naturalfeature:everest

  • La « zone de la mort » de l’Everest n’a jamais aussi bien porté son nom jfe avec ats - 25 Mars 2019 - RTS *
    https://www.rts.ch/info/monde/10458051-la-zone-de-la-mort-de-l-everest-n-a-jamais-aussi-bien-porte-son-nom.htm

    La haute saison bat actuellement son plein sur l’Everest, au point que des bouchons d’alpinistes se forment à 8848 mètres, où l’oxygène se raréfie. Six personnes y ont péri cette semaine, portant à dix le nombre de morts cette saison sur le toit du monde.

    Des photos impressionnantes montraient ces derniers jours une longue queue d’alpinistes emmitouflés piétinant en crampons les uns derrière les autres sur l’arête située entre la cime et le col Sud, où se trouve l’ultime campement du versant népalais. À la date de jeudi, environ 550 grimpeurs étaient parvenus en haut de l’Everest cette année, selon des données collectées par les autorités népalaises.

    Un jeune Indien de 27 ans y a trouvé la mort sur le chemin du retour. « Il était coincé dans l’embouteillage depuis plus de douze heures et était épuisé. Des guides sherpas l’ont ramené au camp 4 mais il a rendu son dernier souffle là-bas », a relaté Keshav Paudel de l’agence Peak Promotion.

    Trop de permis en cette période favorable
    Selon les experts, cet encombrement est dû en partie à la multiplication de permis délivrés, mais pas uniquement. En effet, entre avril et mai, la météo est particulièrement favorable à l’ascension de la montagne mythique.

    « Il faut comprendre que là-bas, tous les prétendants se retrouvent à peu près les mêmes jours, car ce sont les fenêtres météo qui vont permettre ou non d’accéder au sommet. Avec les téléphones satellites, les prévisions sont très fiables et par conséquent, les alpinistes vont se retrouver le même jour, voire les mêmes heures sur les pentes de l’Everest », explique le guide de montagne François Damilano, qui a escaladé la montagne en 2014, dans Forum.

    Altitude extrême pour l’organisme
    A cette altitude extrême, l’oxygène se fait plus rare dans l’atmosphère et les sportifs doivent généralement recourir à des bouteilles d’oxygène pour parvenir au bout de leur ascension. Une altitude supérieure à 8000 mètres au-dessus du niveau de la mer est considérée comme la « zone de la mort ».

    Rester longtemps dans cette zone « augmente les risques de gelures, de mal des montagnes et même de mort », a expliqué à l’AFP Ang Tsering Sherpa, ex-président de l’Association d’alpinisme du Népal. L’an dernier, cinq personnes avaient perdu la vie sur l’Everest.

    11’000 dollars le permis
    La libéralisation de l’ascension par les autorités népalaises dans les années 1990 a encouragé le développement d’expéditions commerciales et multiplié les alpinistes sur les parois.

    Cette année, le Népal a émis pour la saison de printemps le nombre record de 381 permis, au prix unitaire de 11’000 dollars, selon les dernières données disponibles. Chaque titulaire d’un permis étant accompagné d’un guide, cela signifie qu’environ 750 personnes s’élanceront sur la même voie en quelques semaines.

    Au total, le nombre d’alpinistes sur l’Everest pourrait cette année dépasser le record de l’an dernier qui avait vu 807 personnes atteindre le sommet. « L’Everest, comme beaucoup de lieux emblématiques de part le monde, attire de plus en plus de gens », confirme François Damilano.

    « Avec si peu d’opportunités (météo) et tant de permis (...) il est impossible de faire passer tant de gens à travers les goulets d’étranglement notoires des deux côtés », a estimé le blogueur Alan Arnette, réputé pour sa couverture de l’alpinisme.

  • L’Everest du Pentagone : $1 500 milliards
    http://www.dedefensa.org/article/leverest-du-pentagone-1500-milliards

    L’Everest du Pentagone : $1 500 milliards

    Un de nos plus exaltantes courses à l’évaluation a toujours été, tout au long du demi-siècle de la carrière de notre capitaine PhG, le budget du Pentagone, Moby Dick pour les amis. (Parmi ceux-ci, les amis, le meilleur d’entre eux étant le JSF comme on s’en doute.) En 2 007, nous envisagions $1 000 milliards ; ces derniers temps, nous nous étions fixés autour de $1 200-$1 300 milliards/l’an alors que le budget officiel musarde autour des $700 milliards. Eric Zuesse nous offre une nouvelle perspective.

    Historien respecté dans les bons milieux des antiSystème sérieux, homme de gauche bien plus déterminé qu’un antiSystème se disant de droite, Zuesse donne une vertigineuse étude dans TheDuran.com, sur la comptabilité du Pentagone. Il la fixe au niveau des $1 500 (...)

  • British Empire’s hidden workings in India and Iran revealed in remarkable new film footage
    https://theconversation.com/british-empires-hidden-workings-in-india-and-iran-revealed-in-remar

    The collection ranges from professional expedition documentaries to home movies and amateur documentary footage. Some films, such as The Conquest of Everest (1953) are well known. Others are only now emerging from the obscurity of the archives, such as the recently restored colour footage filmed by Sir Charles Evans on the first ascent of the third-highest mountain in the world, Kangchenjunga 1955.

    Beyond these professional documentaries intended for public release are a whole range of amateur films. And they are shedding new light on aspects of imperial science, administration and colonial travel, providing us with major new sources through which we can examine the hidden histories of exploration and empire.

    Skrine’s films provide us with unprecedented footage of Iran under the Allied-Soviet occupation, and demonstrate a strong surveillance sensibility.
    A treasure trove of footage.

    Increasingly after 1942, the Soviets confiscated and destroyed Skrine’s ciné-camera footage if they felt it strayed too long on military subjects. So it is all the more remarkable that, later in 1942, Skrine managed to avoid detection and travelled north to the border of Soviet Turkmenistan and covertly filmed the oil trains trundling from Tashkent to Krasnovodsk along the Trans-Caspian railway, footage that also appears in his Quetta-Damghan film.

    He also made a brief, unauthorised crossing of the unguarded border into the Soviet Union. Covert surveillance, deliberate infringement; to the Soviet occupying forces this would have constituted espionage. Old home movies, it seems, are not always innocent. In some cases, they enable us to see with the eyes of Britain’s imperial security state.

    Royal Geographical Society
    https://player.bfi.org.uk/free/collection/royal-geographical-society

  • Comment l’Everest est devenue la plus haute poubelle du monde… (Vidéo)
    https://mrmondialisation.org/leverest-est-devenue-la-plus-haute-poubelle-du-monde

    Népal. Sous les étendues de neige vierge et les glaciers de l’Everest, s’accumulent les déchets laissés par les différentes expéditions d’alpinistes depuis des décennies. Dans un #documentaire poignant et émouvant, le réalisateur #Jean-Michel_Jorda nous propose de suivre une expédition partie nettoyer le géant. Le documentaire est une invitation à porter un nouveau regard sur la mythique #montagne, nous émerveillant à la fois de sa splendeur, tout en rappelant que la folie des êtres humains détruit l’environnement et que le tourisme de masse a de graves conséquences partout sur la planète.

    En quelques décennies, le visage de #Katmandou a bien changé. Autrefois capitale d’un pays fermé sur lui-même, le gouvernement a progressivement ouvert les frontières au tourisme. Il y a un peu plus de 50 ans, à peine 5000 visiteurs se rendaient au #Népal par an. Il seraient aujourd’hui plus de 270 000. Et ceci n’est pas sans conséquence. Dans un pays pauvre qui ne peut que difficilement faire face à l’afflux de touristes, la #pollution a tout simplement explosé. « L’#himalayisme moderne […] impacte tout le peuple népalais » raconte le réalisateur. Le Graal des alpinistes remporte désormais un nouveau record, celui de « plus haute #poubelle du monde » : la frénésie pour l’#Himalaya a un prix élevé.

    https://vimeo.com/245745302

  • Je rêve d’une amie
    Musicienne
    Plus vue depuis des lustres !

    C’est comme si elle était là
    Vraiment là, allongée à côté de moi
    Elle serait contente de l’apprendre !

    Ce qui m’attend aujourd’hui
    Vous ne voudriez pas me demander
    De grimper l’Everest plutôt ? Pieds nus ?

