• Plus de 4 mois pour clôturer un compte à la #Société_Générale

    Les banquiers ont les jetons que les pauvres ferment leurs comptes.

    Depuis début octobre 2022 j’ai demandé la cloture de tous mes comptes par courrier sur la messagerie sécurisée de ma banque #SOCGEN
    La première réponse a été qu’il leur fallait un courrier :)
    Après plusieurs tentatives, j’ai envoyé une lettre postale recommandée AR en décembre leur demandant de clôturer mes compte vu qu’ils m’avaient refusé un prêt immobilier de 50.000€ à 340€ par mois sur 20 ans ! Il n’était plus question de rester chez eux.
    Le recommandé n’a pas été réceptionné dans les temps imparti m’indique le suivi de La Poste.
    En retournant faire ma demande, la réponse a changé, il leur faut maintenant un courrier manuscrit, si si, en 2023 sous macron Web, on te demande un courrier rédigé de ta petite main pour fermer un compte bancaire, cetipa mignon :))

    Et donc, 4 mois après, c’est toujours pas cloturé !

    #voleurs #banques #mdr

    • @monolecte de ce que j’avais lu à l’époque où je m’étais penchée sur ce quoi reposait l’arnaque du système bancaire, même les comptes vides représenteraient pour les banques un moyen d’augmenter leur crédit, ou plutôt le système de croyance en leur crédit/dette sur lequel tout le système actuel repose.
      J’ai retenu enfant que si nous fermions tous nos comptes bancaires et cessions de croire à ces foutaises, le capitalisme chuterai rapidement. J’ai hâte :)

  • Bonne année TG | Mediapart | 31.12.22

    https://www.mediapart.fr/journal/politique/311222/emmanuel-macron-un-funambule-sur-le-fil-du-deni-pour-ses-voeux-presidentie

    Dans une formule que les esprits les plus mal intentionnés prendront pour une provocation, le président de la République a même évoqué « une année démocratique intense ». Sans préciser s’il avait en tête le score historique de l’extrême droite à l’élection présidentielle, l’élection de 89 de ses représentant·es à l’Assemblée nationale, sa propre défaite électorale ou le recours par dix fois de son gouvernement à l’article 49-3 de la Constitution pour passer en force au Parlement.

    #MDR

  • L’Allemand Heinrich XIII, aristo complotiste et apprenti putschiste
    https://www.france24.com/fr/europe/20221208-l-allemand-heinrich-xiii-aristo-complotiste-et-apprenti-putschist

    Ces plans d’actions terroristes risquent de faire des vagues dans le petit milieu des descendants de la noblesse allemande, forte d’environ 80 000 membres. Escorté par des policiers hors de son domicile, Heinrich XIII, cheveux gris coiffé en arrière, veste à carreaux et petit foulard bon chic bon genre, fait en effet davantage penser à un habitué des chasses à courre, plutôt qu’à un illuminé du #complotisme fourré à longueur de journée sur d’obscurs forums Internet – à moins que les deux ne soient pas incompatibles.

    [...] C’est la particularité de cette lignée : tous les hommes de la famille doivent se prénommer Heinrich. Ils se distinguent entre eux par un nombre, et tous les premiers enfants mâles Reuss de chaque siècle s’appellent Heinrich I.

    [...] Heinrich XIII serait le vilain petit canard parmi les 30 autres #Heinrich encore en vie de cette famille qui compte une soixantaine de membres. "Dorénavant tout le monde - jusqu’aux États-Unis - va associer notre famille au terrorisme et à la pensée réactionnaire, c’est tout à fait atroce”, s’est désolé Heinrich XIV dans un entretien accordé mercredi à #MDR, la chaîne de télévision régionale de Saxe et Thuringe.

    [...] Ces idées réactionnaires ont tout à voir avec la mouvance des “#Reichsbürger ” (“citoyens du Reich”). Tous les membres de la cellule terroriste interpellés semblent d’ailleurs être des sympathisants de ce groupuscule, dont la principale croyance est qu’il n’y a plus d’#Allemagne légitime depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ils se revendiquent tous soit du IIIe Reich, soit de la république de Weimar ou encore de l’Empire qui a pris fin en 1918 (c’est le cas de Heinrich XIII) et ne reconnaissent pas la constitution de 1949.

    #extrême_droite

  • Bure et la Gendarmerie : Oblitéré mon capitaine ! - Mediapart | 27.11.22

    https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/271122/bure-les-liens-financiers-entre-gendarmes-et-nucleaire-melangent-interets-

    ou comment la CADA fait des cadeaux

    Merci PDF 😋

    Boîte noire

    Nous avons reçu le document dans une version partiellement oblitérée, mais en l’enregistrant en version PDF dans le lecteur dédié qu’utilise Mediapart, les bandes noircies ont sauté. C’est cette version que nous publions, qui a notamment révélé le nombre de gendarmes [82] affectés chaque jour à la sécurisation du site de l’Andra [#Bure].

    #MDR

    • https://www.documentcloud.org/documents/23317828-convention-andra_version-export

      PREAMBULE :

      Pour assurer la sécurité de la zone de construction du futur site de stockage profond des déchets radioactifs, I’ANDRA met en œuvre un ensemble de mesures actives et passives sur le site de Bure (55) — Saudron (52). La gendarmerie nationale contribue à cette sécurisation.

      ARTICLE 1 : OBJET DE LA CONVENTION

      Cette convention définit les conditions administratives et financières liées à la prise en compte de la mission de sécurisation du site. La gendarmerie concourt à la protection du site de Bure-Saudron. Pour ce faire elle met en place un dispositif dédié, objet de la présente convention, dont les missions sont définies par un protocole opérationnel.

      ARTICLE 2 : CONDITIONS GENERALES

      Dans le cadre de cette mission, la gendarmerie facture les coûts générés par l’escadron dédié à la protection du site de Bure-Saudron.

      2.1/ Effectifs

      La gendarmerie s’engage à dédier à la sécurité du site de Bure-Saudron un effectif journalier qui se monte, sauf impératif d’ordre public entrainant le retrait temporaire de tout ou partie du dispositif, 82 militaires de la gendarmerie.

  • Macronie : anti-jeu à la niche LFI | AFP | 25.11.22

    https://www.mediapart.fr/journal/fil-dactualites/251122/tu-vas-la-fermer-fin-de-seance-surchauffee-l-assemblee-nationale

    On lâche rien - version macronique.

    A coups de demandes de suspensions de séances, de rappels aux règlements et de dépôts d’amendements en rafale, le camp présidentiel a compromis la tenue du vote sur ce texte en discussion, que les oppositions semblaient en mesure de pouvoir faire adopter, contre l’avis du gouvernement.
    [...]
    « niche parlementaire » : un groupe d’opposition peut fixer l’ordre du jour, [la séance] doit s’achever quoi qu’il arrive à minuit, sans possibilité de poursuivre les débats en cas d’examen inachevé d’un texte.


    La majorité relative joue la montre... quel fair play !

    article complet :

    La fin de la journée réservée au groupe LFI à l’Assemblée a tourné au vinaigre jeudi soir, les oppositions fustigeant les « manoeuvres » du camp présidentiel pour empêcher la tenue d’un vote sensible sur la réintégration des soignants non vaccinés.

    « Tu vas la fermer ! », a notamment lancé dans l’hémicycle, excédé, le député de Guadeloupe Olivier Serva (groupe LIOT), à l’adresse de députés Renaissance qui l’interpellaient pendant son intervention, provoquant une suspension de séance.

    L’élu ultramarin, qui dénonçait les techniques employées pour ralentir les débats, a ensuite repris la parole. « Vous utilisez des subterfuges petits, comme vos idéaux, vous salissez la démocratie avec vos bassesses, vous êtes minoritaires, acceptez-le. »

    Les députés ultra-marins des différents bancs de l’Assemblée, venus en nombre soutenir la proposition de loi en discussion, sont venus dire leur colère devant la presse, face au « mépris du gouvernement » à l’égard de la situation des établissements de santé dans leurs territoires.

    « Chez nous, ceux qui ont un schéma vaccinal complet, c’est moins de 20% », a lancé l’un d’entre eux.

    « Des gens sont en train de mourir chez nous sur des brancards, nous n’acceptons (pas) que les députés de La République en marche (précédent nom de Renaissance, ndlr) avec leurs sourires narquois ou que M. Véran avec son arrogance légendaire viennent nous mépriser », a tempêté le député de Martinique Jean-Philippe Nilor (LFI).

    « Vous devriez avoir honte ! », a également lâché à l’adresse des macronistes Olivier Marleix, le chef de file du groupe LR, dont des députés étaient favorables au texte de LFI, tout comme le groupe RN.

    A coups de demandes de suspensions de séances, de rappels aux règlements et de dépôts d’amendements en rafale, le camp présidentiel a compromis la tenue du vote sur ce texte en discussion, que les oppositions semblaient en mesure de pouvoir faire adopter, contre l’avis du gouvernement.

    Lors des nombreuses suspensions de séance, des éclats de voix entre députés étaient audibles dans les couloirs de l’Assemblée. Dépêché dans l’hémicycle, le porte-parole du gouvernement Olivier Véran a évoqué un « niveau de tension jamais vu en douze ans au Parlement ».

    La cheffe de file des députés LFI Mathilde Panot a estimé que l’exécutif avait « franchi une ligne rouge », en prenant part « à l’obstruction » lors de la « niche parlementaire » des Insoumis.

    Une telle journée, lors de laquelle un groupe d’opposition peut fixer l’ordre du jour, doit s’achever quoi qu’il arrive à minuit, sans possibilité de poursuivre les débats en cas d’examen inachevé d’un texte.

    La proposition de loi de LFI demandait de réintégrer le personnel non-vacciné contre le Covid-19 des établissements de santé et de secours, pour y pallier les pénuries d’effectifs.

    « Quel signal voulons-nous donner à ceux qui étaient là en première ligne, qui se sont vaccinés ? », a dit le ministre de la Santé, François Braun. Dans les hôpitaux, les soignants vaccinés disent que « si nous réintégrons les non-vaccinés, ce sont eux qui partent ».

    M. Braun avait indiqué dimanche qu’il se prononcerait sur la réintégration ou non des soignants non vaccinés lorsqu’il aura reçu les avis de la Haute autorité de santé et du Comité consultatif national d’éthique.

    • Et donc ya un déni de démocratie… mais pour réintégrer des soignants non vaccinés qui contribuent aussi à augmenter « Des gens sont en train de mourir chez nous sur des brancards » : à la fois parce que le covid se propage plus dans les lieux de soins ET parce qu’ils donnent le pire exemple à la population qui est encore plus poussé à ne pas se vacciner (puisque « nos soignants se vaccinent presque pas ») et donc à mourir plus.

      Donc un déni de démocratie sur une proposition de loi complotiste et contre la santé publique… on en pense quoi ? TOUS POURRIS.

    • J’ai étoilé parce qu’on nous signale que la proportion de soignants non-vaccinés est très élevée hors de la métropole et que sans cette information, l’acharnement de la LFI est réellement incompréhensible. Avec cette information, on comprend mieux, et on rage de se dire que hors métropole, le racisme institutionnel est tellement fort que les locaux ne font pas/plus confiance à rien de ce qui arrive de la métropole, y compris, donc, la santé publique, gérée à la façon dont on le sait et dont cela nous ulcère au quotidien. Ils n’ont plus d’eau, ils meurent des pesticides divers, et il faudrait en plus qu’ils soient plus intelligents que nos politiques « les masques ne servent à rien » ? :-/

    • Sauf que la France ne peut pas faire une loi qui ne s’applique qu’à un territoire précis à priori. Sur la métropole les soignants non vaccinés sont largement minoritaires et les divers collectifs de soignants poussent à montrer l’exemple, et ne veulent plutôt pas de gens non vaccinés. Mais outre mer et dans les antilles notamment, ya une proportion inverse et là ça se justifierait « un peu » car les non vaccinés sont majoritaires et faut bien soigner les autres maladies et accidents… mais ce faisant en contribuant à renforcer fortement l’idée que c’est ok de pas se vacciner alors qu’on est au contact direct et quotidien de personnes faibles, ce qui est le pire exemple à donner, et qui vaut pas juste pour le covid, ya un déficit de vaccination pour la grippe etc aussi (et là ils sont en pleine poussée de covid + grippe + bronchiolites pour les enfants).

      Et tout ça dans le même temps où le gouvernement n’est ferme que sur le vaccin tout en racontant (et montrant) n’importe quoi sur les masques et l’aération, et la transmission chez les enfants, etc.

      C’est difficilement résoluble par le haut…

    • Mais c’est quoi l’argument des soignants pour continuer à refuser le vaccin  ?
      Au début, tu pouvais toujours argumenter qu’on ne sait pas sur le long terme, mais là, on commence à avoir une petite idée, non  ? Genre, mieux vaut le vaccin qu’un covid long ou même si ce n’est pas éclatant, ça réduit un peu les contaminations et pas mal la gravité des symptômes.

    • l’article de Mediapart - pas celui de l’AFP - parle des dommages collatéraux sur le texte prévu initialement par LFI, sur l’abolition de la corrida. Là aussi, TG.

      Finies les émotions partagées entre la majorité et la gauche. L’Assemblée a repris son cours, et un peu après 17 heures, c’est un Aymeric Caron furieux qui a empoigné le micro pour rendre les armes sous les huées des bancs situés à droite de l’hémicycle : « Je tiens à m’excuser pour ceux qui ont cru en nous, mais je dois me rendre à l’évidence : nous ne pourrons pas abolir la corrida aujourd’hui, je suis contraint de retirer le texte. »

      À la surprise générale, La France insoumise (LFI), qui organisait, durant toute la journée du jeudi 24 novembre, sa « niche parlementaire » annuelle à l’Assemblée nationale, a donc jeté l’éponge. Et renoncé, pour l’heure, à mener la bataille parlementaire sur l’abolition de la corrida.

      Une déconvenue brutale pour les associations animalistes et la société civile mobilisée, dont LFI a décliné toute responsabilité : « La semaine dernière, on avait déjà découvert que des amendements totalement farfelus avaient été déposés pour nous empêcher d’avancer, décrypte un collaborateur d’Aymeric Caron. Cette nuit et ce matin, quelques dizaines de députés de droite et d’extrême droite ont encore envoyé des centaines de sous-amendements », portant le nombre total d’amendements à examiner au nombre de 800.

      #sans_vergogne

      mais aussi :

      Mardi, lors d’une conférence de presse, Mathilde Panot, la présidente du groupe LFI, alertait d’ailleurs déjà sur la stratégie d’« obstruction antidémocratique » de la majorité à l’égard de plusieurs textes de la « niche ». Notamment, sur la proposition de résolution visant à déclencher une commission d’enquête sur les relations entre Emmanuel Macron et Uber - au vu du nombre d’amendements déposés, elle a également fini par être écartée en catastrophe de l’ordre du jour par LFI.

    • « Les insoumis ont démontré leur utilité nationale et leur capacité propositionnelle. Les insoumis ont su marquer dans l’opinion leur journée de niche ce qui est une satisfaction pour leur travail parlementaire. Hormis les fanatiques, les observateurs savent quelle maîtrise et quelle cohésion politique ont été déployées. Ensuite un succès considérable a été remporté. Celui sur l’IVG. Un succès parce qu’il parle à toute la société. Parce qu’il inscrit la France dans une bataille mondiale sur le droit des femmes à disposer de leur corps. Et l’ouverture du débat sur l’interdiction de la corrida fonctionne comme un compte à rebours désormais engagé avant l’interdiction effective. Enfin sur le plan plus modeste de l’action purement politique parce que la macronie ressort une fois de plus en lambeaux de l’épisode. Elle a manifesté des connivences d’enthousiasme et d’applaudissements avec le RN sur la corrida avant de s’enfoncer dans le mépris que lui vouent désormais tous les élus des outre-mer. »
      https://linsoumission.fr/2022/11/25/jour-de-niche-melenchon

      Une majorité existait pour décider le retour des personnels suspendus. Il faut réaliser le niveau de provocation que cela représente pour des milliers de soignants et des centaines de services de soins où leur retour signifierait un allégement immédiat de la peine au travail. Dans les outre mers c’est plusieurs centaines de personnes manquant à l’appel qui sont concernées et jusqu’à 20% des effectifs dans certains secteurs. Alors on comprend l’état d’exaspération des élus des outre-mer. De tous bords les députés ultra marins se dressèrent avec vigueur, avec une colère palpable. « Nos vies sont en jeu » cria un député « desdits outre-mer ». « Vous n’imaginez pas ce qui se passe dans les outre-mer, déclara le député martiniquais Jean Philippe Nilor, apparenté au groupe Insoumis. Les populations nous regardent. Elles croyaient que la démocratie fonctionnait en France. Il voit que ce n’est pas vrai. » Terrible leçon de politique. « C’est bien la vérification de pourquoi il n’y a aucun élu LREM dans les outre-mer » conclut-il.

