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  • La #RTS, #Darius_Rochebin et la loi du silence

    Gestes déplacés, propos salaces, utilisation de fausses identités sur les réseaux sociaux : de nombreux témoignages font état de dysfonctionnements au sein de la RTS. Parmi les figures épinglées, l’ancien présentateur phare Darius Rochebin

    Genève, décembre 2017. A l’intérieur de la tour de verre qui abrite la RTS, il est environ 20h. Dans un enregistrement transmis au Temps, deux journalistes discutent hors antenne de la bombe médiatique du moment : l’affaire Yannick Buttet (PDC/VS). En pleine vague #MeToo, le politicien valaisan quitte le parlement à la suite de l’ouverture d’une procédure pénale à son encontre après le dépôt d’une plainte pour harcèlement sexuel. La polémique est nationale.

    « Je trouve que c’est l’arbre qui cache la forêt, dit une première voix, celle d’une présentatrice du service public. En tant que nana… on est là, on s’étonne. Tu te dis, excusez-moi, mais ici, c’est quand qu’on la fait, l’enquête ? » Son collègue rebondit : « C’est un autre débat, ça. Qui c’est qui plaque contre les murs ici ? » Elle rétorque : « Darius, il fait ça. »

    En une phrase, le mythe vacille. Darius Rochebin aurait-il outrepassé ses droits ? La suite de l’enregistrement laisse par ailleurs entendre qu’il n’est pas le seul. Le Temps a mené l’enquête. Fruits de plusieurs mois de travail, nos recherches ont permis de lever le voile sur des comportements pour le moins problématiques de la part de plusieurs collaborateurs du service public. Survenus à partir du début des années 2000, certains de ces faits étaient connus à l’interne mais n’ont jamais été révélés publiquement.

    Connivence entre cadres, personnalités influentes, taille de l’entreprise publique permettant à certains départements de déplacer les personnes mises en cause plutôt que de les sanctionner, crainte d’un dégât d’image dans le cadre de la votation « No Billag », peur de représailles professionnelles : les raisons du silence sont nombreuses.

    Pourquoi le briser maintenant ? A la faveur d’une libération historique de la parole ces dernières années et à la suite du départ en France de Darius Rochebin, une chape de plomb semble progressivement se lever à la RTS. A une exception près, les personnes qui apparaissent dans l’article ont toutefois souhaité que leur nom soit modifié. Certaines d’entre elles sont en effet encore en poste, tout comme celles qu’elles désignent.

    Lire aussi : Harcèlement sexuel au travail : de quoi parle-t-on ?
    1. Des dysfonctionnements depuis le début des années 2000

    Trois cas emblématiques témoignent de l’inaction aujourd’hui dénoncée. Le premier concerne un cadre toujours en poste – appelons-le Robert*. « Cette affaire représente environ dix ans de dysfonctionnement de la part d’un manager envers ses subordonnés en position de faiblesse et autant d’alertes ignorées par la direction », témoigne Pierre*, un collaborateur de la RTS.

    Entre 2005 et 2015, une quinzaine d’employés du service public se plaignent tour à tour de ce dernier : mobbing, harcèlement sexuel, envoi intempestif de lettres « vicieuses », SMS suggestifs pendant et en dehors des heures de bureau. Des subalternes affirment sortir « abîmés » de séances d’évaluation en sa compagnie. Le climat de travail est si mauvais qu’un collaborateur en vient presque aux mains avec lui au bureau. L’idée d’une plainte collective auprès de la police est même évoquée, avant que le front commun ne se délite. Pierre l’affirme : Robert est à l’origine de plusieurs burn-out et d’au moins deux démissions. « Il sait se rendre aimable avec ses égaux et ses supérieurs, dit-il. Mais une fois dans son pré carré, il réduit les gens en bouillie. »
    « Dans un placard doré »

    Pendant plusieurs années, la gravité de la situation est régulièrement signalée à la direction, sans effet. Au milieu des années 2010, un mail explosif parvient aux ressources humaines : une employée a récolté toutes les preuves (lettres, SMS) du harcèlement sur plus d’un an de la part de Robert à son encontre et demande des actes. La RTS tente de la raisonner et propose une médiation aux deux collaborateurs. Elle refuse. A sa demande, elle sera finalement mutée dans une autre ville. Selon une source proche du dossier, la RTS lui signifie en outre de « respecter la confidentialité la plus stricte » sur la situation. Robert aurait quant à lui reçu un simple avertissement.

    Quatre mois plus tard, il refait parler de lui : une autre de ses subalternes est mise en arrêt maladie à la suite de ce qu’elle estime être du mobbing. La direction est de nouveau interpellée et traite le problème à sa façon : en 2015, Robert est promu. « Placé dans un placard doré. » L’expression revient chez la demi-douzaine de personnes qui ont témoigné à son sujet. « Il n’a plus le droit d’avoir de subordonnés directs, mais jouit d’un statut confortable au sein de la hiérarchie, souligne Pierre. C’est malheureusement trop souvent ainsi que fonctionne la gestion des ressources humaines à la RTS. Tant qu’il n’y a pas de scandale public, les problèmes sont étouffés. »

    « De manière générale, il n’y a pas de prévention du harcèlement à la RTS, corrobore une autre de ses anciennes subalternes, qui a, depuis, changé d’employeur. J’ai essayé d’alerter mes supérieurs, mais personne n’a voulu m’écouter. Robert a été couvert et défendu par la hiérarchie. J’ai eu l’impression que le même profil du mâle alpha quinquagénaire se retrouvait à tous les échelons de la direction. La politique de management est rétrograde et ce type de comportement est protégé. »
    « La main baladeuse »

    L’enregistrement évoquant Darius Rochebin en début d’article mentionne un deuxième cas problématique : celui de Georges*, employé de longue date à la télévision romande, connu à l’interne pour avoir « la main baladeuse ». Son comportement est cependant allé plus loin. Selon nos informations, il a embrassé plusieurs fois l’une de ses anciennes subalternes sans son accord, avant d’insister par SMS à de nombreuses reprises. Cette dernière a confié son histoire au Temps, tout en souhaitant limiter l’exposé des détails afin de se préserver autant que possible.

    « J’aurais dû lui foutre une claque plus tôt, dit-elle. Mais il y avait une relation de pouvoir et j’avais honte. » Elle n’osera pas en informer ses supérieurs. Ceux-ci étaient-ils au courant ? Sans pouvoir le confirmer, cette ancienne employée de la RTS répond qu’après avoir raconté ce qu’il lui était arrivé à ses collègues, on l’avait avisée qu’il « avait déjà fait ce genre de choses auparavant ». Si ce n’est de la direction, l’affaire était connue d’un bon nombre d’employés. « La RTS est une maison où les collaborateurs se cramponnent à leur siège, juge cette ancienne collaboratrice. Certains sont là depuis trois décennies et se soutiennent les uns les autres. » Comme Robert, Georges est toujours en poste.

    Contactée par Le Temps, au sujet de ces deux collaborateurs, la direction de la RTS a fourni la réponse suivante : « Nous ne pouvons pas commenter les cas particuliers en raison de la protection de la personnalité. Lorsqu’un cas survient, nous le traitons toujours avec diligence et fermeté. »

    Les personnes qui se confient aujourd’hui sont nombreuses à évoquer la honte et la crainte que leur vécu ne soit ramené à une simple affaire de « drague lourde ». Pourtant, la loi est claire, comme le rappelle Sylvie Durrer, la directrice du Bureau fédéral de l’égalité : « Tout comportement importun de caractère sexuel ou tout autre comportement fondé sur l’appartenance sexuelle, qui porte atteinte à la dignité de la personne sur son lieu de travail, relève du harcèlement sexuel, selon l’article 4 de la loi fédérale sur l’égalité entre femmes et hommes. » Il n’existe pas de définition exhaustive dudit harcèlement, qui peut se manifester sous diverses formes : « contacts physiques, attouchements non souhaités, avances ou encore pressions ». « Les comportements qui contribuent à créer un climat de travail hostile, par exemple des plaisanteries déplacées, peuvent aussi représenter du harcèlement sexuel », précise la directrice.

    Les responsabilités de l’employeur sont également encadrées par la loi, souligne-t-elle : « En plus de son obligation d’instaurer des mesures de prévention contre le harcèlement sexuel, l’entreprise est tenue de prendre au sérieux les signalements de tels harcèlements et doit établir les faits. Les rumeurs et allusions doivent aussi donner lieu à une enquête. »

    Autour de Darius Rochebin, un silence assourdissant

    Des bruits de comportements déplacés, il en existe depuis des années au sujet d’un autre employé du service public : Darius Rochebin, présentateur phare de la RTS jusqu’à l’été 2020. Au-delà de ses compétences professionnelles incontestables, sa réputation, à l’interne, le précède : mains glissées sous les chemises de collègues masculins, allusions salaces récurrentes ou encore proximité avec de jeunes hommes sont régulièrement évoquées. Au sein de la chaîne publique, on raille volontiers sa conduite, sans toujours en mesurer les conséquences.

    Depuis que le présentateur a quitté la chaîne nationale pour LCI, plusieurs témoins commencent à évoquer ce qu’ils ont vécu, même si des craintes demeurent. Comme deux faces d’une même médaille, Darius Rochebin renvoie une image assurée à l’écran mais peut se comporter de manière inadéquate une fois les caméras éteintes. D’anciens ou d’actuels collaborateurs de la RTS rapportent ainsi le malaise, la sidération même, ressentis lors de conversations banales qui dérapent subitement sur le terrain sexuel ou intime. La parole a même fait place aux actes, comme en témoignent Aurore* et Clémence*.

    Un comportement « ahurissant et totalement déplacé »

    Avant l’incident, Aurore, employée de la RTS depuis une dizaine d’années, n’avait eu que des contacts épisodiques et toujours strictement professionnels, avec Darius Rochebin. « On se croisait dans les couloirs, parfois dans des séances, on s’échangeait un ou deux e-mails par année », précise la quinquagénaire. Un soir de 2014, elle quitte son bureau pour se rendre à une réunion. « J’ai croisé Darius Rochebin qui sortait de l’ascenseur, raconte-t-elle. On a fait quelques pas ensemble dans un couloir vide en discutant du boulot. Subitement, il a pris mon visage dans ses mains et a essayé de m’embrasser. Je l’ai immédiatement repoussé. Il est parti de manière furtive, sans me regarder ni présenter d’excuses. » Sous le choc, Aurore arrive « décalquée » à sa séance. « J’étais interloquée par son comportement que je jugeais ahurissant et totalement déplacé. J’ai pris ça pour un coup de folie. » Par la suite, leurs rares échanges professionnels se sont déroulés comme si de rien n’était. « J’ai voulu oublier cet épisode, confie Aurore, qui n’a jamais averti sa hiérarchie. Si ça s’était répété, j’aurais sans doute réagi différemment. »

    Collaboratrice de la RTS, Clémence relate des faits analogues. Au cours de sa carrière, cette mère de famille côtoie régulièrement Darius Rochebin. Peu après le Nouvel An 2006, à quelques heures du journal télévisé, c’est l’effervescence en salle de maquillage. « Tout le monde s’embrassait et s’échangeait des vœux pour la nouvelle année », se souvient Clémence. Darius Rochebin est là, aux côtés d’autres collègues. « Il s’est approché de moi, je l’ai pris par l’épaule pour lui faire la bise, il a saisi ma main libre et l’a fermement posée sur ses parties génitales », raconte Clémence. Les autres personnes présentes dans la salle ne réagissent pas. « Je ne sais pas si elles ont vu la scène », souligne la journaliste, qui relate l’incident à des collègues proches et à son mari, mais pas à sa hiérarchie de l’époque. C’est seulement à l’automne 2017, en pleine vague #MeToo, qu’elle en informe son supérieur. « Il est tombé des nues et a dit qu’il allait lui parler. Je ne sais pas ce qui s’est passé ensuite, je n’ai plus jamais eu de nouvelles. Je crois que c’est allé plus haut, mais je n’ai pas eu d’écho direct, je n’ai plus voulu me mêler de cette histoire.
    Un « malaise » apparaît

    Un autre témoignage illustre la marge de manœuvre dont bénéficiait Darius Rochebin au sein de la RTS : celui d’Antoine*, 22 ans au moment des faits. En mai 2012, Darius Rochebin entame une conversation privée avec le jeune homme sur le réseau social Twitter. A l’époque, le Genevois est un étudiant en lettres qui tente de percer dans le journalisme et voit en Darius Rochebin « un mentor inespéré » dans un milieu très compétitif. « Les conversations ont commencé de manière anodine, raconte Antoine. J’étais flatté qu’une telle star s’adresse à moi. Le ton était ambigu et est rapidement devenu aguicheur. J’étais surpris, mais intrigué. »

    Quelques jours plus tard, Darius Rochebin propose à Antoine un café, puis un dîner. « Il me disait qu’il devait tester de grands restaurants pour des articles et payait à chaque fois pour nous deux, précise l’étudiant. J’étais impressionné par ce faste, et évidemment par son statut. Lors de notre troisième rencontre, quelques semaines après notre première conversation, nous sommes allés en voiture dans la campagne genevoise. Au restaurant, il m’a présenté comme un jeune journaliste prometteur. »

    C’est sur le trajet du retour qu’Antoine raconte avoir eu « de premières appréhensions », termes qu’il utilise pour retranscrire son malaise dans un journal intime. « Il s’est arrêté au bord de la route. Il a initié un rapport sexuel, je ne l’ai pas repoussé. Je n’avais pas envie d’aller plus loin, mais j’avais l’impression de ne plus pouvoir revenir en arrière. En partant, il a dit qu’il m’enverrait le contact d’un rédacteur en chef qui pourrait m’offrir un stage. Son mentorat prenait implicitement une dimension transactionnelle, et je m’y suis plié. » Peu après, le présentateur met comme promis l’étudiant en relation avec un éminent producteur de la RTS et lui propose une visite des locaux de la télévision publique.
    « Une mission sur mesure »

    Quelques mois après leur premier échange sur Twitter, Darius Rochebin intervient directement auprès de la direction de la RTS pour mettre en place une collaboration avec Antoine : « Il m’a créé une mission sur mesure en tant que photographe. Il m’emmenait partout, du Festival de Cannes aux conférences du dalaï-lama », se souvient l’étudiant.

    Interrogée au sujet de cette mission, la direction de la RTS répond qu’en 2012, « Darius Rochebin a collaboré avec un photographe free-lance. Cette collaboration ponctuelle n’était pas effectuée dans le cadre du mandat de production de l’émission Pardonnez-moi, mais a eu lieu à l’occasion d’un événement pour le 10e anniversaire de l’émission. Pour cette exposition uniquement, la RTS a rémunéré le photographe sur la base des tarifs de droits d’auteur. »

    Des documents en notre possession laissent pourtant supposer qu’Antoine n’a pas été rémunéré uniquement sur la base des droits d’auteur. Selon la facture adressée par le jeune homme à la direction de la RTS, la rémunération est par ailleurs arrêtée à 800 francs, avec mention « forfait indiqué par M. Darius Rochebin ».

