of them in what it called job training camps, touted as a way to escape poverty, backwardness and radical Islam. It also began to take DNA samples.

      In at least some of the cases, people didn’t give up their genetic material voluntarily. To mobilize Uighurs for the free medical checkups, police and local cadres called or sent them text messages, telling them the checkups were required, according to Uighurs interviewed by The Times.

      “There was a pretty strong coercive element to it,” said Darren Byler, an anthropologist at the University of Washington who studies the plight of the Uighurs. “They had no choice.”

      Calling Dr. Kidd

      Kenneth Kidd first visited China in 1981 and remained curious about the country. So when he received an invitation in 2010 for an expenses-paid trip to visit Beijing, he said yes.

      Dr. Kidd is a major figure in the genetics field. The 77-year-old Yale professor has helped to make DNA evidence more acceptable in American courts.

      His Chinese hosts had their own background in law enforcement. They were scientists from the Ministry of Public Security — essentially, China’s police.

      During that trip, Dr. Kidd met Li Caixia, the chief forensic physician of the ministry’s Institute of Forensic Science. The relationship deepened. In December 2014, Dr. Li arrived at Dr. Kidd’s lab for an 11-month stint. She took some DNA samples back to China.

      “I had thought we were sharing samples for collaborative research,” said Dr. Kidd.

      Dr. Kidd is not the only prominent foreign geneticist to have worked with the Chinese authorities. Bruce Budowle, a professor at the University of North Texas, says in his online biography that he “has served or is serving” as a member of an academic committee at the ministry’s Institute of Forensic Science.

      Jeff Carlton, a university spokesman, said in a statement that Professor Budowle’s role with the ministry was “only symbolic in nature” and that he had “done no work on its behalf.”

      “Dr. Budowle and his team abhor the use of DNA technology to persecute ethnic or religious groups,” Mr. Carlton said in the statement. “Their work focuses on criminal investigations and combating human trafficking to serve humanity.”

      Dr. Kidd’s data became part of China’s DNA drive.

      In 2014, ministry researchers published a paper describing a way for scientists to tell one ethnic group from another. It cited, as an example, the ability to distinguish Uighurs from Indians. The authors said they used 40 DNA samples taken from Uighurs in China and samples from other ethnic groups from Dr. Kidd’s Yale lab.

      In patent applications filed in China in 2013 and 2017, ministry researchers described ways to sort people by ethnicity by screening their genetic makeup. They took genetic material from Uighurs and compared it with DNA from other ethnic groups. In the 2017 filing, researchers explained that their system would help in “inferring the geographical origin from the DNA of suspects at crime scenes.”

      For outside comparisons, they used DNA samples provided by Dr. Kidd’s lab, the 2017 filing said. They also used samples from the 1000 Genomes Project, a public catalog of genes from around the world.

      Paul Flicek, member of the steering committee of the 1000 Genomes Project, said that its data was unrestricted and that “there is no obvious problem” if it was being used as a way to determine where a DNA sample came from.

      The data flow also went the other way.

      Chinese government researchers contributed the data of 2,143 Uighurs to the Allele Frequency Database, an online search platform run by Dr. Kidd that was partly funded by the United States Department of Justice until last year. The database, known as Alfred, contains DNA data from more than 700 populations around the world.

      This sharing of data could violate scientific norms of informed consent because it is not clear whether the Uighurs volunteered their DNA samples to the Chinese authorities, said Arthur Caplan, the founding head of the division of medical ethics at New York University’s School of Medicine. He said that “no one should be in a database without express consent.”

      “Honestly, there’s been a kind of naïveté on the part of American scientists presuming that other people will follow the same rules and standards wherever they come from,” Dr. Caplan said.

      Dr. Kidd said he was “not particularly happy” that the ministry had cited him in its patents, saying his data shouldn’t be used in ways that could allow people or institutions to potentially profit from it. If the Chinese authorities used data they got from their earlier collaborations with him, he added, there is little he can do to stop them.

      He said he was unaware of the filings until he was contacted by The Times.

      Dr. Kidd also said he considered his collaboration with the ministry to be no different from his work with police and forensics labs elsewhere. He said governments should have access to data about minorities, not just the dominant ethnic group, in order to have an accurate picture of the whole population.

      As for the consent issue, he said the burden of meeting that standard lay with the Chinese researchers, though he said reports about what Uighurs are subjected to in China raised some difficult questions.

