• #croissance urbaine, voiture particulière et inactivité
    http://carfree.fr/index.php/2019/11/19/croissance-urbaine-voiture-particuliere-et-inactivite

    Dans cet article, Robin Hickman, universitaire anglais spécialisé en #transport et en #urbanisme, examine les projections actuelles de la croissance urbaine mondiale et les problèmes relevant de l’inactivité liée aux Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Fin_de_l'automobile #Marche_à_pied #Transports_publics #Vélo #monde #obésité #santé #sédentarité

  • Uber’s Self-Driving Car Didn’t Know Pedestrians Could Jaywalk
    https://www.wired.com/story/ubers-self-driving-car-didnt-know-pedestrians-could-jaywalk

    The National Transportation Safety Board releases hundreds of pages related to the 2018 crash in Tempe, Arizona, that killed Elaine Herzberg. The software inside the Uber self-driving SUV that killed an Arizona woman last year was not designed to detect pedestrians outside of a crosswalk, according to new documents released as part of a federal investigation into the incident. That’s the most damning revelation in a trove of new documents related to the crash, but other details indicate (...)

    #Uber #algorithme #capteur #voiture #erreur #marcheur·euse

  • Qui manipule l’étoile jaune? – L’image sociale
    André Gunthert 11 novembre 2019
    http://imagesociale.fr/7943

    (...) Il n’y a évidemment aucune instrumentalisation, autre que celle que les commentateurs projettent à grand renfort de qualificatifs ignominieux. Car le trucage est bien du côté des imprécateurs : sur la photo, quatre autres personnes portent elles aussi la fameuse étoile de façon visible. Mais il s’agit d’adultes, et ni leur positionnement ni les jeux de regards ne permettent d’imaginer une responsabilité que l’on pourrait attribuer à Esther Benbassa. A l’inverse, en vertu d’un cliché sexiste et infantilisant (une petite fille ne peut pas décider toute seule de porter un signe politique), et de la simple proximité physique avec la sénatrice, ils inventent une « instrumentalisation » parfaitement imaginaire. Ceux qui dénoncent la manipulation de l’histoire ont choisi de se focaliser sur la fillette pour réveiller les souvenirs du ghetto de Varsovie ou de La Liste de Schindler. De quel côté est la honte ? (...)

    • Féministe, écologiste, avocate de la cause palestinienne, soutien des Gilets jaunes, la courageuse sénatrice, toujours en première ligne, s’est fait nombre d’ennemis parmi ce que la France compte de plus médiocre.

      Au fait...

      Être séfarade ou pas - L’Express
      https://www.lexpress.fr/actualite/societe/etre-sefarade-ou-pas_474041.html

      Universitaire, spécialiste de l’histoire du judaïsme, Esther Benbassa souligne la spécificité des juifs d’origine ibérique. Et en témoigne.

    • Cocktail mazal-tov
      💥
      🤸‍♀️
      צדק תרדוף
      @VN_Merilahti
      Bon. Va falloir qu’on mette les choses au point vis à vis de cette histoire d’étoile jaune à la marche d’hier, par que là je vais fondre un plomb.

      A l’origine du débat, cette photo postée par la sénatrice EELV E. Benbassa où l’on voit des personnes arborer une « étoile jaune ».

      Immédiatement, la droite se voyant là une parfaite occasion de pouvoir taper à nouveau sur la #Marche10Novembre a commencé de larmoyantes dissertations sur le respect de l’histoire juive, droite qui a elle même largement participé à rendre la-dite histoire sanglante.

      Dans ce sillage droitier, tous les soc-dem du pays ont lancé une vaste levée de bouclier comme par exemple F. De Rugy qui qualifie la comparaison Juifs d’hier = Musulmans d’aujourd’hui de « honteuse » & appelle à « défendre la république face à l’islamisme ».

      Que la droite vomisse de la merde, on a l’habitude. Mais les réactions de la gauche sont tout bonnement nauséabondes.
      Parce que face à ca, tout ce que la gauche blanche trouve à scander c’est « l’étoile à cinq branches pas six, rien à voir avec la Shoah !
      😤
       »

      Et c’est là qu’il va falloir opérer à une sérieuse mise au point.
      Parce que voir des personnes de gauche, à fortiori des intellectuel•les, des militant•es à large audience (comme par exemple ici l’historienne M. Larrere) tweeter ce genre de choses, je suis navré mais N. O. N.

      Déjà, l’argument « ca n’a rien à voir avec la Shoah, c’est l’étoile à cinq branches de l’Islam, pas l’étoile de David, aucune référence 2nde Guerre Mondiale ».
      S’agirait de grandir quand même, non ?

      Le fait de porter sur son vêtement une pièce de tissu, sur laquelle est imprimée en jaune l’étoile à cinq branches & le croissant de l’Islam, C’EST une référence à l’histoire de la Shoah. Et d’ailleurs, nombre d’autres messages à la marche d’hier font cette comparaison.

      Le message était clair & répété. Pour certain•es participant•es, les musulman•es d’aujourd’hui sont les Juif•ves d’hier.

      Alors j’aimerais bien que l’on arrête cet espèce de défense blanche à l’aveuglette du « AH NON JE VOIS PAS DE RÉFÉRENCE À LA SHOAH MOI ».

      Maintenant qu’on a fixé ce fait que les white gaucho essayent de nier pour je ne sais quelle raison (peut être par honte ?!) réfléchissons un peu.
      Alors, cette comparaison : impertinente, indécente, honteuse, antisémite ?
      Franchement ? Bof.

      Est-ce que c’est maladroit d’utiliser LE symbole du genocide Juif dans une manifestation contre l’Islamophobie en France ?
      Clairement. Les musulman•es ne sont pas deporté•es & assassiné•es industriellement dans des usines de mort.
      C’est maladroit, déplacé, voir blessant.

      MAIS. Et c’est dans le MAIS que tout repose, vous savez que le diable se loge dans les détails.

      Et quand bien même la comparaison soit mal placée, doit on dénigrer des milliers de personnes qui ont marché pour un droit on ne peut plus élémentaire à savoir ne pas être stigmatisé•e pour sa foi, dans un contexte hautement islamophobe ?! Non.

      Vous êtes heurté•es de voir des musulman•es comparer leur situation à celle des Juif•ves du XXe siècle ? Moi ce qui me heurte c’est de voir en France en 2019 des personnes qui ne trouvent que ce symbole, immonde, sordide, violent, pour exprimer leur souffrance.

      Ce qui devrait vous interpeler, ce n’est pas que des musulman•es « s’accaparent » ce pan de l’Histoire Juive. Ce qui devrait vous interpeler c’est que votre supremacisme & vos politiques racistes font se sentir ces gens comme les Juif•ves du siècle dernier.

      Trouve-je la comparaison déplacée ? Oui.

      Vais-je jeter la pierre à ces gens, à l’heure où l’islamophobie & ses sévices explosent partout dans le monde ? Où deux peuples musulmans - les Rohingyas & les Ouïghours - subissent un nettoyage ethnique en Chine & au Myanmar ?
      Non.

      C’est quand même un peu verbeux, alors j’arrête.

      Et je rajoute : Benbassa connaît un peu l’histoire du judaïsme, c’est son travail de chercheuse, et elle doit trouver la comparaison pas si débile que ça. D’ailleurs le marquage des Juifs a largement précédé la Shoah, c’était un usage médiéval, de stigmatiser les Juifs et de leur interdire la propriété de la terre.

    • On lui cherche des poux à cette manif. A La une de libé numérique de ce matin je peu lire : " Pourquoi le cri « Allahu akbar » a-t-il été scandé pendant la marche contre l’islamophobie ? " ...

