• Lettre ouverte à Diane Abbott, députée

    Chère Diane,

    En tant que militants du mouvement socialiste des travailleurs/travailleuses, nous avons été très préoccupé·es d’apprendre que, lors de la « Conférence internationale contre la guerre » qui s’est tenue à Londres le 20 juin, vous avez qualifié la guerre meurtrière menée par la Russie contre le peuple ukrainien de « campagne de l’OTAN contre la Russie ».

    Vous avez cité la guerre en Ukraine comme le dernier point, et non des moindres, d’une liste clairement destinée à répertorier les crimes commis ou soutenus par les puissances impérialistes occidentales, y compris la violence meurtrière d’Israël à l’encontre des Palestinien·nes.

    Dans le même ordre d’idées, vous avez qualifié de « coup d’État » soutenu par l’Occident le renversement de la tyrannie de Bachar al-Assad en Syrie, maintenue au pouvoir par une violence extrême et par l’intervention militaire sanglante de la Russie et de l’Iran. La question ici n’est pas l’hostilité envers le nouveau régime syrien, mais le fait d’embellir Assad et ses soutiens impérialistes.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/12/19/le-combat-de-linternationalisme-contre-le-campisme-le-cas-de-lukraine/#comment-75404

    #international

  • Survivre à la frontière : Ceuta et la (non-)crise du régime migratoire

    Comment expliquer l’afflux massif des derniers jours de juillet ?

    En juin dernier, sur le quai de la gare de Cordoue, Amin me racontait qu’il y a neuf mois, peu avant ses 18 ans, il avait quitté sa ville, Sidi Slimane, pour se rendre à Tétouan. De là, il s’est jeté à l’eau pour rejoindre Ceuta ; il a dû nager pendant neuf heures, en longeant la côte pour échapper à la surveillance à la frontière. Une fois à Ceuta, il a été hébergé dans un centre pour mineurs, puis transféré par le gouvernement espagnol vers un autre centre pour mineurs immigrés à Madrid. À sa majorité, il a dû quitter l’établissement et a vécu dans la rue avec d’autres jeunes immigrés. Heureusement pour lui, une procédure spéciale de régularisation des étrangers était alors en cours, dont il a pu bénéficier. Lorsque nous nous sommes rencontrés, il était en route pour Málaga, où il avait une offre d’emploi comme réparateur de téléphones portables. Amin a survécu à la traversée jusqu’à Ceuta, mais sur les plus de cent quarante personnes qui ont péri en Méditerranée il y a quelques jours, aucune n’a eu autant de chance. Cette conversation a eu lieu en 2026, mais elle aurait tout aussi bien pu se dérouler en 2000 : le projet de passer la frontière demeure toujours d’actualité. Alors, comment expliquer cet afflux massif de ces derniers jours de juillet ?

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/05/apres-ceuta-pour-les-droits-des-personnes-migrantes-contre-toutes-les-formes-de-racisme-et-autres-textes/#comment-75402

    #international

  • The Syllabus
    https://www.the-syllabus.com/about

    The good content is already here; it’s just not evenly distributed

    Comme #Seenthis en plus grand ?
    C’est un projet de Evgeny Morozov et c’est payant.

    We are a non-profit knowledge curation platform committed to defending and strengthening a well-informed public sphere. To do that, we strive to unearth, disseminate, and highlight high-quality information – without deepening public dependence on opaque algorithmic solutions pushed by Big Tech. We do so both by offering individual subscribers a “clean” feed of high-quality content – and by working with institutions (think-tanks, foundations, media, companies) who have their own bespoke information needs.

    How We Do It

    Artisanal automation? Yes, that’s us. Curation done right. With humans and machines. Every day, we find hundreds of intellectual gems. The gems that vanish in social media noise. We vet them. Carefully. And you only get to see the best. No noise, no distraction, no clickbait. Only the serious stuff you miss.
    1.

    Monitor

    We start by tracking our sources. Thousands of them. Some famous. Others obscure. All of them fascinating. And we keep adding new ones. Across 60 topics. Climate and AI. Literature and populism. Migration and cities. In depth. You won’t be bored.
    2.

    Review

    Our curators step in here. They examine everything. Thoroughly. To find refreshing voices. Voices that go against the grain. On topics that matter. Topics that everyone should be talking about. And certainly will be. For years. But you read it here first.
    3.

    Curate

    That’s where we make your syllabus. Yes, yours. Finetune it as you want. Topics, media types, languages. You can tweak it all. Plus, our curators make editions of their own. So that you can stop wasting time on Twitter. Everything you need is here.

