• Un autre otage palestinien meurt en détention israélienne
    14 décembre 2025 | - IMEMC News
    https://imemc.org/article/another-palestinian-hostage-dies-in-israeli-custody

    L’Autorité chargée des affaires des prisonniers et le Club des prisonniers ont annoncé le décès de l’otage palestinien Sakhr Ahmed Zaoul (26 ans), originaire de la ville de Husan, à l’ouest de Bethléem, qui avait été enlevé en juin et détenu en otage par les autorités israéliennes, sans qu’aucune accusation ne soit portée contre lui, et torturé depuis lors.

    Selon la famille de Zaoul, il ne souffrait d’aucune maladie chronique, précisant qu’il avait un autre frère détenu dans les prisons de l’occupant, Khalil Zaoul.

    La mort de Zaoul survient quatre jours seulement après celle d’un autre otage palestinien, Rahman Sabatin, originaire de la même ville, portant à 86 le nombre de Palestiniens capturés dont l’identité a été révélée depuis le début de la guerre d’extermination, torturés à mort dans les prisons et les camps de l’occupation israélienne, ce qui constitue une escalade terrifiante, choquante et sans précédent.

    Les organisations de défense des droits de l’homme ont récemment révélé des données reconnues par l’occupation israélienne elle-même, indiquant que plus de 100 prisonniers palestiniens sont morts dans les camps de prisonniers israéliens au cours des deux dernières années, tandis qu’Israël continue de cacher l’identité de dizaines de Palestiniens détenus à Gaza, en plus des dizaines qui ont été exécutés sur le terrain.

    Les deux institutions ont ajouté que ce que le système barbare israélien pratique à l’encontre des prisonniers et des détenus n’est rien d’autre qu’un génocide systématique mené à la demande publique et explicite des dirigeants et des ministres du gouvernement d’occupation, dirigé par le ministre extrémiste Itamar Ben-Gvir, qui a présenté un projet de loi demandant l’exécution des prisonniers palestiniens à la Knesset (Parlement) israélienne. Cela se produit parallèlement à la pratique de l’exécution lente des prisonniers, grâce à un système intégré auquel participent diverses agences d’occupation israéliennes, en préparation de la promulgation définitive de la loi sur la peine de mort.

    Les institutions ont souligné que ce qui se passe à l’intérieur des prisons d’occupation israéliennes dépasse toute description et toute expression, car le système pénitentiaire israélien et les agences d’occupation, y compris le pouvoir judiciaire, s’efforcent d’institutionnaliser une nouvelle réalité après la guerre. Cette nouvelle réalité repose sur la destruction physique et psychologique des prisonniers palestiniens, grâce à un système intégré de crimes systématiques qui font partie intégrante de la guerre d’extermination.

    Ces crimes comprennent : la torture, la privation de nourriture, le refus de soins médicaux, les agressions sexuelles, y compris le viol, et la transformation des droits fondamentaux des prisonniers en outils d’oppression et de torture par le biais de politiques de privation et de déshumanisation, en plus des conditions horribles qui ont conduit à la propagation de maladies et d’épidémies, notamment la gale, qui est devenue un outil supplémentaire de torture et de meurtre.

    Ils ont souligné que l’accélération sans précédent des décès de prisonniers confirme que le système pénitentiaire israélien continue de procéder à des meurtres lents et systématiques, car il ne se passe pratiquement pas un mois sans qu’un ou plusieurs martyrs ne meurent dans les prisons. L’occupation israélienne ne se limite pas à tuer des prisonniers, mais continue de détenir leurs corps, poursuivant son crime par le biais d’« enquêtes » officielles auxquelles le pouvoir judiciaire se rend complice, dans le but d’établir des politiques qui conduisent à l’exécution lente des prisonniers à l’intérieur des prisons et des camps.
    (...)
    Il convient de noter que le nombre de prisonniers dans les prisons de l’occupation a atteint plus de 9 300 prisonniers, en plus des centaines de détenus détenus dans des camps affiliés à l’armée d’occupation, dont plus de 50 femmes et environ 350 enfants, tandis que le nombre de détenus administratifs a atteint 3 368 en novembre dernier.

    #Palestine_assassinée

  • Les forces d’occupation tuent un enfant palestinien près de Jénine
    14 décembre 2025 | - IMEMC News
    https://imemc.org/article/occupation-forces-kill-a-palestinian-child-near-jenin

    Les forces israéliennes ont tué un enfant palestinien samedi soir, après avoir envahi la ville de Silat al-Harithiya, au nord-ouest de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie occupée.