      J’aimerais voire un tel décorticage contre les manif misogynes, homophobes et violophiles des catholiques, leur nuisance est infiniment supérieur à celle causé par les musulman·nes dans ce pays. J’ai entendu dire qu’ils scandent encore "laisser venir à lui les petits enfants" c’est quant même plus obscène qu’un vulgaire "dieu est grand". Mais bon les institutions catholiques ne font qu’organiser des viols d’enfants et leur récidive et leur impunité au niveau internationale, c’est rien en comparaison de la gravité que représente le fait de mettre un tissus sur la tête ... sauf si ce tissus est une kippa, car là c’est un signe religieux sexistes qui ne soulève aucun commentaire, mais le voile, oh le voile ne passe pas du tout car il faut protégé le droit des hommes hétéros à bander dans l’espace publique et leur liberté d’importuner... sauf si c’est un voile catholique puisque il est alors le signe religieux sexiste que la dame qui le porte fait partie d’une organisation internationale de viols d’enfants.

    • France Info et tout est plus clair. Bien sur "les informés" ont sauté sur cette polémique. J’ai entendu ce talk-show bien de chez nous cette nuit. Ecouter la morgue de Gilles Bornstein envers Nora Hamadi au milieu du podcast :
      https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/les-informes-de-france-info/feminicide-en-alsace-la-polemique-sur-letoile-jaune-a-la-manif-contre-l
      https://embed.radiofrance.fr/franceinfo/player/aod/46ee9a3d-4e74-4b9d-9232-59a15d0b41e4
      c’est clair, Gilles Bornstein est un #éditocrate qui devrait fermer sa gueule !
      Henri Vernet, Rédacteur en chef adjoint au Parisien-Aujourd’hui-en-France est bien atteint aussi !

  • Ecoféminisme, 1er volet : Défendre nos territoires (21)

    « Respecter la vie dans toute sa diversité, c’est ça pour moi l’écoféminisme »

    Comment articuler féminisme et #écologie ? Quel rapport entre la destruction de la planète et les violences faites aux #femmes ? Entre l’énergie nucléaire et le féminisme ? Entre les grands chantiers extractivistes en Amérique latine et les corps des femmes ? Entre les semences et le genre ? Entre le retour à la terre et le patriarcat ? Entre le véganisme et les droits des femmes ? Et pourquoi tout cela nous amène à parler de maternité, de spiritualité, de rapport au travail, de sorcières, de décolonisation et d’anticapitalisme...
    Ce premier épisode d’une série d’Un podcast à soi consacrée aux écoféminismes tente de répondre à ces questions. Avec les paroles de #Vandana_Shiva, militante écologiste et féministe indienne, d’#Emilie_Hache, autrice de Reclaim, d’#Isabelle_Cambourakis, directrice de la collection Sorcières. Ainsi que les voix du collectif « Les bombes atomiques » réuni, fin septembre, pour une #marche en non mixité choisie contre l’enfouissement de déchets radioactifs à #Bure, dans l’est de la France.


    https://www.arteradio.com/son/61662635/ecofeminisme_1er_volet_defendre_nos_territoires_21
    #écoféminisme #audio #éco-féminisme #féminisme #non-mixité #nucléaire
    signalé par @isskein

  • Rage contre le règne de l’argent

    Ernest London

    https://lavoiedujaguar.net/Rage-contre-le-regne-de-l-argent

    John Holloway
    La Rage contre le règne de l’argent

    « Nous sommes au cœur d’une bataille dans laquelle la rage s’intensifie. Le futur de l’humanité dépend de cette bataille. C’est une bataille des rages. » John Holloway, avec ce texte bref et juste, donne une cible à notre colère : l’argent, en tant que lien social destructeur et cause de tant de souffrances. Il nous encourage à veiller à ce qu’elle demeure digne et créatrice, qu’elle ne se transforme surtout pas en défense du système, en haine raciste.

    S’appuyant sur ses observations des printemps arabes, des mouvements des places en Europe et en Amérique du Nord, il met en évidence une rage, partie d’une critique des dictatures, rapidement étendue aux « démocraties-telles-que-nous-les-connaissons », un élan vers de nouvelles formes d’organisation et de prises de décision, ainsi qu’une nouvelle « antigrammaire de la révolte » : assemblées, refus de formuler des revendications, rejet des partis politiques et des politiciens de droite comme de gauche. « Ce sont des brèches dans la domination du capital, des espaces et des moments de négation-création, où nous pouvons dire “non” et créer quelque chose de différent, explorer de nouveaux chemins, de nouvelles logiques, essayer d’ouvrir de nouveaux mondes. » (...)

    #John_Holloway #Libertalia #capitalisme #argent #marché #crise #humanité #révolte #dignité #démocratie #brèche #travail

  • 82nd GMR: IOF Shot and Injured 104 Palestinian Civilians, Including 43 Children, a Woman and a Paramedic
    November 8, 2019 | Palestinian Center for Human Rights
    https://pchrgaza.org/en/?p=13174

    104 Palestinian civilians, including 43 children, a woman and a paramedic, were shot and injured by Israeli occupation forces’ (IOF) fire against peaceful protestors at the 82nd Great March of Return (GMR), this Friday, 08 November 2019.

    This week, IOF continued the use of excessive force against peaceful protestors, as 41 civilians sustained live-bullet-injuries – including 2 children in critical condition- in addition to other injuries by rubber bullets and tear gas canisters mainly in protesters’ upper bodies.

    Large crowds participated in the protest, as thousands of civilians joined across the 5 GMR encampments. Today’s protest titled: “We Shall Carry On” and lasted from 14:00 to 17:30.

    Since the outbreak of GMR on 30 March 2018, PCHR documented 214 civilian killings by IOF, including 46 children, 2 women, 9 persons with disabilities, 4 paramedics and 2 journalists. Additionally, IOF shot and injured 14,706 civilians, including 3,691 children, 387 women, 253 paramedics and 218 journalists, noting that many sustained multiple injuries on separate occasions. (...)

    #marcheduretour 82

  • 81st GMR: IOF Shot and Injured 144 Palestinian Civilians, Including 53 Children, 3 Women, 2 Paramedics and a Journalist
    November 1, 2019| Palestinian Center for Human Rights
    https://pchrgaza.org/en/?p=13128

    144 Palestinian civilians, including 53 children, 3 women, 2 paramedics and a journalist, were shot and injured by Israeli occupation forces’ (IOF) fire against peaceful protestors at the 81st Great March of Return (GMR), this Friday, 01 November 2019.

    The increased number of injuries in this week’s GMR protest reflects an escalation in IOF use of excessive force, as 73 civilians sustained live-bullet-injuries – including 4 in critical condition- in addition to other injuries by rubber bullets and tear gas canisters mainly in protesters’ upper bodies.

    Today’s protest was titled “Down with the Balfour Declaration” as it coincided with its 102nd anniversary. The Balfour Declaration was made by former British Foreign Affairs Secretary Arthur Balfour declaring “the establishment in Palestine of a national home for the Jewish people.” Large crowds participated in the protest, as thousands of civilians joined across the 5 GMR encampments raising the Palestinian flag and chanting.

    #marcheduretour 81

  • 95 Civilians Shot and Injured, Including 43 Children, a Woman, 2 Paramedics and a Journalist by IOF at 80th GMR
    October 25, 2019 | Palestinian Center for Human Rights
    https://pchrgaza.org/en/?p=13088

    Ninety-five Palestinian civilians, including 43 children, a woman, 2 paramedics and a journalist, were shot and injured by Israeli occupation forces (IOF) fire against peaceful protestors at the 80th Great March of Return (GMR), this Friday, 25 October 2019.

