• Google Analytics : Stop feeding the beast
    https://casparwre.de/blog/stop-using-google-analytics

    The beast that is Google There was a time when Google was a small, quirky company with a single product so awesome that it blew away the competition. That time is long gone. These days Google is a gigantic multinational mega-corp. But that’s understating it a little. Think of Google as a kind of Godzilla that slurps up data about its users at one end and craps out gold ingots at the other. It does both of these at huge scale. When thinking about Google, there are three things that are not (...)

    #Google #GoogleAnalytics #GoogleMaps #GoogleSearch #algorithme #domination #bénéfices #microtargeting #notation #profiling (...)

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  • Comment Google se moque de la CNIL
    https://www.pixeldetracking.com/fr/comment-google-se-moque-de-la-cnil-eprivacy

    Google viole la directive "ePrivacy" pour vous surveiller sans consentement. Sanctionné, il ne change pas Google sanctionné pour manquement à la loi Informatique et Libertés Le 7 décembre dernier, la CNIL sanctionne Google à hauteur de 100 millions d’euros pour avoir enfreint la législation française sur les cookies : cnil Sur le moteur de recherche de Google, la CNIL a relevé 3 violations à l’article 82 de la loi Informatique et Libertés (transposition de la directive « ePrivacy ») : Un dépôt (...)

    #Google #GoogleSearch #YouTube #cookies #consentement #données #bénéfices #ePrivacy #microtargeting #publicité #[fr]Règlement_Général_sur_la_Protection_des_Données_(RGPD)[en]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR)[nl]General_Data_Protection_Regulation_(GDPR) (...)

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  • Google épinglé pour son classement des hôtels, amende transactionnelle à la clef
    https://www.nextinpact.com/lebrief/46054/hotellerie-google-epingle-pour-son-classement-hotels-amende-transactionn

    « Saisie de plaintes d’hôteliers dénonçant l’affichage sur Google d’un classement trompeur des hébergements touristiques, la DGCCRF a contrôlé en 2019 et 2020 la nature et la loyauté des informations délivrées par la plateforme ». Suite à cette enquête, elle analyse le service comme une pratique commerciale trompeuse. « Les classements de plus de 7500 établissements ont été automatiquement collectés et ont fait l’objet d’un traitement algorithmique : l’étude de la concordance entre le classement Google et le (...)

    #Google #GoogleSearch #algorithme #manipulation #domination #DGCCRF

  • Exploitation des données, manipulation de l’opinion, culte du secret… La trahison des GAFA
    https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2020/12/18/exploitation-des-donnees-manipulation-de-l-opinion-culte-du-secret-la-trahis

    Il y a encore quelques années, Mark Zuckerberg était considéré comme un génie, Google comme l’une des entreprises les plus cool au monde… et puis la confiance s’est perdue. L’avidité des géants de la tech semble avoir eu raison des valeurs des pionniers du numérique : liberté, innovation et progrès.

    Deux jours d’audience de presque cinq heures chacune, pas loin de six cents questions, une centaine de membres du Congrès. Et face à eux : Mark Zuckerberg, le puissant PDG de Facebook, costume et cravate bleus, visage gris. Nous sommes le 10 avril 2018 et le prodige des nouvelles technologies, 33 ans, troisième fortune mondiale, témoigne pour la ­première fois devant les élus américains. Ce ne sera pas la dernière.

    « Mon équipe reviendra vers vous pour des détails supplémentaires », martèle-t-il à seize reprises en guise de réponse aux interrogations minutées des démocrates et des républicains. Elles sont pourtant simples : les données personnelles récoltées par Facebook ont-elles été transmises à des entreprises tierces ? Ces données étaient-elles protégées par les serveurs de l’entreprise ? Ou encore quelle fut la réaction de l’entreprise face aux comptes diffusant des « fake news », notamment sur la vie politique américaine ? Imperturbable, Mark Zuckerberg conserve une voix monotone et une expression neutre. Comme s’il était habitué à être questionné de la sorte.

    A vrai dire, le jeune patron a été formé en urgence par un ancien conseiller spécial du président George W. Bush, sous la pression du scandale Cambridge Analytica. Soit l’utilisation illégale des données personnelles d’environ 87 millions d’utilisateurs de Facebook par cette entreprise britannique financée par le businessman ultraconservateur Robert Mercer, et cofondée par Steve Bannon, ancien stratège du président américain Donald Trump. Tout ça dans le but de favoriser l’élection de ce dernier, en novembre 2016 – une méthode visiblement efficace.

    Au micro, le sénateur du Dakota du Sud John Thune résume l’atmosphère au Capitole : « Dans le passé, beaucoup de mes collègues, des deux côtés de l’allée [majorité et opposition, des deux côtés de l’hémicycle au Sénat], étaient prêts à laisser les entreprises technologiques faire l’effort de s’autoréguler. » Pause. « Cela pourrait changer. » L’image est emblématique : Mark Zuckerberg garde les mains posées sur le large bureau noir, face à des dizaines d’appareils photo, comme s’il craignait d’être englouti par ce haut lieu du pouvoir américain. Il se raccroche aux origines « modestes » de son entreprise, créée dans un « dortoir » de l’université Harvard en 2004, et concède : « Nous avons fait des erreurs et nous essayons d’en tirer des conclusions. » Comme un premier aveu de faiblesse.Retour ligne automatique
    La Silicon Valley tremble

    Il y en aura d’autres. Au-delà du plus célèbre réseau social, scruté de plus en plus intensément aux Etats-Unis comme dans l’Union Européenne, c’est la Silicon Valley tout entière qui tremble. La crise est sans précédent. A tel point que, le 16 décembre 2018, l’influent Financial Times dévoile un « mot de l’année » inédit et directement adressé à l’industrie la plus riche de l’histoire : techlash. Contraction de tech et backlash (« contrecoup », en VF), il désigne l’animosité croissante d’une large part de la population envers les plus grandes entreprises technologiques mondiales et leur pouvoir intimidant.

    « Même la femme au foyer de 50 ans originaire du Minnesota intéresse Cambridge Analytica. Nous sommes tous victimes de la surveillance généralisée. » Christopher Wylie, lanceur d’alerte

    L’année suivante, un sondage du Pew Research Center confirme l’intuition du média financier : la part d’Américains persuadés que la technologie produit un impact positif sur la société est passée à seulement 50 % en 2019, contre 71 % en 2015. « A mesure que les grandes entreprises technologiques se sont hissées au top du capitalisme mondial, les contestations sont apparues », constate Sébastien Broca, sociologue à l’université Paris-VIII.

