#leur_travail_de_nazi

  • #Covid19 : le privilège des intégristes de Saint-Nicolas-du-Chardonnet #fachosphère #catholibans – Journal d’un #antifa (parmi d’autres)
    https://gauchedecombat.net/2020/04/12/covid19-le-privilege-des-integristes-de-saint-nicolas-du-chardonnet-

    Cette nuit vers minuit, les policiers […]sont intervenus à l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet où de nombreux fidèles assistaient à une messe pascale. Un office qui se tenait clandestinement malgré l’épidémie de Covid-19 et les règles strictes de confinement prises par les autorités.

    […]Un fidèle en sortant, leur a indiqué qu’une quarantaine de personnes se trouvait à l’intérieur. Les policiers ont pris contact avec le prêtre qui a été verbalisé pour non-respect des règles de confinement.

    Selon différentes sources policières issues de la sécurité publique, les participants, contrevenant également aux règles du confinement, n’ont fait l’objet d’aucune contravention de 135 euros. Ils ont pu regagner leur domicile sans être contrôlés. (!!!)

    https://www.lepoint.fr/societe/info-le-point-messe-pascale-et-clandestine-en-l-eglise-saint-nicolas-du-char

    • Au mois de mars dans la région de Bourgoin-Jallieu dans l’Isère, une messe avait été organisée dans un camping. Là, ce sont les fidèles qui avaient écopé d’une amende pour non-respect du confinement. Le curé avait de son côté fait l’objet d’un rappel à la loi sans condamnation pécuniaire.

      Ça se passe beaucoup quand tu appelles au non-respect du confinement pour la bonne cause.

      À mettre en regard avec les violences policières dans les quartiers populaires. Qu’un mec qui organise un rassemblement illégal écope de la même peine qu’un autre qui n’a acheté que deux paquets de biscuits, que les imbéciles qui le suivent ne soient pas même verbalisés, voilà qui signifie bien un confinement à deux vitesses.

    • D’accord avec toi @touti, c’est une véritable protection (et tant mieux, ça rend plus visible cette action policière dure dans les quartiers pauvres mais vous comprenez ils ne sont pas civiques). Mais il en ressort avec l’affaire iséroise surtout une grande improvisation, un grand #arbitraire, la bride sur le col de la gendarmesque et de la police concernant le respect du confinement...

  • Coronavirus : les services de renseignement craignent l’embrasement après le confinement - Le Parisien
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/coronavirus-les-services-de-renseignements-craignent-l-embrasement-apres-

    Ils ont baptisé leur collectif « Refusons le retour à la normale ». Depuis le 4 avril, ces militants de la mouvance contestataire rennaise préparent des actions chocs à coups de slogans et invitations Facebook à des rassemblements… dont l’heure est connue (11 heures) mais pas le jour. Épidémie de coronavirus oblige. « Notre colère ne sera pas confinée. Retrouvons-nous dans la rue dès la fin du confinement ! scandent-ils sur les réseaux sociaux. Mettons le pouvoir en quarantaine ! »

    Voilà le type de messages qu’analysent quotidiennement les policiers des renseignements français depuis la crise sanitaire. Dans des notes confidentielles sur le « suivi de l’impact du Covid-19 en France », les agents du service central du renseignement territorial (SCRT) alertent sur le risque d’embrasement de la contestation sociale à la sortie du confinement. « Le jour d’après est un thème fortement mobilisateur des mouvances contestataires, lit-on dans ces analyses datées du 7, 8 et 9 avril. Le confinement ne permet plus à la gronde populaire de s’exprimer, mais la colère ne faiblit pas et la gestion de crise, très critiquée, nourrit la contestation. »

    #paywall...

    • C’est pourquoi le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, avait évoqué jeudi « des réseaux d’ultra-droite et d’ultra-gauche très actifs, qui appellent à préparer un certain nombre d’actes », devant la mission parlementaire. Mais sans livrer plus de précisions.


      L’un documents appelant à des actions violentes qu’ont trouvé sur les réseaux les services de renseignement./DR

      Les notes du SCRT révèlent que des groupuscules de la mouvance autonome — tels « Nantes Révoltée » ou « Rouen dans la rue » — exploitent l’exaspération du monde médical face à la pénurie de masques et de matériel de protection. Et appellent ainsi « à une transversalité des luttes », qui associeraient « gilets jaunes et blouses blanches ».

      Des manifestations sont déjà prévues pour le premier samedi post-confinement ou le 21 juin, en hommage à Steve Maia Caniço, ce jeune mort en marge d’une opération de police controversée à Nantes l’an passé. Lors des grèves de novembre contre la réforme des retraites, des rapprochements avaient déjà été observés entre Gilets jaunes radicalisés et cheminots irréductibles.

      « Attestation de déplacement révolutionnaire »
      Dans l’attente de la sortie du confinement, les agents du renseignement anticipent « la création de comités de lutte entre personnes d’un même immeuble » ainsi « qu’une organisation commune à distance ».