    IOF continued to use excessive force against protestors, wounding 36 civilians with live bullets and shrapnel in addition to other injuries in the upper body due to direct targeting with rubber bullets and tear gas canisters.

    Thousands of civilians took part in this week’s peaceful protests titled: “For our Prisoners in Israeli Jails and al-Aqsa Mosque,” and they raised the Palestinian flag and chanted national slogans.

    #marcheduretour 80

    • PCHR Gaza : 95 civils blessés, dont 43 enfants, lors de la 80e Grande Marche du Retour
      PCHR (Centre Palestinien pour les droits de l’homme) – 26 octobre 2019 - Traduction : BP pour l’Agence Média Palestine
      https://agencemediapalestine.fr/blog/2019/10/28/pchr-gaza-95-civils-blesses-dont-43-enfants-lors-de-la-80e-gran

      Vendredi, à Gaza, 95 civils palestiniens, dont 43 enfants, une femme, deux auxiliaires médicaux et un journaliste, ont été blessés par les forces israéliennes qui ont tiré à balles réelles sur les Palestiniens pacifiques qui manifestaient pour la 80e Grande Marche du Retour.

      Les forces israéliennes continuent d’employer une force excessive contre les manifestants pacifiques, elles ont blessé 36 civils avec des balles réelles et des éclats d’obus, sans compter les autres blessures dans le haut du corps causées par des tirs avec des balles d’acier enrobées de caoutchouc et des grenades lacrymogènes.

      Des milliers de civils participaient à la manifestation pacifique de cette semaine sous le mot d’ordre : « Pour nos prisonniers dans les prisons israéliennes et à la mosquée al-Aqsa », hissant le drapeau palestinien et scandant des slogans nationaux.

      Les manifestations ont duré de 15 h à 18 h 60 et comprenaient des activités telles que prises de parole et représentations théâtrales. Des centaines de civils ont manifesté à différentes distances de la clôture frontalière à travers la bande de Gaza, où certains manifestants se sont mis à brûler des pneus et quelques-uns à lancer des pierres, des cocktails Molotov et des pétards sur les forces israéliennes, qui répondirent avec une force excessive.

      Selon la documentation du PCHR, depuis le déclenchement des manifestations le 30 mars 2018, le nombre des tués monte à 214, dont 46 enfants, 2 femmes, 9 personnes avec des handicaps, 4 auxiliaires médicaux et 2 journalistes. De plus, 14 453 Palestiniens ont été blessés, dont 3592 enfants, 383 femmes, 250 auxiliaires médicaux et 216 journalistes, en notant que beaucoup de ces blessés ont subi de multiples blessures en diverses occasions.

  • Illich et la guerre contre la subsistance,
    hier et aujourd’hui

    Jean Robert

    https://lavoiedujaguar.net/Illich-et-la-guerre-contre-la-subsistance-hier-et-aujourd-hui

    Durant l’automne de 2013, l’essayiste public que je prétends être a dû faire face à deux tâches hétérogènes entre lesquelles j’ai eu l’intuition de convergences à explorer, mais aussi la certitude immédiate d’incompatibilités. Ce furent, d’une part, la rédaction d’un essai et la traduction française de textes d’un collègue mexicain sur la « petite école » zapatiste qui eut lieu en août, et, d’autre part l’élaboration de l’article que le lecteur a sous les yeux.

    La première de ces tâches consistait à mettre au net, d’abord en espagnol et puis en français, les souvenirs des jours passés au Chiapas à étudier, sous la conduite de paysans et paysannes indigènes, l’expérience zapatiste, depuis 2003, de construction d’un monde de liberté et de justice concrètes, c’est-à-dire proportionnées aux communautés qui les pratiquent. La seconde : la rédaction du présent article sur un homme — un penseur, un historien, un philosophe et un théologien qui se défendait de l’être — qui m’honora de son amitié du début des années 1970 à sa mort, en 2002 : Ivan Illich. Quel rapport y a-t-il entre ce qui en 2002 était encore un mouvement insurgé indigène et ce penseur « radical au vrai sens du mot » ? (...)

    #Ivan_Illich #zapatistes #EZLN #Mexique #Guillermo_Bonfil #Ernst_Bloch #État-nation #Marché #subsistance #guerre #travail #autonomie #modernité #développement #aliénation #Karl_Polanyi #Marx #transports #villes #conquête #invasion #faim #misère #Bentham #Mumford

  • I tracked everything my baby did until nothing made sense any more | WIRED UK
    https://www.wired.co.uk/article/quantified-baby

    “And don’t forget to download our app!” the lady on reception told my partner and I as we dropped our baby off at nursery for the first time. I nodded obligingly as we walked out the door. Minutes later, both our phones pinged informing us that we had been given access to parental accounts that would allow us to monitor our baby. So began a daily ritual of checking in on how many times said baby had pooped.

    This, right here, is technological progress. We can, with just a couple of taps, check how many bowel movements our baby has had and at what time, find out how much of their lunch they have eaten and when and for how long they have napped. There’s even a chart for tracking the length of their naps over time. It’s both glorious and terrifying.

    The app in question, Famly, is the work of an eponymous Copenhagen-based startup, which has to date raised more than £322,000 in seed funding. Famly sits at the more sensible end of an ever-growing industry of products and services that aim to quantify our babies. By 2024, the global interactive baby monitor market is expected to top $2.5 billion (£1.93bn). And today, nobody stops with the purchase of a rudimentary baby monitor.

    The idea of the quantified baby isn’t new. But the number of products and services on offer is currently going through a boom phase. When a baby is born, it seems perfectly normal to start inputting data about them into a range of apps. It’s a way of rationalising something that is, in all its smelly, sleep-deprived brilliance, utterly irrational. At first, it’s reassuring, a crutch to aid with the confusion. My partner and I had both become so used to diligently inputting data about our own lives – both personal and professional – that it seemed a logical thing to do. But, after months of using an app to track when our baby napped, we came to realise that all that data we were collecting – the length of nap, how easy our baby found it to get to sleep, where they slept, what mood they were in when they woke up – was utterly meaningless.

    But what about a company that likes aggregating such data to better personalise its products and services? Step forward Google. The company’s life sciences sister company, Verily, has partnered with Procter & Gamble’s Pampers to embed sensors in nappies that track when an infant sleeps, wees or poos. Lumi, which will be available in the US in the coming months, will keep individual data private, but aggregated data will be used to improve the product. Right now, Google’s nascent interest in tracking your newborn’s bowel movements is a relative footnote. Soon, it could be the whole story.

    Or, to put it another way, Google and Pampers will soon have access to, in aggregate, data on how huge numbers of babies sleep and potentially be able to offer advice on how they might sleep better. When it comes to selling that data back to exhausted parents, you can pretty much name your price.

    #Quantified_Baby #Données_personnelles #Bébés #App #Normes_sociales #Inquiétude #Marché_danger

  • On 79th Friday of Great March of Return: 97 Civilians Injured, Including 45 children and 2 Women
    October 18, 2019 | Palestinian Center for Human Rights
    https://pchrgaza.org/en/?p=13049

    Ninety-seven Palestinian civilians, including 45 children and 2 women, were injured due to Israeli soldiers’ excessive use of force against peaceful protestors at the 79th Great March of Return, this Friday, 18 October 2019.

    This week witnessed an increase in injuries, particularly children, comparing with last week; as well as Israeli soldiers’ ongoing use of excessive force against protesters. A young man sustained serious injuries and 35 others were shot with live bullets and their shrapnel in addition to other injuries in the upper body due to direct targeting with rubber bullets and tear gas canisters.