    Difficile d’en vouloir à l’opinion : en quelques années à peine, ces innovations, vendues comme révolutionnaires et consacrées au bien commun, ont accompagné l’élection de Donald Trump et sa rhétorique raciste et rétrograde ; Google a discrètement cherché à développer un moteur de recherche censuré, le projet « Dragonfly », fait sur mesure pour respecter les exigences du gouvernement chinois ; Amazon a nié toutes les avancées du droit du travail pour maintenir la cadence dans ses immenses entrepôts nécessaires à la vente en ligne.

    Les exemples ne manquent pas. « Le techlash est le résultat prévisible pour une industrie incapable de se gouverner elle-même », conclut le Financial Times. Depuis, les mêmes questions ne cessent de hanter les cercles de pouvoir, les médias et les plates-formes de discussions, tous réseaux sociaux confondus : où est passée l’utopie ? Comment la Silicon Valley a-t-elle pu devenir cette inquiétante machine dont on aurait visiblement perdu le contrôle ? Peut-on encore l’empêcher de menacer nos libertés, nos vies privées, et peut-être même la démocratie ?Retour ligne automatique
    Le coup de grâce Cambridge Analytica

    Sa puissance, visiblement sans limites, est déjà devenue « inquiétante », selon les termes de plusieurs personnes interrogées pour cet article. Pour une industrie de la tech déjà en plein doute existentiel, les révélations sur les pratiques de l’entreprise Cambridge Analytica font office de coup de grâce. En 2018, l’ancien consultant Christopher Wylie, qui a travaillé pour cette entreprise britannique spécialisée dans le conseil en communication et l’analyse de données, transfère des disques durs de documents à plusieurs journalistes du quotidien anglais The Guardian, toutes employées dans la rubrique « Arts et culture ».

    « Il n’y avait pas un seul journaliste tech sur cette histoire, raconte le lanceur d’alerte via Zoom, il fallait des gens, en l’occurrence uniquement des femmes, qui ne faisaient pas partie de ce petit monde masculin pour pointer ses failles. » Elles sont béantes : un outil dédié à la lutte contre la radicalisation aurait été tordu pour devenir un vaste projet de manipulation des données permettant d’influer sur plusieurs élections démocratiques. Cambridge Analytica serait ainsi devenu un outil de « guerre psychologique », pointe Christopher Wylie.

    L’impact médiatique de cette série d’articles est à la hauteur des informations rendues publiques. Le trentenaire, installé à Londres, se lance dans une « tournée d’audiences parlementaires », s’exprime sur tous les plateaux de télévision disponibles, devient le visage – cheveux de couleurs variées, lunettes branchées – de la débâcle de la tech. Il précise : « Pour la première fois, tout le monde a compris qu’il pouvait être une cible, même la femme au foyer de 50 ans originaire du Minnesota intéresse Cambridge Analytica. Nous sommes tous victimes de la surveillance généralisée. » Avec, comme dommage collatéral, les idéaux fondateurs de la Silicon Valley.Retour ligne automatique
    Des nerds devenus les rois du monde

    Cupertino, Californie, 1984. Jean-Louis Gassée est attablé au Good Earth, un café du centre-ville aujourd’hui disparu pour cause de gentrification. C’est l’heure du petit-déjeuner. Le premier d’une nouvelle vie. Le Français de 40 ans vient d’être nommé directeur de la division recherche et développement chez Apple, les cool kids de l’ordinateur personnel – un Macintosh, comme ils ont appelé leur révolution estampillée d’une pomme croquée. Mais, pour l’instant, Jean-Louis Gassée regarde le ciel et laisse son esprit vagabonder dans le big sky country.

    « La tech était sexy, c’était le futur et c’était forcément génial ! Je crois qu’il y a eu un gros manque de responsabilité de la part de ces leaders politiques qui n’ont pas prêté attention aux signes avant-coureurs. » Un ancien grand patron de la tech

    « Je me disais, ça y est, je suis arrivé, rejoue-t-il aujourd’hui par téléphone depuis la Côte ouest, c’est l’endroit où j’avais toujours voulu aller. » Depuis son arrivée chez Hewlett-Packard, et sa branche française, en 1968, le cadre n’a jamais cessé de rêver des Etats-Unis. Là-bas, il entrevoit le « sentiment des possibilités » et une culture de l’entreprenariat plus aboutie qu’à Paris. « Il n’y avait pas que le fric qui comptait ! Je voulais y aller pour faire ce qui n’existait pas avant, pour innover ! », sourit l’ancien businessman, 76 ans aujourd’hui. En l’espace de deux décennies, il a vu se lancer des dizaines de start-up, et certaines sont devenues, depuis, des empires.

    La saga emblématique de cet âge d’or reste peut-être celle de Google, symbole de la méritocratie en vogue au cœur de cette Silicon Valley encore tâtonnante. La preuve : Larry Page et Sergey Brin sont les « deux meilleurs ingénieurs » de l’université Stanford et ils ont une « idée toute simple et très belle », assure l’entrepreneur. Ils souhaitent ranger les pages Internet en les classant selon leur mérite. Jean-Louis Gassée : « Ils ont construit un algorithme, mis sur pied quelques serveurs et c’est devenu ce qu’on sait. »

    Hors de cette bulle de nerds devenus les rois du monde, on loue aussi la vision de cette jeune génération fraîchement débarquée dans les affaires, prête à tout gagner, autant qu’à « contribuer au bien de l’humanité ». Les médias érigent Steve Jobs, et plus tard Mark Zuckerberg ou Jeff Bezos, au rang de nouvelles figures du cool et de la réussite à l’américaine. Le grand public est conquis. Et les décideurs politiques leur ouvrent bientôt grand les portes. Toutes les portes.

    Snowden sonne l’alarme

    Les années Obama sont le théâtre d’une véritable love story entre la tech et la Maison Blanche. A partir de 2008, les pontes de Google ont organisé près d’« un rendez-vous par semaine » avec le président, selon un ancien patron d’une grande entreprise canadienne. A en croire les archives répertoriées pendant les deux mandats de Barack Obama, près de quatre cents de ces rendez-vous ont bien eu lieu dans la plus haute sphère du pouvoir politique.