      Ils ont constaté la diffusion d’une « attestation de déplacement révolutionnaire » éditée par un média alternatif bordelais se revendiquant des Gilets jaunes. Parmi les cases à cocher de ce document « à utiliser sans modération après le confinement » : « déplacements entre le domicile et le pouvoir indispensables à l’exercice d’émeutes », « participation à des commandos sur demande des assemblées populaires »…

      Selon les policiers du renseignement, ces mêmes collectifs d’ultra-gauche s’exaspèrent des modalités du confinement et y voient l’occasion d’afficher « leur hostilité envers les forces de l’ordre ». « La police représente une menace plus grande que le virus lui-même », assène un site militant radical, affirmant que « le confinement est utilisé pour harceler, humilier et parfois tuer ceux identifiés à risques pour le pouvoir : les habitants des zones pauvres. » Quand un autre site voit dans le projet de « tracking » des malades du Covid-19 « l’efficience de la techno-police » visant à « surveiller les corps et âme de la plèbe ».

      L’ultra-droite mobilisée
      Cette contestation trouve aussi un écho parmi les sympathisants de l’ultra-droite, dont les identitaires. « L’ultra-droite critique la politique anxiogène qui est menée depuis le début de la crise par des technocrates de l’Etat, visant selon elle à culpabiliser et à manipuler les Français », résument les agents du SCRT. Lesquels ont relevé des écrits appelant ouvertement à la révolte violente.

      « La France est une cocotte-minute […] Ce gouvernement macronien a-t-il conscience des sommes de haine et de colère qui s’accumulent ? […] Que les comportements collectifs pourraient se déchaîner contre lui avec toute la brutalité d’une mutinerie sanglante ? » prophétise par exemple un identitaire sur le site du groupuscule la Ligue du Midi. « Toutes les conditions sont réunies pour mettre à bas cette classe politique malfaisante », appuie un militant d’Égalité et réconciliation, estimant que « nous sommes en phrase prérévolutionnaire ».

      « Un risque avéré de rapprochement entre ultras radicaux et syndicats »
      Un membre des services de renseignement résume : « D’un côté, l’ultra-gauche interprète le confinement comme la mainmise de l’Etat et un supposé totalitarisme. De l’autre, l’ultra-droite nourrit fantasmes et théories du complot sur l’origine de la crise. Nous sommes très vigilants sur les formes que prendra cette contestation à l’issue. » D’un côté comme de l’autre de la mouvance, les sympathisants espèrent que la crise débouchera sur un nouveau modèle de société.

      Selon le SCRT, le concept de « jour d’après » séduit aussi les syndicats traditionnels, qui estiment « que la crise démontre les limites du néolibéralisme » où « seule la logique financière prime ». Les victimes économiques de la crise pourraient être tentées de descendre dans la rue.

      « Il y a un risque avéré de rapprochement entre ultras radicaux et syndicats dans les secteurs transport et énergie,° constate David Le Bars, secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN). °Des pans entiers de l’économie sont à l’arrêt forcé et d’autres en profitent, comme les grands groupes, ce qui crée encore des raisons au complotisme. »

    • pour une fois :-)

      pas de code : ma connexion rame et le paywall met une bonne minute à se mettre en place après affichage de l’intégralité de l’article…
      il m’a suffi d’interrompre le chargement

      (c’était souvent comme ça au début pour la presse nationale et certains titres de la PQR « bloquent » encore ainsi leur contenu, avec quelques variantes…)

    • Covid ou manif, jamais sans mon masque
      https://seenthis.net/messages/835466
      https://expansive.info/Covid-19-Nous-ne-pouvons-compter-que-sur-nos-solidarites-et-nos-resistan
      https://expansive.info/Refusons-le-retour-a-la-normale-2-2173
      vous faites pas chier avec le paywall et leparisen (tête de chien, policier) @expansive et @nantesrevoltee sont sur seenthis.
      expansive affiche le lien www.facebook.com/pasderetouralanormale/
      ett cui-là aussi https://seenthis.net/messages/839048
      et n’oublie pas le meilleur vaccin contre le pouvoir c’est la rue !
      https://kickingrecords.bandcamp.com/track/la-france-dort

    • Ça commence déjà à craquer …

      Bruxelles : affrontements en plein confinement, plus de 40 personnes en garde à vue
      Le décès d’un jeune homme de 19 ans après une course-poursuite avec la police, vendredi soir, à Anderlecht, a provoqué des affrontements dans ce quartier populaire de la capitale.

      http://www.leparisien.fr/faits-divers/bruxelles-affrontements-en-plein-confinement-plus-de-40-personnes-en-gard

      Le 11 avril 2020 à 22h12

      C’est un scénario cauchemardesque en plein confinement. La police belge a arrêté samedi 43 personnes qui avaient pris part à des violences après une collision mortelle entre une voiture de police et un jeune homme à scooter.

      Vendredi, dans le quartier d’Anderlecht, ce garçon de 19 ans prénommé Adil a croisé une patrouille de police qui lui a demandé de s’arrêter, en vain. Alors que les fonctionnaires ont pris en chasse le deux-roues, celui-ci est entré en collision avec une deuxième voiture de police. Son conducteur est mort sur le coup. Un scénario qui rappelle celui qui avait abouti aux émeutes de Villiers-le-Bel en 2007.

    • Contrairement à sa légende, je ne vois aucun signe de violence dans cette image, si la simple phrase #retrouvons_nous_dans_la_rue est devenue synonyme de violence ça présage …

      L’un documents appelant à des actions violentes qu’ont trouvé sur les réseaux les services de renseignement./DR

      #avec_masques #avec_foulards #avec_lunettes

    • et oui ça se présage … ces étrons assermentés sont violentés par le simple fait qu’un médecin montre son caducé pour certifier qu’il est bien médecin.