    Hundreds of civilians took part in the Great March of Return (GRM) in the five encampments across the Gaza Strip. Titled this week as “”No to Normalization with Israel,” the protests lasted from 15:00 to 19:00 and involved activities such as speeches and theatrical performances. Hundreds of civilians protested at varied distances from the border fence across the Gaza Strip, where some protestors attempted to throw stones, Molotov Cocktails and firecrackers at the Israeli forces, who responded with excessive force. (...)

    #marcheduretour 79

  • En #Bolivie, la colère des indigènes contre la #politique_environnementale d’#Evo_Morales

    Depuis un mois, elle #marche. A l’entrée de Santa Cruz, point d’arrivée de la #marche_indigène contre le président Evo Morales, candidat dimanche à un quatrième mandat, des larmes de colère coulent sur le visage de cette puissante cacique.

    « Je suis inquiète car ce n’est pas possible qu’on laisse sans terre les futures générations. Ce n’est pas juste ! (Evo Morales) dit être un président indigène, mais c’est un dictateur ! », lâche Beatriz Tapanache, 64 ans, grande cacique de la région de la Chiquitania, où elle a à sa charge quelque 80.000 indiens.

    Robe à fleurs brodées et sandales, elle est partie le 16 septembre avec d’autre leaders autochtones de San Ignacio de Velasco (est). En tout, la Xe marche indigène a parcouru plus de 400 kilomètres. Au bord d’une route à deux voies menant à la capitale économique du pays, elle reprend des forces à l’ombre avant d’entamer le dernier tronçon au côté de quelque 300 personnes.

    Les gigantesques #incendies qui ont ravagé en août et septembre une zone presque de la taille de la Suisse ont provoqué l’indignation des peuples indigènes qui accusent Evo Morales d’avoir sacrifié la #Pachamama, la Terre mère en langue quechua, pour étendre les #terres cultivables.

    Les incendies, qui ont détruit 4,1 millions d’hectares de forêts et de zones herbeuses dans toute la Bolivie, ont également dévasté la #forêt primaire s’étendant sur une centaine d’hectares dans la réserve de #Tucavaca, également dans le département de #Santa_Cruz.

    Les défenseurs de l’environnement reprochent au gouvernement d’avoir approuvé récemment une loi autorisant une augmentation de 5 à 20 hectares de la #déforestation par #brûlis pour des #activités_agricoles. Le pouvoir, lui, avait rejeté la #responsabilité des incendies sur la #sécheresse qui frappe le pays, les #vents violents et des #déboisements illégaux.

    « C’est devenu totalement incontrôlable pour le gouvernement quand des personnes qui ne connaissaient pas la forêt de la Chiquitania ont brûlé des terres. La nation chuiquitana est la plus affectée car elle vit de la forêt. Elle vit de la cueillette des fruits, de la chasse, de la pêche et de ce qu’elle sème », explique Adolfo Chavez, dirigeant indigène de la région amazonienne.

    – « Ni aymara, ni quechua » -

    Adolfo, qui marche en tête de cortège, avait participé aux précédentes marches indigènes. La dernière #mobilisation, la neuvième, avait eu lieu en 2012 contre le projet étatique de route à travers le #Tipnis, un parc naturel d’un million d’hectares, territoire ancestral de 50.000 indiens.

    Cette fois, beaucoup n’ont pas pu faire le déplacement, tant la situation sur place est difficile.

    « Qui va entretenir nos frères durant les six prochains mois ? On ne peut plus rien faire (là-bas). Les maisons ont brûlé, il n’y a plus de palmes, plus de plantes ou de bois pour construire les habitations », se désole-t-il.

    Mais au-delà du nombre, une centaine au départ, puis une poignée au c ?ur de la marche, avant que le groupe de marcheurs ne grossisse à nouveau à l’approche de Santa Cruz, c’est le symbole que cela représente pour celui que l’on désigne comme le « président indigène ».

    Durant cette marche, des indigènes de l’altiplano, les hautes terres, d’où est originaire Evo Morales, sont venus soutenir leurs frères des plaines, les basses terres.

    Juan Jaita Aro, 53 ans, est de ceux-là. Chapeau de paille et poncho traditionnel rouge à rayures, il porte, comme beaucoup d’autres manifestants, une pousse d’arbre dans la main. C’est le #Lapacho ou arbre sacré des incas aux fleurs rosées, appelé #Tajibo en Bolivie et très présent dans la Chiquitania.

    Outre la forêt, « les animaux ont été calcinés et l’#environnement contaminé. C’est pour ça que nous sommes venus soutenir nos frères indigènes des basses terres », explique Juan, originaire du département de Potosi (sud-ouest).

    « Nous n’avons jamais été derrière Evo Morales car nous aussi, dans les hautes terres, on a porté atteinte à nos droits, nous avons été soumis (...) Nous ne le considérons pas comme un indigène, mais comme un #colon_de_coca (de la région) du #Chaparé, car il ne parle pas aymara, ni quechua », lance-t-il.

    https://www.courrierinternational.com/depeche/en-bolivie-la-colere-des-indigenes-contre-la-politique-enviro
    #Morales #peuples_autochtones #résistance #coca

    ping @odilon

    • Les « gentils indigènes » comme on les aime bien en Europe (ou dans les quartiers huppés de La Paz ou Santa Cruz)... pas anticapitalistes, font garde-champêtre (à condition d’obtenir des crédits carbone), si possible ont des plumes sur la tête.

  • Gaza launches ‘Return Park’ along Israel fence
    October 14, 2019 – Middle East Monitor
    https://www.middleeastmonitor.com/20191014-gaza-launches-return-park-along-israel-fence

    Gaza launches ‘Return Park’ along Israel fence [Wafa Aludaini/Middle East Monitor]

    The Committee of the Great Return March opened a park east of Gaza city in an effort to encourage residents to use the area near the Gaza fence.

    The park, located near the fence between Gaza and Israel, has been set up in the area which has been deemed “unliveable” as a result of Israeli violence in the area. Called the “Return Park”, the area includes a playground for children. Ibrahim Musallam, media coordinator for the committee, said: “The occupation kills life in the buffer zones, so we shall revive these lands by encouraging people to visit without fear of being killed. The park is over 700 metres away from the fence.”

    “This place was used for waste collections but from now on it will be a place of joy. We are willing to revive all the border areas from Rafah to Beit Hanoun in order to benefit from these large spaces,” he added. (...)

    #Gaza #marcheduretour

  • On 78th Friday of Great March of Return: 71 Civilians Injured, Including 28 children | Palestinian Center for Human Rights
    https://pchrgaza.org/en/?p=13019

    Seventy-one Palestinian civilians, including 28 children, were injured due to Israeli soldiers’ excessive use of force against peaceful protestors at the 78th Great March of Return, this Friday, 11 October 2019.

    Israeli forces persisted in the use of excessive force against the protestors participating in the Great March of Return and Breaking Siege activities. PCHR’s fieldworkers documented 33 injuries with live-bullet wounds; 3 civilians, including 2 children, with critical wounds; and others with wounds in the upper body due to direct targeting with rubber bullets and tear gas canisters.

    PCHR fieldworkers observed large civilian participation across the five Great March of Return encampments in the Gaza Strip, titled this week as “”Our Martyr Children.” The protests lasted from 15:00 to 19:00 and involved activities such as speeches and theatrical performances. Hundreds of civilians protested at varied distances from the border fence across the Gaza Strip, where some protestors attempted to throw stones, Molotov Cocktails and firecrackers at the Israeli forces, who responded with excessive force.

