• « L’arme la plus puissante des locataires est de ne pas payer leur loyer. » Entretiens autour des mobilisations de locataires et de la grève des loyers aux États-Unis (1/3)
    Par Lucile Dumont

    Partout dans le monde, la pandémie de Covid-19 agit comme un puissant révélateur des inégalités sociales. Aux États-Unis, elle s’articule notamment à la crise du logement que connaît le pays depuis de nombreuses années : la spéculation immobilière, la gentrification et la flambée des loyers ont conduit à une explosion du nombre de sans-abris. La crise sanitaire et les pertes d’emploi qu’elle a entraînées ont mis de très nombreux⋅ses locataires dans l’impossibilitéde payer leur loyer. Face à des mesures insuffisantes de la part des pouvoirs publics, les appels à la grève des loyers se sont multipliés, et les mobilisations autour des questions de logement ont nourri la dynamique existante des syndicats de locataires dans plusieurs grandes villes.

    Entretien avec Rob Wohl, qui participe à la campagne Stomp Out Slumlords à Washington, et Julian Francis Park, membre du Tenant and Neighborhood Councils à Oakland, dans la baie de San Francisco.

    https://www.jefklak.org/larme-la-plus-puissante-des-locataires-est-de-ne-pas-payer-leur-loyer

  • Sortons dans la rue le 1er Mai ! -Comité de Solidarité avec Grèves et Résistance
    https://www.facebook.com/ComiteDeSolidariteAvecGrevesEtResistance

    Depuis le début de la pandémie de COVID-19, des milliers de travailleurs, travailleuses et de retraité.es en France, dans le monde, ont perdu et continuent de perdre leurs vies. C’est pour que l’économie capitaliste continue à fonctionner. Pendant ce temps d’état d’exception où tous nos droits sont suspendus et de nouvelles attaques patronales se préparent, la seule liberté qui nous est offerte est celle de mourir en travaillant. Non ! Nous avons le droit de ne pas travailler dans des conditions où l’exercice d’une activité présente un risque grave, voire mortel pour les travailleur.euses.

    Le 1er est une journée de lutte.

    Manifestons le 1er mai pour défendre notre droit de retrait, pour exiger le chômage technique payé à 100 %, pour construire une grève des loyers et pour satisfaire tous nos besoins élémentaires !

    Pour les ouvrier.ères, les travailleur.euses forcé.es à produire et à parcourir de longs trajets matin et soir, protéger sa vie c’est refuser d’aller au travail, contre le capitalisme qui nous impose la maladie et la mort. Dénonçons le système capitaliste qui nous oblige à travailler alors qu’une pandémie est toujours en cours. Ne laissons pas les patrons transformer cette situation à leur avantage. Le 1er Mai, tout en respectant les règles sanitaires indispensables, sortons dans la rue et réapproprions-nous nos vies et notre futur !

    À l’heure où les classes populaires affrontent le virus et ses conséquences pour tenter de rester en vie, le système d’exploitation capitaliste s’efforce d’échapper à la crise qu’il a lui-même crée. Quelques soient ses décisions, le capitalisme ne peut pas être le remède au désastre dans lequel il nous a entraîné. Bien au contraire, des défenseurs de l’économie chercheront encore à nous en faire payer la facture. Dans les jours qui nous attendent, nous, travailleur.euses et chômeur.euses, ne resterons debout qu’en luttant tous ettoutes ensemble.

    Nous sommes loin d’être désespéré.es ! La dangerosité et la laideur du capitalisme sont devenues clairement visibles. Il est à l’origine d’une pandémie qu’il est incapable de résorber. La découverte brutale du caractère féroce de ce système qui détruit sans compter la vie humaine, les autres êtres vivants et la nature suscite la recherche d’une nouvelle forme de vie et d’un autre avenir. Cet avenir est le communisme !

    Pour éclairer ces ténèbres, retrouvons nous ce 1er Mai dans la rue, avec nos masques et toutes les précautions sanitaires nécessaires !

    Le capitalisme est le virus. La révolution est le vaccin !

    Lieu : Place de la République
    Heure : vendredi 1er mai à 10h

    Comité de solidarité avec grèves et résistance - GDDK

    #Premier_mai #droit_de_retrait #grève_des_loyers #manifestation

    • Manifestation du Premier mai

      Voici l’appel qui a été adopté à l’unanimité des présent-es à l’AG d’hier à Montreuil :

      « Nous, habitant-es de Montreuil, réuni-es à plus de 50 le 25 avril, décidons de nous rassembler et de manifester le 1er mai, pour dénoncer la gestion catastrophique de la crise sanitaire et sociale par le gouvernement Macron et plus globalement sa politique au service des patrons. Nous serons dans les rues pour défendre la Sécu, parce que l’éducation nationale ne doit pas être la garderie du Medef, pour défendre les droits des travailleuses et des travailleurs, avec ou sans papiers, avec ou sans emploi, pour cette journée internationale de lutte.

