• Communication on COVID-19 to community – measures to prevent a second wave of epidemic

    The manuscript highlights available data on gap in public awareness about recent clinical and scientific facts about COVID-19, insufficient community knowledge about symptoms and preventive measures during COVID-19 and previous MERS-CoV epidemic, and lack of monitoring the community perception and adherence to preventive measures. We also summarize literature evidence about reluctance to change social behavior and disregard recommendations for social distancing among persons who percept to having low risk of infection or complications, and briefly describe destructive psychological response and misleading communications.
    Our analysis could be translated into important policy changes in two directions:
    (1) to communicate recent scientific discoveries about COVID-19 pathophysiology to better prepare public opinion to longer period of extraordinary measures;
    (2) to implement sociological feedback on knowledge, attitudes and practices among general public and some vulnerable social groups.

    https://osf.io/preprints/socarxiv/ea9jm

    Reçu via la mailing-list Facs et Labos en lutte (comme quoi), avec ce commentaire, le 27.03.2020 :

    Je signale un article cosigné avec mon frère épidémiologiste travaillant dans un institut de recherche à Bergame. Le texte « Communication on COVID-19 to community – measures to prevent a second wave of epidemic » est déposé en libre accès https://osf.io/preprints/socarxiv/ea9jm et propose une mise à jour des #données_épidémiologiques ainsi qu’une mise en question de la stratégie paternaliste adoptée par la plupart des gouvernements européens dans la communication avec les populations confinées.

    Je résume ici quelques faits cliniques qui ne sont pas largement communiqués et qui actualisent l’idée de la propagation du virus et des mesures préventives à venir :

    – La période d’#incubation du COVID n’est pas limitée à 14 jours (ce qu’on on savait au début de l’épidémie), dans 1 % des cas, elle peut tabler sur 24 jours.

    – La période de la #sécrétion du #virus par les patients gravement malades a une médiane de 20 jours et jusqu’à 37 maximum. Dans les cas légers c’est 10 jours en moyen, jusqu’à 15 max.

    – Une diagnostique sans #dépistage est spécialement difficile, car près de moité des patients, à leur admission à l’hôpital, n’avaient pas de fièvre (> 37,5 C) et jusqu’à 30 % des contaminés sont complètement #asymptomatiques (il n’est pas encore claire s’ils sont contagieux).

    Ces nouvelles données signifient un prolongement fort probable de l’isolement collectif, dans le cadre du modèle paternaliste actuellement en acte, et en absence d’autres moyens.

    Et il ajoute :

    Je me détache de l’article pour faire un pas suivant. Pour le choix politique, les deux semaines qui viennent seront probablement un moment clé. Soit le gouvernement poursuit ce régime du #confinement de la majorité de la population, avec un investissement dans l’infrastructure policière et des limitations évidentes des libertés. Soit il opte pour un choix technologique, notamment pour un investissement à la production massive des #testes de dépistage. La deuxième option permettrait de laisser la plupart des confinée.e.s revenir à l’activité sociale, à condition des contrôles médicaux (et probablement électroniques) assez systématiques. Si je me permets de schématiser, c’est le moment d’un choix entre le #contrôle_policier de l’isolement et le contrôle médical de l’activité. Dans tous les deux cas « le monde ne sera plus le même », mais la deuxième stratégie semble être moins dépressive.

    Ne serait-il opportune dans ce cas à réfléchir sur une campagne en faveur de ce deuxième choix, un programme public de #dépistage_massif, assurée par le gouvernement et non laissé à des grandes entreprises pharmaceutiques comme BioMérieux et Roche dont les produits l’État paierait avec les sources publiques ? Dans ce cas, il s’agit de demander une création d’un mécanisme institutionnel qui assurerait la production des tests par le financement public et dégagerait des ressources pour la recherche scientifique ultérieure. Cela n’exclut pas une « #nationalisation » de la technologie – son transfert dans le domaine publique, pour que toutes les laboratoires et entreprises capables à la production puisse y contribuer.

    Si le sujet prend une forme plus consistante, au moins, on pousse une discussion ciblée autour des solutions sociales qui ne se limitent pas au vocabulaire de l’isolement. Dans ce cas, on n’est plus sur une position défensive qui nous laisse critiquer (à juste titre) l’atteinte aux libertés, et on s’avance vers la sortie du confinement et vers une réflexion, encore une fois plus sociale que clinique, sur les nouvelles pratiques du #contrôle et de la #vie_collective.

    #coronavirus #covid-19 #épidémiologie #deuxième_vague #paternalisme
    ping @simplicissimus @fil

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    Citation pour @davduf :

    Pour le choix politique, les deux semaines qui viennent seront probablement un moment clé. Soit le gouvernement poursuit ce régime du #confinement de la majorité de la population, avec un investissement dans l’infrastructure policière et des limitations évidentes des libertés. Soit il opte pour un choix technologique, notamment pour un investissement à la production massive des #testes de dépistage. La deuxième option permettrait de laisser la plupart des confinée.e.s revenir à l’activité sociale, à condition des contrôles médicaux (et probablement électroniques) assez systématiques. Si je me permets de schématiser, c’est le moment d’un choix entre le #contrôle_policier de l’isolement et le contrôle médical de l’activité.

  • Coronavirus : des associations de soignants exigent en référé la « réquisition des moyens de production » de médicaments et matériel
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/03/30/coronavirus-des-associations-de-soignants-exigent-en-refere-la-requisition-d
    Une aide-soignante aide un infirmier à s’habiller, dans une tente installée à l’extérieur de l’hôpital Henri Mondor, à Créteil, depuis le 4 mars. ADRIENNE SURPRENANT POUR LE MONDE

    Le référé « mesures utiles » déposé en urgence au Conseil d’Etat demande une « réquisition des moyens de production » pour obtenir masques, respirateurs ou encore morphine.

    Plusieurs associations de santé et des juristes ont saisi en urgence le Conseil d’Etat, lundi 30 mars, pour sommer le gouvernement de réquisitionner, « à l’échelle industrielle », des usines de production pour fournir des masques, des respirateurs et des médicaments indispensables, qui commencent déjà à être rationnés. Pauline Londeix, cofondatrice de l’Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament, prévient :
    « On est très inquiets du risque de pénurie et de rupture d’un certain nombre de médicaments indispensables contre la douleur, notamment la morphine et le curare. Pour le Covid-19, mais aussi en soins palliatifs. Le monde entier veut les mêmes médicaments, or nous avons en France le savoir-faire et les principes actifs, il faut que le gouvernement réquisitionne les moyens de production. »

    Le référé « mesures utiles », déposé par l’avocat Jean-Baptiste Soufron, permet de demander au juge administratif toutes sortes de mesures, qui peuvent être imposées à l’administration. Il est signé par « une coalition inédite » : Act Up-Paris, le Collectif inter-hôpitaux, le Collectif inter-urgences, la Coordination nationale des infirmières, l’Observatoire de la transparence des politiques du médicament, ainsi que par le professeur de droit Paul Cassia et le politologue Patrick Weil, tous deux membres de l’Association de défense des libertés constitutionnelles.

    Des demandes conséquentes

    Ces mesures sont conséquentes : les associations réclament des masques FFP2 et FFP3 pour les soignants, des masques chirurgicaux pour les malades – mais aussi pour l’ensemble de la population. Le personnel médical a besoin de pyjamas à usage unique, de gilets jetables, de surblouses, de lunettes, de tabliers, de pousse-seringues et de ventilateurs mécaniques, mais aussi « de moyens de dépistage massif », livrés à tous les laboratoires vétérinaires et de biologie. Les associations réclament la production en urgence et en France de toutes « les molécules apparaissant d’intérêt sanitaire » – tociluzimab, dexaméthasone, lopinavir, ritonavir, anakinra, midazolam et, bien sûr, morphine et curares.