    Le ministère palestinien de la Santé a annoncé la mort de l’enfant, Mohammad Iyad Mohammad Abahra (16 ans) , après qu’il ait été abattu par les forces israéliennes dans la ville de Silat al-Harithiya.

    Le ministère a ajouté que l’Autorité générale des affaires civiles avait signalé qu’après avoir tué Abahra, les forces d’occupation avaient confisqué son corps.

    Selon les médias, les forces israéliennes ont envahi Silat al-Harithiya samedi soir, ont fait irruption dans plusieurs maisons de citoyens, provoquant des protestations parmi les Palestiniens locaux.
    Les sources ont ajouté que des tireurs d’élite étaient postés sur les toits des maisons, tandis que les soldats tiraient à balles réelles et lançaient des grenades assourdissantes, tuant l’adolescent.

    De son côté, l’armée israélienne a affirmé que le jeune Abahra, qui a été tué, avait lancé un engin explosif sur les soldats, qui ont ouvert le feu sur lui avec des balles réelles, entraînant sa mort.

    Dans un communiqué, l’armée d’occupation a affirmé que « lors d’une opération menée par une unité de reconnaissance parachutiste à Silat al-Harithiya, un homme armé a lancé un engin explosif sur les forces. Les forces ont riposté et l’ont tué », ajoutant qu’aucun soldat n’avait été blessé.

    Le bataillon de Jénine des Brigades Al-Quds, la branche armée du groupe de résistance palestinien Jihad islamique, a annoncé que ses combattants avaient pris pour cible un véhicule blindé de transport de troupes Namer avec un engin explosif, ajoutant que ses combattants de la résistance avaient affronté l’armée d’invasion dans plusieurs zones de la ville de Silat al-Harithiya.

    Depuis le début de l’agression militaire israélienne contre la bande de Gaza le 7 octobre 2023, les forces d’occupation ont tué 1 095 citoyens palestiniens en Cisjordanie, dont 226 enfants et 24 femmes.

    Dans le gouvernorat de Jénine, 308 Palestiniens ont été tués, tandis que 213 ont été tués à Tulkarem, 138 à Naplouse, 104 à Hébron, 98 à Tubas, 81 à Ramallah, 60 à Jérusalem, 42 à Qalqilia, 31 à Bethléem, 13 à Jéricho et dans la vallée du Jourdain, et 7 à Salfit, selon l’Observatoire Shireen.

    Dans la bande de Gaza, le nombre total de morts depuis le 7 octobre 2023 est passé à 70 654, y compris des femmes et des enfants, tandis qu’au moins 171 095 Palestiniens ont subi des blessures plus ou moins graves à la suite de l’offensive militaire israélienne.

    #Palestine_assassinée

  • Gilles Dauvé - #Isratine : #Israël, la guerre sans fin ?
    https://ddt21.noblogs.org/?page_id=3726

    En particulier, à la différence avec la plupart des colonisateurs, qui faisaient travailler (et si besoin mourir à la tâche) les « indigènes » sur les plantations, dans les mines, à la construction de voies ferrées…, se réservant les métiers qualifiés, la direction et l’administration, le sionisme visait beaucoup plus que l’exploitation d’un pays, et rien moins que la création d’une société, mais séparée. Notamment par le développement du « travail juif », privilégiant l’emploi de Juifs dans les fermes et les kibboutz. Le sionisme portait l’utopie d’une réconciliation juive du capital et du travail. Appuyé par des bourgeois et acceptant la propriété privée, mais animé par des dirigeants issus du socialisme réformiste, le sionisme de la première moitié du XXe siècle mettait en avant des idéaux progressistes (Herzl promettant une journée de travail de 7 heures) et revendiquait des droits pour les travailleurs – pourvu qu’ils soient juifs. Lorsqu’en 2018 la Knesset a défini Israël comme « foyer national du peuple juif », elle réaffirmait simplement la réalité fondamentale de ce pays.

