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#grilles

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    CDB_77 @cdb_77 1/11/2021

    À la frontière franco-espagnole, le renforcement des contrôles conduit les migrants à prendre toujours plus de #risques

    Au #Pays_basque, après que trois Algériens sont morts fauchés par un train à Saint-Jean-de-Luz/Ciboure le 12 octobre, associations et militants dénoncent le « #harcèlement » subi par les migrants tentant de traverser la frontière franco-espagnole. Face à l’inaction de l’État, des réseaux citoyens se mobilisent pour « sécuriser » leur parcours et éviter de nouveaux drames.

    Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques).– Attablés en terrasse d’un café, mardi 26 octobre, sous un ciel gris prêt à déverser son crachin, Line et Peio peinent toujours à y croire. « On n’imagine pas le niveau de fatigue, l’épuisement moral, l’état de détresse dans lequel ils devaient se trouver pour décider de se reposer là un moment », constatent-ils les sourcils froncés, comme pour marquer leur peine.

    Le 12 octobre dernier, trois migrants algériens étaient fauchés par un train, au petit matin, à 500 mètres de la gare de Saint-Jean-de-Luz/Ciboure. Un quatrième homme, blessé mais désormais hors de danger, a confirmé aux enquêteurs que le groupe avait privilégié la voie ferrée pour éviter les contrôles de police, puis s’était arrêté pour se reposer, avant de s’assoupir.

    Un cinquième homme, dont les documents d’identité avaient été retrouvés sur les lieux, avait pris la fuite avant d’être retrouvé deux jours plus tard à Bayonne.

    « Ceux qui partent de nuit tentent de passer la frontière vers 23 heures et arrivent ici à 3 ou 4 heures du matin. La #voie_ferrée est une voie logique quand on sait que les contrôles de police sont quasi quotidiens aux ronds-points entre #Hendaye et #Saint-Jean-de-Luz », souligne Line, qui préside l’association #Elkartasuna_Larruna (Solidarité autour de la Rhune, en basque) créée en 2018 pour accompagner et « sécuriser » l’arrivée importante de migrants subsahariens dans la région.

    Peio Etcheverry-Ainchart, qui a participé à la création de l’association, est depuis élu, dans l’opposition, à Saint-Jean-de-Luz. Pour lui, le drame reflète la réalité du quotidien des migrants au Pays basque. « Ils n’iraient pas sur la voie ferrée s’ils se sentaient en sécurité dans les transports ou sur les axes routiers », dénonce-t-il en pointant du doigt le manque d’action politique au niveau local.

    « Ils continueront à passer par là car ils n’ont pas le choix et ce genre de drame va se reproduire. La #responsabilité politique des élus de la majorité est immense, c’est une honte. » Trois cents personnes se sont réunies au lendemain du drame pour rendre hommage aux victimes, sans la présence du maire de Saint-Jean-de-Luz. « La ville refuse toutes nos demandes de subvention, peste Line. Pour la majorité, les migrants ne passent pas par ici et le centre d’accueil créé à #Bayonne, #Pausa, est suffisant. »

    Un manque de soutien, à la fois moral et financier, qui n’encourage pas, selon elle, les locaux à se mobiliser auprès de l’association, qui compte une trentaine de bénévoles. Son inquiétude ? « Que les gens s’habituent à ce que des jeunes meurent et que l’on n’en parle plus, comme à Calais ou à la frontière franco-italienne. Il faut faire de la résistance. »

    Samedi dernier, j’en ai récupéré deux tard le soir, épuisés et frigorifiés

    Guillaume, un « aidant »

    Ce mardi midi à Saint-Jean-de-Luz, un migrant marocain avance d’un pas sûr vers la halte routière, puis se met en retrait, en gardant un œil sur l’arrêt de bus. Dix minutes plus tard, le bus en direction de Bayonne s’arrête et le trentenaire court pour s’y engouffrer avant que les portes ne se referment.

    Guillaume, qui travaille dans le quartier de la gare, fait partie de ces « aidants » qui refusent de laisser porte close. « Samedi dernier, j’en ai récupéré deux tard le soir, qui étaient arrivés à Saint-Jean en fin d’après-midi. Ils étaient épuisés et frigorifiés. » Après les avoir accueillis et leur avoir offert à manger, il les achemine ensuite jusqu’à Pausa à 2 heures du matin, où il constate qu’il n’est pas le seul à avoir fait la navette.

    La semaine dernière, un chauffeur de bus a même appelé la police quand des migrants sont montés à bord

    Guillaume, un citoyen vivant à Saint-Jean-de-Luz

    « Il m’est arrivé de gérer 10 ou 40 personnes d’un coup. Des femmes avec des bébés, des enfants, des jeunes qui avaient marché des heures et me racontaient leur périple. J’allais parfois m’isoler pour pleurer avant de m’occuper d’eux », confie celui qui ne cache pas sa tristesse face à tant d’« inhumanité ». Chaque jour, rapporte-t-il, la police sillonne les alentours, procède à des #contrôles_au_faciès à l’arrêt de bus en direction de Bayonne et embarque les migrants, comme en témoigne cette vidéo publiée sur Facebook en août 2019 (▻https://www.facebook.com/100000553678281/posts/2871341412894286/?d=n).

    « La semaine dernière, un #chauffeur_de_bus a même appelé la #police quand des migrants sont montés à bord. Ça rappelle une époque à vomir. » Face à ce « harcèlement » et cette « pression folle », Guillaume n’est pas étonné que les Algériens aient pris le risque de longer la voie ferrée. « Les habitants et commerçants voient régulièrement des personnes passer par là. Les gens sont prêts à tout. »

    À la frontière franco-espagnole aussi, en gare de Hendaye, la police est partout. Un véhicule se gare, deux agents en rejoignent un autre, situé à l’entrée du « topo » (train régional qui relie Hendaye à la ville espagnole de Saint-Sébastien), qui leur tend des documents. Il leur remet un jeune homme, arabophone, qu’ils embarquent.

    « Ils vont le laisser de l’autre côté du pont. Ils font tout le temps ça, soupire Miren*, qui observe la scène sans pouvoir intervenir. Les policiers connaissent les horaires d’arrivée du topo et des trains venant d’#Irun (côté espagnol). Ils viennent donc dix minutes avant et se postent ici pour faire du contrôle au faciès. » Depuis près de trois ans, le réseau citoyen auquel elle appartient, Bidasoa Etorkinekin, accueille et accompagne les personnes en migration qui ont réussi à passer la frontière, en les acheminant jusqu’à Bayonne.

    La bénévole monte à bord de sa voiture en direction des entrepôts de la SNCF. Là, un pont flambant neuf, barricadé, apparaît. « Il a été fermé peu après son inauguration pour empêcher les migrants de passer. » Des #grilles ont été disposées, tel un château de cartes, d’autres ont été ajoutées sur les côtés. En contrebas, des promeneurs marchent le long de la baie.

    Miren observe le pont de Santiago et le petit chapiteau blanc marquant le #barrage_de_police à la frontière entre Hendaye et #Irun. « Par définition, un #pont est censé faire le lien, pas séparer... » Selon un militant, il y aurait à ce pont et au pont de #Behobia « quatre fois plus de forces de l’ordre » qu’avant. Chaque bus est arrêté et les passagers contrôlés. « C’est cela qui pousse les personnes à prendre toujours plus de risques », estime-t-il, à l’instar de #Yaya_Karamoko, mort noyé dans la Bidassoa en mai dernier.

    On ne peut pas en même temps organiser l’accueil des personnes à Bayonne et mettre des moyens énormes pour faire cette chasse aux sorcières

    Eñaut, responsable de la section nord du syndicat basque LAB

    Le 12 juin, à l’initiative du #LAB, syndicat socio-politique basque, une manifestation s’est tenue entre Irun et Hendaye pour dénoncer la « militarisation » de la frontière dans ce qui a « toujours été une terre d’accueil ». « Ça s’est inscrit dans une démarche de #désobéissance_civile et on a décidé de faire entrer six migrants parmi une centaine de manifestants, revendique Eñaut, responsable du Pays basque nord. On ne peut pas en même temps organiser l’accueil des personnes à Bayonne et mettre des moyens énormes pour faire cette #chasse_aux_sorcières, avec les morts que cela engendre. L’accident de Saint-Jean-de-Luz est le résultat d’une politique migratoire raciste. » L’organisation syndicale espère, en développant l’action sociale, sensibiliser toutes les branches de la société – patronat, salariés, État – à la question migratoire.

    Des citoyens mobilisés pour « sécuriser » le parcours des migrants

    À 22 heures mardi, côté espagnol, Maite, Arantza et Jaiona approchent lentement de l’arrêt de bus de la gare routière d’Irun. Toutes trois sont volontaires auprès du réseau citoyen #Gau_Txori (les « Oiseaux de nuit »). Depuis plus de trois ans, lorsque les cars se vident le soir, elles repèrent d’éventuels exilés désorientés en vue de les acheminer au centre d’accueil géré par la Cruz Roja (Croix-Rouge espagnole), situé à deux kilomètres de là. En journée, des marques de pas, dessinées sur le sol à intervalle régulier et accompagnées d’une croix rouge, doivent guider les migrants tout juste arrivés à Irun. Mais, à la nuit tombée, difficile de les distinguer sur le bitume et de s’orienter.

    « En hiver, c’est terrible, souffle Arantza. Cette gare est désolante. Il n’y a rien, pas même les horaires de bus. On leur vient en aide parce qu’on ne supporte pas l’injustice. On ne peut pas rester sans rien faire en sachant ce qu’il se passe. » Et Maite d’enchaîner : « Pour moi, tout le monde devrait pouvoir passer au nom de la liberté de la circulation. » « La semaine dernière, il y avait beaucoup de migrants dans les rues d’Irun. La Croix-Rouge était dépassée. Déjà, en temps normal, le centre ne peut accueillir que 100 personnes pour une durée maximale de trois jours. Quand on leur ramène des gens, il arrive que certains restent à la porte et qu’on doive les installer dans des tentes à l’extérieur », rapporte, blasée, Jaiona.