    Au fil des mois, la relation entre la star et l’étudiant se tend. « Plus j’étais distant, plus il devenait jaloux, inquisiteur, raconte ce dernier. Je redoutais les conséquences de mes refus sur ma situation professionnelle. Je ne savais plus comment mettre fin à cette relation. C’était une lutte continuelle. J’ai pris peur. » Antoine finit par couper les ponts et ignorer les relances du présentateur, avec qui il n’a aujourd’hui plus aucun lien.

    Des aspirants journalistes fascinés

    Alexandre* et Hugo*, deux jeunes hommes qui ont travaillé directement avec le présentateur, racontent eux aussi ses multiples tentatives d’immixtion dans leur vie privée : allusions déplacées, questions lubriques pendant et en dehors des heures de bureau, rapports de pouvoir ambigus. Fascinés, les jeunes journalistes peinent à réagir.

    Le premier, Alexandre, 24 ans au moment des faits, a travaillé à la RTS lorsqu’il était étudiant. En 2014, Darius Rochebin lui propose un soir d’aller manger. « Au restaurant, on discutait de choses et d’autres, et puis, soudain, il m’a demandé : « Mais toi Alexandre, tu te branles souvent ? » Choqué, le jeune étudiant élude. « Sur le moment, j’ai paniqué, j’ai fait une petite crise d’angoisse », raconte-t-il. Par la suite, Alexandre reçoit régulièrement des messages de Darius Rochebin sur Facebook : « ah, mais tu es tellement beau », « tu m’avais manqué », « ta bizarrerie brillante est trop attachante », « on se refait un dîner ? » Des sollicitations auxquelles le jeune homme répond peu, tentant de contenir les rapports au niveau strictement professionnel.

    Le deuxième, Hugo, a également travaillé à la RTS durant ses études entre 2011 et 2015. Dès leur premier contact, Darius Rochebin l’ajoute sur Facebook. « Lorsque l’on est stagiaire et qu’il s’agit de la star de la rédaction, c’est flatteur », souligne Hugo, 22 ans à l’époque. Darius Rochebin lui envoie ensuite des messages privés ambigus puis à caractère sexuel sur les réseaux sociaux. Le jeune étudiant décrit un malaise : « C’est comme s’il avait une double personnalité : l’une brillante, l’autre pas assumée, perverse. Plusieurs autres journalistes m’ont parlé de leur gêne lorsqu’ils étaient seuls avec lui en plateau et qu’ils ne pouvaient plus vraiment le côtoyer sans y penser. J’ai été surpris de voir à quel point cette facette du présentateur était connue dans son environnement professionnel, mais pas hors de la RTS. Une omerta à la mesure de l’épaisseur du personnage. »
    2. De fausses identités sur les réseaux sociaux

    Des alertes, la direction de la RTS en a pourtant reçu. « Tout le monde sait, mais personne ne fait rien » : c’est l’intuition qui anime Thomas Wiesel en 2017 lorsque le mouvement #MeToo libère la parole des victimes d’abus. Le jeune humoriste a rencontré Darius Rochebin en 2015 alors qu’il débutait dans le métier. « Quand il m’a contacté professionnellement, il faisait des remarques sur mon physique, me proposait de se voir pour une émission ou un verre, voulait mon numéro de téléphone plutôt que mon e-mail. Plusieurs personnes m’avaient mis en garde. J’ai immédiatement mis des barrières et il n’a pas insisté. »

    S’il ne s’est pas senti lui-même en danger, Thomas Wiesel craint que d’autres personnes ne restent silencieuses par peur des conséquences ou par honte de s’être laissé amadouer. D’autant que le Vaudois s’interroge depuis longtemps sur l’utilisation des réseaux sociaux par Darius Rochebin : alerté par plusieurs personnes, il soupçonne le présentateur d’avoir créé de faux comptes de femmes sur Facebook pour entrer en contact avec de jeunes hommes, dont certains de ses amis. Pour en avoir le cœur net, l’humoriste commence à enquêter.
    Une campagne « No Billag » très sensible

    A l’automne 2017, peu avant la votation sur l’initiative « No Billag » qui visait à supprimer la redevance radio-TV, Thomas Wiesel contacte le nouveau directeur de la RTS, Pascal Crittin, en poste depuis quelques mois seulement, afin de l’interpeller sur le sujet. Que savait la direction de la réputation de Darius Rochebin et de l’alerte formelle lancée par Clémence ? « Affirmant n’être au courant de rien, Pascal Crittin a fait part de son étonnement, raconte l’humoriste. Il m’a toutefois assuré qu’il ferait toute la lumière sur l’affaire et que Darius Rochebin serait suspendu si une plainte contre lui était déposée. »

    La direction de la RTS confirme aujourd’hui ces échanges. « Nous avons pris très au sérieux les propos de Thomas Wiesel et l’avons invité à nous fournir des éléments concrets, ainsi qu’à inciter les personnes concernées à prendre contact avec la justice, souligne Pascal Crittin. Toutefois et à ce jour, nous n’avons reçu aucune preuve, aucun document, ni aucun témoignage direct. » Pour Thomas Wiesel, il est « surprenant que l’entreprise n’ait jamais cherché à enquêter elle-même en profondeur, suite aux rumeurs qui circulaient depuis des années et encore plus suite à ce signalement ».

    Après l’intervention de l’humoriste, le nouveau directeur convoque néanmoins Darius Rochebin, une information confirmée par la direction de la RTS : « Nous lui avons fermement et formellement rappelé nos règles professionnelles concernant la présence sur les réseaux sociaux. » Selon nos informations, l’intéressé aurait reconnu, lors de l’entretien, l’existence de ces comptes Facebook mais affirmé qu’ils étaient gérés par des amis. Aujourd’hui, ces comptes Facebook ont été nettoyés.

    Si l’éventualité que les faux comptes mentionnés par Thomas Wiesel aient été gérés par des personnes voulant nuire à la réputation de Darius Rochebin a longtemps été évoquée, Le Temps a aujourd’hui la preuve qu’il n’en est rien. C’est bien l’ancien présentateur de la RTS qui a usé de fausses identités créées de toutes pièces pour entrer en contact tant avec des collègues qu’avec des inconnus. Il s’en est notamment servi pour obtenir des informations sur leur vie privée et orchestrer des rendez-vous. Une dizaine d’entre eux, contactés par Darius Rochebin entre 2009 et 2017, nous ont livré leur récit. L’un était mineur au moment des faits. Par souci de concision, tous ces témoignages n’ont pas été reproduits ici.
    Les mystérieuses Laetitia Krauer et Lea Magnin

    Sur Facebook, le présentateur a créé au moins deux fausses identités formellement identifiées : Laetitia Krauer et Lea Magnin. La première ayant de loin été la plus active. Toutes deux sont supposées être étudiantes à l’Université de Genève. Sur leur photo de profil, dont on ignore la provenance, elles semblent très jeunes.

    Dans plusieurs conversations en ligne datant de 2012 que Le Temps a pu obtenir, Darius Rochebin évoque ouvertement son stratagème. « Tu veux voir l’un de mes avatars ? » questionne le présentateur, avant d’ajouter : « Regarde Laetitia Krauer, elle t’a envoyé un message », le tout accompagné d’une capture d’écran. « Sur Facebook, si Lea Magnin poste ça va ? Ou tu la trouves faux profil ? » poursuit Darius Rochebin dans une autre conversation. « J’ai aussi le code de mon ex mais je l’utilise pas trop, écrit-il encore. Les plus malins voient qu’il n’y a pas de vraie activité normale, mais si une fois tu veux sonder des gens (...) c’est génial comme les gens se livrent... » Le compte à travers lequel il s’exprime a été créé à partir de son ancienne adresse mail professionnelle de la RTS.

    Juriste en droit des technologies, Mikhaël Salamin précise que « l’utilisation d’une photo de profil – une donnée personnelle – pourrait être considérée comme une usurpation d’identité » puisque celle-ci est définie comme « l’usage abusif de données personnelles d’une tierce personne permettant son identification ». « L’usurpation d’identité en tant que telle ne figure pour l’instant pas dans le Code pénal suisse et ne peut donc être réprimée que si elle est liée à d’autres méfaits, comme l’atteinte à l’honneur, la violation de la personnalité, voire le harcèlement, détaille le juriste. Elle devrait néanmoins être introduite d’ici deux ans à la faveur d’une révision complète de la loi sur la protection des données, en l’absence d’un référendum populaire. »

    Une systématique précise

    Le procédé mis en place par Darius Rochebin obéit à une systématique précise, tant sur l’approche que sur les personnes ciblées. Ce sont, pour la plupart, de jeunes étudiants, stagiaires journalistes ou engagés en politique. Des individus qui, un jour ou l’autre, pourraient avoir besoin des médias et qui, de prime abord, ont toutes les raisons d’être flattés que Darius Rochebin s’intéresse à eux. Les conversations avec l’animateur débouchent d’ailleurs régulièrement sur des invitations à venir visiter les locaux de la RTS, voire à intervenir sur le plateau du téléjournal.

    Le premier contact intervient souvent après une première et modeste apparition à l’antenne, un événement ou encore un débat estudiantin auquel Darius Rochebin participe en tant qu’invité de marque. La plupart du temps, les internautes contactés croient parler à deux personnes distinctes : Darius Rochebin et une jeune étudiante – soit Laetitia Krauer, soit Lea Magnin. Ils ignorent que le présentateur mène en réalité ces deux discussions en même temps. Systématiquement, le présentateur star, dissimulé sous les traits de ces jeunes femmes, invite son interlocuteur à répandre des rumeurs à son propre sujet : « tu sais que Darius a une mini-bite ? », « son mini-kiki ne dépasse pas la taille de sa main en pleine action », « un dé à coudre » – et insiste sur la nécessité d’en parler.

    Une fois le domaine de la sexualité mis en avant, les questions de Laetitia Krauer ou de Lea Magnin au sujet de l’anatomie de leurs interlocuteurs s’enchaînent. Elles sondent les pratiques et les préférences sexuelles de ces derniers, demandent leur avis au sujet de Darius Rochebin. Sous les traits de Laetitia Krauer et de Lea Magnin, le présentateur cherche même à entraîner ses interlocuteurs sur le terrain de la critique insultante envers lui-même. Dans quel dessein tente-t-il de susciter de telles accusations ? Que fait-il des informations ainsi récoltées ? Ces questions restent ouvertes.

    Au fil des années, le procédé commence à éveiller des soupçons. Certaines cibles, alertées par d’autres, font rapidement le rapprochement entre Lea Magnin, Laetitia Krauer et Darius Rochebin et mettent un terme à la discussion. Pensant parler à une vraie femme, d’autres poursuivent en revanche l’échange et « se livrent ».

    A noter qu’une certaine Laetitia Krauer intervient également dans les médias pour saluer les performances de Darius Rochebin. Dans Télétop Matin en 2007 : « Merci à Darius Rochebin pour le merveilleux moment de « Pardonnez-moi » avec Mimie Mathy. A la fois drôle, piquant, émouvant à certains moments. » Idem en 2013, dans le guide TV et cinéma encarté dans La Liberté : « Sympa, l’initiative. J’adore Darius Rochebin qui est classe avec une pointe d’humour. »
    Un mineur trompé par un faux profil

    Plusieurs jeunes hommes révèlent avoir été visés par ces doubles approches en ligne. Samuel* a 16 ans lorsqu’il rencontre pour la première fois Darius Rochebin. Le collégien genevois s’intéresse à la politique, aux médias, et milite dans la section jeune d’un parti. A ses yeux, l’animateur est un modèle de réussite, une icône. En avril 2012, il est contacté sur Facebook par une certaine Laetitia Krauer qui lui parle immédiatement du petit pénis de Darius Rochebin, cherche à savoir ce qu’il pense de lui et lui demande son âge. Samuel répond qu’il a 17 ans – arrondissant son âge à la hausse, à quelques mois de son anniversaire. Le lendemain, l’adolescent reçoit une invitation Facebook de Darius Rochebin lui-même. Troublé par cette coïncidence, il en fait état au présentateur. Ce dernier lui répond que Laetitia Krauer est une « copine de son ex », « chaude comme la braise » et l’incite à tenter sa chance.

    Par la suite – la conversation durera plus d’un an – Darius Rochebin s’intéresse à la vie de Samuel, lui propose de visiter les coulisses de la RTS avec des camarades, promet de lui donner des conseils professionnels. « Il a instauré une forme de camaraderie entre nous, il adoptait le langage d’un pote, me donnait des conseils de drague », souligne Samuel, alors mis en confiance. En parallèle, Laetitia Krauer lui suggère de répandre les rumeurs précitées quant à l’anatomie de Darius Rochebin et s’évertue par tous les moyens à connaître la taille du sexe de Samuel, ce qu’elle n’obtiendra pas. Au fil du temps, Samuel commence à douter de l’identité de Laetitia Krauer qui l’inonde de messages, et s’en ouvre à Darius Rochebin. Le présentateur rassure immédiatement le collégien, tout en se distanciant de Laetitia Krauer : « Je pense qu’elle existe, mais elle est instrumentalisée par mon ex », dit-il.

    Samuel ne répondra plus aux sollicitations de Laetitia Krauer, mais acceptera trois rendez-vous avec Darius Rochebin. A deux reprises, le présentateur le convie au pied de la tour RTS. Le jour du premier rendez-vous, l’adolescent est impatient de partager un moment privilégié avec une star de l’audiovisuel. S’attendant à retrouver le présentateur pour un café à la RTS, il est étonné d’être invité à monter dans sa voiture garée dans un parking souterrain, après avoir marché quelques minutes dans la rue. « Je l’ai suivi mécaniquement sans poser de questions, raconte Samuel. J’étais intimidé, mais exalté. Avec le recul, je me dis que des alertes auraient dû sonner. » Ils roulent pendant quinze minutes avant que Darius Rochebin ne le dépose devant un hôtel proche de la gare. En rentrant chez lui, Samuel, « interloqué et un peu honteux », esquive les questions de ses parents, curieux de savoir comment s’est déroulée la rencontre avec celui qu’ils voient comme un modèle pour leur jeune fils.