    « Contrairement à ce qu’on raconte, les masques sont très utiles pour toute la population »

    « Le plus urgent, ce sont les masques et les respirateurs, explique André Grimaldi, professeur à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris et fondateur du Collectif inter-hôpitaux. Même chez les soignants, on est obligé de garder des masques toute la journée, voire le lendemain, ce n’est pas possible. Et contrairement à ce qu’on raconte, les masques sont très utiles pour toute la population, même avant le confinement. » Il estime que ce sont les infirmières qui vont en manquer le plus, en réanimation :
    « On a baissé la garde de la sécurité à l’hôpital. On ne peut pas y envoyer des gens sans précautions, malgré les applaudissements de 20 heures – si le gouvernement ne fait rien, la situation risque de se terminer par des droits de retrait du personnel. Il y a de la colère chez les soignants. »

    Si le Conseil d’Etat juge la requête recevable, il fixera une audience probablement dans les quarante-huit heures, après que le représentant du gouvernement aura présenté ses observations.

    #réquisition #médicaments #matériel_de_protection #masques_pour_tous #soins_palliatifs #santé #hôpital

  • Pour sortir du #confinement, un plan d’urgence anticapitaliste

    Par bien des aspects, la #crise_sanitaire en cours est un révélateur de l’incapacité du #capitalisme européen à résoudre les grands problèmes de l’humanité. L’#Italie, la #France et l’#Espagne sont les pays où le virus frappe le plus fort car le #système_sanitaire a été ravagé par les politiques austéritaires depuis au moins une décennie. En France, ce sont 69.000 lits qui ont été supprimés à l’hôpital entre 2003 et 2017, 4.000 en 2018. Par souci d’économie, les réserves stratégiques de masques et de respirateurs ont été supprimées (près d’un milliard de masques dans les années 2000 - supprimé par Xavier Bertrand en 2011). Toujours par souci d’économie, la recherche publique sur les coronavirus n’a pas été soutenue et un temps précieux a été perdu dans la possibilité de trouver des traitements efficaces. La rigueur budgétaire et la recherche du profit sont les principaux responsables de la situation dans laquelle nous nous trouvons.

    Confinement ou immunité collective ?

    Face à la pandémie, les gouvernements hésitent entre deux solutions. La première, minoritaire, défendue par les gouvernement britanniques et néerlandais est l’acquisition d’une immunité de groupe. Cette immunité à l’avantage d’éviter les nouvelles épidémies. Selon les connaissances que nous avons du virus (R0 ~ 2.5), cela nécessite que 60% de la population entre en contact avec le virus et en soit immunisée. Ce processus est très bien décrit par le groupe de modélisation de l’équipe ETE (Laboratoire MIVEGEC, CNRS, IRD, Université de Montpellier) (http://alizon.ouvaton.org/Rapport2_Immunisation.html). Une fois ce taux atteint, la population dans son ensemble (y compris les personnes non immunisées) est protégée contre une nouvelle épidémie.

    Cependant, sans mesure de contrôle, les projections montrent qu’entre 81 et 89% de la population pourrait être infectée. Soit entre 20% et 30% de plus que le seuil pour atteindre l’immunité collective. Cela représente potentiellement 20 millions de personnes infectées en plus dans un pays comme la France.

    Nous ne connaissons pas précisément le taux de létalité du virus. Les chiffres dont nous disposons sont tous biaisés, et a priori largement surestimés, par l’absence de tests systématiques dans la population. Plus on dépiste, plus on détecte des personnes contaminées présentant peu ou pas de symptômes, plus ce taux est bas. Mais aussi bas soit ce taux, lorsqu’il est multiplié par des dizaines de millions de personnes, les morts se compteraient très probablement en centaines de milliers. Par ailleurs, l’austérité budgétaire et l’affaiblissement des systèmes de santé doivent être intégrés dans l’équation. La létalité du Covid-19 est visiblement provoquée par un choc cytokinique qui nécessite une prise en charge en soin intensifs avec respirateurs. Plus la pénurie de respirateurs est grande, plus la mortalité est haute, plus les équipes médicales doivent choisir qui maintenir en vie et qui sacrifier par manque de moyens. C’est sûrement ce qui explique les taux de mortalité très élevés par rapport à d’autres pays en Italie, en Espagne et dans une moindre mesure en France (bien que cela pourrait s’aggraver au pic de l’épidémie) qui sont mal équipés en nombre de lits en « soins aigus ».

    Dans la plupart des pays, ces chiffres ne sont pas assumables par les gouvernements en place. Et ce sont ces projections qui ont poussé partout le pouvoir à confiner les populations malgré la crise économique majeure et les conséquences sociales dramatiques que cela entraine.

    En effet, la distanciation sociale permet de ralentir la progression du virus, d’aplatir le pic, et donc de diminuer l’afflux de malades en détresse à l’hôpital. Ce processus est décrit de façon très intuitive dans le Washington Post (https://www.washingtonpost.com/graphics/2020/world/corona-simulator). La distanciation sociale peut recourir à plusieurs mécanismes, de la fermeture des écoles jusqu’au confinement total. L’étude publiée le 16 mars par l’Imperial College COVID-19 Response Team (https://www.imperial.ac.uk/media/imperial-college/medicine/sph/ide/gida-fellowships/Imperial-College-COVID19-NPI-modelling-16-03-2020.pdf) réalise des projections du nombre de lits occupés en soins intensifs en fonction de plusieurs scénarios de confinements. Si cette étude est forcément incomplète, notamment car les courbes dépendent du moment où les mesures sont mises en œuvre, cela nous montre que les mesures de confinement, dans le cas où aucun traitement ne serait trouvé, devraient s’étaler jusqu’à la fin de l’année 2021 pour que la population atteigne les 60% d’immunisés. Dans le cas contraire, tout relâchement du confinement pourrait correspondre à un nouveau développement incontrôlé de l’épidémie dans la population.

    Mais comment imaginer que la situation que nous vivons depuis une semaine en France se poursuivent pendant des mois ? Ce n’est tenable ni économiquement, ni socialement. Ce n’est pas le propos de cet article (pour cela voir le texte de Mimosa Effe : https://npa2009.org/idees/societe/le-confinement-la-destruction-du-lien-social-et-ses-consequences), mais le #confinement_de_classe que nous vivons actuellement doit s’arrêter. Toute vie sociale est stoppée alors qu’il faut continuer à travailler. Même si nous arrêtions toutes les productions non indispensables, ce serait tout de même des millions de travailleurs.euses qui devraient continuer à faire tourner l’hôpital, l’électricité, l’eau, le traitement des ordures ou l’alimentation – mais aussi tous les autres métiers qui permettent à ces secteurs de fonctionner ! Et cela dans un contexte d’atomisation total de notre camp avec tous les reculs sociaux et l’Etat policier total qui vont avec. A cela s’ajoute les dégâts psychologiques, les violences domestiques faites aux femmes ou la situation criminelle que sont en train de vivre les migrant.e.s, les prisonniers.ères et les sans-abris.

    Nous l’avons vu, le confinement est d’abord imposé par la faillite de notre système de santé et l’impréparation au risque de pandémie qui sont dues à l’austérité imposée par les gouvernements successifs en France et en Europe. Dans la forme qu’il prend, généralisé dans la vie sociale mais pas au travail, de classe, policier, il est la solution que les capitalistes pensent avoir trouvé pour limiter la casse et maintenir au maximum leur place dans la concurrence internationale. Mais la gestion capitaliste de cette épidémie est marquée par l’impossibilité de planifier une quelconque sortie de crise. Un gouvernement anticapitaliste, au service de la population, motivé par la santé plutôt que par les profits, pourrait mettre en place une toute autre politique.

    Existe-t-il une troisième voie ? De toute urgence prendre des mesures anticapitalistes pour sortir du confinement !