    Sur le territoire israélien, les citoyens arabes (aujourd’hui environ 20 % de la population, proportion jugée autrefois acceptable par Ben Gourion) peuvent vivre, travailler, bénéficier de droits sociaux et politiques, élire leurs propres députés, etc., à condition d’accepter qu’Israël soit avant tout la patrie juive, c’est-à-dire une démocratie ethnique, où l’on ne mène pas la même vie selon que l’on est juif, arabe, ou druze. Où qu’il soit dans le monde, un Juif est potentiellement citoyen d’Israël de plein droit. Inversement, à l’intérieur d’Israël, un Arabe n’est jamais vraiment « chez lui », et tout Arabe habitant en #Palestine à l’extérieur des frontières (mouvantes) d’Israël pourra se voir dépossédé de tout ce qui permet de vivre (terre, maison, moyens de travail…). Comme l’expliquait un Israélien : « Je ne veux plus vivre dans un pays où j’appartiens à une minorité. » Telle est la logique fondatrice du sionisme, applicable – différemment – à des zones qui ne faisaient pas partie du territoire israélien en 1948 : la Cisjordanie, le plateau du Golan, éventuellement des portions du sud du Liban, de Gaza… Un Juif londonien ou milanais a davantage droit à s’installer en Israël qu’un non-Juif dont la famille y vit depuis trois siècles. Pour cette raison, Shlomo Sand, lui-même citoyen israélien, déclare avoir « cessé d’être Juif », car il souhaite que son pays devienne celui de tous ses citoyens, non celui de tous les Juifs du monde.

  • Des civil·e·s pris pour cible : Meurtres, prise d’otages et autres atteintes aux droits humains perpétrés par des groupes armés palestiniens en Israël et à Gaza – Synthese

    Voici la synthèse du rapport intitulé Des civil·e·s pris pour cible. Meurtres, prise d’otages et autres atteintes aux droits humains perpétrés par des groupes armés palestiniens en Israël et à Gaza (Index : MDE 15/0282/2025).

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/wp-content/uploads/2025/12/mde1502832025french.pdf

    https://www.amnesty.org/fr/documents/mde15/0283/2025/fr

    #palestine #israel

  • Israël et territoire palestinien occupé. Il ne peut y avoir de paix durable sans justice internationale pour toutes les victimes de tous les crimes en Israël et dans le TPO

    Les États doivent démontrer leur engagement envers la justice internationale en garantissant une véritable obligation de rendre des comptes aux victimes de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide, que ce soit dans le territoire palestinien occupé ou en Israël, a déclaré Amnesty International au lendemain de la récente conclusion de l’Assemblée des États parties de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye.

    « Le système de justice internationale est attaqué de toutes parts et fait face à des menaces existentielles. Il est tout particulièrement mis à l’épreuve par la situation en Israël et dans le territoire palestinien occupé. Les États doivent faire la preuve de leur engagement envers la justice internationale en soutenant des institutions comme la CPI et en protégeant la capacité de ces institutions à exiger l’obligation de rendre des comptes », a déclaré la secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard.

    Amnesty International a recueilli de très nombreux éléments prouvant qu’Israël a commis et continue de commettre un génocide contre la population palestinienne à Gaza, et ce malgré le cessez-le-feu, et que son système d’apartheid toujours en place constitue un crime contre l’humanité. Le 11 décembre 2025, l’organisation a également publié un rapport détaillé sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis par le Hamas et d’autres groupes armés pendant et après les attaques lancées le 7 octobre 2023.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/12/12/israel-et-territoire-palestinien-occupe-il-ne-

    #palestine #israel

  • Un détenu palestinien meurt dans une prison israélienne
    10 décembre 2025 | - IMEMC News
    https://imemc.org/article/palestinian-detainee-dies-in-israeli-prison-11

    L’Autorité palestinienne chargée des affaires civiles a informé la Commission des affaires des détenus et anciens détenus et la Société palestinienne des prisonniers du décès du détenu Abdul-Rahman Sofian Mohammad Sabatin, 21 ans, originaire de la ville de Husan, à l’ouest de Bethléem, au centre médical israélien Shaare Zedek mardi soir.

    Selon le communiqué publié mercredi, Sabatin était détenu depuis le 24 juin 2025. Une audience avait été convoquée pour lui le 25 novembre 2025, au cours de laquelle sa famille, présente à l’audience, n’avait signalé aucun signe de complications graves pour sa santé.
    Il avait déjà subi une grave blessure abdominale un an avant que les soldats ne l’arrêtent, mais son état s’était stabilisé.

    Les deux institutions ont souligné que la mort de Sabatin s’ajoute au bilan des politiques systématiques d’extermination lente menées par les autorités israéliennes à l’encontre des prisonniers, parallèlement aux exécutions sur le terrain qui font partie de la campagne d’extermination en cours contre le peuple palestinien.