      Je comprends, au fil de la conversation, que ce n’est pas d’une verbalisation insensée et abusive dont il s’agit, mais de mon attitude « incivique » car j’aurais « utilisé ma fonction comme d’un Graal pour circuler ! »

      https://www.liberation.fr/debats/2020/03/30/la-policiere-l-attestation-et-les-gens-comme-ca_1783580
      https://seenthis.net/messages/836341

      #leur_travail_de_nazi

    • Retrouvons-nous dans la rue dès la fin du confinement ! scandent-ils sur les réseaux sociaux. Mettons le pouvoir en quarantaine ! »

      Dubitatif je suis ... parce que
      a) il n’y aura pas de réel fin de confinement avant longtemps
      b) avec quoi affronterons-nous les milices (sur)armées du #Macronistan et l’#état_policier ?
      c) ce n’est pas sur les « rézosocios » qu’on pourra efficacement organiser la « résistance ».
      d) on pourrait bien tous·tes se retrouver en #GAV avant d’avoir pu bouger le petit doigt.

    • Se promettre de se retrouver dans la rue masqué au moment du déconfinement, c’est appeler à ruser avec la légalité qui proscrit de se dissimuler le visage dans l’espace public à un moment ou le manque de masques est su de tous, ressenti par un grand nombre de gens. C’est revendiquer de se jouer de la loi à partir d’une situation qui autorise un tel jeu. Un appel à un illégalisme bien éloigné de l’optimisation fiscale ou d’autres pratiques du genre mieux tolérées par l’État. Là est la violence dont il est question pour la police. Rien d’étonnant alors à ce qu’une perspective de maintien de l’ordre considère qu’une telle violence peut en appeler d’autres et que ce soit l’ensemble de ces violences qui doivent être prévenues et réprimées, car sinon comment en limiter la puissance ?
      En plus des méthodes les plus connues (face aux manifs, aux occupations, aux grèves, aux actions), on peut s’attendre à toute sorte de coups tordus répressifs (compter sur des rivalités entre oppositionnels et les développer, par exemple, comme le fit le FBI contre les Black Panthers).

      Par ailleurs, je trouverais pas mal de pas coller du nazi partout. Ça banalise. Et on risque de ne plus distinguer bien les modalités diverses de la délation, des abus de pouvoir, des pratiques policières, de punition, de lois d’exception, d’autoritarisme d’État. Il me semble que fascisme est plus plastique, variable historiquement. Et qu’à propos de la police, la qualifier de fascisante est bien suffisant.

      Pour prévenir et réprimer le désordre qu’occasionnerait un grand nombre de manifestants masqués, les civils, les caméras de surveillance, les drones, et les salles de contrôle préfectorales auraient sans doute à être suppléées comme à Baltimore de moyens d’"enquête aérienne", comme à Baltimore, avec ses « trois avions équipés de caméras haute résolution au-dessus de la ville [dont] les systèmes d’imagerie peuvent photographier jusqu’à 32 miles carrés par seconde, permettant la reconstruction au ralenti de pratiquement tous les mouvements extérieurs. »
      https://seenthis.net/messages/842103
      Restera plus pour dérouter la police qu’à passer comme l’armée israélienne à travers les immeubles ? Rien de marrant, et c’est pas près d’arriver, même si les passages par les toits surveillés par hélicoptère lors d’affrontations en banlieue y invite, mais pas grand chose de nazi non plus.

      Pour ce qui est des manifs sous le confinement, il y eu celle des soignants de l’hosto de je ne sais plus où dans le Nord (restée sur la parking de l’hosto), celles des travailleurs des Baras à Montreuil. J’ai pas connaissance d’autre exemple.

      Pour ce qui est des affrontements avec la police, il y en a sporadiquement dans divers quartiers en ce moment aussi. Après trois morts lors d’opération de police (Béziers, Angoulème, Bruxelles) liées au confinement, on a affaire à Bruxelles à une des rares villes ou la banlieue est dans la ville (comme à Marseille), le populaire non trié en coeur de ville. C’est pas fréquent du tout, sauf de manière dispersée, diffuse, y compris à Paris même, ou comme petites enclaves, dans plein de villes, ce qui permet de cantonner et réprimer aisément les manifestations d’hostilité. On a plutôt des villes policées et des quartiers que l’on dit relégués où si des ripostes à la présence et à l’action de la police ont lieu, elles sont le plus souvent vouées à rester locales voire invisibles (contre exemple novembre 2005), sauf à faire l’objet de campagnes politiques (collectifs des blessés par la police Comité vérité pour Adama Traoré).

      @tintin, la police (et le journal) dit « vous allez voir, on va essayer de gérer un truc qui risque d’être gros », ils sont pas dans le rabâché « les extrêmes se rejoignent » mais alertent sur une contestation qui a deux visages, celui de la gauche extraparlementaire (si on peut encore parler comme ça...) étant présenté comme potentiellement plus composite et donc susceptible d’être ingérable, et celui de l’extrême droite activiste. Par là il désignent un adversaire principal qui n’est pas de droite. Pas étonnant les flics sont plutôt fachos et le l’État-patron en redemande.
      Quand la fascisation répond plus à une poussée révolutionnaire (cf Lazzarato), elle s’invente des menaces (cf @sombre : le risque est faible, cf @arno : avec son « camp », Lallement se pignole), entre intox et auto-intox.