    Le lendemain, Darius Rochebin s’excuse pour la brièveté du rendez-vous et lui propose un café. Lors de cette rencontre et de la suivante, le présentateur tient des propos salaces au jeune homme toujours mineur : « C’est vrai que les collégiennes sucent de bon cœur ? » « Tu baises qui en ce moment ? » Des questions qui achèvent de dérouter Samuel, au stade de ses premières expériences sexuelles. Avec le recul, il peine encore à mettre des mots sur ce qu’il a ressenti : un mélange de dégoût, de gêne, mais surtout le sentiment d’avoir été piégé.
    « J’ai l’impression d’avoir été manipulé »

    Dylan* et Sébastien* ont eux aussi été contactés par Darius Rochebin et son avatar Laetitia Krauer, respectivement en 2009 et 2011. Pour Dylan, 18 ans à l’époque, qui rêve de devenir journaliste, Darius Rochebin est un « modèle de réussite ». Lorsque le présentateur entame la discussion, l’adolescent déchante : « J’ai immédiatement senti une ambiguïté dans sa manière de me parler, il n’avait pas l’air détaché, mais au contraire très intéressé. » Très vite, Darius Rochebin lui propose un rendez-vous, que Dylan annule au dernier moment, prétextant une grippe. « Une star de son envergure qui invite un jeune étudiant à boire un verre, je ne le sentais pas, j’avais peur. J’en avais parlé à mes parents qui avaient aussi été intrigués par l’invitation et m’avaient conseillé de décliner. » A l’époque, un autre indice avait aussi alerté Dylan : les étranges conversations avec Laetitia Krauer qui ne cesse d’évoquer l’anatomie de Darius Rochebin. « J’ai discuté avec elle durant des mois, sans jamais la voir. Lorsque je proposais un rendez-vous, elle esquivait toujours, elle jouait à un jeu malsain. J’ai vraiment l’impression d’avoir été manipulé. »

    Avec Sébastien, Darius Rochebin évoque d’emblée Laetitia Krauer, « amie commune » sur Facebook, dont il se sert pour justifier un premier échange. « Il m’a dit qu’il avait appris que cette fille me parlait et qu’il ne fallait pas que je rentre dans son jeu. J’ai trouvé cette approche très bizarre. J’étais agacé par ces histoires qui ne me regardaient pas. » Alors qu’ils se connaissent à peine, Darius Rochebin lui propose d’intervenir dans le cadre d’un débat à la RTS. « Ça m’a semblé étrange comme proposition, se souvient Sébastien. Comme s’il mélangeait les casquettes privée et professionnelle. Par la suite, il m’écrivait souvent pour me proposer de boire des cafés. Il m’a recontacté quand j’ai commencé dans le métier, pour me reparler de Laetitia Krauer, parfois jusqu’à 3h ou 4h du matin. Au point que ma copine de l’époque l’a remarqué. J’ai fini par couper les ponts. En en parlant autour de moi, j’ai réalisé que d’autres jeunes étaient concernés, à Genève et au-delà. »
    Les médias, un monde comme les autres

    Entre les personnes contactées, le mot circule en effet largement. A tel point qu’à l’aube de la votation sur l’initiative « No Billag », en 2018, plusieurs médias romands s’intéressent de près aux mystérieux avatars de Darius Rochebin. Selon plusieurs sources concordantes, la direction va alors jusqu’à mettre en place une stratégie de communication de crise pour parer à l’éventualité d’un scandale. Sans que celle-ci doive, pour finir, être actionnée.

    Contacté, Darius Rochebin a répondu par l’intermédiaire de son avocat. Il « conteste fermement s’être livré à des actes pénalement répréhensibles » et précise n’avoir « jamais fait l’objet d’une plainte pénale, ni a fortiori d’une quelconque condamnation pénale ».

    Baiser de force, main placée sur les parties génitales, propos déplacés, allusions sexuelles : la direction de la RTS était-elle au courant de tels comportements ? « Tout comportement déplacé et blessant dans le cadre professionnel, de quelque nature que ce soit, est incompatible avec les valeurs de notre entreprise et la RTS les condamne avec force, précise Pascal Crittin. Lorsque des cas sont portés à notre connaissance, ils sont immédiatement traités, le cas échéant avec une enquête externe indépendante. Selon les conclusions de l’enquête, des sanctions sont prises allant jusqu’au licenciement immédiat. »

    En novembre 2017, Darius Rochebin saluait lui-même la « libération de la parole » liée au mouvement #MeToo. Née dans le monde du cinéma, la vague de dénonciations s’est étendue à tous les secteurs. Dans l’univers médiatique toutefois, certains tabous continuent de persister, mais comme partout ailleurs, des voix commencent à s’élever.

    https://www.letemps.ch/suisse/rts-darius-rochebin-loi-silence
    #Suisse #sexisme #me_too #harcèlement_sexuel #MeToo #silence #omerta #dysfonctionnement #mobbing #plainte_collective #harcèlement #confidentialité #main_baladeuse #Laetitia_Krauer #fausse_identité #Lea_Magnin #avatars

    • #MeToo : mis en cause dans une enquête, Darius Rochebin se met en retrait de #LCI « quelques jours »

      L’ex-présentateur phare du journal télévisé suisse est accusé de comportements déplacés par une enquête du Temps.

      Trois ans après l’affaire #MeToo, une enquête du média suisse Le Temps vient ébranler une nouvelle icône médiatique. Ce samedi 31 octobre, un article du quotidien a mis en lumière des comportements sexistes et troublants au sein de RTS, la Radio télévision suisse. Après plusieurs mois de recherches, les trois auteurs de l’enquête dénoncent « des comportements pour le moins problématiques de la part de plusieurs collaborateurs du service public ». Ces actions sont survenues « à partir du début des années 2000 » et certaines étaient connues par les équipes de RTS, ajoutent les journalistes.

      Le cas le plus frappant concerne une « star » du petit écran helvétique, Darius Rochebin. Le journaliste, ancien présentateur du journal télévisé de RTS et désormais sur LCI est soupçonné de comportements « inadéquats », dont des « mains glissées sous les chemises de collègues masculins, allusions salaces récurrentes ou encore proximité avec de jeunes hommes ».

      Une collaboratrice l’ayant croisé dans un couloir raconte : « subitement, il a pris mon visage dans ses mains et a essayé de m’embrasser. Je l’ai immédiatement repoussé. Il est parti de manière furtive, sans me regarder ni présenter d’excuses ». Une autre se souvient d’un moment survenu peu après le Nouvel an 2006 : « Il s’est approché de moi, je l’ai pris par l’épaule pour lui faire la bise, il a saisi ma main libre et l’a fermement posée sur ses parties génitales ».

      Le présentateur est aussi accusé d’utiliser son influence pour rencontrer des étudiants d’une vingtaine d’années, avec lesquels il a des relations ambiguës. Il aurait également créé de faux profils de jeunes femmes sur Facebook pour « entrer en contact avec de jeunes hommes ». Il se serait servi de ces profils pour « obtenir des informations sur leur vie privée et orchestrer des rendez-vous », révèle Le Temps. Les conversations pouvaient aussi prendre une autre tournure : « Sous les traits de [ces faux comptes], le présentateur cherche même à entraîner ses interlocuteurs sur le terrain de la critique insultante envers lui-même », ajoute l’enquête.
      Darius Rochebin se met à l’écart « quelques jours » de LCI

      Visé par ces accusations, Darius Rochebin a répondu aux journalistes par l’intermédiaire de son avocat, contestant « fermement s’être livré à des actes pénalement répréhensibles ». « Jamais je n’ai fait l’objet d’une plainte. Jamais je n’ai eu de relation non consentie ou illicite. Je me battrai donc contre les amalgames, les ragots ou les insinuations dont je suis victime et j’examine avec mon avocat la suite judiciaire que je donnerai », a-t-il réagi, se disant « choqué par le récit malveillant » du Temps, qu’il juge « émaillé de propos anonymes ». « Jamais je n’en ai fait une position de pouvoir. Je n’ai d’ailleurs jamais exercé d’autorité hiérarchique. C’est dire combien il est faux que j’ai pu obtenir des échanges de faveurs et imposer une loi du silence pour couvrir des comportements illicites, s’ils avaient existé », conteste-t-il.

      Actuellement présentateur d’une émission sur LCI, Le 20h de Darius Rochebin, diffusée du lundi au jeudi entre 20h et 21h15, le journaliste ajoute avoir « demandé à LCI de [le] libérer quelques jours pour être auprès de [sa] famille ». « L’expérience de l’actualité m’a appris que tout pathos est inutile mais je tiens à dire combien je suis blessé par des attaques injustes. J’en suis d’autant plus déterminé », conclut-il.

      De son côté, le groupe TF1 a expliqué au Figaro n’avoir eu connaissance d’« aucun incident de cette nature » signalé au sein de la rédaction de LCI à l’encontre du journaliste. Le média « rappelle être très attaché à la présomption d’innocence, suit très attentivement cette affaire et prendra les mesures qui s’imposent selon son évolution. L’entreprise, qui sensibilise régulièrement ses collaborateurs, rappelle mener une politique active contre toute forme de harcèlement ».
      La direction de RTS se dit « consternée par la gravité et l’ampleur des faits reprochés »

      Parmi les exemples repérés par les auteurs figure également « Robert », un cadre toujours en poste et accusé, entre 2005 et 2015, de nombreux actes répréhensibles par « une quinzaine d’employés du service public ». Harcèlement sexuel, SMS suggestifs, envoi de lettres « vicieuses »... Les actions de ce cadre entraînent une dégradation du cadre de travail, provoquent des burn-out d’employés et il finit par être écarté par sa direction dans un « placard doré », après qu’une employée assure avoir « récolté toutes les preuves (lettres, SMS) du harcèlement sur plus d’un an de la part de Robert à son encontre et demande des actes ».

      La direction de RTS, quant à elle, nous assure être « consternée par la gravité et l’ampleur des faits reprochés. Si ces faits sont avérés, la RTS les condamne avec la plus grande fermeté. » Elle ajoute : « La RTS rejette fermement toute accusation de laxisme dans la gestion des cas de harcèlement ou de protection de ses collaborateurs. Les cas portés à la connaissance de la direction sont toujours traités avec diligence et de manière professionnelle, y compris avec le recours à des enquêtes externes. »

      Concernant Darius Rochebin, la direction indique avoir été uniquement informée « des faux profils ». « Nous allons vérifier toutes les informations figurant dans cet article, réexaminer ses processus internes et prendre toutes les mesures nécessaires pour les améliorer le cas échéant », ajoute notre source, défendant les outils mis en place au sein de l’entreprise pour « libérer la parole (...) et signaler tous cas problématiques ».

      « Plusieurs rédactions ont travaillé ces dernières années sur les manquements de l’institution RTS au sujet d’affaires similaires, sans jamais toutefois aboutir. Si nous y parvenons aujourd’hui, c’est au prix d’un travail acharné et d’une minutieuse collecte de faits », explique Le Temps dans un édito cinglant. Le quotidien, qui défend ses « trois courageux journalistes », juge que leur enquête a un « intérêt public » : « tout a été fait pour mettre sous cloche des comportements inacceptables » au sein de RTS, et le journaliste Darius Rochebin, l’une des anciennes figures de proue du groupe, n’a « pas été à la hauteur » de sa réputation de « modèle pour la profession et le grand public ».

      https://www.lefigaro.fr/medias/plusieurs-figures-du-media-suisse-rts-accusees-de-comportements-deplaces-20

    • Entre Darius Rochebin et la France, la désillusion

      La presse française relaie avec stupéfaction l’enquête du « Temps » sur les agissements du présentateur vedette, aujourd’hui en poste à LCI. Il annonce se mettre en retrait « quelques jours »

      Après le concert de louanges, la stupéfaction. Samedi, la presse française a découvert avec effarement les révélations du Temps sur le présentateur vedette Darius Rochebin, accusé d’avoir eu des comportements déplacés pendant sa carrière à la RTS. « Il était la curiosité de la rentrée médiatique française », rappelle le quotidien Libération dans un article relatant les faits. De son côté, Le Parisien juge que cette enquête « va faire de gros remous à LCI », en référence à la chaîne française qui a réalisé le transfert surprise de l’intervieweur suisse.

      Prévue à 14 heures ce samedi, son émission de « grands entretiens » a été remplacée par une discussion entre David Pujadas et le professeur controversé Didier Raoult. LCI s’apprête-t-elle à tirer la prise ? Contacté par Le Figaro, le groupe TF1, propriétaire de la chaîne, assure n’avoir eu connaissance d’« aucun incident de cette nature » au sein de la rédaction de LCI.
      « Des attaques injustes »

      Le média français « rappelle être très attaché à la présomption d’innocence, suit très attentivement cette affaire et prendra les mesures qui s’imposent selon son évolution. L’entreprise, qui sensibilise régulièrement ses collaborateurs, rappelle mener une politique active contre toute forme de harcèlement ». Egalement sollicité par Le Figaro, Darius Rochebin indique se mettre en retrait « quelques jours ». « L’expérience de l’actualité m’a appris que tout pathos est inutile mais je tiens à dire combien je suis blessé par des attaques injustes. J’en suis d’autant plus déterminé », indique-t-il, examinant avec son avocat « la suite judiciaire » à donner.

      En septembre, son arrivée a au départ intrigué le landerneau médiatique parisien, peu habitué à intégrer de nouvelles recrues en provenance de l’étranger. L’animateur occupe la tranche du soir sur LCI. Son nom figure en majesté dans le titre de l’émission : Le 20H de Darius Rochebin. A une heure hautement concurrentielle, le journaliste reçoit des personnalités de premier plan pour commenter l’actualité. Dernier en date : l’ancien président socialiste François Hollande.
      Des compétences professionnelles reconnues

      Cette confiance, il la doit au patron de la chaîne d’information en continu, Thierry Thuillier, séduit par son intervention virale dans une émission de David Pujadas en novembre 2019. « Darius possède à la fois une immense culture politique et historique de notre pays et, en tant qu’étranger, il nous regarde avec beaucoup de décalage. On avait besoin de cette distance amusée qu’il nourrit sur nos querelles, nos passions », expliquait-il à Libération dans un portrait consacré au présentateur.

      Dans ce texte, le quotidien saluait son ton modéré, qui tranche avec le traditionnel désordre des plateaux de télévision français. Ce talent devait l’amener à suivre de près l’élection présidentielle de 2022. Libération l’imaginait alors en modérateur du débat de l’entre-deux-tours, moment décisif dans la vie démocratique du pays. L’enquête du Temps pourrait-elle mettre un coup d’arrêt à sa récente et fulgurante carrière française ?

      https://www.letemps.ch/monde/entre-darius-rochebin-france-desillusion

    • Suite aux révélations du Temps, la RTS « réfute toute accusation de laxisme »

      La direction de la chaîne publique a réagi samedi au contenu de l’enquête du jour faisant état de plusieurs comportements problématiques visant notamment l’ancien présentateur phare Darius Rochebin. Les collaborateurs ont par ailleurs été informés par un message interne

      « La RTS rejette fermement toute accusation de laxisme dans la gestion des cas de harcèlement ou de protection de ses collaborateurs. » Samedi matin, la direction du service public a réagi, par voie de communiqué, à l’enquête du Temps faisant état de comportements problématiques de la part de plusieurs collaborateurs dont l’ancien présentateur phare Darius Rochebin. Elle réfute fermement avoir eu connaissance des faits évoqués.

      Comportements déplacés, allusions salaces, utilisation de fausses identités sur les réseaux sociaux : notre article rapporte plusieurs dysfonctionnements de la part du journaliste qui travaille aujourd’hui pour la chaîne française LCI. A son propos, la direction de la RTS poursuit : « Si les témoignages concernant les comportements de Darius Rochebin sont confirmés, la RTS fait part de sa consternation et condamne avec force tout manquement ou écart de conduite. »

      Trois outils pour « libérer la parole »

      La chaîne publique insiste par ailleurs sur sa politique en matière de gestion des cas de harcèlement : « Les cas portés à la connaissance de la direction sont toujours traités avec diligence et de manière professionnelle, y compris avec le recours à des enquêtes externes. » Par quels moyens un collaborateur peut-il effectuer une dénonciation ? « Outre la communication auprès de la hiérarchie directe, la RTS dispose de trois outils efficaces propices à libérer la parole, en vigueur depuis plusieurs années. » Le communiqué de presse mentionne d’une part une « plateforme de whistleblowing », d’autre part un « groupe de médiation interne » et, enfin, une « directive précise » qui concerne tout type de harcèlement.