    À mesure qu’elles dénoncent les effets mortifères des politiques migratoires européennes, un bus s’arrête, puis un second. « Je crois que ce soir, on n’aura personne », sourit Arantza. Le trio se dirige vers le dernier bus, qui stationne en gare à 23 h 10. Un homme extirpe ses bagages et ceux d’une jeune fille des entrailles du car. Les bénévoles tournent les talons, pensant qu’ils sont ensemble. C’est Jaiona, restée en arrière-plan, qui comprend combien l’adolescente a le regard perdu, désespérée de voir les seules femmes présentes s’éloigner. « Cruz Roja ? », chuchote l’une des volontaires à l’oreille de Mariem, qui hoche la tête, apaisée de comprendre que ces inconnues sont là pour elle.

    Ni une ni deux, Maite la soulage d’un sac et lui indique le véhicule garé un peu plus loin. « No te preocupes, somos voluntarios » (« Ne t’inquiète pas, nous sommes des bénévoles »), lui dit Jaiona en espagnol. « On ne te veut aucun mal. On t’emmène à la Croix-Rouge et on attendra d’être sûres que tu aies une place avant de partir », ajoute Maite dans un français torturé.

    Visage juvénile, yeux en amande, Mariem n’a que 15 ans. Elle arrive de Madrid, un bonnet à pompon sur la tête, où elle a passé un mois après avoir été transférée par avion de Fuerteventura (îles Canaries) dans l’Espagne continentale, comme beaucoup d’autres ces dernières semaines, qui ont ensuite poursuivi leur route vers le nord. Les bénévoles toquent à la porte de la Cruz Roja, un agent prend en charge Mariem. Au-dehors, les phares de la voiture illuminent deux tentes servant d’abris à des exilés non admis.

    J’avais réussi à passer la frontière mais la police m’a arrêtée dans le #bus et m’a renvoyée en Espagne

    Fatima*, une exilée subsaharienne refoulée après avoir franchi la frontière

    Le lendemain matin, dès 9 heures, plusieurs exilés occupent les bancs de la place de la mairie à Irun. Chaque jour, entre 10 heures et midi, c’est ici que le réseau citoyen Irungo Harrera Sarea les accueille pour leur donner des conseils. « Qui veut rester en Espagne ici ? », demande Ion, l’un des membres du collectif. Aucune main ne se lève. Ion s’y attendait. Fatima*, la seule femme parmi les 10 exilés, a passé la nuit dehors, ignorant l’existence du centre d’accueil. « J’avais réussi à passer la frontière mais la police m’a arrêtée dans le bus et m’a renvoyée en Espagne », relate-t-elle, vêtue d’une tenue de sport, un sac de couchage déplié sur les genoux. Le « record », selon Ion, est détenu par un homme qui a tenté de passer à huit reprises et a été refoulé à chaque fois. « Il a fini par réussir. »

    Éviter de se déplacer en groupe, ne pas être trop repérable. « Vous êtes noirs », leur lance-t-il, pragmatique, les rappelant à une triste réalité : la frontière est une passoire pour quiconque a la peau suffisamment claire pour ne pas être contrôlé. « La migration n’est pas une honte, il n’y a pas de raison de la cacher », clame-t-il pour justifier le fait de s’être installés en plein centre-ville.

    Ion voit une majorité de Subsahariens. Peu de Marocains et d’Algériens, qui auraient « leurs propres réseaux d’entraide ». « On dit aux gens de ne pas traverser la Bidassoa ou longer la voie ferrée. On fait le sale boulot en les aidant à poursuivre leur chemin, ce qui arrange la municipalité d’Irun et le gouvernement basque car on les débarrasse des migrants, regrette-t-il. En voulant les empêcher de passer, les États ne font que garantir leur souffrance et nourrir les trafiquants. »

    L’un des exilés se lève et suit une bénévole, avant de s’infiltrer, à quelques mètres de là, dans un immeuble de la vieille ville. Il est invité par Karmele, une retraitée aux cheveux grisonnants, à entrer dans une pièce dont les murs sont fournis d’étagères à vêtements.

    Dans ce vestiaire solidaire, tout a été pensé pour faire vite et bien : Karmele scrute la morphologie du jeune homme, puis pioche dans l’une des rangées, où le linge, selon sa nature – doudounes, pulls, polaires, pantalons – est soigneusement plié. « Tu es long [grand], ça devrait t’aller, ça », dit-elle en lui tendant une veste. À sa droite, une affiche placardée sous des cartons étiquetés « bébé » vient rappeler aux Africaines qu’elles sont des « femmes de pouvoir ».

    Le groupe d’exilés retourne au centre d’accueil pour se reposer avant de tenter le passage dans la journée. Mariem, l’adolescente, a choisi de ne pas se rendre place de la mairie à 10 heures, influencée par des camarades du centre. « On m’a dit qu’un homme pouvait nous faire passer, qu’on le paierait à notre arrivée à Bayonne. Mais je suis à la frontière et il ne répond pas au téléphone. Il nous a dit plus tôt qu’il y avait trop de contrôles et qu’on ne pourrait pas passer pour l’instant », confie-t-elle, dépitée, en fin de matinée. Elle restera bloquée jusqu’en fin d’après-midi à Behobia, le deuxième pont, avant de se résoudre à retourner à la Cruz Roja pour la nuit.

    L’exil nous détruit, je me dis des fois qu’on aurait mieux fait de rester auprès des nôtres

    Mokhtar*, un migrant algérien

    Au même moment, sur le parking précédant le pont de Santiago, de jeunes Maghrébins tuent le temps, allongés dans l’herbe ou assis sur un banc. Tous ont des parcours de vie en pointillés, bousillés par « el ghorba » (« l’exil »), qui n’a pas eu pitié d’eux, passés par différents pays européens sans parvenir à s’établir. « Huit ans que je suis en Europe et je n’ai toujours pas les papiers », lâche Younes*, un jeune Marocain vivant depuis un mois dans un foyer à Irun. Mokhtar*, un harraga (migrant parti clandestinement depuis les côtes algériennes) originaire d’Oran, abonde : « L’exil nous détruit, je me dis des fois qu’on aurait mieux fait de rester auprès des nôtres. Mais aujourd’hui, c’est impossible de rentrer sans avoir construit quelque chose... » La notion « d’échec », le regard des autres seraient insoutenables.

    Chaque jour, Mokhtar et ses amis voient des dizaines de migrants tenter le passage du pont qui matérialise la frontière. « Les Algériens qui sont morts étaient passés par ici. Ils sont même restés un temps dans notre foyer. Avant qu’ils ne passent la frontière, je leur ai filé quatre cigarettes. Ils sont partis de nuit, en longeant les rails de train depuis cet endroit, pointe-t-il du doigt au loin. Paix à leur âme. Cette frontière est l’une des plus difficiles à franchir en Europe. » L’autre drame humain est celui des proches des victimes, ravagés par l’incertitude faute d’informations émanant des autorités françaises.
    Les proches des victimes plongés dans l’incertitude

    « Les familles ne sont pas prévenues, c’est de la torture. On a des certitudes sur deux personnes. La mère de l’un des garçons a appelé l’hôpital, le commissariat… Sans obtenir d’informations. Or elle n’a plus de nouvelles depuis le jour du drame et les amis qui l’ont connu sont sûrs d’eux », expliquait une militante vendredi 22 octobre. Selon le procureur de Bayonne, contacté cette semaine par Mediapart, les victimes ont depuis été identifiées, à la fois grâce à l’enquête ouverte mais aussi grâce aux proches qui se sont signalés.

    La mosquée d’Irun a également joué un rôle primordial pour remonter la trace des harragas décédés. « On a été plusieurs à participer, dont des associations. J’ai été en contact avec les familles des victimes et le consulat d’Algérie, qui a presque tout géré. Les corps ont été rapatriés en Algérie samedi 30 octobre, le rescapé tient le coup moralement », détaille Mohamed, un membre actif du lieu de culte. Dès le 18 octobre, la page Facebook Les Algériens en France dévoilait le nom de deux des trois victimes, Faisal Hamdouche, 23 ans, et Mohamed Kamal, 21 ans.

    À quelques mètres de Mokhtar, sur un banc, deux jeunes Syriens se sont vu notifier un refus d’entrée, au motif qu’ils n’avaient pas de documents d’identité : « Ça fait quatre fois qu’on essaie de passer et qu’on nous refoule », s’époumone l’aîné, 20 ans, quatre tickets de « topo » à la main. Son petit frère, âgé de 14 ans, ne cesse de l’interroger. « On ne va pas pouvoir passer ? » Leur mère et leur sœur, toutes deux réfugiées, les attendent à Paris depuis deux ans ; l’impatience les gagne.

    Jeudi midi, les Syriens, mais aussi le groupe d’exilés renseignés par Irungo Harrera Sarea, sont tous à Pausa, à Bayonne. Certains se reposent, d’autres se détendent dans la cour du lieu d’accueil, où le soleil cogne. « C’était un peu difficile mais on a réussi, confie Fofana, un jeune Ivoirien, devant le portail, quai de Lesseps. Ça me fait tellement bizarre de voir les gens circuler librement, alors que nous, on doit faire attention. Je préfère en rire plutôt qu’en pleurer. »

    Si les exilés ont le droit de sortir, ils ne doivent pas s’éloigner pour éviter d’être contrôlés par la police. « On attend le car pour aller à Paris ce soir », ajoute M., le Syrien, tandis que son petit frère se cache derrière le parcmètre pour jouer, à l’abri du soleil, sur un téléphone. Une dernière étape, qui comporte elle aussi son lot de risques : certains chauffeurs des cars « Macron » réclament un document d’identité à la montée, d’autres pas.

    ▻https://www.mediapart.fr/journal/international/311021/la-frontiere-franco-espagnole-le-renforcement-des-controles-conduit-les-mi

    #frontières #migrations #réfugiés #France #Espagne #Pyrénées #contrôles_frontaliers #frontières #délation #morts #morts_aux_frontières #mourir_aux_frontières #décès #militarisation_de_la_frontière #refoulements #push-backs #solidarité

    –—

    voir aussi :
    #métaliste sur les personnes en migration décédées à la frontière entre l’#Espagne et la #France, #Pays_basque :
    ►https://seenthis.net/messages/932889

    CDB_77 @cdb_77
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  • @cdb_77
    CDB_77 @cdb_77 9/09/2021
    1
    @cy_altern
    1

    https://i.imgur.com/TLF7IHq.png

    La mairie a installé des énormes #caillasses en plein milieu d’une #piste_cyclable à #Coquelles, près de #Calais.