    Zoé en pleine forme
    Sur le chemin du collège
    M’imite, façon interview. Rires

    J’emmène Émile
    Chez le psychologue
    Navigation par gros temps

    Court entretien
    Le gros temps
    Va grossir encore

    Retour, je confie Émile
    À Clément et Julia
    Le verbe confier (transitif)

    Je passe chercher Zoé
    Retour, nouvelles imitations
    « Zoé, débranche ton petit Brésilien ! »

    Saumon
    Salade de fusillis
    Compote de poires

    Retour d’Émile
    Et ses grands frère et sœur
    Je prends une grande respiration

    « Je
    Te fais
    Confiance », dit-il

    C’est comme s’il déposait
    Un sac rempli de pierres
    Le plancher craque mais ne rompt pas

    On ne vit pas de tels moments
    Souvent dans une existence
    Heureusement, on ne tiendrait pas

    « Je peux aller me promener ? »
    Cette phrase entendue cent fois
    Cette fois comme si la première fois

    La discussion se poursuit
    Plaisir de l’intelligence collective
    Transmission réussie et courant alternatif

    On sort les guirlandes
    Premier Noël sans sapin, sans ficus
    Sans boules, mais encore des guirlandes

    Émile prend des initiatives
    De décoration très inattendues
    Guirlande électrique qui barre une photo

    Ce n’est pas tous les jours
    Que je sors ma perceuse électrique
    Émile fixe son pantin dans le salon !

    Jour de fondations
    Jour de guirlandes
    Jour de cinéma

    Mes enfants parviennent
    À se passer de sapin de Noël
    Mais ils aiment encore Starwars®™©

    Le soir
    Je m’allonge rompu
    Et, comme rarement, apaisé

    Mais je peine
    À m’endormir
    Pas si apaisé, reste le combat

    #mon_oiseau_bleu

  • Montagnes et montagnards des Suds dans la mondialisation touristique : imaginaires et pratiques
    Isabelle Sacareau
    Montagnes et montagnards des Suds dans la mondialisation touristique : imaginaires et pratiques [Texte intégral]
    Mountains and Mountain Dwellers of the Global South and the Globalisation of Tourism : Imaginaries and Practices [Texte intégral | traduction]
    Etienne Jacquemet
    Pourquoi vient-on voir l’#Everest ? Représentations collectives et pratiques touristiques dans la région du #Khumbu [Texte intégral]
    Why Do People Come to See Mount Everest ? Collective Representations and Tourism Practices in the Khumbu Region [Texte intégral | traduction]
    Lucie Dejouhanet
    Le tourisme dans les montagnes du centre du #Kérala (#Inde du Sud) : à la croisée des regards posés sur les populations forestières [Texte intégral]
    Tourism in the Mountains of Central Kerala (South India) : at the Crossroads of Attitudes Towards Forest Populations [Texte intégral | traduction]
    Evelyne Gauché
    Mise en tourisme d’un village shui dans la province montagneuse du #Guizhou (sud de la #Chine) : imaginaires et instrumentalisation politique du paysage [Texte intégral]
    Tourismification of a Shui Village in the Mountainous Province of Guizhou (South China) : Imaginaries and the Use of Landscape for Political Ends [Texte intégral | traduction]


    https://journals.openedition.org/rga/3827
    #revue #montagnes #montagnards #tourisme

  • Climat : « On ne mesure pas l’ampleur du danger »

    http://www.lemonde.fr/climat/article/2017/12/18/climat-on-ne-mesure-pas-l-ampleur-du-danger_5231300_1652612.html

    Pour Jerry Brown, gouverneur de l’Etat de Californie et responsable politique emblématique de la lutte contre le réchauffement, le risque que pose le dérèglement climatique est « existentiel ».

    Dans la foulée du One Planet Summit organisé par la France, le gouverneur de Californie Edmund G. Brown – mieux connu sous le nom de Jerry Brown – a été fait, mercredi 13 décembre, docteur honoris causa de l’Ecole normale supérieure. L’institution de la rue d’Ulm saluait ainsi l’un des responsables politiques américains les plus emblématiques de la lutte contre le changement climatique et qui, depuis quarante ans, a mis la préservation de l’environnement au cœur de son action et de sa réflexion. A l’occasion de son passage à Paris, il a répondu aux questions du Monde.

    Que retenez-vous du One Planet Summit, organisé le 12 décembre par la France, pour les deux ans de l’accord de Paris ?

    Ce qui m’a le plus frappé, c’est la prise de parole du président Macron et des autres chefs d’Etat sur le danger existentiel que représente le réchauffement. Je viens des Etats-Unis, je n’ai pas l’habitude d’entendre cela de la part du président Trump.

    J’étais récemment à un forum à Vladivostok en Russie, où se sont exprimés le président Poutine, le président sud-coréen [Moon Jae-in], le premier ministre japonais [Shinzo Abe] et le président de Mongolie [Khaltmaagiyn Battulga]. Tous ont parlé des activités économiques de leurs pays sans dire un mot du changement climatique ou des émissions de CO2. Au sommet de Paris, au moins, j’ai entendu des dirigeants concernés par le sujet, même si cette prise de conscience est insuffisante face à la réalité du danger décrit par les scientifiques.

    Au Sommet de la Terre, à Rio de Janeiro en 1992, des propos forts avaient été tenus, les grands traités environnementaux ont été adoptés, mais rien n’a jusqu’à présent entravé le réchauffement. Croyez-vous dans l’efficacité de la gouvernance climatique ?

    J’étais à Rio, j’ai assisté à ces discours. Mais depuis, les preuves scientifiques se sont accumulées sur les effets du dérèglement climatique : l’acidification des océans, l’élévation des températures, la sécheresse, les feux de forêts… Au moment où je vous parle, la Californie est en proie à des incendies. La compréhension des mécanismes du changement climatique s’est largement répandue, mais les responsables politiques, les patrons d’entreprises sont-ils à la hauteur pour répondre à cette urgence ? Non.

    Les acteurs non étatiques mènent des politiques climatiques souvent volontaristes. Est-ce eux qui vont « sauver la planète », laissant les gouvernements à la traîne ?

    Une chose est sûre, la Terre sera sauvée. Mais l’espèce humaine, elle, ne mesure pas clairement l’ampleur du danger. Aujourd’hui, 204 acteurs non étatiques, représentant plus d’un milliard d’habitants et 40 % du PIB mondial, réunis dans le collectif Under2 Coalition, se sont engagés à maintenir la température sous le seuil des 2 °C. Mais l’un de ces acteurs vient d’approuver un projet de centrale pour l’exportation de charbon. On ne peut pas à la fois parler de décarbonation et prendre une telle décision !

    L’effort que nous avons à faire pour réduire notre empreinte carbone est immense : on approche du camp de base mais on n’a pas encore débuté l’ascension du mont Everest. Une transformation de notre regard et de nos comportements s’impose. Le dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie indique que le monde consomme 96 millions de barils de pétrole par jour et que l’on en consommera 80 millions dans les prochaines années. Quitter la civilisation basée sur une économie carbonée pour un monde totalement décarboné revient à parcourir le chemin qui sépare la Rome païenne de l’Europe chrétienne, à cette différence près qu’on dispose seulement de quelques décennies pour y arriver !

    En pointe dans les renouvelables, l’Etat de Californie est aussi le troisième plus gros producteur de pétrole et de gaz des Etats-Unis… N’est-ce pas un paradoxe ?

    La Californie produit en effet du gaz, mais importe 77 % de ses besoins en énergie fossile pour faire tourner les moteurs des voitures. La contradiction la plus notable, c’est que la Californie a 32 millions de véhicules, à essence pour la plupart. Ces véhicules parcourent 345 milliards de miles [555 milliards de kilomètres] par an. Notre objectif est de réduire la consommation de pétrole de 50 % d’ici 2030, en privilégiant les véhicules et les bus électriques, car si nous nous contentons de baisser notre production de pétrole, nous devrons en importer, par bateau ou par train.

    Nous essayons de nous extraire de cette dépendance pétrolière, mais cela prend du temps. Pendant plus de 20 000 ans, la Californie n’a compté que 300 000 habitants, elle n’avait pas de centrale au charbon et pas de voiture. Mais comment fait-on avec 40 millions d’habitants, la population actuelle de notre Etat ? C’est une vraie question. Nous n’avons pas d’autre choix que de faire évoluer nos technologies et la manière d’organiser nos vies.

    Comment expliquez-vous que les Etats-Unis ont la plus forte proportion de climatosceptiques au monde, jusqu’au sommet du pouvoir ?