    • À 23 h 53, Naïma Moutchou, au perchoir, a fini par lâcher : « On est vraiment au cirque aujourd’hui ! » Après avoir enjoint aux députés insoumis, grondant de colère, de sortir de l’hémicycle, elle a sifflé la fin de cette séance chaotique quelques minutes avant l’heure fatidique. Il était temps.

      Pauline Graulle / Mediapart

      #MDR

    • Encore un macronard pur jus !

      Doc Amine 🏥🚑📚👨‍⚕️🩺

      Soignants non vaccinés, la réintégration c’est non !
      1- sanitairement : ils sont peu nombreux, ça ne ferait aucune diff
      2- éthiquement : ils ont abandonné leurs collègues et les patients
      3- scientifiquement : ils ont refusé le vaccin pour des raisons bidons
      ➡️Ils ont choisi de s’exclure

      https://mobile.twitter.com/DocAmine_/status/1598052972503891969?cxt=HHwWgoDQ5cWttq0sAAAA

      1- Les soignants non vaccinés sont peu nombreux et on manque de soignants partout. Des gens meurent par manque de soin.
      2- Ils n’ont abandonné personne et ils ont été rejetés tels de vulgaires criminels.
      3- Ce n’est pas un vrai vaccin ; il n’empêche pas la contamination et n’est pas efficace dans le temps.

      Qui est Doc Amine ?
      https://start.lesechos.fr/societe/engagement-societal/doc-amine-medecin-hyperactif-et-influenceur-engage-1881949?xtor=CS2-1


      Doc Amine avant un tournage

      Entre ses conseils sur Instagram, les urgences, SOS médecins et ses coups de gueule sur Twitter, Doc Amine fait désormais partie des médecins les plus influents...
      Celui qui a aussi ses entrées au ministère de la Santé, débarque ce mois-ci sur l’application Brut pour parler de santé mentale.

      Un « médecin » avec le cerveau d’une influenceuse 😵‍💫 !

    • Et encore cet amalgame (sans preuve pour l’instant) comme quoi dès qu’on dit des trucs basiques de santé publique contre les complotismes on est « macronard » : bah non : je redis toujours la même chose mais si Macron dit que l’eau chaude ça brule, et que nous aussi on dit que l’eau chaude ça brule et qu’il faut pas mettre sa main dedans on est PAS « macronard », on est juste logique.

      1- Les soignants non vaccinés sont peu nombreux et on manque de soignants partout. Des gens meurent par manque de soin.

      Bah oui ils sont peu nombreux, donc c’est ce qui est dit : c’est PAS ÇA qui va changer quoi que ce soit au manque de personnel réel des hopitaux, c’est pas ça la solution « réembaucher n’importe qui même ceux qui ont sont anti-consensus scientifique ». La solution au manque de personnel n’a rien à voir avec embaucher les quelques personnes antivax, mais plein de choses plus complexes (arrêter le libéralisme dans les hopitaux, avoir plus de moyens matériels du coup, des rémunérations correctes pour les gens du bas de l’échelle : aide-soignant⋅es, infirmier⋅es, etc, ce qui est incitatif à venir travailler dedans plutôt que se barrer dans le privé ou changer de métier). Mais aucun rapport avec réembaucher les 4 antivax chelous.

      2- Ils n’ont abandonné personne et ils ont été rejetés tels de vulgaires criminels.

      Ils sont pas rejetés : on impose TOUJOURS un cadre de travail qui correspond aux normes de sécurité de tel ou tel travail : avoir un casque sur le chantier, se laver les mains au gel hydro dès que possible, etc, etc, cela dépend des métiers. Et bien surprise : les travailleurs de la santé doivent se vacciner, et pas juste du covid mais de plein d’autres choses : ça fait partie des règles de leur boulot, comme mettre un casque sur le chantier. Si tu suis pas les normes de sécu de ton métier, t’es pas rejeté comme un chien, c’est toi qui suis pas les normes de ce métier.

      3- Ce n’est pas un vrai vaccin ; il n’empêche pas la contamination et n’est pas efficace dans le temps.

      Tu relais donc, pourtant des mois/années plus tard, la propagande complotiste (mais ça on l’avait bien compris en filigrane régulièrement).

      C’est pas faute de l’avoir expliqué mille fois, ici et ailleurs : il y a PLEIN de sortes de vaccins, et non un vaccin c’est pas toujours pour empêcher la contamination. Il y a des vaccins qui empêchent complètement ou réduisent la maladie ciblée, et/ou qui empêchent ou réduisent la contamination. Ce sont deux choses différentes et qui dépendent du type de maladie, virale ou pas, etc.

      À aucun moment la définition d’un « vaccin » ne signifie que ça doit forcément empêcher la contamination en retour, c’est toi (ou plutôt la propagande que tu relais allègrement) qui invente totalement ce point. Un vaccin ça sert à stimuler ton immunité, à la développer, pour que lors que TOI tu te fais contaminer plus tard, ton corps sache mieux se défendre. Et c’est tout. Ça n’implique aucune obligatoire de non-contamination en retour, et même ça n’implique pas que t’es totalement sauvée de la maladie : certains vaccins réduisent les effets mais sans forcément tout annuler (et c’est déjà une très bonne chose pour limiter la charge hospitalière !).

      Par ailleurs c’est doublement faux puisque le vaccin contre le covid :
      – réduit BIEN le transmission aussi en partie, de 50% un truc comme ça, ce qui n’est pas 0 du tout…
      – plein de vaccins ont besoin de rappel, ça dépend du type de maladie : si c’est viral et que le virus mute en permanence, c’est logiquement qu’il faille refaire régulièrement… or c’est justement quand on laisse transmettre à fond comme aujourd’hui que ça augmente le nombre de mutations…

      Enfin bon… devoir re-re-re-re argumenter/expliquer tout ça après trois ans plus tard où on sait comment ça marche… c’est un peu dingue, mais en même temps logique vu la mauvaise vulgarisation (voire mensongère pour certains points) des autorités…

    • Nul besoin de re argumenter ; vous êtes libre de vous injecter ce vaccin tous les 6 mois si vous le désirez.
      Dire que ce vaccin n’empêche pas la contamination et n’est pas efficace dans le temps cela n’est pas du complotisme ! C’est une réalité. Je vis avec un médecin pro-vaccin tolérant qui respecte le choix de ses patients comme la plus-part de ses collègues.
      Tous les pays d’Europe et peut être du monde entier ont réintégré leurs soignants non vaccinés du covid. Seule la France s’obstine.
      Donc vous pouvez rester sur votre position que je comprends ; ça me va et je vous prie de respecter la mienne.
      Mais je persiste, les médecins de plateaux, Doc Amine Ayari tout comme le vulgaire Mathias Wargon sont bien des macronards pur jus ne vous en déplaise.
      PS. Par contre vous n’en êtes pas un et je vous respecte pour ça.

    • Dire que ce vaccin n’empêche pas la contamination et n’est pas efficace dans le temps cela n’est pas du complotisme !

      Ce n’est absolument pas ce que tu as dit, tu transformes la phrase complètement : ce qui l’est, et qui est parfaitement de la désinformation, et sans rapport avec la définition d’un vaccin, c’est la phrase exacte que tu as dit au départ : « ce n’est pas un vrai vaccin »… baaah si totalement.

    • Et bien pour moi vu qu’il est inefficace dans la durée je suis libre de ne pas l’assimiler aux autres vaccins pour lesquels un rappel tous les 5, 10, 15 ou 20ans est nécessaire. Mais c’est sûr vous pouvez toujours l’assimiler à celui de la grippe conseillé pour les plus de 65 ans et les personnes à risque dont je ne fais pas encore partie.
      Je rappelle que ce vaccin n’est pas obligatoire ; ils ont voulu le rendre obligatoire de fait en instaurant le passe-vaccinal et toutes les abérrations qui ont suivi ( plages dynamiques, boire son café assis, auto-attestations...)
      Je ne désinforme personne. Je donne mon point de vue c’est tout et je n’oblige personne à le suivre.
      Pour info je continue à porter le masque partout où c’est nécessaire et je n’ai pas encore été touché par ce virus.

    • re : réintégration des soignants non vaccinés :

      l’avocat d’une soignante non-vaxed a obtenu qu’elle soit réintégrée, avec paiement des arriérés de salaire, jeudi dernier. Dans le détail, la cours d’appel n’invalide pas la décision de première instance de la cour prud’homale qui jugeait que l’institut Curie était en tort. C’est a priori une première, et ça vaudrait jurisprudence pour tout.es les soignant.es du privé.

      https://www.sudouest.fr/justice/covid-19-une-soignante-non-vaccinee-reintegree-sur-decision-judiciaire-1323

      Le ministre de la Santé, François Braun, avait récemment précisé que le débat concerne « 1 050 infirmiers, c’est le chiffre qui m’a été donné par le président de l’Ordre des infirmiers, sur 300 000 ». Il a indiqué fin novembre qu’il se prononcera sur la réintégration ou non des soignants non-vaccinés en début d’année 2023, lorsqu’il aura reçu les avis de la Haute autorité de Santé et du Comité consultatif national d’éthique

      Joyeux Noël !

  • Avec 8 dollars, il crée un compte certifié sur Twitter et fait perdre 16 milliards de dollars aux actions de la compagnie pharmaceutique Eli Lilly (qui se gave en vendant trés trés cher de l’insuline). Ouest France

    Un tweet annonçant que l’insuline était désormais gratuite a lourdement fait baisser le cours de bourse de la société Eli Lilly. Il émanait d’un compte affichant le badge bleu « certifié », qui avait été acheté pour huit dollars (7,70 €). Une imposture rendue possible par un service récemment proposé par Elon Musk, le nouveau patron de Twitter… et aussitôt stoppé.

    Cette « blague » a provoqué un effondrement du cours de l’action en Bourse, faisant fondre la capitalisation boursière du groupe de 16 milliards de dollars, avant le démenti du groupe. Depuis, le cours de l’action est remonté, mais n’a pas atteint son niveau d’avant l’affaire, comme le montre le graphique ci-dessous issu du site Boursorama.

    https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAyMjExNjkyM2IzN2MxNmJhYzRiMTM3ZTcxZjI5YmYxMDNmYjE?width=630&foc

    Eli Lilly est l’un des leaders mondiaux de l’insuline, avec Novo Nordisk et Sanofi.

    #twitter #insuline #Eli_Lilly #santé #diabète #insuline #diabète_sucré #médecine #big_pharma #mdr #artivisme #bourse

    Source : https://www.ouest-france.fr/high-tech/twitter/le-tweet-d-un-imposteur-penalise-le-cours-de-bourse-du-groupe-pharmaceu

  • Élections de mi-mandat aux États-Unis : incidents techniques lors du vote, des républicains crient au loup Marine Lambrecht - Belga

    Des conservateurs américains, Donald Trump en tête, dénonçaient mardi des incidents techniques localisés dans des bureaux de vote pour les élections de mi-mandat, l’ancien président américain allant jusqu’à appeler ses partisans à « contester ».

    « Le vote par procuration à Detroit, ça ne va pas du tout. Les gens se présentent pour voter et s’entendent répondre : ’désolé, vous avez déjà voté’ » , a affirmé Donald Trump sur son réseau Truth Social.


    L’organisation indépendante Vote.org a confirmé dans un communiqué l’existence de « problèmes techniques des machines à voter dans certains Etats ».
    « Cela peut arriver et les employés des bureaux de vote ainsi que les responsables des Etats font tout pour régler ces problèmes et s’assurer que les électeurs ont d’autres options pour déposer leur bulletin de vote aujourd’hui »
    , a ajouté cette organisation qui défend l’accès au vote.

    Dans l’Arizona, le scrutin a été perturbé par des problèmes techniques affectant certaines machines dans le comté de Maricopa, qui comprend Phoenix, la capitale de l’Etat du Grand Canyon.

    Dans ce comté, « environ 20% » des 223 bureaux de vote rencontrent « un problème » avec les machines chargées de lire les bulletins, a expliqué sur Twitter Bill Gates , le directeur de l’organe qui dirige cette région.

    « Nous essayons de régler ce problème aussi rapidement que possible » , a expliqué M. Gates , tout en assurant que cela n’empêchait pas les électeurs de voter.

    En cas de problème, une « solution alternative » est prévue, a-t-il insisté. Les électeurs peuvent déposer leurs bulletins dans une « boîte sécurisée » , qui sera ensuite ouverte « plus tard dans la soirée » pour comptabiliser les votes avec des machines en bon état de marche. Ils peuvent aussi se rendre dans un autre bureau de vote.

  • Pour la première fois : « Historique », la France livre du gaz à l’Allemagne via la Moselle L’essentiel - afp

    La France a commencé, jeudi pour la première fois, à acheminer directement du gaz vers l’Allemagne, une étape et un symbole dans la solidarité énergétique européenne pour surmonter cet hiver le tarissement des flux venant de la Russie. « C’est historique, la première fois que la France va livrer du gaz directement vers l’Allemagne. Jusqu’ici on envoyait du gaz à notre voisin via la Belgique », a déclaré Thierry Trouvé, directeur général de GRTgaz, le gestionnaire du réseau de transport de gaz français.


    Ces premières livraisons concrétisent un accord d’entraide formalisé le 5 septembre entre les dirigeants français et allemand, Emmanuel Macron et Olaf Scholz, pour faire jouer la solidarité européenne à l’heure où le gaz est très convoité et son prix vertigineux. Après l’invasion de l’Ukraine, la Russie a considérablement baissé ses livraisons de gaz à l’Europe, dont certains pays étaient très dépendants. C’est le cas de l’Allemagne, qui a besoin de cette énergie pour faire tourner ses usines, le nerf de son économie.

    Or la France détient plus de gaz que son voisin car elle bénéficie d’apports massifs venus de Norvège et de gaz naturel liquéfié (GNL) depuis les Etats-Unis, qui lui ont permis en partie de remplir ses stocks hivernaux à 100%.

    Il a fallu inverser le sens de circulation
    Les deux dirigeants ont donc convenu que la France livre davantage de gaz à l’Allemagne, qui pourrait en retour fournir, si besoin, de l’électricité à son voisin fragilisé par une production nucléaire au plus bas. Dans ce contexte de « forte diminution des livraisons de gaz russe vers l’Europe et dans le cadre de la solidarité européenne sur la sécurité énergétique, GRTgaz s’est mobilisé pour adapter son réseau et formaliser une proposition afin de commercialiser une capacité de transport de gaz de la France vers l’Allemagne », a donc annoncé jeudi le gestionnaire français GRTgaz dans un communiqué.

    Les premières commercialisations de gaz odorisé vers l’Allemagne ont commencé à 6h à hauteur de 31 gigawattheures/jour, en transitant via les communes frontalières de Obergailbach (Moselle) côté français, et Medelsheim en Sarre, au point d’interconnexion du réseau gazier. Le niveau de cette capacité sera « évalué tous les jours en fonction des conditions de réseau », et pourra atteindre au maximum 100 GWh/jour.