    L’unique but ? Assoiffer les exilés en empêchant le collectif @CalaisFood de venir remplir cette cuve d’eau, la plus proche d’un des campements de la ville.

    ▻https://twitter.com/LouisWitter/status/1435606989258756102

    #architecture #urbanisme #architecture_défensive #anti-migrants #mobilier_urbain #espace_urbain #espace_public #migrations #asile #réfugiés #pierres #eau #eau_potable #accès_à_l'eau

    J’ajoute ci-dessous d’autres infos sur Calais que j’avais mis dans des fils de discussions d’autres villes, pour une meilleure visibilité et archivage.

    –—

    ajouté à la métaliste sur le #mobilier_urbain #anti-sdf / #anti-réfugiés :
    ►https://seenthis.net/messages/732278

    CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 9/09/2021

      Nouveauté à la rue des Vérrotières : des tiges de métal ont été installées sur les #pylônes_électriques (le même genre de système qu’on voit sur les bâtiments pour empêcher les oiseaux de se poser)...

      https://i.imgur.com/yyFua7h.jpg

      ▻https://twitter.com/AubergeMigrants/status/970616106145796102

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 9/09/2021

      Des #grilles sous la rocade portuaire contre les migrants (vidéo)

      Afin d’empêcher les exilés d’installer leurs sacs de couchage et de dormir sous la voie rapide, des grilles sont installées depuis deux semaines.

      http://nlena.rosselcdn.net/sites/default/files/dpistyles_v2/ena_16_9_extra_big/2019/02/06/node_118659/3178878/public/2019/02/06/B9718488814Z.1_20190206092646_000%2BGK0CU0AJM.1-0.jpg?itok=bnbepVJN#.jpg

      ▻http://www.nordlittoral.fr/118659/article/2019-02-06/des-grilles-sous-la-rocade-portuaire-contre-les-migrants-video

      CDB_77 @cdb_77
    • @cy_altern
      cy_altern @cy_altern CC BY-SA 10/09/2021

      #Calais #harcèlement

      cy_altern @cy_altern CC BY-SA
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  • @cuisinelibre
    Cuisine-libre.org @cuisinelibre via RSS CC BY 4/07/2021

    Poivrons #Grillés au four
    https://www.cuisine-libre.org/poivrons-grilles-au-four

    Grillé, le #Poivron devient plus digeste et prend un goût délicieusement sucré et fruité. Allumez le barbecue ou le grill du four (ou préchauffez à 240°C). Faites griller les poivrons entiers environ trois quart d’heure, en les retournant en cours de cuisson, jusqu’à ce que leur peau soit presque entièrement noircie et cloquée de tous côtés. Pour les éplucher, deux options : Enfermez-les aussitôt dans un sac en plastique (type congélation) et laissez tiédir 30 minutes. En refroidissant, l’humidité va… Poivron, #Grillades, #Cuissons / #Végétarien, #Sans œuf, #Sans gluten, Végétalien (vegan), #Sans lactose, #Sans viande, Grill

    #Végétalien_vegan_

    Cuisine-libre.org @cuisinelibre via RSS CC BY
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  • @cdb_77
    CDB_77 @cdb_77 24/12/2019

    #métaliste des infos concernant la construction de #barrières_frontalières (#murs) à #Calais, à la #frontière entre #France et #Angleterre (#UK)

    #Manche #La_Manche #migrations #asile #réfugiés #militarisation_des_frontières

    CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 24/12/2019

      En #2015 :

      Threads. The Calais cartoon

      https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L450xH700/WEBThread01-9440-9d42c.jpg https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L455xH700/WEBThread05-8c05-b53b3.jpg

      ▻https://seenthis.net/messages/433627

      ’Fences won’t put anyone off’: migrants dismiss new #Calais security crackdown
      ▻https://seenthis.net/messages/404942

      Do fences reinforce what it means to be human?
      ▻https://seenthis.net/messages/403608

      Calais migrant crisis : Fences ’push migrants elsewhere’
      ▻https://seenthis.net/messages/398265

      Les barrières anti-intrusion du port de #Calais vont être retirées
      ►https://seenthis.net/messages/332776

      Migrants : Emmaüs dénonce l’érection d’un « #mur de la honte » à #Calais
      ▻https://seenthis.net/messages/322557

      "Non au « mur de la honte » à Calais !"
      ▻https://seenthis.net/messages/319510

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 24/12/2019

      En #2017 :
      Nouveau barrage posé par des migrants sur l’#A16 : les transporteurs s’alarment
      ▻https://seenthis.net/messages/608326

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 24/12/2019

      #2019 :

      Des #grilles anti-migrants installées #route_de_Gravelines, à Calais
      ▻https://seenthis.net/messages/817246

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 24/12/2019

      Je me rends compte (ou je me trompe) qu’il n’y a rien sur seenthis autour de ce qui s’est passé en #2014, moment dans lequel un mur a aussi été érigé à Calais :
      Manifestation contre le « #mur_de_la_honte » à Calais

      Un #accord_franco-britannique conclu en septembre prévoit la construction d’une #barrière le long d’une partie de la #rocade menant aux installations portuaires pour prévenir les assauts des migrants.

      https://img.lemde.fr/2014/12/18/0/0/3500/2333/688/0/60/0/ill_4542975_f8e8_034308.jpg

      ►https://www.lemonde.fr/societe/article/2014/12/18/calais-mobilisation-contre-le-mur-de-la-honte-autour-du-port_4542934_3224.ht

      CDB_77 @cdb_77
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  • @cdb_77
    CDB_77 @cdb_77 24/12/2019

    Des #grilles anti-migrants installées #route_de_Gravelines, à Calais

    Pour empêcher les migrants de s’installer avec leur tente, la mairie installe à partir de ce jeudi 19 décembre, des grilles route de Gravelines, à Calais. Ce n’est pas une première.

    https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/2019/12/20/80889171_827714644354321_3290457600327417856_n-4571687.jpg?itok=j77C3jZ8#.jpg

    ▻https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/pas-calais/calais/grilles-anti-migrants-installees-route-gravelines-calai
    #murs #barrières_frontalières #Calais #France #UK #Angleterre #militarisation_des_frontières #migrations #asile #réfugiés #2019

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    CDB_77 @cdb_77 26/09/2019
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    @reka
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    @reka @davduf @isskein

    « C’est fou à quel point ces #murs et ces #grilles sont hautes. On côtoie ces murs en permanence.
    Ils limitent notre quotidien. Ils sont l’affirmation de la négation de l’autre.
    Mais on les a intégrés, leur #violence a été assimilée. On accepte sans le percevoir le #pouvoir de contrainte, la #dépossession de l’#espace qu’ils représentent »

    https://i.imgur.com/HzgJcdn.png https://i.imgur.com/tjCnJEK.png https://i.imgur.com/32cSPBT.png

    #géographie_urbaine #villes #urban_matter #barrières

    Source : une #BD de #Margot_Gustaedt dont le titre est "Les renards sans pelage" , qui n’a pas été publiée. C’est son travail de diplôme.

    La BD porte sur les #violences_policières et sur l’affaire du #lycée_Arago

    D’autres travaux de Margot, que j’ai rencontrée en Grèce lors d’une summer school à Athènes sur les villes-refuge, car elle travaillait à une nouvelle BD avec une étudiante qui suivait la summer school :
    ▻https://margotgustaedt.tumblr.com

    ping @reka @davduf @isskein

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    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 26/09/2019

      Et de Margot aussi des dessins du #camp_de_réfugiés de #Lavrio, en #Grèce :

      https://66.media.tumblr.com/ef6199793e7efd57b41562ffbef1fc98/tumblr_pvm57nVVuL1wau96ko3_1280.jpg https://66.media.tumblr.com/48e7583355d284b6d25cf0fceb269bd4/tumblr_pvm57nVVuL1wau96ko1_1280.jpg https://66.media.tumblr.com/1bcb6f2f9b7d1654b7ca5c8a79b6affa/tumblr_pvm57nVVuL1wau96ko5_1280.jpg https://66.media.tumblr.com/ab3ec7e04cec9973fb2ed53aea36b7b0/tumblr_pvm57nVVuL1wau96ko4_1280.jpg https://66.media.tumblr.com/b9e068deb1d5a5764af3d3e8ab69fcea/tumblr_pvm57nVVuL1wau96ko2_1280.jpg

      Grèce, Lavrio, dans un camps Kurde autogéré. Camps vu d’un toit, deux époques, façade avec tissus étendus, Bijîsk xemgin et Mamoste din, Le médecin joueur d’échec.

      #Kurdes #auto-gestion #réfugiés #asile #réfugiés_kurdes #migrations #camps_de_réfugiés

      Sur ce camp de réfugiés voir aussi :
      ▻https://seenthis.net/messages/792332

      CDB_77 @cdb_77
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      CDB_77 @cdb_77 6/07/2023

      Ne pas mourir comme des chiens

      Les luttes se croisent et se ressemblent, comme celles des Kurdes et des gilets jaunes. Le même combat pour la liberté et l’égalité sociale rencontre la même répression. La dessinatrice Mamoste Dîn nous fait découvrir le camp autogéré d’exilé·es kurdes de Lavrio en Grèce. Dans un subtil va-et-vient entre la Grèce et la France, entre les histoires personnelles et les combats politiques des activistes kurdes et de la jeune Judith, venue documenter leur quotidien, nous partageons un moment de la vie du camp et apprenons à connaître et à aimer ses habitant·es.

      https://visionscarto.net/local/cache-vignettes/L368xH500/couvjpg-cd77cd77-047db.jpg?1587120006#.jpg

      ▻https://seenthis.net/messages/845470

      #BD #bande_dessinée

      CDB_77 @cdb_77
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      CDB_77 @cdb_77 6/07/2023

      GRECIA : IN CORSO LO SGOMBERO DEL CAMPO PROFUGHI DI LAVRIO, AUTORGANIZZATO SECONDO I PRINCIPI DEL CONFEDERALISMO DEMOCRATICO

      https://www.radiondadurto.org/wp-content/uploads/2023/07/campo-di-lavrio.jpg

      Raid della polizia greca al campo profughi autogestito di Lavrio, vicino Atene, abitato da rifugiati curdi, siriani e turchi che dal 2017 controllano e organizzano la struttura – sorta negli anni ’80 – secondo i princìpi del confederalismo democratico e senza la presenza, all’interno, di autorità e istituzioni dello stato greco.