      #ennemi_intérieur #lejourd'après

    • Confinement : l’extrême gauche prépare la révolte du jour d’après
      https://www.letelegramme.fr/bretagne/confinement-l-extreme-gauche-prepare-la-revolte-du-jour-d-apres-14-04-2

      À Rennes (35) comme à Nantes (44), l’extrême gauche prépare l’après confinement. Les services de renseignement estiment que la rentrée sociale de septembre sera plus compliquée que jamais.

      Emmanuel Macron l’a annoncé lundi soir, le confinement est prolongé jusqu’au 11 mai. Pour les activistes membres de l’extrême gauche, cette prolongation sonne comme un nouveau coup de matraque permettant la poursuite d’une « expérimentation totalitaire » qui, sous couvert de bloquer l’épidémie de Covid-19, évite, en fait, « l’insurrection et la grève générale ». Pour contrer cela, les messages et les invitations se multiplient sur les réseaux sociaux.

      Les activistes appellent au rassemblement « insurrectionnel ». Créé le 4 avril à Rennes, le collectif « Refusons le retour à la normale » a déjà fixé le lieu et l’heure d’un premier rendez-vous de l’après confinement : 11 h - place de la République. Quant au jour, ce sera celui même du déconfinement.

      Le jour d’après, thème mobilisateur

      Dans le même registre, la reprise des « assemblées générales », censées faire converger les Gilets jaunes, les chômeurs et précaires en lutte, les membres du groupuscule d’ultra-gauche Défense collective, ainsi que des activistes féministes et des étudiants sont également programmées à 19 h à l’Hôtel-Dieu, le même jour.

      « L’interdiction de rassemblements a privé les militants d’extrême gauche de leur terrain de jeux, explique un policier rennais du service de renseignement territorial. C’est historique. Jamais, ils n’ont autant rongé leur frein. Donc, ils préparent le jour d’après. Après le confinement, la contestation sociale va reprendre, voire s’intensifier. Dans ce contexte, les propos de Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef sont une bêtise sans nom ! Des gens vont perdre leur travail, se retrouver au chômage, n’obtiendront pas leurs primes, toucheront un salaire amputé, devront liquider leurs congés sans partir en vacances, et lui, il incite à travailler plus sans contrepartie ? Autant jeter de l’huile sur le feu ! »

      Quelle sera l’intensité des mouvements sociaux, telle est la question. « Ça va dépendre de ce que décidera le gouvernement. Fera-t-il passer la réforme des retraites ? s’interroge ce policier spécialiste des mouvements sociaux. À seulement deux ans de l’élection présidentielle, cela paraît délicat. Autre inconnue : quelles seront les avancées pour les hospitaliers ? Les syndicats seront très attentifs à cela. » Le groupuscule autonome, Nantes révoltée, le sait. Il exploite d’ores et déjà l’exaspération du monde médical face à la pénurie de masques et de matériel de protection. Le but ? Faire « converger les luttes Gilets jaunes blouses blanches ».

      Enfin, quid de la manière dont le confinement sera levé. « Il y a fort à parier que tous les rassemblements resteront interdits afin d’éviter la propagation massive du virus, ajoute un autre spécialiste du renseignement. Si l’extrême gauche appelle à manifester, ce sera interdit par la préfecture. Le centre-ville sera barricadé par des cordons de CRS. Et les commerçants seront de nouveau privés d’activité. Et le cirque rennais recommencera. En septembre, assurément, la rentrée sociale sera compliquée. »

    • Dans un éclair de lucidité, « les agents du service central du renseignement territorial », autrement dit, la police politique du gouvernement, craignent un « embrasement après le confinement ». C’est un article du journal Le Parisien qui l’affirme. Il a fallu trois semaines aux enquêteurs pour en arriver à cette conclusion. Et des heures à glander devant des pages Facebook pour se faire peur.
      https://www.nantes-revoltee.com/%f0%9f%94%a5-lucide-le-gouvernement-craint-deja-la-revolte-lors-du-
      l’article du torchon parisien est disponible sur le site de @nantesrevoltee 12/4/2020

      Cet article démontre que le pouvoir craint d’avantage le déconfinement que la crise sanitaire. Avec des dirigeants pareils, on risque de ne pas être déconfinés avant le mois de juillet !

    • Contestation sociale : un printemps calme avant un automne chaud ? Anne Vidalie, le 17/04/2020 https://www.lexpress.fr/actualite/societe/contestation-sociale-un-printemps-calme-avant-un-automne-chaud_2123960.html


      Les policiers du renseignement parisien n’excluent pas quelques échauffourées le 1er mai. AFP / Hans Lucas

      Contrairement à leurs collègues du renseignement territorial, les policiers parisiens ne prévoient pas d’embrasement du front social avant la rentrée de septembre.

      #Paris #paywall

  • Le gouvernement prépare un algorithme pour déterminer la valeur d’une victime | korii.
    https://korii.slate.fr/tech/gouvernement-francais-decret-bareme-algorithme-indemnisation-prejudice-v

    icole Belloubet autorise cette dernière « à mettre en œuvre, pour une durée de deux ans, un traitement automatisé de données à caractère personnel ». L’objectif final est la mise en place du système algorithmique nommé « DataJust ».