    Alors que l’unique point d’interconnexion à la frontière franco-allemande avait été conçu pour fonctionner dans le sens Allemagne vers France, il a fallu inverser le sens de circulation.

    #pénuries organisée à sens unique #escroquerie #vol #énergie #gaz #électricité #charbon #nucléaire #ue #union_européenne #ursula_von_der_leyen #allemagne #macron #emmanuel_macron #olaf_schol #schol

    Sourece : https://www.lessentiel.lu/fr/story/historique-la-france-livre-du-gaz-vers-l-allemagne-via-la-moselle-2775322

  • Patience, le 1er conseil de défense énergétique est demain !

    https://blogs.mediapart.fr/marugil/blog/310822/le-conseil-de-defense-va-decider-quelle-heure-nous-devrons-debranche

    [...]
    Les conseils de défense énergétique pourraient décréter que la lumière abîme les yeux et que l’obscurité les repose, que le chauffage est nocif pour la santé, que le froid conserve et qu’un bon pull ferait l’affaire. De là à conclure qu’il faudrait en distribuer à toute la population, il n’y a qu’un pas … que le gouvernement ne franchirait pas, faute d’avoir constitué des stocks.
    [...]

    #mdr (ou pas)

  • Nucléaire : les autorités ukrainiennes accusent la Russie de bombarder l’itinéraire de l’AIAE
    https://www.connaissancedesenergies.org/afp/nucleaire-les-autorites-ukrainiennes-accusent-la-russie-de-

    AFP parue le 01 sept. 2022 - 08h52
    « Les Russes effectuent des frappes d’artillerie sur l’itinéraire par lequel la mission de l’AIEA doit aller vers la centrale », a accusé sur Telegram le maire en exil d’Energodar, Dmytro Orlov, affirmant que la délégation ne pouvait pas « continuer sa voie » vers la centrale « pour des raisons de sécurité »

    Le russe est fourbe et suicidaire. Il organise des visites de l’AIEA dont il bombarde le trajet sur le territoire qu’il contrôle. C’est en effet le meilleur moyen de convaincre que la centrale nucléaire est en sécurité. (non)

    • #mdr

      et sinon :
      https://www.mediapart.fr/journal/international/010922/nucleaire-en-ukraine-faites-savoir-au-monde-que-les-inspecteurs-restent-za

      Après avoir traversé la ligne de front, les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ont pu entrer jeudi dans la centrale nucléaire de Zaporijjia. La guerre en Ukraine est le premier conflit armé dans un pays nucléarisé. Face à cette situation inédite, la communauté internationale se montre inquiète et impuissante.
      [...]
      jeudi en milieu d’après midi, Grossi a pris la parole à l’extérieur de la centrale pour en remercier les personnels : « En quelques heures, j’ai réussi à voir les principaux éléments que je devais voir, et vos explications ont été très claires. Nous avons pu, pendant ces quelques heures, rassembler beaucoup d’informations ». Il en ressort « une première évaluation » : « Nous avons vu le travail dévoué du personnel et de l’encadrement. En dépit de circonstances très, très difficiles, ils continuent de travailler avec professionnalisme. »

      Dans la foulée, il a annoncé : « L’AIEA reste ici. Faites savoir au monde que l’AIEA reste à Zaporijia ».

  • Why Solar Power Is Failing Amid Record-Breaking Heat | OilPrice.com
    https://oilprice.com/Alternative-Energy/Solar-Energy/Why-Solar-Power-Is-Failing-Amid-Record-Breaking-Heat.html

    Solar panels work optimally at around 25oC.

    This summer brought record-breaking heat, with temperatures reaching as high as 40oC in the UK.

    Solar panels become less efficient as temperatures rise.

    #climat

  • L’augmentation des pannes sèches sur le Léman met les sauveteurs en péril _ Gianluca Agosta/jop - RTS -
    https://www.rts.ch/info/regions/13304654-laugmentation-des-pannes-seches-sur-le-leman-met-les-sauveteurs-en-peri

    Sur le lac Léman, les pannes sèches de bateau sont en augmentation : la hausse des prix du carburant pousse certains plaisanciers à remplir leur réservoir avec parcimonie. Les sauveteurs en font les frais, avec une augmentation du nombre et du coût des interventions.

    Dans le secteur de Genève, il y a « à peu près une panne tous les deux jours », explique Vittorio Foglia, président de la société Sauvetage de Genève, dans le 19h30. « On doit répondre présent du mieux qu’on peut. »

    Ce type de dépannage est gratuit pour les navigateurs imprudents. Les sauveteurs ne peuvent donc compter que sur d’éventuels dons pour couvrir les frais liés à l’opération. Leurs charges liées à l’essence sont ainsi passées d’environ 4000 à 8000 francs.

    « On va faire au mieux, et si on y arrive vraiment pas, on fera un appel à l’aide. Cette fois, ce seront les sauveteurs qui seront sauvés... de la facture d’essence qui nous attend à la fin de l’année ! », souligne Vittorio Foglia.

    Les clubs nautiques également affectés
    Du côté des clubs nautiques, on fait également grise mine. Le prix du litre de carburant à la pompe dépasse 2,50 francs. Du jamais vu pour le club de Versoix (GE), qui a dû adapter ses prix pour éviter de couler. La session de ski nautique de 10 minutes est passée de 40 à 45 francs.

    Cet été, les frais de carburant ont coûté 10’000 francs de plus que l’année passée au club nautique. « On a été obligé d’augmenter les tarifs, mais on ne peut pas trop les augmenter non plus parce que c’est difficile pour les gens aussi », explique Jenny Liard, responsable du ski nautique au club nautique de Versoix.

    Difficile de savoir quand cette situation inédite s’atténuera. En attendant la baisse des coûts, certains préfèrent naviguer à la force de leurs bras.

    #faits_divers #horts_bord #en_vedette #carburants #essence #pétrole #inflation #bourgeoisie #mdr #mort_de_rire !

  • #MDR : Leurs jets privés suivis à la trace : les milliardaires, irrités par la publication en ligne de leurs trajets aériens RTBF
    https://www.rtbf.be/article/leurs-jets-prives-suivis-a-la-trace-les-milliardaires-irrites-par-la-publicatio

    Comment agacer à la fois des hauts responsables chinois, Elon Musk et Kylie Jenner ? Pister leurs jets privés. Les sites et comptes Twitter qui suivent en temps réel le trafic aérien provoquent des réactions épidermiques, de la simple plainte aux saisies de matériel.

    Chaque année des compagnies de fret aérien russes, des propriétaires d’avions saoudiens ou d’autres personnes demandent à Dan Streufert, fondateur du site américain de suivi de vol ADS-B Exchange https://globe.adsbexchange.com , d’arrêter de publier leurs déplacements. Sans succès.

    « Nous n’avons rien supprimé jusqu’à présent. Ce sont des informations publiques. Et je ne veux pas être l’arbitre qui décide qui a raison ou tort », explique M. Streufert.

    Un système par satellite obligatoire
    Certaines limites existent, mais les groupes qui reconstituent les trajectoires de vol soulignent que la source d’information principale est disponible légalement et accessible à tous ceux qui disposent de l’équipement nécessaire.

    La loi américaine exige que les avions se trouvant dans certaines zones soient équipés du système par satellite ADS-B, qui envoie périodiquement la position de l’appareil par radio aux contrôleurs aériens.

    Un site comme Flightradar24 https://www.flightradar24.com dispose de 34.000 récepteurs au sol à travers le monde pouvant capter ce type de signaux, des données envoyées vers un réseau central et croisées avec les horaires de vol et d’autres renseignements sur les avions.

    Réussir à identifier le propriétaire d’un avion est une autre paire de manches, selon Jack Sweeney, 19 ans, créateur du compte Twitter « Celebrity Jets », qui a déniché le jet privé d’Elon Musk après une demande d’information aux archives publiques du gouvernement américain.

    Landed in Brownsville, Texas, US. Apx. flt. time 41 Mins. https://www.flightradar24.com
    -- ElonJet (@ElonJet) August 5, 2022

    Le patron de Tesla lui a proposé 5.000 dollars pour enterrer le compte « ElonJet » https://www.rtbf.be/article/la-minute-insolite-elon-musk-est-pret-a-payer-pour-quon-ne-traque-plus-son-avio , plus de 480.000 abonnés, qui suit tous les mouvements de l’avion du multi-milliardaire.

    « Il suscite tellement d’intérêt, je fais quelque chose qui marche. Les gens aiment voir ce que les célébrités font, ça, et le truc autour des émissions », note M. Sweeney auprès de l’AFP, en référence à l’indignation vis-à-vis de l’empreinte carbone des avions.

    Publier ce type d’informations sur Twitter permet aux gens « d’y accéder plus facilement et de comprendre », ajoute-t-il.

    « Les données sont déjà là »
    En juillet, le compte « Celebrity Jets » a révélé que la star de la téléréalité Kylie Jenner avait pris un jet privé pour un vol de 17 minutes en Californie provoquant un tollé sur les réseaux sociaux.

    « Ils nous disent à nous, les gens de la classe ouvrière, de culpabiliser pour notre vol annuel lors de vacances bien nécessaires pendant que ces célébrités prennent des jets privés tous les deux jours comme si c’était un Uber », a tweeté une internaute outrée.

    En France, un compte Instagram https://www.instagram.com/laviondebernard/?hl=fr permet de suivre depuis mai les trajets du milliardaire et patron de LVMH Bernard Arnault afin de " rendre visible l’injustice climatique par un exemple simple ", disent les créateurs du compte Instagram contactés par Reporterre.

    Dans la foulée, le compte Twitter https://twitter.com/i_fly_Bernard , qui suit les trajets des jets privés des milliardaires français a révélé que l’avion de François-Henri Pinault avait volé 55,3 heures et émis 248,8 tonnes de CO₂, cumulant l’exploit du plus grand nombre de vols et du trajet le plus court : moins de 20 minutes pour aller à Londres.

    Cette activité génère aussi des revenus, même s’ils sont difficiles à évaluer. Dan Streufert reconnaît gagner sa vie de cette façon mais refuse de donner des détails tandis que M. Sweeney assure que ses comptes de suivi de vol lui ont rapporté environ 100 dollars par mois.

    Nancy Pelosi suivie aussi
    Le pistage de vol peut aussi avoir un impact important au-delà de l’ire des célébrités et des milliardaires, comme l’a montré la visite controversée de la présidente de la Chambre des représentants américaine Nancy Pelosi à Taïwan mardi, dont le vol était suivi par plus de 700.000 personnes sur le site Flightradar24 au moment de son atterrissage. https://www.rtbf.be/article/taiwan-lavion-de-nancy-pelosi-scrute-par-708000-personnes-un-record-pour-le-sit

    En août, le rapport d’une ONG accusant l’agence européenne de surveillance des frontières, Frontex, de faciliter le refoulement de migrants tentant la périlleuse traversée de la Méditerranée s’est appuyé sur des données de systèmes ADS-B, tout comme des médias américains s’en sont servi pour dénoncer la présence de vols de surveillance pendant les manifestations anti-racistes à Washington en 2020.

    Des dizaines d’élus au Congrès avaient, après ces révélations, exhorté dans une lettre le FBI et d’autres agences gouvernementales comme la garde nationale à « cesser de surveiller les manifestants pacifiques ».

    Ailleurs dans le monde, des gouvernements ont clairement montré que ces technologies et ce type de données n’étaient pas les bienvenues.

    Un média d’Etat chinois a rapporté en 2021 que le gouvernement avait saisi des centaines de récepteurs utilisés par des sites de suivi de vols en temps réel, sous couvert d’un risque « d’espionnage ».

    « Dans beaucoup de cas, ce sont les régimes autoritaires qui n’aiment pas ce genre de visibilité », souligne Dan Streufert.

    #surveillance #espionnage #flicage #données #gafam #pollution #avions #élon_musk #milliardaires #privilégiés #avions #Frontex

  • #Best_off d’un #Navet Le dernier documentaire de BHL pourra-t-il conjurer la lassitude sur l’Ukraine ? Melanie Lidman - Time of Israel

    Mais les derniers mois que BHL a passés en Ukraine suite à l’invasion menée par la Russie étaient complètement différents de tout autre conflit, comme il l’a déclaré mercredi. BHL, 73 ans, s’exprimait lors de la projection de son nouveau documentaire sur le conflit, « Why Ukraine » (« Pourquoi l’Ukraine »), au Musée d’art de Tel Aviv, un évènement organisé par i24News.

    « Cette guerre a une particularité par rapport aux autres que j’ai couvertes, car avec les autres, je savais que l’issue ne changerait pas grand-chose au destin ni à la face du monde », a-t-il déclaré. BHL a déclaré qu’il s’était impliqué « pour attirer l’attention sur ces autres conflits au nom des droits de l’homme et de la souffrance humaine ».

    « Mais ici, c’est le contraire. J’ai eu le sentiment, dès les premiers jours, que l’ordre du monde était en jeu, que l’issue de cette guerre changera nos destins en Europe, en Amérique, en Occident en général, mais aussi, ici », a déclaré BHL.

    « Bien sûr, il ne s’agit pas d’une guerre mondiale, mais c’est une guerre qui a des conséquences sur le monde entier. C’est une ‘guerre mondialisée’, qui a un effet papillon sur toute la planète. En Afrique, il y a maintenant une crise du blé et une famine qui sont créées par la Russie », a-t-il déclaré.

    BHL a réalisé six documentaires et écrit plus de 40 livres. Mais ce dernier « projet » était différent. « C’est celui que j’ai réalisé en tenant le plus compte de l’urgence », a-t-il déclaré. Le tournage s’est achevé le 10 juin et l’équipe, dirigée par le co-réalisateur Marc Roussel, a fébrilement monté les images au cours des dernières semaines afin de sortir le documentaire le plus rapidement possible, plutôt que d’attendre les festivals de cinéma de l’été.


    Bernard-Henri Lévy en conversation avec Natasha Kirtchuk, présentatrice d’i24News, au musée d’art de Tel Aviv, le 7 juillet 2022. (Crédit : Yuri Skvirski, i24NEWS)

    « Le plus grand allié de Poutine n’est pas Xi Jingping [de la Chine], qui au final n’est pas capable de lui fournir les pièces dont il a besoin pour ses chars, ni même l’Iran. Le plus grand allié de Poutine, c’est la lassitude de l’Europe, la lassitude de l’Amérique », a déclaré BHL.

    Le documentaire a été diffusé sur la chaîne #Arte, mais l’événement à Tel Aviv était la première projection du documentaire en public. BHL a déclaré qu’il avait choisi de le présenter en Israël parce qu’il se sentait profondément lié à ce pays en tant que juif – et fier de l’être – mais aussi parce qu’il souhaitait inciter le gouvernement israélien à adopter une position plus ferme à l’égard de Poutine.
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    « Néanmoins, a-t-il dit, on n’en fait pas assez. Il y a une sororité entre Israël et l’Ukraine qui n’est pas assez prise en compte ici. Il existe une ‘solidarité entre les ébranlés’. »
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    L’ambassadeur ukrainien en Israël, le Dr. Yevgen Korniychuk, qui a également assisté à la projection, a exprimé des sentiments similaires.


    Bernard-Henri Lévy s’entretenant avec l’ambassadeur d’Ukraine en Israël, le Dr. Yevgen Korniychuk, avant la projection de son documentaire « Pourquoi l’Ukraine » au Musée d’art de Tel Aviv, le 6 juillet 2022. (Crédit : Mélanie Lidman)
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    Korniychuk a déclaré qu’il était particulièrement découragé par le fait que de nombreux politiciens israéliens n’aient pas osé utiliser le terme de « guerre » mais l’ont qualifiée de « conflit local » entre les gouvernements russe et ukrainien. « Nous ne sommes en conflit avec personne, nous sommes une nation pacifique », a-t-il déclaré.
    Korniychuk a déclaré que l’ambassade d’Ukraine en Israël prévoyait de travailler dur pendant la prochaine saison électorale pour s’assurer que les politiciens n’oublient pas la guerre en Ukraine lorsqu’ils feront campagne.