      La polizia ellenica ha fatto irruzione nel campo di Lavrio intorno alle 03:00 di oggi, mercoledì 5 luglio, iniziando a deportare gli abitanti in altre strutture, chiuse e controllate dalle autorità, a 200 km di distanza.

      Il ministero greco per la migrazione e l’asilo ha comunicato “la chiusura graduale del campo profughi, perchè non adatto ad ospitare rifugiati”. In realtà l’attacco al campo di Lavrio è politico, e risponde alle pressioni del governo turco. Ankara, e in particolare il regime di Erdogan, Akp e Mhp, preme su Atene per lo smantellamento. Per lo stato turco Lavrio “ospita membri del Partito dei Lavoratori del Kurdistan (Pkk) e di altri gruppi fuorilegge della sinistra turca”, con Erdogan che ha definito Lavrio un “campo di addestramento per terroristi”.

      ▻https://www.radiondadurto.org/2023/07/05/grecia-in-corso-lo-sgombero-del-campo-profughi-di-lavrio-autorganizza

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 7/07/2023

      In Lavrio, a self-governed camp of Kurdish exiles

      A reportage from Lavrio, approximately 60 km to the southeast of Athens, done in December 2017, during a long halt in a self-governed camp of Kurdish exiles.

      High on the mast, a flag of the PKK1floats above a group of two-storey buildings reminiscent of a disaffected high school. Built some sixty years ago one hour south of Athens in the harbor town of Lavrio in order to shelter refugees fleeing the Soviet Union, and located in the heart of the town a few steps away from the harbour, for the past 35 years the camp has mostly sheltered Kurdish and Turkish political exiles, mainly members or sympathizers of the PKK but also of the MLKP and of the MKP2. For the past 3 years they have been joined by Kurdish families fleeing the war in Syria. The first camp was insufficient to greet them all, a second camp was opened on a vacant lot on the outskirts of town, at the foot of hills covered in Mediterranean vegetation; this second camp is made up of refurbished containers better suited to sheltering families than the shared rooms in the main camp.
      ▻https://www.kedistan.net/wp-content/uploads/2018/03/DSC03896-photo-loez-lavrio.jpg

      ►https://www.kedistan.net/wp-content/uploads/2018/03/DSC04005-photo-loez-lavrio.jpg

      Up until July 31 2017, the Greek government provided daily aid to the exiles through the Greek Red Cross. But under pressure from Turkey, it abruptly ceased all contacts with the camp and its occupants, and has left the premises and completely withdrawn from all aid. A vague justification for closing down the camp was provided for “non-compliance with Greek and European laws”, notably as pertains to “entrances and exits”. If this kind of pressure exerted by Turkey is nothing new since regime opponents are in the camp, the inhabitants can now only rely on the solidarity of the locals and of organizations such as the Greek church which brings food parcels to the occupants every week. This, despite the fact the influx of exiles has not dwindled.

      ►https://www.kedistan.net/wp-content/uploads/2018/03/DSC04168-photo-loez-lavrio.jpg

      A self-governed camp

      The camp occupants’ refusal to abandon their self-governance served as an excuse for the Greek State’s withdrawal.

      “There’s an organization in the camp. A committee is elected by the occupants, of which I’m the spokesperson,” Sedat, a man in his forties, explains. “We organize daily life within the camp, we manage communications with the associations who come in, with the Greek government. We must also manage hygiene and life in general. Within this committe, there is also a youth committee subdivided into several sub-committees: culture, art…We must manage the circulation of people, the budget, it’s difficult but with so many refugees, it’s important work. The occupants choose their representatives and we manage as best we can until we leave. Then, they hold new elections.”

      “350 people live here. Women, men, in all kinds of situations. They can stay between a year to two and a half years. Most stay between 5 to 6 months. There is no governmental aid nor aid from international organizations. We must organize and cover all our expenses. We hope the Greek government won’t use any kind of force against us, but we think the Greek people will be on our side, the camp has existed for over 35 years. The PKK is well known locally, and so are the Kurds. The Turkish government has exerted pressure on the Greek government in an attempt to destroy this camp. We make a local contribution to the Greek economy by buying from the local bakery, and from the local shops. The Greeks are also suffering from a financial crisis, but we try to link up with the local people. We try not to be too much of a bother. We know we are in their country, that we are guests here.”

      ►https://www.kedistan.net/wp-content/uploads/2018/03/DSC03918-photo-loez-lavrio.jpg

      “We’re not here for the fun of it.”

      He continues: “We’re not here for the fun of it. If there is war in our country, it is because of international powers, but we don’t judge the peoples of Europe. We would also love to be living in our country. The biggest need is for an official recognition of this camp, there are people from all four parts of Kurdistan here. We would wish to obtain the status of a refugee camp despite the attacks from the Turkish State. We do not wish to live in camps with people who joined ISIS. Three of our activists were murdered by the Turkish State in the heart of Paris, we don’t want to see that happening here. They still have a list of people they want killed, our occupants are afraid. And we want to protect them. This is why we want this official status. Refugees have rights, we ask international organizations to recognize us. The people here are not children of wealthy ones but we try to live in dignity. If they imagine they will make us back down by starving us to death, they are mistaken I don’t want to go into the details of our insufficiency of funds. As is the case for every woman, man, child, baby and young person, the people here have the same needs. Food, hygiene, everything you need to live with dignity, do we have all that? Of course not, but we try to live with minimal conditions. I have been here for 5 months. In Kurdistan, I was responsible for the BDP in Bitlis3. They wanted to jail me, I had to flee. Perhaps we were not brave enough to fight,” he concludes with a bitter smile.

      We find many elected members of the HDP or of the BDP like Sedat in the camp. The story of each of the occupants in the camp in worthy of a novel. We meet several young people who had to leave Kurdistan because they were threatened with several years in jail for having upheld the use of the Kurdish language, for having participated in demonstrations, others for their political, cultural and social involvement.

      As a whole, the families from Rojava are less politically aware. They have fled from war, and have often lost members of their family. The camp is also a refuge for several women who had to flee alone with their children. For all of them the road was hazardous.

      Mohammed relates : “We fled from Damascus. We arrived in Cizire,4then in Qamislo5for work. Then we passed over into South Kurdistan in Duhok, then into Turkey. We walked for over 9 hours. Once in Turkey, they asked us for 900 Turkey lira to take us to Istanbul? We stayed over 15 days over there. We went to Edirne,6my children had nothing left to eat. The police saw us and told us to to away, to go away from there. All they wanted was to get rid of us. We stayed with someone for two nights, and crossed the river to the other side around 7PM. We went through the forest. You have to be quick or else you never get through. We walked for a for long time. We have been here for 3 months. I don’t know when we will leave. When we will get out of here. The Assad government sentenced me to 6 years in jail, if only they told me I wouldn’t be sentenced, I would go straight back to Qamislo.”
      Self-governance and daily management

      Even more than the precarious living conditions, the hardest for the refugees is dealing with the waiting and the boredom that settles over them along with the feeling of no longer having any grip over the course of events. Despite the days that stretch out, all of them hang on to the hope of rapidly finding a way to reach the country of their destination.

      ►https://www.kedistan.net/wp-content/uploads/2018/03/DSC03735-photo-loez-lavrio.jpg

      For them, Greece is nothing but a transit station. Uncertainty about the future keeps them from investing fully in the present moment. Starting an activity in the camp, learning Greek, launching a project with an objective in the middle term, would be acknowledging that the wait may be long, thus pushing further into the future the goal they gave themselves when they took the hard decision to leave – a choice that was no such thing when the alternative was either prison or death; an expensive choice also, smugglers demanding several thousand euros at each stage of the journey, eliminating by the same token the ones who can’t afford to leave. Far from family and friends, the exiles’ morale gets eroded as the months go by, even if friendships are born in the camp between people sharing common histories and cultures. Reunions also, on occasion, with old companions from the struggle or from university.

      ►https://www.kedistan.net/wp-content/uploads/2018/03/DSC04801-photo-loez-lavrio.jpg

      Every week, the occupants of each room meet to criticize and self-criticize, and to discuss ways to improve the organization. This is also the time for resolving any tensions that may have cropped up: so-and-so did not wash the dishes when it was his turn to do so, another stayed in bed past noon… Or to express one’s unhappiness, as did G. who talks about the depressing time at New Year’s, far from his family, after spending six months waiting, and seeing no end to it. Each room then designates a representative to the camp’s general assembly which chooses the elected committee for the overall organization. This system is based on that of democratic confederalism, the PKK’s political paradigm since 2005, which aims at organizing society in assemblies, from the lowest rung, known as the commune, to the largest. Within the camp, each room thus corresponds to a commune.

      The youth committee also attempts to organize activities. Discussion sessions and debates are held four days a week. The passing months see different celebrations or commemorations. In December, for instance, a ceremony was organized to honor the martyrs of Roboski and, a few days later, a large section of the camp got involved in organizing the New Year celebration, a rare moment of collective relaxation.

      The rest of the time, the exiles relieve the boredom from morning till night by walking around the camp or by seaside and by drinking tea or coffee in the vicinity. Some go fishing early in the morning, others go to Athens for a few days to settle administrative formalities, to walk around or to visit acquaintances who have chosen to live there in one of the many self-administered squats in town. The Kurdish movement participated in the opening of City Plaza, notably, one of the most developed reception centers for exiles.

      A lot of discussions occur in the camp, around everything and nothing, over news from Kurdistan, but mostly about ways to leave. Upon arriving in Greece, the exiles spend a few days in custody, after which they are given a paper informing them they must make an appointment to file a request for asylum. This official request often takes over a year to be processed, and the ones making the request are mostly political cadres to whom the Party forbids clandestine passages. The others seek clandestine means for leaving Greece and filing their request in another country. The Dublin III Rule stipulates that the asylum request must be processed in the country where it is first registered, a way for France and Germany to avoid dealing with exiles who arrived through other countries. However, none of the exiles wish to stay in Greece.

      Since smugglers are forbidden access to the camp, the exiles contact them by phone. The smugglers send them photos of dozens of IDs from all European countries. Everyone then tries to find one with a face resembling his own. These are sold several thousand euros, with uncertain outcomes; several have tried to get through the controls with them, only to get caught. Others think to leave on foot, with or without smugglers, but failures are even greater that way. End of 2017, the situation became even harder with reinforced border controls. Siyar, who has been in the camp for 3 months, puts at only fifteen people or so the number of those who have managed to get through.