    Peut-être est-ce la tradition de l’Ouest américain, où prévaut un profond scepticisme sur l’action de l’Etat, voire sur l’existence même de l’Etat fédéral. Les républicains et les intérêts économiques conservateurs sont si profondément attachés à la libre entreprise que l’idée d’une régulation gouvernementale pour infléchir les émissions de dioxyde de carbone représente une menace qu’ils combattent par le déni. Je ne sais pas si l’on peut expliquer cela autrement : la plupart des membres du Parti républicain assurent qu’il n’y a pas de changement climatique anthropique.

    Le monde politique est totalement contaminé par le court terme et l’émotion du moment. Le changement climatique n’est une préoccupation que pour un petit nombre de personnes, alors que tout le monde a un avis sur le système de santé, sur la violence de certains faits divers, sur l’immigration mexicaine.

    Les Californiens sont-ils conscients que les épisodes de sécheresse et les incendies en série qu’ils subissent sont liés au dérèglement du climat ?

    La moitié de la population en est consciente. Mais cette prise de conscience pousse-t-elle à agir, à opérer les changements nécessaires ? Je mentionnerai un signe positif, le programme de reconduction des quotas de carbone pour 2020-2030, qui devrait permettre de réduire entre 20 % à 25 % de nos émissions de gaz à effet de serre. Nous avons obtenu le vote favorable de 8 représentants républicains à la Chambre. C’est sans précédent, mais c’est un pas modeste… Même chez les démocrates, la volonté de réaliser ces changements reste faible !

    Estimez-vous, comme Michael Bloomberg, que le choix de Donald Trump de sortir de l’accord de Paris permet d’encourager le reste de l’Amérique à remplir les engagements de la COP21 ?

    Je suis d’accord. Trump produit des dégâts réels sur la politique de réduction des émissions engagée par Barack Obama et renvoie une image épouvantable du déni climatique. C’est particulièrement effrayant lorsqu’il explique que le changement climatique est un canular chinois. Dans la culture qui est la nôtre – la culture du shopping, du sport, de la fragmentation du pouvoir –, ce qui est diffus et lointain est difficile à prendre en compte. Il y a tant de choses qui nous mobilisent qu’un danger cataclysmique mais apparemment lointain nous semble moins important. Moi j’y réfléchis depuis longtemps, mais ce n’est pas le pain quotidien du monde politique.

    Quel pays pourrait compenser ce retrait américain et s’affirmer comme le nouveau leader de la lutte contre le réchauffement ?

    La France, ou l’Allemagne peut-être. Mais c’est très difficile de trouver un pays leader, car aucun pays n’est seul responsable du réchauffement de la planète. Le climat n’a pas de patron. C’est à chacun d’entre nous de se restreindre. Nous allons organiser, en septembre 2018, à San Francisco, un sommet de la Under2 Coalition, où seront invités tous les acteurs non étatiques, patrons, gouverneurs, maires de grandes villes. Comme à Paris le 12 décembre, cette réunion internationale permettra encore aux gens de se rencontrer, de se parler et, j’espère, d’avancer.

    Hors du climat, quelle décision, prise par l’administration Trump, a le plus nui à la protection de l’environnement aux Etats-Unis ?

    Trump réduit la taille des parcs nationaux, il réduit les capacités de l’Agence de protection de l’environnement à faire respecter les réglementations environnementales en vigueur, il réduit les taxes destinées à subventionner l’achat de voitures électriques, pour les éoliennes, il cherche à réduire l’effort de recherche qui nous est vital… Il fait beaucoup de dégâts. Le changement climatique est loin d’être le seul problème auquel nous devons faire face.

    La prolifération nucléaire est une menace majeure, les ventes d’armes aussi. L’espèce humaine développe des technologies toujours plus puissantes mais ne s’améliore pas en termes de sagesse et de tempérance. La courbe des capacités de destruction s’élève rapidement, tandis que la courbe de notre sagesse et de notre tempérance reste plate. Il y a là un inquiétant hiatus.

  • L’omniprésident Emmanuel Macron défend le principe selon lequel la richesse des « premiers de cordée » peut sortir la société de la crise. Mais pour l’auteur de cette tribune, la recherche de la richesse économique ne fait en rien le bien commun.


    https://reporterre.net/Premiers-de-cordee-Les-riches-sont-un-fardeau-pour-la-collectivite

    Didier Harpagès est l’auteur de Mourir au travail ? Plutôt crever ! Ce qu’est le travail et ce qu’il pourrait être, qui vient de paraître aux éditions Le Passager clandestin. Il collabore régulièrement à #Reporterre.

    #premiers_de_cordée #macronnite_aiguё

  • C’est nu que j’écris
    Les récits
    Des Anguilles

    Je pisse
    Je me pèse (121,4 kg !)
    J’écris

    Dans mon rêve de ce matin
    Mes voisins cévenols ourdissent
    Un traquenard pour me tuer !

    Je découvre son dernier mail
    Qui répond sans répondre
    Cette femme est une artiste

    En revanche
    Je le lis dans les lignes
    Elle ne reviendra jamais

    Où je découvre
    À 52 ans, il serait temps
    Le sentiment de la jalousie

    Matins d’été
    Aller au travail
    Rues peu animées

    En revanche
    Peu de compagnie
    Au bistro

    Travailleurs détachés :
    Macron déclenche
    Une crise diplomatique avec la Pologne

    La Pologne
    Fustige
    L’arrogance de Macron

    Harvey
    Pire ouragan depuis Katrina
    S’abat sur les côtes du Texas

    Trump gracie
    Le très controversé
    Shérif Arpaio

    Et finalement
    Après m’être curé le nez
    Je lui envoie un long mail

    Allemagne :
    Un infirmier soupçonné
    D’au moins 90 meurtres

    Ma cheffe : «  ? tout ce qui ne nous tue pas
    Nous rend plus fort
    Moi : ? jusqu’à ce que quelque chose nous tue »

    Même au café
    On trouve
    Des tire-aux-flancs !

    J’assemble les récits
    Qu’on me confie
    Avec ceux que j’imagine

    Les fictions
    Mes vraies boussoles
    Parfaitement détraquées

    Longtemps que j’ai perdu
    Toute illusion
    De m’orienter

    Tu as rendu arables des terrains trop vastes
    Désormais tu creuses des sillons profonds
    Dans ton minuscule jardinet

    Tu avais des prétentions d’empereur
    Tu as revu tout à la baisse
    Désormais tu vis dans une cabane

    Dans le café trois auteurs
    Ecrivent et s’observent
    Quelle est le plus inspirée des trois ?

    Ce n’est même plus du bruit au café
    Un vacarme. Tu décides
    De l’accepter. Pour voir. Pour entendre

    Au BDP je suis assis à la table
    Sur laquelle est née Ursula
    Pierre Hanau s’en souvient peut-être

    Quand j’écris au stylographe
    Je perds tout repère
    Et je perds le rythme !

    Et de douze
    Petits poèmes
    Écrits au café !

    Certains jours d’été
    Te rappellent
    Tous les étés !

    Sur un chantier des radiateurs
    Que l’on hisse à de hautes fenêtres
    En peine canicule

    Au restaurant d’entreprise
    Tu accuses un découvert
    De 0,64 euros

    De retour au café, les deux auteures
    Que tu avais laissées loin derrière
    Font leur retard, et elles sont trois maintenant

    Tu croises Julien
    En chemin vers son atelier
    De bandes dessinées

    Vous parlez d’un roman en cours
    Il y est question de l’île de Pitcairn
    Voir l’Atlas des îles abandonnées

    Tu remontes dans ton open space
    Et ce n’est plus la même limonade
    L’île de Pitcairn est repassée de l’autre côté

    Poème écrit avec les mains
    Qui dérapent sur le clavier
    (De sueur)

    Et tout d’un coup
    La chambre de Zoé
    Est rangée (et propre)

    Ce n’est pas tous les jours
    Que l’on atteint
    Un Everest personnel

    Un coup de téléphone de Sarah
    Me rappelle utilement
    Que je suis le père de quelques enfants

    Des fois je n’écris pas si bien
    Et mes fictions sont faibles
    Me dis-je en ne recevant pas de réponse

    Commençant le travail de relecture
    Des Anguilles les mains mouillées
    Je me souviens à nouveau de mes rêves

    Et puis je les oublie
    À nouveau
    Jusqu’à la prochaine relecture

    Modifiant telle ou telle phrase
    Des Anguilles les mains mouillées
    Je fais attention de ne pas toucher au rêve

    Le garagiste t’a soulagé de la moitié
    De tes économies, constates-tu
    Sur tes comptes bancaires en ligne

    Coup de téléphone à mon cousin Raymond (47’)
    Coup de téléphone de mon voisin cévenol (13’)
    Coup de téléphone de B. (une petite heure)

    Voilà bien la fiction : le traquenard
    De mes voisins cévenols en rêve, dans la réalité
    Mon voisin Georges prend de mes nouvelles !