    Le documentaire « Pourquoi l’Ukraine » centre fermement l’histoire sur BHL lui-même et son activisme, plutôt que sur les Ukrainiens. Il s’agit d’un montage serré qui présente BHL sur presque toutes les séquences, marchant avec assurance aux côtés de combattants ukrainiens dans des rues bombardées, vêtu d’un costume impeccable. Le film contient de nombreuses images historiques de BHL dans d’autres zones de conflit, ainsi qu’une visite en Ukraine en 2014, lorsqu’il a apporté son soutien aux manifestations de Maidan, un mouvement populaire visant à rapprocher l’Ukraine de l’Europe et à l’éloigner de la Russie, qui a entraîné de violentes protestations sur la place Maidan à Kiev.
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    une grande partie du documentaire montre BHL visitant des bunkers sur les lignes de front et manipulant des armes lourdes avec un regard approbateur. Peu d’attention est accordée aux Ukrainiens qui accomplissent d’autres tâches, notamment l’organisation d’initiatives locales pour obtenir de la nourriture et un soutien logistique pendant les quatre mois de guerre.

    Lors d’une interview accordée au Times of Israel après la projection, BHL a déclaré que le documentaire comportait beaucoup d’images de lui-même parce qu’il estimait que c’était le portrait le plus fidèle de la situation.
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    BHL affirme que son activisme international très soigné a la capacité de maintenir les politiciens et le public intéressés par la question plus longtemps que s’il n’avait rien fait. Concernant le circuit des festivals de cet été pour son documentaire « Pourquoi l’Ukraine », BHL est resté silencieux ; de même, il est resté discret concernant les politiciens qu’il espère rencontrer, alors qu’il tente de maintenir les projecteurs sur l’Ukraine et de chasser les ombres de la lassitude.
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    #bhl #paris #MDR #suffisance #imposture #auto_promotion #arte #propagande minable

  • Assassinat de Shinzo Abe : le studio de jeux vidéo Kojima Productions condamne les « fausses informations » accusant son président
    https://www.francetvinfo.fr/monde/japon/assassinat-de-shinzo-abe-le-studio-de-jeux-video-kojima-productions-con

    Après l’assassinat de l’ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe, plusieurs fausses informations ont circulé. L’une d’elles identifiait l’auteur des tirs comme Hideo Kojima, célèbre créateur de jeux vidéo comme Metal Gear Solid ou encore Death Stranding. Elle a notamment été reprise par Damien Rieu, ex-candidat du parti d’extrême droite Reconquête ! aux élections législatives, vendredi 8 juillet.

    Dans un tweet désormais supprimé, Damien Rieu a répondu à la députée LFI Clémentine Autain, qui réagissait à la mort de Shinzo Abe. "L’extrême gauche tue", avait écrit Damien Rieu, avec des photos de Hideo Kojima posant avec des photos du Che Guevara. L’élue insoumise a alors estimé qu’il était « en roue libre » et en « plein délire raciste ».

    Hideo Kojima Misidentified As Shinzo Abe Assassin By News Media
    https://kotaku.com/shinzo-abe-assassin-killer-kojima-greek-news-confusion-1849157839

    Earlier today, former Japanese Prime Minister Shinzo Abe was shockingly assassinated. Then the internet did its usual shitty thing of making bad jokes out of current events, and that eventually led to a news station in Greece misidentifying famous game developer Hideo Kojima as the assassin.

    Shortly after today’s assassination, some shitty people in a dank corner of the internet joked that Abe’s suspected killer looked like Kojima. Eventually, this reached Twitter, where far-right French politician Damien Rieu—perhaps not understanding that it was a joke—retweeted images of Kojima with a comment that translates to “The extreme left kills,” helping spread it more. While Rieu did eventually delete the tweets, it seems the damage was already done and might have helped mislead at least one news station in Greece that covered the assassination.

    KOJIMA PRODUCTIONS (Eng) sur Twitter :
    https://twitter.com/KojiPro2015_EN/status/1545751079685484544

    #KojimaProductions strongly condemns the spread of fake news and rumors that convey false information. We do not tolerate such libel and will consider taking legal action in some cases.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #faitsdivers #assassinat #shinzo_abe #japon #tetsuya_yamagami #désinformaton #mésinformation #fausses_informations #fake_news #mauvaise_blague #mdr #blague #confusion #kojima_productions #hideo_kojima #damien_rieu #jeu_vidéo_metal_gear_solid #jeu_vidéo_death_stranding #france #grèce #extrême_gauche #extrême_droite #politique #télévision #justice

  • "In Minecraft" Usage • MuckRock
    https://www.muckrock.com/foi/united-states-of-america-10/in-minecraft-usage-111262

    In United States v. NORDEAN (1:21-cr-00175), the United States of America specifically states “Minecraft is a video game. Based on information provided by the FBI, the government understands that it is common for persons discussing criminal activity online to refer to such activity as occurring “in Minecraft” to conceal the true nature of the activity”. […] As such, I’m requesting any and all documents the Bureau may have in regards to the usage of the term “in Minecraft” being used to refer to criminal activity.

    Un citoyen curieux demande à l’administration américaine de lui communiquer tous les documents incluant l’expression « dans Minecraft », celle-ci ayant été utilisée au moins dans une affaire (semble-t-il relative aux événements du Congrès américain du 6 janvier 2021) pour désigner un comportement criminel.

    Les autorités refusent d’accéder à cette demande, expliquant l’absence d’index permettant une telle recherche.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #mdr #lol #justice #police #foia #faits_divers

  • #MDR : Baisse de la consommation deux fois plus rapide que l’inflation ! Olivier dauwers
    https://www.olivierdauvers.fr/2022/05/20/inflation-degats-deja-en-vue

    Il y a encore quelques mois, dans les états-majors, l’inflation était regardée avec intérêt. Après tout, les quelques pourcents attendus étaient… bienvenus pour compenser le retour à la normale de fin de pandémie (transfert de volumes vers la restauration et les “cantines” notamment). Fatal error ! Car c’était considérer que l’inflation s’applique toutes choses étant égales par ailleurs, ce qui n’est jamais le cas (les lecteurs de VIGIE GRANDE CONSO connaissent mes convictions / analyses sur le sujet depuis plusieurs mois…). Il était impossible que le comportement des consommateurs ne s’en trouve pas modifié. Ce qui est donc le cas et, ce, dans une proportion rendue extraordinaire par le niveau d’inflation (et le bruit ambiant autour du sujet).

    Les effets sont donc là et bien là. Et les dégâts prévisibles car un marché (et ses acteurs) ne peut sortir indemne d’une telle tempête. Le bilan d’IRI pour le mois d’avril est éclairant. Il y a certes des effets d’historiques mais le recul des volumes est violent : – 6,8 %. Ce qui revient à constater que l’inflation ne compense pas la baisse attendue des volumes (le scénario auquel voulaient donc se raccrocher les retailers en début d’année) mais… l’accélère.

    Second phénomène que j’ai déjà chroniqué : le “trading down” (ou descente en gamme en meilleur français). Confronté à des prix qui augmentent, les consommateurs changent de strate. Là où ils achetaient des MN, ils se contentent des MDD. Et ceux qui préféraient déjà les MDD regardent davantage les premiers prix. Là encore, les observations d’IRI sur avril le confortent (voir infographie). La conséquence est connue : une baisse du chiffre d’affaires à l’unité de besoin. Sur les MDD cœur de marché, le niveau de marge peut représenter une compensation. Mais c’est oublier que, dans ce métier plus qu’ailleurs, le chiffre d’affaires est un diviseur de charges. Et que toute baisse est dangereuse. Voilà pourquoi l’inflation est finalement une menace. Et non une opportunité.

    #inflation #consommation #pauvreté #France #commerce #hec

  • Francis Scarr sur Twitter :
    https://twitter.com/francska1/status/1518545733242212356

    Russia’s FSB claims that it foiled an assassination attempt organised by Ukraine on state TV’s Vladimir Solovyov

    Sergej Sumlenny sur Twitter :
    https://twitter.com/sumlenny/status/1518624438358626304

    Russian FSB has fabricated a “plot” to kill Russian TV propagandist Solovyov. Allegedly by Ukrainian SBU and Nazis. One of the “evidences” is neonazi inscription on a book. Signed by “Signature unclear”. Yes, FSB got an order to sign it with a “signature unclear” - and did so!

    Vincent Flibustier 👽 sur Twitter :
    https://twitter.com/vinceflibustier/status/1518856883834175489

    C’est absolument énorme 😂 👇 Le FSB, les services secrets russes, affirment avoir déjoué un complot contre un présentateur de TV russe par un ukrainien. Ils ont publié ce qu’ils ont retrouvé chez ce nazi ukrainien. 👇😂1/5

    M’intéressant ici aux jeux vidéo, c’est ce Tweet en particulier qui a attiré mon attention :

    Vincent Flibustier 👽 sur Twitter :
    https://twitter.com/vinceflibustier/status/1518856912355438592

    Le parfait attirail du petit nazi. Mais vous allez me dire : pourquoi ils exhibent des jeux vidéo sims ??? C’est nazi les sims ??? Non. C’est parce qu’à priori on leur a dit d’aller déposer des « boîtes de cartes sim » (de téléphone)... Et ils ont pris des boîtes de jeux sims.

    Sharon sur Twitter :
    https://twitter.com/Sharon_Kuruvila/status/1519021906883665921

    doing OSINT

    Russia appears to confuse ’The Sims’ for SIM cards in possible staged assassination attempt
    https://nypost.com/2022/04/25/russia-appears-to-confuse-the-sims-for-sim-cards-in-possible-staged-assassin

    Russian security services on Monday have been accused of staging a Ukrainian assassination attempt by releasing photos of confiscated copies of “The Sims” video games that some speculate were mistaken by Kremlin officers for SIM cards.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #jeu_vidéo_the_sims #jeu_vidéo_les_sims #nazi #ukraine #fsb #prise #trophée #méprise #échec #falsification #mdr #sabotage #signature_illisible

  • Over 2,000 people watched someone read a book in Twitch’s ’Silent Reading’ category | PC Gamer
    https://www.pcgamer.com/over-2000-people-watched-someone-read-a-book-in-twitchs-silent-reading-cate

    Twitch’s April Fools categories are real, and some people are sticking to the themes.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #tv #streaming #twitch #poisson_d_avril_2022 #plaisanterie #mdr

  • À Lille-Vauban, des services sociaux fermés pour cause d’agents en souffrance Nadia Daki
    https://www.mediacites.fr/enquete/lille/2022/03/21/a-lille-vauban-des-services-sociaux-fermes-pour-cause-dagents-en-souffran

    Les travailleurs sociaux de l’Unité territoriale de prévention et d’action sociale (UTPAS) de Lille-Vauban, service du Département du Nord, reprennent aujourd’hui leur poste après trois semaines d’arrêt. Le public sera accueilli uniquement sur rendez-vous durant cette semaine de reprise. Le libre accès devrait être peu à peu rétabli dans le courant de semaine prochaine. Certains salariés disent revenir dans leurs bureaux avec une boule au ventre, trois semaines après avoir exercé leur droit de retrait total. Tous ont en tête l’événement tragique qui est survenu au 4e étage de l’unité. Le 25 février dernier, une réunion se tient là entre une partie du personnel, des cadres et une responsable hiérarchique dépêchée expressément. Ordre du jour : tenter de trouver une solution aux problèmes d’encadrement pointés dans l’antenne.


    L’UTPAS de Lille-Vauban, rue Desmazières, tout près du jardin Vauban. Son personnel est en charge de l’aide sociale à l’enfance et de la protection maternelle et infantile notamment. Photo : Pierre Leibovici. _

    Les salariés dénoncent des pratiques managériales brutales, un manque de considération voire du mépris, une surcharge de travail, un dysfonctionnement général du service. Le malaise est sensible et l’échange est vif. Brusquement, une des travailleuses sociales se lève. « Je l’ai vue ouvrir la fenêtre après qu’on lui a demandé sèchement de se taire, se souvient Nadège (Prénom modifié) , assistante sociale, présente ce jour-là. Je pensais qu’elle avait besoin de prendre un peu l’air. D’un coup, son regard s’est voilé et elle ne répondait plus aux sollicitations. Il s’en est fallu de peu qu’elle ne se défenestre. » La travailleuse sociale est rattrapée de justesse par un collègue.

    « Nous étions tous bouleversés et choqués, poursuit Nadège. Mais ce qui est très grave, c’est que la hiérarchie nous a demandé de la calmer, de ne pas appeler les secours et de reprendre la réunion. » Les salariés alerteront quand même les pompiers ainsi que le Samu... Quelques jours plus tard, une cellule d’écoute est mise en place par le Département et la médecine du travail est sollicitée ; 38 travailleurs sociaux sur un effectif total de 54 personnes font valoir leur droit de retrait total. Pendant trois semaines, les habitants des quartiers de Bois-Blancs, de Wazemmes et de Vauban-Esquermes désirant solliciter les services de l’UTPAS (l’aide sociale à l’enfance, la protection maternelle et infantile et le service social départemental) ont donc trouvé portes closes. Seul un accueil téléphonique était assuré.

    De multiples alertes
    « On se sent tous coupables vis-à-vis de notre collègue, poursuit Nathalie(Prénom modifié) , également assistante sociale. Elle avait eu une altercation assez violente il y a quelques mois avec la hiérarchie. On aurait déjà dû réagir. Nous sommes tous dans le même état qu’elle, on aurait pu tous vriller à un moment ou un autre, d’une manière ou d’une autre. » Ce que regrettent les équipes, c’est que les alertes adressées à leur employeur n’aient pas été prises en compte. « Cela fait plus d’un an que nous faisons remonter les problèmes à la direction », souligne Olivier Treneul, porte-parole du syndicat Sud. Contacté, le Département nous a indiqué qu’il « ne communiquera pas sur ce dossier ».