    Assez pour que de nombreux hauts fonctionnaires poursuivent leur carrière dans les conseils d’administration des mastodontes de la Silicon Valley. Et vice versa. Un feu vert symbolique pour tout un corps de métier. Cet ancien grand nom de l’innovation canadienne confirme : « La tech était sexy, c’était le futur et c’était forcément génial ! Je crois qu’il y a eu un gros manque de responsabilité de la part de ces leaders politiques qui n’ont pas prêté attention aux signes avant-coureurs. Ces signaux étaient pourtant là. »

    Le plus flagrant se manifeste en 2013. C’est un cataclysme. Le jeune informaticien Edward Snowden dévoile un vaste programme de surveillance de masse pilotée par la NSA (National Security Agency). Les services de renseignement ont puisé directement des données sur les plateformes Internet et dans les entreprises de leur propre pays, sans autorisation ni contrôle. Adolescent dans les années 1990, Snowden avait cru aux interventions des pionniers de la tech, détaille-t-il dans son autobiographie. « Il raconte comment, à 14 ans, il pouvait parler à des scientifiques renommés à l’autre bout du monde, explique le sociologue Sébastien Broca. Mais, pour lui, il y a eu trahison de cette utopie initiale. »

    C’est ainsi qu’il justifie son geste radical et pour lequel il sera prêt à vivre en exil au nom de la protection de nos données privées. Dans ce programme, décrit comme « orwellien » par la justice fédérale américaine, les grandes entreprises mises en cause ont souvent été considérées comme victimes plutôt que complices. Malgré leur participation évidente à certaines de ces manœuvres.

    Le péché originel

    A la même époque, le 17 juin 2014, Facebook et la prestigieuse université Cornell publient un article scientifique intitulé « La preuve expérimentale de la contagion émotionnelle à grande échelle à travers les réseaux sociaux », ou comment manipuler les sentiments des utilisateurs des réseaux sociaux grâce à des publicités ciblées. Comme une conclusion logique, l’année suivante, Google abandonne sans bruit son slogan historique, le célèbre « Don’t be evil » (« ne faites pas le mal »).

    Mais pour Tim O’Reilly, pionnier légendaire de la Silicon Valley, le ver était dans le fruit bien avant les révélations de Snowden : « Le 8 février 1996, la section 230 a été adoptée dans la loi américaine, qui permet aux plateformes Internet de ne pas être responsables des publications sur leurs sites, détaille l’entrepreneur, donc on a arrêté de modérer le contenu correctement. »

    En parallèle, un autre verrou saute : la monétisation des données. Oublié l’utopie de start-up tournées vers le bien commun. A l’aube des années 2000, les nouvelles compagnies commencent à songer en termes de rentabilité et Google se met à vendre ses données au plus offrant. La pratique sera bientôt généralisée et des milliards de dollars de profits suivront.

    Et l’on découvre que les GAFA sont des entreprises capitalistes comme les autres, voire pire que les autres. Pour Tim O’Reilly, la tech s’inscrit dans la logique ultralibérale définie par l’économiste Milton Friedman. Dans une tribune publiée dans le New York Times Magazine le 13 septembre 1970, le futur Prix Nobel écrivait : « La responsabilité sociale des entreprises est de générer du profit. » Tim O’Reilly y voit le péché originel, le fruit défendu dans lequel ont croqué les GAFA. Jusqu’à ce que le paradis fantasmé ne devienne un enfer.

    La fronde des employés

    Le 1er novembre 2018, à 11 heures du matin, environ 20 000 employés de Google quittent leur poste de travail, sans un regard pour les open spaces bientôt déserts. Dublin, Chicago, Zurich ou Berlin, presque aucun bureau n’échappe à la « plus grande grève de l’histoire du droit du travail moderne », selon Ben Tarnoff, auteur du livre d’entretiens Voices from the Valley (2020, non traduit), organisée simultanément dans cinquante villes. Les employés modèles protestent contre les parachutes dorés offerts à plusieurs cadres dirigeants accusés de harcèlement sexuel – notamment Andy Rubin, créateur de la technologie Android, parti avec 90 millions de dollars.

    Cette « révolte de la tech » dans le plus grand moteur de recherche du monde avait débuté plus tôt dans l’année, contre le « Projet Maven » – un contrat noué avec le Pentagone pour améliorer le programme de drones américains à l’aide de l’intelligence artificielle. « Ces sujets sont devenus très importants au cours des deux dernières années, raconte Evan Greer, directeur adjoint de Fight for the Future, un organisme à but non lucratif militant pour la défense des droits des usagers du numérique. Et ils interrogent plus largement le but de toute cette technologie. »

    « Beaucoup d’entreprises se sont associées à des boîtes dont le seul but est de briser toute tentative de création de syndicat. » Ben Tarnoff, employé de la Silicon Valley

    Conscients de leur pouvoir immense, les employés de ces entreprises s’associent aux mouvements nationaux et internationaux, de Black Lives Matter aux différents cercles féministes impliqués dans la lutte contre le harcèlement et le viol depuis les révélations de #metoo en 2017. « Toutes ces actions ne viennent pas de nulle part, elles reposent sur une dynamique plus globale dans la société », souligne Evan Greer.

    Résultat, toute la « Vallée » est bientôt rythmée par les levées de boucliers : des employés pressent Microsoft d’abandonner ses liens et son projet à 10 milliards de dollars avec l’armée américaine ; en pleine administration Trump, l’entreprise Salesforce est pointée du doigt pour son partenariat avec les douanes américaines ; Amazon doit, pour la première fois, organiser des négociations avec les employés de ses hangars de tri. Alors, tout est en train de s’arranger ? Pas vraiment.Retour ligne automatique
    Représailles et surveillance

    « On dirait que c’est de nouveau le XIXe siècle », s’amuse Ben Tarnoff, comme pour tenir l’épuisement à distance. Par là, l’employé de la Silicon Valley fait référence aux « représailles agressives » tristement devenues la norme sous le soleil de la Californie. Dans les plus grandes entreprises, plusieurs leaders de ces mouvements spontanés ont été licenciés dans la foulée de leurs prises de parole publiques.

    En novembre 2020, le site d’information américain Motherboard révèle qu’Amazon a signé un généreux contrat avec l’entreprise Pinkerton, leader historique des agences anti-syndicats et spécialisée dans l’espionnage des employés prêts à sortir du rang. « Beaucoup d’entreprises se sont associées à des boîtes dont le seul but est de briser toute tentative de création de syndicat », précise Ben Tarnoff.