    “The Syllabus turned up material I just never would have come across otherwise...
    It’s bloody magic.”
    Brian Eno
    Musician and artist

    “Having limited time to read means that The Syllabus is a life-saver in seeking information, keeping up on societal creativity and finding research and analysis to base future policy on.”
    Li Andersson
    MEP and Chair of the European Parliament’s Committee on Employment and Social Affairs

    “I don’t know how I’ve lived so long without this service. The Syllabus is a fantastic resource, delivering an embarrassment of intellectual riches.”
    Kaiser Kuo
    Writer, musician, podcaster

    Fondateur de 唐朝 (Táng Cháo)
    https://en.wikipedia.org/wiki/Kaiser_Kuo

    https://www.youtube.com/watch?v=gE95GulBfNo


    L’Internationale version hard rock chinoise. On ne sait jamais si ca peut encore servir. ;-)

    C’est comme Star Sprangled Banner par Jimi Hendrix vingt ans avant.

    https://www.youtube.com/watch?v=sjzZh6-h9fM

    #internet #information #news #politique #

  • FSM 2026 : Atelier sur l’autonomie des communautés isolées et dialogue entre le Sud et le Nord global

    par Audrey Simard, membre du collectif Jeunesse pour le FSM 2026

    Près de 25 participantes et participants, provenant du Canada, du Bénin, du Niger, du Nicaragua, du Mexique, des États-Unis, de la France et de plusieurs autres pays, ont pris part à cet atelier animé par Isabelle Béland avec Katalizo.

    À travers une réflexion sur les formes d’isolement vécu par certaines communautés (géographiques, administratives et économiques) ainsi que les impacts de la centralisation et la décentralisation du pouvoir, les personnes participantes ont partagé leurs expériences, leurs réalités et les défis auxquels leurs communautés sont confrontées. Les échanges ont permis de mettre en lumière les forces et les limites de ces deux approches dans différents contextes.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/03/14/fsm-2026-a-cotonou-les-mouvements-sociaux-du-monde-sorganisent-pour-participer-au-grand-rendez-vous-mondial-des-altermondialistes/#comment-75397

    #international

  • Les cafards, Modi et la fin de la peur (et autres textes)

    Aman Sethi : Les cafards, Modi et la fin de la peur
    Sankha Subhra Biswas : Les « cafards » en Inde – L’entrée en lutte d’une jeunesse sans avenir
    Nilakshi Das : Les manifestations de la génération Z redéfinissent la démocratie en inde
    Indira Jaising & Pratik Patnaik : Le trou dans le ciel
    Liens vers d’autres textes

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/10/les-cafards-modi-et-la-fin-de-la-peur-et-autre

    #inde

  • Fsm 2026 : les portes fermées appellent une démocratie radicale

    Déclaration de la délégation russe, Radical Democracy à l’occasion du Forum social mondial 2026

    Radical Democracy est une plateforme internationale qui rassemble des militant·es de plusieurs pays de l’espace post-soviétique et met en relation des dizaines de groupes civiques, politiques, médiatiques et de terrain russophones à travers le monde.

    Nous croyons au Forum social mondial parce que les mouvements séparés par les frontières, les langues et les réalités politiques ont besoin d’espaces où ils peuvent se rencontrer, débattre et agir ensemble.

    Aujourd’hui, partout dans le monde, nous assistons à une tendance plus large et profondément préoccupante : le rétrécissement de l’espace civique.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/03/14/fsm-2026-a-cotonou-les-mouvements-sociaux-du-monde-sorganisent-pour-participer-au-grand-rendez-vous-mondial-des-altermondialistes/#comment-75384

    #international

  • Khrys’presso du lundi 10 août 2026
    https://framablog.org/2026/08/10/khryspresso-du-lundi-10-aout-2026

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière. Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer … Lire la suite­­

    #Veille #Claviers_invités #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Revue_hebdo #Surveillance #veille #webrevue

  • Torturé dans les prisons d’Israël et en danger de mort : la campagne pour sauver le docteur Abou Safiya, médecin de Gaza
    https://www.lemediatv.fr/emissions/2026/torture-dans-les-prisons-disrael-et-en-danger-de-mort-la-campagne-pour-sau

    Le docteur Abou Safiya, dernier médecin de l’hôpital Kamal Adwan à Gaza, est aujourd’hui en danger de mort après un an et demi de détention arbitraire et de mauvais traitements. Des médecins français ont rejoint une campagne pour le sauver

    #International #Palestine

  • « Si vous voulez travailler, vous travaillez demain » : à Loudéac, l’indispensable main-d’œuvre des salariés roumains
    https://www.lemonde.fr/series-d-ete/article/2026/08/09/si-vous-voulez-travailler-vous-travaillez-demain-a-loudeac-l-indispensable-m

