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  • Japon : les femmes, potiches impériales - Libération
    https://www.liberation.fr/planete/2019/04/29/japon-les-femmes-potiches-imperiales_1724082

    Elles seront les grandes absentes de la cérémonie d’intronisation de Naruhito. Dans la famille impériale, les femmes ont la vie dure. Les règles d’exclusion à leur égard sont très strictes. Même s’il y avait déjà eu huit impératrices auparavant, la loi de la maison impériale datant de 1947 stipule que seuls les hommes peuvent accéder au trône. Et dès lors qu’une femme épouse un roturier, elle doit quitter la famille. En octobre, la princesse Ayako, 28 ans, fille du cousin de l’empereur, a renoncé à son statut princier pour un employé d’une entreprise de transport maritime. La princesse Mako, petite-fille de l’empereur qui a annoncé ses fiançailles mais reporté son mariage à 2020 en raison du changement d’ère, fera de même.

    D’une union à l’autre, la famille impériale se réduit ainsi comme peau de chagrin. Elle compte 18 membres, dont 13 sont des femmes. Autrement dit, une fois que Naruhito sera monté sur le trône, il n’aura plus que trois héritiers : son frère cadet de 53 ans, le prince Akishino, le fils de celui-ci, le prince Hisahito, âgé de 12 ans, et le prince Hitachi, frère d’Akihito, 83 ans.

    Malgré cette pénurie criante d’héritiers qui menace la dynastie d’extinction, la révision de la loi de la maison impériale se heurte aux réticences des conservateurs. Dès 1997, le gouvernement a secrètement envisagé de permettre aux femmes de monter sur le trône, vient de révéler la presse japonaise. Puis un panel d’experts a fait des propositions en 2005 au Premier ministre d’alors, Junichiro Koizumi. A l’époque, l’empereur n’avait pas de petit-fils. La naissance du prince Hisahito en 2006 a mis un point final au problème de succession et coupé court aux discussions. Ces dernières pourraient reprendre l’an prochain, une fois les festivités terminées. Il est préférable d’éviter les discussions houleuses durant les événements liés à l’abdication et à l’intronisation, qui débuteront ce mardi et s’achèveront le 19 avril 2020, par la désignation du premier successeur, le prince Akishino.

    Le sort des femmes intégrées à la famille impériale n’est guère enviable. Comme les hommes, elles sont soumises aux règles strictes de l’agence de la maison impériale, organisme gouvernemental qui gère les activités de tous. Une sortie du palais doit par exemple être annoncée plusieurs jours à l’avance. « La reine Elizabeth II se verse le thé et sert les sandwiches », s’étonne Naruhito lorsqu’il étudie à Oxford, en Grande-Bretagne…

    Quand elle a épousé le prince, la future impératrice Masako était considérée comme une personnalité capable de briser le moule des traditions. Fille d’un éminent diplomate, diplômée en économie à Harvard à 22 ans, Masako Owada préparait à l’université de Tokyo le concours d’entrée au ministère des Affaires étrangères quand elle a rencontré Naruhito. Celui-ci la courtise pendant cinq ans. Elle décline deux demandes en mariage, accepte la troisième. Mais à sa grande déception, cette femme qui a passé une partie de sa vie à l’étranger, qui parle couramment l’anglais et le français, maîtrise le russe, l’allemand et l’espagnol, n’est pas autorisée à voyager pendant de longues périodes. Intelligente et cultivée, elle n’a le droit de rien faire, si ce n’est de la poésie. En plus, Masako tarde à donner un nouvel héritier. En 1998, elle fait une fausse couche. En 2001, elle donne naissance à une fille, la princesse Aiko. La pression ne cesse d’augmenter. Elle disparaît de la vie publique en 2003, souffrant officiellement d’un « trouble de l’adaptation », et vit recluse dans le palais du Togu, dans le quartier Akasaka à Tokyo.
    Céréales