      Un dispositif certifié

      Enfin, la direction de la RTS rappelle que cet arsenal fait l’objet de la certification Edge (certification de standard international Edge sur les entreprises favorisant l’égalité des genres). « La RTS invite toute personne concernée à utiliser ces différents moyens, en tout temps, afin qu’elle puisse agir rapidement et fermement, dans le respect de la protection de la personnalité et améliorer encore la gestion de tels cas. »

      Un message interne

      Les collaborateurs de la chaîne publique ont par ailleurs reçu ce matin un message à propos de ces révélations, dont la teneur est proche du communiqué de presse. Pascal Crittin, directeur de la RTS, sera présent à l’émission Forum de RTS La Première (18h-19h) et au 19h30, très probablement pour revenir sur l’affaire.

      https://www.letemps.ch/suisse/suite-aux-revelations-temps-rts-refute-toute-accusation-laxisme

    • La RTS réagit après l’annonce de cas de harcèlement dans ses murs

      Le quotidien Le Temps publie samedi une enquête sur de supposés cas de harcèlement au sein de la RTS. Les faits relatés concerneraient plusieurs collaborateurs, dont l’ancien présentateur du 19h30 Darius Rochebin. La RTS a réagi en prenant acte de l’enquête et en condamnant fermement les agissements décrits s’ils sont vérifiés.

      Selon les témoignages recueillis par le quotidien, l’ex-présentateur du 19h30 aurait eu des gestes déplacés envers des collègues hommes et femmes. Des cas de harcèlement impliquant d’autres collaborateurs de la RTS sont également mentionnés dans l’article du Temps.

      La RTS a réagi samedi en rejetant fermement toute accusation de laxisme dans la gestion des cas de harcèlement ou de protection de ses collaborateurs et collaboratrices. Les cas portés à la connaissance de la direction sont toujours traités « avec diligence et de manière professionnelle, y compris avec le recours à des enquêtes externes », explique-t-elle dans un communiqué.

      Interrogé dans l’émission Forum, le directeur de la RTS, Pascal Crittin, s’est dit « consterné » par ces révélations. « Si ces faits sont avérés, ils sont graves. Ces agissements sont totalement inacceptables et contraires aux valeurs et aux pratiques de la RTS », a-t-il expliqué.

      Concernant le cas de l’ancien présentateur du 19h30, « il y a eu beaucoup de rumeurs », concède Pascal Crittin. « Le problème pour nous, c’est de pouvoir agir sur des témoignages, et pas des rumeurs. Si nous avions eu un seul des témoignages parus dans Le Temps, nous aurions pu agir avec une enquête externe », développe le directeur de la RTS.
      Améliorer les outils

      La RTS précise qu’elle va vérifier toutes les informations figurant dans l’article du Temps, réexaminer ses processus internes et prendre toutes les mesures nécessaires pour les améliorer le cas échéant.

      Outre la communication auprès de la hiérarchie directe, la RTS rappelle qu’elle dispose d’outils « propices à libérer la parole ». Ainsi, la SSR a mis en place une plateforme anonyme d’annonce de cas. En outre, la RTS dispose depuis 1998 d’un groupe de médiation paritaire à l’interne et d’une directement certifiée concernant le harcèlement.

      Mais au regard des révélations du Temps, « on voit que tout le dispositif qui est en place ne fonctionne pas encore suffisamment bien », admet Pascal Crittin dans Forum.

      Le directeur de la RTS indique que ces procédures seront réexaminées et des mesures seront prises pour les améliorer.

      https://www.rts.ch/info/suisse/11717841-la-rts-reagit-apres-lannonce-de-cas-de-harcelement-dans-ses-murs.html
      #abus_de_pouvoir

  • The Next Chapter For ’Me Too’ Is Here. Tarana Burke Says ’We All Can Play A Part.’ | HuffPost Australia
    https://www.huffpost.com/entry/me-too-act-too-tarana-burke_n_5f876bfdc5b6c5eccffcfe6d

    Tarana Burke, the founder of the Me Too movement and a longtime activist, knows people are outraged ― and that many of them are overwhelmed. So she and the Me Too organization, in collaboration with creative data marketing agency FCB/SIX, are launching a new digital platform that allows activists, both longtime and newer to the movement, to educate themselves and get involved.
    (...)
    Me Too Act Too is a crowd-sourced digital platform that gives “survivors, advocates and allies tools to work toward a world free of sexual violence,” according to the organization. The website is meant to be an accessible tool for people who may not see themselves as career activists or who do not have the ability to devote a large amount of time to this work.

    la plateforme en question : https://acttoo.metoomvmt.org

    #me_too #activisme #millitant

    • David Graeber: American-Born Anthropologist Dies in at 59 | Heavy.com
      https://heavy.com/news/2020/09/david-graeber

      Graeber’s death was confirmed on the morning of September 3 by his wife, Nika Dubrovsky. Dubrovsky tweeted, “Yesterday the best person in a world, my husband and my friend. @davidgraeber died in a hospital in Venice.”

    • Un type bien sympathique semble-t-il, dont les travaux (pour ce que j’en connais) sont un des innombrables indices d’une crise de la critique (éclipse de la pensée ?). Sa dénonciation des " bullshit job" avait le mérite d’affirmer que bien des emplois n’existent que pour (non seulement "occuper", comme il le souligne, mais) justifier le fait qu’avoir les moyens de vivre sans emploi ne doit en aucun cas être à la portée de n’importe qui (ce qui était aussi le cas sous le socialisme réel où on pouvait coller trois personnes là où une aurait suffit). Il suffit d’avoir lu Maurizio Lazzarato ( La fabrique de l’homme endetté, essai sur la condition néolibérale, http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6238) pour savoir que son "histoire" de la #dette est des plus faibles, une anthropologie trans-historique, une éternité qui récuse l’historicité.
      Je détaille pas, faute d’avoir pris le temps de la lire pour de bon (j’avais laissé tomber...), mais voici une note de lecture (dont je partage pas les présupposés) qui en relève le peu de consistance.

      « Quand David Graeber étale la dette : une critique du livre " La dette : 5000 ans d’histoire " », par Franz Schandl
      http://www.palim-psao.fr/article-quand-graeber-etale-la-dette-une-critique-du-livre-la-dette-5000-

      « La langue du marché a envahi toutes les dimensions de la vie humaine[14] », dit Graeber. Cependant, la façon dont il se sert de cette langue est complètement acritique. C’est bien trop souvent que la terminologie dominante est aussi la sienne. On est frappé par la naïveté totale avec laquelle sont employées des catégories quotidiennes telles que économie, politique, démocratie, capital, crédit. Celles-ci sont utilisées sans la moindre distance critique, comme si aucune d’elles n’était problématique. Il y a un rapport positif constant, voire lassant, à la justice et, bien sûr, aux valeurs. [...]

      Conformément aux postulats anarchistes, le mauvais rôle échoit le plus souvent à l’#État, tandis que le marché s’en sort assez bien la plupart du temps. En de nombreux endroits l’État et le #marché sont pensés comme des antipodes, et non comme des éléments qui se complètent et qui sont indispensables à la domination du capital. Le bon marché remonte toujours à la surface.

    • Une critique du concept de « Bullshit Jobs » par les auteurs de Boulots de Merde (Cyran & Brygo, La Découverte, 2016) :

      https://lundi.am/Boulots-de-merde-Du-cireur-au-trader

      Lorsqu’on a lu l’essai de David Graeber, on s’est dit qu’il y avait une belle matière pour commencer un travail reliant le haut et le bas du monde du travail, puisque Graeber avançait l’idée selon laquelle les cadres chargés de faire tourner la machine capitaliste étaient rincés, déprimés, accablés par la conscience de leur inutilité et incapables de trouver une consolation dans leurs salaires princiers. C’est en cela qu’il parle de « bullshit jobs », des boulots bidon où les gens s’emmerdent à mettre des coups de tampon et à pianoter sur Facebook au lieu de faire un « vrai » travail, productif, visible, palpable. On avait trouvé stimulante cette réhabilitation du critère de l’utilité sociale, mais sa focalisation sur le sommet de la pyramide salariale nous posait problème , raison pour laquelle nous avons claqué notre enveloppe de frais de reportage pour aller rencontrer Graeber à Londres. Les réponses qu’il a apportées à nos questions n’ont pas franchement levé nos doutes, comme on l’explique dans l’introduction de notre bouquin. Ce qui nous a le plus scié, c’est l’explication qu’il nous a fournie sur sa méthodologie : pas d’enquête de terrain, pas de chiffres, pas de sources, seulement une compilation de données récupérées sur des blogs d’avocats d’affaires… Du coup, on a changé notre fusil d’épaule et laissé derrière nous les affres existentielles des cols blancs cholestérolés, choqués de découvrir que leur dévouement à l’économie capitaliste n’était pas aussi sexy que prévu. C’est un sujet qu’on laisse volontiers aux journalistes des grands médias, qui se sont tous pris de passion pour les thèses de Graeber, en raison peut-être de leur proximité sociale avec les cadres d’entreprise. En revanche, la souffrance ordinaire endurée par la majorité de la population active, dans les boîtes de sous-traitance comme dans les anciens fleurons du service public, dans les bureaux de poste comme dans les restaurants en passant par les guichets de Pôle emploi, cette souffrance-là n’intéresse pas grand monde. Ce désintérêt résulte en grande partie de la propagande quotidienne pour la « valeur travail » et le « plein emploi », du matraquage verbal et administratif infligé aux chômeurs soupçonnés de fraude et de désertion. Pour beaucoup de journalistes, il faut bien qu’il y en ait qui fassent le « sale boulot » de leur nettoyer leurs burlingues au petit matin. On a voulu remettre à leur place ces réalités sociales : 80 % du livre est consacré aux trimardeurs du bas, 20 % aux cols blancs. Loin de nous l’intention de minimiser le cafard des bureaucrates de l’économie capitaliste, mais on a choisi de ne pas oublier les conditions de travail autrement plus rudes de ceux que ces mêmes cols blancs réduisent à l’état de larbins.

  • Interdit d’interdire les violences sexuel
    https://www.youtube.com/watch?v=ctqx0m5W7cE

    On y parle de « tribunal médiatique » de « meurtre médiatique » (pour les hommes), de « viol médiatique » (des hommes accusés encore), « peine de mot sociale » VS « dommage collatéral.. » on regrette la mort de David Hamilton « dont on ne saura jamais ce qui s’est passé !!! » ...
    On ne jugent pas Adel Haenel mais on dit qu’elle a choisi une solution de facilité du haut de sa toute puissance ...
    Les victimes cherchent à attiré l’attention... Il y aurait « 70% de femmes dans la police » et 90% dans la justice ce qui rendrait impossible le sexisme et les avocates disent qu’elles n’ont jamais vu une plaignante de violence sexuelle mal reçu par ces deux institutions....
    Les femmes mentiraient et se serviraient du harcelement pour réglé leurs querelles de couple....
    La parole est monopolisé par les deux avocates qui sont dans le déni et doivent manifestement préféré défendre les hommes bien plus banquables.

    Les contradictrices trouvent elles aussi que le mouvement #me_too (ainsi que la parole des enfants cf #outreau ) est allé trop loin et parlent elles aussi d’éxces...
    En face on répond « oui il faut arrêter cette hystérie » et pas de réponse là dessus ....

    #la_voix_de_son_maitre #femmes_de_droite #culture_du_viol

    Une clé c’est leur crispation sur le fait que la honte et la peur doit changer de camps . Taddei le dit lui même, il est terrorisé :)

  • #MeToo : l’affaire des sœurs Khatchatourian réveille les consciences russes
    https://www.mediapart.fr/journal/international/210819/metoo-l-affaire-des-soeurs-khatchatourian-reveille-les-consciences-russes

    Inculpées pour « meurtre en bande avec préméditation » pour avoir tué leur père qui leur faisait vivre un enfer depuis des années, les trois jeunes sœurs sont devenues un symbole. Elles obligent la Russie à regarder l’impasse dans laquelle elle s’est perdue en matière de violences faites aux femmes, libérant au passage la prise de parole.

    #Violences_sexistes #Russie,_violence,_Khatchatourian,_MeToo

  • Ce que dit la sexualisation des adolescentes de la société japonaise | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/179547/adolescentes-japonaises-usine-fantasmes-idoles

    On retrouve le vocabulaire de Nabokov validé comme d’hab - Lolita, nymphettes, filles aguicheuses. Pas une fois il est rappelé que le roman Lolita raconte le viol de Dolorès Haze, narré par son agresseur Humbert Humbert. Par rapport à ces « fantasmes » (pas toujours fantasmes car la dénonciation des violences sexuelles au Japon on a pu voire ce que ca donnais pendant #me_too ) je pense que c’est une des methodes de Backlash et controle des femmes par les hommes. Puisqu’ils ne peuvent plus avoir de femmes ils s’organisent pour les brisé lorsqu’elles sont filles et comme ca elles aurons plus de « chances » de finir plus bas qu’eux et même accepté de vivre avec des hommes tel qu’eux.

    Disons-le une bonne fois pour toutes : le Japon n’a pas le monopole de l’exploitation et de la sexualisation des enfants à des fins mercantiles. Parmi les exemples les plus criants, citons les compétitions de mini-miss qui mettent en scène des petites filles grimées en adultes, dans des postures parfois aguicheuses. Inventés aux États-Unis, ces concours de beauté ont été tardivement interdits (2014) en France aux moins de 13 ans, mais ils subsistent sur internet.

    Par ailleurs, l’immense succès d’artistes comme Britney Spears et Alizée, 16 ans à l’époque des très suggestifs « Baby One More Time » et « Moi… Lolita », illustre nettement le pouvoir de fascination des adolescentes érotisées auprès des adultes.

    Mais il y a un tabou. « On ne s’autorise pas, en Occident, à admettre que les nymphettes exercent une emprise réelle sur le grand public », estime Agnès Giard, anthropologue, membre de l’équipe de recherche EMTECH à l’Université libre de Berlin et autrice de L’imaginaire érotique au Japon. Au pays du Soleil-Levant, toutefois, la possibilité de fantasmer sur des enfants paraît plus assumée, tolérée, et donc visible, du fait de plusieurs spécificités culturelles et sociologiques.

    #pedosexualité #culture_du_viol #domination_masculine #male_gaze #backlash #pornographie #misogynie

  • ARTE Regards - Londres et le mouvement #MeToo | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/079474-036-A/arte-regards-londres-et-le-mouvement-metoo

    À Londres, 85 % des femmes de 18 à 24 ans assurent avoir été victimes d’agression ou de harcèlement sexuels dans l’espace public. Dans le sillage du mouvement #MeToo, plusieurs initiatives ont vu le jour dans la capitale britannique.

    Avec son projet photographique Cheer up luv, Eliza Hatch, 22 ans, leur donne l’occasion de reprendre le pouvoir sur leur agresseur, en les photographiant à l’endroit où ont eu lieu les faits qu’elles dénoncent. L’initiative « Good Night Out » vise quant à elle à sensibiliser le personnel de pubs et de boîtes de nuit pour mieux détecter et prévenir les cas de harcèlement. Si certains hommes voient dans le mouvement #MeToo une menace pour la drague, ce n’est pas le cas du « coach en séduction » Johnny Cassell, qui pense que le sexisme n’a rien de séduisant.