    #marcheduretour 78

  • La disparition de la #pollution
    http://carfree.fr/index.php/2019/10/10/la-disparition-de-la-pollution

    En général, on montre des cartes de pollution. Voici une #carte qui montre l’absence de pollution sur une partie du #périphérique parisien, grâce à sa fermeture provisoire dans le cadre Lire la suite...

    #Alternatives_à_la_voiture #Fin_de_l'automobile #Marche_à_pied #Pollution_automobile #Quartiers_sans_voitures #Vélo #Vie_sans_voiture #actions #microparticules #NO2 #ozone #paris

  • Weekly Report On Israeli Human Rights Violations in the Occupied Palestinian Territory (03 – 09 October 2019)
    October 10, 2019 | Palestinian Center for Human Rights
    https://pchrgaza.org/en/?p=13012

    Civilian Succumbed to his wounds in northern Gaza Strip:

    At approximately 12:30 on Monday, 07 October 2019, the Ministry of Health in the Gaza Strip declared the death of Fadi Osama Ramadan Hejazi (20), from Beit Hanoun in northern Gaza Strip, after he succumbed to the wounds he sustained at GMR.

    According to PCHR’s investigations, on 22 February 2019, Hejazi sustained serious wounds after he was shot with a live bullet in the thighs in eastern Jabalia, damaging his veins, tendons and arteries. He sustained additional wounds on 19 April 2019, as he was shot with a live bullet in the right knee in eastern al-Buraij camp protests in the central Gaza Strip. As a result, Hejazi suffered from another cut in the veins and arteries. Hejazi later suffered from blockage of arteries leading to a coma. At approximately 14:00 on Sunday, 06 October 2019, Hejazi was taken to the Indonesian Hospital and doctors said that he suffered from clots. He was admitted to the Intensive Care Unit (ICU); unfortunately, he was pronounced dead at approximately 09:30 on Monday, 07 October 2019. Hejazi was transferred to the Forensic Medicine Department in al-Shifa Hospital to reveal the cause of death; the forensic report identified the complications of thrombosis in the blood vessels in the lower extremities as the cause of death. Therefore, the Palestinian Ministry of Health officially announced that Hejazi’s death was caused by his wounds.

    #Palestine_assassinée #marcheduretour

  • » Israeli Forces Kill One Palestinian Protester, Injure 57 in Gaza Friday
    October 4, 2019 11:12 PM – IMEMC News
    https://imemc.org/article/israeli-forces-kill-one-palestinian-protester-injure-57-in-gaza-friday

    Israeli forces attacked non-violent protesters in different parts of the Gaza Strip on Friday, killing one Palestinian and wounding 57, including 18 who were shot with live ammunition.

    The Palestinian protest organizers called this Friday’s March of Return the “Friday of 78 Children”, in honor of the 78 children killed by Israeli forces since the weekly protest marches began in March of 2018.


    According to local Palestinian medical sources, 28-year old Alaa Nizar Ayesh Hamdan was shot and killed by Israeli forces in a protest east of Jabalia town in the northern Gaza Strip while participating in the March of Return protest. He was taken to the Indonesian Hospital in Beit Lahia, in northern Gaza, where he was declared dead.

    In addition to Hamdan, Israeli forces shot 18 Palestinian protesters with live ammunition, several of whom had critical injuries. 39 Palestinians suffered from other injuries inflicted by the Israeli military, including being hit with so-called ‘less-lethal’ weaponry, and reactions to tear gas resulting in hospitalization.

    #Palestine_assassinée #marcheduretour 77

    • 77th Great March of Return: a Palestinian Civilian Killed and 65 Injured, Including 25 Children, a Woman and a Paramedic
      October 4, 2019
      https://pchrgaza.org/en/?p=12995

      Thousands of Palestinians participated in today’s protests across the five Great March of Return encampments in the Gaza Strip, under the slogan “Reconciliation is the People’s Choice”. The protests lasted from 15:00 to 19:00 and involved activities such as speeches and theatrical performances. Hundreds of civilians protested at varied distances from the border fence across the Gaza Strip, where some protestors attempted to throw stones, Molotov Cocktails and firecrackers at the Israeli forces, who responded with excessive force. As a result, dozens of civilians were directly shot while other suffocated due to tear gas inhalation.

    • Manifestant assassiné à Gaza : un père, un mari, un frère et « un Palestinien qui rêvait de libération »
      Gaza - 9 octobre 2019 - Par Wafa Aludaini
      http://www.ism-france.org/temoignages/Manifestant-assassine-a-Gaza-un-pere-un-mari-un-frere-et-un-Palestinien-

      Alaa Nizar Hamdan était un mari et le père d’une fille de 3 ans, Layan. Samedi, au lendemain du meurtre d’Alaa, j’ai parlé avec son épouse et sa famille.

      « Layan était tout pour son père ; depuis sa mort, elle m’a posé des centaines de questions à son sujet et je ne cesse de pleurer... Il a toujours rêvé d’avoir des enfants et de les élever dans une belle maison, » se souvient son épouse. Layan a été conçu grâce à la fécondation in vitro, un processus extrêmement coûteux partout dans le monde, mais surtout pour les habitants de Gaza. « Il travaillait sur son nouvel appartement, il manquait juste quelques travaux de plus pour qu’il soit prêt, mais il est décédé avant de réaliser son rêve ».

  • On 76th Friday Great March of Return: Palestinian Civilian Killed and 86 Civilians Injured, including 22 children, 4 female paramedics and 5 Male Paramedics
    September 27, 2019 | Palestinian Center for Human Rights
    https://pchrgaza.org/en/?p=12965

    On 76th Friday of Great March of Return, A Palestinian civilian was killed and 86 civilians were injured as a result of the Israeli military’s continued use of excessive force against the peaceful protests along the Gaza Strip’s eastern border; 22 children, 4 female paramedics, 5 male paramedics and 2 persons with disabilities were among those injured this Friday, 27 September 2019.

    This week witnessed an escalation in the use of excessive force against the proesters as injury of 5 of them deemed serious; one died after hours of his injury while 4, including a child and a female paramedic, are still in a very serious condition. Further, 40 protestors were shot with live bullets while the Israeli forces escalated their attacks against the medical personnel, which enjoys protection under the international humanitarian law, wounding 9 paramedics, including a female paramedic deemed in a very critical condition.

    The Supreme National Authority of Great March of Return and Breaking the Siege called for today’s protests under the slogan “al-Aqsa Intifada and Palestinian Prisoners”, coinciding with the 19th anniversary of al-Aqsa Intifada.
    (...)
    Rafah:


    Hundreds participated in the eastern Shokah protests, where folklore songs and speeches were held. Dozens approached the border fence and threw stones and Molotov Cocktails at the shielded Israeli soldiers, who responded with live and rubber bullets and teargas canisters. As a result, Saher ‘Awadallah Jaber ‘Othman (20) declared dead in al-Shifa hospital at approximately 21:30 after sustaining serious wounds due to being shot with a bullet in the chest at approximately 17:45. Further, 16 civilians were injured, including 7 children and a female paramedic deemed in a serious condition in addition to 3 other civilians in the same condition: 15 were shot with live bullets and their shrapnel; 1 with a rubber bullet and with a tear gas canister. The female paramedic was identified as Sabrin Jaber ‘Abdel Rahim Qeshtah (28), a member of ‘Abdullah Life Pulse Team and was hit with a bullet in the upper extremities and the abdomen. Meanwhile, those seriously wounded were identified as ‘Abdul Halim Sa’id al-‘Abadlah (20), who was hit with a bullet to the lower extremities; Mahmoud Yousif Abu ‘Azoum (14) who was hit with a bullet in the lower extremities and a third one, still unidentified, with a bullet to the neck.