    La population japonaise la considère désormais comme une victime d’une agence impériale trop conservatrice. « Certaines actions sont allées jusqu’à nier la personnalité de Masako », a osé déclarer le prince Naruhito pour prendre sa défense. Une critique à mots couverts, qui rompt avec une règle fondamentale de la famille impériale japonaise selon laquelle ses membres s’abstiennent de tout commentaire favorable ou défavorable en public. La presse japonaise souligne que les problèmes rencontrés par la princesse héritière sont similaires à ceux auxquels sont confrontées de nombreuses femmes japonaises. « En ce sens, vous pouvez dire que Masako est très symbolique de la société japonaise », confirme Rika Kayama, psychiatre et professeure à l’université Rikkyo. Masako sera la seconde impératrice roturière après sa belle-mère, l’actuelle impératrice Michiko.

    Fille d’un marchand de céréales et titulaire d’un diplôme de littérature et de langues étrangères de l’université Seishin de Tokyo obtenu en 1957, Michiko Shôda croise le prince Akihito sur un terrain de tennis. Leur mariage en 1959 fait sensation. Le couple décide de vivre avec ses trois enfants, une fille et deux garçons, dont le prince héritier Naruhito né en 1960, au lieu de les confier à des gouvernantes. Mais une fausse couche, le stress induit par les dures critiques des plus conservateurs et par les ragots des tabloïds la feront s’éclipser un temps et affecteront sa santé. Elle a toutefois accompagné son époux dans presque toutes ses nombreuses obligations.

  • Japon. Le parcours du combattant des femmes médecins - Monde - LeTelegramme.fr
    https://www.letelegramme.fr/monde/japon-le-parcours-du-combattant-des-femmes-medecins-18-08-2018-12055101
    https://www.letelegramme.fr/images/2018/08/18/devenir-une-femme-medecin-au-japon-suppose-de-se_4124821_1000x526.jpg?v

    La faculté de médecine de Tokyo a reconnu avoir truqué les examens d’admission afin de limiter le quota de femmes à 30 % et, ainsi, de s’assurer que davantage d’hommes deviennent médecins. L’affaire suscite l’indignation au Japon mais surprend moins dans le milieu médical.
    […]
    Résultat : dans l’archipel, la médecine reste largement dominée par les hommes. Aucune femme n’enseigne encore dans les principaux départements de la faculté de médecine de l’université de Tokyo. Depuis presque vingt ans, la part des étudiantes en médecine stagne autour des 30 % au Japon, tandis que le nombre de femmes médecins représentait 20,3 %, une proportion qui le classe dernier des pays de l’OCDE, où la moyenne s’établit à 46,1 %.

    • « Stick bombs » : le mystère du serpent de bâtonnets dévoilé

      Une tresse de bouts de bois se défait en se dressant comme un cobra : deux équipes françaises ont étudié la mécanique des spectaculaires « bombe de bâtonnets ».

      Ce cobra-là n’est pas dangereux, mais sa domestication a pourtant nécessité deux équipes de chevronnés spécialistes. Il est quasiment inconnu en France, mais très populaire ailleurs, en Asie ou aux Etats-Unis.

      C’est en fait le surnom d’un divertissement aussi futile que l’art d’aligner des milliers de dominos et de les faire tomber en cascade… Il s’agit là d’entremêler dessus, dessous, en une succession de ­losanges, des bâtonnets de bois – identiques à des abaisse-langues de médecin –, pour constituer un long croisillon horizontal, puis d’en lâcher une extrémité. Le bel ­assemblage se défait alors, en éjectant un à un les bâtonnets. Puis la tresse se soulève, se redresse et, telle une tête de cobra, se met à ­cracher les bâtonnets tout en ­reculant. Le record de 2016, détenu par une équipe autrichienne de 22 personnes, a assemblé plus de 40 900 bâtons, détruits en moins d’une minute… Les vidéos de ce ­record ou d’autres, visibles sur ­Internet sous le nom de stick bomb (« bombe de bâtonnets »), sont spectaculaires.