      The exiles head where their family ties are or, failing those, where they have friends. Germany, Switzerland and Sweden are the destinations of choice. For many, France has maintained an image of sympathy towards the Kurds, but it has been largely tarnished by the conditions it has reserved to migrants these last years. Moreover, learning the language is complicated. For the younger ones hope to master the language of their host country as soon as possible in order to pick up their studies or their professional activity.

      If the search for better living conditions spurs on most of the exiles, many also see it as a way to continue their political struggle sheltered from repression.

      As is the case in the cultural sector, for Hassan, a young literature professor who had to run out of his classroom to avoid arrest for upholding the use of the Kurdish tongue. The young man hopes to go on working for the recognition and development of the zaza dialect. In pedagogy, as for Dilek* who was destined for teaching until the police tried to force her into becoming an informer, threatening her with heavy jail sentences when she refused. Or to make known the PKK’s struggle, as for Fırat* : “I’ve been here for 3 months. I want to continue my activities in Europe. After living the Kurdish reality, it is essential to talk about it, to share our project. This is a moral duty for every Kurd. We must tell our story to the world. We must explain what is going on, we must tell of the sufferings, widen the struggle. (…) Democratic confederalism must not only take root only in Rojava, it must spread to the whole world. It may evolve in Rojava, but it must go on improving. It must not be limited to that area, but must spread to the four corners of Kurdistan. It is thus my duty to explain why I am here, it is my responsibility as a Kurd. We must fight for our people, for democratic confederalism.”

      ▻https://www.kedistan.net/wp-content/uploads/2018/03/DSC04008-photo-loez-lavrio.jpg
      ▻https://www.kedistan.net/2018/03/07/lavrio-self-governed-camp-kurdish-exiles

      CDB_77 @cdb_77
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    odilon @odilon CC BY-NC-ND 20/08/2019
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    La navigatrice et sauveteuse en mer Pia Klemp refuse la médaille de la ville de Paris !!! – Blog YY
    ▻http://blogyy.net/2019/08/20/la-navigatrice-et-sauveteuse-en-mer-pia-klemp-refuse-la-medaille-de-la-ville

    http://blogyy.net/wp-content/uploads/2019/08/Pia-klemp-refuse-la-medaille-de-la-ville-de-paris-mairie-anne-hidalgo-1.jpg

    « Paris, je t’aime. Je t’aime pour tous les gens libres et solidaires qui vivent en ton sein. Des gens qui se battent pour la liberté chaque jour, debout, bras dessus bras dessous, distribuant des couvertures, de l’amitié et de la solidarité. Je t’aime pour ceux qui partagent leur logement, leur amour et leurs luttes chaque jour, sans se soucier de la nationalité des personnes ni de savoir si elles ont des papiers ou pas.

    Madame Hidalgo, vous voulez me décorer pour mon action solidaire en mer Méditerranée, parce que nos équipages « travaillent quotidiennement à sauver des migrants dans des conditions difficiles ». Simultanément votre police vole les couvertures de gens contraintes de vivre dans la rue, pendant que vous réprimez des manifestations et criminalisez des personnes qui défendent les droits des migrants et des demandeurs d’asile. Vous voulez me donner une médaille pour des actions que vous combattez à l’intérieur de vos propres remparts. Je suis sûre que vous ne serez pas surprise de me voir refuser votre médaille Grand Vermeil.

    Paris, je ne suis pas une humanitaire. Je ne suis pas là pour « aider ». Je suis solidaire à tes côtés. Nous n’avons pas besoin de médailles. Nous n’avons pas besoin de pouvoirs décidant qui est un « héro » et qui est « illégal ». En fait, il n’y a pas lieu de faire cela, car nous sommes tous égaux.

    Ce dont nous avons besoin, c’est de liberté et de droits. Il est temps de dénoncer les honneurs hypocrites et de combler le vide par la justice sociale. Il est temps que toutes les médailles soient lancées comme des fers de lance de la révolution !

    Papiers et logements pour toutes et tous !
    Liberté de circulation et d’installation ! »

    Pia KLEMP, 20 août 2019

    #merci

    odilon @odilon CC BY-NC-ND
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      Kassem @kassem CC BY-NC-SA 20/08/2019

      #en_même_temps

      Kassem @kassem CC BY-NC-SA
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 20/08/2019

      Désolé, mais le lien original (je crois) est sur FB :
      ▻https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10156318057881611&set=a.10150309045236611&type=3&theater

      #Pia_Klemp #Paris #Migrants #Cruauté #honte #Solidarité #pierres #grilles #couvertures #expulsions #bennes #Anne_Hidalgo #médaille

      A propos des horreurs parisiennes qu’elle dénonce, les #pierres :
      ►https://seenthis.net/messages/570951
      ►https://seenthis.net/messages/573068

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 21/08/2019

      #médaille #Paris #ville_de_Paris #ONG #sauvetage #Méditerranée #asile #migrations #réfugiés #Hidalgo #récompense #résistance #solidarité #refus #médaille_Grand_Vermeil #liberté #droits #hypocrisie #honneurs #justice_sociale #révolution #liberté_de_circulation #liberté_d'installation

      CDB_77 @cdb_77
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    CDB_77 @cdb_77 27/06/2019
    @karine4 @isskein

    Les profiteurs de la frontière – Juin 2019 – Corporate Watch

    https://calaismigrantsolidarity.files.wordpress.com/2019/06/bp00.jpg?w=540#.jpg

    La maire de Calais essaye de changer l’image de Calais, souhaitant en faire une « ville fleurie ». Mais comme des locaux ont confié à Corporate Watch le mois dernier, « #ville_barbelée » serait un label plus approprié. Du port ferry jusqu’au tunnel à Coquelles, la périphérie de la ville est un paysage cauchemardesque de #clôtures surmontées de #barbelés à lames rasoir, de #caméras et #détecteurs_de_mouvement, de #terrassements, #tranchées et #terrains_inondés, tous destinés à arrêter les « damné·e·s de la terre » entreprenant cette traversée du détroit de la Manche, si évidente et acquise pour un·e citoyen·ne européen·ne.

    Tout cela implique de l’#argent pour financer les compagnies de construction et de sécurité qui fournissent et édifient l’#infrastructure de la frontière. En 2016, Calais Research a commencé à lister et décrire les #entreprises impliquées dans le marché de la frontière. Voici une rapide mise à jour sur quelques points marquants apparus depuis.

    https://calaismigrantsolidarity.files.wordpress.com/2019/06/bp01.jpg https://calaismigrantsolidarity.files.wordpress.com/2019/06/bp02.jpg

    Le #Centre_Conjoint_d’Information_et_de_Coordination_franco-britannique à Coquelles

    Il y a deux points principaux de passage de la frontière à Calais : le #port, près du centre historique de la ville, et le tunnel sous la Manche, à quelques kilomètres de la ville, à #Coquelles. Près de l’entrée du tunnel se trouve un énorme centre commercial, la Cité Europe, fréquentée par des locaux comme par des Britanniques de passage renflouant leur stock d’alcool bon marché.

    Juste à côté se tient un complexe abritant l’infrastructure policière française anti-migrant : la base principale de la #PAF (Police aux Frontières) et des #CRS, un tribunal où sont entendus les migrants, et le #Centre_de_Rétention_Administrative (#CRA).

    En novembre 2018, un nouveau bâtiment est ajouté au complexe déjà existant : le #CCIC – Centre Conjoint d’Information et de Coordination franco-britannique.

    Selon l’Agence France Presse, le centre est financé par le gouvernement de Grande Bretagne, il est « notamment équipé de #drones », et sert de poste de commande pour les forces de police françaises et britanniques. Celles-ci incluent côté français la PAF, les #douanes et les #gendarmes, et pour l’outre-Manche la police aux frontières (UK border force), la #police du #Kent ainsi que le service national de lutte contre la criminalité (#National_Crime_Agency – #NCA).

    Le jour où nous sommes passé·e·s jeter un œil, nous n’avons vu aucun drone décollant du toit. Sur le parking se trouvaient plus de voitures banalisées que de véhicules de police officiels, dont plusieurs immatriculées outre-Manche. Il y avait encore un affichage à l’extérieur du centre (cf. photo) nommant les entrepreneurs impliqués dans sa construction et son équipement. Il indique un coût de 1,844 million d’euros pour ces travaux.

    https://calaismigrantsolidarity.files.wordpress.com/2019/06/bp03.jpg

    Les compagnies identifiées incluent : #Villesange_Masson (Architectes locaux) ; #Groupe_Qualiconsult (consultant·e·s pour les projets de construction) ; #Verdi ; #Cougnaud_construction (spécialisé en construction modulaire industrialisée) ; #Ramery_Batiment ; #Eiffage_énergie (grosse société d’ingénierie française) ; #Satelec (électricien·ne·s) ; #Resipelec (électricien·ne·s) ; #Pylones_du_Littoral ; #Majencia (mobilier de bureau) ; #Covage_DGL_Networks (installateur de fibre optique) ; #Econocom.

    https://calaismigrantsolidarity.files.wordpress.com/2019/06/bp04.jpg https://calaismigrantsolidarity.files.wordpress.com/2019/06/bp05.jpg

    Extension du centre de Rétention

    Juste en face du CCIS se trouve le CRA de Coquelles. Actuellement, il permet d’enfermer 79 hommes, mais l’État français veut augmenter le nombre de places. Fin mars 2019, il annonçait un projet d’extension de 480 mètres carrés. L’agence d’architectes #COAST supervise les travaux, et travaille avec #BD_engineering.

    https://calaismigrantsolidarity.files.wordpress.com/2019/06/bp06.jpg

    Douanes et tranchées

    En dehors de Coquelles, on voit d’importants travaux de chaque côté de la voie rapide menant au tunnel. Ce sont de grands #bunkers, chacun avec plusieurs quais destinés à la fouille des camions. Ce ne sont pas des mesures prioritairement anti-migrants, il s’agit en fait de nouveaux parking poids-lourds et de postes de douane, construits à la hâte par #Eurotunnel, en prévision de nouveaux contrôles sur les marchandises après le Brexit.