    Il ne s’agit pas ici de dire que le confinement pourrait être levé du jour au lendemain. Nous l’avons vu, étant donné les conditions d’impréparation des gouvernements et la dégradation des capacités de l’hôpital public à supporter une telle épidémie, le confinement était la seule solution pour éviter une mortalité élevée. En ce sens, toutes les initiatives syndicales ou de travailleurs.euses pour stopper le travail - et se protéger - dans les productions non-essentielles sont fondamentales. Le slogan « nos vies valent plus que leurs profits » prend ici tout son sens. Il est également fondamental de dénoncer le gouvernement qui nous explique qu’il faut renforcer le confinement mais continuer à travailler, bien au-delà des secteurs essentiels à la lutte contre l’épidémie. Pénicaud, Macron, Philippe sont plus préoccupé.e.s par le maintien des profits que par notre santé. Les scandaleuses mesures contre le droit du travail, les 35h, nos congés, articulées au renforcement de l’Etat policier, ont été prise au moment où la sidération était la plus haute dans la population.

    Mais il est indispensable maintenant de déterminer quelles sont les conditions qui permettraient d’envisager la levée du confinement à très court terme :

    – Il faut de tout urgence pratiquer le dépistage de masse. D’ailleurs, entre les lignes, le Ministre Olivier Veran reconnait lors de sa dernière conférence de presse (https://www.youtube.com/watch?v=wpGjmCkLDHs

    ) que le confinement ne pourra être levé que lorsqu’il sera possible d’effectuer plus de dépistages revenant sur la communication gouvernementale qui affirmait que le dépistage n’était plus un outil en phase 3. Le dépistage de masse permet de n’isoler que les malades et leur entourage. Il permet également une prise en charge précoce des patients considérés comme « à risque » et ainsi de diminuer la létalité du virus. Le problème, c’est que le fournisseur n’arrive pas à suivre la demande en kit de dépistage (https://www.thermofisher.com/order/catalog/product/11732088#/11732088). Il faut donc de toute urgence organiser la production de kits de dépistages en réquisitionnant les entreprises du secteur et en passant outre les brevets.

    – De toute urgence également, il faut injecter des moyens dans la santé et l’hôpital public pour augmenter les capacités de prise en charge des patients en détresse respiratoire. C’est l’inverse des politiques menées jusqu’alors qui font fonctionner l’hôpital comme une entreprise, en flux tendu, incapable de s’adapter à des situations d’urgence. Pour l’instant, le gouvernement a débloqué 2 milliards d’euros pour l’hôpital. Dans le même temps, il injecte 43 milliards dans l’économie et garantit 350 milliards d’euros aux entreprises privées !

    – Pour augmenter le nombre de lits en soins intensifs et protéger celles et ceux qui travaillent il faut réorganiser en profondeur l’appareil industriel pour planifier les productions utiles à résoudre la crise sanitaire : masques, respirateurs, oxygène… En ce sens, il faut soutenir l’action de la CGT qui demande la réouverture et la nationalisation de Luxfer, seule usine d’Europe à produire des bouteilles d’oxygène médical fermées. C’est un bon exemple qui pourrait se poser pour d’autres productions.

    Enfin, l’attention est captée à une échelle assez large sur la mise en place d’un traitement. Le plus prometteur, la chloroquine (ou son dérive l’hydroxy chloroquine) est testée dans plusieurs pays et de nombreux services hospitaliers, y compris en France, ont commencé à l’utiliser sur des malades. Ce médicament semble réduire la charge virale et la durée du portage du virus. Si ce traitement s’avère efficace, la question de la nationalisation de l’industrie pharmaceutique va devenir compréhensible à une échelle très large.C’est peut-être la peur de cette évidence qui motive les grands groupes du secteur à anticiper en proposant de fournir ce traitement gratuitement, que ce soit #Sanofi (https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-sanofi-pret-a-offrir-aux-autorites-francaises-des-millions-) ou #Novartis (https://www.lefigaro.fr/flash-eco/coronavirus-novartis-offre-130-millions-de-doses-de-chloroquine-20200320) !

    Ainsi, nous pouvons affirmer que le confinement aurait pu être largement réduit, voire évité, en généralisant les dépistages, en développant les capacités d’accueil de l’hôpital public et en accélérant les tests sur des traitements antiviraux.

    Ce plan d’urgence n’est possible à court terme que si l’on s’affronte au capitalisme. Il faut reprendre le contrôle, sans indemnité ni rachat, sur l’appareil productif, notamment dans le domaine de la santé, des protections pour les salariés, de l’industrie pharmaceutique et biochimique.

    Macron et son gouvernement, LR et le PS avant lui, portent une lourde responsabilité dans la situation actuelle. L’heure de solder les comptes arrivent. Les réponses anticapitalistes pourraient alors apparaître comme une solution à une échelle inédite jusqu’alors. Pour cela, sans attendre la fin du confinement, il nous faut renforcer les réseaux de solidarité, les réseaux militants pour recommencer à agir dans la situation.

    https://npa2009.org/idees/sante/pour-sortir-du-confinement-un-plan-durgence-anticapitaliste
    #anticapitalisme #anti-capitalisme #austérité #hôpitaux #lits #masques #réserves_stratégiques #stock #respirateurs #recherche #rigueur_budgétaire #immunité_collective #immunité_de_groupe #létalité #taux_de_létalité #tests #dépistage #choc_cytokinique #distanciation_sociale #flattening_the_curve #aplatir_la_courbe #vie_sociale #travail #atomisation #Etat_policier #impréparation #troisième_voie #droit_du_travail #dépistage_de_masse #soins_intensifs #industrie #nationalisation #Luxfer #chloroquine #industrie_pharmaceutique #responsabilité

    ping @simplicissimus @fil @reka

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    Citation sélectionnée pour @davduf :

    Le confinement de classe que nous vivons actuellement doit s’arrêter. Toute vie sociale est stoppée alors qu’il faut continuer à travailler. Même si nous arrêtions toutes les productions non indispensables, ce serait tout de même des millions de travailleurs.euses qui devraient continuer à faire tourner l’hôpital, l’électricité, l’eau, le traitement des ordures ou l’alimentation – mais aussi tous les autres métiers qui permettent à ces secteurs de fonctionner ! Et cela dans un contexte d’atomisation total de notre camp avec tous les reculs sociaux et l’Etat policier total qui vont avec. A cela s’ajoute les dégâts psychologiques, les violences domestiques faites aux femmes ou la situation criminelle que sont en train de vivre les migrant.e.s, les prisonniers.ères et les sans-abris.

    • Le confinement, la destruction du #lien_social et ses conséquences

      Le 19 mars l’Assemblée rejetait l’amendement visant à prolonger le délai d’#avortement pendant la crise sanitaire. Si ce n’est finalement que peu étonnant de la part des députés LREM, ce rejet est révélateur de quelque chose de plus profond. Le confinement de la population va mettre en danger massivement les #femmes et les #classes_populaires de manière générale.

      Quelle que soit la façon dont certains ont essayé de le tourner, le confinement est profondément inégalitaire. Il y a ceux et celles qui ont un logement pour se confiner et les autres qui n’en ont pas, celles et ceux qui ont un logement décent et les autres qui ont un logement insalubre, celles et ceux qui ont une maison avec un jardin et celles et ceux qui doivent se pencher à la fenêtre pour respirer de l’air frais.

      Le message du gouvernement à l’aide de mesures coercitives violentes (oui les amendes sont effectives et en Seine-Saint-Denis elles ont conduit à des arrestations et des garde-à-vue) fait croire à la portée individuelle du confinement sans prise en charge collective de ses répercussions. Face à cela, certainEs ont essayé de mettre en place des réseaux de solidarité dans les immeubles, dans les quartiers, ... Si ces réseaux sont nécessaires et même indispensables, ils ne contrebalancent pas les problèmes qui se posent avec le confinement et qui vont forcément causer là aussi des morts, et parfois ils confortent même dans l’idée qu’il faut nécessairement rester chez soi : promener son chien, faire du jogging serait dangereux. Le propos de cet article n’est pas de dire que le confinement est inutile pour contrer le Covid-19 mais que le confinement n’est pas viable à moyen terme, c’est pourquoi la sortie de crise ne peut venir que de la mise en place d’un plan d’urgence visant à dépister et à soigner ce qui veut dire concrètement donner des moyens aux personnels de santé et des moyens de protection à la population.