    Et la semaine prochaine
    L’apiculteur qui monte à Paris
    Me livre mon miel à domicile !

    #mon_oiseau_bleu

  • Ma vie professionnelle
    Dans tout son ennui gris
    Fait un retour remarqué dans mes rêves

    Dans mon rêve
    Je porte
    Un pantalon de flanelle !

    Mon inconscient
    Serait-il
    De droite ?

    Le premier rayon de soleil
    Sur le haut de la maison d’en face
    Comme sur la ligne de crête du Mont-Lozère

    Petit déjeuner
    Avec une vieille galette
    P. Motian / J.-F. Jenny-Clark / C. Brackeen

    Paul Motian
    Jean-François Jenny-Clark
    Charles Brackeen

    Est-il possible
    Que je n’ai plus entendu ce disque
    Depuis les Arts Déco ?

    En tout cas, à l’écouter ce matin
    C’est comme si je buvais mon café
    Avenue Daumesnil !

    La chambre de Zoé
    En matière de rangement
    Un Everest !

    Dans un placard
    De vieux pantalons, trop petits
    J’ai maigri, je parviens à les enfiler !

    Ai-je vraiment porté
    De tels pantalons ? Phil ne s’habille pas
    Il met des vêtements
    (L.L.de Mars)

    Je pensais retourner voir un peu le journal
    Ce qui fait la une : une lanceuse de poids
    Française gagne le bronze !

    Continuer
    De regarder
    Ailleurs

    Le rangement de la chambre de Zoé
    Est une telle montagne que j’ai procrastiné
    En pliant le linge, avec joie !

    Le rangement de la chambre de Zoé
    Est une telle montagne que j’ai procrastiné
    En nettoyant les toilettes du bas, avec joie !

    Le rangement de la chambre de Zoé
    Est une telle montagne que j’ai procrastiné
    J’ai commencé un chantier de bricolage !

    Sister Amoxiciline
    D’après la prescription, toi et moi
    C’est fini mercredi !

    Attentat au Burkina Faso :
    Au moins un Français tué

    Un Français ? alors, c’est grave

    Une enquête antiterroriste ouverte à Paris
    J’en déduis que les Burkinabés
    N’ont ni police ni enquêteurs

    J’attends le jour où une enquête antiterroriste
    Sera ouverte à Bobo-Dioulasso pour un attentat à Paris
    Ayant fait une victime originaire de Ouagadougou

    Mort de 64 enfants dans un hôpital indien
    Les autorités indiennes accusées
    D’" apathie criminelle « 

    Plus de 300 personnes emportées
    Par un glissement de terrain
    En Sierra Leone

    L’attaque de Charlottesville
    Qualifiée de » terrorisme « 
    Par le ministère de la justice américain

    Tout s’organise, tout s’arrange
    J’ai même trouvé un endroit
    Pour ranger le nouvel aspirateur

    Inondations meurtrières
    En Inde, au Népal
    Et au Bangladesh

    Mais. Dans l’entourage d’Emmanuel Macron,
    On précise que la crise nord-coréenne
    Est suivie de » très près " par le président

    Le petit tas des chaussettes orphelines
    Au fil des années, est devenue montagne :
    Opération dernière chance : douze paires réunifiées !

    Pudiquement
    Je vais taire à Zoé le sort
    Des cinquante orphelines (recyclage)

    Ma petite marche du jour plein Sud
    Je tourne autour des anciens ateliers Gaveau
    Rendez Gaveau aux musicos. Une bonne idée

    Les rues sont désertes
    Les maisons fermées
    Si peu de bruit. Août

    Je me demande si je ne croiserais pas
    Davantage de sangliers sur le chemin de Besses
    Que de personnes dans les rues de la ville. Août

    Aujourd’hui j’ai fait ce que je devais faire
    Depuis longtemps, sécuriser la prise de courant
    De mon respirateur. Refuser l’aléatoire ? Vieillir ?

    Bricoleur du dimanche
    Tous les jours de la semaine
    Poète le soir, pas tous les soirs

    La fenêtre ouverte sur la nuit
    Éclairage public en panne, on s’y croirait
    Mais bruits de la ville, manquent les sangliers

    Un seul coup de téléphone, mon vieux copain
    Pierre, ostéopathe, lumbago, un seul mail, une amie
    J’ai dit Bonjour à un passant aujourd’hui, un ours

    #mon_oiseau_bleu

  • Demande de bourse
    Demande de subvention
    Déclaration de revenus

    J. (prononcer Jay )
    Le rapport sexuel existe
    Une journée réussie

    Le nouveau président
    Veut aller
    Vite

    Ce matin à la radio, 19 morts
    Ce midi au journal, 22 morts
    Tu as trois morts sur la conscience

    Un homme gravit l’Everest en 26 heures
    22 personnes meurent dans un attentat terroriste
    Le nouveau président veut aller vite

    Poèmes écrits
    Assis sur un siège
    À cinq roulettes.

    Poèmes
    Écrits
    En open space

    Lire
    Écrire
    Boire des cafés

    Ne regarde plus
    Tes mails
    Elle te t’écrira plus

    Ne regarde plus
    Tes mails
    Elle ne répondra pas

    Pour qui
    Écris-tu des poèmes
    Désormais ?

    Viagra
    Perte de poids
    Trucs infaillibles

    Ta collègue Cécile
    Enfile ses lunettes
    Une branche après l’autre

    Open space
    Et
    Viagra®

    http://www.desordre.net/musique/comelade.mp3

    Seul à la maison
    Le soir, j’écoute
    Pascal Comelade

    Je ne suis jamais seul
    Quand j’écoute
    Pascal Comelade

    De retour de chez mon analyste
    Dans le métropolitain, une pensée
    Pour le patient suivant.

    Les drôles de (petites) manies
    De mon analyste
    Pendant la séance

    Se masquer
    Le visage
    Avec le bracelet de sa montre

    Nettoyer sa paire de lunettes
    Les reposer
    (Toujours) les faire tomber

    Passer
    Son temps
    À changer de paires de lunettes.

    Faire
    Des petits
    Dessins

    Fermer les yeux
    Concentré
    S’endormir

    Souligner
    En rouge
    Des notes

    Détendre ses jambes
    Comme s’il était
    Pris de crampes

    Croiser de très belles femmes
    Dans la rue
    Au bras de beaux hommes

    Oui, là
    Je ne suis plus
    Chez mon psychanalyste

    http://www.desordre.net/bloc/ursula/2017/sons/pifarely_trace_provisoire.mp3

    Louis Sclavis
    Dominique Pifarély
    Vincent Courtois

    Dans la vitrine
    D’une librairie
    Ton livre
    If you are interested
    In watching wonderful photos
    Of my huge breasts and sexy arse

    Psychanalyste maniaque
    Dominique en trio
    Huge breast

    #mon_oiseau_bleu

  • Dans tes poches lundi matin
    Tu retrouves un ticket de cinéma,
    Un reçu du musée et un billet de concert

    Législatives : Macron
    Obtient sa majorité absolue,
    Mais pas un " blanc-seing "

    Vue du lundi
    Cette semaine
    Paraît un Everest

    Pour une érection
    Puissante
    Et sans faille !

    Cet été,
    Remplacez votre secrétaire
    Sans embaucher

    Son nom
    Dans ma boîte de réception
    Une électrocution !

    Au café, Philippe Rebbot,
    Comme dans ton rêve du 12 mai
    Trop timide pour l’aborder, j’ai rêvé de vous ?

    Votre Horoscope
    Amour
    100% Gratuit

    Pause-café, tu sors du bureau
    Tu repasses devant le Bal
    Où, samedi, on te proposait de la drogue

    Tu as été tenté de prendre
    Des Méthoxyamphétamines
    A cent mètres de ton open space

    Grand-père tenté par
    Des Méthoxyamphétamines
    A cent mètres de son bureau

    Sara,
    Ton pépé
    Est un guédro

    Mes collègues s’interrogent
    Me placardiserait-on ?
    Ah si seulement !