      Nous manifesterons en respectant les distances de sécurité et en étant masqué-es. Nous appelons l’ensemble du mouvement social de tout le pays à en faire de même partout où c’est possible.

      Pour Montreuil, nous donnons rendez-vous d’abord à 13h avec des pancartes revendicatives, devant les habitations de chacun-e ou auprès des différents collectifs existants dans les quartiers, puis pour nous retrouver toutes et tous ensemble à 15h sur la place de la mairie. »

      Les organisations qui se reconnaissent dans cet appel sont priées de le relayer dans leurs réseaux respectifs. Et au-delà de cet appel, chaque structure militante sera bienvenue le 1er mai.

      #Montreuil

    • Macron parle à des enfants, suite. Où l’on découvre les "chamailleries du Premier mai" tandis que la "Journée internationale des travailleurs" est citée avant de céder le pas au "travail célébré ce jour" .
      https://twitter.com/EmmanuelMacron/status/1256101044288843777

      Ce Premier mai 2020 ne ressemble à aucun autre. Aujourd’hui, pas de rassemblements dans nos villes pour fêter comme nous le faisions depuis... tant d’années, la Journée internationale des travailleurs et je veux avoir une pensée pour les organisations syndicales qui ne peuvent tenir les traditionnels défilés, avoir une pensée pour... les travailleuses et les travailleurs de notre pays (..) et je sais toutes les contraintes qui pèsent sur les joies qui accompagnent normalement ce jour si symbolique, et même si le maximum a été fait pour que le muguet du p... Premier mai puisse être vendu, partagé (...) beaucoup de qui est normalement fait euh n’a pas été possible et demeure interdit. (..) Pourtant l’esprit du Premier mai, cet esprit de solidarité entre les travailleurs n’a peut-être jamais été aussi puissant, aussi vivant, car c’est bien grâce au travail célébré ce jour que la nation tient. C’est grâce au travail, au dévouement (...) que nous sauvons chaque jour tant de vies. (...) privés... des rituels de cette journée, nous en éprouvons aujourd’hui toute la valeur, tout le sens, avec cette volonté forte, retrouver, dès que possible, les Premiers mai joyeux, chamailleurs parfois, qui font notre nation, (...) nous les retrouverons ces Premiers mai heureux. Ensemble, unis, nous surmonterons cette épreuve.

      Incontestablement, les Premiers mai de ces dernières années ont été particulièrement « joyeux » pour l’industrie des armes de la police et leurs utilisateurs qui ont aussi pu faire leur beau travail à la main.

      #Pétain #En_marche #travail #éloge_funèbre

    • La police se prépare à un 1er Mai sans cortèges
      https://www.lefigaro.fr/actualite-france/la-police-se-prepare-a-un-1er-mai-sans-corteges-20200429

      Pour la première fois depuis sa création en 1947, la traditionnelle Fête du travail prend cette année la forme singulière d’un 1er Mai sans cortèges. Crise sanitaire oblige, la France restera comme « vitrifiée » et ses rues ont vocation à demeurer quasi désertes puisque aucune organisation syndicale n’a déposé de préavis de manifestation.

      [...] Au sein de la police, les analystes en sont convaincus : « Internet remplace la rue. Depuis le début de l’épidémie, l’activité physique a cédé le pas à une multiplication d’actions numériques et dématérialisées. Là où il y avait des rassemblements à 10 heures place de la République ou à la Bastille, un simple hashtag sur Twitter sert de mot d’ordre. »

      [...] Mais les forces de l’ordre veilleront au respect de la loi. « Sur internet comme dans la rue, la liberté d’expression reste le principe tant que des infractions ne sont pas commises », rappelle le contrôleur général Michel Lavaud, porte-parole de la police nationale, qui prévient que les « menaces, injures publiques seront passibles d’une sanction, tout comme les outrages pour lesquels un contrevenant peut encourir de six mois à un an d’emprisonnement. »

      Dans le cadre de la mise en place d’une « veille réputationnelle », les internautes sont invités au civisme en signalant à la plateforme Pharos, un peu à la manière d’un témoin qui composerait le 17, les contenus délictuels détectés lors de leur navigation sur les réseaux. Charge aux experts de la direction centrale de la PJ (DCPJ), qui traite quelque 200.000 signalements par an, de recouper les informations avant de saisir, au besoin, un service d’investigation.