      Energie cinétique

      A quelle vitesse le cobra recule-t-il ? A quelle hauteur se dresse-t-il ? Quels bâtonnets seraient les meilleurs ou les pires ? Autant de questions auxquelles viennent de répondre deux équipes indépendantes de physiciens français, à ­Paris – Ecole polytechnique, Ecole normale supérieure (ENS), Centre national de la recherche scientifique, CNRS – et à Lyon ­– université et CNRS –, dans deux articles à ­paraître dans la Physical Review Letters et l’American Journal of Physics.

      Pas vraiment une coïncidence quand on sait que ces physiciens entraînaient des étudiants participant au tournoi international des physiciens, une compétition amicale où les équipes, lors de joutes verbales contre leurs adversaires, essaient de ­convaincre de la pertinence de leurs analyses sur des ­sujets de physique non vraiment ­résolus. Le mystérieux cobra était au programme de l’édition 2016 (remportée par l’ENS de Lyon au ­niveau mondial). « Sur cet exemple, nous n’avons pas été convaincus par les équipes, et avons décidé d’approfondir », dit Frédéric Chevy, qui d’ordinaire « dresse » les atomes froids dans son laboratoire de l’ENS à Paris.

      Le « moteur » du serpent est vite identifié. Lorsqu’on les entremêle, l’un dessus, l’autre dessous, les bâtonnets se tordent, et la tresse emmagasine de l’énergie élastique. Elle sera restituée en énergie cinétique – et dissipée aussi en vibration, friction –, et donc en mouvement. Le cobra tête haute, cette énergie équilibre la gravité, et les deux équipes arrivent à déterminer ainsi la vitesse qui dépend principalement de la longueur et de l’épaisseur des ­bâtonnets. Les plus épais et les plus courts allant plus vite.

      « On sait quels bâtons choisir pour filer à 30 m/s, mais cela est presque trop rapide, et on profite moins de l’effet tête dressée », indique Nicolas Taberlet, spécialiste de mécanique des fluides et des ­milieux granulaires à l’université de Lyon. Il conseille aussi de sécher les bâtons pour gagner en vitesse.

      https://youtu.be/GtnZc1dujgg

      De même, le joueur peut varier l’angle des losanges afin d’étirer plus ou moins la tresse en longueur. Telle une ola dans un stade, plus les éjections sont éloignées – donc la tresse étirée –, plus la ­vague se propage vite.

      Les Lyonnais ont aussi estimé la hauteur maximale du cobra, favorisée elle aussi par les faibles épaisseurs. Les Parisiens ont préféré explorer les domaines de ­paramètres autorisant la propagation de l’onde. « La plage est étroite, résultat d’une compétition entre la gravité qui plaque le serpent et l’élasticité qui le tord et le fait monter », indique Frédéric Chevy. Trop rigides, des bâtons cassent pendant le tressage. Trop souples, la tresse ne décolle pas. Les abaisse-langues – ou les bâtons d’esquimaux de format américain – sont finalement les meil­leurs, et moins chers que les produits vendus comme jouets.

      « Ce n’est pas qu’un jeu »

      Les deux équipes ont comparé leurs théories à des expériences utilisant plusieurs types de composants. « Le résultat est convaincant et élégant, salue Basile Audoly, spécialiste de mécanique au CNRS dans le laboratoire de mécanique du solide de l’Ecole polytechnique. Ce système possède un comportement continu car une onde se propage, mais aussi discontinu, car l’extrémité “explose”. Sa modélisation n’est pas simple et est analogue dans l’esprit à ce qu’on doit faire pour étudier une chaîne articulée, par exemple. C’est très profond, et cela montre que ce n’est pas qu’un jeu. »

      « Le travail n’est pas fini. Il faudrait mieux décrire le mécanisme d’éjection pour prédire l’angle vers lequel les bâtonnets partent à l’extrémité », estime Frédéric Chevy. « Nous pouvons prédire la hauteur maximale, mais pas la ­hauteur réelle, qui dépend de ­processus plus fins tenant compte des rotations des vibrations, du bruit qu’on entend… »,

      confirme Nicolas Taberlet.