    Son nom
    Dans ma boîte de réception
    Qui dit non

    Rage de dent bienvenue
    Tu penses
    Moins à elle

    Des hommes de mon âge au café
    Qui parlent boulot
    Quelle existence pourrie !

    La révolution ce serait
    De centraliser tous les services

    Assure l’un d’eux. La révolution ?

    On parle créneaux, business models
    Conduite des affaires pendant vingt ans
    Et donc, révolution

    La serveuse m’apporte mon Perrier tiède
    Oublie la commande de Zoé
    Et met de la mauvaise musique !

    Dans un groupe d’hommes de mon âge au café
    Deux hommes parlent tout le temps
    Deux se taisent et boivent leur café, cachés

    Dans les rues de Paris
    De belles passantes
    Ne font que passer

    Au Centre Médico Pédago Psychologique
    Dans la salle d’attente
    Je lis Jean-Luc Nancy à propos de Lacan

    Un des psychologues
    Du Centre Médico Pédago Psychologique
    Est carré comme un talonneur

    J’en ai assez de relire
    Élever des chèvres en open space
    Plus tard les lecteurs en auront assez de le lire

    Pour soigner mes peines de cœur
    Je lis Jean-Luc Nancy, et Alain Badiou,
    Dans la salle d’attente du CMPP

    J’alterne, je relis dix pages de mon tapuscrit
    Puis je lis dix pages de Jean-Luc Nancy
    Je rougis et ne retourne pas au tapuscrit

    Que peux-tu bien avoir
    À ajouter de la sorte
    À Élever des chèvres en open space ?

    Quand tu écris tu te fais l’effet
    D’un impénitent bavard
    Tu ferais bien de te taire. Sors !

    En fin de journée
    La chaleur retombe
    Pas le manque d’elle. Au contraire.

    Philippe Rebbot
    Placardisé ?
    Jean-Luc Nancy

    #mon_oiseau_bleu

  • http://www.desordre.net…/bloc/ursula/2017/sons/in_nomine.mp3

    Le tre figure , album In nomine de Ciro Longobardi, Daniele Roccato et Michele Rabbia

    J-82 : Michele me l’a remis hier, ce CD magnifique, Michele en trio avec Ciro Longobardi (piano et samples ) et Daniele Roccato (contrebasse), In Nomine, disque hommage à l’immense compositeur italien qu’était Giacinto Scelsi.

    Je ne sais pas quelle est la part d’amitié qui est à l’œuvre dans cette écoute éblouie de ce disque et ce n’est pas une question d’objectivité ou quoi que ce soit de ce tabac, non, simplement une connaissance désormais intime des manières de Michele, cette percussion à la fois étendue et à la fois des moindres gestes, et, dans ce disque donc, la manière extrêmement subtile par laquelle elle s’allie au jeu également riche et subtil de Ciro Longobardi et Daniele Roccato au point, en bien des endroits, de n’être qu’une seule voix.

    S’attaquant à un tel monstre de la musique classique contemporaine, ces trois musiciens risquaient de rencontrer de nombreux écueils parmi lesquels des citations trop longues et trop fidèles, une admiration trop benoîte, une fidélité contraignante, si ce n’est paralysante et bien d’autres défauts. Il n’en est rien. Ces trois musiciens partent à l’assaut de cet Everest personnel pour chacun d’eux avec la ferme intention d’en découdre, de faire l’inventaire de ce qu’ils doivent chacun à Giacinto Scelsi, de remonter aux sources mêmes de ce qui les a probablement amenés à la musique et à jouer comme ils jouent désormais musiciens accomplis, cultivés et curieux.

    Sans compter qu’ils ont la bonne idée de se rencontrer vraiment, de faire de Giacinto Scelsi le théâtre même de leur rencontre, de s’appuyer beaucoup sur les apprentissages qu’ils ont nécessairement faits à l’écoute des quatuors à cordes fameux de leur maître, mais aussi sur des œuvres moins saillantes, moins envoutantes en somme, c’est un peu comme si Ciro Longobardi, Daniele Roccato et Michele Rabbia picoraient librement dans les partitions de Scelsi, je crois que l’on dit sampler aujourd’hui, et ce faisant ils remontent un peu aux sources d’eux-mêmes ce qui concoure grandement à l’épaisseur hors du commun de ce disque.

    Le disque recèle de morceaux de bravoure : des envolées très denses de contrebasse, des explorations très sonores du piano, il y a le travail minutieux de Michele dans les timbres, il y a cet enregistrement très musical d’une voix de vieille femme italienne qui prend par surprise, qui paraît même prendre les musiciens par surprise, les assemblages patients des instruments deux à deux avant d’accueillir le troisième en fin de morceau.

    De la musique belle, intelligente et cultivée. La marche du monde ne peut que s’en trouver mieux. Même si. Et même si peu.

    #qui_ca

  • Nos plumes énervées | Nadir Dendoune
    http://www.lecourrierdelatlas.com/la-chronique-du-tocard-nos-plumes-enervees--7446

    Un jour, ma prof de français, qui n’aimait pas ma manière d’écrire, qu’elle jugeait médiocre, m’a dit que je n’irais pas bien haut dans la vie si je continuais à m’exprimer de cette manière. En arrivant le 25 mai 2008 sur le sommet de l’Everest, à 8848 m, j’ai pensé très fort à elle. Source : La chronique du Tocard

  • 2016, l’année quantique ! Ariane WALTER - Agoravox
    https://www.legrandsoir.info/2016-l-annee-quantique.html
    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/2016-l-annee-quantique-188068

    2016 a été l’année la plus surprenante, la plus folle, la plus prometteuse, la plus chère au cœur du peuple qui se puisse imaginer !

    Les grands prédateurs qui dirigent et saignent notre monde se sont pris claque sur claque.


    Les réseaux sociaux qui sont la voix des sans-dents, ont été tellement vifs, actifs, drôles, puissants, que la clique agonisante, dans un dernier gargouillis, balbutie qu’elle veut les interdire !

    Soulevant le couvercle de son cercueil, Merkel propose une amende de 500 000 euros par fake news (nouvelle erronée) ! Amende renouvelable tous les jours !

    C’est ça, Totoche, vas-y.

    Tu délires Merkel !

    Arrête le vent, la marée, l’avalanche et la beauté de la nuit !

    Dans les merveilleux souvenirs de 2016, nous avons d’abord , débordant des poubelles de l’Histoire, les têtes des medias dits les merdias, qui se sont pris une saucée mémorable.

    Ils prévoyaient un « non » au Brexit. Ce fut un « Oui ».
    
Ils prévoyaient Clinton, ce fut Trump.

    Ils prévoyaient Juppé, ce fut Fillon.

    Ils devraient tous se faire hara-kiri !

    Tous ces gros prétentieux de BFM et LCI , les petits marquis de 28 mn, ridicules, à poil, au lendemain des grandes échéances de cette année, se demandant dans les ruines de leur mensonges pourquoi ils s’étaient « trumpés » !

    Vous ne vous êtes pas trompés, les gars ! Vous n’êtes pas des journalistes mais des propagandistes !! On ne vous demande pas d’analyser honnêtement une situation mais de réciter des mantras à longueur de journée.

    « Clinton va gagner, Clinton va gagner, Clinton va gagner ! »

    Et la Clinton s’est pris la « rusty belt » dans la tête ! Ouïlle, ça fait mal !
    Maintenant on vous a demandé de vous occuper de Macron. Le castrat de la Finance !

    Les sondages lui sont favorables.(bref, il est mort).

    Odoxa le donne en tête comme il donnait Juppé !! 

    Hihihihi !
    
Mais rien ne vous arrête !
    
Ou plutôt si, nous, nous vous arrêtons. La presse du peuple !

    Quelle belle année, avec au pied de la guillotine les têtes de Clinton,

    Obama, Cameron, Sarkozy, Juppé, Renzi, Hollande !!! Tous les vieux de la vieille qui finissent au musée des horreurs !


    Une grande rigolade, hier. Le bouquet final de cette année magique !

    Obama, qui ne sait comment révéler à tout un chacun qu’il est aussi efficace pour maîtriser Poutine qu’une chignole pour creuser l’Everest, a expulsé 35 ambassadeurs. Réponse de Poutine : il invite les ambassadeurs étasuniens au Noël du Kremlin et traite la diplomatie d’Obama, à qui il souhaite au passage une bonne année, de diplomatie de comptoir...