      Le confinement face à l’organisation sociale de la dernière phase du capitalisme

      Le confinement dans l’histoire n’a jamais été une partie de plaisir, mais elle pose question dans le capitalisme tel qu’il s’organise aujourd’hui. Depuis les trente dernières années : on peut dire que la tendance à détruire les structures familiales est plutôt lourde. Les foyers composés de personnes seules s’élèvent à 35% des foyers (20% des femmes et 15% des hommes) auxquels se rajoutent presque 9% de familles monoparentales (dont le gros du contingent est composé de femmes). La grande majorité des foyers composés d’une personne seule ont plus de 65 ans (plus de 70%)1. Le problème c’est qu’avec cette épidémie ce sont ces mêmes personnes considérées comme vulnérables qui vont donc se retrouver complètement isolées.

      De l’autre côté, l’on sait aussi qu’un ménage sur douze vit dans un logement surpeuplé, 18% des logements sont considérés comme trop bruyant (donc mal isolés), 22% n’ont pas de système de chauffage efficient et près de 13% ont des problèmes d’humidité.2

      Le confinement produit aussi des rapports au travail qui accentuent ce qui existait auparavant : d’une part il y a ceux qui télétravaillent et ceux qui continuent de travailler dans des conditions de sécurité face au virus alarmantes et avec l’idée que le travail s’accompagne de toute une série de mesures restrictives.3 Mais à cela, il faut encore ajouter que le télétravail n’est pas le même pour tout le monde (que l’on soit cadre ou que l’on fasse un travail administratif) surtout quand l’on se retrouve face à un travail qui s’accompagne de plus en plus d’une perte de sens, d’autant plus qu’il envahit la sphère privée et que les loisirs sont considérablement réduits. Quant aux précaires, aux étudiantEs, à celles et ceux qui travaillaient sans contrat de travail, c’est une situation dramatique qui s’ouvre sans qu’aucune aide ne soit prévue si ce n’est un chômage auxquels ils n’ont pas tous droit.

      De plus, le système capitaliste entraîne une détresse psychologique : la dépression, le suicide ou les tentatives de suicides vont s’accentuer avec la perte de lien social, la perte d’activités émancipatrices et une vie tournée autour du travail.

      Toute la prise en charge associative, comme du service public de ses éléments là, comme de la prise en charge de l’extrême pauvreté va être ou drastiquement réduite voire inexistante.

      Dans le confinement, les femmes trinquent (et meurent !)

      Outre la question de l’avortement dont nous avons parlé plus haut, les femmes vont subir une répercussion violente du confinement. Elles assumeront plus de tâches ménagères qu’à l’ordinaire et de tâches de soin, et on le sait ce sont elles qui dans la plupart des foyers assumeront le suivi de « l’école à la maison » et d’occuper les enfants, sans compter les familles monoparentales ou les mères se retrouveront seules face à l’éducation de leurs enfants.

      Le confinement va augmenter les violences intra-familiales et en particulier les violences conjugales, c’est déjà ce qu’a révélé l’expérience du Wuhan4. Là encore, ces violences seront encore moins prises en charge qu’avant puisque le 3919 ne fonctionne plus pendant cette crise contrairement à ce qu’avait annoncé Marlène Schiappa.5 Au sixième jour du confinement, cette tendance est d’ailleurs aussi relatée par la FCPE ce dimanche.6

      Le manque d’accès à l’avortement pourra provoquer des recherches de solutions mettant en danger les femmes subissant des grossesses non-désirées quand celles-ci ne provoqueront tout simplement pas le suicide.

      Dans le même temps, on pourra noter que les adolescents LGBT confrontés en permanence à l’homophobie pourraient là aussi augmenter les tentatives de suicides et les suicides, alors même que c’est déjà une cause importante de suicides chez les adolescentEs.

      Ajoutons à cela que des secteurs largement féminisés se trouve en première ligne de la gestion de la maladie : infirmières, caissières, ...

      L’isolement des individus entraîne une baisse de la conscience de classe

      Le confinement produit un rapport de force dégradé de manière objective. En ce moment, des lois d’exception sont en train de passer à l’Assemblée diminuant nos droits, sans possibilité de riposte et si la légitimité du gouvernement reste affaiblie, les mesures prises rencontrent au moins une part de consentement. Si c’est le cas, c’est bien parce que la crise que l’on rencontre, a de grosses difficultés à être résolue par le système sans faire des milliers de morts.

      Individuellement, les gens ne peuvent pas se protéger et pour une grande majorité restent donc chez eux de peur (et cette peur est fondée) de devenir malade ou de l’être déjà et de contaminer d’autres personnes. Le problème c’est que sans dépistage massif et traitement le confinement risque de durer longtemps.

      Or, isolément, les gens ne peuvent d’une part pas s’organiser (ce qui dégrade le rapport de force) et de l’autre entraîne une baisse de la conscience de classe dans ce qu’elle a de plus simple car c’est l’organisation du travail qui fonde objectivement cette conscience. De plus, le confinement, repose sur le consentement d’une population à être confinée : c’est d’ailleurs par les réseaux sociaux, mais aussi dans la presse ou dans son entourage une pression sociale à « Restez chez vous », mais aussi à prendre le temps de lire ou de se cultiver.

      De fait cette pression sociale, construit alors le modèle de ceux qui y arriveraient en étant forts, en ayant accès à de la culture ou à des habitudes culturelles. Les vieux qui vivent seuls, les dépressifs, les pauvres, ceux qui n’ont pas accès à la culture se retrouveraient alors mis à l’amende.

      Pour l’instant, cette idéologie ne se fait que sous forme de pression, mais elle pourrait produire autre chose, elle passerait alors du consentement à la collaboration : elle est déjà en partie à l’œuvre de manière minoritaire, elle passe par la délation de celles et ceux qui sortent et la volonté d’un durcissement des mesures coercitives.

      Le confinement ne peut qu’être une mesure à court terme, sinon les effets violents décrits auront des effets durables, surtout si, comme c’est le cas aujourd’hui le mouvement ouvrier ne riposte pas.

      https://npa2009.org/idees/societe/le-confinement-la-destruction-du-lien-social-et-ses-consequences
      #confinés #non-confinés #inégalités #logement #mesures_coercitives #amendes #Seine-Saint-Denis #arrestations #garde_à_vue #rester_chez_soi #isolement #télétravail #chômage #détresse_psychologique #santé_mentale #école_à_la_maison #soins #care #tâches_ménagères #conscience_de_classe #lois_d’exception

  • #Erythrée, le gouvernement confisque les #hôpitaux catholiques

    En juin, les 29 hôpitaux de la petite Eglise catholique ont été confisqués par le régime totalitaire du président Issayas Afeworki . « Il ne supporte pas son indépendance qui a toujours dérangé le régime », selon le père Mussie Zerai, président de l’agence Habeshia pour l’aide au développement des migrants et des réfugiés érythréens et éthiopiens (voir La Croix 1.08.19) Le régime communiste totalitaire ne tolère pas le secteur privé et encore moins le rôle des religions dans la société. Il est arrivé la même chose à l’Eglise orthodoxe qui est plus coopératrice. Ce régime veut limiter le champ d’action de l’#Eglise_catholique dans la vie publique et lui faire perdre toute pertinence morale, sociale et politique dans le pays (loi No 73/1995).