    « Si vous voulez travailler, vous travaillez demain » : à Loudéac, l’indispensable main-d’œuvre des salariés roumains
    Par Lionel Dangoumau (Loudéac [Côtes-d’Armor], envoyé spécial)
    Plusieurs milliers de Roumains sont venus travailler en Bretagne depuis l’entrée de leur pays dans l’Union européenne. Avec ses nombreux emplois, sa mission orthodoxe et son épicerie spécialisée, la petite ville des Côtes-d’Armor est un pôle d’attraction pour cette diaspora laborieuse.
    La traversée en voiture de l’immense zone d’activité de Loudéac, 400 hectares de béton entourés de champs à la sortie de la petite ville, est un voyage au pays de l’agroalimentaire : Vétagri, Entremont, Paticeo, Gelagri… « C’est le poumon économique des Côtes-d’Armor, affirme Bruno Le Bescaut, le maire (divers centre) de la ville, qui nous ouvre la mairie un samedi matin pour nous recevoir dans son bureau. A Loudéac, nous avons 10 000 emplois pour 10 000 habitants. » Parmi eux, il estime le nombre de citoyens roumains à « environ 450-500 ».Depuis l’entrée de la Roumanie dans l’Union européenne, en 2007, ils n’ont plus besoin de titre de séjour pour venir en France. De 2011 à 2021, dernier recensement en date de l’Institut national de la statistique et des études économiques, le nombre de Roumains en Bretagne a triplé, pour atteindre environ 6 500 personnes.
    Avec son association culturelle L’Amitié roumaine Centre Bretagne, Doïna Benalloul organise des expositions, des spectacles, et donne aussi des cours de français à la médiathèque de Loudéac, le samedi matin. « Dans les années 1990, je pense que j’étais la seule Roumaine, rigole-t-elle. Quand je suis revenue, en 2018, il y avait beaucoup de Roumains. Ici, si vous voulez travailler, vous travaillez demain ! C’est le plein-emploi. » Au premier trimestre, le taux de chômage dans les Côtes-d’Armor s’établissait à 6,6 %, contre 8,1 % en France, hors Mayotte.
    La filière agroalimentaire aurait aujourd’hui du mal à se passer de ses salariés ou intérimaires roumains, notamment pour certains métiers éprouvants, comme le ramassage des volailles. « C’est dur, confirme Georgiana Alichitoaie, 36 ans, originaire de Iasi, dans le nord-est de la Roumanie, qui s’était installée une première fois en 2015 à Loudéac avec son ex-mari. On travaille la nuit, il n’y a pas d’horaires fixes. On peut faire un chantier à 3 heures du matin et repartir pour un autre à 20 ou 30 kilomètres. Les volailles sont dans un bâtiment et on doit les mettre dans un chariot puis dans le camion, trois par trois ou deux par deux, et ce n’est pas facile parce qu’il y a beaucoup de poussière. » Rentrée en Roumanie pour divorcer, elle est revenue seule en 2019 à Loudéac, où elle vit avec ses deux fils, Denis, 15 ans, qui passe la semaine dans un institut médico-éducatif, et Rafael, 12 ans.
    Mais la participation des Roumains à l’économie locale ne se résume pas aux emplois non qualifiés. Sise à Lamballe, à 40 kilomètres au nord de Loudéac, la Cooperl est le numéro un de la production porcine en France. Environ 13 % de ses 7 500 salariés sont étrangers, et la nationalité roumaine est la plus représentée, avec près de 300 personnes, dont une dizaine sur le site de Loudéac. « Nous sommes sur un territoire où les départs à la retraite sont plus nombreux que les entrées dans la vie active, constate François Thébault, le directeur des ressources humaines de cette coopérative agricole et agroalimentaire. Il est aussi de plus en plus compliqué de pourvoir à nos besoins en compétences sur des métiers stratégiques, comme ceux de technicien de maintenance ou de technicien en énergie. On ne peut pas fonctionner sans recruter en dehors de notre territoire et à l’international. On a fait le choix de l’assumer et de l’accompagner. »
    Des agences d’intérim se sont même spécialisées dans le recrutement de travailleurs roumains, comme CAPA Intérim, qui compte six agences dans le Grand Ouest et une antenne à Ploiesti, près de Bucarest. « On a des intérimaires d’autres origines, mais c’est vrai qu’il y a des liens particuliers avec ce pays, assure Madalina Marin, 36 ans, assistante relations humaines à l’agence de Josselin (Morbihan) et elle-même roumaine. On recherche majoritairement des profils pour le secteur agroalimentaire, l’industrie, le BTP. Par exemple des ouvriers d’abattoir, comme des désosseurs de volaille ou de porc, des postes où on ne demande pas forcément d’expérience antérieure. Ce qui attire les Roumains ici, c’est surtout l’élément financier. Le coût de la vie est moins élevé en Roumanie, mais il y a de l’inflation, et les salaires ne suivent pas forcément. »
    « A la base, je suis technicienne industrielle dans le textile et, en Roumanie, je gagnais le salaire minimum, 150 euros par mois », témoigne Georgiana Alichitoaie. Après le ramassage des volailles et des périodes d’intérim en abattoir, elle est devenue opératrice de fromagerie, et dit toucher entre 2 200 et 2 400 euros net par mois. Arrivée en 2018 en provenance de Giurgiu, dans le sud de la Roumanie, Nicoleta Gaura, 50 ans, y était couturière et gagnait 300 euros par mois. En Bretagne, elle a commencé comme pareuse en abattoir, pour un salaire mensuel de 1 400 euros : « Avec un couteau, on coupe pour enlever la graisse, le sang, le cartilage, c’est un travail très dur. » Elle est aujourd’hui formatrice à la Société bretonne de volaille et se réjouit de devenir bientôt propriétaire de son logement. « J’ai bien réussi, mais j’ai beaucoup bossé pour ça ! », se félicite-t-elle.