    Pour ne prendre aucun risque, les moyens de surveillance développés dans la Silicon Valley sont régulièrement utilisés en interne – même chez Google, l’une des entreprises les plus « libres » : les téléphones professionnels sont mis sur écoute, les serveurs internes prévus pour les échanges entre services sont rendus accessibles au management et des accords de confidentialité impitoyables sont imposés à certains employés. Le pire ? Tout ça fonctionne. Depuis l’année 2018, le nombre de manifestations publiques ou privées a drastiquement diminué. La routine semble avoir repris ses droits. Ben Tarnoff : « Après la frustration et la colère de voir leurs équipes se rebeller, beaucoup de cadres dirigeants ont adopté un discours réactionnaire. »Retour ligne automatique
    Les « réformateurs de la tech »

    D’autres ont pris le chemin inverse, renoncé à leurs salaires à six chiffres, leurs titres ronflants et leurs portefeuilles de stock-options, pour se lancer dans la mêlée. C’est le cas de Jim Balsillie, ancien PDG de l’entreprise RIM et créateur du célèbre BlackBerry, devenu en quelques années une figure centrale d’un jeune mouvement de « réformateurs de la tech ». Soit d’anciens cadres haut placés et chief executive officers (CEO) qui ont vu la bête de l’intérieur, le désastre potentiel et ont décidé de ne pas rester les bras ballants. « Je ne pensais pas que la tech deviendrait si toxique », regrette le multimilliardaire.

    Ses actions contre le projet de « smart city » pilotée par Google à Toronto, la ville où il a fait ses études, aux côtés d’associations locales, ses travaux avec le milliardaire hongrois George Soros pour le Forum économique mondial de Davos ou la création de plusieurs think tanks ont fait de lui un véritable « activiste », comme l’a résumé Shoshana Zuboff, influente autrice de L’Age du capitalisme de surveillance (Zulma, 2020). Aux côtés de puissantes personnalités de la Silicon Valley, comme Roger McNamee, ancien mentor de Mark Zuckerberg et investisseur star de Californie, ou Tristan Harris, ancien cadre de Google, il pointe la cupidité des nouveaux pontes de l’innovation, emportés par leur hubris et leurs rêves de monopole, encouragés par des succès tonitruants ou leurs réactions violentes face à la moindre tentative de contrôle.

    Jim Balsillie rappelle : « Dans l’histoire, le travail des enfants, l’esclavage et les déchets toxiques ont été bannis. Nous avons toujours imposé des règles pour contrôler le capitalisme, afin que le bien-être de la société reste l’objectif final. » L’entrepreneur aimerait bien que cela continue. Fin novembre 2020, 132 patrons, souvent jeunes, de sociétés de nouvelles technologies basées au Canada ont transmis une lettre ouverte au premier ministre Justin Trudeau qui, tel Obama il y a quelques années, semble sous le charme de la tech. Exigeant des garde-fous, ils l’ont invité à se montrer « responsable sur la question des données » pour favoriser la « construction de la nation », surtout dans une période de crise. « Il faut réguler, pointe le créateur du BlackBerry, c’est une question de démocratie. »

    La riposte des Etats

    En 2019, aux Etats-Unis, la Federal Trade Commission (FTC) a infligé une amende record de 5 milliards de dollars – la plus importante de l’histoire du pays – à Facebook, pour non-respect de la vie privée. Dans l’Union européenne, 8,25 milliards d’euros ont été demandés à Google pour abus de position dominante de 2017 à 2019, a tranché la commissaire à la concurrence Margrethe Vestager, qui a aussi permis l’avènement du règlement général sur la protection des données (RGPD), première base juridique solide pour contrer les GAFA.

    « Dans les cercles politiques, tout le monde sait désormais que ces entreprises ne sont pas forcément là pour agir dans l’intérêt de tous », précise Damian Collins, député conservateur au Parlement britannique. Grâce au soutien des idéalistes de la tech, et à son rôle au sein du Real Facebook Oversight Board – un groupe indépendant pour le contrôle des activités du réseau social –, l’homme politique a prévu de passer à la vitesse supérieure : des régulations contraignantes et internationales. « Ces entreprises sont présentes partout et nous sommes limités dans nos décisions nationales, justifie le membre du Parlement, donc nous avons par exemple instauré un grand comité international avec des parlementaires en Europe et dans le monde. »

    L’idée est en cours depuis deux ans déjà, et les premières avancées, des deux côtés de l’Atlantique, commencent à surgir, malgré l’absence presque totale de collaboration des GAFA. Le 9 décembre, la FTC et 48 Etats américains ont accusé Facebook d’avoir bafoué les lois anti-trust en rachetant des concurrents pour s’assurer un contrôle total de plusieurs marchés. Le 19 décembre, c’est Google qui a fait l’objet d’une troisième plainte en deux mois. Une coalition de 38 Etats a lancé des poursuites contre le géant de l’Internet là aussi pour pratiques anticoncurrentielles.

    Quant à l’Union européenne, elle a dévoilé, le 15 décembre, un plan d’attaque en deux volets : un Digital Service Acte (DSA) pour la régulation des contenus, et le Digital Market Act (DMA) afin de préserver la concurrence dans le numérique. Affaire à suivre. Gageons que les protestations – et les pressions – des géants du numérique seront à la hauteur des ambitions des législateurs.

    Habituellement, les premières « questions difficiles » posées, le dialogue se rompt très vite. « J’ai demandé à Facebook, dans un rendez-vous privé, de vérifier combien et quelles publicités avaient été achetées par des comptes russes pendant la campagne pour le Brexit », se souvient Damian Collins, lui-même en faveur du maintien dans l’UE. Les équipes de Zuckerberg proposent alors de vérifier des preuves que le parlementaire apporterait, sans avoir accès aux serveurs de l’entreprise. Difficile de faire plus, assurent-ils. « Puis ils ont ajouté qu’ils ne regarderaient pas et ne me donneraient pas l’information », poursuit le parlementaire britannique.

    Le poids des étudiants

    Pour rester optimiste, le milieu de l’année 2020 a déjà apporté une (petite) victoire. Pendant l’été, la grande entreprise de données Palantir Technologies, cofondée par Peter Thiel, un des seuls soutiens de Donald Trump dans la tech, a dû quitter Palo Alto. Et la Silicon Valley tout entière. Direction Denver, dans le Colorado, où l’entreprise a installé ses nouveaux locaux, prête à continuer à collaborer avec l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) pour « optimiser » les renvois de réfugiés illégaux, présents sur le territoire américain, comme ce fut le cas durant toute l’administration Trump.

