• LE MYTHE DE LA LIBIDO FEMININE FAIBLE

    Récapitulons : les femmes sont génitalement mutilées, lapidées, fémicidées, individuellement et collectivement violées, stigmatisées, slut shamed si elles prétendent prendre le contrôle de leur sexualité. Elles sont utilisées comme instrument masturbatoire disposable, soumises dans les rapports sexuels à des pratiques pornographiques dégradantes et dangereuses (étranglement, tirage de cheveux, etc.), privées de toute possibilité d’expérimenter une sexualité gratifiante par leur réduction au rôle de simples auxiliaires de la jouissance des dominants. Et vivent sous la menace toujours présente de leur violence. A cela s’ajoute la fatigue de la double journée, l’exaspération et le ressentiment envers un conjoint qui vous laisse assumer 80% des tâches domestiques et familiales, la charge mentale, les tue-le-désir des chaussettes sales qui traînent et autres promiscuités quotidiennes qui désérotisent le partenaire. Et on s’étonne—si même elles ne simulent pas un orgasme pour ménager l’ego masculin—qu’elles ne manifestent pas un enthousiasme démesuré pour les rapports sexuels standard ? Attribuer aux femmes des pulsions sexuelles faibles, c’est un peu comme de remplir la gamelle de son chat de navets, lui envoyer une décharge électrique à chaque fois qu’il s’en approche et en déduire qu’il n’a pas faim.

    Toutes les sociétés patriarcales sont obsédées par le contrôle de la sexualité des femmes, et toute manifestation d’autonomie sexuelle de leur part y est vécue comme menaçant leur existence même. Cette sexualité a donc toujours été férocement réprimée depuis des millénaires dans la quasi-totalité des cultures–ce qui fait d’elle une terra incognita.

    On ne peut donc pas avoir la moindre idée de ce que serait une sexualité féminine absolument libre—parce que, au moins dans les temps historiques, elle ne l’a jamais été. Nonobstant les slogans des 70s, la libération de la sexualité féminine—celle où les femmes feraient exactement ce qu’elles veulent sexuellement et surtout ne feraient pas ce qu’elles ne veulent pas–n’a toujours pas eu lieu : avec l’omniprésence du porno, on a de nouveau changé de norme, les femmes sont désormais tenues de « s’éclater » sexuellement mais le projet patriarcal qui sous-tend ces injonctions contradictoires est toujours le même : l’image de la « chaudasse » pornifiée et celle de la bonne mère asexuée ne sont que les deux faces d’une même entreprise immémoriale de répression de toute forme autonome de sexualité féminine.

    #féminisme #hétérosexualité #mâle-alphisme #viol #culture_du_viol #male_gaze #parasitisme #excision #slut_shaming #harem #éthologie #libido #harcelement

  • Le harcèlement sexuel des vieux le journal de personne - 15 novembre 2017

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=QSvFHL2ojNo

    Personne

    Le Journal de Personne pratique la scénarisation à fond, pour illustrer une question d’actualité. Son info est une info scénario, son drame : une dramatisation et sa réalité : une réalisation.Vous auriez mauvaise grâce d’assimiler Personne à ses personnages, et ses histoires à des dérapages. L’humour et la dérision y ont toujours fait bon ménage. Le Journal n’est l’otage d’aucun parti, prisonnier d’aucune opinion, dupe d’aucun soupçon. Ni à gauche, ni à droite, mais au cœur de l’événement, il aborde tous les sujets, pose tous les problèmes et relance tous les débats : https://www.lejournaldepersonne.com

    Source : Les 7 du Québec http://www.les7duquebec.com

    #balancetonvieux #Alain-Finkielkraut #balancetonporc #Caroline-Fourest #déchéance #harcèlement #Libido #obsédés #philosophie #tendresse #vieillesse

  • Pilules contraceptives : mode d’emploi - Pourquoi Docteur ?
    http://pourquoi-docteur.nouvelobs.com/Pilules-contraceptives--mode-d-emploi-1759.html

    D’une génération de pilule à l’autre, on a fait varier les taux d’EE et on a utilisé des progestatifs différents dans l’objectif de diminuer les effets indésirables de la pilule (#cholestérol, la #pression-artérielle, #prise-de-poids, augmentation de la #pilosité, survenue d’#acné…). Les nouvelles générations sont généralement mieux tolérées et réduisent le #risque-cardio-vasculaire mais parallèlement à cela, il a été constaté que le #risque-tromboembolique (apparition de caillots qui empêche la bonne circulation du sang) était augmenté.

    Mesdames, Mesdemoiselles qui prenez ou avez pris la pilule, vous avait-on comme à moi caché (un non-dit opportun de votre gynécologue via les labos) cette longue liste des effets indésirables, à laquelle vous pouvez aussi rajouter la baisse de #libido ?
    Autre question : comment appeler autrement que cobayes, des êtres humains autant mis en danger sans qu’on leur ait jamais rien dit ?