      #appel_à_la_délation #corbeaux

    • Les « BRAV » interviennent au marché Croix de Chavaux à Montreuil pendant une distribution de nourriture
      https://twitter.com/Paroleerrante/status/1256189340704792576

      Ce matin un marché rouge était organisé, avec distribution de nourriture et tracts des Brigades de solidarité populaire Une cinquantaine de personnes ont été nassées par la police (les « BRAV » voltigeurs) ss la halle du marché Croix de Chavaux, solidaritéDouble point d’exclamation

      La volaille voltigeuse dit qu’elle contrôle les attestations et laissera sortir les présents un par un... Si vous ne vous rendez pas sur place pour surveiller la police, stay tuned...

      EDIT
      https://seenthis.net/messages/849714
      https://seenthis.net/messages/849843

    • Une joyeuse déambulation dans les rues du quartier Pernety. 1er mai à Paris : le 14e mobilisé, vous ne confinerez pas notre solidarité !
      https://paris-luttes.info/1er-mai-a-paris-le-14e-mobilise-13929

      Nous avons tourné à 2 groupes dans les rues du quartier, masqué·e·s et en nous distanciant tou·te·s d’un mètre, pour crier notre colère contre le gouvernement qui, sans geste barrière, avance main dans la main avec le capital. Nous étions environ 25 personnes et, depuis leurs fenêtres, des gens du voisinage ont salué notre passage par des « coucou » et des applaudissements. Quelques passant·e·s sont aussi venu·e·s grossir nos rangs. Le soleil était de la partie.

      Une exposition dans un jardin du coin montrait des mannequins militant.es en manif imaginaire en soutien à tou·te·s celles et ceux qui luttent sans cesse contre les contre-réformes, les lois liberticides, la propagande d’état, les violences policières, le capitalisme, etc.
      Nous avions des pancartes :

      Sous-payées, précarisées, exploitées, les premières de corvées en ont assez
      J’ai pas le Corona, j’ai la rage !

    • 1er mai à Montreuil : la Boissière deter et révolutionnaire !
      https://paris-luttes.info/1er-mai-a-montreuil-la-boissiere-13931

      Nous vous livrons un petit CR à chaud et euphorique de la manif de la Boissière à Montreuil (93). Pour résumer rapidement : nous avons pu mener une manif sauvage de 1h30 entre le carrefour bd de la Boissière / bd Aristide Briand jusqu‘à Paul Signac puis jusqu‘à la lisière de la mairie de Montreuil, et retour par la rue de Romainville aux Trois Communes pour finir devant l‘hôpital André Grégoire. On voulait rejoindre la mairie, mais on a préféré éviter la nasse géante.

      Plein de gens aux fenêtres nous ont salué·e·s, acclamé·e·s et quelques voisin·e·s sont carrément descendu·e·s pour manifester avec nous ! Big up aux automobilistes qui ont voulu aller se garer pour nous rejoindre, à celleux qui ont mis l‘Internationale à fond dans leur appart pour qu‘on l‘entende, celleux qui nous ont offert un miniconcert à leur fenêtre avec tambour et accordéon, aux deux qui ont brandi un drapeau rouge à faucille et marteau à notre passage, à cette maman qui est descendue nous faire un coucou avec ses deux enfants déguisées en princesses, à ce gars en voiture qui nous a demandé quelles étaient nos revendications et a levé le pouce quand on lui a dit : « LA RÉVOLUTION ! ».

      Nous avons pu nous lâcher sur les slogans et la bonne humeur en n‘étant presque pas dérangé·e·s par les keufs (ni par la pluie !) : on a compté un camion de flics qui a fait demi-tour en nous voyant arriver, et une voiture de la police municipale devant l‘hôpital, peu avant le point de dispersion. Les deux municipaleux étaient totalement démunis, ont essayé de nous suivre, de faire demi-tour, l‘un d‘eux a même contrôlé au pif un pauvre automobiliste qui passait par là pour se donner de la contenance, et avant que leurs renforts n‘arrivent, tout le monde était dispersé et en sécurité (a priori).

      On était armé·e·s d‘attestations en bonne et due forme, de masques, de gestes barrière et surtout de 2 banderoles de ouf (qui sont elles aussi en sécurité) : une « Fermez les CRA » et une « Contre le Macronavirus, la Boissière révolutionnaire » avec un serpent magnifiquement vénère.