    Qu’est-ce qui a poussé la grande entreprise loin de la Côte ouest ? « Les étudiants », sourit Ben Tarnoff. Plusieurs milliers de jeunes, organisés dans seize universités différentes, dont Stanford, qui jouxte Palo Alto. Armés de pancartes désignant Palantir comme « social evil », ils ont réussi à faire ployer l’une des entreprises les plus mystérieuses et les plus puissantes du monde moderne. « Ce sont eux qui ont le pouvoir, précise l’auteur de Voices from the Valley. Cette boîte, comme beaucoup d’autres, recrute principalement à Stanford ou au MIT, et d’un coup ils ne pouvaient plus recruter. »

    La première victoire d’une longue série ? Cette stratégie a été appliquée dans d’autres cas, pour chambouler des géants comme Amazon. Sans succès. Ces entreprises et nos vies n’ont pas fini d’être intimement liées. Le sociologue Sébastien Broca raconte : « Dans le New York Times, il y a quelque temps, un consultant en nouvelles technologies a dit quelque chose que je n’arrive pas à oublier. Il expliquait que le nirvana vanté par la Silicon Valley avait du plomb dans l’aile, mais que nous, en tant que consommateurs, nous ne cessions de voter pour ces entreprises. »

    Après l’annonce du départ de Palantir, les étudiants de Stanford ont célébré leur victoire sur Instagram, Facebook ou TikTok. Puis, le soir même, certains ont probablement regardé une série Netflix, commandé un plat sur Uber Eats ou se sont offert un cadeau sur Amazon. Il fallait bien fêter ça.

    #Apple #Google #CambridgeAnalytica/Emerdata #NSA #Amazon #Facebook #GoogleSearch #algorithme #Dragonfly #consommation #manipulation #consentement #domination #BigData #GAFAM #GigEconomy #PRISM #syndicat #travail (...)

    ##CambridgeAnalytica/Emerdata ##FTC

  • Aux Etats-Unis, Google fait l’objet d’une troisième plainte en deux mois
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/12/17/aux-etats-unis-google-fait-l-objet-d-une-troisieme-plainte-en-deux-mois_6063

    Une coalition de 38 Etats a lancé des poursuites contre le géant de l’Internet pour pratiques anticoncurrentielles. Cet assaut simultané des autorités est « historique », estime le procureur général du Nebraska. La pression des autorités américaines sur Google augmente. Une coalition d’Etats a engagé, jeudi 17 décembre, des poursuites pour pratiques anticoncurrentielles à l’encontre du géant de l’Internet. Elle s’ajoute à deux autres plaintes déjà déposées pour des motifs similaires. Le groupe californien (...)

    #Google #Amazon #GoogleSearch #TripAdvisor #Yelp #procès #domination #publicité

    ##publicité

  • Shoshana Zuboff : « Larry Page, cofondateur de Google, a découvert rien de moins que le capitalisme de surveillance »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/11/26/shoshana-zuboff-larry-page-cofondateur-de-google-a-decouvert-rien-de-moins-q

    Dans un entretien au « Monde », l’universitaire américaine montre comment, au début du nouveau millénaire, Google et consorts ont fait de nos « informations personnelles » la marchandise suprême, et bâti des empires sur leur collecte et leur commerce. Shoshana Zuboff est professeure émérite à la Harvard Business School. Elle a étudié l’essor du capitalisme numérique, la transformation du travail et de la société de consommation qu’a entraînée cette révolution. Elle vient de faire paraître L’Age du (...)

    #Google #GoogleSearch #algorithme #domotique #prédiction #bénéfices #BigData #publicité #surveillance #CambridgeAnalytica/Emerdata #Facebook #manipulation #Amazon #Zoom (...)

    ##publicité ##CambridgeAnalytica/Emerdata ##technologisme

  • Why Google Dominates Advertising Markets
    https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=3500919

    Approximately 86% of online display advertising space in the U.S. is bought and sold in real-time on electronic trading venues, which the industry calls “advertising exchanges.” With intermediaries that route buy and sell orders, the structure of the ad market is similar to the structure of electronically traded financial markets. In advertising, a single company, Alphabet (“Google”), simultaneously operates the leading trading venue, as well as the leading intermediaries that buyers and (...)

    #Alphabet #Google #GoogleSearch #YouTube #domination #BigData #marketing #publicité

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  • « La justice américaine s’attaque au cœur du fonctionnement de Google »
    https://www.alternatives-economiques.fr/justice-americaine-sattaque-coeur-fonctionnement-de-google/00094404

    L’étau se resserre sur les Gafa (sigle pour Google, Amazon, Facebook et Apple). Le 20 octobre, le ministère américain de la Justice a ouvert une enquête contre Google, accusant le géant d’avoir maintenu et développé un monopole illégal avec son moteur de recherche. Cette procédure pourrait, théoriquement, déboucher sur un démantèlement de l’entreprise. Joëlle Toledano, économiste à l’université Paris-Dauphine et spécialiste de la régulation et des marchés numériques, revient sur la portée de l’enquête (...)

    #Alcatel-Lucent #Apple #Google #Nokia_Siemens #Amazon #Instagram #WhatsApp #GoogleSearch #Android #iPhone #smartphone #procès #domination #bénéfices #CloudComputing #GAFAM (...)

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  • Vie en ligne : « Il n’est pas normal que tout site Web avec une nouvelle idée se trouve à la merci de Google Search »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/11/07/vie-en-ligne-il-n-est-pas-normal-que-tout-site-web-avec-une-nouvelle-idee-se

    Le professeur de communication Charles Cuvelliez et le cryptographe Jean-Jacques Quisquater expliquent, dans une tribune au « Monde », comment Google est parvenu à protéger de toute concurrence son moteur de recherche.

    Tribune. Dans son combat contre les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon), le ministère américain de la justice a décidé de cibler Google Search, le moteur de recherche de la firme de Mountain View. Le rapport de la commission antitrust du Congrès américain lui en donne les clés, à savoir pourquoi aucun concurrent à Google ne verra jamais le jour sans un coup de pouce réglementaire ?

    La commission distingue deux types de moteurs de recherche : horizontaux et verticaux.

    Les premiers ont une vocation généraliste.

    Les seconds sont spécialisés : ils ne cherchent que dans une catégorie donnée de contenu, comme des images (Dreamstime), le transport aérien et les voyages (Expedia). Les moteurs de recherche monétisent leur service par le placement de publicité. Ils ne facturent pas l’utilisateur. Google est leader sur les moteurs horizontaux, avec 81 % de parts de marché sur les ordinateurs et 91 % sur les mobiles. Bing, le moteur de Microsoft, n’a que 6 % de parts de marché, Yahoo 3 % et Duckduckgo 1 % aux Etats-Unis.

    Le fonctionnement d’un moteur de recherche comprend trois activités distinctes.