      “I would assume they had appropriate informed consent on the samples,” he said, “though I must say what I’ve been hearing in the news recently about the treatment of the Uighurs raises concerns.”
      Machine Learning

      In 2015, Dr. Kidd and Dr. Budowle spoke at a genomics conference in the Chinese city of Xi’an. It was underwritten in part by Thermo Fisher, a company that has come under intense criticism for its equipment sales in China, and Illumina, a San Diego company that makes gene sequencing instruments. Illumina did not respond to requests for comment.

      China is ramping up spending on health care and research. The Chinese market for gene-sequencing equipment and other technologies was worth $1 billion in 2017 and could more than double in five years, according to CCID Consulting, a research firm. But the Chinese market is loosely regulated, and it isn’t always clear where the equipment goes or to what uses it is put.

      Thermo Fisher sells everything from lab instruments to forensic DNA testing kits to DNA mapping machines, which help scientists decipher a person’s ethnicity and identify diseases to which he or she is particularly vulnerable. China accounted for 10 percent of Thermo Fisher’s $20.9 billion in revenue, according to the company’s 2017 annual report, and it employs nearly 5,000 people there.

      “Our greatest success story in emerging markets continues to be China,” it said in the report.

      China used Thermo Fisher’s equipment to map the genes of its people, according to five Ministry of Public Security patent filings.

      The company has also sold equipment directly to the authorities in Xinjiang, where the campaign to control the Uighurs has been most intense. At least some of the equipment was intended for use by the police, according to procurement documents. The authorities there said in the documents that the machines were important for DNA inspections in criminal cases and had “no substitutes in China.”

      In February 2013, six ministry researchers credited Thermo Fisher’s Applied Biosystems brand, as well as other companies, with helping to analyze the DNA samples of Han, Uighur and Tibetan people in China, according to a patent filing. The researchers said understanding how to differentiate between such DNA samples was necessary for fighting terrorism “because these cases were becoming more difficult to crack.”

      The researchers said they had obtained 95 Uighur DNA samples, some of which were given to them by the police. Other samples were provided by Uighurs voluntarily, they said.

      Thermo Fisher was criticized by Senator Marco Rubio, Republican of Florida, and others who asked the Commerce Department to prohibit American companies from selling technology to China that could be used for purposes of surveillance and tracking.

      On Wednesday, Thermo Fisher said it would stop selling its equipment in Xinjiang, a decision it said was “consistent with Thermo Fisher’s values, ethics code and policies.”

      “As the world leader in serving science, we recognize the importance of considering how our products and services are used — or may be used — by our customers,” it said.

      Human rights groups praised Thermo Fisher’s move. Still, they said, equipment and information flows into China should be better monitored, to make sure the authorities elsewhere don’t send them to Xinjiang.

      “It’s an important step, and one hopes that they apply the language in their own statement to commercial activity across China, and that other companies are assessing their sales and operations, especially in Xinjiang,” said Sophie Richardson, the China director of Human Rights Watch.

      American lawmakers and officials are taking a hard look at the situation in Xinjiang. The Trump administration is considering sanctions against Chinese officials and companies over China’s treatment of the Uighurs.

      China’s tracking campaign unnerved people like Tahir Hamut. In May 2017, the police in the city of Urumqi in Xinjiang drew the 49-year-old Uighur’s blood, took his fingerprints, recorded his voice and took a scan of his face. He was called back a month later for what he was told was a free health check at a local clinic.

      Mr. Hamut, a filmmaker who is now living in Virginia, said he saw between 20 to 40 Uighurs in line. He said it was absurd to think that such frightened people had consented to submit their DNA.

      “No one in this situation, not under this much pressure and facing such personal danger, would agree to give their blood samples for research,” Mr. Hamut said. “It’s just inconceivable.”

      https://www.nytimes.com/2019/02/21/business/china-xinjiang-uighur-dna-thermo-fisher.html?action=click&module=MoreInSect
      #USA #Etats-Unis #ADN #DNA #Ouïghours #université #science #génétique #base_de_données

  • *A question of consent: Exterminator mosquitoes in Burkina Faso", ETC group

    Target Malaria, a research consortium funded largely by the Bill and Melinda Gates Foundation and the Open Philanthropy Project, aims to introduce ’gene drive’ mosquitoes in Burkina Faso supposedly to eliminate malaria. Gene drives are new gene-editing tools that can force genetically engineered traits, including extinction traits, through entire populations of insects, plants, animals and other organisms. As a first stage in their experiment, Target Malaria will release 10 000 genetically engineered mosquitoes in two villages in Burkina Faso. The film, “A Question of Consent: Exterminator Mosquitoes in Burkina Faso” documents conversations with residents of the areas where Target Malaria is conducting tests, as well as opposition from civil society groups in the region.