    Son indépendance et son autonomie ont toujours dérangé le régime, car elle est la seule institution courageuse depuis 1991 (date de l’indépendance de l’Erythrée conquise de haute lutte contre l’Ethiopie et de l’arrivée au pouvoir du dictateur Afeworki), qui ose parler à voix haute avec ses lettres pastorales. Ainsi le régime n’a toujours pas digéré la lettre pastorale de 2014 intitulée « Qu’as-tu fait de ton frère ? », qui dénonce les innombrables crimes commis par le régime érythréen et le silence de la communauté internationale. Le gouvernement aimerait pouvoir manipuler l’Eglise catholique comme il le fait avec l’Eglise orthodoxe tewahedo d’Erythrée. La confiscation des 29 hôpitaux catholiques, en excellent état, est donc une mesure de représailles et vient soutenir les hôpitaux d’état qui fonctionnent mal, faute de médicaments, de médecins, d’équipes médicales…

    Mais le régime totalitaire ne va pas en rester là. Il a aussi l’intention de nationaliser les 50 #écoles et les 100 #jardins_d’enfants catholiques. Dans certaines régions le régime a déjà demandé d’empêcher l’inscription des élèves dans les écoles catholiques pour la nouvelle année scolaire. Le pays perdra ainsi la qualité de son enseignement. En effet, les #écoles_publiques sont très pauvres, les enseignants manquent parce que beaucoup se sont enfuis, les plus jeunes à cause d’un service militaire très long et pénible. Le régime est obligé des faire venir des enseignants d’Inde et du Kenya. En fait, le gouvernement érythréen est en faillite. Il est incapable de garantir le bien-être, les droits fondamentaux, la justice, ce qui est aussi la cause de l’exode de centaines de milliers de jeunes.

    Depuis 2001, le gouvernement a fermé tous les journaux indépendants et réduit les journalistes au silence par la détention et la torture. Les tribunaux ne sont pas indépendants, influencés par les membres du parti et l’armée. Il n’y a plus d’assemblée parlementaire.

    Au vu de ces faits et surtout de la lettre pastorale des évêques de 2014, on peut se demander comment des parlementaires suisses dont Claude Béglé faisait partie, ont pu revenir d’Erythrée faisant remarquer que “le pays est en train de s’ouvrir.” C’est le même optimisme en Corée du Nord… Un peu plus d’humilité et une connaissance approfondie des pays visités sont indispensables.

    https://blogs.letemps.ch/christine-von-garnier/2019/08/01/erythree-le-gouvernement-confisque-les-hopitaux-catholiques
    #confiscation #hôpital #religion #nationalisation

  • En quasi-faillite, EDF veut nationaliser le nucléaire… et privatiser les renouvelables

    https://reporterre.net/En-quasi-faillite-EDF-veut-nationaliser-le-nucleaire-et-privatiser-les

    Ce mardi, le comité de la stratégie d’EDF étudie le projet de scission du groupe en deux entités : une, nationalisée, pour le nucléaire et l’hydraulique, une autre, privatisée, pour les autres activités. Une manœuvre de la dernière c

    #macron #france #énergie

    • La préparation de cette opération s’inscrit dans un contexte financier critique pour EDF. Entre 2019 et 2025, la moitié des 58 réacteurs nucléaires français atteindra l’âge de 40 ans. Pour continuer à fonctionner, ils devront être rénovés et mis aux normes post-Fukushima. Évaluation du coût de ce « grand carénage », environ 55 milliards d’euros d’ici à 2025 selon EDF, 100 milliards d’euros d’ici à 2030 selon le rapport 2016 de la Cour des comptes. À ces coûts s’ajoutent ceux du chantier de l’EPR de Flamanville, qui atteignent aujourd’hui près de 12 milliards d’euros au lieu des 3 prévus, et ceux de l’EPR d’Hinkley Point, en Grande-Bretagne.

      L’opération « grand carénage » coûtera 45 milliards d’euros, selon EDF.

      Actuellement, EDF n’a pas les moyens de faire face à toutes ces dépenses. Fin 2018, son endettement financier net s’élevait à 33,4 milliards d’euros, pour un bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (EBITDA) de 15,3 milliards d’euros. « La dette brute, un chiffre qu’on ne peut pas trafiquer, s’élève à 69 milliards d’euros, précise Alix Mazounie, de Greenpeace. Et EDF a vendu tous les bijoux de famille qu’il pouvait sans arriver à l’éponger, seulement à la stabiliser. Le free cash flow [flux de trésorerie disponible, qui sert à l’entreprise à mettre en place de nouveaux investissements, à verser les dividendes et à réduire les dettes] a été négatif onze années d’affilée, jusqu’en 2018. Si EDF ne s’est pas retrouvé en faillite chronique, c’est grâce au soutien de l’État. Ce dernier a déjà recapitalisé l’entreprise en 2017 ; mais selon les règles européennes, ce renflouement ne peut pas se faire sans une restructuration. »

  • La prison de Birmingham « déprivatisée » en urgence Estelle Piaton - 20 Aout 2018 - Le Figaro

    http://www.lefigaro.fr/international/2018/08/20/01003-20180820ARTFIG00221-la-prison-de-birmingham-deprivatisee-en-urgence.p

    Après une inspection intensive, le gouvernement britannique a décidé lundi de reprendre la gestion d’une prison anglaise, jusqu’à présent assurée par la société de sécurité privée G4S, accusée d’avoir négligé le bien-être des détenus et des employés.

    Le ministère britannique de la Justice a décidé lundi que le gouvernement reprendra à l’entreprise privée G4S la gestion de la prison HMP de Birmingham (centre de l’Angleterre), trouvée dans un état dramatique, lors de la dernière inspection effectuée entre le 30 juillet et le 9 août.

    Aussitôt interrogé par la Radio BBC, Peter Clarke, le chef inspecteur des prisons, a confirmé que l’état de la prison s’était complètement détérioré depuis l’an dernier, et a parlé de violence, de drogues et du cruel manque d’hygiène au sein de l’établissement qui accueillait le mois dernier 1 269 détenus au total. Il a ajouté n’avoir « jamais vu une prison dans un tel état » de toute sa carrière. Selon le journal The Independent, le comité de surveillance indépendant avait déjà mis en lumière par le passé de sérieux problèmes de circulation de substances psychoactives, de surpopulation carcérale et d’insalubrité extrême. Les rats et cafards se promenaient au pied des prisonniers, et les couloirs étaient maculés de sang et de vomi, le tout enfumé par l’odeur de cannabis.

    Le gouvernement prend ainsi le contrôle de la prison dite de « catégorie B », pour une durée de 6 mois minimum, avant de renégocier la délégation. Sa première initiative a été de transférer plus de 300 prisonniers vers d’autres centres, en vue de soulager la pression sur les surveillants pénitentiaires. Le contrat signé pour 15 ans par la société G4S en 2011, qui leur confiait l’administration de l’établissement, est donc rompu bien avant la fin de son terme.

    Le secrétaire d’État aux prisons Rory Stewart a reconnu à la chaîne de télévision Sky News que la situation était « inacceptable » voire « choquante ». Il a par ailleurs assuré que les frais de cette « déprivatisation » de l’établissement ne seraient pas à la charge des contribuables, mais assumés par G4S.

    Des surveillants cloîtrés dans leurs bureaux
    Certains détenus préféreraient toutefois rester dans leurs cellules, d’après The Guardian, et des surveillants pénitentiaires, effrayés par la violence d’autres condamnés, choisiraient de se cloîtrer dans leurs bureaux. Le plus alarmant, c’est leur « quasi-impunité », a souligné Peter Clarke sur la BBC.

    Construit en 1849, le centre pénitentiaire de Birmingham, exclusivement masculin et à la capacité globale de 1 450 détenus, avait également fait l’objet d’une importante émeute en 2016 et avait été qualifié de « prison la plus violente du pays ». Plus récemment, la presse britannique diffusait la photo de 9 véhicules, dont quelques voitures d’inspecteurs, brûlés dans le parking situé à l’extérieur de la prison de Birmingham.

    Lancée dans les années 1990, la politique d’investissement dans le secteur privé concernant le système pénitentiaire risque avec ce scandale et ces mesures drastiques d’être remise en question dans le pays.