    #abus_de_pouvoir #domination_masculine #harcelement #prédation #PUA #me_too #espace_public

  • It’s time to recognize how men’s careers benefit from sexually harassing women in academia

    The wave of accusations about sexual harassment and predation in media and art has shown that it is impossible to separate the art from the artist, sparking much needed discussion about “how the myth of artistic genius excuses the abuse of women” (Hess 2017). We have a similar myth in academia: that the contributions of a harassing scholar can be separated from his bad behavior. It is time to debunk that myth once and for all.

    https://hugeog.com/wp-content/uploads/2019/06/HG_Vol-12_No1_2019_ch11.pdf
    #université #harcèlement #sexisme #harcèlement_sexuel #Me_too #MeToo

    Tribune écrite par des géographes aux Etats-Unis dans la revue Human Geography...

    Et je me rends compte qu’il faudrait qu’un jour je commence une métaliste sur cette question, car on commence à avoir une belle collection de documents sur seenthis...

    • Après #metoo, le besoin urgent d’une déontologie universitaire

      La #loi_du_silence se lève progressivement sur le problème du harcèlement sexuel à l’université. « De tels comportements ne doivent plus être acceptés, tolérés, voire encouragés. C’est pourquoi il est urgent qu’ils soient reconnus pour ce qu’ils sont : des #fautes_déontologiques et professionnelles, appelant des #sanctions_disciplinaires », insistent de nombreuses associations et universitaires de différentes universités françaises.

      La prise de conscience est lente, mais grâce au travail du #CLASCHES (https://clasches.fr), au mouvement #MeToo qui a soutenu la prise de parole des victimes et à la mobilisation d’universitaires (https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/061218/violences-sexuelles-dans-l-enseignement-superieur-et-la-recherche-au), la loi du silence se lève progressivement sur le problème du harcèlement sexuel à l’université.

      Ce problème n’est pourtant pas encore traité avec le sérieux et la volonté politique qu’il requiert : qu’il s’agisse des procédures locales mises en place par les universités, de la communication à destination de la communauté universitaire sur le rôle des référent·e·s, des formations, des enquêtes et de l’application réelle de sanctions, les éléments essentiels pour la lutte contre le harcèlement sexuel n’en sont qu’à leurs balbutiements. Le fonctionnement rétrograde des #procédures_disciplinaires, qui ne peuvent être ouvertes que par les président·e·s d’université, ne reconnaissent pas de statut aux #victimes, et impliquent généralement de faire juger les personnes mises en cause par leurs ami·e·s et collègues, est particulièrement problématique (1). Les universités, de surcroît, ont trop souvent tendance à se défausser sur la #justice_pénale lorsque des #agressions_sexuelles ou des faits de harcèlement leur sont rapportés alors qu’elles ont la #responsabilité de les traiter non pas en tant que #délits mais en tant que manquements à des obligations professionnelles.

      Or, cette tendance des établissements de l’#Enseignement_Supérieur à prendre pour référence unique le #droit_pénal et y renvoyer les comportements pénalement répréhensibles qui sont dénoncés a une autre conséquence : non seulement les procédures disciplinaires ne sont pas systématiques en cas de délit d’agression sexuelle ou de harcèlement sexuel, mais elles laissent de côté par la même occasion l’ensemble des comportements de nature sexiste ou sexuelle qui forment la racine de ce problème.

      Lorsque des étudiant·e·s dénoncent des comportements soit sexistes, soit à connotation sexuelle ou amoureuse de la part de leurs enseignant·e·s, ceux-ci ne sont pas toujours susceptibles d’être sanctionnés pénalement. Pourtant ces comportements, outre leur gravité intrinsèque et leurs lourdes conséquences sur les étudiant·e·s et leurs trajectoires, constituent des manquements aux obligations professionnelles de l’enseignant·e, dans la mesure où ils entravent le fonctionnement du #service_public.

      Et en tant que service public, l’Enseignement Supérieur et la Recherche doit notamment assurer un environnement de respect et de sécurité et une relation pédagogique favorable à l’apprentissage de tou·te·s les étudiant·e·s : la "drague" n’a pas sa place dans cette relation et enfreint à ce titre les obligations professionnelles des enseignant·e·s.

      Ainsi, ce ne sont pas seulement les comportements répréhensibles devant les tribunaux (2) qui posent problème : toutes les sollicitations sexuelles et/ou amoureuses de la part d’enseignant·e·s compromettent cette #relation_pédagogique. Tout comportement à connotation sexuelle ou amoureuse de la part de l’enseignant·e est fondamentalement incompatible avec la #confiance, le #respect et l’#égalité_de_traitement nécessaires pour qu’un·e étudiant·e puisse étudier, apprendre, faire un stage ou réaliser un travail de recherche dans de bonnes conditions. Ces fautes professionnelles devraient systématiquement faire l’objet d’une #procédure_disciplinaire accompagnée d’une enquête précise, et non d’un simple #rappel_à_l’ordre informel (3), quand elles ne sont pas simplement passées sous silence.

      Dans le contexte institutionnel actuel de l’enseignement supérieur, la relation pédagogique est fortement asymétrique : l’enseignant·e est non seulement investi·e d’une position d’#autorité où il / elle est celui ou celle qui sait et transmet un savoir, mais cette relation pédagogique a aussi des implications très concrètes sur les notes, les évaluations, voire le jugement par l’ensemble d’une équipe pédagogique à l’égard d’un·e étudiant·e. Les enseignant·e·s ont ainsi un réel pouvoir de décision sur l’avenir universitaire et professionnel de leurs étudiant·e·s. Ce type d’#asymétrie suscite souvent à la fois crainte et admiration de la part des étudiant·e·s. Il est indispensable que les enseignant·e·s n’abusent pas de cette position et ne se sentent ni en droit et ni en mesure de le faire. Dans une telle situation d’asymétrie, tout comportement à connotation sexuelle ou amoureuse de la part de l’enseignant·e, qu’il soit répété ou non, que l’étudiant·e y réponde favorablement ou non, est assimilable à un #abus_de_pouvoir.

      Des situations qui entravent la déontologie la plus élémentaire sont trop souvent écartées d’un revers de main au prétexte que les personnes impliquées sont « des adultes consentants » (4). Comment construire une relation de confiance et de respect mutuel avec un directeur ou une directrice de thèse qui vous fait des avances, quand bien même votre refus serait respecté ? Comment se sentir à l’aise en cours avec un·e enseignant·e qui vous complimente sur votre apparence ? Il n’est plus acceptable d’entendre – comme c’est aujourd’hui trop souvent le cas – des enseignant·e·s parler de leurs classes comme d’un terrain de chasse réservé, avec ce qu’il faut de parfum de transgression, du moment que leur environnement professionnel regarde discrètement ailleurs. Il n’est plus acceptable d’apprendre qu’un·e enseignant·e sort régulièrement avec des étudiant·e·s sans que cela n’entraîne de réaction ferme au sein des établissements. Le caractère choquant de ces comportements est pourtant admis de tou·te·s, qui ont la décence de n’en parler que dans des espaces confidentiels, entre collègues et à voix basse, mais pas le courage d’y mettre un terme.

      Le corps médical, confronté aux mêmes problèmes, a récemment introduit une précision dans le code de déontologie médicale, afin de faciliter la prise de sanctions adéquates en cas de plainte (5). Il est nécessaire et urgent qu’une clarification analogue soit adoptée et communiquée dans le cadre des établissements d’Enseignement Supérieur, au niveau national dans les décrets statutaires des enseignant·e·s et des différents corps d’enseignant·e·s et par conséquent dans le règlement intérieur de chaque établissement, et qu’il devienne ainsi clair, pour les enseignant·e·s comme pour les étudiant·e·s, que « l’enseignant·e ne doit pas abuser de sa position, notamment du fait du caractère asymétrique de la relation d’enseignement, et doit s’abstenir de tout comportement à connotation sexuelle ou amoureuse (relation intime, parole, geste, attitude…) envers l’étudiant·e » (6).

      De tels comportements ne doivent plus être acceptés, tolérés, voire encouragés. C’est pourquoi il est urgent qu’ils soient reconnus pour ce qu’ils sont : des fautes déontologiques et professionnelles, appelant des sanctions disciplinaires.

      (1) Voir à ce propos CLASCHES, « L’action du CLASCHES », Les cahiers du CEDREF, 19 | 2014, mis en ligne le 17 avril 2015 ; Alexis Zarca, « La répression disciplinaire du harcèlement sexuel à l’université », La Revue des droits de l’homme, 12 | 2017, mis en ligne le 29 juin 2017 ; DOI : 10.4000/revdh.3109. Voir également le colloque « Violences sexistes et sexuelles dans l’enseignement supérieur et la recherche : de la prise de conscience à la prise en charge » à l’Université de Paris Diderot (décembre 2017).

      (2) Pour rappel, ces comportements sont principalement les agressions sexuelles, dont le viol, ainsi que le harcèlement sexuel constitué soit par « le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste, qui portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, ou créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante », soit par « toute forme de pression grave (même non répétée) dans le but réel ou apparent d’obtenir un acte sexuel ».

      (3) Rappelons que l’avertissement et le blâme figurent parmi les sanctions qui peuvent être déterminées à l’issue d’une procédure disciplinaire.

      (4) Dans l’enseignement secondaire, les élèves mineur·e·s de plus de quinze ans sont légalement protégé·e·s de leur côté par l’existence du délit d’atteinte sexuelle qui court jusqu’à dix-huit ans si la personne majeure a une autorité de fait sur la victime. Il faut cependant noter qu’une partie importante des lycéen·ne·s atteignent leur majorité durant leur scolarité.

      (5) Un commentaire précise désormais ainsi l’article 2 du code de déontologie : « le médecin ne doit pas abuser de sa position notamment du fait du caractère asymétrique de la relation médicale, de la vulnérabilité potentielle du patient, et doit s’abstenir de tout comportement ambigu en particulier à connotation sexuelle (relation intime, parole, geste, attitude, familiarité inadaptée …) ».

      (6) Les établissements pourront ensuite déterminer plus précisément l’extension de cette exigence, en tenant compte de leur organisation et de la structure de leurs formations.

      https://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/280619/apres-metoo-le-besoin-urgent-d-une-deontologie-universitaire

  • Avortement : au tour de la Louisiane de restreindre l’IVG | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/177858/loi-anti-avortement-louisiane-etats-unis-democrates

    Ces derniers mois, les lois visant à restreindre l’avortement se sont multipliées dans le Sud des États-Unis. C’est désormais en Louisiane que la Chambre des représentants vient d’adopter une loi interdisant l’avortement dès lors que les premiers battements du cœur de l’embryon peuvent être repérés. Cela revient à interdire l’IVG au-delà de la sixième semaine de grossesse, moment où les battements de cœur commencent généralement à être décelables.
    Une loi portée par des démocrates

    Adopté à 79 pour et 23 contre dans une Chambre contrôlée par les républicains, le projet de loi a cependant été écrit par un sénateur démocrate et a reçu le soutien du gouverneur John Bel Edwards, autre démocrate candidat à la réélection en cette saison législative. Cette configuration est assez nouvelle, les opposants aux lois restrictives sur l’avortement trouvant habituellement leurs soutiens politiques chez les démocrates, depuis que leur parti avait adopté dans les années 1990 un slogan pour un avortement « sûr, légal et rare ».

    Le gouverneur Edwards a cependant un engagement de longue date contre l’avortement, qui avait déjà été un thème mis en avant dans sa précédente campagne de 2015.

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    C. Denise Marcelle, démocrate membre de la Chambre des représentants a déclaré qu’« il devrait être inadmissible que nous restions assis ici à dicter quoi faire avec le corps d’une femme ».

    Le vote a pourtant eu lieu ce mercredi 29 mai, alors qu’une série d’amendements visant à établir des exceptions en cas de viol ou d’inceste ont été rejetés. Seules les femmes présentant un « risque grave » de santé seraient susceptibles d’être autorisées à avorter au-delà de la détection d’un rythme cardiaque fœtal. Les médecins qui pratiqueraient tout de même des avortements risqueraient deux ans de prison.

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    Vers une contestation du Roe v. Wade ?

    Les détracteurs du droit à l’avortement espèrent que la vague législative de restriction de l’IVG qui a gagné l’Alabama, la Géorgie, le Kentucky, le Mississippi, le Missouri et l’Ohio, permettra de revenir sur le droit constitutionnel à l’avortement entériné par le Roe v. Wade en 1973, en portant l’affaire devant la Cour suprême.

    La loi doit entrer en vigueur en novembre prochain, mais sera contestée par les mouvements de défense des droits civiques.

    Au Mississipi, un juge de la Cour fédérale de district a récemment bloqué une loi similaire qui devait entrer en vigueur au premier juillet, estimant qu’elle « empêchait le libre choix d’une femme, qui est essentiel à la dignité et à l’autonomie d’une personne ». Dans l’Arkansas, le Kentucky, l’Iowa et le Dakota du Nord, l’application ce type de loi a également été empêchée, en dépit de l’avis favorable des gouverneurs.

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    La nomination à la Cour suprême du juge Brett M. Kavanaugh par le président Donald Trump en octobre 2018 a cependant donné une majorité conservatrice à la Cour suprême, ce sur quoi misent les dits « pro-life » pour revenir sur la jurisprudence concernant le droit à l’avortement.

    • Les hommes hétéros des USA doivent se faire vasectomiser pour ne pas participer à cette torture de masse des femmes. Il serait temps de leur faire comprendre que ces lois font de chacun d’eux un bourreau. Si ils persévèrent dans la sexualité fécondante ils sont coupables de barbarie. Les hommes hétéros qui prennent le risque de féconder des femmes dans les pays interdisant l’IVG sont criminels.
      Leurs penis sont des furoncles.
      Ce qui leur sort de la verge c’est du pus.
      Il va falloir que je fasse un dessin là dessus.

    • Je ne voie pas le rapport entre la contraception masculine et l’extermination de masse. Je ne voie pas non plus de virilisme dans ma volonté de pointé le fait que les femmes ne se fécondent pas seules. Mais merci @igor_babou de me comparé à Solanas, c’est toujours agréable de sentir la peur chez l’oppresseur et de constater que j’ai visé juste.

      #mansplanning #fraternité #déni

      A part ca j’ai écrit un début de nouveau sort, j’en ai demandé la traduction à une amie anglophone pour le faire tournée aux USA afin qu’ @igor_babou ne soit pas le seul nécessiteux à bénéficier de mes bienfaits.

      Aux hommes hétéros des USA et des pays qui interdisent l’IVG qui prennent le risque de féconder.

      Il serait temps de comprendre,
      Que ces lois font de vous des bourreaux.
      Elles font de vos bourses des poires d’angoisses,
      De vos verges, des furoncles,
      Et de votre sperme, du pus
      qui pourrit la vie des femmes par le ventre.

      Faites vous vasectomiser, faites vous contracepter
      Prenez vos responsabilités, arrêtez de féconder
      Et allez militer pour l’IVG.