    Dans un rapport d’enquête du #CHSCT (Comité d’hygiène de sécurité et des conditions de travail) rédigé par les représentants de Sud, que Mediacités a pu consulter, on apprend que plusieurs personnes sont en arrêt maladie ; certaines sont suivies par une psychologue du travail. Beaucoup témoignent du mépris et de l’isolement auxquels elles ont dû faire face. Stéphanie(Prénom modifié), assistante sociale, et ses collègues datent le début des difficultés à 2020 avec l’arrivée d’un nouveau chef de service, et leur amplification un an plus tard avec celle d’une nouvelle responsable. « Dès lors, l’organisation des services a été modifiée sans que nous soyons consultés au préalable, ni même informés des changements, explique-t-elle. Et des injonctions paradoxales ont compliqué notre travail quotidien. »

    Le service au public directement affecté
    Lorsque les familles sollicitent une aide financière par exemple, le travailleur social de l’UTPAS leur demande un certain nombre de pièces et accompagne le dossier d’une note à l’intention de sa hiérarchie. « Pour une même aide, les pièces exigées n’étaient pas les mêmes selon le bon vouloir des supérieurs, se désole Stéphanie. Parfois, on nous disait que telle pièce était nécessaire et parfois on nous reprochait d’avoir versé cette même pièce au dossier. Il arrivait aussi qu’on nous demande d’être très intrusifs dans la vie des gens sur des aspects qui n’étaient pas en lien direct avec la situation. Personne ne vient solliciter une aide avec fierté ou par gaité de cœur. Nous qui les recevons sommes convaincus du bien-fondé de leur demande. »

    « Toutes nos préconisations étaient systématiquement remises en question »
    Les travailleurs sociaux rapportent une autre pratique entravant leur travail : les multiples corrections de leurs notes par la direction. « Toutes nos préconisations étaient systématiquement remises en question, regrette Nadège. La responsable corrigeait nos écrits comme si nous étions à l’école, en pointant les fautes d’orthographe et de syntaxe. Elle avait toujours quelque chose à redire. Et ces allers-retours sur la forme retardaient de deux, voire trois semaines, la décision d’accorder une aide alors qu’avant, cela pouvait être réglé en quelques jours. »

    Cécile (Prénom modifié), assistante sociale, a trouvé une parade. « Mes écrits étaient systématiquement retoqués. Je me sentais infantilisée. La responsable voulait qu’on écrive tous dans son style. Cela fait plus de dix ans que j’exerce ce métier, mes notes n’avaient jamais posé de problème auparavant. Même les juges qui les lisaient ne me faisaient jamais de remarques. Pour éviter de rallonger le délai de traitement, je sous-traitais, c’est-à-dire que dès que j’avais une famille qui sollicitait une aide, je l’envoyais à ma collègue dont les écrits passaient mieux. »

    Un risque pour les populations les plus fragiles
    Plus inquiétantes encore : les répercussions directes sur les enfants placés ou à placer, publics les plus fragiles. Car ces navettes syntaxiques étaient aussi la règle lors d’une demande de protection d’un mineur. « Les rapports de signalement sont susceptibles d’être lus par les familles ou les enfants. Lorsque je les rédigeais, je veillais à ce qu’ils soient accessibles et je choisissais des mots facilement compréhensibles. Ça ne convenait pas à la responsable », rage Nathalie. Les témoignages sont accablants quant à l’issue de ces rapports. « La hiérarchie allait jusqu’à nous demander de changer nos préconisations de mise à l’abri d’enfants arguant qu’elle n’était pas d’accord avec nos conclusions alors qu’elle n’avait jamais rencontré les familles. Cela faisait plusieurs mois qu’on se disait tous qu’il y allait avoir un drame, soit chez nous avec une collègue en souffrance, soit du côté des publics concernés par la #protection de l’enfance. »

    Dans le rapport d’enquête que Sud a rédigé pour le CHSCT et qu’il a remis au Département, une travailleuse sociale raconte : « La hiérarchie nous demande de taire en audience des graves éléments de danger transmis par un partenaire et refuse d’assumer cette décision en audience. » Ou encore : « un rapport peut être retoqué jusqu’à 11 fois, certaines corrections de la responsable interviennent sur ses propres modifications. »

    Face à ces situations, les salariés décrivent une perte du sens de leur travail. Sabine(Prénom modifié), également assistante sociale, a préféré se mettre en arrêt maladie. « Comment aider des gens qui ne vont pas bien quand soi-même on va mal, se demande-t-elle. On est obligé de se battre en permanence pour exercer notre métier. Et on doit rappeler sans cesse à l’institution les besoins des populations alors que c’est la raison d’être d’un service #médico-social. » Le personnel de l’antenne demandait une mesure d’éloignement des cadres qu’ils estiment responsables des dysfonctionnements. « Dans un premier temps, le Département a refusé arguant qu’il ne prendrait pas de décision en urgence. Mais finalement, jeudi 17 mars, il nous a indiqué que ces deux personnes ne remettraient plus les pieds dans la structure », précise Olivier Treneul, de Sud.

    « Il y a une violence systémique et un vrai problème de management au sein du Département. »
    Après trois semaines de fermeture, les travailleurs sociaux redoutent une surcharge de travail considérable. « Nous étions déjà en épuisement professionnel. Depuis le 25 février, nous sommes nombreuses à avoir des difficultés à dormir. Tout ce qu’on souhaite, c’est de reprendre le travail dans de meilleures conditions », espèrent Sabine et ses collègues. L’éloignement des deux cadres incriminés calme les tensions mais ne règle pas le problème, assure Olivier Treneul. « Le sentiment de soulagement des collègues ne fait pas disparaître leur colère car l’employeur ne reconnaît pas l’alerte #DGI [danger grave imminent, NDLR]  ; il prend une mesure de mise à distance de ce danger. Il y a une violence systémique et un vrai problème de management au sein du Département. Depuis plusieurs années, ces violences se renouvellent et se multiplient. Et l’employeur minimise et nous inonde de discours bienveillants et idylliques. » On attend à présent une prise de position officielle du #département_du_Nord.

    #59 #violence #hiérarchie #encadrement #harcèlement #travail  #violence #surveillance #infantilisation #mépris

    • Dans les Hauts-de-France, les mères isolées s’enfoncent dans une « trappe de pauvreté » Pierre Leibovici
      https://www.mediacites.fr/lu-pour-vous/lille/2022/03/22/dans-les-hauts-de-france-les-meres-isolees-senfoncent-dans-une-trappe-de-

      Couples séparés, mères appauvries. Tel est le bilan que l’on peut tirer de l’étude de l’Insee sur les conditions de vie des mères isolées dans les Hauts-de-France, publiée mardi 8 mars https://www.insee.fr/fr/statistiques/6051322 . Premier enseignement : en dix ans, le nombre de familles monoparentales avec enfants a bondi de 10 %, pour atteindre 172 000. Elles représentent désormais près d’un quart (23 %) des familles avec enfant mineur dans la région.


      Photo : Marko Milivojevic / Pixnio.

      Si les séparations conjugales sont de plus en plus fréquentes dans les Hauts-de-France — comme dans les autres régions du pays —, que se passe-t-il pour les enfants ? Dans 85 % des cas, révèle l’Insee, ils sont élevés par leur mère. « En France, les familles monoparentales sont une réalité essentiellement féminine », confirme Céline Bessière, sociologue et autrice avec Sibylle Gollac du Genre du capital — Comment la famille reproduit les inégalités (éd. La Découverte) . Un constat d’autant plus vrai que la famille est nombreuse : « les hommes sont responsables de 17 % des familles monoparentales de 1 enfant et de 8 % de celles de 4 enfants et plus », précise l’Insee dans son étude régionale.

      Une mère isolée sur deux est en situation de pauvreté
      Or, dans les Hauts-de-France, les mères isolées sont bien plus frappées par la pauvreté que les pères dans la même situation : 49 % d’entre elles vivent sous le seuil de pauvreté en 2018, contre 33 % des hommes. « En plus d’être la région de France métropolitaine où le taux de pauvreté des familles monoparentales est le plus élevé, les Hauts-de-France affichent l’écart de pauvreté entre mères et pères isolés le plus prononcé », ajoutent Catherine Barkovic et Noémie Cavan, à l’origine de l’étude publiée par l’Insee.

      « Esclave entre tous est l’ex-femme du prolétaire », résume la sociologue Céline Bessière, reprenant le titre d’un chapitre de son livre. Elle détaille : « il n’est pas surprenant de trouver une telle proportion de femmes pauvres parmi les parents isolés dans les classes populaires, car elles sont prises dans une trappe de pauvreté. »

      « L’appauvrissement à l’issue de la séparation est une réalité partagée par les femmes des Hauts-de-France, comme par l’ex-épouse de Jeff Bezos »

      Bien avant la rupture, les mères isolées ont souffert de profondes inégalités de richesse au sein du couple — largement invisibilisées par un débat essentiellement focalisé sur l’égalité salariale. « L’écart moyen de revenus est de 42 % entre les hommes et les femmes qui sont en couple. Cet écart tombe à 9 % pour les célibataires », tranche Céline Bessière. L’explication est connue : les femmes assurent l’essentiel du travail domestique, non rémunéré, quand leurs compagnons continuent le plus souvent à travailler à temps plein et à percevoir un salaire.

      Lueur d’espoir
      « L’appauvrissement commence dans la conjugalité et s’aggrave au moment de la séparation », décrit la co-autrice du Genre du capital. « Ce processus traverse toutes les classes sociales, il est le même pour les mères isolées des Hauts-de-France que pour Mackenzie Bezos, l’ex-femme de Jeff, le fondateur d’Amazon. Bien sûr, les femmes issues de classes populaires se retrouvent dans des situations matérielles beaucoup plus dramatiques. »

      C’est ce que confirme l’Insee dans la région. Au-delà du faible niveau de revenus, de nombreuses mères isolées sont contraintes de quitter leur logement à l’issue d’une séparation. Un quart d’entre elles sont ainsi propriétaires de leur logement, contre 70 % des couples avec enfants. « C’est un cliché de penser que les femmes restent dans leur logement d’origine après une rupture, poursuit Céline Bessière. Si elles étaient copropriétaires avec leur conjoint, la plupart d’entre elles ne peuvent assurer seules le remboursement d’un emprunt immobilier. » Parties du domicile conjugal, 45 % des mères isolées rejoignent un logement social dans les Hauts-de-France, toujours selon l’Insee.

      Pour cette étude, l’institut statistique ne s’est pas penché sur un dernier phénomène qui frappe les mères isolées, dans les Hauts-de-France comme ailleurs : le non-versement des pensions alimentaires. Un rapport https://www.igas.gouv.fr/IMG/pdf/2016-071R.pdf , publié en 2016 par l’Inspection générale des affaires sociales, concluait que « le taux d’impayés des pensions alimentaires se situe [en] moyenne autour de 35 % ». Pour rétablir ce droit essentiel pour les époux séparés, Céline Bessière pointe l’importance de « l’intermédiation de la Caisse des allocations familiales (CAF) entre les époux ». Elle apporte une lueur d’espoir. Depuis le 1er mars 2022, la CAF verse automatiquement la pension alimentaire fixée par un juge sur le compte du père ou, bien plus souvent, de la mère bénéficiaire.

      #Femmes #pauvreté #divorce #pauvreté #classes_sociales #couples #Hauts-de-France

    • #Bruxelles : 48 travailleurs de Filigranes portent plainte pour harcèlement Vanessa Lhuillier
      https://bx1.be/categories/news/48-travailleurs-de-filigranes-portent-plainte-pour-harcelement

      Départs soudains, burn-out, turnover de 30%. La librairie Filigranes, avenue des Arts à Bruxelles, est peut-être le paradis pour les amateurs de livres, mais visiblement pas pour son personnel. Une plainte anonyme collective signée par 48 employés a été déposée auprès de la caisse d’assurance sociale Securex. Les travailleurs remettent en cause l’organisation du travail, mais également la méthode de management du créateur de la librairie, Marc Filispon. Ils l’accusent de harcèlement moral et sexuel. Le fondateur de la librairie se défend.


      – Photo : Belga/Laurie Dieffembacq

      “Au début, tout se passait bien entre lui et moi. Et puis, son comportement a changé lorsqu’avec d’autres salariés, nous avons porté plainte, car nous n’étions pas dans la bonne commission paritaire. J’ai été insultée, humiliée devant des clients. Un jour, je lui ai dit qu’en tant qu’employés, nous devions respecter le règlement de travail, mais que lui, en tant qu’employeur, il devait respecter la loi. Deux jours plus tard, je suis arrivée au travail à 8h et à 8h20 j’étais dehors avec mes affaires car on m’avait licenciée. C’était hyperviolent. Après 5 ans, du jour au lendemain, je n’étais plus compétente pour mon poste de cheffe de rayon.” 

      Cela fait presque 5 ans que Sophie a été licenciée brutalement pour s’être opposée à certaines méthodes de management chez Filigranes. Pourtant, elle rêve encore de Marc Filipson et est toujours inquiète des répercussions de son témoignage. “Marc Filipson a écrit à mes employeurs suivants pour leur dire de ne pas travailler avec moi. Il a empêché d’autres employés de sa librairie de me parler. Aujourd’hui, je suis représentante dans le domaine de la BD et je ne peux pas entrer à Filigranes.”

      48 travailleurs ont porté plainte
      Des témoignages comme celui de Sophie, nous en avons recueillis plusieurs. La plupart préfèrent rester anonyme. Ces employés sont soit en burn-out, soit démissionnaires, soit partis depuis quelques années déjà. A chaque fois, les discours sont les mêmes. Ils se plaignent de certaines conditions de travail comme le fait de ne pas pouvoir être payé pour ses heures supplémentaires, de devoir participer obligatoirement à des soirées caritatives, des changements d’horaires en dernière minute ou encore de l’absence de consignes claires par écrit. Certains mails que nous avons pu consulter restent évasifs sur la participation aux soirées caritatives ou annoncent des changements d’horaires moins de 15 jours à l’avance comme prévu par la loi.

      Et puis, ils se plaignent aussi du comportement du fondateur de Filigranes, Marc Filipson. De nombreuses personnes qui ont travaillé un jour chez Filigranes, rapportent des comportements inacceptables de sa part. “C’est un manipulateur qui sait très bien où appuyer pour faire craquer les gens. Cela lui plait aussi quand on a du répondant et qu’on ne se laisse pas faire.”

      La librairie employait 95 équivalents temps plein en 2021. 48 d’entre eux ont déposé une plainte collective anonyme auprès du secrétariat social Securex, et plus spécifiquement à la cellule psychosociale en charge de la protection du bien-être au travail. Dans cette plainte, les salariés se plaignent des heures supplémentaires qui parfois ne peuvent ni être récupérées ni payées, des changements d’horaires en dernière minute, de contacts répétés en dehors des horaires de travail, d’une surveillance par l’utilisation de carte pour accéder au logiciel de gestion, d’un manque de personnel… Ils précisent aussi que 5 personnes sont parties en burn-out sur les 6 derniers mois à cause notamment des coups de colère du patron, des insultes, des intimidations, d’incohérence dans les consignes, de remarques concernant la tenue vestimentaire ou le physique des employés, de contacts physiques non souhaités.

      Suite à la plainte déposée chez Securex, Filigranes disposait de 3 mois pour répondre. La veille de la date fatidique, cela a été fait. Le conseil d’administration de Filigranes dit vouloir creuser la question des heures supplémentaires et regrette que les employés se soient sentis obligés de participer aux soirées caritatives. Il précisera de manière claire que cela n’est pas le cas.

      Concernant les contacts en dehors des heures de travail, la lettre ne parle que d’une employée. Or, plusieurs personnes nous ont relaté les mêmes faits. Par rapport aux congés, la tâche revient aux chefs de rayon et vu l’activité de Filigranes, il est logique de ne pouvoir prendre des congés en novembre et décembre, mois qui représentent la majeure partie du chiffre d’affaires. Le conseil d’administration comprend “mal les doléances des travailleurs sur ce point, qui ne semblent pas mesurer l’importance de leur présence au sein du rayon”. Tous les chefs de rayon devront appliquer les mêmes règles pour éviter les sentiments d’inégalité.

      “Il nous oblige à l’appeler par son prénom et à le vouvoyer alors que nous, il nous tutoie et ne connaît pas nos prénoms. Dès que nous voulons prendre une initiative, il nous dit de foncer et, ensuite, il nous hurle dessus, car nous avons mal fait. Plus je travaillais et plus les choses étaient mal faites selon lui. Il tente toujours de diviser les équipes en nous demandant de dénoncer nos collègues. Sur la même journée, il peut vous demander de lui faire un câlin et ensuite vous hurler dessus sans raison.”

      “La famille Filigranes”
      Plusieurs anciens employés expliquent que vers 2010, Filigranes était comme une famille. “J’étais mère célibataire sans enfant une semaine sur deux et ces semaines-là, on faisait la fête à la fermeture, se souvient Sophie. Je ne connaissais personne à Bruxelles et Filigranes était ma deuxième famille. Marc faisait la fête avec nous et il ouvrait lui-même les bouteilles le soir. Cette ambiance, cela faisait qu’on acceptait plus de choses qui n’étaient pas toujours réglos. Les heures supplémentaires en dernière minute, les enveloppes pour avoir animé une soirée ou travaillé plus, tout cela était compensé par cette ambiance. Mais lorsque nous avons demandé à changer de commission paritaire, tout s’est arrêté.”

      En 2016, les employés de Filigranes étaient sur la commission paritaire 201 qui correspond au petit commerce indépendant. L’entreprise ayant grandi, les salariés ont voulu passer sur la commission paritaire 311 qui correspond à celle pour les grands commerces. Ce changement engendre des modifications dans les salaires ainsi que l’octroi d’avantages extra-légaux. “Cela lui a coûté de l’argent et c’est devenu plus difficile pour lui, reconnait Sophie. Comme Filigranes était en tort, certains employés ont porté plainte pour toucher leur différence de salaire de manière rétroactive. Et puis, il aurait dû y avoir une représentation syndicale, mais cela n’a pas été fait.”