    De quoi s’agit-il ? Le site officiel du projet le décrit comme la construction d’un « référentiel d’indemnisation des préjudices corporels ». En clair, un barème algorithmique destiné à automatiser et normaliser le calcul des sommes auxquelles les victimes peuvent prétendre en cas de litige.

    Pour les assurances, les fonds d’indemnisation, les victimes ou la puissance publique, la question de la valeur d’une vie ou de la réparation d’un préjudice, corporel ou psychologique, est épineuse. Elle se situe au carrefour de facteurs humains et moraux, juridiques, médicaux, techniques, économiques et éthiques.

    C’est souvent à la justice de se plonger dans ces savants et délicats calculs, parfois appuyée par des barèmes préexistants. Mais, par nature, la justice humaine n’est pas toujours égale, et des jurisprudences variables peuvent altérer l’égalité de traitement due aux victimes.

  • Blanquer, ministre de la matraque
    https://npa2009.org/actualite/education/blanquer-ministre-de-la-matraque

    En plein confinement, un arrêté vient d’être publié au Journal officiel, autorisant l’Éducation nationale à « acquérir et détenir des matraques de type bâton de défense ou tonfa, matraques téléscopiques et tonfas téléscopiques, relevant de la catégorie D » . Autrement dit, Blanquer arme ses Équipes mobiles de sécurité (EMS), qui deviennent de facto les CRS de l’Éducation nationale.

    Pour l’instant, il est prévu que cette mesure ne s’applique qu’à #Mayotte. Ce qui, d’un point de vue symbolique, est encore pire. Cela ne fait que confirmer que la France mène sur ce territoire une politique résolument colonialiste.

    #colonialisme

    • J’arrive pas à y croire mais voici le texte de l’arrêté :

      Arrêté du 7 avril 2020 relatif à l’autorisation de détention et de port d’armes pour les agents des équipes mobiles de sécurité du ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse dans le Département de Mayotte

      NOR : MENJ2006516A
      ELI : https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2020/4/7/MENJ2006516A/jo/texte

      Le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse et le ministre de l’intérieur,
      Vu le code de la sécurité intérieure, notamment ses articles L. 315-1, R. 312-22 et R. 312-25 ;
      Vu les circulaires interministérielles n° 2009-137 du 23 septembre 2009 et n° 2010-25 du 15 février 2010 portant création des équipes mobiles de sécurité du ministère de l’éducation nationale,
      Arrêtent :

      Article 1 En savoir plus sur cet article...

      Le ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse peut acquérir et détenir des matraques de type bâton de défense ou tonfa, matraques téléscopiques et tonfas téléscopiques, relevant de la catégorie D définie à l’article R. 311-2 du code de la sécurité intérieure, en vue de leur remise aux agents des équipes mobiles de sécurité, définies par les circulaires interministérielles des 23 septembre 2009 et 15 février 2010 susvisées, qui exercent leurs missions dans le Département de Mayotte.

      Article 2 En savoir plus sur cet article...

      Les agents mentionnés à l’article 1er du présent arrêté sont autorisés, pour l’exercice de leurs fonctions, à porter les armes qui leur sont remises par leur administration.

      Article 3 En savoir plus sur cet article...

      Le recteur de l’académie de Mayotte est compétent pour délivrer aux agents mentionnés à l’article 1er du présent arrêté une attestation nominative valant autorisation individuelle de port d’arme.
      Cette attestation est visée par le préfet du Département de Mayotte.
      Les agents doivent être munis de cette attestation lorsqu’ils sont porteurs de leurs armes.

      Article 4 En savoir plus sur cet article...

      L’attestation nominative ne peut être délivrée qu’aux agents ayant suivi une formation initiale aux règles de sécurité, de stockage, et de maniement des armes mentionnées à l’article 1er dont la durée ne peut être inférieure à 30 heures. Les modalités de la formation initiale et des entraînements réguliers auxquels sont astreints les agents sont fixées par instruction du secrétaire général du ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse.

      Article 5 En savoir plus sur cet article...

      Lorsqu’elles ne sont pas portées en service ou transportées pour la formation prévue à l’article 4 du présent arrêté, les armes doivent être conservées dans les conditions prévues à l’article R. 314-1 du code de la sécurité intérieure.

      Article 6 En savoir plus sur cet article...

      L’autorisation de port d’armes est caduque lorsque l’agent n’exerce plus de mission au sein des équipes mobiles de sécurité.

      Article 7 En savoir plus sur cet article...

      La secrétaire générale du ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse, le recteur de l’académie de Mayotte et le préfet de Mayotte sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

      Fait le 7 avril 2020.