    Il y a d’abord le crawl : parcourir Internet avec un robot pour collecter une copie de toutes les pages Web qu’il peut trouver. Puis ce matériel est indexé et organisé en une carte géante consultable en temps réel. Enfin vient l’indexation qui consiste à organiser l’information dans un format adéquat et dans des bases de données pour la dernière étape : la réponse aux requêtes des utilisateurs, de manière pertinente. Ces dernières ne sont que la pointe visible de l’iceberg.
    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Concurrence : « Ni Apple ni Google n’avaient besoin de ces comportements prédateurs »

    L’indexation a un coût plus élevé et exige une infrastructure importante. C’est tout Internet ou quasiment qui s’y retrouve. Google a été le premier à l’indexer en entier. Son algorithme, PageRank, le lui impose : plus il cherche, plus les résultats sont adaptés. PageRank part du principe que les liens dans une page Web vers un autre site Web sont le meilleur critère pour détecter le contenu le plus pertinent.

    Retour de la pertinence

    Qui mieux que celui qui a conçu le site A et y a placé des liens vers le site B peut identifier que le site B a le contenu en adéquation par rapport à ce qu’il annonce sur son propre site ? C’est bien plus efficace que de répertorier indépendamment le site A et le site B et de les indexer. Google Search a donc intérêt à naviguer toujours plus dans tout Internet en suivant les renvois de site en site.

    Jusqu’ici, rien de grave : c’est l’avantage du premier arrivé sur le marché avec une innovation. Mais les grands sites Web ne se laissent plus indexer par n’importe qui. Se faire palper par trop de robots, c’est du trafic inutile, sauf si c’est celui de Google que tout le monde consulte. Bonne chance alors à un nouveau venu avec son moteur de recherche et ses robots, qui seront bloqués !

    C’est à un point tel que Yahoo et Duckduckgo sont obligés d’acheter un accès à l’index de Google. Seuls Bing, le moteur de recherche de Microsoft, a aussi l’index de tout Internet (mais sa taille est trois à cinq fois moins grande).

    Un second avantage concurrentiel irrattrapable par la concurrence, c’est la manière dont les usagers réagissent à la présentation des résultats de Google Search, sur quels liens ils ont cliqué. C’est un précieux retour de la pertinence des résultats présentés par Google. Il l’utilise ensuite dans son algorithme. C’est encore plus vrai pour les requêtes les plus rares. Savoir que ce lien-là est pertinent pour cette recherche si particulière et y laisser s’engouffrer PageRank pour collecter de là encore plus de contenu spécialisé, voilà un autre secret de la performance de Google.
    Google paie Apple

    Un troisième avantage concurrentiel est le placement par défaut du moteur de recherche de Google, tant dans Android que chez Apple !

    Pour le premier, c’est une condition pour placer les autres outils de Google si prisés (Gmail, Youtube).

    Quant à Apple, Google lui paie 12 milliards de dollars (environ 10,15 milliards d’euros) pour qu’il soit le moteur de recherche par défaut, une preuve s’il en est de l’avantage stratégique d’être pré-installé. Apple a accéléré le développement de son propre moteur de recherche pour n’être pas emporté dans la tourmente des poursuites du ministère américain de la justice.

    Google Chrome, le navigateur, propose bien évidemment Google Search par défaut. Ce dernier incite en plus l’utilisateur à installer Google Chrome. Il a 51 % de parts de marché. Safari, le navigateur d’Apple, aussi avec Google Search par défaut, occupe 31 % de parts de marché. Il ne reste plus grand-chose.

    Le quatrième défi qui se poserait aux audacieux concurrents de Google Search concerne les petits plus que ce dernier offre désormais à la présentation des résultats. Ce sont les cartes qui sont proposées quand on tape une adresse, la présentation de la fréquentation du magasin qu’on cherchait, les images, un cadre explicatif sur la droite de l’écran à propos d’une ville, de l’organisme qu’on recherche, les réponses rapides à des questions pratiques sans devoir cliquer sur rien (une perte de trafic pour le site dont le contenu a été emprunté à cet effet) : un nouvel entrant aurait du pain sur la planche pour répéter tout cela.

    Pénalité

    Comme l’a montré la commission antitrust du Congrès américain, le salut ne viendra pas des moteurs de recherche verticaux. Ils ont besoin d’un accès à des données et à des ressources spécialisées, comme les données de vols pour les sites de réservation de voyages ou de billets d’avion. Les moteurs de recherche basés sur des recommandations ont, eux, besoin des interactions des usagers. En revanche, ils ne doivent pas indexer le Web. Mais ces moteurs doivent attirer des utilisateurs qui les trouvent par… Google Search.

    Ces moteurs de recherche verticaux ont avoué à la commission dépendre de Google pour 80 % à 95 % de leur trafic. Yelp, spécialisé dans la recherche locale, avait vu son contenu aspiré par Google pour son nouveau service vertical « Google Local ». Yelp a demandé à Google de retirer son contenu, mais Google lui a répondu que le seul moyen était de délister Yelp.

    Des documents ont prouvé que Google ajustait son algorithme de recherche de façon à privilégier ses propres services verticaux qu’il a commencé à développer dès 2005. Il avait identifié que la relation à long terme que ces sites pouvaient créer avec les utilisateurs allait le priver de trafic sur le long terme, même si sur le court terme, c’était l’inverse.

    L’algorithme de Google impose même une pénalité aux sites dits « de mauvaise qualité », comme, par hasard, le site de Kelkoo. Comme le disait un témoin, il n’est pas normal que tout nouveau site Web avec une nouvelle idée qui aurait réussi aux premiers temps d’Internet se trouve à la merci de Google Search qui peut le délister sous un quelconque prétexte et le copier sans même chercher à atteindre la même qualité. La moitié des clicks dans Google Search atterrirait sur des sites de… Google.

    Charles Cuvelliez (Professeur à l’Ecole polytechnique de l’université libre de Bruxelles) et Jean-Jacques Quisquater (Professeur à l’Ecole polytechnique de Louvain, université de Louvain et au Massachusetts Institute of Technology)

    #Apple #Google #Microsoft #Altaba/Yahoo ! #DoJ #DuckDuckGo #Bing #Expedia #Gmail #GoogleSearch #Kelkoo #Yelp #YouTube #Android #Chrome #PageRank #Safari #domination #algorithme (...)

    ##Altaba/Yahoo_ ! ##bot

  • Qui veut la peau de Google ?
    https://korii.slate.fr/et-caetera/google-proces-etats-unis-concurrence-domination-marches-youtube-publicit

    Cartes, vidéo, navigateurs... Passage en revue des marchés que la firme, poursuivie par la justice américaine, écrase de son poids colossal. Le mardi 20 octobre 2020 restera comme une date importante dans l’histoire économique et technologique moderne : c’est le jour choisi par le Département de la justice américain pour s’attaquer à Google, l’accusant de protéger illégalement sa domination dans les marchés de la recherche et de la publicité sur Internet. Cette confrontation entre le gouvernement (...)