      On est encore tout.es retourné·e·s de la réaction des voisin.es aux balcons, aux fenêtres et dans la rue, l‘ambiance était si chaleureuse et solidaire ! C‘était en soi une sauvage toute tranquille avec des enfants et des petits moments de danse, mais c‘est surtout une manif du 1er mai 2020 qui s‘est déroulée sans accroc, dans un quartier particulièrement touché par le harcèlement policier et les violences policières, et ça c‘est ouf et ça fait du bien.

      Stratégiquement, on peut en déduire qu‘effectivement, surprendre les keufs et compagnies en manifestant dans des endroits inattendus, de manière mobile, spontanée et décentralisée, ça marche bien. Nous n‘étions qu‘un petit groupe, une vingtaine qui est devenue une trentaine, et on n‘a pas pu inviter et mobiliser toutes les personnes avec qui on aurait aimé manifester. Depuis le début du confinement, on s’organise dans notre quartier, on en est fier·ère·s et on va pas s’arrêter là. Aujourd’hui, c‘était un modèle de manif de quartier, avec ses avantages et ses inconvénients, qui nous a fait grave plaisir et nous a permis de montrer aux compas et au quartier que le confinement ne signifie pas la fin de la rébellion et des luttes !

      Un dernier mot : toute notre solidarité à celleux qui ont pris des amendes aujourd‘hui ou les jours précédents, ailleurs à Montreuil ou Paris. À la Boissière, les flics nous alignent pour rien, du coup notre petite balade sonnait comme une minirevanche. On va essayer de s‘organiser pour que les amendes soient prises en charge collectivement et on vous invite à faire de même !

      La Boissière, déter, et révolutionnaire !

      [...]
      Puis liste de #slogans

  • Les loyers impayés, bombe à retardement de la crise sanitaire ? Nathalie Birchem, le 17/04/2020
    https://www.la-croix.com/France/Exclusion/loyers-impayes-bombe-retardement-crise-sanitaire-2020-04-17-1201089941

    Analyse Face à la crise économique provoquée par le coronavirus, l’association Droit au #logement estime que plus de 2,5 millions de ménages peuvent être en difficulté pour payer leur #loyer ou leur prêt immobilier. Elle demande un moratoire des loyers.

    Depuis deux ans déjà, Nicolas, 41 ans, qui vit dans un studio d’une résidence HLM dégradée de Lagny-sur-Marne, en banlieue parisienne, a du mal à payer son loyer. Mais jusqu’ici, il n’avait pas connu d’impayé. « Je touche l’allocation adulte handicapé (AAH), soit environ 1 000 € et je dois régler 422 € par mois. Quand j’ai payé toutes mes charges, il me reste 90 € pour passer la semaine, eh bien je peux vous dire que je ne m’autorise aucune sortie, aucun extra », souffle-t-il. Mais, ce mois-ci, il a reçu un courrier de son bailleur lui indiquant qu’il était en retard. « D’habitude, je reçois l’AAH le 3 du mois, là, elle est arrivée le 15 alors forcément ça m’a mis en difficultés », raconte le quadragénaire, qui est parti se confiner chez sa famille, ce qui lui permet de partager les frais alimentaires.

    Combien sont ces personnes, qui, en cette période de coronavirus, sont en difficulté pour payer leur loyer ? Dans une note datée d’avril (voir ci-dessous), l’Institut de recherches économiques et sociales (Ires) a cherché à le savoir en croisant les estimations de l’Insee sur la baisse d’activité avec les données sur les ménages fragiles.

    Note impayeÌ logt COVID IRES Concialdi 16 4 20 .pdf
    📥 TÉLÉCHARGER LE DOCUMENT
    « Entre 2,5 et 2,8 millions de ménages sont en difficulté pour payer leur loyer ou rembourser leur prêt d’accession à la propriété », résume Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de l’association Droit au logement, qui diffuse l’étude. (...)