    « Il y a deux typologies, schématise Bruno Le Bescaut au sujet des résidents roumains de sa ville. Les sédentaires, qui exercent souvent dans les professions moyennes et supérieures : techniciens spécialisés, ingénieurs, médecins… Ils s’installent, achètent, parlent français. Et puis les intérimaires, qui font des allers-retours. » Ces derniers, souvent de jeunes hommes qui veulent rentabiliser au maximum leur séjour, sont prêts à accepter des conditions de logement sommaires. Avec la promiscuité et le désœuvrement, en dehors du travail, des épisodes de tapage et des problèmes avec le voisinage ont surgi, sur fond d’alcoolémie. « Le principal problème, c’est le logement, reconnaît l’édile. Mais les employeurs ont été sensibilisés au sujet, et ils ont répondu présent. Ils mettent moins d’employés dans les maisons. »
    Forte de son dynamisme, que reflètent les nombreux commerces d’un centre-ville coquet et bien entretenu, Loudéac pourrait postuler au statut de capitale officieuse de cette communauté laborieuse, qui peut venir faire ses courses à l’épicerie Transilvania, tenue par Ionut et Alina Guler. Professeure de violon, Alina Guler a quitté la Roumanie avec son mari quand la crise financière de 2008 a frappé l’affaire familiale où il travaillait.Après avoir déjà repris en 2016 une épicerie roumaine à Pontivy (Morbihan), Alina et Ionut Guler ont racheté celle de Loudéac, il y a deux ans. Ils ont alors quitté le petit local originel pour ouvrir un espace de 400 mètres carrés, où 80 % des produits proposés sont roumains, de la charcuterie fumée aux fromages, en passant par les conserves de chou en saumure, indispensables pour cuisiner les sarmale, un plat de fête. Un grossiste de Nantes les livre deux fois par mois. « On est partis de zéro, rappelle Alina Guler. Quand on est arrivés, ni mon mari ni moi ne savions parler français. Au début, à Pontivy, nous étions la seule épicerie roumaine. Le week-end, les gens venaient de Brest, Lorient, Vannes, Quimper… Maintenant, il y en a d’autres. » Une grande surface non loin vient même d’ouvrir son propre rayon de produits roumains.
    A deux pas de la mairie, les fidèles orthodoxes de Loudéac ont aussi la possibilité de se rendre à la chapelle catholique Notre-Dame-des-Vertus, qui accueille une mission de l’Eglise orthodoxe roumaine, placée sous le patronage du saint hiéromartyr Charalampe de Magnésie. Pour la fête de Pâques, le bâtiment était plein à craquer, avec plusieurs centaines de personnes réunies autour du père Emil Ungureanu. Lui est arrivé en Bretagne en 2014. Il a d’abord mis de côté sa licence en restauration d’objets d’art pour… un CAP de charcutier-traiteur, avant d’être rattrapé par sa foi. Ordonné prêtre en 2017, il se consacre à la paroisse de Loudéac depuis 2021. Il a fait profiter son église de ses talents de décorateur : il a peint les figures dorées qui embellissent l’iconostase, la cloison séparant l’autel des fidèles dans la liturgie orthodoxe. Ici, il célèbre mariages et baptêmes – « une trentaine l’an dernier », souligne-t-il.
    Dans la conversation, il dit « chez nous, en Bretagne », et offre des spécialités roumaines – coliva (gâteau de blé concassé), cozonac (brioche), placinta (feuilleté) – après avoir confessé une quinzaine de fidèles, qui lui ont soufflé leurs difficultés morales ou physiques : « Les ouvriers des abattoirs souffrent de tendinites, de hernies. » Il se félicite que les Roumains soient « bien accueillis », même si certains ont plus de mal à se faire à l’exil. « Soit parce qu’ils n’ont pas réussi à créer une sociabilité suffisante, soit à cause du travail, explique-t-il. Récemment, un boucher est rentré en Roumanie parce que, maintenant, les salaires ont augmenté. »
    Les nombreuses familles qui réussissent à trouver une situation économique stable envisagent moins ce retour. « Je veux rester ici, insiste Georgiana Alichitoaie. La France est le pays qui voit grandir mes enfants, et mes enfants, c’est ma vie. Ils sont plus en sécurité ici que dans une grande ville. C’est propre et, pour nous qui n’avons pas fait d’études supérieures, c’est plus facile de trouver du travail que dans d’autres régions. »Originaire de Targoviste, au nord de Bucarest, Madalina Marin s’était d’abord installée en Pologne, puis en Ile-de-France. En Bretagne, elle a trouvé un environnement qui lui convient : « Je ne connaissais pas trop la région, mais aujourd’hui je partage pas mal de ses valeurs. J’aime aussi la nature dont on peut profiter ici. J’ai commencé les démarches pour obtenir ma naturalisation, mais ça traîne beaucoup. » Alina Guler aussi voudrait la nationalité française, pour elle, son mari et leurs trois enfants. « On est sérieux, bien intégrés, on paie nos impôts comme tout le monde, on est des bosseurs », justifie-t-elle, prête à convaincre qu’elle est ici pour de bon.