      « Cela montre que le tournoi peut fournir de la matière à des physiciens », souligne Daniel Suchet, l’organisateur de la sélection française de cette compétition mondiale, actuellement au laboratoire mixte CNRS-université de Tokyo sur les cellules photovoltaïques.

      Dernier détail, pour les amateurs. Il faut choisir avec soin à quelle extrémité on lâche la bête pour qu’elle se redresse. Si on opte pour la mauvaise, le premier bâton part vers le haut, et la tresse ne décolle pas. Le serpent crachera son venin mais sans se redresser.

  • Un robot peut-il rentrer à l’université de Tokyo ? Todai Robot Project
    http://21robot.org/?action=common_download_main&upload_id=94
    https://www.netexplo.org/fr/veille/innovation/todai-robot-project

    En combien d’années une intelligence artificielle peut-elle entrer à la prestigieuse université de Tokyo, en passant son Bac comme n’importe quel candidat ? L’objectif est une décennie. C’est en 2011 que l’institut national de l’informatique japonais lance ce projet, soutenu par Fujitsu. Après 2 échecs en 2013 et 2014, le robot obtient enfin la moyenne en 2015 avec une note de 53.8 % sur 5 matières, contre une moyenne nationale de 43.8 %. Il reste pour lui à se perfectionner en physique pour fêter son succès, prévu en 2021.

    http://www.numerama.com/sciences/209272-une-intelligence-artificielle-robotique-echoue-a-integrer-luniversi

    Le Todai Robot, une intelligence artificielle créée en 2011, a échoué pour la quatrième année consécutive à intégrer la prestigieuse université de Tokyo. Ses concepteurs tirent les leçons de cet échec.

  • Trickey, le clavier customisable qui coûte un bras
    http://www.comptoir-hardware.com/actus/peripheriques/28033-trickey-le-clavier-customisable-qui-coute-un-bras.html

    Que ça soit pour un usage professionnel ou en jeu, qui n’a jamais rêvé de pouvoir configurer intégralement son clavier ? Nombreux sont les modèles présentant des touches de macro programmables, mais pour certains élèves de l’université de Tokyo ça n’était pas suffisant et c’est pourquoi ils ont développé le Trickey qu’ils lancent via Kickstarter. Un boîtier comprenant des emplacements pour six touches programmables et aux keycaps transparents et modifiables... [Tout lire]

    #Périphériques

  • Un faux sourire dans votre miroir pour vous convaincre - New Scientist
    http://www.newscientist.com/article/dn23929-fake-smile-in-a-mirror-makes-you-buy-what-you-try-on.html

    Shigeo Yoshida - http://www.shigeodayo.com - de l’université de Tokyo a développé un système pour évoquer l’émotion, qui a pour but de manipuler votre émotion en vous présentant souriant quand vous ne l’êtes pas. Le système présente une image de soi altérée par un logiciel pour que vous sembliez souriant ou confiant. En manipulant l’état émotionnel des gens, le système permet d’influer sur leurs préférences. Tags : internetactu2net internetactu (...)

    #interface #economiecomportementale #psychologie #marketing

    • J’ai un ami qui nous suppliait de ne pas sourire, il revenait de new-york ou il avait été traumatisé parce que tout le monde souriait artificiellement. #cheese

    • @monolecte et si on fait la gueule est ce que la position des lèvres déclenche un hormone de la déprime ou de la mauvais humeur ?
      Par rapport au fait qu’on demande plus aux filles et aux femmes de sourire, je me dit qu’être moins nerveuse ca peut rendre aussi moins méfiante ou moins vigilante à l’oppression et donc plus facilement manipulable par les dominants. Les dominants ne se fatiguent pas trop à sourire il me semble, mais c’est une intuition, il y a peut être des études d’éthologie qui montrent cela (ou pas).