    Pour l’instant, le gouvernement n’a retenu ni l’idée du moratoire ni celui d’un dispositif d’aide supplémentaire. « Depuis le début de la crise, explique-t-on au cabinet du ministre chargé du logement Julien Denormandie, nous avons pris un certain nombre de mesures qui cherchent à maintenir le niveau de ressources des Français, dont le chômage partiel et la prime exceptionnelle pour les ménages modestes. Nous avons aussi reporté la trêve hivernale jusqu’à fin mai. Et pour la suite, nous allons nous assurer que le système d’aide qui existe est activé de façon dynamique. »

    En particulier, détaille-t-on, « nous avons mobilisé l’Agence nationale d’information sur le logement, qui gère le numéro SOS Loyer impayé (tél. 0805.16.00.75) et peut conseiller les locataires sur les différentes aides et nous discutons avec les départements pour mobiliser le Fonds de solidarité logement. » Géré par les départements, le #FSL, doté de 350 millions d’euros, accorde des aides financières aux personnes qui rencontrent des difficultés pour payer leur loyer ou leur facture d’énergie ou d’eau. « Mais il est sous-doté et ses règles de fonctionnement comme sa réactivité sont trop hétérogènes selon les territoires pour une efficacité à la hauteur de l’enjeu », dénonce Christophe Robert.

  • Les maisons qu’on était - Arianna Lodeserto
    https://www.youtube.com/watch?v=Oydb2kVkmOQ

    Habiter est un capital. Habiter est une entreprise. Habiter est une bataille. Voilà comment commence le court-métrage « Les maisons qu’on était » de @Arianna Lodeserto, un film qui mélange différents régimes d’image, de la fiction au documentaire en passant par la télévision.

    En assemblant des extraits d’archives du passé et du présent, le film retrace avec une puissance évocative la lutte pour le droit au logement à Rome menée par les femmes – très souvent en première ligne – et par les ouvriers du bâtiment, qui prennent les maisons dont ils ont besoin et s’auto-organisent collectivement pour essayer d’aménager des conditions d’habitation dignes.

    Nous publions ce film pour participer au lancement d’une campagne de grève des loyers qui est en train de se mettre en place dans plusieurs pays du monde en pleine émergence du coronavirus. Alors qu’une partie de plus en plus consistante des travailleur.se.s n’est plus en mesure de gagner sa vie, pourquoi continuer à payer les grands propriétaires d’appartements et les bailleurs sociaux, comme si rien ne se passait ? Comme le montre le film, « le bâtiment est l’industrie la plus ancienne, la plus riche, la plus forte, et aussi la plus dévorante et la plus féroce ».

    L’expérience de la crise de 2008 – partie du secteur immobilier – nous l’a appris : il faut arrêter de percevoir la maison comme une propriété, mais la concevoir comme un service, comme un droit d’usage auquel tout le monde doit pouvoir accéder. Plusieurs initiatives sont en train de se monter dans les pays qui ont été frappés le plus durement en 2008, notamment les États-Unis et l’Espagne : faisons, nous aussi, de la grève des loyers une arme d’auto-défense populaire pour l’immunité collective ! https://anker-mag.org/index.php/2020...

    Comme le disait le vieil Engels, « ce qui est certain, c’est qu’il y a dans les grandes villes déjà suffisamment d’immeubles à usage d’habitation pour remédier sans délai par leur emploi rationnel à toute véritable ’crise du logement’. Ceci ne peut naturellement se faire que par l’expropriation des propriétaires actuels, par l’occupation de leurs immeubles par des travailleurs sans abri ou immodérément entassés dans leurs logis ; et dès que le prolétariat aura conquis le pouvoir politique, cette mesure exigée par le bien public sera aussi facile à réaliser que le sont aujourd’hui les expropriations et réquisitions de logements par l’État » .

    La lutte pour la santé, la lutte pour l’arrêt immédiat de la production non-essentielle et la lutte pour une grève des loyers peuvent se renforcer l’une l’autre, si elles posent la question de la connexion entre différents sujets intéressés par une autre ville. Une ville capable de remettre en question le système actuel de construction des métropoles, avec toutes les problématiques et les inégalités qui les traversent et les structurent.

    #grève_des_loyers #lutte #film

  • Dossier urbain : 1922 : La ville de Mexico se soulève contre les proprios
    http://www.alternativelibertaire.org/~fil/?Dossier-urbain-1922-La-ville-de

    Annotations :

    Retour à la capitale où, le 29 mars, un nouveau rassemblement approuve les statuts du syndicat et une plate-forme revendicative : une baisse de 25 % des loyers ; la rénovation des logements insalubres aux frais des propriétaires ; la constitution de commissions d’hygiène contrôlées par les locataires. Pour le syndicat, ces trois objectifs doivent faire l’objet d’une loi applicable à tout le pays, et non d’accords particuliers avec les propriétaires. Dans les quinze jours qui suivent, le syndicat connaît en effet une croissance exponentielle. Certains journaux évoquent des milliers d’adhésions quotidiennes, dans l’excitation de la grande bataille qui s’annonce. (...)