    Poutine ...

    On ferait voter la terre entière pour nommer un président du globe, il serait élu avec un score soviétique...

    Le talent de Poutine, son calme olympien face à la dangereuse tempête, ça aussi, c’est un cadeau de 2016 !

    Sans oublier le petit Donald !

    Alors là, lui !

    Hier il a félicité Poutine, si intelligent, d’avoir ridiculisé Obama !!!

    Et nous, qui avons tant et tant défilé, pétitionné contre le TAFTA ! Pour rien !Et lui, il ne veut pas de TAFTA ! Il le met à la poubelle !
    
On rêve ! On vit au pays des nuages en barbe à papa !!

    On sombrait dans un monde de malheurs et de sang et tout à coup Alep a été libérée !

    Et les pères Noël se sont promenés dans les rues d’Alep et la messe de minuit a résonné dans les églises et toutes les religions ont chanté « Joyeux Noël » !

    Oui, je sais, il y a eu tant d’horreurs en 2016.

    Mais aujourd’hui ne prenons en compte que cette incroyable effondrement des boudins sataniques et prenons à pleines mains les lumières qui sont celles de notre amour d’une vie simple, honnête et joyeuse !

    A venir !
    
Pour tous !
    
Car la joie des autres est le feu qui réjouit la nôtre !

    Parce que nous le voulons, parce que nous le disons, parce que les myriades de barques de notre humanité humaine sont prêtes à voler tant 2016 a été si surprenante, si drôle, si prometteuse, si quantique dans son explosion irrépressible et libre !!

    2017, pupuce, tu as un sacré héritage !
    
On va te donner la main pour t’aider à être à la hauteur !

    _ Ariane WALTER _

    #2016 #Odoxa #sondage #medias #merdias

  • J – 132 : J’avais rendez-vous avec Sarah ( http://www.retors.net ) à l ’Industrie , c’est-à-dire là même où nous avions travaillé pendant le premier semestre, un mercredi sur deux, à remettre d’aplomb Une Fuite en Egypte , c’est sans doute le moment où jamais de dire, et de redire, publiquement, ma dette envers Sarah, pour avoir su débarrasser ce texte d’une part qui était trop sauvage, au point d’agresser son lecteur, qui était déjà suffisamment malmené comme cela merci, par cette ponctuation aberrante, mais aussi, et ce n’était sans doute pas facile, d’avoir réussi, en dépit, toujours de cette ponctuation aberrante, à re-cheviller tous mes hypallages coutumiers et autres propositions relatives ou subordonnées, relatives à pas grand-chose et subordonnées à presque rien, et, mieux encore, pour aiguiller ce texte vers la bonne personne, Hélène Gaudy ( http://www.inculte.fr/catalogue/une-ile-une-forteresse ), dont je suis terriblement redevable aussi, c’est une chose de noter tout cela dans la section du livre réservée aux remerciements, c’en est une autre, et j’y tiens, de dire à quel point certaines contributions sont essentielles. Voilà c’est fait.

    Sauf qu’entretemps l’Industrie n’avait pas du tout l’ambiance feutrée et calme d’un mercredi matin, c’était bien pis que cela, la première table où j’étais assis en attendant Sarah était voisine de deux Américains, fort contents d’eux-mêmes, apparemment tous les deux travaillant dans un domaine informatique assez voisin de ceux que je peux fréquenter moi-même, décidément ce n’était pas une très bonne récréation, jusqu’à ce que se fasse jour, dans cette conversation d’informaticiens, que le type même de programmes sur lesquels ces deux Américains forts contents d’eux-mêmes et parlant de tout, avec des accents de domination à peine voilés, par une éducation malgré tout universitaire, il y avait un type de mon âge et un autre plus jeune, les deux également imbuvables, jusqu’à, donc, ce que je comprenne dans cette conversation typique d’Américains en phase de conquête, on parle fort de toute manière toutes les grenouilles autour de nous ne peuvent pas nous comprendre, que je comprenne donc que ces deux Américains informaticiens aux habits de type détendus des pattes arrière, mais néanmoins salaires annuels à six figures, étaient en fait des informaticiens travaillent non pas dans le domaine bancaire comment d’aucuns, mais dans celui de la conception et l’ingénierie des armes, et la société du plus jeune de ces deux Américains en jean à salaire annuel en centaine de milliers de dollars venait de mettre au point une sorte de révolver à balles téléguidées, qui permettaient, en dépit d’être tirées dans des directions différentes, de, toutes, atteindre leur cible, en même temps - at the exact same fuckin’ time . Cela me laissait songeur et Sarah m’a sauvé de cette conversation que je faisais mine de ne pas écouter, ni comprendre, mais dont je perdais pas une virgule, imaginez un peu, et nous sommes allés prendre un thé et discuter un peu plus loin à une table entourée de gens plus normaux, français à tribord, comme à bâbord, de notre table, et dont on pouvait tout ignorer de leur vie professionnelle, en revanche être nettement plus renseignés sur leur vie sentimentale, et c’était bien cela le souci de l’Industrie ce soir-là c’est que tout un chacun parlait fort, les uns de leurs armes du XXIIIème siècle naissant, les autres de leur difficulté à retenir Untel dans l’emprise de leur charme pourtant tellement opérant le mois dernier encore.

    On a donc fini par s’exiler avec Sarah, d’autant qu’avec Sarah, et ce n’est pas la moindre des beautés de notre relation, nos sujets de conversation sont rarement le genre de choses que l’on aimerait brailler à tout bout de champ comme d’aucun des secrets de fabrication d’armes létales et qui littéralement tirent dans les coins, et d’aucunes que les hommes vraiment.

    Et cherchant un restaurant pour dîner tranquillement, intrigués que nous étions, nous sommes passés devant un restaurant chinois dont toute une aile semblait déserte et je me faisais fort d’expliquer au serveur qui nous accueillerait qu’après le vacarme de l’Industrie c’est dans cette aile orientale - je n’invente rien, c’était effectivement la partie la plus à l’Est de ce restaurant - que nous aimerions dîner et discuter tranquillement. Par ailleurs le restaurant en question était équipé de tables étonnantes qui était percées au centre par un cercle contenant une manière de plancha et de plaques en céramique permettant la cuisson d’un bouillon depuis lequel nous pourrions faire une tambouille chinoise de notre cru, allant nous servir, dans un très ample buffet, de toutes sortes d’aliments pas tous connus de nos estomacs ponantais. En revanche les explications de notre serveur étaient sommaires, nous étions les seuls Européens parmi les convives, ce qui dans un restaurant chinois est habituellement un excellent signe d’authenticité, en revanche nous étions complétement largués à propos du protocole, au point qu’ayant moi-même commandé un bouillon de fondue au crabe épicé, est arrivé à ma table un récipient contenant, de fait, de nombreuses gousses de piment éventrées et un demi-crabe qui avait dû être fracassé avec une masse avant d’être jeté dans un court-bouillon, de même quelques légumes croustillants parmi lesquels j’ai tout de même reconnu quelques segments de branches de céleri, et m’enquérant, aimablement auprès du serveur, pas très pédagogue, que je pouvais difficilement cuire les tranches de viande qu’ils m’apportait sans bouillon, il m’indiqua, sans politesse excessive, comme il aurait fait, finalement, envers un convive ayant bu dans un rince-doigts qu’il fallait d’abord que je mange le crabe et qu’il arroserait ensuite, avec un bouillon idoine, les restes de cette libation, qui promettait d’être périlleuse, seulement aidé de baguettes chinoises, je voudrais vous y voir à ma place, et qui promettait aussi d’être d’une vision pénible, dans ce tête à tête avec Sarah, qui pour me mettre à l’aise, me fit remarquer que pour un prochain, et premier, rendez-vous galant, je devrais sans doute éviter un tel restaurant.

    Les marchands d’armes étaient loin, mais les périls n’en restaient pas moins nombreux.

    Sans doute mentionné dans la carte de ce restaurant, mais en chinois que ni Sarah ni moi ne maîtrisons - pourtant si Sarah et mois unissions nos compétences linguistiques, nous pourrions aller dans de nombreux pays en parfaite autonomie, mais pas la Chine - la commande de cette fondue comprenait, d’office, une vingtaine de tranches de viande - Sarah est végétarienne - et une plâtrée abondante de crevettes, seiches et morceaux de poissons. Et naturellement si d’aventure nous manquions de quoi que ce soit, un buffet étonnant d’entrées diverses, parmi lesquelles une salade d’algues délicieuse, des crevettes au sésame, une salade de tripes épicées et tout plein d’autres choses dont nous n’aurions pas nécessairement su dire ce que ces choses étaient.