      Pas de représentant syndical
      Plusieurs tentatives de mettre en place une représentation syndicale dans l’entreprise ont échoué. Pour qu’elle existe, il faut que 25% du personnel soit syndiqués. Entre le turn-over et la peur de certains, le taux n’était pas atteint. En janvier 2020, une nouvelle tentative a été lancée et des élections auraient dû avoir lieu. Seulement, avec le confinement, il n’y a pas eu de candidat qui s’est déclaré dans les temps. Des discussions sont toujours en cours avec les syndicats et la direction de Filigranes pour tenter de trouver une solution.

      Certains employés nous disent aussi n’avoir jamais eu aucun problème avec Marc Filipson. Ils reconnaissent son côté volubile, mais n’ont jamais été victime d’abus. “Souvent, il y a une période de séduction avec Marc, nous explique un employé qui a donné sa démission récemment. Il veut se mettre les gens dans sa poche et à un moment, vous ne savez pas toujours pourquoi, vous rentrez dans le collimateur. Moi, il m’a dit qu’il n’aimait pas les barbus. Quand j’ai demandé si on serait payé pour les chroniques qu’on nous demandait d’écrire dans le magazine de la librairie alors qu’on était en chômage temporaire durant le confinement, il a voulu me virer. Quand je suis revenu travailler à la librairie, j’ai dû m’excuser d’avoir posé la question.”

      Les travailleurs se plaignent aussi d’être filmés ou surveiller depuis la mise en place d’un nouveau logiciel de gestion. Pour le conseil d’administration, cela a été mis en place pour responsabiliser les travailleurs et les caméras n’ont pas vocation de surveiller les travailleurs et ne sont en principe pas utilisés à cet effet.

      “Pendant le confinement, Marc avait créé un groupe Whatsapp pour toute l’entreprise. C’était des messages tous les jours à toute heure. C’était insupportable, explique une responsable de rayon. Lors de votre jour de congé, il peut vous appeler 8 fois. Idem pendant votre pause. Comme il est là tous les jours, il considère que vous devez faire pareil,” ajoute un autre témoin.

      Des colères vives
      Plusieurs personnes ont également rapporté certaines discussions vives dans le bureau de la direction en présence de la directrice des ressources humaines. “Il m’a bloqué dans un coin pour me crier dessus durant 20 minutes. Je suis ressortie tremblante et en pleurs.” “Il a fait pression sur moi en utilisant la dépression de ma compagne devant tout le personnel de mon département. On dirait qu’il a des bouffées délirantes.” “Je lui ai demandé des excuses car personne ne pouvait parler comme ça à un autre être humain. Il a reconnu qu’il n’aurait pas dû avant de continuer à m’engueuler. Il est devenu tout rouge. J’ai cru qu’il allait me frapper. S’il l’avait fait, j’aurais été porter plainte directement.”

      Des arrêts maladie de longue durée
      Plusieurs personnes ont peur de Marc Filipson et finissent par se mettre en arrêt maladie. “Quand je suis allée voir ma psy, elle m’a envoyée chez un généraliste et une psychiatre pour obtenir un arrêt. La psychiatre m’a dit qu’elle avait déjà eu beaucoup de travailleurs de chez Filigranes qui rapportaient les mêmes faits.” “Mon médecin m’a fait un certificat juste pour Filigranes où je travaillais deux jours par semaine en disant que cet emploi était dangereux pour ma santé mentale, que je ne devais plus y retourner.”

      Une autre employée : “Pendant des mois, je ne parlais plus que de Marc. J’en rêvais. Ma consommation d’alcool augmentait. J’étais dans le déni jusqu’au jour où j’ai été arrêté pour burn-out. Je l’ai dit à Filigranes et on m’a répondu que je lâchais mon équipe. Je suis allée à la médecine du travail. Trop souvent, les personnes qui partent n’ont plus la force de faire les démarches légales. Elles veulent juste ne plus jamais entendre parler de cette entreprise. Moi, j’ai voulu qu’il y ait une trace pour que cela s’arrête. Ce management doit changer.”

      Par rapport au bien-être, deux personnes seraient actuellement en burn-out. Cependant, beaucoup de personnes en arrêt pour épuisement ont démissionné ces dernières semaines.

      Les chefs de département parlent aussi d’une pression qui vient de la direction pour la répercuter sur les libraires. Certains font tampon et disent encaisser les remarques ce qui nuit à leur santé mentale et physique. “Pendant un moment, il y a eu un coach pour nous expliquer comment diriger une équipe, explique Sophie. Son travail consistait surtout à nous expliquer comment parler avec Marc. Les personnes en contact direct avec lui que cela soit à la communication ou les directeurs opérationnels changent très souvent parce que la pression est trop importante.”

      Filigranes reconnait le manque de personnel dans certains rayons. L’entreprise dit avoir des difficultés pour recruter du personnel qualifié. Il lui a fallu plus d’un an pour trouver un directeur opérationnel comme demandé par le personnel afin d’éviter les contacts directs avec la direction. Son rôle sera d’assurer la gestion journalière entre la direction et les membres du personnel.

      Des cas de harcèlement sexuel
      Certains membres du personnel anciens ou actuels font également état de remarques sur le physique. “Il a dit à un collègue lors de mon embauche que tant que je souriais, tout irait bien”, se souvient Sophie. “On m’a demandé d’engager plutôt des étudiants mignons et homosexuels”, ajoute un responsable de rayon. “Marc Filipson passe souvent à la caisse et met la main aux fesses des caissiers. Il a un problème. On doit dire à nos jeunes de faire attention et de ne pas se trouver seul avec lui.“

      Ces graves accusations, David affirme en avoir été la victime. Il a commencé à travailler chez Filigranes en 2009 en tant que libraire. “Tout se passait bien à cette époque. Je suis devenu chef de rayon assez rapidement. J’avais déjà de l’expérience comme libraire spécialisé dans les beaux-arts en France et Marc Filipson ne connaissait pas trop cette matière. Rapidement, je me suis rendu compte qu’il y avait des approximations dans la gestion, mais les gens restaient car ils avaient des compensations. C’était l’esprit famille de Filigranes. Il faut se rendre compte que pour Marc, verser un salaire est une faveur. Tout le monde doit se sentir investi et personnellement, j’aimais bien faire les interviews des auteurs, le soir lors des rencontres avec les clients. D’un point de vue professionnel, tout allait bien. Dans le privé, c’était plus complexe.“

      David a alors près de 40 ans. Il ne cache pas son homosexualité et dit de lui-même qu’il avait une réputation de grande gueule. “Marc trouvait cela très drôle de me mettre la main à l’entrejambe. Après quelques fois, je lui ai demandé d’arrêter. Je lui ai dit que je porterais plainte s’il continuait. J’ai été très ferme et il a arrêté jusqu’à une fête du personnel où il était ivre.” Lors de cette soirée, le patron de Filigranes a proposé à David de le retrouver dans les toilettes pour une relation intime. “J’ai refusé. Le lendemain, il est venu vers moi avec des billets de 100 euros, soi-disant pour mes vacances. Je pense surtout qu’il a voulu acheter mon silence.” 

      C’était en 2015. David n’a pas porté plainte. “Nous étions avant #metoo. La parole n’était pas aussi libre que maintenant. A l’époque, je me suis demandé si je ne l’avais pas provoqué, si tout n’était pas de ma faute. Je n’ai donc rien dit. Aujourd’hui, je parle pour qu’il ne le fasse plus. J’ai été ferme et il a arrêté mais tout le monde n’a pas cette force de caractère. Il se sent totalement intouchable et ne se rend pas compte de ce qu’il fait. C’est la même chose au niveau du travail où il pense qu’il ne doit pas respecter les lois.”

      Après 3 ans chez Filigranes, comme beaucoup d’autres, David souhaitait déjà partir mais il aimait son travail et avait une position privilégiée. En octobre 2019, finalement, il quitte l’entreprise. “On me donnait des consignes que je ne pouvais pas appliquer. Je ne voulais pas de cette hiérarchie verticale et devenir un tyran par rapport aux libraires dans mon rayon. Je ne faisais plus que de la gestion. Je suis donc parti. Je n’étais pas en burn-out. Cependant, j’ai fait un long travail psy pour me dire que je n’étais pas coupable, que je n’avais pas mal géré mon équipe, que ce n’était pas un échec. Je n’ai pas mal travaillé.”

      “Un patron exigeant mais des remarques souvent parfaitement justifiées”
      Enfin, le conseil d’administration défend Marc Filipson. “C’est grâce à sa personnalité hors du commun et sa vision extraordinaire que Filigranes est ce qu’elle est aujourd’hui, à savoir une des plus grandes libraires d’Europe, peut-on lire dans la réponse envoyée à Securex. Vis-à-vis des travailleurs, il est clairement un patron exigeant mais ses remarques sont souvent parfaitement justifiées. Son franc-parler et sa personnalité exubérante l’amènent cependant parfois à ne pas utiliser toutes les formes requises, ce sur quoi il a conscience qu’il doit travailler. […] Il a dès lors été particulièrement heurté de lire que des travailleurs auraient rapporté l’existence d’insultes, de menaces ou humiliations, de remarques sexistes, racistes ou grossophobes… M. Filipson est quelqu’un de très ouvert, tolérant et ne se reconnaît pas du tout dans ces reproches.”

      Nous avons joint Marc Filipson qui n’a pas souhaité échanger avec nous par rapport à ces critiques. “Le conseil d’administration et mes avocats ont répondu à cette plainte. Il n’y a jamais eu ni harcèlement moral ni sexuel chez Filigranes.”

      Une analyse de risque
      Le conseil d’administration réfléchira à la nécessité de mettre en place un coaching collectif pour harmoniser les relations de travail et ouvrir à la communication bienveillante. Il demande aussi à Securex de réaliser avec lui, une analyse de risque pour évaluer l’impact des mesures sur le bien-être des travailleurs.

      #librairie #violence #hiérarchie #encadrement #harcèlement #harcèlement_sexuel #travail #discrimination #violence #salaire #surveillance #racisme #grossophobie #infantilisation #mépris #Belgique

      #NDLR  : La librairie a du mal à recruter du personnel, normal sa réputation est faite.
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      Le cas "Filigranes" : Kairos prévenait il y a deux ans... les médias n’en avaient cure - Kairos
      https://www.kairospresse.be/le-cas-filigranes-kairos-prevenait-il-y-a-deux-ans-les-medias-nen-avaie

      Il y a presque deux ans, nous publiions un article sur « la plus grande librairie d’Europe » et son patron, sise au cœur de Bruxelles, dénonçant à l’appui de témoignages les comportements pour le moins douteux(1) de ce dernier, mais aussi les passe-droits politiques dont il bénéficiait. Cela nous aura valu des remerciements discrets de certains libraires (aussi d’un éditeur parisien), mais également des demandes d’explications de la part de la Communauté française (qui n’a toutefois rien fait suite aux atteintes dénoncées dans l’article…), après une plainte reçue portant sur un passage de l’article qui ne leur aura pas plus. Aujourd’hui, alors que la moitié du personnel porte plainte contre Marc Filipson (48 des 95 employés), certains médias se réveillent. Là encore, cette situation démontre comment la presse ne joue pas son véritable rôle et ne l’ouvre que quand elle ne peut plus la fermer… A l’époque, une des employées avait tenté d’alerter les médias : en guise de réponse, elle n’avait eu que le silence. 

      Ci-dessous, l’article de Juin 2018. 

      Tout paraît en général calme, bon-enfant, serein. Mais la violence du management moderne se révèle rarement dans la présentation et la façade commerciale, au contraire, puisque le spectacle de l’harmonie en est son garant. Elle sévit donc dans un entre-deux, dans les injonctions, les menaces, infligeant souffrances et « burn-out », révélés au détour d’un témoignage anonyme ou de celui qui, parti, exprime tout ce qu’il a vécu et ne pouvait plus garder pour lui seul. Aujourd’hui, des libraires de « la plus grande librairie de plain-pied d’Europe », sise à Bruxelles, là où les politiciens belges et autres personnages médiatiques vont faire leurs emplettes le dimanche, nous révèlent ce qui se cache derrière la couverture. 

      Bienvenue à la librairie Filigranes, fournisseur breveté de la Cour de Belgique, ouverte 7 jours sur 7, 2600 m² de surface, bar, champagne et caviar, petite restauration, piano, produits bios, jeux, vins… et livres, « où l’on peut flâner dans les rayons, lire en buvant un café ou écouter les auteurs lors des présentations et séances de dédicaces ». Son patron, Marc Filipson, instituteur de formation, « insatisfait par son salaire, quitte l’enseignement lorsqu’une opportunité se présente », et reprend une petite Librairie en 1983, « La Providence ». Mais c’est en 1988 que l’aventure de Filigranes commence vraiment, alors qu’il déménage avenue des Arts, dans une surface de 180 m². Année 2000, Filigranes passe à 1000 m² ; 2007, 1700 m² ; 2013, pour ses 30 ans, elle passera à 2600 m². C’est l’emballement.

      Pour celui qui dit « J’aime vendre, je me fous de ce qu’on peut dire » (Le Soir, 21/02/2016), le livre est un produit comme un autre. « Tout chez moi part du plaisir de vendre, j’ai toujours été un commerçant, j’ai toujours aimé vendre », ajoute MF, mais malheureusement, « il y a les mauvais choix en interne, ces collaborateurs bourrés de qualités sans doute, mais qui ne conviennent pas pour le job » (L’Echo, 23/12/2017). Filipson engage donc des libraires talentueux, « mais ce qu’il veut, c’est autre chose : des vendeurs, des gendarmes, des robots… ». L’homme, dans ses diverses interviews, ne parlera pas de sa gestion du personnel, lui qui pense juste « être trop bon ». Ce qui est curieux, c’est que depuis 1987, Filipson n’ait pas pensé à déposer une copie du règlement de travail au bureau régional du Contrôle des lois sociales, en vertu de la loi du 12 avril 1965. Clairement en infraction, lorsqu’on demande à l’administration centrale du SPF Emploi, Travail et Concertation sociale, pourquoi depuis plus de trente ans cette obligation n’a jamais été respectée et qu’ils ne trouvent aucune trace de règlement du travail chez eux, ils nous disent « c’est qu’il n’y a eu aucune plainte ». En trente ans ? Étrange. En tous cas, selon nos témoignages, une plainte a bien été déposée à l’inspection du travail en 2017. Le risque pour Filigranes : une amende, ou bien plus. 

      Enfin, cette absence de règlement officiel rend tout à fait plausible ce que nous disaient les libraires actuels ou ayant travaillé chez Filigranes, que nous avons rencontrés, à savoir qu’il n’y avait pas d’horaires fixes, pas de barèmes imposés par une commission paritaire plus adaptée, des démissions forcées, des arrêts maladie nombreux, un turn-over énorme (une centaine de personnes en 6 ans), avec beaucoup de licenciements injustifiés. Et si auparavant le renvoi pouvait se faire aisément et sans justificatif en Belgique, maintenant il est obligatoire de motiver la décision, au risque d’un contrôle si on ne le respecte pas, « mais il n’y en a jamais, nous dit une employée », le C4 indiquant « incompatibilité d’humeur, restructuration, divergences… ». Les institutions en seraient d’ailleurs informées : « l’Onem indemnise souvent quand un collègue démissionne, car l’organisme et le syndicat sont au courant ». Et quand l’employé au bout du rouleau se voit refuser un C4 « à l’amiable » accordé de manière aléatoire, il démissionne, la plupart du temps avec aucun plan de secours et au risque de se voir refuser les indemnités de chômage… 

      Par ailleurs, la commission paritaire ne semblait pas la bonne jusqu’il y a à peine quelques mois, définissant dès lors de mauvaises conditions imposées par l’employeur sans cadre légal en termes de salaires, congés, heures supplémentaires(2)…

      SOUFFRIR POUR RÉUSSIR 
      Mais « comme le disent des coachs, aujourd’hui, pour réussir il faut avoir souffert », n’est-ce pas (Le Soir, 20/02/2016) ? Et pour ce faire, un coach, « Marcus, roi de Filigranie »(3), en engagera un, organisant à l’époque « des séances obligatoires de coaching de 8 heures pour faire accepter les visions du management de Marc Filipson ».