    • De mon point de vue, le #neuromarketing est un gros mot.
      Sinon, effectivement, à l’origine, chez les primates, le sourire est typiquement une grimace de peur et de soumission, destinée à rassurer le dominant.
      Ce qui a de bien avec l’éthologie, c’est que nous comprenons l’humain comme un animal social doté d’une capacité d’adaptation qui passe par la culture et non par la « nature », entre autre.

      Personnellement, je me souris à moi-même pour activer mon shoot d’endorphine et baisser mon niveau de stress.

    • Je ne sais pas si il y a des études sur le #sourire, mais avec l’habitude de se référer inconsciemment au modèles normés on adopte les sourires de la photographie (figé) ou de la télévision (débile) et la façon exagérée de sourire comme les commerciaux me fait vraiment peur. A un moment ou il me fallait des sous, j’avais suivi une brève formation pour réaliser des questionnaires téléphoniques, on nous demandait de sourire en parlant parce qu’il parait que ça s’entend… Encore un autre truc sur le fait d’y croire si facilement, nous ne savons pas tellement décrypter les expressions du visage, le vrai du faux, par contre les #sourds sont supers doués pour ça.

      Ah et encore, de Laborit, L’agressivité détournée , l’idée que nous ne soyons que réseaux neuronaux, réflexes et comportements induits par nos hormones est passionnante. Je me souviens d’un passage sur les nouveaux concept philosophiques qui naitront des connaissances neurobiologiques comme par exemple reconnaitre l’ineptie de la liberté, sauf que non, je ne m’y fais pas. je crois que je vais continuer à faire la gueule.

    • @supergeante, c’est un des nombreux aspects géniaux de #seenthis, pouvoir constituer de bonnes documentations en collectif. Pour la rédaction du bel essai je me défile, mais je veux bien faire les dessins de cerveaux de marketeux étalés sous les talons des éthologues mécontentEs ^^

      @monolecte je suis tout à fait d’accord avec ce que tu dit sur l’intérêt de l’étude des comportements non-humains dans la mesure ou on parle bien de culture humaine et non-humaine et peut être aussi qu’il faut se souvenir que les non-humains tout comme les humains sont aussi des personnes, des individus et pas des « espèces », masse indifférenciée.

      Attention #digression ^^
      Avec les #primates c’est plus facile de les comprendre et les étudier, mais les insectes c’est aussi des individus comme on peu voire sur les photos ci dessous, ils doivent avoir différentes personnalités et réagir différemment aux événements. Peut être qu’il y a des études sur l’individualité chez les insectes... je vais faire chauffer gogol


      http://michigantoday.umich.edu/2010/09/wasp-faces.jpg

      Et pour le sourire à soi-même, je l’applique de suite ca me semble être un bon conseil. :)

    • Ben non, il peut y avoir des individus chez les animaux, mais sûrement pas des personnes.
      En plus, les insectes fonctionnent souvent par colonie et leur sens de l’individualisme est notoirement pas très développé.
      En éthologie, nous ne distinguons pas a priori l’humain des autres animaux, même si le développement des cultures humaines a très largement pris le pas sur les déterminismes biologiques. C’est d’ailleurs pour cela qu’il n’y plus de phénomène de spéciation chez les humains, alors que nous occupons une très vaste variété d’écosystème. Nous nous adaptons à notre environnement par la culture et non la biologie. Les humains des pays froids n’ont pas développé de fourrure en réponse aux contraintes extérieures, pas plus que ceux des pays chaud n’ont de plus grandes oreilles : on a inventé des vêtements et des maisons pour reconstituer l’environnement favorable à notre espèce.