    #prison #nationalisation #violence #angleterre #G4S #Birmingham #rats #cafards

  • Vinci acquiert douze plates-formes aéroportuaires d’Airports Worldwide
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2018/04/24/vinci-acquiert-douze-plates-formes-aeroportuaires-d-airports-worldwide_52897


    Le PDG de Vinci, Xavier Huillard, à Paris, le 17 avril.
    ERIC PIERMONT / AFP

    C’est une acquisition qui tombe à point nommé. Alors que le président de la République, Emmanuel Macron, vient de commencer sa visite officielle aux Etats-Unis, le groupe de BTP Vinci a annoncé, mardi 24 avril, l’acquisition de douze plates-formes aéroportuaires détenues jusqu’ici par l’américain Airports Worldwide. Pour l’heure, Vinci s’est refusé à communiquer le montant de l’opération. Elle intervient moins d’une semaine après la reprise de l’aéroport d’Amman (Jordanie) par le groupe ADP, dont Vinci est actionnaire à 8 %.

    Grâce à l’achat des plates-formes d’Airports Worldwide, qui gère un trafic annuel de 25,6 millions de passagers, Vinci « change de dimension », se félicite le groupe. Sa filiale, Vinci Airports, présidée par Nicolas Notebaert, devient en effet « le numéro quatre mondial » du secteur, avec un trafic annuel total de plus de 182 millions de passagers.

    Cette opération permet surtout à Vinci de mettre le pied aux Etats-Unis, « le premier marché aérien mondial ». Le groupe gérera désormais l’aéroport international d’Orlando, en Floride. Le portefeuille d’Airports Worldwide recèle quelques autres pépites, à l’instar des plates-formes internationales du Costa Rica, qui bénéficient de l’essor touristique du pays.
    […]
    Malgré cette forte croissance, la filiale du groupe de BTP reste encore très loin du groupe ADP. Le gestionnaire d’aéroport dirigé par Augustin de Romanet pèse lourd : 3,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel et 225 millions de trafic passagers en 2017. Le rachat des plates-formes d’Airports Worldwide ne semble qu’une mise en bouche pour Vinci Airports. La véritable cible de la filiale de Vinci, c’est le groupe ADP. Son éventuelle privatisation pourrait permettre à Vinci de devenir le numéro un mondial du secteur.

    Orlando pour se consoler (hum, les dédits sont mahousses…) de NDDL ?

    • Vinci Airports acquiert 12 aéroports d’Airports Worldwide - Challenges.fr
      https://www.challenges.fr/entreprise/vinci-airports-acquiert-12-aeroports-d-airports-worldwide_582771

      Vinci Airports a signé un accord portant sur la reprise du portefeuille d’Airports Worldwide, comprenant 12 aéroports et qui lui permet d’étendre son réseau aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, au Costa Rica et en Suède, a annoncé le groupe mardi. Avec cet accord, le groupe «  acquiert neuf nouvelles plateformes  » dont deux en pleine propriété, Belfast International Airport (Irlande du Nord) et Skavsta Airport près de Stockholm (Suède).

      Il s’implante aussi aux Etats-Unis avec «  une concession  » de l’aéroport d’Orlando-Sanford en Floride, quatre aéroports «  sous contrat d’exploitation totale  » (Hollywood Burbank Airport et Ontario International Airport en Californie et Macon Downtown Airport et Middle Georgia Regional Airport en Géorgie) et trois contrats de gestion partielle d’aéroports américains. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé.

      Le portefeuille comprend également des « participations en co-contrôle dans les deux principaux aéroports du Costa Rica (48,75% de Juan Santamaria International Airport et 45% de Daniel Oduber Quiros International Airport) ».
      […]
      Avec les aéroports de Belfast et Skavsta, «  Vinci Airports se renforce également en Europe, où le groupe exploite déjà 12 aéroports en France et 10 au Portugal auxquels s’ajoute l’aéroport Nikola-Tesla de Belgrade (Serbie), dont Vinci Airports a signé le contrat de concession le 22 mars dernier  », précise-t-il.

    • C’est marrant, avant même de lire la conclusion, j’allais faire de la #prospective à peu de frais en annonçant que #Macron et sa clique au gouvernement finirait par ordonner la #nationalisation d’#ADP.
      Le schéma d’enrichissement des grands groupes est tellement prévisible : on finance la constitution d’empires publics par l’argent du #contribuable, ensuite on les nationalise ; on a peu de chances de se tromper si on suppose que les bénéficiaires du grisbi sont/ont été/vont être des soutiens de poids à ces personnes qui actent de ces décisions.

  • Les Britanniques nous alertent sur la libéralisation du train | Comme un bruit qui court
    https://www.franceinter.fr/emissions/comme-un-bruit-qui-court/comme-un-bruit-qui-court-03-mars-2018

    Alors qu’en France, on se prépare pour le grand chambardement de la SNCF, on a voulu aller en Grande-Bretagne où une autre bataille du rail cristallise aussi toutes les tensions. Sauf que nos voisins britanniques se battent, eux, pour re-nationaliser leurs trains. Durée : 56 min. Source : France Inter

    http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13947-03.03.2018-ITEMA_21605111-1.mp3

  • Venezuelan #Pirates Rule the Most Lawless Market on Earth - Bloomberg
    https://www.bloomberg.com/news/features/2018-01-30/venezuelan-pirates-rule-the-most-lawless-market-on-earth

    #Venezuela and the island of Trinidad are separated by only 10 miles of water and bound together by the most lawless market on Earth today. Playing out at sea and on the coasts, it is a roiling arbitrage—of food, diapers, weapons, drugs, and women—between the desperate and the profit-minded. Government is absent, bandits are everywhere, and participating can cost you your life. But not participating can also mean death, because the official economy of Venezuela is in a state of collapse, and the people are starving.

    #Golfe_de_Paria #Trinidad
    #Bocas_del_Dragón #Boca_del_Serpiente
    #piraterie

    • But the fishing industry withered under Chávez, and then under Nicolás Maduro, who succeeded him as president in 2013. The warehouse in Güiria burned down and was never rebuilt; the ship repair facilities were shuttered after a few years in government hands. Venezuelan ships not seized by the government were quickly reflagged in Nicaragua, Panama, and Ecuador, and much of the government fleet now lies in port, awaiting repairs and scarce spare parts. From 554,000 tons of fish caught in 1997, the year before Chávez started his revolution, the catch in 2015 had fallen almost 60 percent, to 226,600 tons, according to the Caracas-based Foundation for Sustainable and Responsible Tuna Fisheries.

      #pêche #Venezuela #nationalisation (qui a possiblement tout pété)

  • Oligarchs making gains: the costly nationalisation of Ukraine’s PrivatBank

    On 18 December, the government in Ukraine decided to nationalise the country’s largest bank, PrivatBank. It has been owned by the oligarchs Ihor Kolomoyskyi and Henadiy Boholyubov (over 90% of the shares). Formally, the decision was taken following a motion from the National Bank of Ukraine (NBU) and the Financial Stability Council after the major shareholders put forward a proposal to the government to take over the bank for the benefit of its clients. On 19 December, in an attempt to calm the situation on the market, Ukraine’s most senior officials, including the president, the prime minister and the head of the NBU, guaranteed the safety of deposits to clients of PrivatBank. In the pessimistic scenario, the state will have to pay 148 billion hryvnias (around US$5.5 billion) for the nationalisation of this bank.

    https://www.osw.waw.pl/en/publikacje/analyses/2016-12-21/oligarchs-making-gains-costly-nationalisation-ukraines-privatbank
    #Ukraine #banque #finance #nationalisation #private_banking

  • Le cas de l’Islande : résister à la toute-puissance de la Finance

    Un petit peuple s’oppose aux institutions financières internationales, parvient à renverser l’asymétrie de la relation débiteurs / créanciers et à mettre en pièces la doxa de l’économie néo-libérale - leur chance, au contraire de la Grèce, aura été de ne pas faire partie de la zone euro - et de ne pas s’en être remis à « la gauche radicale ».

    http://www.xerficanal-economie.com/emission/Jean-Francois-Gayraud-Resister-a-la-toute-puissance-de-la-finan

    #non #résistance #Banque #finance #assurance #Dette #Finance #Banque #dérégulation #Islande #FMI #peuple #contre_insurrection #nationalisation_bancaire #surendettement #fiscalité #contrôle_des_changes #euro

  • #Bolivie : l’assassinat d’un ministre d’Evo Morales jette une ombre sur le régime
    http://geopolis.francetvinfo.fr/bolivie-l-assassinat-d-un-ministre-d-evo-morales-jette-une-omb

    Depuis quand les médias publics français considèrent que le gouvernement bolivien est un « régime » ? Et en quoi cet assassinat prémédité par les patrons mineurs, qui veulent vendre leurs mines à des entreprises multinationales, jette-t-il une ombre sur Evo Morales ? L’article est d’ailleurs plutôt factuel et n’a rien à voir avec le titre.