    Here is a link to the film:
    https://www.youtube.com/watch?v=nD_1noCf2x8

    And more context on the topic:
    https://www.project-syndicate.org/commentary/target-malaria-gene-drive-experiments-lack-of-consent-by-zahra-mo
    http://etcgroup.org/content/target-malarias-gene-drive-project-fails-inform-local-communities-risks-ne

    We are trying to share the film widely (especially given the well funded PR by Target Malaria), so please do feel free to share with those who might be interested.

  • Drones, DNA and data : please don’t give the gift of privacy invasion
    https://www.theguardian.com/technology/2018/dec/14/drones-dna-and-data-please-dont-give-the-gift-of-privacy-invasion

    When it comes to gift giving, we often anticipate the moment of surprise and delight when a loved one will open their present – and forget to think about what comes next. But some presents are more trouble than they’re worth. Just ask anyone who has been on the receiving end of an unsolicited puppy, or a sourdough starter. So in the spirit of not burdening your beloveds with unintended consequences, we present to you our first-ever Reverse Gift Guide. Give your friends and family the gift of (...)

    #Amazon #Facebook #algorithme #Alexa #drone #voix #surveillance #vidéo-surveillance #famille #BigData #génétique #Apple #Google (...)

    ##CambridgeAnalytica
    https://i.guim.co.uk/img/media/002f4a103314f7124b4f8f88027b4bb9f9870f44/0_0_3000_1800/master/3000.jpg

  • Le Burkina teste les moustiques mutants pour mater le palu
    Célian Macé, Libération, le 18 novembre 2018
    https://www.liberation.fr/planete/2018/11/18/le-burkina-teste-les-moustiques-mutants-pour-mater-le-palu_1692844

    Gene drives could end malaria. And they just escaped a UN ban.
    Dylan Matthews, Vox, le 7 décembre 2018
    https://www.vox.com/future-perfect/2018/12/7/18126123/gene-drive-malaria-convention-biological-diversity

    Méfiance... les occidentaux utilisent l’Afrique comme terrain d’expérimentation... Voir par exemple :

    Forcer les gènes et l’Afrique Enquête sur le forçage génétique des moustiques
    Zahra Moloo, Jef Klak, le 26 septembre 2018
    https://seenthis.net/messages/724717

    et autres liens sur ce post

    #Science #Afrique #Burkina_Faso #Colonialisme #Malaria #Moustiques #OGM #Paludisme #Génétique

  • La sécurité doit-elle forcément passer par la cybersurveillance de masse ?
    https://usbeketrica.com/article/la-securite-doit-elle-forcement-passer-par-la-cybersurveillance-de-mass

    Sans cesse renforcée et légitimée par le risque sécuritaire, la cybersurveillance de masse n’est pourtant pas une fatalité. Car en plus d’être éthiquement contestable, plusieurs études indiquent qu’elle ne présente pas, à ce jour, les résultats escomptés. Caméras de « vidéo protection », fichage ADN, reconnaissance faciale, localisation géographique, portes dérobées dans les logiciels, accès aux données des réseaux sociaux… Nombreuses sont désormais les armes de surveillance de masse à la disposition des (...)

    #Telegram #algorithme #CCTV #anti-terrorisme #biométrie #contrôle #trafic #données #SocialNetwork #surveillance #vidéo-surveillance #génétique #BigData #FSPRT #PRISM #web (...)

    ##CNIL

  • Fichage génétique : la majorité renonce à l’extension du Fnaeg
    https://www.mediapart.fr/journal/france/051218/fichage-genetique-la-majorite-renonce-l-extension-du-fnaeg

    Au début du mois de novembre, les députés LREM, soutenus par le ministère de la justice, avaient adopté un amendement étendant considérablement le domaine d’application du Fichier national des empreintes génétiques (Fnaeg). Finalement, lors du vote final, un amendement de suppression communiste soutenu par le gouvernement a été voté. Les députés ont finalement abandonné, mardi 4 décembre, leur projet d’extension du domaine d’application du Fichier national des empreintes génétiques (Fnaeg) dénoncé par les (...)