    • ah oui je ne connaissait pas le sens précis de

      PERSONNE1, subst. fém.
      I. Individu de l’espèce humaine, sans distinction de sexe.

      Ah lala j’ai certaines lacunes de base comme tu peu voire :p
      je ne l’utiliserait plus pour les non-humains ! Merci pour la précision et toutes ces infos, la spéciation par la culture j’aime beaucoup.

    • Les changements apparus chez les êtres humains sont dus à des conditions de vie plus favorables, c’est cela @monolecte ? Par exemple, on est (on nait) plus grand que nos ancêtres et moins poilus. On vit aussi plus vieux, du moins pour certains. Ça pourrait être le cas aussi chez les animaux domestiques. A propos de sourire, mon chat sourit certaines fois quand je joue avec lui, sisi. J’ai connu un chien aussi qui faisait de grands sourires.
      Naturellement je suis quelqu’un de souriant, c’est spontané. D’ailleurs je suis assez spontanée dans le genre, ça surprend parfois quand on n’est pas averti. Par exemple, @mad_meg, si quelqu’un me sort une insanité, je peux lui rire au nez plutôt que de m’emporter. C’est en général assez déconcertant. Comme quoi en étant détendu, on peut tout à fait exprimer son désaccord sans se faire de bile. En même temps il faut faire attention à ne pas vexer, il faut se rire gentiment mais dans la spontanéité, on ne mesure pas toujours tout.
      Sinon, le visage c’est ce qu’on offre en premier à l’autre, celui ou celle qu’on ne connaît pas et le sourire, me semble-t-il, est le premier signe de communication qu’on lui adresse. C’est un signe d’ouverture, non ?

    • Dans la plupart des cultures humaines, oui... mais pas toutes.

      La modification de taille est assez loin de la spéciation, parce que c’est une réponse individuelle finalement assez rapide à l’environnement, conditionnée par la quantité & la qualité de nourriture à des moments clés de la croissance. Si, effectivement, les gamins d’aujourd’hui grandissent notoirement plus vite et plus haut que leurs parents, ce n’est déjà pas vrai partout et cette tendance peut se retourner très rapidement. Il faut savoir que pendant le Haut-Moyen-Âge, la période des cathédrales, où l’organisation sociale était plutôt pré-féodale avec une relative prospérité, les gens présentaient la même taille moyenne... que la population des années 1980-1990. Ensuite, l’installation de la #féodalité, et d’un système très #inégalitaire marqué par des guerres et des famines a très rapidement fait décroître la taille de la population... jusqu’à ce que l’on rattrape le temps perdu, à la fin du siècle dernier... étonnant, non ?

      Plus remarquable encore, des notes de l’époque de Dickens où les manufacturiers de la région de Londres, connus pour leur ladrerie envers leurs ouvriers, se plaignant de la faible constitution et de la petite taille des enfants londoniens préconisaient d’aller recruter dans la cambrousse où les garçons de ferme, mieux nourris, étaient plus grands, costaux et donc aptes au travail. Ce qui signifie que le rapport entre #nourriture et #développement physique était déjà parfaitement acté et qu’il existait de grandes disparités à l’intérieur même des populations.

      J’ai d’ailleurs comme hypothèse le fait que les #femmes ont été artificiellement sélectionnées et maintenues dans des petites tailles au long des siècles pour compléter la domination des hommes et la justifier. Quand j’étais gosse, encore, on continuait à donner de plus petites portions aux filles qu’aux garçons, sous prétexte qu’elles avaient besoin de moins manger. À activité physique égale (ce qui est souvent le cas chez les enfants, même si on tend à privilégier les petites filles sages et donc immobiles), rien ne justifie qu’un enfant a besoin de moins de nutriments qu’un autre. Par contre, il est évident qu’à l’arrivée, son développement ne sera pas identique.
      J’observe qu’en dehors des diktats de la mode à la con et de l’injonction des régimes, les filles qui se nourrissent comme les garçons ont tendance, elles aussi, à être plus grandes...