    #Covid-19#migration#migrant#france#bretagne#roumanie#agroalimentaire#economie#immigration#travailleurmigrant#integration#sante

  • Europe’s free satellite service just made it easier to track wildfires

    Copernicus Browser adds wildfire visualization amid record wildfire season.

    The wildfires afflicting communities across the world can now be tracked more easily by anyone using Europe’s free and open satellite imagery service—all thanks to a wildfire visualization script originating from nearly a decade ago.

    The #Copernicus_Browser provides free access to the latest satellite imagery taken by the European Space Agency’s Sentinel satellites for the European Union’s Earth observation program. The three satellites of the Sentinel-2 mission have proven especially useful for wildfire monitoring by providing multi-spectral imaging at resolutions as granular as 10 meters in visible light and near-infrared bands—and the Copernicus Browser previously offered 10 default visualization layers using different combinations of spectral bands.

    Now Copernicus Browser has also added a straightforward “wildfires” visualization layer for Sentinel-2 imagery that went live on August 4. Anyone clicking on this layer while looking at a wildfire location can see active fires in white or yellow, burning vegetation in red, and burned landscapes in dark brown or black.

    That helpful wildfire visualization enhancement comes from a script written in JavaScript by remote sensing expert Pierre Markuse. As explained by Geovisualization, Markuse’s script combines the red visible light band, the narrow near-infrared band to highlight the differences between healthy and burned vegetation, and the short-wave infrared 2 band to reveal burned landscape by revealing moisture levels in the soil.

    Users could previously add this script manually to Copernicus Browser sessions by copying and pasting it using the custom visualization option under the default layers.

    But Simon Proud, mission scientist for Sentinel-2 at the European Space Agency, pushed to get the script integrated into Copernicus Browser as a default option. He announced that the integration had finally happened in a Discord channel on a server run by the investigative journalism group Bellingcat.

    There are other existing and emerging satellite constellations capable of detecting and monitoring wildfires and wildfire smoke. NASA’s FIRMS tool provides free access to a global map of fires detected by NASA satellite sensors and is rapidly updated within several hours—although such NASA satellite imagery is only available in coarser resolutions down to 250 meters.

    By comparison, the Sentinel 2 satellite imagery is updated every few days but provides much higher resolution imagery in certain bands down to a 10-meter spatial resolution. That makes it arguably the best free and publicly available tool for delivering higher-resolution satellite imagery of everything from wildfires to war zones.

    Unfortunately, there is no shortage of wildfires to keep an eye on across the world as climate change exacerbates traditional wildfire seasons. Much of Washington and Oregon is experiencing wildfires and smoke, Canada’s wildfire season is on track to be one of the country’s worst, and firefighters continue to battle blazes in France and Spain, where hundreds of thousands of people have evacuated during a record-breaking wildfire season.

    https://arstechnica.com/gadgets/2026/08/europes-free-satellite-service-just-made-it-easier-to-track-wildfires

    #monitoring #feux #incendies #feu #satellites #images_satellites #image_satellite #cartographie #visualisation

  • IA et science : du pliage de protéines… à l’illusion de la connaissance
    https://framablog.org/2026/08/09/ia-et-science-du-pliage-de-proteines-a-lillusion-de-la-connaissance

    L’idée que l’IA serait l’avenir de la science comme on l’entend très souvent est bien plus un moyen d’orienter les investissements qu’une vérité scientifique.