    #lutte #logement #-Mexique #grève_des_loyers #-1922

  • [infokiosques.net] - Barcelone 1931 - Grève massive des loyers
    https://infokiosques.net/lire.php?id_article=660

    Annotations :

    Au début des années 1920, les employeurs répondirent à l’augmentation du militantisme ouvrier en créant un syndicat « jaune » (pro-patronal) appelé le Sindicato Libre (le Syndicat Libre) et en engageant des pistoleros (tueurs à gages) pour assassiner des activistes connus de la CNT. Des centaines de travailleurs furent tués durant cette campagne. Certains activistes de la CNT ripostèrent en assassinant des patrons qui recrutaient des pistoleros. A partir de 1923, l’atmosphère répressive fut officialisée par une dictature militaire dirigée par Primo de Rivera, qui fit interdire la CNT. Parera justifia la demande de réduction des loyers par le fait que l’inflation (...)

    #lutte #logement #grève_des_loyers #-Espagne #-1931 #répression

  • #grève_des_loyers dans un foyer à Argenteuil - Paris-luttes.info
    https://paris-luttes.info/greve-des-loyers-dans-un-foyer-a?lang=fr

    Le plafond encore noirci par l’incendie qui s’est déclaré dans la cafétéria toujours fermée - le 2 mai dernier, mine les visages des chibanis (NDLR : qui veut dire vieux en arabe). Aujourd’hui les travaux de la cafétériat sont toujours en attente. Les résidents du foyer des remparts à Argenteuil en ont ras-le-bol. Dans le hall, des feuilles avec le titre « en grève » s’affichent sur les portes de l’ascenseur. Tags : #lutte #logement grève des loyers #immigration #-Argenteuil (...)

    #-2014

  • [Genève] 1977 #grève_des_loyers et #syndicats proprios - Renversé
    https://renverse.co/Geneve-1977-Greve-des-loyers-et-syndicats-proprios-525

    En 1977, un vent de révolte souffle chez certains locataires genevois. Face à la hausse continue de leurs loyers, ils se mettent en grève contre leurs propriétaires. Seul hic, les propriétaires en question sont des syndicats qui font fructifier leur patrimoine. Tags : #lutte #logement grève des loyers #-Genève #-1977 syndicats #gauche

  • Contester une institution dans le cas d’une mobilisation improbable : la « #grève_des_loyers » dans les foyers #Sonacotra dans les années 1970 | Cairn.info
    https://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=SOCO_065_0055

    Annotations :

    Si une grande partie des militants rencontrés sont aujourd’hui amers, en dépit du « désordre » que la « grève des loyers » a provoqué ­ les pertes financières, par exemple, s’élèvent de 1975 à 1979 à plus de 100 millions de francs pour la Sonacotra 2f[20] Il faut souligner tout d’abord combien la nature même de la mobilisation comporte des aspects juridiques déterminants : la revendication du statut de locataire, par exemple, qui émerge dès l’année 1975, suppose une connaissance très fine du contrat de résidence établi entre l’occupant et la Sonacotra 2f[37][37] La voie juridique est celle déjà empruntée dans le.... Avant même l’expansion de la #lutte, en 1972, les (...)

    #.articles_revues #Sociologie #logement #immigration #-1970~

  • Les « sonacos » ou la #grève_des_loyers des résidents des foyers #Sonacotra Odysséo
    http://odysseo.generiques.org/actualites/p14/les-sonacos-ou-la-greve-des-loyers-des-residents-des-foyers-sona

    Annotations :

    Le mouvement de #lutte des résidents des foyers Sonacotra s’inscrit dans un mouvement plus général de mobilisation des travailleurs immigrés qui revendiquent de meilleures conditions de travail et de logement et combattent le durcissement des conditions de séjour des étrangers en France dans les années 1970 : grèves dans les usines, comme à Renault ou Pennaroya, de 1971 à 1975 ; grèves de la faim pour obtenir des papiers de décembre 1972 à l’automne 1973, mobilisation contre les circulaires Marcellin-Fontanet qui conditionnent l’autorisation de séjour en France à la détention d’un emploi. A partir de 1975, une « grève des loyers » débute au foyer Romain-Rolland de (...)