      Le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse,

      Jean-Michel Blanquer

      Le ministre de l’intérieur,

      Christophe Castaner

      https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000041789706&dateTexte=&categorieLie

      –—

  • Contrôles arbitraires et violences policières : la répression en temps de confinement
    https://www.bastamag.net/attestation-controle-deplacement-PV-amendes-violences-policieres-confineme

    Depuis le début du confinement, les forces de l’ordre ont procédé à 8,2 millions de contrôle et 480 000 verbalisations. De nombreux témoins font état d’abus, de discriminations et de brutalités de la part des forces de l’ordre. Les organisations de défense des droits de l’Homme dénoncent des contrôles arbitraires et des #Violences_policières. Tour d’horizon de la répression en ces temps confinés. « J’ai senti que dans leur esprit, il y avait deux camps : les bons citoyens et les mauvais. » Mardi 17 mars au (...) #Décrypter

    / Santé , #Classes_populaires, Violences policières, A la une

    #Santé_

    • « C’est la première fois depuis la loi des suspects de 1793 que l’on ordonne que des gens restent en prison sans l’intervention d’un juge », dénonce Louis Boré, président de l’ordre des avocats au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation. Il défendait le recours déposé par le Conseil national des barreaux, la Conférence des bâtonniers et le bâtonnier de Paris.

      Les avocats sont unanimes pour dénoncer ces mesures. La plus haute juridiction administrative a ainsi également été saisie par l’Association des avocats pénalistes, l’Union des jeunes avocats, le Syndicat des avocats de France. Ils ont été rejoints par le Syndicat de la magistrature, la Ligue des droits de l’homme et l’Observatoire international des prisons.

      Le reste derrière paywall. @colporteur ?

    • C’est un peu comme si Macron se vengeai des soignantes, des avocates et des gilets jaunes et qu’il butait les veilles pour économiser des retraites avant celles nées avant 1975 dont il fait aussi l’économie à coup de 49.3.

    • Le ministère de la justice a fait savoir vendredi 3 avril que le nombre de personnes détenues dans les prisons a baissé de 6 266 entre le 16 mars et le 1er avril. Mais ceux qui sont présumés innocents parce qu’ils n’ont pas encore été jugés ne sont pas près de sortir.

      Le Conseil d’Etat a rendu le même jour en référé une décision qui fait grand bruit en validant l’une des mesures les plus contestées prises par le gouvernement dans le cadre des ordonnances de l’état d’urgence sanitaire : la prolongation de plein droit et sans débat des détentions provisoires.

      « C’est la première fois depuis la loi des suspects de 1793 que l’on ordonne que des gens restent en prison sans l’intervention d’un juge », dénonce Louis Boré, président de l’ordre des avocats au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation. Il défendait le recours déposé par le Conseil national des barreaux, la Conférence des bâtonniers et le bâtonnier de Paris.

      Limiter les extractions de détenus

      L’ordonnance du 25 mars modifiant la procédure pénale adapte ses dispositions au confinement qui impose aux magistrats comme à l’ensemble des citoyens de rester chez eux, sauf urgence. Pour limiter les audiences dans les cours et tribunaux et les extractions de détenus pour y assister d’une part, et limiter le risque d’annulation de procédures ou de libération de personnes considérées comme dangereuses ou susceptibles de faire pression sur des témoins, faute, pour les juridictions, d’avoir pu tenir une audience dans les délais d’autre part, l’article 16 de l’ordonnance prolonge de deux ou trois mois, selon les cas, la durée maximale des détentions provisoires ordonnées lors d’informations judiciaires sur des délits. Le délai supplémentaire est de six mois pour les procédures criminelles. La circulaire de la garde des sceaux, Nicole Belloubet, diffusée le 26 mars en application de cette ordonnance, précise qu’ « il n’est pas nécessaire que des prolongations soient ordonnées par la juridiction compétente pour prolonger la détention en cours » .

      Les avocats sont unanimes pour dénoncer ces mesures. La plus haute juridiction administrative a ainsi également été saisie par l’Association des avocats pénalistes, l’Union des jeunes avocats, le Syndicat des avocats de France. Ils ont été rejoints par le Syndicat de la magistrature, la Ligue des droits de l’homme et l’Observatoire international des prisons.

      Pourtant, le Conseil d’Etat les a éconduits sans même tenir d’audience. Il juge tout simplement « manifeste que les demandes en référé ne sont pas fondées » . Le président de la section du contentieux, Jean-Denis Combrexelle, a en effet le pouvoir de choisir les référés qui viennent à l’audience devant le juge et ceux qu’il rejettera sans débat. La juridiction suprême de l’ordre administratif juge en l’occurrence que l’ordonnance allongeant les délais de détention provisoire « ne peut être regardée, eu égard à l’évolution de l’épidémie, à la situation sanitaire et aux conséquences des mesures prises pour lutter contre la propagation du Covid-19 sur le fonctionnement des juridictions, (…) comme portant une atteinte manifestement illégale aux libertés fondamentales ».

      « En temps ordinaire, cette affaire serait venue à l’audience », affirme Louis Boré. Mais en ce temps d’état d’urgence sanitaire, le Conseil d’Etat croule sous les procédures. Pas moins de 56 demandes de référés ont été enregistrées depuis 16 mars et 27 ordonnances rendues sur des sujets liés à l’épidémie de Covid-19, apprend-on auprès de l’institution du Palais-Royal.
      Christian Saint-Palais, président de l’Association des avocats pénalistes (ADAP), se dit inquiet que le Conseil d’Etat rejette le recours sans répondre complètement aux arguments déposés.

      « Nous ne sommes pas fermés aux adaptations aux circonstances de la crise sanitaire, ni dans une posture contre la possibilité d’allonger les délais de détention provisoire, mais nous sommes opposés à ce que cela se puisse se faire sans débat devant un juge », dit-il. Une solution comme des audiences par visioconférence, contre laquelle est ordinairement l’ADAP, aurait pu être retenue, plaide son président.