      On voyage, on voyage #digression

    • 1. Les petites filles sont souvent moins bien nourries (nourries en dernier, en fait) que les petits garçons, soit parce qu’elles ont moins de valeurs et sont donc plus sacrifiables en cas de pénurie, soit parce que on considère qu’elles sont naturellement plus « menues » et ont donc moins de besoins. Elles sont aussi globalement moins soignées et moins éduquées.
      2. Le modèle du garçon actif et de la petite fille sage sont encore très prégnants. On incite les garçons au sport, aux jeux de plein air, à la confrontation, à l’activité et les filles, aux tâches ménagères, aux jeux d’intérieur, aux soins, à la discrétion. Les corps ne peuvent pas se développer de la même manière dans ces conditions.
      3. Le #dimorphisme sexuel est encouragé lors de l’appariement : femme plus claire que l’homme et souvent plus petite, plus menue, plus jeune (ce qui facilite la domination physique). Ainsi, par défaut, les femmes petites ont plus souvent accès à la reproduction que les femmes grandes : c’est une forme de sélection du caractère de la petite taille chez la femme.
      4. Le gavage des femmes dans les cultures où le gras est valorisé ne change pas la donne, puisque c’est la femme pubère qui est gavée et non la fillette (souvent moins bien nourrie que les garçons) et elle est engraissée au sucre et au gras, là où les hommes sont « forcés » à la viande, aux protéines : là aussi, les effets sur les corps sont très différents.

      Le nourrissage des enfants est primordial pour leur développement intellectuel et physique pour le reste de leur vie. C’est, à mon avis, là que se construit le dimorphisme sexuel.

    • Je suis comme @jean_no, je reste un peu réservée sur cette théorie. Chez nos cousins les primates, il y a une différence de taille importante entre mâles et femelles qu’on peut difficilement attribuer, je crois, à une discrimination alimentaire chez les tous petits.

    • @odilon : jamais entendu parlé, mais c’est très exactement ça. Merci.

      L’idée m’est venue après m’être engueulée, l’année dernière, avec l’entraîneur de foot de ma fille qui prétendait que les hommes sont « naturellement » plus aptes pour le sport que les femmes. Je lui ai fait remarquer que ma fille est plus grande que les garçons de son âge, mais il balance que les filles sont biologiquement moins développées et donc moins physiques... et là, je me suis souvenue de la période où j’étais « naturellement » la dernière à être servie à table dans ma famille d’accueil, une famille de paysans où la séparation entre les sexes était très forte et très structurée. Probablement l’endroit où j’ai commencé à vraiment être en colère et à me révolter contre une construction très forte des inégalités. Et où je suis souvent sortie de table avec un méchant creux.

    • PRISCILLE TOURAILLE, chercheuse à l’École des hautes études en sciences sociales (Ehess) et au Muséum national d’histoire naturelle, explique pourquoi les femmes sont statistiquement plus petites que les hommes : ces derniers se réservent la plus grosse part de viande (« Causette », juin). « Pour énormément de sociétés humaines, ethnologues ou nutritionnistes établissent que les femmes ont un accès limité aux protéines, contrôlées par les hommes (…). Il est établi que la viande constitue 40% du régime des hommes et à peine 2% du régime des femmes. »

      C’est très exactement ce que j’ai observé.
      Maintenant que la nourriture en général et les protéines en particulier, sont plus abondante, il est marrant de noter que les femmes sont en permanence sommées de limiter leurs apports en nutriments... Afin de rester graciles et menues, selon certains critères physiques.