    #Enjeux_du_numérique #Intelligence_Artificielle #Claviers_invités #Dans_les_algorithmes #hubert_guillaud #Intelligence_artificielle

  • Région Arabe : Le grand exode vers Ceuta – Un nouveau chapitre douloureux dans la souffrance des migrant·es au Maroc, en Afrique et dans le monde

    7 août 2026

    Fin juillet et début août, le Maroc a été le théâtre d’une tentative massive de migration vers Ceuta, où des dizaines de milliers de personnes ont cherché à franchir la frontière maritime et terrestre pour rejoindre l’Espagne, dans l’une des vagues migratoires les plus éprouvantes et tragiques de ces dernières années.

    En quelques heures seulement, plus de 48 000 jeunes, femmes, hommes et familles ont réussi à traverser la mer ou à franchir le mur séparant le Maroc de l’Espagne (dans Ceuta occupée, une ville historiquement marocaine mais actuellement sous occupation espagnole), dans l’une des plus grandes opérations de migration collective au monde, rappelant les événements qui avaient eu lieu dans la même région en 2021.

    Lors de cette traversée et de cet exode massif, environ 90 personnes ont perdu la vie, noyées ou mortes d’épuisement, de faim et de soif en tentant de franchir la frontière. De nombreuses personnes ayant réussi à entrer à Ceuta ont également été victimes de violences, d’humiliations, d’agressions et de mauvais traitements.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/05/apres-ceuta-pour-les-droits-des-personnes-migrantes-contre-toutes-les-formes-de-racisme-et-autres-textes/#comment-75365

    #international

  • UNDROP : Sans terre, sans semences, il n’y a pas d’avenir paysan

    Entretien avec Geneviève Savigny, membre du Groupe de travail des Nations Unies sur les droits des paysans (UNDROP), réalisé par Elena Rusca et publié initialement sur le journal El Clarin

    Alors que les crises alimentaires, climatiques et géopolitiques s’intensifient, les paysannes et les paysans, qui nourrissent la majeure partie de l’humanité, demeurent parmi les populations les plus exposées à la pauvreté, à l’expropriation et à la violence. Depuis 2018, la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans (UNDROP) offre un cadre inédit pour protéger leurs droits collectifs, leurs semences, leurs terres et leurs savoirs. Mais sa mise en œuvre reste fragile. Geneviève Savigny, membre du Groupe de travail chargé de l’UNDROP, analyse les défis agraires, semenciers et politiques auxquels sont aujourd’hui confrontées les campagnes du monde, de l’Afrique de l’Ouest à l’Amérique latine.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/09/29/mise-en-oeuvre-de-lundrop-une-etape-cle-pour-parvenir-a-la-justice-sociale-et-climatique/#comment-75364

    #international

  • #Iran : comment le fiasco des États-Unis contribue à remodeler l’équilibre des forces
    https://lvsl.fr/iran-comment-le-fiasco-des-etats-unis-contribue-a-remodeler-lequilibre-des-forc

    Les objectifs annoncés par l’administration américaine, au lancement de l’opération Epic Fury, semblent bien loin : démantèlement du programme nucléaire iranien, récupération de l’uranium enrichi, destruction des capacités balistiques du pays, voire renversement du « régime »... Au-delà du fiasco diplomatique et militaire pour les Etats-Unis, la séquence - toujours en cours - annonce une recomposition des rapports de force au Moyen-Orient. Et à l’échelle mondiale, l’Iran a rendu au #pétrole son statut d’arme de #guerre, avec une intensité jamais vue depuis les années 1970.

    #International #Les_États-Unis,une_puissance_menacée ? #République_islamique_d'Iran #Sanctions #Trump

  • Panique chez les Démocrates : la gauche américaine gagne du terrain
    https://www.lemediatv.fr/emissions/2026/panique-chez-les-democrates-la-gauche-americaine-gagne-du-terrain-KZdmY-pi

    L’aile progressiste du Parti Démocrate continue de prendre du terrain. Après New York, c’est dans le Michigan, avec Abdul El-Sayed en tête de gondole, que ces derniers remportent une séries de victoires importantes.