    #contraception_chimique #laboratoire

    • Oui @klaus, il y a différents paramètres qui interviennent dont l’homologation.
      Mais les médecins savent (savaient) les risques, et ils n’en avertissent pas leurs patientes ? comme si les femmes étaient incapables de choisir en connaissance de cause ? Je suppose qu’il en va du principe de dépossession des corps qu’opère la médecine depuis des siècles, surtout, et toujours, du corps de la femme.
      Je ne sais pas si le même traitement eût été passé sous silence aussi longtemps s’il s’était agi d’hommes. Je dénonce également ces prises d’hormones sans informations qui se sont faites sur le dos des femmes (en France ou ailleurs) alors que les gynécos déconseillaient le stérilet ou d’autres méthodes efficaces de contraception. Au tréfonds de ces actes, il y a une histoire de morale, de punition, de religion anti-avortement et anti-contraception non avouée ou la femme devient le point d’achoppement de tout cela et doit payer le tribu de sa propre santé.

      Le #féminisme est une théorie extrémiste qui consiste à considérer les femmes comme des êtres humains.

    • @allergie, merci de vos remarques du point de vue médical, c’est toujours intéressant. Il se trouve que je demande le point de vue des patientes et que je donne le mien. Mais je note qu’il vous est apparemment insupportable de remettre en question ces pratiques ou de ne pas mépriser votre interlocuteur. Dommage.

    • Le vrai scandale dans cette histoire c’est que les femmes ne sont pas assez informées sur le stérilet temporaire qu’on peut enlever et remettre à tout moment de façon très simple.
      http://www.tasante.com/article/lire/4814/Le-sterilet-une-alternative-a-la-pilule.html
      Le stérilet cuivre n’est pas non plus la panacée mais il est beaucoup plus sain et plus économique que la pilule.
      Pourtant en Octobre 2011 le ministère de la santé avait fait une campagne d’information http://www.choisirsacontraception.fr/trouver-la-bonne-contraception/quelle-est-la-meilleure-contraception/qu-est-ce-qu-une-methode-contraceptive-efficace.htm, mais il faut croire que les attitudes irrationnelles sur ce sujet ont la vie dure et que les médecins informent peu, on se demande bien pourquoi ...
      En tous cas cette manne fait le bonheur de ...

    • @allergie

      il ne s’agit pas d’un complot contre les femmes mais des effets normaux des hormones féminines sur le corps selon leurs proportions

      Allons, vous écrivez « effets normaux » quand il s’agit d’une liste d’effets indésirables qui ne cesse d’augmenter au fur et à mesure des années et vous m’accusez dans le même temps de croire à un « complot » comme si il vous était nécessaire de discréditer ma parole ! Là est toute la différence car je questionne justement ce que vous, vous positionnant en plus (dans votre réponse plus bas) comme représentant de la médecine, vous considérez comme normal ! Non, c’est loin d’être normal, et non, l’information à ce stade connu du danger est totalement insuffisante puisqu’elle est laissée à une profession qui détient -aussi et largement- le #pouvoir-de-se-taire, même si cela ne concerne comme vous le dîtes que quelques individus ayant grade de médecin c’est déjà trop.

      Pour ma part, étant une femme, je me réfère à mon vécu, j’interroge aussi d’autres femmes et mes amies et je peux vous dire que nous découvrons en les vivant les effets indésirables des hormones contraceptives ou abortives qui nous ont été prescrites sans parole ! En tant que femme, je ne peux ignorer la façon dont sont traitées celles qui veulent avorter dans les hôpitaux, aujourd’hui en France, je souhaite aussi m’interroger sur le lien avec les moyens de contraception offerts et sur ce que signifient les risques médicaux et les conditions de soins qui sont toujours mis en balance avec notre liberté ! Que vous ne vouliez pas comprendre ne vous autorise pas à me faire la leçon médicale sur l’aspirine.

      D’autre part, je parle très « sérieusement » quand j’évoque la dépossession du corps des femmes par la médecine et je ne « délire » non plus aucunement quand je pose des questions de société. Aïe Aïe, l’inconscient des médecins, apprenez que le délire est l’apanage des fous, et que je n’apprécie pas à nouveau cette manière de discréditer mon propos…
      Je trouve également symptomatique que vous en veniez à vous sentir avocat de « votre profession », comme si vous deviez inverser la charge du tribu. La médecine a beau jeu d’indiquer après coup la responsabilité du patient ! (comme le contrat facebook que personne n’a lu ?). On a bien compris depuis Molière que la longue liste des effets indésirables d’un médicament n’est pas du jugement du patient, mais de celui du médecin qui le prescrit. Je n’ai pas le Vidal à la maison mais j’ai une méfiance saine vis à vis de la médecine et du pouvoir des scientifiques et suffisamment de verve critique malgré des parents tous deux médecins.

      Il n’y a donc pas un « unique problème », mais beaucoup de questions sur les dangers de la pilule et le rapport qu’entretient la médecine (et la société qui la fabrique) avec les femmes et leurs libertés.

    • @allergie, vous faites bien comme vous voulez, la surdité de la profession médicale semble vous avoir affecter.
      Merci de votre comparaison avec Martin Winckler, j’en suis très fière, contrairement à ce que vous semblez croire.