      Car une grossesse non désirée,
      C’est un viol ininterrompu de 9 mois.
      Vous qui prenez le risque d’ensemencer,
      Dans les pays interdisant l’IVG,
      Vous êtes la lie de l’humanité,
      Votre sperme vous pouvez garder.

      Faites vous vasectomiser, faites vous contracepter
      Prenez vos responsabilités, arrêtez de féconder
      Et allez militer pour l’IVG.

      Vous qui acceptez la baise en pays sans IVG,
      Vos enfants en priorité on doit faire passé.
      Car l’interdiction de l’avortement
      C’est le moyen que vous avez trouvé
      Pour nous imposer votre descendance
      Des violeurs et des tortionnaires.

      Faites vous vasectomiser, faites vous contracepter
      Prenez vos responsabilités, arrêtez de féconder
      Et allez militer pour l’IVG.

      Vous êtes plus ignobles que les législateurs,
      Car c’est de vos pénis que vous détruisez
      Celles que vous prétendez aimer.
      A vous de vous mobiliser
      Et de ne plus êtres les déchets putrides
      Que ces lois font automatiquement de vous.

      Faites vous vasectomiser, faites vous contracepter
      Prenez vos responsabilités, arrêtez de féconder
      Et allez militer pour l’IVG.

      Si vous ne voulez pas être confondus
      Avec un canon chargé à l’agent orange
      C’est à vous de lutter contre Trump
      Et de vous en démarquer.
      Les femmes ne se fécondent pas toutes seules,
      Les fauteurs d’IVG c’est vous.

      Faites vous vasectomiser, faites vous contracepter
      Prenez vos responsabilités, arrêtez de féconder
      Et allez militer pour l’IVG.

      #mégèrisme

    • @igor_babou

      Pour ce que j’en comprends, il n’y aucune connotation génocidaire et/ou viriliste dans les propos de @mad_meg. Ils sont plutôt destinés à instiller, chez ceux qui brandissent à tort et à travers leurs attributs fécondants (et par là même oppressifs), le même dégout révolté que ces comportements inspirent à celles qui en pâtissent.

      Les phallus sont des instruments de domination symbolique autant que des armes de guerre bien concrète. C’est peut-être difficile à intégrer lorsqu’on en est porteur, mais l’enjeu mérite largement de refuser une axiologie faussement neutre.

    • Il ne me semble pas avoir lésiné sur les arguments. Toi tu ne fait que me traiter d’idiote et de nazie. Tu peu quitter seenthis si tu es aussi couillon que tu en as l’air et qu’une personne suffit à te privé de toutes les autres. En attendant je vais te bloquer ca fera des vacances à tout le monde et je te laisse avec ton auto-certificat de mec jamais macho parce qu’il a fait un discours pour soutenir une femme excellente à l’institut prout-prout.

    • Oui c’est ce raccourcie qui lui permet de me traiter de genocidaire.

      en tout cas je remercie cet igor de m’avoir confirmé que je suis sur la bonne voie. Tant que l’IVG est un truc de femmes tout va bien et il n’y a aucun homme dans la discussion, mais dès que le moindre effort de responsabilisation est demandé à un homme les masques tombent. Je relève aussi le manque d’humour total du gonze et comme d’habitude il n’as été voire aucun des liens qui lui ont été fournis car le pouvoir divin de ses couilles sacrée lui donnent la science infuse.

    • en écoutant Liogier dans un débat il explique que les hommes utilisent une « stratégie de méconnaissance » qui n’est pas l’ignorance, mais un choix délibéré de ne pas se former ou étudié un sujet.
      C’est à mon avis la stratégie adopté par ces hommes, méconnaitre intentionnellement la contraception.
      https://seenthis.net/messages/784526

      #domination_masculine #stratégie_de_méconnaissance

      Autre technique de domination mise en évidence dans la meme discusion ; la confusion - le hors sujet.
      exemple - sur #me_too parlé de « on ne peu plus séduir » alors que Metoo dénonce les agressions sexuelles et non la séduction. La séduction n’as aucun rapport avec le sujet.
      exemple - sur un appel à la résponsabilisation des personnes en capacité d’en fécondé d’autres dans des pays interdisant IVG, un dominant répond ; massacre de masse, y a des femmes qui veulent pas d’IVG, et #tone_policy
      #stratégie_de_domination

    • A #Bordeaux, des étudiantes se mobilisent contre les #violences_sexuelles sur leur campus

      Après un #viol, fin novembre, des étudiantes du campus de l’#université_de_Bordeaux ont organisé une #marche, mercredi 19 décembre, pour interpeller les présidents d’université afin qu’ils se saisissent des problèmes d’insécurité et réalisent les travaux d’aménagement nécessaires.

      https://www.mediapart.fr/journal/france/211218/bordeaux-des-etudiantes-se-mobilisent-contre-les-violences-sexuelles-sur-l

      #résistance #mobilisation #viols

    • #femmes_dans_la_ville #bordeaux #études_impossibles #discrimination #sexisme

      Quelques liens qui prouvent que rien ne bouge malgré les études qui alertent sur la situation

      https://www.sudouest.fr/2015/09/08/la-ville-qui-fait-male-2117485-2780.php
      (malgré le machisme du journaliste de Sudouest)

      Le géographe Yves Raibaud, maître de conférence à Bordeaux-Montaigne, publie un texte argumentatif sur la place des femmes en ville.

      La sentence est sans appel : Bordeaux préfère les hommes. 90 % des noms de rues sont des noms d’hommes, eux qui, par essence, aiment laisser leur trace. Les graffeurs sont des hommes. Seuls les hommes pissent dans la rue, marquent leur territoire, car depuis l’enfance ils savent qu’ils ont la légitimité de l’espace public. »

      https://www.cairn.info/revue-annales-de-geographie-2012-2-page-107.htm

      https://www.20minutes.fr/bordeaux/2032051-20170317-bordeaux-efforts-femmes-sentent-plus-securite-campus-vill

      #droit_à_la_ville

    • Prof. B. and the CvB

      Surely the most shocking thing about the chronicle of (self) deceit and abuse at the UvA Law Faculty described in the NRC (https://www.nrc.nl/nieuws/2019/05/14/bij-hoogleraar-b-moesten-de-vrouwen-hakken-dragen-a3960238) yesterday, is that it’s not a shocking exception. The university’s hierarchical structure and the mechanisms it has in place for fighting abuse of power, sexism, marginalization and exclusion, have long been shown to be insufficient. Indeed, they are part of the problem.

      Report after report, external and internal, and the reality on the ground all confirm that the Vertouwenpersoon (VP) system is worthless in fighting abuse of power at the UvA. When the VP is a volunteer only meant to be a confidential ear; when VP’s aggregate and cleansed reports only get sent up the hierarchy not down; and when those in power can easily ignore it, we have all the makings of an untrustworthy system when it comes to detecting and reporting abuse. The threshold is too high, as the blank personnel dossier in Prof. B.’s case attests, despite fifteen years of repeated abuses. The aggregation of the same blank reports is what the CvB holds up as evidence for a healthy work environment and a job well done.

      We demand change. Acknowledgment of the problem and immediate, structural change. Without recognition that what happened with prof. B is symptomatic of a corrupted system, no one will dare to come out and share their experiences, no matter how devastating, since no one is really listening and willing to change. As some of the (ex) colleagues of Prof. B. tragically admitted, they would rather look for another job than file a formal complaint. They are not alone, to say the least. Wringing our hangs isn’t enough. The UvA CvB is hypocritical in saying that such behavior is intolerable while at the same time perpetuating the very system making it possible.

      The irony of power abuse is nowhere as strong as at the public university. When our students and colleagues walk down the university halls, afraid to speak their mind, how would we expect them to do the same in the classroom and grow, emotionally and intellectually? Or is it simply that the much-vaunted “twenty-first-century skills” we seek to promote are nothing but fear, compliance and subordination?

      We call on the CvB to stop pretending they are shocked; from faculty deans and administrative managers and HR personnel to stop pretending they are caught off guard with egregious abuse. Blank reports of abuse in a hierarchical system should be the very first sign of trouble, not a cause to celebrate.

      The cup is full. Our work environment is unsafe and needs to change:

      Let’s give voice and agency to those who have been abused and intimidated, or who have witnessed or suspect it, and let them have recourse to an independent body with legally binding executive power. For obvious reasons, and to avoid repeating the dire mistakes of the past, this body must exercise downwards accountability to the university community through its representatives, not its managers, and its scope and procedures will only be determined by the university community, including the action groups, not the CvB and not only the CoR;
      Beyond developing a robust legal procedure, we should improve our work environment according to each faculty’s needs and effect cultural change through proactive dialog and allyship among the UvA community’s various members.

      CvB, if you don’t take care of this now, a PR crisis will be the least of your worries. Be accountable to us, not the government or the media. Let’s be an example for how a public institution can run, by listening and acting upon the insights of those who feel threatened and excluded.

      CvB, we call on you to publicly and fully consent to the two points made above by Monday at 5pm. Dragging your feet and calling for further dialog will no longer do. If by 5pm on Monday concrete steps will not be taken to meet these urgent needs of the entire university community, we will mobilize and organize to protect ourselves from an increasingly toxic work environment, with leaders who are intentionally blind to their colleagues’ plight. No ranking table or charm campaign will make this go away.

      http://rethinkuva.org/blog/2019/05/16/2187
      #Amsterdam #université_d'Amsterdam #UvA #pouvoir #abus_de_pouvoir #Prof_B #violences_sexuelles #sexisme #harcèlement_sexuel

    • Viols, harcèlement, attouchements : l’ampleur des violences sexuelles à l’Université

      De nombreux cas de harcèlement moral et sexuel, d’attouchements et de viols dans l’enseignement supérieur ont été révélés par Mediapart. Les deux derniers en date concernent la suspension récente de deux enseignants de l’Université Paris 1 accusés de viol.

      https://www.revolutionpermanente.fr/Viols-harcelement-attouchements-l-ampleur-des-violences-sexuell

    • « Violences sexistes et sexuelles à l’université : l’#omerta doit cesser ! »

      Un collectif de près de 500 chercheurs estime que l’enseignement supérieur en fait encore trop peu pour combattre ces phénomènes de violence. Selon eux, des institutions emploient des stratégies d’évitement pour décourager les victimes et protéger les agresseurs.


      https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/05/23/violences-sexistes-et-sexuelles-a-l-universite-l-omerta-doit-cesser_5465816_

    • Violences sexuelles dans l’enseignement supérieur et la recherche : il n’y a pas de #neutralité !

      L’Association Française de Sociologie a diffusé en date du 11 février 2020 un communiqué intitulé « Mise en place d’un groupe de travail sur les violences sexistes, sexuelles et de genre » https://afs-socio.fr/creation-dun-groupe-de-travail-sur-les-violences-sexistes-sexuelles-et-de- Ce communiqué est inédit. Il marque un tournant dans notre profession en nous invitant à agir collectivement face aux situations de violences sexuelles sur nos lieux de travail (dans nos congrès mais aussi dans nos laboratoires, nos départements, nos séminaires, etc.). Cette prise de position, qui fait suite à des années de mobilisation du CLASCHES (Collectif de lutte anti-sexiste contre le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur et la recherche), est salutaire. Elle doit aboutir à une véritable prise de conscience collective qui seule permettra d’en finir avec de tels agissements.

      La prise de position de l’AFS est aussi l’occasion pour nous, enseignant·es et/ou chercheur·es en sciences sociales, de lancer un appel à notre communauté professionnelle : chacun·e de nous doit apprendre à réagir face aux dénonciations de violences sexuelles ! En effet, trop souvent encore, quand des collègues ou des étudiant·es osent en parler, les réactions immédiates protègent le mis-en-cause et renforcent la violence subie par la personne dénonçant les violences.

      Ainsi, lorsqu’est évoquée, au détour d’un séminaire ou d’une pause-café, une « affaire » de violences sexuelles dans notre communauté professionnelle, on entend encore trop souvent :
      – « C’est compliqué, il vaut mieux rester neutre ».
      – « Est-ce qu’elle a porté plainte ? » – « Non, elle a préféré ne pas porter plainte » – « Ça ne doit donc pas être si grave ».
      – « Est-ce qu’elle a porté plainte ? » – « Oui » – « Alors, attendons l’issue de la procédure, il faut rester neutre » (et d’ailleurs, s’il est condamné, il aura suffisamment payé).
      – « Concrètement, il s’est passé quoi ? » – « Ah bon, y’a pas mort d’homme ».
      – « Ah, c’est Untel qui est mis en cause ? Non, je n’y crois pas. C’est quelqu’un de bien ».
      – « Attention à la diffamation, il faut rester neutre ».
      – « On ne va pas cesser les collaborations avec lui, se priver de ce bon chercheur, on ne va pas se substituer au juge, il faut rester neutre ».
      – « On ne va pas la dénigrer mais quand même… elle s’est mise dans une situation-limite, non ? ».
      – « Elle ne serait pas en train de régler des comptes professionnels ? En tout cas, cette plainte, ça en arrange bien certains et certaines ».
      – « Il vaut mieux ne pas faire trop de bruit tant qu’elle n’a pas soutenu, c’est mieux pour elle ; mais si elle préfère arrêter, ça se comprend ».
      – « Si elle n’est plus à l’aise en sa présence, elle peut ne pas venir à la prochaine réunion ou au prochain colloque, pas de problème, on comprend ».
      – « Le papier qu’elle préparait pour le numéro de revue en commun avec lui, si elle ne le sent plus, elle peut le retirer. On comprend ».

      Adoptées souvent par souci de « neutralité », ces réactions et attitudes n’ont pourtant rien de neutre dans leurs conséquences. Elles favorisent le déni et valorisent le business as usual. In fine, elles protègent le mis-en-cause et renforcent la violence subie par la personne dénonçant les violences.

      A tout cela, nous voulons répondre :

      – Premièrement, en tant que chercheur·es en sciences sociales, et en tant que spécialistes du genre et de la sexualité pour certain·es d’entre nous, nous ne pouvons attendre, pour reconnaître la parole des personnes ayant subi des violences sexuelles et lui donner du crédit, l’issue de procédures pénales dont les enquêtes – aussi bien statistiques qu’ethnographiques et historiques – montrent la durée, les embûches et les biais en défaveur des plaignant·es.

      – Deuxièmement, ce type de réactions se focalise sur les coûts professionnels pour la personne mise en cause et passe sous silence les conséquences pour la personne qui a subi les violences sexuelles et qui ose les dénoncer. Pour celle-ci, par-delà les conséquences personnelles, les coûts professionnels sont immédiats et systématiques. Il suffit de regarder autour de nous pour les observer, ils se font sentir très vite : interruption de son travail de mémoire ou de thèse, impossibilité de continuer ses collaborations avec son agresseur, exclusion et auto-exclusion des réunions de travail, séminaires, colloques, jurys, comités où il pourrait être présent, difficulté à maintenir un papier dans des numéros ou ouvrages communs, difficulté à soumettre un article à une revue dont il pourrait être l’évaluateur, à candidater à un concours de recrutement dont il serait membre du jury… Dans ces conditions, ne rien dire, ne rien faire, c’est accentuer activement l’asymétrie des conséquences de la dénonciation au profit du mis-en-cause et au détriment de la personne qui dénonce les faits.