    #International

  • À Guerlesquin, un couple d’éleveurs-fromagers face à une fermeture d’un mois jugée sévère
    https://splann.org/ferme-trofalher-guerlesquin-fermeture

    Élevage caprin et bovin certifié biologique, la ferme de #trofalher, à Guerlesquin (29), a vu son activité stoppée durant un mois à la suite d’un contrôle inhabituel et ressenti comme brutal. Une situation qui illustre la difficulté des petits producteurs à composer avec la rigueur de normes pensées pour l’agro-industrie. L’article À Guerlesquin, un couple d’éleveurs-fromagers face à une fermeture d’un mois jugée sévère est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Industrie_agroalimentaire #agriculture #agriculture_bio #agriculture_paysanne #chèvres #contrôles #élevage #finistère #fromage

  • #Inde : comment le « parti des cafards » entend poursuivre son mouvement - RFI
    https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20260807-inde-comment-le-parti-des-cafards-entend-poursuivre-son-mouvement

    Debout devant la presse, en t-shirts et chemises froissées, les animateurs du « parti des cafards » affichent le style de leur génération.

    Leur fondateur, Abhijeet Dipke, inscrit, pourtant, le mouvement dans l’héritage des grandes figures de l’Inde contemporaine : « La justice sociale du docteur Ambedkar, la paix et la non-violence de Mahatma Gandhi, et le rêve d’une Inde moderne de Jawaharlal Nehru. Notre idéologie est celle de la Constitution indienne. »

    Leur cible désormais : la fermeture massive des écoles publiques. L’État invoque la rationalisation. Eux dénoncent un recul du droit à l’éducation. « 94 000 écoles publiques ont été fermées en 10 ans. On aurait pu les rénover, mais le gouvernement a préféré les condamner. L’éducation n’est pas un business, c’est un droit fondamental. »

    La démission du ministre de l’Éducation a consacré une première victoire. Pour les « cafards », cependant, le véritable acquis est ailleurs : « Le plus grand accomplissement de ce mouvement, c’est d’avoir brisé la peur dans l’esprit des gens. Cette jeunesse a rendu sa voix au pays. Elle lui a redonné le courage de questionner le pouvoir et d’exiger des réponses. »

    Le réveil gagne d’autres États. Dans le Jharkhand, région minière de l’Est de l’Inde, des milliers d’étudiants manifestent jour et nuit contre des recrutements publics entachés de fraudes.

    Le « parti des cafards » entend prolonger cet élan par une tournée nationale à la rencontre de la jeunesse indienne, baptisée « Kya Bolti Public », c’est-à-dire « Qu’en dit le peuple ».

  • Empreintes landaises - Les Landes : la forêt ou les hommes ?
    https://fresques.ina.fr/landes/fiche-media/Landes00105/les-landes-la-foret-ou-les-hommes.html

    Excellente émission de 1982 ! Avec en plus un article de contexte dessus.
    (La conclusion de Bernard Manciet à la toute fin, pour le journaliste. 😅)

    Dans les Landes, l’implantation massive de pins résultant de la loi du 19 juin 1857, encouragée par Napoléon III, engendre de profondes mutations dans la société et le mode de vie des Landais. En un demi siècle, l’ancien système agro-pastoral est supplanté par un système sylvicole entièrement tourné vers l’exploitation de la résine et basé sur la privatisation des espaces communautaires.

    https://mp4studio.ina.fr/lire/2SoFZbKt1ut_KiDCkhSzVjKZJpcGfUkYfNNe4zFXB5_82Bs4O4i7mJXUOYHHcMcwsRROLy

    À lire pour la suite, que faire maintenant pour changer ça :

    La forêt des Landes va-t-elle disparaitre ?
    https://www.youtube.com/watch?v=MpLZ3L50s-s

    En 2022 et désormais en 2026, la forêt des Landes est dévastée par des mégafeux. Des incendies incontrôlables, très rapides, et qui exposent de plus en plus les populations. La faute au changement climatique et à une plantation de pin, extrêmement inflammable. D’où cette question, le modèle de la forêt des Landes a-t-il vécu ? Faut-il replanter différemment la forêt ? Faut-il ne pas la replanter du tout ?

    Pour en parler, nous discutions avons Arthur Guérin-Turcq, géographe, géographe de l’environnement, spécialisé dans les conflits en forêt, enseignant à la Sorbonne et qui coordonne un projet de recherche : « Habiter les cendres : la forêt girondine après l’incendie »

    #histoire #télévision #INA #Landes #forêt #colonisation #Napoléon #sylviculture #industrialisation

  • #inverse_cramer

    Vente massive de Bitcoin : Jim Cramer dit vouloir vendre ses BTC - Journal du Coin
    https://journalducoin.com/bitcoin/vente-massive-de-bitcoin-jim-cramer-dit-vouloir-vendre-ses-btc

    Un revirement de plus dans une longue série qui remonte à 2017, au point d’avoir donné naissance à un indicateur boursier à part entière : l’inverse Cramer.