      C’est vrai, faut savoir se vendre. Point de morale dans ce cas. Ainsi, quand Zemmour passera par la Belgique, on l’invitera en grande pompe pour venir débattre à la librairie. Ce sera annulé ? Pas grave, le buzz aura été fait et on aura parlé de qui ? De Filigranes, et donc de Filipson. « Depuis cette demande d’interdiction [de la venue de Zemmour à Filigranes] par l’élue Écolo, le livre se vend à nouveau par brouettes, alors que, début décembre, quasiment plus personne ne l’achetait »(4). Le jour même « Zemmour fut introduit avec humour par Marc Filipson », au déjeuner conférence du Cercle de Lorraine, réunissant patrons, noblesse, médias et politiques. Ce n’est pas un problème si l’invité déclarait que les « musulmans dans le peuple français nous conduira au chaos et à la guerre civile ». « Après cela, il fut tout de même invité à venir manger la galette des rois chez Filigranes en conviant la presse, alors même que la librairie avait reçu des menaces et que les employés lui avaient demandé d’en tenir compte ». Mais la cupidité, ou l’âme commerçante, a tout de même ses limites, et on se demanderait s’il n’y a pas là quelques prédilections pour la Kippa plutôt que la Burka. Zeymour donc, mais pas Dieudonné. 

      L’homme sait ce qui rameute, mais quand on ose questionner le choix d’inviter Nabila en grande pompe dans sa librairie, ce serait là « snober » l’auteure : « Face à un phénomène comme Nabila qui a vendu plus de 65.000 exemplaires de son livre, on ne peut pas juste répondre que c’est une littérature en dessous de tout. Nos enfants, adolescents, lisent “Harry Potter”, mais aussi Nabila. Il faut accepter cela et se poser la question de savoir pourquoi, à 24 ans, on décide d’écrire déjà son autobiographie ». (RTBF, 8 juin 2016). Un peu de philosophie… ou de marketing : le jour où il invita la Youtubeuse Enjoy Phoenix, plus de 4.500 personnes attendaient devant la libraire. Et quand on aime vendre, c’est plus intéressant d’avoir 4.500 potentiels acheteurs de torchons que 10 personnes qui savent ce qu’est un livre et viennent pour ça. Pour Nabila, la devanture du magasin et une partie de l’intérieur avaient été redécorés pour l’occasion. C’est peut-être aussi pour ça que « nos enfants, adolescents, lisent Nabila »… C’est là une logique récurrente empruntée aux médias de masse : participer à créer le phénomène en feignant qu’on ne fait juste que le relayer. 

      Et pour se faire voir, vendre, affecter la générosité, rien de tel que la charité, ce pantomime dont raffolent ceux qui ne veulent surtout rien changer à la société qui génère la misère qu’ils pallient à coups de piécettes, ou d’achat de livres et de coupes de champagne. Les soirées caritatives, celles que la bonne bourgeoisie et les notables affectionnent, car elles ne remettent jamais en question l’inégalité dont ils profitent, laissent aux associations 10 % des gains de la soirée et 100 % des bénéfices du bar. Les libraires, c’est leur soirée « Mère Thérésa ». Certes, « ils peuvent récupérer ces heures une fois (alors que c’est du travail en soirée qui devrait valoir au moins le double), mais surtout pas quand ça les arrange… Mais le mieux est de le faire officiellement bénévolement en annonçant qu’on offre son travail pour ces soirées-là. Mais surtout, ce n’est absolument pas une question de choix : la plupart des employés croient que c’est “obligatoire” et quand ils s’y refusent ça ne se passe pas très bien (…) Il y a une forme de chantage affectif/jugements de valeur de notre professionnalisme et notre « solidarité » »… Rien n’est « imposé » donc, mais tout est suggéré. Les clients achètent donc leurs livres, assurés de faire une bonne action en ne faisant rien. 

      L’homme a aussi ses relations politiques. Alors que Filigranes ouvre 7 jours sur 7, 365 jours de l’année, il le faisait bien avant que la portion de rue qu’il occupe soit déclarée zone touristique. Le Soir se demandait il y a peu « Mais pourquoi faire passer en zone touristique une portion de rue occupée à la très grande majorité par des immeubles de bureaux ? L’échevine du Commerce de la Ville de Bruxelles répondant sans hésiter “C’est une demande de Filigranes” » (Le Soir, 13/05/18). Selon nos informations auprès des syndicats, « quatre jours après la demande de Filigranes de passer en zone touristique, celle ci à été acceptée ». Cette demande ne semble en outre pas là pour entériner une pratique (ouvrir 7/7 jours, 365 jours/ an) déjà à l’œuvre, mais « parce qu’avec la nouvelle commission paritaire, il doit désormais payer les gens double les week-ends et jours fériés, ce qui n’est pas le cas si le commerce est situé en zone touristique ». Ce qui devient embêtant avec la nouvelle commission paritaire (CCP311), c’est que le travail du dimanche et en soirée, qui demeure assez flou, est soumis à négociation avec le syndicat et sur base uniquement volontaire, là où l’ancienne commission paritiaire (201) permettait à Filigranes d’obtenir une dérogation pour « commerce de journaux ». Le passage en zone touristique autorise par ailleurs l’ouverture, après négociation, à une quarantaine de dimanches par an… pas commode pour le 365/365.

      LE CAS FILIGRANES : PARADIGME DES TECHNIQUES MANAGÉRIALES « FAMILIALES » 
      Filigranes n’est pas une exception, et c’est bien là l’intérêt. Il y a des fonctionnements qui attirent, repoussent, créent, suscitent des types de personnalité et des formes relationnelles particulières dans un certain contexte social. Ainsi, la forme que prend l’organisation du travail dans une société capitaliste, la crainte de perdre son emploi dans un monde compétitif où il faut se vendre et où le chômage est structurel, la valorisation attachée au fait de ne pas être « sans », les crédits, le loyer… tout cela brise à la racine les possibles élans de solidarité, le rapprochement, le souci pour la souffrance au travail de l’autre, générant des « petits chefs », des dégoûtés, des dégoûtants, des soumis, des souffrants. Dans un système du « Marche ou crève », la plupart, malheureusement, tentent de tirer leur épingle du jeu, une minorité se révolte et se voit vite signifier son renvoi, mais la majorité encaisse, souffre, déprime, somatise. Restent ceux qui tirent parti du traitement inique collectivement organisé, tirant profit du peu de pouvoir qu’ils prennent par procuration à celui qui a le monopole de la brimade. Ceux-là, la perversité patronale sait les instrumentaliser, en tirer profit ; elle sait qui est faible, qui a besoin d’un « père », mais elle sait aussi qu’il faudra, quand les velléités du prétendant iront trop loin, voulant être chef à la place du chef, le virer. D’autres y croient, n’ont « pas vu », voulaient bien faire. Ophélie(5), responsable d’un des rayons rentables du magasin depuis 6 ans, a été licenciée en arrivant un matin à 8 h : « on a décidé de mettre fin à ton contrat parce que tu n’es plus un bon chef de rayon. Tes collègues ne portent pas leur badge, X prend des pauses trop longues… On te paiera 6 mois de salaire ». Les virés constituent alors des exemples : « les gens ont peur de perdre leur boulot, ils ne connaissent pas leurs droits ». Le licenciement abusif est exceptionnel en Belgique. Et puis, comme « la Filigranie a tant grandi qu’elle est maintenant une des provinces les plus lucratives de l’Empire des Lettres »(6), on laisse faire…
       
      COMME SI TOUT ÉTAIT NORMAL…  
      Si Marc Filipson tient dans la main le livre « Divertir pour dominer », sur la photo publiée dans l’interview faite par l’inénarrable Béatrice Delvaux ce 20 février 2016, c’est surtout la division et le contrôle que semble affectionner le patron : « caméras pointées sur le poste de travail des employés », « sa fille placée comme relais autoritaire », faisant l’aller-retour deux fois par mois de Londres, « salaires variables pour des mêmes fonctions », « contrôle des “Like” sur Facebook et convocation dans le bureau du patron si certains lui déplaisent ». Mais le plus pernicieux peut-être est la forme « soft » que prend ce type de management où l’on use et abuse des positions hiérarchiques, mais où on fait aussi croire qu’on est « une grande famille ». C’est la technique du Teambuilding, bouleversement pervers des relations hiérarchisées qui, sorties de leur contexte, font « oublier » au subalterne sa position quand il revient dans le contexte de travail. Une fois dans la réalité professionnelle, les « liens » créés à l’extérieur rendent plus difficile la contestation. 

      En somme, on retrouve dans cette étude de cas qu’est Filigranes, la forme spectaculaire que prend notre société dans son ensemble : on tente de tout lisser, faisant le nécessaire pour qu’on ne puisse percevoir que ce qu’on voit est le résultat diamétralement opposé de ce qui se passe en coulisse. Ce serait comme en vacances dans un hôtel dans un de ces pays dont on affectionne le climat, mais dont on tente d’oublier la politique, ce contraste entre le buffet all-inclusive et l’esclavage dans la cuisine dont il procède. C’est donc Filigranes, mais c’est presque partout : c’est le jeu du « comme si ». On fait comme si tout allait bien. Mais le problème, c’est que ça en rend beaucoup malades… 

      « Je me fous de tout ce qu’on peut dire de moi. Je suis un provocateur, c’est plus fort que moi » (Le Soir, 21/02/2016), disait Marc Filipson. Très bien ! Nous sommes ainsi sûrs qu’il accueillera avec sagesse et ouverture notre article de ce Kairos estival, que vous trouverez d’ailleurs dans les rayons de la librairie… Filigranes. Enfin, dépêchez-vous, ils risquent de partir vite ! 

      Alexandre Penasse *

      TÉMOIGNAGE DE SAMANTHA 
      J’ai travaillé durant près de 9 ans au sein de la Librairie Filigranes, pour terminer en 2014 au poste de directrice. À la suite de nombreux désaccords concernant la politique extrême de Mr Filipson en matière de gestion du personnel, nous avons décidé de mettre fin à mon contrat. Si je vous écris, ce n’est nullement dans un esprit de vengeance, mais simplement parce que derrière la façade lisse présentée aux médias se cache une tout autre vérité. La réalité est bien loin de la situation idéale décrite dans la presse. Au-delà des chiffres disponibles sur le site www.bnb.be et qui prouvent que Filigranes ne va pas bien, il est également temps de dénoncer les pratiques managériales extrêmes mises en place par Mr Filipson, s’appuyant sur un climat de tyrannie et de peur. Personne ne fait état des centaines de licenciements et de départs volontaires dus à la seule personnalité de Mr Filipson, ni du climat malsain qui règne dans cette entreprise. Entre allusions sexuelles, gestes déplacés, insultes et crises de colère, personne n’est à l’abri. Et il n’est jamais fait état de la pression et du harcèlement subis par les employés, menacés de licenciement au moindre désaccord exprimé ! À grands coups de communiqués de presse racoleurs et infondés ( la soi-disant association avec le Pain quotidien, la soi-disant installation à New York et Miami, le soi-disant lancement d’un site e‑commerce), Mr Filipson tente simplement de noyer le poisson en présentant une entreprise soi-disant débordante de projets. Les chiffres vont mal, les employés vont mal, et Mr Filipson, au travers de la presse, tente d’en faire assumer la responsabilité par ses anciens employés. 

      À l’époque, Samantha a envoyé ce courrier à plusieurs médias, sans réponse. 
      Notes et références
      1.  Nous n’avions pas révélé avec toute la précision les propos relatifs aux témoignages de harcèlements sexuels, par crainte d’être attaqué par un personnage puissant, mais ce qui avait été dit se révélait extrêmement grave.
      2. Suite à l’intervention de certains employés, une nouvelle commission paritaire a donc été imposée à la direction, la CP311, ce qui permit de travailler 35 heures par semaine (au lieu de 38 pour le même salaire), des augmentations salariales, des congés supplémentaires, des week-ends off, et de toucher des primes (ancienneté, petite enfance, formation, etc.) au cours de l’année.
      3. Filiber, le journal de Filigranes, fin d’année 2017.
      4. Alexis Chaperon, CEO de Filigranes, La Libre, 02/01/2015.
      5. Prénom fictif.
      6. Filiber, Ibid.

    • #Mdr ! Sanctions antiRusse : La Russie vole plus de 400 Airbus et Boeing : un casse à 10 milliards de dollars ! Léo Barnier

      L’espoir des loueurs occidentaux de voir revenir leurs avions basés en Russie fond comme neige au soleil. A trois jours de la date posée par les autorités européennes pour reprendre possession de ces appareils, moins de 100 d’entre eux ont été récupérés sur plus de 500 en service dans les compagnies russes. Vladimir Poutine est donc en passe de réussir le casse du siècle dans l’aviation en confisquant plus de 400 avions, soit près de 10 milliards d’actifs. Mais sans soutien opérationnel des industriels occidentaux et sans possibilité d’acheter des pièces détachées, ce casse pourrait se transformer très vite en cauchemar pour la Russie.


      Aeroflot devrait être plus protégée que ses consœurs. (Crédits : Maxim Shemetov)

      L’horloge tourne, mais les avions ne reviennent pas. A la demande des autorités européennes, les loueurs occidentaux ont jusqu’au 28 mars pour reprendre possession de leurs avions loués en Russie. Et le compte n’y est pas pour l’instant. Sur plus de 500 appareils placés par des sociétés de leasing étrangères auprès des compagnies russes, environ 80 ont, selon nos informations, réussi à être récupérés. S’il reste encore trois jours, il est peu probable que le total dépasse la centaine d’avions. Un coup dur à court terme pour les loueurs, mais aussi à moyen terme pour les compagnies russes.

      Dix milliards de dollars dans la balance
      Lors d’un échange organisé par Eurocontrol le 25 mars, Henrik Hololei, directeur général de la direction Mobilité et transports de la Commission européenne, n’a pas hésité à déclarer que ces appareils « ont désormais été volés à leurs propriétaires légitimes ». Le fonctionnaire bruxellois réagit ainsi à la loi validée il y a deux semaines par Vladimir Poutine autorisant les compagnies russes à faire réimmatriculer en Russie les avions loués auprès de sociétés étrangères, et à obtenir des certificats de navigabilité russes pour continuer à les exploiter sur les lignes intérieures.

      Cette décision a pour objectif de contourner la suspension des certificats de navigabilité par différentes autorités de l’aviation civile à travers le monde, mais aussi « de permettre aux compagnies aériennes russes de conserver la flotte d’avions étrangers et de les exploiter sur des liaisons intérieures », comme indiqué sur le site de la Douma d’État (l’Assemblée législative russe).

      Le décompte exact est difficile à tenir, mais les proportions sont là. Au total, cette flotte louée en Russie par des compagnies étrangères est évaluée autour de 550 appareils et représente environ 12 milliards dollars d’actifs selon un expert du secteur. En s’accaparant au moins les quatre cinquièmes de cette flotte, le Kremlin met donc la main sur l’équivalent de près de dix milliards de dollars.

      Une récupération difficile
      Henrik Hololei a précisé que les autorités européennes avaient suivi avec attention tous les déplacements de ces appareils dans des pays tiers, afin de les immobiliser sur place en collaboration avec les autorités locales et de les récupérer avec succès.

      La situation s’est avérée bien plus complexe pour les avions qui n’ont pas quitté le territoire russe. A priori, certains loueurs ont tenté de récupérer leurs avions sur place. Outre les difficultés pour se rendre en Russie, leurs équipes ont aussi été bloquées par l’obligation de faire valider les plans de vol par les autorités russes pour sortir du territoire.