      Faut-il encore et toujours rappeler que dénoncer des violences sexuelles subies est non seulement un risque personnel et professionnel mais que cela n’apporte jamais aucun bénéfice de carrière, au contraire ? Que dénoncer « par plaisir » ou « par opportunisme » n’existe pas ? Que la question du consentement sexuel n’est pas plus « compliquée » que celle du consentement à une tasse de thé (cf. cette courte vidéo bien connue : https://www.youtube.com/watch?v=S-50iVx_yxU

      ) ?

      Il est temps de bannir ces réactions et attitudes qui infligent une violence supplémentaire aux personnes qui osent dénoncer les violences sexuelles qu’elles ont subies, et contribuent à protéger les agresseurs. Nous nous devons d’adopter d’autres réactions et comportements, de croire la parole des collègues et étudiant·es qui paient immédiatement et cher le fait d’avoir le courage de dénoncer ces violences. De les protéger et pas leurs agresseurs !

      Sous couvert de « neutralité », nous contribuons collectivement à renforcer l’asymétrie. Nous portons, chacun et chacune d’entre nous, la responsabilité que cela ne se passe plus comme ça.

      Une personne a subi des violences sexuelles,
      faisons en sorte qu’elle ne subisse pas aussi des violences professionnelles !

      Signataires :

      Catherine Achin (Univ. Paris-Dauphine/IRISSO), Eric Agrikoliansky (Univ. Paris-Dau- phine/IRISSO), Viviane Albenga (Univ. Bordeaux Montaigne/MICA), Olivier Allard (EHESS/LAS), Armelle Andro (Univ. Paris 1 Panthéon-Sorbonne/IDUP), Valérie Asensi (Univ. Paris 1 Panthéon-Sorbonne/CESSP), Christelle Avril (EHESS/CMH), Nathalie Bajos (INSERM/IRIS), Pascal Barbier (Univ. Paris 1 Panthéon-Sorbonne/CESSP), Lucie Bargel

      (Univ. Côte d’Azur/ERMES), Christian Baudelot (émérite ENS/CMH), Pierre-Yves Baudot (Univ. Paris-Dauphine/IRISSO), Aude Béliard (Univ. de Paris/Cermes3), Marlène Benquet (CNRS/IRISSO), Hourya Bentouhami (Univ. Toulouse 2/ERRAPHIS), Céline Béraud (EHESS/CéSor), Laure Bereni (CNRS/CMH), Sophie Bernard (Univ. Paris- Dauphine/IRISSO), Yasmine Berriane (CNRS/CMH), Céline Bessière (Univ. Paris-Dau- phine/IRISSO), Marc Bessin (CNRS/IRIS), Emilie Biland (Sciences Po/CSO), Laetitia Bis- carrat (Univ. Côte d’Azur/LIRCES), Michel Bozon (INED/IRIS), Hélène Bretin (Univ. Paris 13/IRIS), Carole Brugeilles (Univ. Paris Nanterre/CRESPPA), Coline Cardi (Univ. Paris 8, CRESPPA), Sylvie Chaperon (Univ. Toulouse 2/FRAMESPA), Marion Charpenel (Univ. Rouen Normandie/DySoLab), Sébastien Chauvin (Univ. Lausanne/CEG), Isabelle Clair (CNRS/IRIS), Stéphanie Condon (INED), Christel Coton (Univ. Paris 1 Panthéon-Sor- bonne/CESSP), Baptiste Coulmont (Univ. Paris 8/CRESPPA), Thérèse Courau (Univ. Tou- louse 3/IPEAT), Martine Court (Univ. Clermont Auvergne/LAPSCO/Centre Max Weber), Caroline Datchary (Univ. Toulouse 2/ LISST), Alice Debauche (Univ. de Strasbourg/SAGE), Pauline Delage (CNRS/CRESPPA), Magali Della Sudda (CNRS/Centre Émile Durkheim), Benjamin Derbez (Univ. de Bretagne Occidentale/LabERS), Virginie Descoutures (Univ. Picardie/CURAPP-ESS), Christine Detrez (ENS Lyon/Centre Max We- ber), Anne-Marie Devreux (CNRS/CRESPPA), Lucia Direnberger (CNRS/CMH), Anne-Cécile Douillet (Univ. de Lille/CERAPS), Delphine Dulong (Univ. Paris 1 Panthéon-Sorbonne/CESSP), Dorothée Dussy (CNRS/Centre Norbert Elias), Virginie Dutoya (CNRS/CEIAS), Jean-Sébastien Eideliman (Univ. de Paris/CERLIS), Eléonora Elguezabal (INRA/CESAER), Arnaud Esquerre (CNRS/IRIS), Didier Fassin (Institute for Advanced Study/Collège de France), Eric Fassin (Univ. Paris 8/LEGS), Fanny Gallot (Univ. Paris- Est-Créteil/CRHEC), Jérôme Gautié (Univ. Paris 1 Panthéon-Sorbonne/CET), Vincent Gay (Univ. Paris Diderot/LCSP), Marie-Laure Geoffray (Univ. Sorbonne Nouvelle/IHEAL- CREDA), Violaine Girard (Univ. Rouen Normandie/DySoLab), Colin Giraud (Univ. Paris Nanterre/CRESPPA), Isabelle Gouarné (CNRS/CURAPP-ESS), Sarah Carton de Grammont (Univ. Nanterre/LESC), Karima Guenfoud (Univ. Paris 13/IRIS), Stéphanie Guyon (Univ. Picardie/CURAPP-ESS), Rémi Habouzit (Univ. Paris 13/IDPS), Christine Hamelin (Univ. Versailles-St-Quentin/Printemps), Karim Hammou (CNRS/CRESPPA), Jean-Pascal Higelé (Univ. de Lorraine, 2L2S), Alban Jacquemart (Univ. Paris-Dauphine/IRISSO), Florence Jamay (Univ. Picardie/CURAPP-ESS), Julie Jarty (Univ. Toulouse 2/CERTOP), Solenne Jouanneau (Univ. de Strasbourg/SAGE), Romain Juston Morival (Univ. Rouen Nor- mandie/DySoLab-IRIHS), Danièle Kergoat (CNRS/CRESPPA), Rose-Marie Lagrave (EHESS/IRIS), Anne Lambert (INED/CMH), Nathalie Lapeyre (Univ. Toulouse 2/CER- TOP), Sylvain Laurens (EHESS/CMH), Bleuwen Lechaux (Univ. Rennes 2/ARENES), Cécile Lefèvre (Univ. de Paris/ CERLIS), Elise Lemercier (Univ. Rouen Normandie/DySolab), Éléonore Lépinard (Univ. de Lausanne/CEG), Amélie Le Renard (CNRS/CMH), Sandrine Lévêque (Univ. Lumière Lyon 2/TRIANGLE), Marylène Lieber (Université de Genève/IEG), Wilfried Lignier CNRS/CESSP), Léa Lima (CNAM/ LISE), Pascal Marichalar (CNRS/IRIS), Audrey Mariette (Univ. Paris 8/CRESPPA), Catherine Marry (CNRS/CMH), Elise Marsicano (Univ. de Strasbourg/SAGE), Olivier Martin (Univ. de Paris/CERLIS), Camille Masclet (CNRS/CESSP), Frédérique Matonti (Univ. Paris 1 Panthéon-Sorbonne/CESSP), Dominique Méda (Univ. Paris-Dauphine/IRISSO), Pierre Mercklé (Univ. de Grenoble Alpes/Pacte), Muriel Mille (Univ. Versailles-St-Quentin/Prin- temps), Hasnia-Sonia Missaoui (Univ. Toulouse 2/LISST), Lamia Missaoui (Univ. Ver- sailles-St-Quentin/Printemps), Stéphanie Mulot (Univ. Toulouse 2/CERTOP), Michel Naepels (EHESS/CEMS), Delphine Naudier (CNRS/CRESPPA), Hélène Nicolas (Univ. Paris 8/ LEGS), Alexandra Oeser (Univ. Paris Nanterre/ISP), Anne Paillet (Univ. Paris 1 Panthéon-Sorbonne/CESSP), Elise Palomares (Univ. Rouen Normandie, DySolab), Paul Pasquali (CNRS/CURAPP-ESS), Bibia Pavard (Univ. Paris 2/CARISM), Ana Perrin-Heredia (CNRS/CURAPP-ESS), Laure Pitti (Univ. Paris 8/CRESPPA), Clyde Plumauzille

      (CNRS/Centre Roland Mousnier), Sophie Pochic (CNRS/CMH), Edmond Préteceille (émérite CNRS, OSC), Wilfried Rault (INED), Gianfranco Rebucini (CNRS/IIAC), Juliette Rennes (EHESS/CEMS), Olivier Roueff (CNRS/CRESPPA), Marie Saiget (Univ. Lille/CERAPS), Olivia Samuel (Univ. Versailles-St-Quentin/Printemps), François Sarfati (Univ. Evry/Centre Pierre Naville), Regis Schlagdenhauffen (EHESS, IRIS), Gabrielle Schütz (Univ. Versailles-St-Quentin/Printemps), Yohan Selponi (Univ. Paris 1 Panthéon-Sor- bonne/CESSP), Delphine Serre (Univ. de Paris/CERLIS), Yasmine Siblot (Univ. Paris 8/CRESPPA), Patrick Simon (INED/Centre d’études européennes), Maud Simonet (CNRS/IDHES), Sabrina Sinigaglia-Amadio (Univ. de Lorraine, 2L2S), Paul Sorrentino (EHESS/CASE), Hélène Steinmetz (Univ. du Havre/IDEES), Stéphanie Tawa Lama-Rewal (CNRS/CEIAS), Albena Tcholakova (Univ. de Lorraine/2L2S), Françoise Thébaud (émérite Univ. Avignon/IEG Genève), Marion Tillous (Univ. Paris 8/LEGS), Sylvie Tissot (Univ. Paris 8/CRESPPA), Mathieu Trachman (INED/IRIS), Benoît Trépied (CNRS/IRIS), Ingrid Volery (Univ. de Lorraine/2L2S), Florian Vörös (Univ. de Lille/GERIICO), Anne-Catherine Wagner (Univ. Paris 1 Panthéon-Sorbonne/CESSP), Karel Yon (CNRS/IDHES), Michelle Zancarini-Fournel (émérite Univ. Lyon 1/LAHRA).

      https://gps.hypotheses.org/2572

  • Volubilis : Men vs Monkeys - Gilles Azzopardi
    http://volublog.blogspot.com/2018/06/men-vs-monkeys-gilles-azzopardi.html

    Men vs Monkeys fonctionne selon deux principes :

    – balancer des chiffres, beaucoup de pourcentages, des dizaines d’études résumées en quelques lignes (une par paragraphe dans les instants les plus intenses)
    – pour comparer les femmes aux hommes et les hommes aux singes (mais surtout les hommes aux femmes).

    Le but avoué de cette démarche, c’est d’aider les femmes à comprendre les hommes, il se développe sur le ton du manuel de survie en milieu babouinesque. Ce livre parle donc des hommes et s’adresse largement aux femmes tout au long de ses pages (le tout dans une perspective hétéronormée, voire ultra-normée)…. Mais a banni l’inclusif, quel dommage ! Il va donc falloir accepter de vous lire au masculin à chaque fois qu’on ne parle pas QUE de vous les filles et justement on adore !!! Vu que les hommes aiment qu’on flatte leur ego et que les femmes le font très bien (il vous le prouve). S’il faut aider les femmes à comprendre les hommes, c’est parce que les sexes ne se comprennent pas, c’est le prédicat de base. Les hommes n’osent plus draguer et les femmes s’y prennent mal pour communiquer avec eux. Les hommes non plus ne comprennent pas les femmes, mais ça c’est normal : c’est parce qu’ils sont bêtes. C’est le ressort légèrement comique de l’ouvrage : les hommes sont bêêêêêêêtes ah ah ah. Alors que vous les filles, vous, vous êtes intelligentes, évoluées, disciplinée, prudentes ! Et c’est pour ça que c’est à vous de faire le boulot, de prendre en charge votre « babouin » et même toute la relation et de convoler fidèlement pour des siècles et des siècles, amen. J’avoue, en introduction, l’auteur nous prévient qu’il va emboutir des portes ouvertes, mais on ne s’attend pas forcément à ce qu’il le fasse avec autant de condescendance. On n’a pas écrit un livre féministe parce qu’on y vante l’intelligence des femmes. Pas avec des idées aussi éculées. Parce que ça c’était la forme. Pour le fond, dans le fond, c’est pareil : j’ai bien envie de retitrer ce livre « Comment vivre heureuse à Penisworld ».

    #allié #me_too #sexisme #misogynie #androcentrisme

    • DES CONSEILS POUR LES FEMMES

      Deux types de conseils vous seront prodigués mesdames : comment attraper un singe et comment le garder.

      Au chapitre « comment attraper un singe », c’est la pure révolution des mœurs ! Pour pécho, il faut prendre en compte « les idiosyncrasies du mâle moderne ». Je vous rappelle que tout est prouvé scientifiquement : tous ces trucs MARCHENT !!!

      – soyez belles, donc fines, à la taille surtout, ça leur plait.
      – soyez épilées (parce que Sapiens n’aime pas les « sensations fortes », sans rire, il a perdu son instinct… au milieu de cette longue litanie de comportements prétendument instinctifs, ça nous amuse).
      – couvez-le de votre regard, dilatez vos pupilles, penchez la tête sur le côté, jouez avec vos longs cheveux.
      – cachez votre intelligence, ça ruine vos chances de trouver un mari. Notamment, ne pratiquez pas trop l’humour (mais riez à ses blagues).
      – Portez du rouge.
      – Touchez-le. Physiquement.
      – Ne confondez pas désir et sentiments, ça vous rend ingérables.
      – Ne confondez pas passion et amour, ça vous rend collantes.
      – Ne couchez pas le premier soir.
      – Méfiez-vous des pervers narcissiques : ils n’ont que le pouvoir qu’on veut bien leur donner…

      Vous vous sentez prêtes à réussir votre relation là, non ? Non ? C’est dommage parce qu’au chapitre « comment le garder », même topo, sauf qu’on a vachement moins d’études pour démontrer le propos.

      – N’essayez pas de le changer.
      – Quittez-le s’il craint du boudin.
      – Parlez sa « langue » (aka fonctionnez comme lui).
      – Parlez à voix basse (comme Pacino).
      – Ménagez son ego.
      – Faites-le se sentir utile (bricolage, jardinage, déménagement).
      – Ne dites jamais « peut-être » mais uniquement « oui » ou « non », sachant que « non » signifie « pas maintenant ». Préférez « non, mille fois non. » si vous voulez vraiment dire non.
      – Flattez-le avant de donner votre avis pour lui donner du poids.
      – Mais ne le flattez pas quand vous voulez faire un reproche.
      – Ne lui parlez pas de ceux qui réussissent mieux que lui, ça le déprime.
      – Répétez tout ce qu’il dit, hochez la tête quand il parle.
      – Menez-le par le bout du nez en exploitant ses faiblesses de mâle : draguez-le, couchez avec pour obtenir ce que vous voulez, demandez-lui peu avant de demander plus ou bien demandez plus pour demander moins.
      – Faites-le se sentir libre.
      – Il sera moins volage si vous gagnez 25% de moins que lui (« l’habituelle disparités des salaires entre les hommes et les femmes » les tient aussi sages que possible, tuvois).
      – Il sera moins volage si vous le comblez sexuellement.
      – Admettez qu’il soit infidèle (ce sera sûrement que du cul).
      – Admettez qu’il soit jaloux (si vous faites du cul, donc évitez).
      – Calmez-vous quand il s’énerve (j’invente rien).
      – Soyez gentilles, notamment ne le faites pas culpabiliser. Faites des phrases simples, courtes et claires.
      – Accordez-lui le droit à la mauvaise humeur.
      – Ne cherchez pas tout le temps à avoir le dernier mot (le mâle sapiens est très territorial).
      – Pardonnez.