    • Ça ne se passe pas plus dans les gènes que pour un phénomène sélectif sur plusieurs générations chez un éleveur.
      Si, pendant plusieurs générations (et là, on parle de milliers d’années), tu choisis électivement les petites femmes pour se reproduire, tu auras tendance à avoir des femmes plus petites.

      La privation de nourriture, elle, qui s’ajoute à la sélection des femmes petites, frêles et pâles, impacte la croissance de l’individu seul : une petite fille mal nourrie donnera une femme plus chétive, moins grande et aussi moins intelligente (le rapport entre nourriture et développement cognitif chez le jeune enfant n’est plus à démontrer). C’est d’ailleurs pas pour rien que les changements de taille apparaissent très vite dans une population quand l’alimentation change : la génération en croissance est directement impactée. Ma fille est mieux nourrie que moi, elle grandit plus, comme la plupart de ses camarades de classe. Elle devrait faire ma taille pour ses 12 ans, si sa courbe se maintient.
      Par contre, que ses enfants grandissent pendant une période moins faste et ils présenteront dès l’âge adulte une stature moindre que celle qu’ils étaient génétiquement programmés à atteindre.

      Il y a toujours interaction imbriquée entre inné et acquis et le milieu a souvent le dernier mot.

      Après, la sélection des femmes petites implique une taille moyenne des femmes inférieure à celle des hommes. Si on nourrit tout le monde mieux, tout le monde aura tendance à être plus grand, mais le différentiel sexué n’aura tendance à se réduire que si les femmes grandes peuvent s’apparier aussi facilement que les autres... et les hommes petits itou.

      Reste aussi la question métabolique : la lignée des femmes petites réagit comment par rapport aux modifications d’alimentation dans l’environnement ? En stockant du gras ou en relançant la conquête verticale ? Est-elle plus résistante aux périodes de pénurie (moins de masse corporelle = moins de nutriments pour faire tourner la machine = moins de mortalité en cas de famine ?)

      Donc deux choses qui se répondent mais qui ne sont pas identiques :
      1. La sélection culturelle des femmes plus petites que les hommes sur des millénaires qui fait que ce trait est génétiquement dominant chez les femmes

      2. La limitation de l’accès à la nourriture des petites filles qui renforce le trait 1 mais qui n’agit que d’un point de vue ontologique et est donc réversible (dans les deux sens) d’une génération à l’autre.

      Après on pourrait s’amuser à créer des comparatifs de tailles moyennes des femmes selon la région du monde et se demander si les variations sont corrélées avec la force du modèle patriarcal à travers l’histoire des régions du monde comparées.

    • J’avais discuté des hormones de croissances avec une amie suite au visionnage du docu « pourquoi les femmes sont elles plus petites » et on avais remarquer qu’on ne connaissait que des hommes qui avaient subit ce traitement pour grandir, et aucune femme. Quitte à empoisonner ces garçons avec le prion de la vache folle. être de petite taille est perçu comme un handicape pour les hommes mais pas pour les femmes. Il existe aussi des traitement pour empêcher de grandir et ce traitement comme par hasard est bien plus pratiqué par les filles et femmes.

      Aussi je me souviens d’une chanson que me chantais ma grand mère quant j’étais petite et qui correspond tout à fait à cette injonction sur la taille : http://www.youtube.com/watch?v=fLE5qTRdvuw

  • Entretiens du Nouveau Monde industriel 2011 (2/3) : le temps des catastrophes | Rémi Sussan
    http://www.internetactu.net/2012/01/10/entretiens-du-nouveau-monde-industriel-2011-23-le-temps-des-catastroph

    On a pu assister, lors des Entretiens de cette année à une session passionnante sur la gestion du risque à la lumière des évènements de Fukushima, avec deux interventions remarquables, celle d’Hidetaka Ishida, de l’université de Tokyo, et celle du philosophe Jean-Pierre Dupuy (Wikipédia). Pour Hidetaka Ishida, le visage de ce siècle est celui des catastrophes. Désastres naturels de type…