    #génétique #biométrie #surveillance #FNAEG

  • Alerte sanitaire lancée sur de la nourriture pour animaux contaminée Simon Corthay/lan - 30 Novembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/10034467-alerte-sanitaire-lancee-sur-de-la-nourriture-pour-animaux-contaminee.ht

    Une vingtaine de pays, dont la Suisse, sont touchés par une affaire de contamination d’aliments pour animaux, a révélé le journal Le Monde. Ces aliments ont été contaminés par une bactérie génétiquement modifiée et résistante aux antibiotiques.


    L’alerte sanitaire, déclenchée en Belgique début octobre, porte sur des milliers de tonnes de produits alimentaires destinés au bétail et commercialisés dans toute l’Europe. Le problème : un additif largement répandu dans ces produits a été fabriqué en Chine à l’aide d’une bactérie génétiquement modifiée. Quelques traces de cet organisme résistant aux antibiotiques sont passées dans les produits, ce qui menace la santé des animaux et à terme celle des hommes qui les consomment.

    La Suisse épargnée
    Il y a quelques jours, les autorités européennes ont aussi alerté la Suisse, a expliqué dans le 12h30 Louis Tamborini, responsable de l’alimentation animale à l’Office fédéral de l’agriculture. Grâce à cette alerte , « on a réussi à repérer ce lot et a bloqué la marchandise ».

    En Suisse, le bétail n’a donc pas avalé ces produits contaminés. Ce n’est pas le cas partout. Selon le journal Le Monde, des animaux en Finlande avaient déjà ingéré 2600 tonnes d’aliments potentiellement infectés, importés au mois de juin.

     #antibiotiques #santé #alimentation #résistance_aux_antibiotiques #élevage #Suisse #Chine #pharma #génétique #alimentation #génétiquement_modifié #antibiotiques

  • #Burkina : controverse autour de #moustiques #OGM contre le #paludisme
    http://www.burkinaonline.com/wp/burkina-controverse-autour-de-moustiques-ogm-contre-le-paludisme

    Le Collectif citoyen pour l’agro-écologie, regroupant une soixantaine d’organisations, est radicalement contre le projet, estimant que « le risque zéro n’existe pas, surtout avec des manipulations génétiques ».

    « Le lâcher des moustiques génétiquement modifiés comporte un risque de catastrophe #sanitaire effroyable. La modification du #génome d’une espèce vivante peut entraîner un changement de comportement de cette espèce. La #technologie à laquelle #TargetMalaria veut in fine arriver est un forçage #génétique qui va amener les moustiques à disséminer un trait de caractère qui va descendre et contaminer toute la descendance de l’espèce ».

  • Chinese scientists are creating #CRISPR babies - MIT Technology Review
    https://www.technologyreview.com/s/612458/exclusive-chinese-scientists-are-creating-crispr-babies

    According to Chinese medical documents posted online this month (here and here), a team at the Southern University of Science and Technology, in Shenzhen, has been recruiting couples in an effort to create the first gene-edited babies. They planned to eliminate a gene called CCR5 in hopes of rendering the offspring resistant to #HIV, smallpox, and cholera.

    #recherche #génétique #gattaca

  • Le projet de loi justice menace de généraliser le fichage génétique
    https://www.mediapart.fr/journal/france/221118/le-projet-de-loi-justice-menace-de-generaliser-le-fichage-genetique

    Un amendement prévoit d’étendre considérablement le domaine d’application du Fichier national des empreintes génétiques, en permettant d’y stocker l’ADN dit « codant », contenant plus d’informations. Les associations de défense des droits de l’homme y voient un immense « fichier des gens honnêtes ». Un amendement au projet de loi sur la justice, déposé en toute fin de parcours législatif, prévoit d’étendre considérablement le champ d’application du Fichier national des empreintes génétiques (Fnaeg) qui (...)

    #biométrie #génétique #activisme #surveillance #FNAEG #CNIL

  • A vaccine that could block mosquitoes from transmitting malaria
    http://theconversation.com/a-vaccine-that-could-block-mosquitoes-from-transmitting-malaria-105

    For some decades, researchers have being working on a novel idea called a “transmission-blocking vaccine.” This vaccine is different from traditional vaccines that protect the recipient from getting the disease. Here, the vaccine blocks the transmission of the parasite that causes malaria from an infected human host to mosquitoes.

    When a human receives such a vaccine, specific antibodies are generated in the blood. When a mosquito bites and ingests the blood of an infected human, both the parasite and antibody are taken up into the mosquito’s stomach. Once inside the mosquito, the antibody attaches to the parasite and inhibits its development. This prevents the mosquito from transmitting the disease to another person.

    The concept is bold but has not yet been tested in large-scale trials.

    #paludisme #vaccin #moustiques