• Partage, remix, culture participative | La Revue - | Observatoire des Politiques Culturelles
    http://www.observatoire-culture.net/rep-revue/rub-article/ido-1131/partage_remix_culture_participative.html

    Hervé Le Crosnier

    Dès qu’elle est offerte à l’usage du public, une oeuvre culturelle devient également un fonds commun, un élément d’une culture partagée. C’est avant tout sur les usages, la façon dont ils sont ou non autorisés et les capacités de reproduction ou de diffusion ultérieures par les usagers/lecteurs que nous devons faire porter notre attention. Un regard qui prend en conscience les droits culturels des populations1 autant que les droits des créateurs et créatrices à un revenu et au respect de leur travail. Or, cette approche devient un enjeu majeur pour le partage de la culture dès lors que le réseau informatique mondial permet, pour un coût marginal tendant vers zéro, de rediffuser des oeuvres, de les utiliser dans la construction d’autres oeuvres dites de « remix » ou d’en dériver de nouvelles oeuvres par imitation ou détournement.

    #Culture_participative #Remix #Droit_auteur #Hervé_Le_Crosnier

  • Au-delà des marchés et de l’Etat, les communs ? – Les VIDEOs – Le Maltais rouge
    https://lemaltaisrouge.com/2018/03/28/au-dela-des-marches-et-de-letat-les-communs-11-04-18

    Vidéos montées de la soirée sur les communs du 11 avril initiée par six fondations.

    avec
    Hervé LE CROSNIER, ancien enseignant-chercheur à l’université de Caen, éditeur C&F éditions, membre du conseil scientifique de la Fondation de l’Ecologie Politique.
    Le débat est animé par Pierre KHALFA, membre de la Fondation Copernic
    La thématique des communs est, depuis quelques années, au cœur des débats. En France comme à travers le monde, elle sous-tend des milliers de mobilisations et d’initiatives innovantes.
    En permettant de dépasser concrètement le face à face traditionnel du marché et de l’Etat, elle peut être riche de potentialités transformatrices pour répondre aux défis majeurs de notre temps comme à la volonté de changer la vie quotidienne.
    Comme tout processus travaillant le réel, elle fait l’objet d’approches différentes, de débats, voire de controverses quant à sa nature, son périmètre ou encore sa portée. Afin d’aller plus loin dans les questionnements et les échanges, six fondations vous invitent à la conférence-débat du mercredi 11 avril au Maltais rouge.

    #Communs #Hervé_Le_Crosnier #Vidéo

  • Les Biens communs - C&F éditions - Ressource en ligne | ECHOSCIENCES - Normandie
    https://www.echosciences-normandie.fr/articles/les-biens-communs-c-f-editions-ressource-en-ligne

    Ce mercredi 13 septembre le Dôme accueillait Hervé Le Crosnier, enseignant chercheur honoraire - depuis 1 semaine ! - à l’Université de Caen Basse-Normandie. Ses enseignements portent (portaient donc...) sur les technologies de l’internet et la culture numérique. Ses cours de culture numérique délivrés en amphi ont été filmés par le Centre d’Enseignement Multimédia de l’Université de Caen et rendus disponibles comme ressources éducatives libres (http://huit.re/hervelc-culture-numerique). Il est également éditeur multimédia chez C&F éditions, maison d’édition spécialisée sur les questions de culture numérique, de la société de l’information et des biens communs (http://cfeditions.com ). Derniers ouvrages parus : Une introduction aux communs de la connaissance, C&F éditions, octobre 2015.

    Vous avez-dit Communs ? Les sociétés s’appuient sur un ensemble de communs, de ressources partagées et d’activités qui se situent en dehors du cadre marchand ou administratif. Alors que l’État et le Marché sont l’objet de toutes les attentions, les communs assurent la cohésion sociale, permettent d’expérimenter de nouvelles relations et développent un sens du partage à partir des expériences vécues. Avec les communs, ce sont les notions d’usage qui deviennent essentielles. La propriété reste cantonnée à sa place, et ne peut plus s’étendre à l’ensemble des activités. En particulier la notion de propriété se trouve mise au défi dans quatre grands secteurs : la terre, le travail, la monnaie et la connaissance. Comment l’activité collective peut trouver d’autres solutions aux crises multiples (sociales, économique, environnementale, culturelle et démocratique) que nous connaissons ? Comment redonner toute sa place et sa valeur aux stratégies de partage des ressources et de construction collaborative ?