    #marcheduretour 76. #Palestine_assassinée

    • Un Palestinien tué à la frontière lors de heurts
      Bande de GazaUn Palestinien de 20 a été tué par des tirs israéliens au sud de la bande de Gaza. 32 autres Palestiniens ont été blessés.
      27 septembre 2019
      https://www.tdg.ch/monde/Un-Palestinien-tue-a-la-frontiere-lors-de-heurts/story/31006442

      Un Palestinien a été tué vendredi par des tirs israéliens lors de heurts le long de la frontière entre la bande de Gaza et Israël, a indiqué le ministère de la Santé à Gaza. Saher Awadhallah Othman, 20 ans, a été touché mortellement à la poitrine par les forces israéliennes à l’est de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, a indiqué le ministère dans un communiqué.

      Selon ce ministère, 32 autres Palestiniens ont été blessés par balle lors de ces manifestations. Environ 7000 manifestants se sont rassemblés en différents endroits de la frontière, certains lançant des pierres et des engins explosifs vers les troupes israéliennes, a indiqué pour sa part un porte-parole militaire israélien.

      309 Palestiniens tués depuis un an et demi (...)

  • #Absolument_modernes ! de #Jérôme_Meizoz

    Absolument modernes ! est la chronique caustique et navrée de la #modernité suisse des années 1970 et 1980 : le pari sur la #croissance_illimitée, le culte du #marché et de la #technique. Entre satire et récit intime, un certain Jérôme Fracasse conte les #Trente_Glorieuses traversées par son père, ouvrier convaincu de l’« #avenir_radieux ». Documents, slogans et tracts d’époque autant que souvenirs de famille dessinent une période exaltée et ambiguë : la construction de l’#autoroute du Rhône, l’ouverture des #supermarchés, le règne de la #télévision et de la #voiture, le développement massif du #tourisme dans les #Alpes.

    La croyance heureuse du père dans le « #régime_des_promesses », la volonté de s’arracher à un passé de pénurie et le tourbillon de la #société_de_consommation : tels sont les grands traits de cette fresque où drôlerie et gravité sont indissociables.


    https://www.editionszoe.ch/livre/absolument-modernes

    #livre #Suisse #progrès #croissance #modernité

  • New surveillance tech means you’ll never be anonymous again

    Forget facial recognition. Researchers around the world are creating new ways to monitor you. Lasers detecting your heartbeat and microbiome are already being developed

    The fight over the future of facial recognition is heating up. But it is just the beginning, as even more intrusive methods of surveillance are being developed in research labs around the world.

    In the US, San Francisco, Somerville and Oakland recently banned the use of facial recognition by law enforcement and government agencies, while Portland is talking about forbidding the use of facial recognition entirely, including by private businesses. A coalition of 30 civil society organisations, representing over 15 million members combined, is calling for a federal ban on the use of facial recognition by US law enforcement.

    Meanwhile in the UK, revelations that London’s Metropolitan Police secretly provided facial recognition data to the developers of the Kings Cross Estate for a covert facial recognition system have sparked outrage and calls for an inquiry. The Information Commissioner’s Office has launched an investigation into the legality of the program. But the scandal comes at the same time as a landmark ruling by the High Court in Cardiff that said the use of facial recognition by South Wales police is legal. (The decision is likely to be appealed).

    Facial recognition is only the tip of the creepy surveillance iceberg, however. If strict regulation is brought in to govern the use of facial recognition, it is possible we may simply see a switch to one, or several, of the other forms of surveillance technologies currently being developed. Many are equally if not more invasive than facial recognition – and potentially even harder to regulate. Here’s a look at some of what might be coming down the pipeline.

    How you walk

    The rapidly growing field of behavioural biometrics is based on recognising individuals from their patterns of movement or behaviour. One example is gait recognition, which may well be the next surveillance technology to hit the mainstream, especially if facial recognition comes under tight regulation. The technique is already being trialled by police in China, which frequently leads the field when it comes to finding new ways to monitor its people, whether they like it or not.

    There are a few different ways of recognising an individual from the way they walk. The method being trialled by Chinese police is based on technology from a company called Watrix, and relies on the use of video surveillance footage to analyse a person’s movements as they walk. In a recently granted patent, Watrix outlines a method of using a deep convolutional neural network to train an AI system capable of analysing thousands of data points about a person as they move, from the length of their stride to the angle of their arms, and use that to recognise individuals based on their ’gait record’. Watrix claims that its systems achieve up to 94 per cent accuracy, and that it holds the world’s largest database of gait records.

    The vision-based methods of gait recognition being developed by Watrix and others can be used to identify people at a distance, including in crowds or on the street, in a similar way that facial recognition can – which could make it a quick and easy substitute if regulation is brought in against facial recognition. Increasingly, many video surveillance systems are collecting multi-modal biometrics. That means they may be using facial recognition and gait recognition simultaneously, which at least in theory should both increase the accuracy and tackle issues like identifying people facing away from the cameras.

    Another method for identifying people by their walk relies on sensors embedded in the floor. Researchers from the University of Manchester used data from 20,000 footsteps belonging to 127 individuals to train a deep residual neural network to recognise 24 distinct factors, like the person’s stride cadence and the ratio of time on toe to time on heel (the people did not need to take off their shoes, as the system analyses movement rather than shape of the foot). Using this system, they were able to identify individuals with over 99 per cent accuracy in three ’real world’ scenarios: the workplace, the home environment, and airport security checkpoints.

    According to the researchers, the benefits of this kind of identification over vision-based systems are that it is less invasive, and less prone to disruption from objects or other people obscuring the camera’s view. Of course, another way of saying that it is less invasive is that it is harder for people to detect when it’s being used on them. People might notice when they’re being watched by cameras, but they’re much less likely to be aware of sensors in the floor.

    Heartbeat detection

    Your heartbeat and your breathing pattern are as unique as your fingerprint. A small but growing number of remote sensing technologies are being developed to detect vital signs from a distance, piercing through skin, clothes and in some cases even through walls.

    In June, the Pentagon went public with a new laser-based system capable of identifying people at a distance of up to 200m. The technology, dubbed Jetson, uses a technique known as laser doppler vibrometry to detect surface movement caused by your heartbeat.

    The eventual goal is to be able to identify a target within five seconds based on their cardiac signal, or ’heartprint.’ At the moment, however, the Pentagon’s system has a number of limitations: the target needs to be standing still, needs to be wearing light clothing (thick clothing, like a heavy coat, can interfere with the signal), and most importantly there needs to be a clear line of sight between the laser and the target.

    Coats, walls, even rocks and rubble are no obstacle for another nascent surveillance technology, however. Researchers are hard at work developing radar-based systems capable of tracking vital signs for a range of purposes, from non-invasive monitoring of patients and aiding in medical diagnoses to finding survivors in search and rescue operations.
    Monitoring indoor movements

    But why bother installing new radars when we’re already bathed in a different sort of radiation pretty much all the time? Wi-Fi can also be used to locate individuals, identify their position in the room and whether they’re sitting or standing, and even track vital signs.

    Until recently, it was thought a dedicated Wi-Fi network was required, in part because the technique depends on knowing the exact position of the Wi-Fi transmitters. In 2018, however, a group of researchers at the University of California built an app which allowed them to figure out the exact location of existing Wi-Fi transmitters in a building. With that information, they were able to use normal smartphones and existing ambient Wi-Fi networks to detect human presence and movement from outside the room. “With more than two Wi-Fi devices in a regular room, our attack can detect more than 99 per cent of user presence and movement in each room tested,” the researchers claim.