    #Illanes #nationalisation #privatisation #assassinat

  • LeMO Kapitel - Weimarer Republik - Innenpolitik - Fürstenenteignung 1926
    https://www.dhm.de/lemo/kapitel/weimarer-republik/innenpolitik/fuerstenenteignung-1926.html

    Suite à la révolution de 1918-1919 un mouvement populaire important revendique la transformation en bien commun des propriétés appartenant aux nobles. La tentative échoue à cause des conflits au sein du mouvement ouvrier et surtout a cause de la résistance des juges et des gouvernements. Il faut savoir qu’à partir de 1919 toute tentative d’autogestion populaire devient immédiatement la cible des Freikorps, ces escadrons de la mort sous commandement de nobles et de réactionnaires bourgeois. Quand cela ne suffiit pas pour mater une révolte, le gouvernement social-démocrate envoye l’armée écraser le mouvement populaire.

    https://de.wikipedia.org/wiki/Deutscher_Oktober#Verlauf

    Am 16. Oktober wurde die sächsische Polizei direkt der Reichswehr unterstellt. Damit war der Regierung ihre wichtigste Machtbasis entzogen und sie de facto bereits weitgehend entmachtet.

    Die Möglichkeit eines kommunistischen Aufstands blieb indes bis zum 21. Oktober (1923) real. Für diesen Tag hatte die KPD zu einer Arbeiterkonferenz nach Chemnitz aufgerufen. Sollte sich die Stimmung der Versammlung als günstig erweisen, sollte der Generalstreik ausgerufen werden und der Aufstand beginnen. Brandler stieß jedoch mit einem entsprechenden Vorstoß nicht auf Zustimmung der Versammlung und die SPD drohte, die Koalition aufzukündigen. August Thalheimer hat später die Ereignisse in Chemnitz mit Blick auf den geplanten Roten Oktober als „Begräbnis dritter Klasse“ bezeichnet. Tatsächlich erkannten KPD und EKKI, dass die Kommunisten selbst in Sachsen völlig isoliert waren. Der Plan einer Erhebung wurde fallen gelassen. Lediglich in Hamburg kam es zu einem begrenzten Aufstandsversuch (siehe Hamburger Aufstand).

    In Sachsen ging nun die Reichswehr mit Gewalt gegen die Kommunisten vor. Vom 21. bis zum 27. Oktober kam es in verschiedenen Städten zu Schießereien mit Verwundeten und Toten. Der Vormarsch der Armee fand ohne förmlichen Beschluss der Reichsregierung, aber im Auftrag des Reichspräsidenten Friedrich Ebert statt. Nach der Weigerung Zeigners, eine Regierung ohne Kommunisten zu bilden, kam es schließlich am 29. Oktober zu einer förmlichen Reichsexekution nach Artikel 48 der Reichsverfassung

    Deux ans plus tard la crise économique pousse dans la pauvreté extrème une grande partie des allemands. C’est comme ça que voit le jour un mouvement pour la nationalisation des richesse énormes entre les mains des nobles. Il s’agit simplement d’une tentative de mettre pratique le contenu de la constitution allemande.

    Die fürstlichen Besitztümer waren in der Revolution 1918/19 zwar beschlagnahmt, jedoch nicht enteignet worden. Da die Weimarer Verfassung in Artikel 153 das Privateigentum garantierte, forderten die Fürsten nun hohe finanzielle Entschädigungen für entgangene Gewinne und die freie Verfügungsgewalt über ihren Besitz zurück. Ein Großteil der vielfach unter sozialer Not leidenden Bevölkerung reagierte empört, als 1925 Gerichtsurteile bekannt wurden, welche die Fürstenabfindungen unterstützten.

    Die Empörung politisch ausnutzend, forderte die KPD mit großem propagandistischem Aufwand, die Fürsten zugunsten sozial bedürftiger Schichten zu enteignen. Angesichts der hohen Arbeitslosigkeit und mit Rücksicht auf die Stimmung in der Arbeiterschaft unterstützte die Führung der SPD den Vorstoß der Kommunisten.

    En Bavière, lieu des exécutions sommaires et de l’exercice brutal du pouvoir noble, seulement une petite minorité ose voter pour l’abolition des privilèges matériels de la noblesse.

    Volksabstimmung « Entschädigungslose Fürstenenteignung », 1926 – Historisches Lexikon Bayerns
    https://www.historisches-lexikon-bayerns.de/Lexikon/Volksabstimmung_%22Entsch%C3%A4digungslose_F%C3%BCrsten

    Volksabstimmung über die entschädigungslose Enteignung der bis 1918 regierenden deutschen Fürstenhäuser, initiiert von KPD, SPD und freien Gewerkschaften im Frühjahr 1926. Nach dem erfolgreichen Volksbegehren scheiterte der Volksentscheid am 20. Juni 1926 mit 36,4 % Ja-Stimmen. In Bayern ergab sich die niedrigste Zustimmungsquote aller Länder.

    L’article dans Wikipedia témoigne de l’hégémonie idéologique de la droite en Allemagne :
    – 100 mots sur l’analyse des historiens de gauche, en plus ce paragraphe ne cite que les positions prises pas les historiens en RDA
    – 850 mots sur les différentes positions de historiens bourgeois et conservateurs.

    Fürstenenteignung
    https://de.wikipedia.org/wiki/F%C3%BCrstenenteignung

    #Allemagne #histoire #révolution #Saxe #nationalisation

  • Le #camp de #Grande-Synthe sera désormais géré par l’Etat

    Le camp de migrants de Grande-Synthe (Nord), construit par Médecins sans frontières (MSF), l’ONG (MSF), sera géré par l’Etat dans quelques semaines. Le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, et la ministre du logement, Emmanuelle Cosse, doivent l’annoncer à l’occasion d’un déplacement lundi 30 mai.

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/05/23/le-camp-de-grande-synthe-sera-desormais-gere-par-l-etat_4924358_3224.html
    #migrations #campement #asile #réfugiés #France

  • La Crimée nationalise les studios de cinéma de Yalta
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/02/27/la-crimee-nationalise-les-studios-de-cinema-de-yalta_4584879_3214.html

    Les #studios_de_cinéma de #Yalta, sur les bords de la mer Noire, ont ouvert en 1917 et ont été l’un des principaux lieux de tournage des films soviétiques. Ils disposent d’un bassin pour filmer des scènes aquatiques et d’un grand nombre de voitures de collections.

    Andreï Tarkovski y a notamment tourné son chef-d’œuvre de science-fiction Solaris en 1972. Les studios ont aussi attiré de nombreux autres cinéastes soviétiques, séduits par les paysages spectaculaires de la péninsule et son climat ensoleillé.

    Privatisés par l’Ukraine après la chute de l’URSS, les studios avaient été vendus à une société russe en 2003 puis en 2010 à deux banquiers et producteurs russes, Sergueï et Andreï Archinov. Leur état s’est dégradé ces dernières années, même si certains cinéastes russes continuaient d’y travailler, comme Fedor Bondarchuk (Stalingrad).