    Un trio d’hommes chinois s’est installé sans grâce excessive, des joueurs de rugby en tournée arrivant au buffet du petit déjeuner de leur hôtel auraient produit plus ou moins le même effet pas très distingué, et en quelques paroles, qui ne souffraient pas beaucoup la contradiction, ont commandé des montagnes de nourritures, ce qui nous a permis, espionnage industriel aidant, de mieux comprendre comment nous y prendre, Sarah et moi avec toute cette nourriture.

    Grimpant cet Everest de nourritures trop abondantes à pas comptés, Sarah et moi avons eu le temps de cet échange long et approfondi au point qu’à peine redistribués dans la métropole par le métropolitain nous nous envoyons un message textuel à la fois inquiets de la façon dont nos estomacs allaient digérer tout ça, la fondue helvétique à côté c’est de la petite bière, mais ravis, nous l’étions l’un et l’autre, d’avoir pu se parler de la sorte. Et le soir-même, Sarah m’envoie cet extrait de Mon année de la baie de personne de Peter Handke sur lequel elle est retombée récemment :

    « Pour ce qui était du titre, l’éditeur me fit remarquer que le mot "personne", de même que "seuil" ou "fuite" avaient sur la couverture d’un livre un effet négatif, effrayant, et qu’il n’était guère de saison de situer l’action principale - il m’avait deviné - dans une banlieue éloignée, qu’une histoire d’aujourd’hui devait se dérouler au centre-ville, mais que le livre pourrait quand même trouver des lecteurs - parce que c’était moi. »

    ( Mon année de la baie de personne , p.662), je pense que vais garder cet extrait tu de mon éditeur jusqu’à la sortie du livre.

    Mais quand même. Mon année de la baie de personne . Peter Handke. Toutes proportions mal gardées.

    Et je garde quelques regrets, pas trop aiguillonnant, ça va, de n’avoir pas connu ce restaurant, et Sarah, du temps de l’écriture de Chinois (ma vie) , cette scène dans le restaurant de fondue y aurait été parfaite.

    Exercice #59 de Henry Carroll : Prenez un portrait de quelqu’un sans qu’il ne soit sur la photo

    #qui_ca

  • Good morning Tourcoing, ici Radi’aubrac ! - La Voix du Nord
    http://www.lavoixdunord.fr/region/good-bye-tourcoing-ia26b0n213673

    Good morning Tourcoing, ici Radi’aubrac !
    Ce sont plutôt des enfants d’Internet et de la télé. Mais les collégiens de Lucie-Aubrac animent régulièrement une émission de radio retransmise sur Boomerang à laquelle ils mêlent des reportages. Une autre façon d’apprendre…
    Par ANNE COURTEL | Publié le 13/11/2016

    L’enregistrement de la première émission de radio le 19 octobre en direct du collège. Pendant une heure les collégiens ont été à l’antenne de Radio Boomerang.

    L’idée.

    Elle est portée par le professeur d’histoire-géographie Rachid Sadaoui. « Cela fait quinze ans que j’enseigne. Et en dix ans, c’est la troisième radio que je crée. Elle s’appelle Radi’aubrac. » Cette fois, il a emmené dans l’aventure la classe « média » de troisième du collège Lucie-Aubrac et Matthieu Asseman, professeur documentaliste. Les élèves réalisent des reportages, des chroniques et enregistrent une émission en direct avant les vacances scolaires. Mais dans plusieurs matières, les élèves travaillent aussi à partir de « sons » qu’ils ont enregistrés. Le jingle a ainsi été composé avec le professeur de musique. Plusieurs classes de troisième sont également allées recueillir des témoignages sur le nouveau plan de déplacement urbain que ce soit d’utilisateurs, de visiteurs ou de l’élu en charge du dossier à la ville de Lille. « Les sons sont intégrés dans les apprentissages, c’est une vraie démarche pédagogique. Ce sont les élèves qui vont chercher le savoir et plus seulement nous qui le dispensons. »

    La motivation.

    Ces jeunes de 14 ans l’assurent : ils écoutent la radio. Alors passer dans les coulisses les intéresse. « Même si quand on est en direct, on a le trac… », confesse Idir. Aux conférences de rédaction, les professeurs doivent aussi canaliser les idées et l’enthousiasme (lire ci-dessous). « Ce qui nous paraît le plus difficile, c’est de nous organiser pour aller aux reportages, mais aussi avoir le temps d’écrire les chroniques », remarque Rania. Mais pour ces collégiens, c’est aussi une façon de répondre à TF1 qui avait filmé l’établissement pour illustrer un sujet sur les collèges ghetto. « Nous, on n’est pas un collège ghetto et on veut le montrer. Les médias nous apportent beaucoup de savoirs mais il faut garder l’esprit critique. C’est aussi ce que l’on veut dire. »

    La réalisation.

    Après avoir défini leurs sujets, les collégiens partent micro à la main recueillir des interviews, écrivent des chroniques ou billets, commentent la vie de leur établissement et établissent le « conducteur » de leur émission. Une émission a déjà été diffusée en direct de Radio Boomerang. La prochaine sera diffusée au Grand Mix, le 7 décembre prochain à partir de 11 heures. Tous à vos postes !

    Une conférence de rédaction animée
    Jeudi dernier, les collégiens ont tenu leur conférence de rédaction pour préparer leur deuxième émission, qui sera diffusée du Grand Mix. Ils ont déjà posé quelques balises en interviewant Everest, un artiste en résidence, et le chanteur Kamini, rencontré par hasard à Roubaix. « Ce jour-là, Andy et Thibaut, qui tenaient un stand à la Condition publique, ont eu un bon réflexe. Ils ont pris un moment pour travailler les questions et sont allés lui poser », salue Rachid Sadaoui.

    Mais il faut trouver d’autres sujets. « On a pensé à expliquer notre recherche de stages », avance Rania, sans emporter l’adhésion. Vanille propose, elle, de s’intéresser aux élections américaines. Aussitôt, un des collégiens lui rétorque : « Mais cela n’a pas de rapport avec notre émission ! » La jeune fille, elle, argumente : « Mais tout le monde est concerné, le monde entier ! »

    Valentin imagine un débat : « Trump ou Clinton : qui aurait dû être élu ? » Refusé, notamment par Idir. « Je ne pense pas que ce soit une bonne chose de donner notre opinion. On n’a pas à juger les Américains. » Le débat s’engage. Benjamin voudrait évoquer les conséquences de l’élection de Trump, un autre suggère de rencontrer un Américain à Tourcoing… Mais Idir tranche : « Peut-être qu’on devrait attendre et prendre un peu de recul… » L’argument fait mouche, les élections américaines passent à la trappe… cette fois. Il est ensuite question d’une rubrique coup de cœur pour un livre et un artiste, d’un reportage lors de l’inauguration de l’IMA, d’une interview d’un chercheur en algorithmes venu en cours de maths et d’une rencontre avec l’adjoint à la culture de Tourcoing. Déjà tout un programme…

  • Japanese Climber Junko Tabei, First Woman To Conquer Mount Everest, Dies At 77 : The Two-Way : NPR
    http://www.npr.org/sections/thetwo-way/2016/10/22/498971169/japanese-climber-junko-tabei-first-woman-to-conquer-mount-everest-dies-at-77


    On May 16, 1975, mountain climber Junko Tabei became the first woman to stand on the summit of Mt. Everest in Nepal.
    AP

    More than 40 years after she became the first woman to climb the world’s highest mountain, Junko Tabei has died at age 77, according to Japanese media. Tabei was just 4’9", but she was a giant in mountaineering, as the first woman to conquer the “Seven Summits” — the tallest peak on each continent.
    […]
    Even before she confronted the world’s tallest peak, Tabei had already defied Japanese society’s ideas of how women should behave by leaving her 3-year-old daughter with her husband and heading to Nepal to tackle Everest. Just six years earlier, she had founded the Ladies Climbing Club (slogan: “Let’s go on an overseas expedition by ourselves.”).

    Her all-female climbing club was a first in Japan; Tabei started it in part because of how she was treated by male climbers.