      « Pressions hiérarchiques inhabituelles »

      M. Saint-Palais relate le cas d’un avocat qui, accompagné d’un détenu extrait de sa cellule, attendait lundi 30 mars une audience devant le juge des libertés et de la détention (JLD) de Nanterre. « Le JLD leur a dit de repartir, la détention provisoire étant prolongée sans débat », raconte l’avocat, qui souligne l’absurdité de l’application d’une disposition exceptionnelle censée éviter les extractions judiciaires… alors que le détenu était présent.

      La décision du Conseil d’Etat crée aussi des remous parmi les juges d’instruction, pourtant souvent les premiers demandeurs d’un maintien en détention provisoire des personnes qu’ils ont mises en examen. « Nous sommes inquiets d’une application extensive et systématique de cette mesure alors que, d’après le texte, le débat devant le JLD reste possible », affirme Marion Cackel, juge d’instruction à Lille et présidente de l’Association française des magistrats instructeurs.

      « Les juges ne sont pas d’accord entre eux. Certains estiment que la circulaire de la chancellerie interprète de façon extensive l’ordonnance du 25 mars, alors que c’est au juge d’interpréter la loi, pas au ministre », dénonce un juge d’instruction, qui ne souhaite pas être cité. Il affirme qu’au sein de sa juridiction des « pressions hiérarchiques totalement inhabituelles sont venues pour convaincre les JLD de se ranger derrière l’interprétation de la chancellerie ».

      Une telle situation interdit les recours. Les JLD préviennent ainsi les maisons d’arrêt et les avocats par téléphone que la détention est prolongée, sans débat. Il n’y a pas, comme en temps normal, d’ordonnance du juge, un acte susceptible de recours devant les chambres de l’instruction des cours d’appel.
      Certains juges des libertés choisissent néanmoins de prolonger les détentions au moyen d’une ordonnance. Plusieurs font déjà l’objet de contestations en appel. Il est probable que certaines de ces procédures finissent devant la chambre criminelle de la Cour de cassation. Celle-ci n’est en rien tenue par la décision du Conseil d’Etat de vendredi.

      #état_d’urgence_sanitaire #ordonnance #circulaire #justice (pas de ) #principe_du_contradictoire (pas de) #Conseil_d’Etat #détention_provisoire #prison #juge_des_libertés_et_de_la_détention

  • Jean Ziegler : « Nous avons recréé des camps de concentration »
    https://www.illustre.ch/magazine/jean-ziegler-avons-recree-camps-concentration

    Il est rentré bouleversé d’une mission pour l’ONU sur l’île grecque de Lesbos, où se trouve le tristement célèbre camp de réfugiés de Moria. Jean Ziegler accuse l’Europe de bafouer les droits de l’homme et publie « Lesbos, la honte de l’Europe ». Rencontre avec un rebelle dont la colère ne faiblira jamais.

    – Que se passe-t-il sur ces îles grecques justement ? Qu’avez-vous vu dans le camp de réfugiés de Moria ?
    – Des barbelés, de la nourriture avariée, des conditions d’hygiène absolument affreuses. A Moria, les toilettes sont insalubres et ne ferment pas. Il y en a une pour plus de 100 personnes. Les douches sont à l’eau froide. Le camp se divise en deux. A l’intérieur du camp officiel, plusieurs familles se partagent un seul container, ce qui ne leur laisse que 6 m2 pour vivre. A l’extérieur, ce que les officiels appellent poétiquement « l’oliveraie », c’est un bidonville à l’image de ceux de Manille ou de Dacca. Les enfants jouent dans les immondices entre les serpents et les rats, et lorsqu’il neige, les tentes s’effondrent. Ces camps de réfugiés qu’on appelle des « hot spots » sont de véritables camps de concentration. Les suicides s’y multiplient, les enfants s’y automutilent. C’est le seul endroit, dans le monde entier, où Médecins sans frontières a une mission spécifiquement pédopsychiatrique pour essayer de détourner la volonté de suicide des enfants et adolescents.

    – Mais pourquoi donc ces camps ne ferment-ils pas ?
    – L’Europe crée ces conditions dans un seul but : décourager les réfugiés de quitter leur enfer. Les « hot spots » sont donc un repoussoir, mais c’est complètement inefficace, parce que si vous vivez sous les bombes à Idlib ou dans les attentats quotidiens de Kaboul, vous partez de toute façon, quelles que soient les nouvelles qui vous viennent de Moria. D’ailleurs, les gens continuent d’arriver par centaines à Lesbos.

    – Vous parlez beaucoup de responsabilité personnelle. Comment nous, simples citoyens, sommes-nous responsables de ce qui arrive aujourd’hui aux réfugiés de Moria ?
    – Notre responsabilité est totale. Nous refoulons les réfugiés vers l’enfer auquel ils ont essayé d’échapper avec une stratégie de la terreur. Nous créons de véritables camps de concentration avec des conditions totalement inhumaines. Voyez ce qui se passe aujourd’hui en Syrie, à Idlib : ces bombardements sont affreux mais on ne peut pas dire que nous en sommes responsables. En Grèce, ni vous ni moi ne sommes à l’origine des crimes qui se commettent à Moria, mais nous sommes Européens et donc complices. Ce silence qui couvre ce crime-là est effrayant, intolérable. Mon livre est un appel, un livre d’intervention, une arme pour provoquer le réveil de la conscience collective européenne.