    Cependant, ces projets participent à renforcer les mesures de sécurité exceptionnelles auxquelles on doit ce changement d’atmosphère autour de Calais. Les bunkers sont protégés par des #tranchées et de nouvelles clôtures – canaux et lacs artificiels creusés et remplis d’eau comme une autre mesure contre ces humains dont on ne veut pas. Ceci fait suite aux modèles de #déforestation et d’#inondation initiés par Eurotunnel en 2016.

    https://calaismigrantsolidarity.files.wordpress.com/2019/06/bp07.jpg https://calaismigrantsolidarity.files.wordpress.com/2019/06/bp08.jpg https://calaismigrantsolidarity.files.wordpress.com/2019/06/bp09.jpg

    Contrôles aux frontières privatisés au parking poids-lourd #Polley

    Une petite industrie s’est développée grâce à la « crise migratoire » : le #parking_poids-lourd sécurisé. Le gouvernement britannique inflige une contravention aux entreprises de transport de marchandises si des personnes sont trouvées dans leurs véhicules sans les documents administratifs adéquats. Dans les faits, cela se traduit par l’#externalisation des contrôles frontaliers vers les camionneurs eux-même, soucieux de ne pas être surpris avec des passager·e·s clandestin·e·s. Et l’entreprise de transport va payer des emplacements sécurisés pour marquer un arrêt avant de traverser la Manche.

    À #Dunkerque, #DK_Secure_Truck_Park dispose de 250 emplacements entourés de clôtures et surveillés par « 40 #caméras_de_surveillance haute-définition ». À Calais, la plus grosse société est #Polley_Secured_Lorry_Park, dirigée par un homme d’affaire local, #Francois_Polley. Ce site de 10 hectares se targue d’être protégé par des grilles hautes de 2,40 mètres et d’être surveillé 24h/24 et 7j/7.

    Récemment, nous avons entendu parler d’une nouvelle niche dans ce business. Les cars de transport de passagers opérés par #Flixbus profitent également des services de sécurité de Polley. Les cars en route vers la Grande Bretagne passent par le parking Polley avant de se diriger vers le tunnel. Là, un des agents de sécurité privés du parking va procéder à une première fouille du véhicule, cherchant d’éventuel·le·s clandestin·e·s dans la soute à bagages. Ceci, en plus des deux contrôles qui seront effectués par les autorités françaises et britanniques une fois au tunnel.

    Flixbus et Polley fournissent peu d’information publique sur cette #fouille supplémentaire. Il y n’y en a qu’une vague référence sur le site de Flixbus, où elle est simplement mentionnée comme « un #contrôle_pré-Royaume-Uni ».

    https://calaismigrantsolidarity.files.wordpress.com/2019/06/bp10.jpg

    Hôtel de police…

    Notre dernier arrêt sur notre tour des infrastructures de la frontière s’est trouvé en plein cœur de la ville de Calais. On avait entendu dire que l’ancienne pratique de constamment arrêter et harceler les personnes pouvant être des migrant·e·s dans le centre ville est progressivement devenue marginale. On se demandait donc pourquoi on continuait de voir les camionnettes de CRS patrouiller les rues principales entre la mairie et le théâtre.

    Nous avons réalisé que leur activité principale consistait à déposer et passer prendre de costauds hommes blancs en civil à la porte du #Brit_Hotel. Des locaux nous expliquent alors que ce bâtiment hôtelier a été inoccupé pendant des années, avant de rouvrir sous ce nouveau nom en 2016. Sa clientèle semble être composée presque exclusivement de CRS et de gendarmes – mais si vous rêvez de dormir à côté d’un CRS bien bâti, vous pouvez réserver une chambre pour environ 50 euros la nuit.

    Brit Hôtel est une chaîne hôtelière répandue dans tout la France.

    https://calaismigrantsolidarity.files.wordpress.com/2019/06/bp11.jpg

    #business #migrations #frontières #Calais #France #profit #complexe_militaro-industriel #militarisation_des_frontières #privatisation #externalisation_des_frontières

    ping @karine4 @isskein

    • #EUR
    CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 27/06/2019

      v. aussi, sur le business de la frontière à Calais :
      ▻https://seenthis.net/messages/637008
      ▻https://seenthis.net/messages/640363
      ▻https://seenthis.net/messages/619255
      ▻https://seenthis.net/messages/541268
      ▻https://seenthis.net/messages/522559#message530501

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 27/06/2019

      Et sur l’externalisation des contrôles frontaliers britanniques à Calais :
      ▻https://seenthis.net/messages/731749#message789595

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 24/10/2019

      Migrants de Calais: un kilomètre de #grilles va être installé route de #Gravelines

      Depuis de nombreux mois, les habitants de la #route_de_Gravelines font état d’une pression migratoire encore présente, trois ans après le démantèlement de la « jungle », même s’ils s’accordent tous pour parler d’une situation « qui s’est améliorée » depuis. Dans le bois à quelques mètres de...

      ▻https://www.lavoixdunord.fr/node/655602/paywall
      #paywall
      #grillage

      CDB_77 @cdb_77
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  • @cdb_77
    CDB_77 @cdb_77 30/10/2018
    5
    @reka
    @sombre
    @sinehebdo
    @gastlag
    @mfmb
    5

    #métaliste sur le #mobilier_urbain #anti-sdf / #anti-réfugiés.
    En commentaire, les différents mobiliers urbains #anti-sdf regroupés par pays.

    Sur le #design_défensif , des articles sur le fond :
    ▻https://seenthis.net/messages/666521
    ▻https://seenthis.net/messages/445966
    –-> Avec exemple #Londres, #UK #Angleterre

    « L’ architecture du mépris a des effets sur nous tous »
    ►https://seenthis.net/messages/814817

    #Livre : Reprendre place. Contre l’#architecture_du_mépris
    ▻https://seenthis.net/messages/826234

    Et ici des initiatives de #résistance/#dénonciation :
    ▻https://seenthis.net/messages/732278#message769645

    #urban_matter #villes #architecture_défensive #SDF #sans-abri #anti-SDF #architecture_du_mépris #architecture_hostile

    J’ai peut-être oublié des liens, mais ça fait déjà une longue liste de #cruauté_humaine...

    #urbanisme_défensif

    CDB_77 @cdb_77
    • @sombre
      Sombre @sombre CC BY-NC-SA 30/10/2018

      #fortress_Europe

      Sombre @sombre CC BY-NC-SA
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 25/03/2019

      En #Belgique, on coupe les arbres pour voir les exilés qui veulent traverser l’autoroute :
      ►https://seenthis.net/messages/689641
      #migrations #réfugiés

      –---

      Carte du mobilier anti-sdf à #Bruxelles :
      ▻https://seenthis.net/messages/898161

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 25/03/2019
      @sinehebdo

      En #France

      #Montpellier :
      ▻https://seenthis.net/messages/688698

      #Ile_de_France :
      ▻https://seenthis.net/messages/554332

      #Calais (et #Coquelle) :
      ▻https://seenthis.net/messages/929147
      ▻https://seenthis.net/messages/936816
      ▻https://seenthis.net/messages/973121
      ▻https://seenthis.net/messages/993535
      ▻https://seenthis.net/messages/1127852

      –------------------

      A #Paris
      ▻https://seenthis.net/messages/751012

      Toujours à Paris, des blocs de #pierres à #Porte_de_la_chapelle #La_Chapelle :
      ►https://seenthis.net/messages/573068
      ►https://seenthis.net/messages/570452
      Place de la République à Paris :
      ▻https://seenthis.net/messages/742525

      Et à Paris, d’autres techniques anti-réfugiés et anti-sdf compilées par @sinehebdo : #couvertures #grilles #grillages #bennes :
      ►https://seenthis.net/messages/570951
      Et sur les grillages aussi :
      ►https://seenthis.net/messages/557438
      A Paris, il y a aussi les #cages_anti-SDF :
      ▻https://seenthis.net/messages/235874

      #Paris : une #banque retire son dispositif #anti-SDF après un tollé sur les réseaux sociaux
      ▻https://seenthis.net/messages/794877

      –--------------------

      #Grenoble :
      ►https://seenthis.net/messages/791758
      ▻https://seenthis.net/messages/762706

      –-----------------------

      *#Angoulême
      ►https://seenthis.net/messages/769639

      –----------------------------

      Ville non mentionnée :
      ►https://seenthis.net/messages/769636

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 25/03/2019

      En #Serbie, à #Belgrade :
      ▻https://seenthis.net/messages/518134
      Sur cette liste il y a aussi #Calais

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 25/03/2019

      A #Oslo, en #Norvège :
      ▻https://seenthis.net/messages/389670

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 25/03/2019

      A #Montréal, au #Canada :
      ►https://seenthis.net/messages/265970

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 25/03/2019

      #Angleterre #UK

      #Londres
      ▻https://seenthis.net/messages/265429

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 25/03/2019

      #Italie

      #Rome :
      ▻https://seenthis.net/messages/769635

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 25/03/2019
      @vanderling

      Des initiatives de #résistance et/ou #dénonciation :
      ►https://seenthis.net/messages/650079
      #cartographie #visualisation

      ▻https://seenthis.net/messages/769642

      Le collectif #Design_for_everyone, en Belgique :
      ►https://seenthis.net/messages/736108

      Liste initiée par @vanderling, dans laquelle il y a des exemples de bancs anti-sdf, mais aussi des initiatives pour les dénoncer, notamment dans le domaine de l’#art :
      ▻https://seenthis.net/messages/671004

      Le #prix #pics_d'or de la Fondation Abbé Pierre :
      ►https://seenthis.net/messages/760118
      ▻https://seenthis.net/messages/760101

      #Film « This Is the Best Way to Fight Back Against London’s Anti-homeless Spikes »
      ▻https://seenthis.net/messages/391224

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 25/03/2019

      #Irlande

      Probablement #Dublin :
      ▻https://seenthis.net/messages/769637

      CDB_77 @cdb_77
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 29/07/2019

      Paris : Un dispositif anti-SDF retiré d’une banque après un tollé sur les réseaux sociaux
      J.-L. D., 20 Minutes, le 28 juillet 2019
      ►https://seenthis.net/messages/794770

      Quels sont les pires dispositifs anti-SDF « primés » par la Fondation Abbé-Pierre
      Delphine Bancaud, 20 Minutes, le 13 février 2019
      ►https://seenthis.net/messages/794770