    Avec accès aux diapositives utilisées en bas à gauche

    #Communs #Hervé_Le_Crosnier #C&Féditions

  • La culture numérique a-t-elle besoin de médiation ? | Cairn.info
    https://www.cairn.info/revue-cahiers-de-l-action-2017-1-page-9.htm

    Par Hervé Le Crsnier, dans l« Les cahiers de l’action », une revue de l’INJEP

    Les opérateurs de service diffusent depuis les débuts de l’informatique un discours triomphaliste dont la nature générale est de remplacer les apprentissages, le monitorat, l’accompagnement par la « qualité » des interfaces. Il n’y aurait plus besoin d’apprendre à maîtriser les outils, car leur fonctionnement serait « naturel ». Foin des décisions humaines, des rapports de force ou de domination, des représentations idéologiquement marquées… l’accès serait ouvert pour tous, dans le monde entier, et les systèmes s’adapteraient en permanence aux usages pour faciliter la vie des internautes.

    Dans le même temps, les usagers des services internet se débrouillent, engagent leur créativité pour exploiter les opportunités du réseau et créer de nouveaux modes d’interaction culturelle. Ils et elles braconnent les terres numériques pour inventer une nouvelle culture populaire, pour reprendre le terme utilisé par Michel de Certeau. Cette culture numérique se transmet par horizontalité : les premiers acteurs écrivent des tutoriels pour aider les suivants à les rejoindre ; les groupes se constituent qui échangent savoirs et savoir-faire ; des lieux deviennent emblématiques de la volonté de travailler en commun, à l’image des fablabs.

    Ces deux images du développement des réseaux informatiques existent et cohabitent. L’internet est une figure de Janus, qui porte autant la construction de pouvoirs immenses que l’opportunité de renforcer les capacités des acteurs et des groupes que ceux-ci peuvent constituer. Les plateformes du web, en captant les traces d’usage, en utilisant des systèmes extrêmement rapides pour suggérer des pistes provenant de la comparaison entre les chemins individuels et les statistiques des autres usagers, en concentrant les sources de revenu et en devenant des acteurs d’une richesse largement supérieure à de nombreux États, sont devenues des puissances à la fois économiques et idéologiques de premier ordre. Des puissances face auxquelles la compréhension des mécanismes d’aliénation (l’économie de l’attention au service de l’industrie de l’influence ) ou des modèles d’affaire (l’oligopole de revente des données personnelles) reste encore balbutiante. Dans le même temps, les usagers savent construire une nouvelle culture en « parasites » de ces grandes structures commerciales. Pour renforcer leur pouvoir et assurer leurs bénéfices, les plateformes de l’internet doivent, comme tous les médias, offrir des informations et des services qui seront capables d’intéresser les usagers, et de les faire revenir le plus souvent possible nourrir la machine, ce que d’aucuns appellent le digital labor . Il devient dès lors possible de construire des groupes, des réseaux humains à l’intérieur des médias sociaux, des pratiques alternatives, voire subversives… et les usagers ne s’en privent pas. La culture mainstream, aujourd’hui celle des médias de l’internet, devient un outil pour le détournement, pour la création d’une culture participative.

    Dans ce jeu de territoire entre les nouveaux pouvoirs et les individus dynamiques, l’éducation populaire peut trouver une nouvelle place et un renforcement de ses principes de base. Partir de ce que font et savent les usagers pour leur permettre de décrypter et comprendre les mécanismes du contrôle, de la concentration économique ou de la pression mentale, tout autant que de partir des intérêts que ces mêmes usagers éprouvent pour les activités numériques en réseau pour développer une nouvelle culture de l’émancipation : nous voici au cœur de l’histoire et des théories de l’éducation populaire.

    #Hervé_Le_Crosnier #INJEP #Education_populaire #Culture_numérique