    Back in 1970s Japan, it was still widely considered that men were the ones to work outside and women would stay at home,” Tabei told the Japan Times in 2012. “Even women who had jobs — they were asked just to serve tea. So it was unthinkable for them to be promoted in their workplaces.

  • https://www.youtube.com/watch?v=K3aCuKBWE3A

    J-234 : je trouve contre le pas de ma porte, comme un voisin aurait fait pour me laisser un pli ou un paquet, un emballage de carton dont je comprends tout de suite qu’il s’agit de ma dernière commande du disque 33 tours 1/3, Push the sky away , de Nick Cave que j’ai fini, de fait, par commander, pour donner une vraie chance à ce disque d’être écouté autrement qu’au travers de je ne sais quel site de partage de vidéos, au travers duquel, certes, on se fait une petite idée de ce ont le disque parle, mais nettement moins de sa production, de sa qualité sonore, d’autant qui invariablement l’écoute du disque en soi devient une tâche de fond entièrement recouverte par tout à fait autre chose.

    Et j’ai bien du plaisir à découvrir sa pochette, qui est une image assez belle, sans doute pas ce qu’il y a de plus progressiste pour ce qui est de décrire les rapports érotiques entre hommes et femmes, mais néanmoins un très remarquable contrejour en noir et blanc, de l’argentique comme on n’en fait plus, avec traces de rayures et de poussières dans le fond, et du coup cette image n’est plus cette vignette sur un écran d’ordinateur mais une image imprimée de trente centimètres par trente centimètres. Mais j’ai plus de plaisir encore à découvrir que mon intuition était fondée, ce disque a une sonorité extraordinaire, une profondeur étonnante dans les graves et quelques ajouts discrets, ici une note de vibraphone, là un grattement de corde de guitare électrique, qui en font un de ces disques qui restent quelques temps sur la platine, quand un jour, par quel hasard ou détermination difficiles à décrire, on sort ce disque, justement, d’une pile d’autres disques, que l’on pourrait tout aussi bien choisir aussi, et qu’on l’écoute plusieurs fois d’affilée, qu’on le retourne et le retourne encore, c’est l’une des différences entre les disques vinyles et les disques compacts, quand on sort un disque vinyle de sa pochette, c’est pour l’écouter plusieurs fois et bien souvent, reconnaître chacun de ses craquements à hauteur presque égale d’attention de la musique en elle-même.

    Du coup je mets à profit la petite heure et demie de libre devant moi, avant le retour des enfants de leurs différents établissements scolaire ou médico-social, pour m’appuyer un peu de rangement et de ménage, tout en écoutant ce disque récent de Nick Cave, qui, lui, ne doit pas faire le ménage souvent, et, quand Madeleine rentre la première, elle constate avec plaisir une certaine métamorphose de notre logement, mais désapprouve, entièrement, le niveau sonore auquel je passe cette nouvelle galette tout juste reçue de la poste ― ou de je ne sais quelle entreprise de livraison dont il ne fait pas bon croiser les camionnettes trop rapides sur les routes sinueuses et trop étroites des Cévennes, et sur ce sujet, je suis content de constater que X. , le texte que je voudrais écrire à propos de l’incident survenu cet été a enfin trouvé sa forme narrative, pas sûr que je tienne jusqu’au bout cette gageure, mais au moins quelque chose se dessine, un tableau, et c’est amusant pour moi de voir que c’est littéralement ne mettant le point final à Élever des chèvres en Ardèche (et autres logiques de tableur) que j’ai entamé le récit de X.

    Hésitations sans fin : dois-je, ou ne dois-je surtout pas, entamer avec ce texte de Qui ça ? , une expérience sur internet, une sorte de site dans le site comme finalement les si nombreux sous sites internet que comprend le Désordre et quelle forme donner à cette affaire, un mélange entre le Bloc-notes du Désordre , ou une forme Ursula , ou même comme je faisais avec Contre . Et est-ce que ce ne serait pas intéressant de laisser en suspens la clef de ces récits mis bout à bout et laisser aux lecteurs deviner quel nerf soutient cet effort d’écriture, peut-être pas au jour le jour, mais inscrit dans le quotidien malgré tout. Donnons-nous un peu de temps. Attendons de ne plus avoir à travailler sur Apnées le spectacle avec Dominique et Michele, d’avancer un peu dans le projet de la Petite fille qui sautait sur les genoux de Céline , d’autant que les premières réponses à mes demandes de conseils auprès de professionnels du cinéma, me laisse entrevoir qu’il y a au-devant de moi, au-devant de ce projet, un véritable Everest de travail. Et gardons Qui ça ? comme une récréation.

    Je me demande si je n’ai pas fini par guérir de ce qui aura été un début de dépression nerveuse, peut-être pas sans racine et sans cause à chercher du côté des attentats du 13 novembre dernier. Ou, est-ce tout le contraire, une dépression aigue que je soigne à l’aide du pire des anti-dépresseurs, du pire des mauvais calmants, le travail.

    #qui_ca

  • AIDA64 passe en 5.75 pour Pascal, Polaris et Kaby Lake
    http://www.comptoir-hardware.com/actus/software-pilotes/31866-aida64-passe-en-575-pour-pascal-polaris-et-kaby-lake.html

    La suite AIDA64, que les plus vieux ont connu sous le nom Everest et à nouveau AIDA bien avant encore, s’offre une version de plus pour accueillir les dernières nouveautés des constructeurs et celles à venir. Zen avait déjà fait son apparition dans la précédente mouture du logiciel et c’est Kaby Lake qui apparaît cette fois pour accompagner la famille Broadwell (E, EN, EP, EX)... [Tout lire]

    #Software_•_Pilotes

  • 5月22日のツイート
    http://twilog.org/ChikuwaQ/date-160522

    Top story: Australian woman and Dutch man die on Everest as teenager reaches su… www.theguardian.com/world/2016/may…, see more tweetedtimes.com/ChikuwaQ?s=tnp posted at 14:31:33

    (Vine by @noahkalina) vine.co/v/eH35p11hALT

    posted at 14:02:52

    RT @panich52: pic.twitter.com/H6IDMQl6qW posted at 12:32:56

    My Tweeted Times tweetedtimes.com/ChikuwaQ?s=rgp - top stories by @Kitri1, @EstherHawdon posted at 12:00:10

    Top story: @janmpdx: ’It’s a Freud first edition. #ArouseMeIn5Words ’ pic.twitter.com/2rq15hND9r, see more tweetedtimes.com/ChikuwaQ?s=tnp

    posted at 11:38:52

    The latest Papier! paper.li/ChikuwaQ/13277… Thanks to @parages @AnnieHaize @Reckon posted at 09:13:41

    Top story: La France et ses musées : mises en perspectives européennes www.franceculture.fr/societe/carte-…, see more (...)

  • Aux origines du #Dengueri tunisien
    http://www.huffpostmaghreb.com/wassim-salah/du-bleu-de-chine-au-dengri-tunisien_b_9949036.html

    L’anti-cher, ce mot vous rappelle-t-il quelque chose ? C’est la marque que porte le fameux “bleu de chine” appelé aussi “dengueri” en Tunisie.

    Cet habit, du travailleur maoïste tire ses origines de la Chine. Connu depuis les temps ancestraux dans notre bassin méditerranéen, il a était importé par les marchands venus de l’est et suivant la route de la soie.

    Souvent associé aux #gauchistes, le bleu de Chine était le vêtement par excellence du révolutionnaire #maoïste mais aussi du marin et de l’agriculteur chinois, car solide et facile à vêtir, il prit sa place comme étant le jean méditerranéen.

    Le “dengueri” est reconnaissable avec son col badiane, sa boutonnière chinoise et son pantalon aux trois poches à la ceinture réglable. Il a été adopté par les plus grands couturiers français : Yves Saint-Laurent ou Kenzo, hier, mais aussi Klein pour la maison Laroche aujourd’hui.

    Si on est d’accord sur l’appellation “bleu de Chine” de ce costume des soixante-huitards, l’étymologie du mot “dengueri”, ainsi prononcée en Tunisie demeure intraçable.

    Je me mis à la recherche de son origine. Ceci me mena vers le nom d’une ville chinoise située au pied de l’Everest et qui faisait partie de la route de la soie. C’est la ville de “tingiri” ou “dengheri”.

    Ma recherche m’orienta par la suite vers une langue altaïque qui est parlée dans cette région par une minorité ethnique où le sens du mot “tingiri” ou “tenger” veut dire bleu.

    #Tunisie #habit