    #immigration #-1970~ #-France

  • Les résidents de Coallia optent pour la #grève_des_loyers - Paris-luttes.info
    https://paris-luttes.info/les-residents-de-coallia-optent-7009?lang=fr

    Annotations :

    La Grève des loyers par les résidents des foyers Coallia pour travailleurs immigrés tient le vent depuis juillet 2016. Ainsi depuis le 30 juin 2016, les résidents des foyers Coallia de Boulogne, rue Nationale, et quai Stalingrad affirment leurs revendications légitimes par leur grève des loyers. Ils sont déterminés à la poursuivre de manière illimitée et reconductible jusqu’à satisfaction complète de toutes leurs adjurations intégrales. En novembre 2016 la mobilisation continue la #lutte. Les résidents des foyers pour travailleurs immigrés de Boulogne exigent la réouverture de la cuisine collective. « La cuisine collective du foyer Boulogne a été fermée le 24 mai 2016 (...)

    #logement #immigration #-2016 #-Paris

  • A Londres, des #étudiants font la #grève_des_loyers
    https://www.lemonde.fr/campus/article/2016/05/13/greve-des-loyers-etudiants-a-londres-pour-faire-baisser-les-prix_4918747_440

    Annotations :

    13.05.2016 Comme près de 1 000 étudiants londoniens, cette internaute a pris la décision de ne plus payer son loyer jusqu’à ce qu’une baisse ait été négociée avec les propriétaires des résidences étudiantes. Initiée en janvier par les étudiants de l’University College de Londres (UCL), la grève a été rejointe par leurs camarades de trois autres universités : Roehampton, Goldsmith et l’Institut Courtauld. Selon le mouvement UCL Cut The Rent (littéralement « réduisez le loyer ») près d’1 million de livres sterling (soit 1 200 000 euros) seraient ainsi en suspens, conservées par les étudiants-locataires en colère.

    Tags : (...)

    #lutte #logement #-Londres #-2016

  • Adoma — Wikipédia
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Adoma

    Annotations :

    La « #grève_des_loyers » débute en janvier 1975 avec les résidents du foyer Romain Rolland de Saint-Denis, en majorité originaires d’Algérie avec une forte minorité issue du Mali et du Sénégal. À la suite de l’annonce de l’augmentation générale des loyers de 30 %, la plateforme de revendications du comité des résidents est reprise en septembre par un Comité de coordination des foyers en #lutte qui ne sera jamais reconnu par la #Sonacotra et le gouvernement. En l’absence de négociation le conflit se durcit (expulsions de résidents des foyers et même du territoire en avril 1976) et se politise. Initiés par des résidents ayant acquis une expérience syndicale dans le cadre (...)

    #immigration #logement #-France #-1970~

  • Rafle au foyer Adoma Marc Seguin dans le 18ème à Paris, COPAF (Collectif pour l’avenir des foyers), DAL (Droit au Logement), Droits Devant !!, Union Départementale CGT Paris..., Foyers de travailleurs immigrés
    https://www.facebook.com/foyers.de.travailleurs.immigres/?fref=nf

    L’Adoma veut punir les résidents qui sont en #grève_des_loyers depuis plusieurs mois ! L’Etat veut accrocher une rafle à son très maigre palmarès de l’état d’urgence en dirigeant ses coups contre les militants, les manifestants, les habitants des quartiers populaires et les #travailleurs_immigrés des #foyers !
    Mercredi 16 décembre au soir, la #police assistée de la direction Adoma (ex-Sonacotra), est intervenue au foyer Marc Seguin. Chambre par chambre, tous les résidents sans-papiers sans récépissé ont été raflés et embarqués. Ensuite la police a fait le tri : certains ont été relâchés, les autres ont été gardés et sont encore au #centre_de_rétention de Vincennes.
    Décidément, les petites recettes gouvernementales ne changent pas. L’état d’urgence qui permet tout à la police. Quel rôle joue l’Adoma dans cette histoire ? le bon petit soldat, ou pire : cogner le plus fort possible les résidents du foyer. Car ces résidents sont en grève de loyers depuis de longs mois. L’Adoma a déjà fermé brutalement leur bar et leur cuisine collective et a chassé tous les petits commerçants.
    Il y avait largement matière à concertation dans ce foyer. Mais l’#Adoma a choisi la manière la plus brutale et la plus scandaleuse, elle revient à ses tristes méthodes qui privilégient la répression policière la plus brutale à la concertation et à la négociation.Et aujourd’hui, c’est le niveau au-dessus : niveau rafle ! Aujourd’hui, les #sans-papiers de ce foyer font les frais de l’état d’urgence ; il y a 2 semaines, c’étaient les résidents du foyer Coallia Gros Saule d’Aulnay, chaque fois à la demande du gestionnaire.
    Pourtant ne pas oublier : ces travailleurs immigrés sont venus travailler, fuyant des pays sahéliens pauvres, confrontés à la guerre et victimes de la sécheresse, réfugiés économiques, politiques et climatiques tout à la fois. Les sans-papiers paient leurs cotisations, leurs impôts, ils consomment en France, avec leurs maigres ressources ils participent à l’effort de développement de leurs familles et de leurs régions d’origine (écoles, centres de santé, adductions d’eau, reforestation etc.)
    Venir les rafler dans leur chambre, c’est illégitime et indigne ! Ce n’est pas en raflant les sans-papiers jusque dans leurs chambres de foyers que le gouvernement et les gestionnaires vont se grandir et nous convaincre de leur efficacité.
    Nous demandons que toutes les personnes interpellées soient remises en liberté et régularisées et que les travailleurs des foyers puissent être protégés et vivre en sécurité dans leur domicile privé.
    La France se doit d’accueillir CORRECTEMENT et DIGNEMENT les personnes qui viennent chercher refuge et travail.