    Some research groups want to go further than just using Wi-Fi to identify people. Based on movement and vital signs, they claim it is possible to monitor the subject’s emotional state and analyse their behavioural patterns. These researchers have formed a company to market a ’touchless sensor and machine learning platform for health analytics’, which they claim has been deployed in over 200 homes and is being used by doctors and drug companies.

    Beyond the potential benefits for healthcare and emergency responders, however, the technology also has obvious applications for surveillance. Technology which is capable of building up a profile of a person’s heartbeat and breathing in order to watch for abnormalities in a health context is readily adaptable to being used to identify one person from another. Radar-based security surveillance systems capable of detecting people are already on the market, It’s only a matter of time, and perhaps not even very much time, before the ability to identify individual people is layered on top.
    Tracking your microbial cells

    Every person emits around 36 million microbial cells per hour, and human microbiomes are unique for a certain period of time (a 2015 study found that around 80 per cent of people could be re-identified using their microbiome up to a year later). This means that the constant trail of microbial traces we leave behind us, as well as those we pick up from our surroundings, can be used to help reconstruct a picture of a person’s activities and movements, like where they walked, what objects they touched and what environments they have been in.
    Monitoring your scent

    Identifying people by smell is actually one of the oldest police tricks in the book, but doing it with computers instead of bloodhounds is still in its infancy in comparison with facial and fingerprint recognition. The field of odor biometrics may be useful for individual authentication but is not well suited to mass surveillance – separating exactly who smells like that in a crowd can be tricky, as anyone who has been stuck in public transport on a hot day probably knows.
    Bum detection

    Then there are the identification techniques designed for very specific use cases. One pioneering suggestion from a team of Japanese researchers for an anti-theft system for cars was based on using 360 sensors to measure the unique shape of the driver’s rear end. Despite achieving a 98 per cent accuracy rate in trials, tragically this important security innovation does not seem to have gone any further than lab testing.
    The regulation problem

    Trying to regulate surveillance technologies one by one is likely to be futile. The surveillance industry is simply developing too fast, and it is too easy to switch from one kind of surveillance to another. The difference between a facial recognition system and one based on behavioural biometrics may simply be a matter of swapping the software on an existing camera network, for example.

    Increasing cooperation between government agencies and the private sector also means that regulations like San Francisco’s, which limits only government use of certain types of surveillance, are insufficient according to Katina Michael, a professor in the School for the Future of Innovation in Society and School of Computing, Informatics and Decision Systems Engineering at Arizona State University.

    Amazon is perhaps the prime example for this blurring of the lines between private and government surveillance. Amazon has previously come under criticism for selling facial and emotion-recognition systems to police. More recently, it has been revealed that Amazon is partnering with hundreds of law enforcement agencies in the US, including giving them access to surveillance data gathered through its Ring home doorbell in return for police actively marketing the devices to the community.

    “Fundamentally, we need to think about democracy-by-design principles,” Michael says. “We just can’t keep throwing technologies at problems without a clear roadmap ahead of their need and application. We need to assess the impact of these new technologies. There needs to be bidirectional communication with the public.”

    Surveillance changes the relationship between people and the spaces they live in. Sometimes, that change is for the better; there are real benefits from increased security, and the insights which can be gained into how people use public places can be used to help shape those places in the future. At the same time, however, we need to ask ourselves whether the future society we want to live in is one which constantly watches its citizens – or, more likely, one in which citizens are never totally sure when, how and by whom they’re being watched.

    https://www.wired.co.uk/article/surveillance-technology-biometrics
    #surveillance #laser #microbiome #battements_cardiaques #coeur #comportement #mouvement #marche #respiration #corps #vibrométrie #doppler_vibrometry

    ping @etraces

    • Another method for identifying people by their walk relies on sensors embedded in the floor. Researchers from the University of Manchester used data from 20,000 footsteps belonging to 127 individuals to train a deep residual neural network to recognise 24 distinct factors, like the person’s stride cadence and the ratio of time on toe to time on heel (the people did not need to take off their shoes, as the system analyses movement rather than shape of the foot). Using this system, they were able to identify individuals with over 99 per cent accuracy in three ’real world’ scenarios: the workplace, the home environment, and airport security checkpoints.

      According to the researchers, the benefits of this kind of identification over vision-based systems are that it is less invasive, and less prone to disruption from objects or other people obscuring the camera’s view. Of course, another way of saying that it is less invasive is that it is harder for people to detect when it’s being used on them. People might notice when they’re being watched by cameras, but they’re much less likely to be aware of sensors in the floor.

  • #Colt suspend la production de la version civile de son #fusil #AR-15 : Lignes de défense
    http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/09/20/colt-suspend-la-production-de-la-version-civile-d

    La rumeur courait chez les 4 000 vendeurs américains de produits Colt depuis quelques jours. Il fallait bien l’officialiser ou l’infirmer. Le PDG de la célèbre firme a donc annoncé la suspension de la production des fusils d’assaut AR-15 destinés au #marché_civil américain (photo Reuters).

  • On 75th Friday of Great March of Return: 109 Civilians Injured, Including 39 children, a Woman, 2 Paramedics, and a Journalist |
    September 20, 2019 | Palestinian Center for Human Rights
    https://pchrgaza.org/en/?p=12941

    On 75th Friday of Great March of Return, 109 civilians were injured as a result of the Israeli military’s continued use of excessive force against peaceful protests along the Gaza Strip’s eastern border; 39 children, a woman, 2 paramedics, and a journalist, were among those injured this Friday, 20 September 2019.

    This week witnessed an increase in the number of injuries among protestors, in comparison to the last 3 weeks, indicating that Israeli forces escalated their use of excessive force against the protesters with the use of live ammunition and targeting protestors’ bodies. As a result, 52 protestors were shot with live bullets; 2 of them sustained serious wounds.

    The Supreme National Authority of Great March of Return and Breaking the Siege called for today’s protests under the slogan “Refugee Camps of Lebanon”, coinciding with the 37th anniversary of Sabra and Shatila massacre that targeted Palestinian refugees in Lebanon.

    #marcheduretour 75 #Gaza

  • POLITIQUE MONÉTAIRE
    Alerte rouge sur le marché monétaire
    18 SEPTEMBRE 2019 PAR MARTINE ORANGE

    Pour la première fois depuis 2009, la #Réserve_fédérale a dû intervenir en urgence sur le marché monétaire, en y injectant 130 milliards de dollars. Les responsables tentent de rassurer en expliquant qu’il s’agit d’un mauvais concours de circonstances. Les raisons semblent beaucoup plus profondes : le système financier croule sous trop de #dettes à court terme.

    Tous y pensent. Forcément. L’intervention en urgence de la #Réserve fédérale américaine mardi 17 septembre sur le marché monétaire a ravivé de mauvais souvenirs. « Cela ressemble au scénario d’août 2007, quand les #banques n’arrivaient plus à trouver d’argent sur les marchés », relève l’économiste spécialiste du monde financier, Laurence Scialom, professeur à l’université Paris Ouest.

    Spontanément, l’ancien banquier Jean-Michel Naulot fait lui aussi le rapprochement avec août 2007, considéré désormais comme le début de la #crise financière. « Jean-Claude Trichet [alors président de la #BCE – ndlr] s’était félicité par la suite des interventions spectaculaires mises en œuvre pour enrayer la crise de liquidité. Il avait débloqué alors 90 milliards d’euros », se rappelle-t-il.

    La FED a décidé d’agir de façon encore plus spectaculaire mardi. En une seule journée, elle a débloqué 53 milliards de dollars pour assurer les financements sur le marché monétaire. Dans la soirée, elle a annoncé qu’elle allait remettre 75 milliards de dollars mercredi pour stabiliser le marché.