      Voilà, voilà… Tout une carrière de psychosociologue et des centaines d’études pour en arriver là. Personnellement, si je voulais retenir quelque chose de ce bouquin en guise de conseil pourléfames, je retiendrais cet encadré page 36, qui se demande, sur son ton narquois si les hommes sont « plus idiots que les femmes », tournure amusante pas super franche du collier. Il y évoque une étude dont la conclusion est la suivante : plus on est bête et moins on est à même d’évaluer l’intelligence de l’autre - et plus l’on aura tendance à prendre l’autre pour un.e con.ne. C’est l’effet de surconfiance ; quelqu’un.e qui vous prend pour une conne est donc probablement plus con.ne que vous ; c’est un bon critère pour évaluer son interlocuteur. Et ce bouquin.

  • Novartis a versé 400’000 dollars à une société liée à l’avocat de Trump RTS - mre - 9 Mai 2018

    La défense de l’actrice porno Stormy Daniels a révélé mardi que Novartis avait versé de l’argent à une société liée à l’avocat de Donald Trump. Le géant suisse a été contacté par le procureur spécial Mueller à ce sujet.

    La société Essential Consultants, contrôlée par Michael Cohen, a reçu entre fin 2017 et début 2018 quatre versements de 100’000 dollars en provenance de Suisse, révèle un document rendu public par l’avocat de Stormy Daniels.


    L’avocat de Stormy Daniels souligne que les versements ont eu lieu juste avant une rencontre à Davos entre Donald Trump et le future CEO de Novartis

    "En février 2017, Novartis a conclu un contrat d’un an avec #Essentiel_Consultants peu de temps après l’élection du président Trump. L’accord s’est concentré sur les questions de politique de santé aux États-Unis, a expliqué à reuters mercredi Novartis, qui a précisé que l’accord « a expiré en février 2018 ».

    La même société qui a payé pour le silence de Stormy Daniels
    Le groupe bâlois a affirmé avoir été contacté par l’équipe du procureur spécial Robert Mueller, qui enquête sur une éventuelle collusion entre l’équipe de campagne de Trump et Moscou : « Novartis a coopéré et transmis toutes les informations demandées et considère cette affaire comme close ».

    Essential Consultants est la structure qui a payé 130’000 dollars à #Stormy_Daniels en échange de son silence sur une relation supposée avec Donald Trump.


    #novartis #big_pharma #industrie_pharmaceutique #corruption #lobbying #capitalisme #pharmacie #influence #trump #etats-unis #international #donald_trump #usa #états-unis #metoo #balancetonporc #moiaussi #me_too

  • La fin de l’impunité
    http://www.laviedesidees.fr/La-fin-de-l-impunite.html

    La révélation dans la presse de nombreuses affaires de #harcèlement_sexuel aux États-Unis a libéré la parole des femmes, en particulier sur les réseaux sociaux avec #metoo. En comparant la législation existante en France et aux États-Unis, Abigail Sanguy révèle deux approches différentes pour lutter contre ce problème.

    Essais & débats

    / #discrimination, #féminisme, sexualité, harcèlement sexuel

    #Essais_&_débats #sexualité

  • Émission de radio : le sexisme à travers 5 prismes :
    – Interview type micro trottoir dans un quartier populaire de Lille
    – Histoire des luttes féministes + recherche de l’origine de l’archétype féminin
    – inégalité hommes-femmes dans l’évolution professionnelle
    – Témoignages de vlogueuses face aux agressions sexuelles
    – Interview d’une militante féministe de femmes solidaires

    On passe au Rouge 3 - Le sexisme - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=kp3F75aGe6k

    #sexisme #patriarcat #harcèlement_sexuel #me_too #féminisme #misogynie #Lille

  • Missing Shulamith and The Dialectic of #MeToo

    The history of #MeToo has been obscured by the media frenzy that concurrently emerged. Tarana Burke, an African American woman, created a non-profit organization called Me Too in 2006, to help women of color who had been sexually abused or assaulted. This was not about naming perpetrators or holding them accountable; it was only to give the affected women a voice. This, the media ignored. But in 2017 two things happened which did get media attention: The New York Times published revelations about Harvey Weinstein’s sexual abuse of Hollywood women, and following that, an actress, Alyssa Milano, who became aware of Tarana Burke’s work, wrote in social media, “If all the women who have been sexually harassed or assaulted wrote “Me Too” as a status, we might give people a sense of the magnitude of the problem.” What followed was the flooding of social media with stories of abuse and harassment, and a way for women to tell their experience and stand in solidarity with other abuse survivors. In the first 24 hours of Milano’s post, more than 12 million “MeToo” posts appeared. All these aspects of #MeToo, its mass base and its revelation of the pervasive and perverse alignment of misogyny and power, make it dangerous to the established power structure. Not surprisingly, that power structure has responded quickly in its attack on #MeToo.

    As it addresses these challenges, this wave of feminism, of which #MeToo may be the vanguard, will herald a transformative process, a process that would be both revolutionary and healing. I wish #Shulamith_Firestone were here to witness and comment on this moment. The struggle and potential for women and men to lead new lives is stronger than ever. There is still much work to do, leadership to emerge, organizing and theory to be developed, but the era of silence and shame is coming to an end.

    https://www.tikkun.org/nextgen/missing-shulamith-and-the-dialectic-of-metoo
    #me_too #dialectique #sexisme #harcèlement_sexuel #pouvoir #misogynie #structures_de_pouvoir #patriarcat #féminisme #anti-metoo

  • Devenir une victime, devenir féministe – Les antiféminismes sont tout à fait fascinants
    https://lesantifeministessonttoutafaitfascinants.wordpress.com/2018/02/08/devenir-une-victime-devenir-feministe

    Il y a un mois, cent femmes signaient une tribune antiféministe dans Le Monde pour dénoncer le mouvement mondial et collectif de dénonciation de violences sexuelles issu de l’affaire Weinstein. Tout en commençant par rappeler que bien sûr, le viol est un crime très grave, la tribune adressait une série de critiques, par ailleurs assez variées et pas nécessairement très cohérentes, au mouvement #metoo. Les différentes déclarations des signataires suite à la publication de la tribune laissent penser qu’elles signaient parfois pour des raisons assez différentes, les unes étant attachées au doux commerce de la séduction hétérosexuelle, d’autres à la liberté dans la création artistique, d’autres enfin à une certaine idée la force des femmes face à un agresseur (savoir se défendre) ou bien à la suite d’un viol (ne pas être traumatisée et aller de l’avant).

    Cette tribune, mais aussi les propos tenus par la suite et en particulier ceux de Catherine Millet, m’ont mise très en colère. Elle me dérange aussi, parce que j’ai beau savoir que le partage d’une condition sociale (être une femme) n’est pas suffisant pour construire une solidarité politique, j’ai énormément de mal à comprendre ce positionnement idéologique. Andrea Dworkin et son ouvrage Les Femmes de droite est souvent cité comme proposition d’explication : se ranger du côté de l’oppresseur et soutenir un système qui, dans son ensemble, vous est très défavorable, peut procurer plus d’avantages immédiats qu’un engagement ouvert contre ce système. Ou pour le dire plus simplement : on fait ce qu’on peut. Elles ne sont d’ailleurs ni stupides ni soumises, elles expriment librement des idées (car comme toutes les femmes, elles en ont) réactionnaires. Elles n’en restent pas moins des adversaires politiques, mais demeurent des femmes dans un système patriarcal, dont elles subissent comme nous les violences et les injustices. Le sentiment d’échec face à ce retour de bâton demeure douloureux, et je me sens peut-être plus désarmée face à cette tribune que face aux (plus nombreux) hommes antiféministes dont j’ai croisé le chemin.

    #victime #me_too #femmes_de_droite #féminisme

  • Tout reste à écrire - Le Nouveau Magazine Littéraire
    https://www.nouveau-magazine-litteraire.com/conversations/ne-nous-lib%C3%A9rez-pas-l%C3%A9galit%C3%A9-va-sen-char
    https://www.nouveau-magazine-litteraire.com/hubfs/R%C3%A9janeS%C3%A9nacCEVIPOF-970-570.jpg?t=151568203505

    Excellent papier par une chercheuse du CNRS.

    Ne nous libérez pas, l’égalité va s’en charger
    Dans une tribune publiée par Le Monde , un collectif de 100 femmes affirme rejeter un féminisme qui promeut une « haine des hommes ». Réjane Sénac, directrice de recherche au CNRS et au Centre de recherches politiques de Sciences po–CEVIPOF, leur répond.

    Dans cette tribune publiée par Le Monde, le maternalisme côtoie le paternalisme pour expliquer à celles et à ceux qui dénoncent les violences sexuelles qu’elles sont les alliées du puritanisme et les ennemis de la liberté. Avec l’assurance de celles et de ceux qui savent et peuvent, il s’agit d’utiliser la sacrosainte défense de la liberté pour anesthésier le débat en le situant sur le registre moral et non politique. Afin de discréditer celles et ceux qui déchiffrent ces violences comme l’expression et le moyen d’un système de domination, la feinte habile – quoique éculée – est d’en faire la garantie d’une société pluraliste et vi(v)able.

    La société promue par cette tribune est celle du dressage à la soumission, au contrôle du corps des femmes par les hommes. La fin n’est pas la liberté, qu’elle soit d’expression, de création, ou d’action, mais la perpétuation d’un ordre où le désir et le plaisir n’ont de sens que dans le petit cadre binaire où les hommes séduisent les femmes qui n’ont d’autres choix que de consentir ou de décliner avec grâce, humilité et légèreté, même si la « proposition sexuelle » les importune.

    Nous connaissons cette société car c’est celle où nous vivons et dans laquelle tous les ans des conjoints ou ex-conjoints tuent plus de 100 femmes, font subir des violences physiques et sexuelles à 225 000 femmes. Cette société est celle des conditions d’impossibilité de la liberté dans la mesure où les individus sont enfermés dans des rôles caricaturaux et sclérosés dans des couples dominant/dominée, actif/passive, sujet/objet.

    Il est révélateur que, dans cette tribune, la liberté et l’égalité soient posées comme contradictoires alors que l’égalité est la condition de la liberté. Pour être libre, il faut être un sujet égal, émancipé de la maîtrise par un plus fort ou un plus légitime que soi. Nous serons tou.te.s libres sexuellement quand nous serons tou.te.s des individu.e.s sujets de désir et de plaisir à part entière. Pour cela, il faut penser et construire une société où les individu.e.s ne sont pas assigné.e.s à une authenticité du fait de leurs identifications à des identités de groupe, qu’elles soient associées à un sexe, à une religion, à une culture plus ou moins racialisée, à une classe sociale…

    L’horizon d’émancipation est de s’imaginer et d’imaginer les autres comme un.e semblable. Dans cette liberté de non-domination, en écho à l’argument de Condorcet pour le droit de vote des femmes, ou aucun individu n’a de véritables droits, ou tous ont les mêmes.

    #Sexisme #Me_too #Féminisme

  • Me Too Creator Tarana Burke on the Viral Movement - Motto
    http://motto.time.com/4988282/me-too-tarana-burke-interview
    https://timedotcom.files.wordpress.com/2017/10/tarana-burke.jpeg?quality=85&w=600&h=336&crop=1

    But while many credited Milano with launching the movement, it was actually started a decade ago by Tarana Burke. (Milano has attributed the movement to Burke on social media.) In 2007, Burke, who is a survivor of sexual violence herself, was working as an activist in Philadelphia with young women of color who had experienced sexual violence. She was looking for a way to let them know that they weren’t alone, so she told them: “Me too.”

    Rendons à Tarana ce qui appartient à Tarana qui lança le mouvement metoo il y a 10 ans pour parler spécifiquement des violences sexuelles à l’encontre des jeunes femmes noires.

    #metoo #tarana_burke #viol #agressions_sexuelles

  • In India, Class and Gender Inequities Impede Justice for Sexual Harassment Victims · Global Voices
    https://globalvoices.org/2017/11/14/in-india-class-and-gender-inequities-impede-justice-for-sexual-harassm

    The #MeToo campaign that encourages women to speak up about their experiences of sexual assault harassment has been a catalyst for such accusations across political, professional and geographic spectrums.

    An especially powerful and controversial trend in this moment is one among people who have created public lists of accused perpetrators of sexual misconduct.

    #inde #viol #harcèlement_sexuel

  • The women who fear saying #MeToo

    Just like Maria, millions of other undocumented women who experience sexual harassment or abuse risk getting arrested, being deported and/or losing their livelihood if they speak up about it. Their abusers are well aware of this fact and exploit it fully, often intentionally misinforming them about what may happen if they leave or report an abusive situation. Few undocumented women like Maria are able to escape this vicious circle and seek help from the authorities.

    http://www.aljazeera.com/indepth/opinion/women-fear-metoo-171031133433085.html

    #femmes #me_too #balance_ton_porc #sans-papiers #migrations #harcèlement_sexuel #violences_sexuelles #expulsions #renvois

    Voir aussi le rapport de l’ODAE-romand :
    Femmes étrangères victimes de violences conjugales. Obstacles au renouvellement du permis de séjour en cas de séparation

    À l’occasion de la journée internationale des femmes, l’Observatoire romand du droit d’asile et des étrangers (ODAE romand) publie un nouveau #rapport, en collaboration avec le groupe de travail « Femmes migrantes et violences conjugales ». Malgré l’importante avancée que constitue la modification de la Loi fédérale sur les étrangers, les femmes concernées ne sont toujours pas certaines d’obtenir le renouvellement de leur permis de séjour si elles quittent leur mari violent. Un grand nombre d’entre elles préfèrent donc taire les violences subies plutôt que de risquer un renvoi, parfois au péril de leur vie. Pour cette troisième édition, de nouveaux cas concrets ont été signalés à l’ODAE romand illustrant les différents aspects de cette problématique peu connue.

    https://odae-romand.ch/wp/wp-content/uploads/2016/07/Rapport_ODAE_Femmes_etrangeres_ViolencesConjugales_2016.pdf

  • #metoo dans la rue pour enclencher « quelque chose de plus collectif »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/291017/metoo-dans-la-rue-pour-enclencher-quelque-chose-de-plus-collectif

    29 octobre, dans la manifestation parisienne © JC Des rassemblements étaient organisés dans différentes villes de #France pour prolonger l’expression de la parole numérique ayant succédé à l’affaire Weinstein. Reportage place de la République, à Paris.

    ##balancetonporc #culture_du_viol #harcèlement #sexisme