  • 450 #étudiants lillois ont décidé de ne plus payer leurs loyers à cause de l’insalubrité de leurs chambres universitaires
    http://www.francetvinfo.fr/societe/450-etudiants-lillois-ont-decide-de-ne-plus-payer-leurs-loyers-a-cause-

    665 résidents de la cité Galois du campus de Villeneuve d’Ascq occupent les logements parmi les plus vétustes de l’académie.Un bâtiment sur les 5 de la résidence construite en 1965 a été rénové en 2005, « mais il est déjà pourri, on ne fait que du cache-misère », assure M.Crammer, de la CGT du Centre régional des Oeuvres universitaires et scolaires. (...)

    L’académie de Lille compte 152.000 étudiants, dont le tiers de #boursiers, pour 9.250 logements.

    #grève_des_loyers #logement

  • Vingt ans après, entretien avec Assane Ba
    http://www.vacarme.org/article115.html

    De 1975 à 1980, les résidents des foyers gérés par la Sonacotra font la grève des loyers. Ils contestent les tarifs et le contrôle qui leur sont imposés par leur logeur, et refusent d’être représentés par les syndicats ouvriers. Loyers et conditions d’habitat acceptables, liberté de circulation, de réunion et de visite, droit à l’intimité : il s’agit précisément de déconnecter l’espace du logement de la logique de l’usine. À son apogée, le mouvement engage 20 000 travailleurs immigrés, et ses manifestations rassemblent jusqu’à 25 000 personnes. Assane Ba fut l’un de ses représentants. Il nous en fait ici le récit. (...) Source : (...)

  • Laboratoire Urbanisme Insurrectionnel : SONACOTRA | l’APARTHEID en France
    http://laboratoireurbanismeinsurrectionnel.blogspot.fr/2014/02/sonacotra-lapartheid-en-france.html#more

    Banalisée par le temps, acceptée de fait par les partis politiques, les syndicats et la société française, un quasi consensus normait la mise à l’écart du #prolétariat #immigré célibataire – une spécificité française, il n’en existe dans aucun pays européen proche de la France [1]. Il était normal que les immigrés vivent là. La longue lutte des résidents des foyers-hôtels #Sonacotra débute en 1974 pour se terminer en 1980. Au plus fort de la lutte, 130 foyers se déclarent en « grève », soit 30.000 résidents immigrés exigeant des conditions de vie plus décentes et plus dignes humainement.

    La première grande lutte d’ampleur en France de #grève_des_loyers – et la dernière -, d’une étonnante longévité, ayant réussi le double pari improbable de solidariser 27 nationalités qui auparavant au mieux s’ignoraient, au pire s’opposaient, et dans le même mouvement, de fédérer nombre de foyers-hôtels. Monique HERVO considérait que cette lutte était à l’avant-garde, « très en avant par rapport aux luttes urbaines françaises. » Mais cette lutte fut aussi celle des associations citoyennes, pour la défense des immigrés, souvent créées depuis peu, interpellées et réactives : un élan de générosité, de dévouement de leurs militants anonymes qui soutenaient solidairement et bénévolement les grévistes en leur offrant leur temps et leurs compétences (avocats, juristes, magistrats, médecins, cinéastes, artistes et architectes). Elle fût celle des organisations politiques de l’extrême gauche, qui ont initiées le mouvement et apportées un soutien sans faille. Il s’agit de la première grande mobilisation politique anti-raciste franco-immigrée.