    – Vous accusez l’Europe de violer les droits de l’homme mais aussi le droit d’asile et la Convention des droits de l’enfant quotidiennement à Moria. De quelle façon ?
    – L’hypocrisie des Etats européens est renversante. Nous fêtons cette année le 30e anniversaire de la Convention des droits de l’enfant. Savez-vous que dans le camp de Moria, 35% des 18 000 occupants sont des femmes et des enfants qui ont moins de 10 ans ? Pourtant, il n’y a pas la trace d’une école, d’une crèche. Rien du tout. Les gouvernements des pays européens, qui fêtent aujourd’hui cette convention qu’ils ont signée et ratifiée avec des cérémonies un peu partout, créent des conditions qui sont la négation des droits de l’enfant et qui assurent son dépérissement et sa souffrance. Le droit à l’alimentation est aussi violé. Le camp de Moria est une ancienne caserne. C’est donc le Département de la défense qui est en charge de la nourriture distribuée aux réfugiés et qui vient du continent. Très souvent, le poulet, le poisson sont avariés. J’ai assisté à une dizaine de distributions de nourriture. Les gens attendent trois à quatre heures dans la queue, il y a souvent des bagarres et, quatre fois sur dix, j’ai vu des gens jeter directement leur nourriture et ne garder que les pommes de terre, le riz ou les spaghettis qui l’accompagnent. L’Union européenne paie mais les généraux grecs, souvent corrompus, s’accordent avec des sociétés de traiteurs et détournent une partie de l’argent envoyé par l’UE. Ce que les réfugiés reçoivent comme nourriture est scandaleusement insuffisant et personne ne peut rien y faire car l’armée grecque est souveraine.

    #leur_travail_de_nazi #racisme #europe #immigration #camps_de_concentration et avec le virus on peu dire #camps_d'extermination

  • La policière, l’attestation, et « les gens comme ça » - Libération
    https://www.liberation.fr/debats/2020/03/30/la-policiere-l-attestation-et-les-gens-comme-ca_1783580
    https://medias.liberation.fr/photo/1303833-prodlibe-2020-0411-confinement-a-marseille.jpg?modified_at

    Par naïveté sans doute, et parce que je considérais la démarche légitime, je suis saisie par l’absence absolue de discussion possible, la condescendance méprisante envers les patients. Le verdict est évidemment sans appel, rien à faire, « Je fais mon travail ». Je suis tellement sidérée par cette phrase que j’ai un mouvement de recul, je demande par la même occasion à l’agent de bien vouloir respecter la distance de sécurité, et également de me parler correctement. J’aurais dû m’y attendre, elle me répond : « C’est à vous de me parler correctement. » Je me résigne, mais avant de partir, je lui demande son RIO, elle dit d’abord, « bien sûr vous pouvez l’avoir ! » puis se ravise « et puis non, vous me parlez tellement mal, je ne vous le donnerai pas ! »

    Elle ne m’a pas touchée, elle ne m’a pas insultée, mais il y a une telle violence dans son attitude, dans son refus, dans son autorité injuste, que je finis par m’adresser à l’un des deux agents qui l’accompagnent, et qui reste silencieux, « Comment pouvez-vous laisser faire cela ? » Il ignore ma question. Je repars avec mon patient.

  • CORONA VIRUS : le gouvernement profite de la pandémie pour déréglementer la téléphonie mobile au risque de l’accroissement des problèmes sanitaires qui y sont liés.
    https://www.robindestoits.org/CORONA-VIRUS-le-gouvernement-profite-de-la-pandemie-pour-dereglemente

    La 6ème ordonnance, n° 2020-320 du 25 mars 2020, a été confirmée au JORF n°0074 du 26 mars 2020 texte n° 45 (Annexe) :

    Selon cette ordonnance, « quatre procédures administratives préalables en vue de l’implantation ou de la modification d’une installation de communications électroniques sont ainsi aménagées :
    – suspension de l’obligation de transmission d’un dossier d’information au maire ou au président
    d’intercommunalité en vue de l’exploitation ou de la modification d’une installation radioélectrique ;
    – possibilité pour l’exploitant d’une station radioélectrique de prendre une décision d’implantation sans accord préalable de l’Agence nationale des fréquences ;
    – réduction du délai d’instruction des demandes de permissions de voirie .. ;
    – dispense d’autorisation d’urbanisme pour les constructions, installations et aménagements nécessaires à la continuité des réseaux et services de communications électroniques ayant un caractère temporaire. »

    Ainsi, profitant de la pandémie liée au corona virus, et selon la classique stratégie du choc, le gouvernement vient de porter un coup fatal à la loi 2015-136 du 9 février 2015, dite loi Abeille, pour permettre aux opérateurs une liberté totale dans l’installation d’antennes relais.

    Il est légitime de penser que cette libéralisation du secteur a pour but de préparer le déploiement de la 5G, avec tout ce que cela comporte, dans le déni habituel des effets sanitaires des champs électromagnétiques. Or, une telle ordonnance prise dans l’urgence du contexte sanitaire actuel était loin de s’imposer.

    #loid'urgence #coronavirus #téléphoniemobile #5G