    C’est la première fois depuis l’automne 2009 que la #banque centrale américaine est obligée de s’engager sur le marché monétaire pour ramener les #taux d’intérêts à des niveaux plus supportables sur le marché du « #repo » (repurchase agreement). Ce marché permet aux intervenants financiers (banques, #fonds, #hedge_funds) de trouver l’argent dont ils ont besoin le temps d’une nuit. En échange des fonds prêtés, ils déposent des titres en garantie, le plus souvent des bons du Trésor ou des obligations d’État. Considérés comme très peu risqués car à très court terme et garantis, ces prêts sur le marché du « repo » évoluent à des taux avoisinants ceux de la FED, autour de 2-2,25 %.

    Sauf que mardi, tout s’est déréglé. Dès l’ouverture, les signaux rouges ont commencé à clignoter : les taux étaient à plus de 4 % et ont continué à s’envoler pour aller jusqu’à 10 %. Jusqu’à ce que la Fed annonce en catastrophe qu’elle apportait les liquidités nécessaires pour assurer les opérations de refinancement et prévenir une contagion qui commençait à gagner d’autres marchés, notamment celui des créances commerciales.

    L’effet de son intervention n’a tenu que quelques heures. À la clôture, les taux sur le « repo » étaient à nouveau à plus de 4 %, obligeant la Réserve fédérale à faire une nouvelle annonce d’apport de 75 milliards de dollars de liquidités supplémentaires pour mercredi.

    Une intervention d’une banque centrale sur les marchés, et encore plus quand il s’agit de la FED, est porteuse de doutes et d’inquiétudes. Les premiers messages envoyés se sont donc voulus très rassurants. Ce qui s’était passé mardi n’était lié qu’à une addition de facteurs techniques, un malheureux concours de circonstances, à en croire certains analystes.

    Le 15 septembre, les entreprises américaines devaient payer leurs impôts, ce qui a réduit le volume des financements disponibles sur le marché, expliquent-ils. Dans le même temps, le Trésor américain a lancé de nouvelles émissions correspondant à 78 milliards de dollars, qui devaient être payées en début de semaine, ce qui a participé au siphonnage des liquidités existantes. De plus, le même Trésor américain aurait souhaité augmenter ses réserves, jugées trop basses, auprès de la Fed, ce qui aurait contribué à encore diminuer l’argent. Enfin, les attaques contre les infrastructures saoudiennes auraient provoqué un choc en retour sur les marchés.

    L’ennui de toutes ces explications circonstanciées est qu’elles résistent mal aux faits : les tensions sur le marché monétaire n’ont pas commencé mardi ni même lundi. Depuis août, des observateurs commencent à s’inquiéter des problèmes de liquidités sur les marchés. Dès la semaine dernière – c’est-à-dire avant la date d’échéance des impôts pour les sociétés, les enchères du Trésor américain, ou les attaques contre l’Arabie saoudite –, des alertes clignotaient ici et là, des traders parlaient des difficultés rencontrées pour trouver des refinancements.

    Les responsables politiques et nombre d’observateurs n’ont pas pris conscience de ce qui se joue actuellement. Pour eux, le critère de la bonne santé économique et financière se limite aux marchés actions. Or, ceux-ci volent de record en record, affichant « la plus grande déconnexion avec l’économie réelle depuis 2007 », comme le souligne Saxobank dans son dernier rapport trimestriel. Mais sur les autres marchés – monétaires, obligataires, des changes… – des frictions se nouent, loin du regard du public, et commencent à émerger, se traduisant par des volatilités accrues.

    « Il semble qu’il y a quelque chose de sous-jacent dont on ne sait rien encore », confie Scott Skyrm, trader sur les marchés des « repos » au Wall Street Journal. « Les crises de liquidités, compte tenu de leur effet déflagrateur, se gèrent dans le plus secret. Ce n’est qu’après que l’on apprend ce qui s’est passé. Mais je pense que la Réserve fédérale, qui s’était engagée dans un resserrement monétaire, a eu des signaux de tensions dès décembre. D’où sa volte-face sur sa politique monétaire en janvier », poursuit Jean-Michel Naulot.

    Alors que les banques centrales ont déversé plus de 6 000 milliards de dollars dans le système financier, que les marchés croulent littéralement sous l’argent, comment est-il possible que la liquidité vienne à manquer ? « Le problème, ce n’est pas un manque de liquidités, mais la question de sa circulation, de son affectation. Trop d’argent a été alloué à de mauvais endroits », relève Laurence Scialom.

    Ce sont les raisons profondes des soubresauts actuels : la création monétaire laissée à la disposition du monde financier, totalement en roue libre, a conduit à un système basé sur la dette. Une dette, notamment privée, qui a pris des proportions encore plus astronomiques depuis la crise financière. Dans tous les secteurs, sur tous les marchés, des positions de plus en plus risquées ont été prises, en s’appuyant sur des effets de levier gigantesques. « Et c’est de la dette à très court terme », relève Laurence Scialom. C’est ce que traduisent aussi les difficultés sur le marché du « repo » : il s’agit de positions financières prises à très court terme, pouvant se déboucler très rapidement, et qui sont refinancées au jour le jour sur le marché, pas d’investissements « durs » dans l’économie réelle.
    « L’augmentation des “repos” et des autres taux à court terme est révélatrice de la réduction du montant du bilan que les intermédiaires financiers souhaitent ou sont capables de fournir à ceux qui recherchent un financement à court terme », avertit Tony Crescenzi de la société de gestion Pacific Investment Management. D’autant qu’au même moment, ajoute Jean-Michel Naulot, « l’accroissement du #déficit budgétaire américain, qui risque de dépasser les 1 000 milliards de dollars, crée des besoins de financement extraordinaires ».

    Alors que les incertitudes sur l’économie mondiale grandissent, le choix des intermédiaires financiers qui ont de l’argent à placer est vite fait : ils achètent des bons du trésor et autres titres souverains américains, considérés comme le meilleur placement sans risque dans les temps compliqués. Ce qui participe à raréfier les possibilités de refinancement.

    Ces convulsions sur le marché monétaire tombent au pire moment pour la FED. Mercredi et jeudi, les membres de la Réserve fédérale se réunissent pour définir la politique monétaire dans les mois à venir. Mis sous pression par Donald Trump depuis des mois, le président de la FED, Jerome Powell, avait déjà évoqué la possibilité de renouer avec une politique monétaire plus accommodante, et d’abaisser les taux afin de soutenir l’économie américaine dans ces temps incertains. Mais il va peut-être être condamné à faire plus, beaucoup plus. 

    Car l’intervention de la #FED pour calmer la fièvre sur le #marché monétaire a jeté le doute et le trouble dans les esprits. Inévitablement, la question de la confiance va se poser sur les #marchés. Les #investisseurs risquent de recommencer à traquer les actifs les plus risqués, les acteurs ou les sociétés jugées les faibles, au risque de provoquer une crise qu’ils redoutent.

    Pour rétablir la confiance, la FED va devoir mettre tout son crédit dans la balance. Déjà certains prédisent le retour prochain – avant la fin de l’année, disent-ils – et inévitable du #quantitative_easing (programme de rachats de titres), seul moyen, selon eux, d’assurer la #liquidité nécessaire pour refinancer les risques fous pris depuis des années et de préserver la stabilité du système financier. Mais il n’est pas sûr cette fois que cela suffise.

    https://www.mediapart.fr/journal/economie/180919/alerte-rouge-sur-le-marche-monetaire

    #finance #argent #monnaie #2008