      Site web de la Fondation Abbé-Pierre consacré à ces dispositifs anti-SDF en France, et qui organise la cérémonie des « Pics d’or » :
      ►https://soyonshumains.fr
      ►https://seenthis.net/messages/650079

      #Pics #dispositif_anti-SDF #Fondation_Abbé-Pierre #Soyons_Humains #anti-SDF #SDF #pauvreté #Pics_d’or

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 31/12/2019

      A #Toronto :

      https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L600xH585/FOHlKwVpng-44792-9be64.png

      ▻https://seenthis.net/messages/818292
      #Canada

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 20/01/2025

      #Calais : transformation des #rochers en lieu de #mémoire pour les 89 personnes décédées en 2024 à la #frontière :

      https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L600xH600/ZxGd9WVGEm6if27f-5fc7c.jpg

      ▻https://seenthis.net/messages/1093671

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 7/02/2025

      Comprende la fabrique urbaine de l’#indésirabilité

      https://seenthis.net/local/cache-vignettes/L600xH288/oNdBhdIkuShg508b-4306d.png

      ▻https://seenthis.net/messages/1097243

      CDB_77 @cdb_77
    • @vanderling
      Vanderling @vanderling 18/10/2025

      La France moche au soleil (et non ce n’est pas une chanson)
      ▻https://seenthis.net/messages/1141256
      Selon une étude, la misère ne serait pas moins pénible au soleil
      ▻https://www.legorafi.fr/2024/11/12/selon-une-etude-la-misere-ne-serait-pas-moins-penible-au-soleil

      Selon les chercheurs, une grande majorité d’entre eux disent préférer les destinations connues pour leurs précipitations comme la Bretagne. « Là-bas, ils se sentent moins rejetés. Probablement parce qu’en dormant dans la rue, on les confond parfois avec les festivaliers des Vieilles Charrues » explique Johan, l’un des spécialistes.

      ▻https://www.lespicsdor.fr/fr/vote

      Vanderling @vanderling
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  • @baroug
    baroug @baroug 7/06/2017
    4
    @rastapopoulos
    @tofulm
    @cy_altern
    @mukt
    4

    CSS Grid and Grid Inspector in Firefox — Mozilla
    ►https://www.mozilla.org/en-US/developer/css-grid

    https://www.mozilla.org/media/img/mozorg/developer/css-grid/grid-meta-image.04501b110dc3.jpg

    CSS Grid simplifies existing layout patterns and adds new possibilities for graphic design.
    It’s a layout framework — without the framework.

    #web_design #css

    baroug @baroug
    • @rastapopoulos
      RastaPopoulos @rastapopoulos CC BY-NC 7/06/2017

      #intégration #web #HTML #grilles

      RastaPopoulos @rastapopoulos CC BY-NC
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  • @vanderling
    Vanderling @vanderling 30/04/2017

    ▻https://passeursdhospitalites.wordpress.com/2017/04/28/lage-des-grilles

    L’âge des grilles
    Le TGV de Calais entre en Gare du Nord à Paris. Il longe une longue grille qui le sépare de la voie suivante, comme un prolongement des grilles qui enserrent les voies ferrées aux approches de la gare de Calais – Fréthun, qui est entre autres la dernière station avant le Tunnel sous la Manche pour les voyageur-se-s en partance pour le Royaume-uni. Du côté du hall de la gare, les grilles se transforment en un mur de verre, visuellement moins agressif.

    Depuis quand ces grilles, prolongées d’un mur de verre, qui défendent les accès au Royaume-uni, sont-elles en place dans une gare parisienne ?

    Une étrange négligence explique notre ignorance. Les plus anciens #murs_anti-migratoires empêchant l’accès au territoire des pays européens recensés dans les chronologies sont en Afrique et entourent les villes de Melilla et Ceuta, enclaves espagnoles sur le sol marocain. Elles datent de 1998 et 2001.

    ▻http://lesmurs.org/index.php/fr/26-000-km-de-mur/les-murs/chronologie

    http://static.lexpress.fr/medias_10652/w_1520,c_fill,g_north/bulgarian-border-police-stand-near-a-barbed-wire-fence-on-the-bulgarian-turkish-border_5454144.jpg

    Vanderling @vanderling
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 30/04/2017

      #grilles #grillages #murs #barrières #Calais #chronologie #histoire

      CDB_77 @cdb_77
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  • @sinehebdo
    Dror@sinehebdo @sinehebdo 17/02/2017
    7
    @cdb_77
    @tintin
    @kassem
    @loutre
    @fadixu
    @les_listes_de
    @noun
    7

    Je sais que les liens sont déjà sur seenthis, mais je compile (depuis le mois de janvier seulement) :

    Les grilles :

    Paris : le Nord-Est de la capitale derrière les barreaux
    Cécile Beaulieu, Le Parisien, le 3 janvier 2017
    ►http://www.leparisien.fr/paris-75010/paris-le-nord-est-de-la-capitale-derriere-les-barreaux-03-01-2017-6521439

    Des grilles pour les migrants
    Gaëlle Krikorian, Vacarme, le 16 janvier 2017
    ►http://www.vacarme.org/article2979.html

    Les couvertures :

    A Paris, des policiers auraient confisqué des couvertures aux migrants malgré le froid
    Sud Ouest, le 08 janvier 2017
    ►http://www.sudouest.fr/2017/01/08/a-paris-des-policiers-auraient-confisque-des-couvertures-aux-migrants-malgr

    Les expulsions dans le froid :

    Quand pour mettre les familles à la rue police, mairie et préfecture sont solidaires
    Paris-Luttes Info, le 9 janvier 2017
    ►https://paris-luttes.info/quand-pour-mettre-les-familles-a-7342?lang=fr

    Les bennes :

    Migrants : la mairie de Calais installe une benne pour bloquer l’accès des douches
    Renaud Février, L’Obs, le 10 février 2017
    ►http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/migrants/20170210.OBS5132/migrants-la-mairie-de-calais-installe-une-benne-pour-bloquer-l-

    Calais : la mairie condamnée pour avoir empêché l’installation de douches pour les migrants
    Le Figaro, le 14 février 2017
    ►http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/02/13/01016-20170213ARTFIG00312-calais-la-mairie-condamnee-pour-empecher-l-instal

    Les pierres :

    La cruauté qui vient
    Marie Cosnay, Médiapart, le 12 février 2017
    ►https://blogs.mediapart.fr/marie-cosnay/blog/120217/la-cruaute-qui-vient

    Centre humanitaire : après les grilles, des pierres pour dissuader les migrants
    Iris Péron, L’Express, le 13 février 2017
    ▻http://www.lexpress.fr/actualite/societe/centre-humanitaire-apres-les-grilles-des-pierres-pour-dissuader-les-migrant

    L’interdiction de nourrir :

    Paris : des bénévoles empêchés de nourrir des migrants près du centre de La Chapelle
    Laura Thouny, L’Obs, le 16 février 2017
    ►http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20170216.OBS5413/paris-des-benevoles-empeches-de-nourrir-des-migrants-pres-du-ce

    #Paris #Calais #France #Migrants #Cruauté #honte #pierres #grilles #couvertures #expulsions #bennes
    #recension

    Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 17/02/2017
      @sinehebdo

      Quelques liens en plus sur les #barrières (#grillages / #grilles) :
      ►http://seen.li/by4e

      et #merci @sinehebdo

      CDB_77 @cdb_77
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 25/02/2017

      La suite (des #pierres) :

      Paris : des tailleurs de pierres s’attaquent aux « blocs anti-migrants »
      Amandine Seguin, L’Express, le 25 février 2017
      ►http://www.lexpress.fr/actualite/societe/paris-des-tailleurs-de-pierres-s-attaquent-aux-blocs-anti-migrants_1882949.

      #solidarité

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @vanderling
      Vanderling @vanderling 28/03/2017

      « Ce n’est pas par souci de créer un jardin que l’on plante des buissons denses et extrêmement touffus. L’écologie, plutôt en vogue, est utilisée pour chasser les sans-abri »

      « Gouvernée par le zèle du luxe, l’impératif touristique et la tentation du tout privé, Paris s’enrichit depuis une dizaine d’années d’invraisemblables dispositifs visant à rendre le territoire urbain le plus inhospitalier possible. »

      « Les urbanistes travaillent très dur pour garder la pauvreté hors de notre champ de vision. Et les citoyens coopèrent parce qu’ils ne veulent pas voir. Nous approuvons tacitement cet apartheid. »

      « Des stratégies censées rendre l’espace public plus sûr, ne perçoivent le public que comme une menace et traitent tout le monde comme un criminel. »

      ►https://seenthis.net/messages/550081
      ▻https://seenthis.net/messages/582447#message583278

      Vanderling @vanderling
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 12/05/2017

      J’avais raté ça, la destruction du camp de migrants à Stalingrad à coup de bulldozer en septembre 2016 :
      ►https://twitter.com/RemyBuisine/status/776683265876955136

      #vomir

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 19/12/2017

      J’ai du en rater, mais là je suis obligé de rajouter : les tentes de réfugiés lacérées par la police...
      ▻https://seenthis.net/messages/653411

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 19/12/2017

      Et pour la totale indécence...
      J’ai entendu dire le weekend passé à Briançon (2 journées de solidarité envers les migrants) que « aux migrants on enlève les couvertures, mais la protection civile en distribue pour les fans de Hallyday qui gèlent à ses funérailles ».
      Je pensais que c’était une boutade, mais...

      Des couvertures de survie pour les fans de Johnny

      Les fans se sont donc réunis par centaines de milliers, et ce malgré un froid glacial, devant l’église de la Madeleine pour la cérémonie religieuse. La protection civile leur a même distribué des couvertures de survie pour les aider à surmonter le froid et l’attente.

      https://www.lesrepliques.com/photo/art/default/18781615-22831324.jpg?v=1512895156#.jpg

      ▻https://www.lesrepliques.com/Des-couvertures-de-survie-pour-les-fans-de-Johnny_a2267.html

      #honte

      CDB_77 @cdb_77
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 30/12/2020

      La suite :
      ►https://seenthis.net/messages/573068

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
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  • @kassem
    Kassem @kassem CC BY-NC-SA 16/02/2017
    6
    @sinehebdo
    @touti
    @mad_meg
    @7h36
    @tintin
    @odilon
    6

    #Paris : des #bénévoles empêchés de nourrir des #migrants près du centre de La Chapelle
    ►http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20170216.OBS5413/paris-des-benevoles-empeches-de-nourrir-des-migrants-pres-du-ce

    « #Honteux ». Un collectif de bénévoles raconte avoir été empêché de distribuer un petit déjeuner à des migrants ce jeudi matin devant le centre #humanitaire de la Chapelle (Paris 18e) par des #policiers. « Après les retraits de couvertures, après les dispersions, après les pierres, on passe à l’étape suivante : les migrants sont empêchés de manger », raconte le collectif « #Solidarité Migrants Wilson » dans un post Facebook.