      La capacité des loueurs à reprendre possession de leurs appareils a aussi été suspendue à la coopération des compagnies russes. Mis à part Aeroflot, compagnie d’État soutenue par le pouvoir, les petits opérateurs privés sont dans une situation bien plus délicate. Ils peuvent difficilement s’opposer au Kremlin, qui n’avait pas hésité à sacrifier la première compagnie privée du pays Transaero au profit d’Aeroflot en 2015. Mais de l’autre ils savent que de confisquer les appareils des loueurs étrangers risque de les priver de toute possibilité de reconstituer leur flotte si le conflit s’apaise. D’autant que des connaisseurs du secteur voient mal comment les appareils confisqués pourraient voler plus de six mois sans aucun soutien occidental.

      Il est enfin possible qu’il y ait une différence de traitement selon l’actionnariat du loueur. Si les sociétés occidentales n’ont bénéficié d’aucune largesse de la part des autorités russes, le traitement réservé à leurs consœurs chinoises reste une interrogation. Celles-ci sont en effet concernées par l’obligation de récupérer leurs avions édictée par les autorités européennes, car leurs activités internationales passent très largement par des structures irlandaises.

      La suite : https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/la-russie-vole-plus-de-400-airbus-et-boeing-un-casse-a-10-milliards-de-dol

      #ukraine #sanctions anti #Russes #blocage des #frontières #Irlande #paradis_fiscal #leasing #avions #aviation #transport balle dans le pied

  • Gaz : l’Union européenne fait le plein Robin des bois
    https://robindesbois.org/malgre-les-tensions-le-courant-passe
    Le méthanier brise-glace Christophe de Margerie qui était attendu à #Montoir-de-Bretagne a déchargé au terminal méthanier de #Rotterdam et remonte vers la Sibérie. Le Boris Vilkitsky a déchargé au terminal méthanier de Montoir-de-Bretagne à partir de samedi après-midi. Il est reparti dimanche. Le Rudolf Samoylovich est attendu à Montoir-de-Bretagne demain. Il sera suivi par le Yakov Gakkel le samedi 12 mars. Le terminal méthanier de Montoir-de-Bretagne dans l’estuaire de la Loire n’a jamais reçu autant de méthaniers brise-glace en provenance de Sibérie en si peu de temps. Le Boris Davydov est arrivé aujourd’hui lundi 7 mars au terminal méthanier de #Dunkerque. Pour mémoire, ces méthaniers sont des sister-ships et transportent chacun 177.000 m3 de Gaz Naturel Liquéfié (GNL), soit un peu plus de 100 millions de m3 sous forme gazeuse.

    #Nucléaire : les centrales slovaques font le plein 
Le 1er mars, un Iliouchine-76TD de la Volga-Dnepr Airlines spécialisé dans le transport de colis lourds a survolé la Pologne avec l’autorisation de l’OTAN pour transporter des combustibles nucléaires neufs en Slovaquie. Parti de l’aéroport de Domodedovo à Moscou, il a contourné l’Ukraine, survolé la Biélorussie et traversé l’espace aérien polonais pour atterrir à Bratislava. Selon les règles de l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique), seuls les colis urgents de petite taille, par exemple les produits radio-pharmaceutiques à courte durée de vie, sont transportés par voie aérienne. Le crash d’un avion transportant des combustibles nucléaires neufs expose les populations et l’environnement à des risques considérables.


    Il y a 2 centrales nucléaires en #Slovaquie, Bohunice avec 2 réacteurs actifs de 505 MW et Mochovce avec 2 réacteurs de 470 MW et un de 501 MW. « La Slovaquie a interdit son survol à tous les avions russes, des exceptions sont possibles pour des cargaisons humanitaires et les combustibles nucléaires » selon le ministre de l’économie slovaque.
    
Le même jour, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, annonçait une interdiction de survol de l’Union européenne pour tous les avions appartenant à la Russie, enregistrés en Russie ou contrôlés par la Russie.

    #gaz #France #Russie #nucléaire #combustible #énergie #embargo #ue #union_européenne

    • Coronavirus : un mois après son entrée en vigueur, l’Autriche suspend la loi sur la vaccination obligatoire AFP
      https://www.rtbf.be/article/coronavirus-un-mois-apres-son-entree-en-vigueur-lautriche-suspend-la-loi-sur-la

      Le gouvernement autrichien a annoncé mercredi la suspension de la loi sur la vaccination obligatoire contre le Covid-19, un mois à peine après son entrée en vigueur, face à la moindre dangerosité du variant Omicron. "Nous avons décidé de suivre l’avis de la commission des experts" et de « suspendre » le texte, a annoncé la ministre Karoline Edtstadler, lors d’une conférence de presse à Vienne.

      « Nous ne voyons pas en ce moment la nécessité de mettre en place l’obligation vaccinale au vu du variant actuel », qui provoque des symptômes moins sévères que le variant Delta auparavant dominant, a-t-elle expliqué. "Il y a actuellement beaucoup d’arguments pour dire que cette atteinte aux droits fondamentaux n’est pas justifiée", a ajouté Karoline Edtstadler, chargée de la Constitution.

      La loi était entrée en vigueur le 5 février, une mesure inédite dans l’Union européenne. Elle avait suscité une forte opposition d’une partie de la population de 8,9 millions d’habitants.

      L’ensemble des résidents de plus de 18 ans étaient concernés, à l’exception des femmes enceintes, de ceux qui ont contracté le virus il y a moins de 180 jours et enfin de ceux qui peuvent se faire exempter pour raisons médicales. Les contrôles devaient débuter mi-mars, avec des sanctions variant de 600 à 3600 euros.

      Des voix s’étaient élevées pour revoir le texte, alors que l’Autriche a mis fin début mars à la plupart des restrictions sanitaires. 

      #omicron #crise_sanitaire #sante #santé #coronavirus #sars-cov-2 #variant #covid #pandémie #vaccins #santé_publique #covid-19 #vaccination #vaccin #santé #pass_sanitaire #Autriche

    • #MDR Le destroyer ne peut pas se déployer car le commandant ne recevra pas de vaccin COVID, selon la Marine
      Destroyer can’t deploy because CO won’t get COVID vaccine, Navy says - Geoff Ziezulewicz The navy
      https://www.navytimes.com/news/your-navy/2022/03/08/destroyer-cant-deploy-because-co-wont-get-covid-vaccine-navy-says

      – Traduction google en français
      Une bataille juridique en cours pour savoir si l’armée peut forcer les troupes à se faire vacciner contre le COVID-19 a laissé la marine avec un navire de guerre qu’ils disent ne pas pouvoir déployer car il est commandé par un officier qu’ils ne peuvent pas tirer.

      C’est une impasse que les cuivres qualifient de "préoccupation manifeste pour la sécurité nationale", selon de récents documents déposés devant la Cour fédérale.


      The Navy say an unidentified guided-missile destroyer of the same class as Dewey, shown here, can’t deploy because it is commanded by an officer they cannot fire due to an ongoing COVID vaccine lawsuit. (Navy)

      Les problèmes découlent d’une action en justice déposée devant le tribunal de district américain du district intermédiaire de Floride à la fin de l’année dernière, alléguant que les droits des militaires sont violés par le mandat du vaccin COVID parce que leurs croyances religieuses les empêchent de prendre le vaccin.

      Le juge Steven D. Merryday a rendu une ordonnance le mois dernier interdisant à la Marine et au Corps des Marines de prendre toute mesure disciplinaire contre le commandant anonyme du navire de guerre de la Marine et un lieutenant-colonel du Corps des Marines pour avoir refusé le vaccin.

      Dans le processus, l’affaire a soulevé des questions sur les limites entre le bon ordre militaire et la discipline, et les droits légaux des militaires en tant que citoyens américains.

      L’injonction de Merryday est "une intrusion extraordinaire dans le fonctionnement interne de l’armée" et a essentiellement laissé la Marine à court d’un navire de guerre, selon un dossier déposé le 28 février par le gouvernement.
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      An ongoing legal battle over whether the military can force troops to get vaccinated against COVID-19 has left the Navy with a warship they say they can’t deploy because it is commanded by an officer they cannot fire.

      It’s a standoff the brass are calling a “manifest national security concern,” according to recent federal court filings.

      The issues stem from a lawsuit filed in the U.S. District Court for the Middle District of Florida late last year alleging servicemembers’ rights are being infringed upon by the COVID vaccine mandate because their religious beliefs prevent them from taking the vaccine.

      Judge Steven D. Merryday issue an order last month banning the Navy and Marine Corps from taking any disciplinary action against the unnamed Navy warship commander and a Marine Corps lieutenant colonel for refusing the vaccine.

      In the process, the case has raised questions about the lines between military good order and discipline, and the legal rights of servicemembers as American citizens.

      Merryday’s injunction is “an extraordinary intrusion upon the inner workings of the military” and has essentially left the Navy short a warship, according to a Feb. 28 filing by the government.

      #marine de #guerre #USA

  • #MDR : Carnaval de Dunkerque 10.000 personnes bravent l’interdiction : "On est pas censé être là, mais on est là quand même » Anas Daif
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/dunkerque/carnaval-de-dunkerque-10-000-personnes-bravent-l-interd

    Malgré l’annulation par la prefecture pour des raisons sanitaires, les Dunkerquois se sont réunis par milliers pour célébrer le carnaval sous un soleil radieux. Ils devaient à l’origine sacrifier "les Trois Joyeuses", programmées du 26 au 28 février, mais l’envie de célébration était trop importante pour manquer cet événement une deuxième année d’affilée. 

    Près de 10.000 personnes étaient présentes aujourd’hui, beaucoup moins que les années précédentes. Le carnaval avait été annulé l’an dernier à cause du Covid-19, laissant les Dunkerquois sur leur faim. Il avait pu se tenir en 2020, moins d’un mois avant le premier confinement et avait réuni 50.000 personnes. 

    https://france3-regions.francetvinfo.fr/image/4mw5avicoHm7dNXzamVzX-anYV8/0x378:4032x2646/800x450/regions/2022/02/27/621b796f3c993_274486467-245332451140879-328744542222348

    Las des mesures sanitaires, les carnavaleux se sont réunis à coups de déguisements et maquillages originaux. Dès le matin, ils étaient sur la place Jean-Bart où plusieurs centaines d’entre eux ont débuté les festivités.

    Parmi eux, on retrouve Jean Yoann, qui a été pris de "frissons" en arrivant sur place. "On est quand même content et heureux de se retrouver ici. C’est quand même bizarre de faire ça sans que ce soit réellement organisé", admet-il en ajoutant que d’un point de vue sanitaire, ils ne sont pas là "pour embêter les gens, chacun est responsable de ce qu’il fait". 

    https://france3-regions.francetvinfo.fr/image/7-DxAt1Z8xprSeFTiobCDKrZxdQ/0x378:4032x2646/800x450/regions/2022/02/27/621b7a16186fc_274016128-500209428295109-457274176650389

    Dans les premiers venus, un groupe de #femmes se réjouit de pouvoir célébrer le carnaval après une édition manquée à cause du Covid. "On est pas censé être là, mais on est là quand même", lance fièrement l’une d’entre elles. Une autre, de son côté, fait part de ses précautions : "on fait quand même beaucoup moins de zotches [bisous sur la bouche] que d’habitude, parce que d’ordinaire dès qu’on croisait des amis et même des inconnus, on faisait des zotches, mais là on en fait beaucoup moins. On essaie de se retenir."
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    Une ambiance festive et bon enfant
    La marche est officiellement lancée à 15 heures. Tombours, trompettes et musique accompagnent les canavaleux hauts en couleur. "C’est beau à voir, c’est magnifique ! C’est une ambiance qu’on n’aura nulle part ailleurs", s’extasie un carnavaleux avant de rejoindre des amis pour chanter.

    "On est là pour la fête, les copains et la tradition surtout, explique un autre, qui a débuté les célébrations dès ce matin dans son appartement. On est heureux, dans un esprit de bienveillance, de joie et de fête, donc c’est impeccable." 

    https://france3-regions.francetvinfo.fr/image/ElwWtcCWoj0hdIBME916VyOnl60/0x378:4032x2646/800x450/regions/2022/02/27/621bb04d19f4e_274205830-668997674288726-534557104555629

    Il poursuit en expliquant qu’avec "tout ce qui se passe, on est obligé de sortir" et se dit fier de voir tous les dunkerquois "qui sont au rendez-vous, et ça fait plaisir." 

    Le beau temps a conforté les carnavaleux dans l’idée de braver l’interdiction et l’ambiance festive a fini par chasser la cuplabilité. Ils espèrent pouvoir défiler l’an prochain dans un cadre officiel et organisé. 

    #interdiction par la #préfecture #carnaval #Dunkerque #Fête malgré la #propagande #omicron #crise_sanitaire #sante #santé #coronavirus #sars-cov-2 #variant #covid #pandémie #vaccins #santé_publique 

  • Salaire et temps de travail : des centaines de salariés de Vuitton débrayent
    https://fr.fashionnetwork.com/news/Salaire-et-temps-de-travail-des-centaines-de-salaries-de-vuitton-

    Plusieurs centaines de salariés issus de trois des 18 ateliers Louis Vuitton en France ont débrayé jeudi à l’appel de la CGT et de la CFDT pour demander de meilleurs salaires et protester contre une réorganisation du temps de travail voulue par leur direction.

    « Louis Vuitton a proposé une augmentation moyenne de 150 euros par mois accompagnée d’une réduction du temps de travail de 35 à 33 heures par semaine », a indiqué le groupe, qui se dit attaché à « l’équilibre vie privée-vie professionnelle » de ses employés. la direction a recensé 5,3% de grévistes. Propriété de LVMH, Louis Vuitton assure mener une « politique de rémunération avantageuse », offrant « en moyenne 18 mois de salaire par an » à ses quelque 5.000 salariés français.

    A Asnières (Hauts-de-Seine), Sarras (Ardèche) et Issoudun (Indre), des salariés ont pourtant cessé le travail au moment du passage de relais entre les équipes du matin et celles du soir pour dénoncer bruyamment les effets néfastes selon eux de cette proposition, a assuré Denis Bertonnier (CGT).

    « La proposition d’annualisation du temps de travail ne nous convient pas », explique Mireille Bordet, déléguée CFDT à Asnières. « Cela va se faire au détriment de notre vie privée. Le passage de 35 à 33 heures ne génèrera plus de RTT et va nous contraindre à finir plus tard le soir ».

"Pas d’horaires de nuit chez ’Tonvui’" ou « Métier formidable, salaire misérable », pouvait-on lire sur les pancartes d’une centaine d’ouvriers en tabliers de travail, majoritairement des femmes. « Le projet de la direction vise également à diminuer ainsi le paiement des heures supplémentaires », a précisé Thomas Vacheron (fédération CGT Textile-Maroquinerie).

Selon les élus du personnel, les négociations durent depuis l’automne mais la direction a demandé mardi aux organisations syndicales de signer cette semaine sa proposition, déclenchant l’hostilité de la CGT et de la CFDT.

La CFTC, dont la représentativité est supérieure à 50%, a indiqué qu’elle entendait « laisser sa chance » à la négociation. Les syndicats hostiles dénoncent une tentative de « passage en force » et brandissent la menace d’un préavis de grève « sous huitaine » s’ils n’obtiennent pas gain de cause.

Selon eux, la direction entend profiter de cette réorganisation du temps de travail pour supprimer l’horaire de référence en journée, afin de ne conserver que les horaires du matin et du soir, qui sont uniquement ceux proposés aux nouveaux salariés.

"La direction mélange les augmentations de salaires avec le temps de travail", estime encore Mireille Bordet. « Elle nous dit que si le projet passe, on sera augmenté, mais que s’il ne passe pas, on n’aura rien ».

 Paris, 10 fév 2022 (AFP)

    #MDR #lvmh #metier #salaire #gréve #culture #louis_vuitton #art_contemporain #mécénat #ruissellement #chanel #publicité #luxe #capitalisme #france