    #ukraine #russie #urss #nationalisation #cinéma

  • L’insupportable braderie de notre souveraineté continue ! - Communiqué du 2 juillet 2014
    http://www.jean-luc-melenchon.fr/2014/07/02/linsupportable-braderie-de-notre-souverainete-continue

    François Hollande et son gouvernement viennent de décider un nouvel abandon de souveraineté. Après Alcatel, EADS, Alstom, c’est cette fois le cœur de l’industrie d’armement qui est attaqué. La fusion de l’entreprise Nexter (ex GIAT industries) avec l’entreprise allemande KMW est une double faute. Une faute contre la France qui perd ainsi le contrôle à […]

    #Communiqués

  • A un año de nacionalización, empresa distribuidora de electricidad De La Paz incremento ganancias e inversiones - Vicepresidencia del Estado
    http://www.vicepresidencia.gob.bo/A-un-ano-de-nacionalizacion

    esta empresa cuando se encontraba en manos privadas el año 2012 entonces “Electropaz” generó una ganancia, según reporte de los ejecutivos de la propia compañía, de 67 millones de bolivianos dinero que salía al extranjero, sin embargo al año de nacionalización este monto se incrementó a 112 millones, recursos que se quedan en Bolivia.

    ...

    También el Vicepresidente recordó una de las injusticias que sucedía en la administración de la ex Electropaz, cuando los paceños de áreas rurales tenían que pagar por el servicio de energía tres veces más que en las ciudades. “Los que vivimos en la ciudad de La Paz y El Alto pagábamos 0,66 centavos de boliviano por una cantidad de energía eléctrica, pero en el Altiplano mi hermano de Omasuyos, mi hermana de provincia Aroma, mi compañero de provincia Pacajes pagaba 1,50, yo pagaba 0,60 y mi hermano del campo que no tiene plata pagaba 1,50”, subrayó.

    Esa barbaridad que había en tiempos privados se ha acabado

    Comment la #nationalisation de la compagnie de distribution d’électricité de #La_Paz a permis d’appliquer des prix plus justes et d’investir les bénéfices en #Bolivie au lieu de les laisser partir vers les actionnaires (espagnol·e·s d’Iberdrola dans ce cas)

    http://www.vicepresidencia.gob.bo/IMG/jpg/transformadores.jpg

  • L’Espagne veut nationaliser ses #autoroutes en #faillite
    http://fr.myeurop.info/2014/01/14/espagne-nationalise-autoroutes-en-faillite-12904

    Christelle Granja

    Des infrastructures très coûteuses qui ne rapportent rien : dix autoroutes espagnoles, pourtant largement financées par l’UE, sont au bord de la faillite. L’Etat envisage une #nationalisation qui reste suspendue au feu vert de Bruxelles.

    Trop d’autoroutes sont construites, pour des budgets beaucoup trop élevés : un rapport de la cour des comptes européenne lire la suite

    #Économie #Environnement #Espagne #Europe #fréquentation #Péage #tarif #union_européenne

  • Vers une nationalisation partielle de PSA Peugeot Citroën ? - France Info
    http://www.franceinfo.fr/economie/tout-info-tout-eco/vers-une-nationalisation-partielle-de-psa-peugeot-citroen-1247465-2013-12
    http://www.franceinfo.fr/sites/default/files/imagecache/462_ressource/2013/12/13/1247499/images/ressource/psa.jpg

    Oui, mais l’Etat veille au grain et l’a rappelé hier par l’intermédiaire d’Arnaud Montebourg : OK pour l’opération, à condition que PSA reste français. L’Etat pourrait donc participer à l’augmentation de capital à parité avec le chinois : 20% chacun, auxquels s’ajouteraient d’autres investisseurs tricolores.
    Il y a un an, l’Etat s’était déjà porté caution de l’avenir de la branche financière de Peugeot (PSA Finances) à hauteur de 7 milliards d’euros jusqu’en 2015. L’Etat qui détient déjà 15% de Renault va-t-il devenir aussi actionnaire de référence de PSA à la place de la famille Peugeot ? Fantasme ou réalité ? Les prochains moins - peut-être même les prochaines semaines - nous diront si nous sommes en train d’assister à une semi-nationalisation du groupe familial vieux de 200 ans.

    #PSA Peugeot Citroën
    #General-Motors
    #Dongfeng
    #Arnaud-Montebourg

    #nationalisation ( partielle ? )
    #dividendes -> PSA
    #pertes -> Etat

  • Michel Abhervé » Blog Archive » RSA : retour à la case Etat, ou l’échec annoncé de la réforme de François Fillon
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/2013/10/19/rsa-retour-a-la-case-etat-ou-lechec-annonce-de-la-reforme-d

    C’est en effet la loi impulsée par le Ministre des affaires sociales de l’époque, un certain François Fillon, qui a décidé de ce transfert, organisé par la loi no 2003-1200 du 18 décembre 2003. Cette loi rendait les départements pleinement responsables du RMI, en les rendant responsables du versement de l’allocation, auparavant confiée à l’Etat, et en supprimant “l’obligation légale” de financement par les conseils généraux de dépenses pour l’insertion des bénéficiaires, à hauteur de 20 % des sommes consacrées par l’Etat à l’indemnisation des bénéficiaires (pourcentage ramené à 17 % après la création de la Couverture Maladie Universelle)

    La logique qui fondait cette loi était simple : les départements ont intérêt à investir dans l’insertion puisque cela facilitera la sortie du RMI et donc réduira leur dépense en matière d’indemnisation

    Dix ans après le vote de cette loi, entrée en application au 1 janvier 2014 il faut bien en constater l’échec, puisque de nombreux départements réclament le retour de cette responsabilté à l’Etat. Car il faut bien constater que le pari fondateur de ce transfert ne s’est pas concrétisé et que le choix de transférer ce versement a mis les départements en grande difficulté,

    En première ligne le conseil général de la Réunion, dont la présidente est Nassimah Dindar, également présidente de la commission outre-mer de l’Association des Départements de France, qu’on a du mal à classer politiquement : élue en tant qu’UMP, conseillère politique chargé de la diversité auprès de Nicolas Sarkozy en 2007, elle s’est alliée avec la gauche pour garder le présidence du département en 2008 avant de se présenter, sans succès, aux législatives en 2012 sous l’étiquette Modem puis d’adhérer à l’UDI, en attendant le suite du parcours.

    #RSA
    #Etat
    #réforme
    #François Fillon
    #conseils-généraux
    #financement
    #économie

  • CADTM - Nationalisation partielle des Fonds de pension en Pologne : Un pas dans la bonne direction, mais...
    http://cadtm.org/Nationalisation-partielle-des

    Nationalisation partielle des Fonds de pension en Pologne : Un pas dans la bonne direction, mais...

    18 octobre par Dariusz Zalega
    La Pologne est bon élève du néolibéralisme en Europe : privatisations, dérégulations, soutien au business sur le dos de la société. Depuis quelques mois il y a un changement significatif : le gouvernement libéral nationalise une grande partie du marché des fonds de pensions privés, pour réduire la dette publique.

    « Il faut travailler plus longtemps et finir avec la culture de la vie à crédit ». Pourquoi ? Parce que « nous devons envoyer le signal fort en direction des marchés financiers internationaux ». Ces mots de Jerzy Buzek, ancien président du Parlement européen, peuvent expliquer post factum pourquoi son gouvernement a privatisé en 1999 une grande partie du système de retraites en Pologne. Les médias ont vanté le nouveau système grâce auquel les futurs retraités pourront passer leurs vieilles années dans les Maldives.

    La base officielle de la réforme de 1999 a été l’introduction de trois piliers :
    1. le fonds public ZUS (Zakład Ubezpieczen Społecznych), organisme d’État qui devrait percevoir les cotisations de retraite, 19,52 % au niveau du salaire brut et reverser ensuite plus du tiers (7,3 %) de ces cotisations aux fonds privés OFE ;
    2. les fonds de pension privés OFE (Otwarty Fundusz Emerytalny). Ils étaient obligatoires pour les personnes nées après le 31.12.1968. Au début il y a eu 21 OFE. Il n’en reste maintenant que 14, dont la majorité est contrôlée par les grands groupes financiers (par ex. ING, Allianz, Amplico, Aviva, Axa, Generali...).
    3. Différents modèles de systèmes de retraites volontaires, par ex. au niveau d’entreprise. En réalité la signification de ce troisième pilier est minime.

    #Pologne
    #nationalisation
    #Fonds-de-pension