    Kassem @kassem CC BY-NC-SA
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 16/02/2017

      La liste de la honte :
      ►https://seenthis.net/messages/570452

      #Paris #France #Migrants #Cruauté #honte #pierres #grilles #couvertures #parpaings #bennes

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @kassem
      Kassem @kassem CC BY-NC-SA 17/02/2017

      #touristes_illégaux

      Kassem @kassem CC BY-NC-SA
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  • @sinehebdo
    Dror@sinehebdo @sinehebdo 16/02/2017

    Après les couvertures et les grilles, les parpaings et les bennes, maintenant les pierres.. la créativité en matière de cruauté a toujours été une qualité de l’être humain qui me fascine, et dont les dirigeants socialistes de la capitale française ne sont pas dépourvus...

    Centre humanitaire : après les grilles, des pierres pour dissuader les migrants
    Iris Péron, L’Express, le 13 février 2017
    ▻http://www.lexpress.fr/actualite/societe/centre-humanitaire-apres-les-grilles-des-pierres-pour-dissuader-les-migrant

    Aussi ici :
    ▻https://seenthis.net/messages/569165
    ►https://seenthis.net/messages/568631
    ►https://seenthis.net/messages/557438

    #Paris #France #Migrants #Cruauté #honte #pierres #grilles #couvertures #parpaings #bennes

    Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @colporteur
      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA 16/02/2017

      Sisyphe(s) Porte de la Chapelle, 13 février 2017

      https://pbs.twimg.com/media/C4kmJkeWMAAVYL5.jpg

      colporteur @colporteur CC BY-NC-SA
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 16/02/2017

      A propos de créativité dans la cruauté, je n’ai même pas réussi à finir de lire cet article :

      États-Unis : les violences sexuelles comme méthode de torture
      Anne-Laure Pineau et Sophie Tardy-Joubert, Orient XXI, le 15 février 2017
      ►http://orientxxi.info/magazine/etats-unis-les-violences-sexuelles-comme-methode-de-torture,1717

      #USA #torture #culture_du_viol

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 16/02/2017

      Paris : des bénévoles empêchés de nourrir des migrants près du centre de La Chapelle
      Laura Thouny, L’Obs, le 16 février 2017
      ▻https://seenthis.net/messages/570708

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
    • @sinehebdo
      Dror@sinehebdo @sinehebdo 25/02/2017

      La suite (des #pierres) :

      Paris : des tailleurs de pierres s’attaquent aux « blocs anti-migrants »
      Amandine Seguin, L’Express, le 25 février 2017
      ►http://www.lexpress.fr/actualite/societe/paris-des-tailleurs-de-pierres-s-attaquent-aux-blocs-anti-migrants_1882949.

      #solidarité

      Dror@sinehebdo @sinehebdo
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  • @tintin
    jean michel @tintin 5/01/2017
    6
    @cdb_77
    @mad_meg
    @lyco
    @supergeante
    @7h36
    @kassem
    6

    Paris : le Nord-Est de la capitale derrière les barreaux - Le Parisien
    ►http://www.leparisien.fr/paris-75010/paris-le-nord-est-de-la-capitale-derriere-les-barreaux-03-01-2017-6521439

    http://s1.lprs1.fr/images/2017/01/03/6521439_dee24ff0-d1df-11e6-9bbb-26abffc127cd-1.jpg

    Terre-pleins clos, allées verrouillées à double tour, aires de sport et stations Vélib’ condamnées par de hautes grilles métalliques. C’est le visage, parfois carcéral, qu’offrent désormais certains secteurs des Xe, XVIIIe et XIXe arrondissements, dans le nord-est parisien. L’un des stigmates inscrits dans le paysage urbain, de la crise migratoire sans précédent qui touche la capitale, dans ses quartiers populaires, depuis deux ans.

    #effort_considérables_de_la_Mairie j’ai envie de dire. Aussi #carcéral #atmosphère #honte #temps_pourri

    (sinon l’article me gave avec ses superlatifs sur la « vague » évidemment sans-précédent ou la « crise des migrants » (on s’en lasse pas) et je n’ai pas dépassé l’intro).

    • #Paris
    jean michel @tintin
    • @tintin
      jean michel @tintin 5/01/2017

      soit-dit en passant les même barrières clotûrent maintenant le #parc_des_Olieux à #lille

      jean michel @tintin
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 5/01/2017
      @daphne @marty

      #murs #barrières #urban_matter #paysage_urbain #grilles #grillages #Paris #crise_migratoire #barrières

      cc @daphne @marty

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 17/01/2017
      @isskein

      des grilles pour les migrants

      Au fil des mois cette année, les espaces publics du quartier Jaurès/Stalingrad/Flandre/La Chapelle à Paris se sont couverts de grilles, grillages et barrières. Ce dispositif, avec l’aide de quelques camionnettes de CRS et de policiers en civil, est destiné à empêcher des migrants/réfugiés/sans-papiers d’installer des tentes et de camper dans la rue.

      ►http://www.vacarme.org/article2979.html
      via @isskein

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 12/02/2017
      @isskein

      Reçu par email via @isskein avec ce commentaire :

      Paris, porte de la Chapelle.

      Des #blocs_de_pierre ont été placées sous le pont, là où les réfugiés s’abritent la nuit en attendant parfois plusieurs jours leur éventuelle admission au centre de la Chapelle.

      Avec des amis nous voulons déplacer ces blocs, parce que ça suffit comme ça les actes ignobles, les cruautés.

      #pierres

      http://i.imgur.com/3QrFUSI.jpg http://i.imgur.com/6fbCafV.jpg

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 12/02/2017

      La #cruauté qui vient

      Vendredi, alors qu’il neige ou presque à Paris, sous le pont, porte de la Chapelle, la mairie fait installer de grosses pierres. Ainsi les personnes sans refuge ne pourront plus s’allonger, s’allonger les uns contre les autres, pour se tenir un peu chaud, sous ce pauvre abri qu’est le pont. Même pas un pont. Même pas les corps contre les corps. Des pierres au lieu des corps.

      ►https://blogs.mediapart.fr/marie-cosnay/blog/120217/la-cruaute-qui-vient

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 17/02/2017

      Paris : des bénévoles empêchés de nourrir des migrants près du centre de La Chapelle

      Le collectif « #Solidarité_Migrants_Wilson » raconte avoir été empêché de distribuer un petit déjeuner dans des conditions normales aux abords du centre humanitaire de La Chapelle.

      http://referentiel.nouvelobs.com/file/15908900-paris-des-benevoles-empeches-de-nourrir-des-migrants-pres-du-centre-de-la-chapelle.jpg

      ►http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20170216.OBS5413/paris-des-benevoles-empeches-de-nourrir-des-migrants-pres-du-ce
      #nourriture #distribution_de_nourriture

      CDB_77 @cdb_77
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 9/09/2021

      http://i.imgur.com/NjL4ZOb.png

      #Stalingrad #Paris #anti-migrants #anti-réfugiés
      vu sur twitter le 10.11.2016

      CDB_77 @cdb_77
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  • @bug_in
    bug_in @bug_in CC BY-NC-SA 24/12/2014

    Angoulême : les grilles anti-SDF pourraient être enlevées provisoirement [vidéo]

    http://images.charentelibre.fr/images/2014/12/24/angouleme-installe-des-grillages-anti-sdf_460527_536x358p.JPG?v=1

    ▻http://www.charentelibre.fr/2014/12/24/angouleme-installe-des-grillages-anti-sdf,1932039.php

    • #Angoulême
    bug_in @bug_in CC BY-NC-SA
    • @reka
      Phil Reka docs & archives @reka CC BY-NC-SA 25/12/2014

      #provisoirement #truc_de_ouf

      Phil Reka docs & archives @reka CC BY-NC-SA
    • @cdb_77
      CDB_77 @cdb_77 25/12/2014

      #SDF #sans-abris #Angoulême #grilles_anti-SDF
      En lien avec cela : ▻http://seen.li/5vnh

      CDB_77 @cdb_77
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  • @uston
    Uston @uston 4/08/2014
    4
    @touti
    @monolecte
    @7h36
    @zad_poleon
    4

    Grèce : elles s’enchaînent aux grilles de l’usine de Skouries
    ▻http://antigoldgr.org/fr/2014/08/04/grece-elles-senchainent-aux-grilles-de-lusine-de-skouries-skouries

    http://antigoldgr.org/fr/wp-content/uploads/sites/6/2014/08/Protesta.jpg

    Douze femmes ont décidé de protester à l’entrée d’Ellinikos Chrysos qui « pousse » illégalement à Skouries, en s’enchaînant aux grilles de l’usine illégale en construction.

    Douze femmes ont décidé de protester à l’entrée de l’usine illégale d’Ellinikos Chrysos (Hellas Gold, filiale du géant Canadien Eldorado Gold) qui « pousse » illégalement à Skouries, en s’enchaînant aux grilles de l’usine en construction.

    Elles protestent contre l’amendement qui vise à légaliser le crime environnemental qui se déroule en Chalcidique. L’amendement sera adopté demain au Parlement en même temps que la nouvelle loi concernant les forêts qui donne à Ellinikos Chrysos carte blanche et lui permet de poursuivre son « œuvre ».

    Eldorado Gold est en effet en train de construire une usine de traitement en plein milieu de la forêt de Skouries et la population locale, qui lutte depuis des années contre ce projet, a beau demander à voir les permis de construire et les études d’impact environnemental, rien ne leur est jamais délivré.......

    http://antigoldgr.org/fr/wp-content/uploads/sites/6/2014/08/Skouries_20140804_1.jpg

    >>>

    #Grèce : elles s’enchaînent aux #grilles de l’#usine de #Skouries

    <<<

    • #Skouries
    • #Grèce
    Uston @uston
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