    #Apple #DoubleClick #Google #Huawei #Microsoft #DoJ #Bing #GoogleMaps #GoogleSearch #Uber #YouTube #Android #Chrome #smartphone #iOS #procès #domination #bénéfices (...)

    ##publicité

  • Google est dans le viseur de la justice américaine
    https://www.mediapart.fr/journal/international/221020/google-est-dans-le-viseur-de-la-justice-americaine

    Le géant du Net est poursuivi pour abus de position dominante par les autorités judiciaires américaines. Impensable il y a encore quelques années, cette procédure illustre l’inquiétude grandissante face au pouvoir devenu exorbitant des Gafa. C’était une impunité qui intriguait des économistes, des professeurs de droit, les spécialistes du droit de la concurrence depuis plusieurs années. Comment expliquer que les autorités américaines, qui dans le passé n’avaient jamais reculé pour casser en pièces des (...)

    #Apple #Google #DoJ #GoogleSearch #procès #domination #bénéfices #publicité

    ##publicité

  • Justice Department Files Antitrust Lawsuit Against Google
    https://www.nytimes.com/2020/10/20/technology/google-antitrust.html?campaign_id=158&emc=edit_ot_20201020&instance_id=2331

    A victory for the government could remake one of America’s most recognizable companies and the internet economy that it has helped define. WASHINGTON — The Justice Department accused Google of illegally protecting its monopoly over search and search advertising in a lawsuit filed on Tuesday, the government’s most significant legal challenge to a tech company’s market power in a generation. In a 57-page complaint, filed in the U.S. District Court in the District of Columbia, the agency accused (...)

    #Google #GoogleSearch #algorithme #procès #domination #publicité

    ##publicité

  • La justice américaine contre Google, une enquête limitée, mais cruciale
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/10/20/la-justice-americaine-contre-google-une-enquete-limitee-mais-cruciale_605673

    Le gouvernement américain, auquel se sont joints onze Etats du pays, accuse l’entreprise d’avoir maintenu indûment son monopole dans la recherche en ligne, grâce à des accords rémunérés passés avec les fabricants de smartphones, dont Apple. Une des procédures les plus attendues aux Etats-Unis démarre enfin : après plus d’un an d’investigations, le département de la justice américain a ouvert, mardi 20 octobre, une enquête contre Google, pour abus de position dominante. Le gouvernement américain, auquel se (...)

    #Apple #Google #DoJ #procès #smartphone #domination #GAFAM #GoogleSearch

  • Google is giving data to police based on search keywords, court docs show
    https://www.cnet.com/news/google-is-giving-data-to-police-based-on-search-keywords-court-docs-show

    Court records in an arson case show that Google gave away data on people who searched for a specific address. There are few things as revealing as a person’s search history, and police typically need a warrant on a known suspect to demand that sensitive information. But a recently unsealed court document found that investigators can request such data in reverse order by asking Google to disclose everyone who searched a keyword rather than for information on a known suspect. In August, (...)

    #Google #GoogleSearch #géolocalisation #police #criminalité #données #historique #surveillance

    ##criminalité

  • This Deal Helped Turn Google Into an Ad Powerhouse. Is That a Problem ?
    https://www.nytimes.com/2020/09/21/technology/google-doubleclick-antitrust-ads.html?campaign_id=158&emc=edit_ot_20200930&

    The $3.1 billion acquisition of DoubleClick in 2007 was a “game changer.” A growing number of antitrust experts say it’s the sort of deal that should no longer be possible. Google owns the world’s leading search engine, it operates the largest video-hosting service in YouTube, and its popular web browser, email, map and meeting software is used by billions of people. But its financial heft — the source of nearly all its enormous profits — is advertising. And perhaps no day was more pivotal in (...)

    #DoubleClick #Google #Gmail #YouTube #GoogleSearch #Chrome #marketing #publicité (...)

    ##publicité ##FTC

  • Explainer : Advertising executives point to five ways Google stifles business
    https://www.reuters.com/article/us-tech-antitrust-google-explainer/explainer-advertising-executives-point-to-five-ways-google-stifles-business

    SAN FRANCISCO/NEW YORK (Reuters) - U.S. authorities investigating Alphabet Inc’s GOOGL.O Google for anticompetitive behavior have recently begun probing the company’s $116 billion-a-year advertising business. Attorneys general for 50 U.S. states and territories along with the U.S. Department of Justice appear to be acting on accusations from rivals, lawmakers and consumer advocacy groups that the biggest seller of online ads engages in unfair tactics. Google disputes its dominance. “Ad tech (...)

    #NewsCorp #Adobe #Comcast #DoubleClick #Google #Verizon #Amazon #Gmail #GoogleSearch #YouTube #Chrome #domination #bénéfices (...)

    ##publicité
    https://static.reuters.com/resources/r

  • DuckDuckGo en a ras-le-bol du système d’enchères de Google pour exister dans Android
    https://www.numerama.com/tech/652039-duckduckgo-en-a-ras-le-bol-du-systeme-dencheres-de-google-pour-exis

    DuckDuckGo a publié un article fin septembre pour signaler son exaspération à l’égard du système d’enchères inventé par Google pour afficher des moteurs de recherche alternatifs. Rien ne va aux yeux du rival de la firme de Mountain View. Le système d’enchères qu’a mis en place Google pour présenter des moteurs de recherche alternatifs au sien dans Android est-il en train de faire l’unanimité contre lui ? En tout cas, la grogne monte chez les rivaux du géant du web. Dernière charge en date : DuckDuckGo. (...)

    #Google #DuckDuckGo #Bing #GoogleSearch #Yandex #Android #domination

    //c0.lestechnophiles.com/www.numerama.com/content/uploads/2018/12/duckduckgo-e1601454513951.jpg

  • Google’s Top Search Result ? Surprise ! It’s Google
    https://themarkup.org/google-the-giant/2020/07/28/google-search-results-prioritize-google-products-over-competitors?campaig

    The search engine dedicated almost half of the first page of results in our test to its own products, which dominated the coveted top of the page In Google’s early years, users would type in a query and get back a page of 10 “blue links” that led to different websites. “We want to get you out of Google and to the right place as fast as possible,” co-founder Larry Page said in 2004. Today, Google often considers that “right place” to be Google, an investigation by The Markup has found. We (...)