    (...)
    Cramer n’a jamais communiqué la taille de sa position ni associé le moindre wallet à son nom, et aucune société d’analyse blockchain ne le suit. Impossible, donc, de vérifier s’il possède réellement des bitcoins, et encore moins la quantité. C’est là que l’histoire diverge de la lecture « signal d’achat » qui circule ailleurs : avant de parler de marché, il faudrait déjà établir qu’il y a un vendeur.

    En effet, le parcours de Cramer sur le bitcoin ressemble à une girouette documentée depuis près de dix ans. En décembre 2017, en plein premier assaut vers les 20 000 dollars, il qualifiait le bitcoin de « monopoly money » et déconseillait d’y toucher. Puis, en septembre 2020, il en achetait pourtant autour de 10 000 dollars. Ensuite, en juin 2021, il revendait l’essentiel de sa position en invoquant la répression chinoise sur le minage, quelques mois avant que le bitcoin n’atteigne un nouveau record proche de 70 000 dollars. En janvier 2024, il annonçait un « vilain » krach à la veille du lancement des ETF bitcoin spot américains ; le repli qui a suivi n’a duré que quelques semaines. Un an plus tard, en janvier 2025, il qualifiait au contraire le bitcoin de « bon actif à détenir en portefeuille ». Le mois dernier encore, il le décrivait comme un « mauvais argent » liquidé au profit de valeurs comme SpaceX, Apple ou Nvidia. Août 2026 signe donc son cinquième retournement en moins de neuf ans.

    Le bitcoin n’est pas son seul terrain de fausses alertes. Le 8 février 2023, Cramer assurait que Silicon Valley Bank était sous-évaluée et que Wall Street s’inquiétait « à tort » de sa situation. Un mois plus tard, la banque s’effondrait dans la deuxième plus grosse faillite bancaire de l’histoire des États-Unis à l’époque.

  • trigger point 28-5-26
    https://radioblackout.org/podcast/trigger-point-28-5-26

    TRACKLIST Vanfleet – euclid GANJ – Sortie nocturne featuring Wonky Ouija Azemad – أوضة – Oda ft. Siko Slam Damos Room – Dust 4 Dust Amando x Miles Won – Einskommafünf Makumbo – Pavone escha – loe horror show escha edit Damos Room – Molars Azemad – شكوى – Shakwa Modern Collapse – ZEROXL S.Murk […]

    #artigianato #Bass #hip-hop #industrial #obscure
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/05/trggrpnt_42_280526.mp3

  • Le siècle du « rêve chinois »
    https://lvsl.fr/le-siecle-du-reve-chinois

    Après le « siècle de l’humiliation » puis les erreurs de #Mao_Zedong, la #chine a finit par rattraper son retard de développement sur l’Occident à une vitesse incroyablement rapide. Après l’urbanisation de masse, la maîtrise de toutes les filières industrielles et la fin de l’extrême pauvreté, l’Empire du milieu entend désormais être une « civilisation écologique » et a réalisé de vrais progrès en ce sens. Si les critiques occidentales sur le manque de libertés et l’aliénation sociale restent vraies, l’expression de « rêve chinois » n’est pas infondée. Pour le journaliste allemand Fabian Scheidler, il est temps de s’intéresser réellement à la Chine, au-delà des clichés, et de comprendre en quoi consiste le « socialisme aux caractéristiques chinoises ».

    #International #Comment_la_Chine_change_le_monde #croissance #écologie #impérialisme #transition_énergétique #voiture_électrique #Xi_Jimping

  • Dernière heure : le gouvernement du Bénin revient sur sa position et confirme la tenue du FSM 2026

    Il ouvre l’accès à l’université et laisse entrer les caravanes au Bénin

    Dans une nouvelle rencontre entre le Secrétariat technique d’organisation (STO) et les représentants du gouvernement béninois, celui-ci a accepté d’autoriser la tenue du FSM à Cotonou, au sortir d’une rencontre du Conseil des ministres. La nouvelle a été accueillie avec un grand soulagement parmi les centaines de personnes qui sont déjà sur place et qui sont des étrangers pour l’essentiel. Des citoyennes et citoyens de 148 sont déjà sur place. En conséquence, le gouvernement autorise la tenue des activités à l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) et permet l’entrée des caravanes refoulées aux frontières (voir article hier).

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/03/14/fsm-2026-a-cotonou-les-mouvements-sociaux-du-monde-sorganisent-pour-participer-au-grand-rendez-vous-mondial-des-altermondialistes/#comment-75328

    #international