    #Google #GoogleSearch #algorithme #domination

  • Google Ad Portal Equated “Black Girls” with Porn
    https://themarkup.org/google-the-giant/2020/07/23/google-advertising-keywords-black-girls

    Searching Google’s ad buying portal for “Black girls” returned hundreds of terms leading to “adult content” Google’s Keywords Planner, which helps advertisers choose which search terms to associate with their ads, offered hundreds of keyword suggestions related to “Black girls,” “Latina girls,” and “Asian Girls”—the majority of them pornographic, The Markup found in its research. Searches in the keyword planner for “boys” of those same ethnicities also primarily returned suggestions related to (...)

    #Google #GoogleSearch #algorithme #pornographie #racisme #sexisme #discrimination #publicité

    ##publicité

  • États et dispositifs ponctuels de surveillance - Qu’est-ce qu’on fait ?
    https://www.qqf.fr/article/-les-etats-ont-tendance-a-perenniser-les-dispositifs-ponctuels-de-surveillance

    Tristan Nitot est le fondateur et l’ancien directeur de Mozilla Europe et l’auteur du livre Surveillance ://. Pour notre série « Le Jour d’Après », ce blogueur, hacktiviste et membre du Comité national de l’éthique du numérique décrypte le débat sur l’application StopCovid et se penche sur l’état de nos libertés au temps du numérique. L’idée d’une application pour repérer les citoyens infectés par le Covid-19 fait débat. Pourtant, le « tracking » est largement présent dans notre vie quotidienne... (...)

    #surveillance #SocialNetwork #santé #profiling #GAFAM #discrimination #COVID-19 #copyright #BigData #obsolescence #consentement #antisémitisme #TraceTogether #StopCovid #spyware #smartphone #Bluetooth #Android #contactTracing #GoogleSearch #GoogleMaps #Messenger (...)

    ##santé ##Gmail ##Facebook ##DuckDuckGo ##Mozilla ##Google

    • Rappel utile en temps de Covid-19 : "J’aimerais que l’on enseigne une hygiène du numérique à l’école. Un parallèle me frappe : au XVIIIème siècle, Louis Pasteur découvrait l’existence des microbes et le chirurgien Joseph Lister réalisait qu’en nettoyant les plaies, les mains et les instruments, on évitait d’infecter des patients à l’hôpital. On a donc appris aux gens à se laver les mains, grâce à de larges campagnes de communication et d’éducation. J’aimerais qu’on applique ce genre de messages au numérique. Si cela se fait quand on ira dîner chez des amis en 2040 et qu’on remarquera une vieille Google Home ou un Amazon Echo branché dans le salon, on trouvera cela aussi « sale » que de ne pas se laver les mains avant de cuisiner."

  • En Espagne, l’acquittement d’une personne innocentée devra apparaître en premier sur Google
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/03/07/en-espagne-l-acquittement-d-une-personne-innocentee-devra-apparaitre-en-prem

    La Cour nationale espagnole a toutefois souligné que la liberté d’expression primait sur la protection des données personnelles. Le droit au déréférencement, abusivement surnommé « droit à l’oubli », a été débattu dans un tribunal espagnol. La Cour nationale s’est prononcée, vendredi 6 mars, sur un appel interjeté par Google sur le cas d’un psychologue accusé d’agressions sexuelles. Le moteur de recherche américain devra faire apparaître l’acquittement d’une personne poursuivie en justice dans les premiers (...)

    #Google #GoogleSearch #procès #oubli

  • Big Tech Is Testing You | The New Yorker
    https://www.newyorker.com/magazine/2020/03/02/big-tech-is-testing-you

    Large-scale social experiments are now ubiquitous, and conducted without public scrutiny. Has this new era of experimentation remembered the lessons of the old ? Dr. John Haygarth knew that there was something suspicious about Perkins’s Metallic Tractors. He’d heard all the theories about the newly patented medical device—about the way flesh reacted to metal, about noxious electrical fluids being expelled from the body. He’d heard that people plagued by rheumatism, pleurisy, and toothache swore (...)

    #sport #santé #publicité #nourriture #émotions #consommation #comportement #manipulation #éthique #algorithme #GoogleSearch #Facebook #eBay #Amazon (...)

    ##santé ##publicité ##Google

  • Diffuser légalement de la musique sur Fortnite peut amener à être banni... de YouTube - Tech - Numerama
    https://www.numerama.com/tech/607165-diffuser-legalement-de-la-musique-sur-fortnite-peut-amener-a-etre-b

    Entre Justin Bieber, Fortnite et les crèmes glacés, le Copyright Madness de la semaine est clairement en plein délire. Copyright Madness Au voleur. L’industrie musicale nous a habitués à des dérives à répétitions. Nous avons déjà épinglé dans le Copyright Madness des accusations de plagiat capilotractées pour un sample de quelques secondes. Mais on peut vraisemblablement aller encore plus loin dans les abysses de la propriété intellectuelle. Le chanteur Justin Bieber a récemment sorti un nouvel album. (...)

    #Google #LG #GoogleSearch #YouTube #jeu #bot #copyright

    //c0.lestechnophiles.com/www.numerama.com/content/uploads/2020/02/fortnite-saison-2-3.jpg

  • Opinion | You Are Now Remotely Controlled - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/01/24/opinion/surveillance-capitalism.html

    Surveillance capitalists control the science and the scientists, the secrets and the truth. The debate on privacy and law at the Federal Trade CommissionClose X was unusually heated that day. Tech industry executives “argued that they were capable of regulating themselves and that government intervention would be costly and counterproductive.” Civil libertarians warned that the companies’ data capabilities posed “an unprecedented threat to individual freedom.” One observed, “We have to decide (...)

    #Ford #Google #Microsoft #USDepartmentofDefense-DoD #Amazon #Facebook #GoogleSearch #algorithme #biométrie #manipulation #domination #émotions #facial #prédiction #reconnaissance #BigData #comportement #data #datamining #Islam #marketing #profiling (...)

    ##publicité ##santé ##surveillance ##_ ##FTC

  • Chiffres Google – 2020
    https://www.blogdumoderateur.com/chiffres-google

    À l’origine, Google n’était qu’un moteur de recherche, sans doute le meilleur au niveau de la pertinence des liens. Il a été créé par Larry Page et Sergey Brin en 1996 pendant leur cursus à l’université de Stanford, aux États-Unis. L’entreprise Google Inc. a officiellement été lancée le 4 septembre 1998. Depuis, Google est devenu une filiale d’Alphabet et ses services se sont multipliés : gestion des emails avec Gmail, du calendrier avec Agenda, stockage et édition de documents avec Drive… Un nombre (...)

    #Alphabet #Google #Edge #Chrome #Firefox #Opera #Safari #domination #bénéfices #GoogleSearch