    Avec sa mort, les groupes de défense des droits humains, y compris les organisations israéliennes, rapportent que le nombre de décès parmi les prisonniers palestiniens depuis le début du génocide le 7 octobre 2023 a dépassé la centaine, bien que ce chiffre ne soit pas définitif.
    L’identité de 85 d’entre eux a été confirmée, tandis que des dizaines de détenus de Gaza restent portés disparus de force et que beaucoup d’autres ont été exécutés sur le terrain.
    Cette période marque le chapitre le plus meurtrier de l’histoire du mouvement des prisonniers palestiniens, portant à 322 le nombre total de décès confirmés en détention depuis 1967.
    (...)
    Actuellement, plus de 9 300 Palestiniens sont détenus dans les prisons israéliennes, en plus des centaines de personnes détenues dans des camps militaires. Parmi eux se trouvent plus de 50 femmes et environ 350 enfants

    #Palestine_assassinée

    • « le nombre de décès parmi les prisonniers palestiniens depuis le début du génocide le 7 octobre 2023 a dépassé la centaine, bien que ce chiffre ne soit pas définitif. »
      Apparemment, ça ne gêne plus personne...

  • Réfugié·es et déplacé·es palestinien·nes : imposer à Israël le respect du droit international (et autres textes)

    Saree Makdisi : Gaza : après le génocide, le génocide
    ONU Info : A Gaza, l’effet domino de la faim chez les femmes enceintes
    Le commissaire général de l’UNRWA pour les territoires occupés de Cisjordanie : les autorités israeliennes sont entrées de force dans le domaine de l’ONU à Jérusalem est
    Réfugiés et déplacés palestiniens : imposer à Israël le respect du droit international
    Shir Hever : L’économie zombie d’Israël. Quatrième partie : l’économie israélienne est-elle au bord de l’effondrement ? [https://marx21.ch]
    Gaza – Le silence sélectif de l’Académie
    Liens vers d’autres textes

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/12/11/refugie·es-et-deplace·es-palestinien·nes-impos

    #palestine #israel

  • «  La #tribune_dimanche  » et le ministre de l’enseignement supérieur  : un pur moment de #propagande

    L’hebdomadaire dominical du milliardaire #Rodolphe_Saadé a publié un entretien avec le ministre de l’Enseignement supérieur #Philippe_Baptiste, qui a profité de l’occasion pour se poser, sans être contredit, en champion de «  la #liberté_académique  ». Problème  : dans le monde réel, ce ministre engagé est, comme ses prédécesseurs macronistes, un assaillant de cette liberté.

    Dans son édition datée du 30 novembre 2025, l’hebdomadaire dominical La Tribune dimanche (groupe #CMA_Média) a publié, sur deux pages, un article trompetant, comme un cocorico, que la France allait prochainement accueillir 33 «  scientifiques américains de renommée internationale dont la liberté académique est menacée aux États-Unis  » - où le président Donald J. Trump est, comme on sait, parti en guerre contre les universités, accusées, en substance, d’être des repaires de gauchistes pro-palestiniens.

    Ce long article est complété — deux attentions valent mieux qu’une — par un entretien avec le ministre macroniste de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, à qui La Tribune dimanche pose la question suivante : «  Qu’est-ce qui empêcherait la #science française de subir le même sort que la science américaine en cas de bouleversement politique dans le pays  ?  »

    C’est-à-dire : dans le cas où l’extrême droite prendrait aussi le pouvoir de ce côté-ci de l’Atlantique.

    Le ministre fait cette réponse bouleversante : «  La question de la liberté académique est centrale. (…) Ce que montre l’exemple américain, c’est que la première garantie de la liberté académique, c’est un #financement suffisant pour la recherche de base  ! Partager collectivement, au sein du pays, un attachement viscéral à la #science et à la recherche libres, c’est la première étape pour protéger les #libertés_académiques.  »

    Ces propos sont si beaux, que l’intervieweur du ministre, probablement subjugué par tant d’attachement au libre exercice de la recherche et de «  la science  », en oublie de confronter Philippe Baptiste à la réalité de ses pratiques ministérielles — et de celles de ses prédécesseurs macronistes.

    Discours admirable, méthodes détestables

    Et c’est un peu dommage, car ce journaliste découvrirait, s’il poussait plus avant sa curiosité, un conséquent décalage entre un discours officiel tout à fait admirable, et des méthodes qui le sont beaucoup — beaucoup - moins.

    Car, premièrement  : loin d’assurer à «  la #recherche_de_base  » le «  financement suffisant  » qui serait selon le ministre «  la première garantie de la liberté académique  », l’État macroniste, en les sous-finançant, entretient au contraire un #déficit chronique des universités, qui sont invitées, sous le sceau de leur #autonomisation, à gérer elles-mêmes les difficultés financières croissantes auxquelles elles se trouvent ainsi confrontées - faute d’une aide publique suffisante.

    Et bien sûr : cette pénurie organisée, où chaque président d’université se trouve contraint de courir après des subsides étatiques en constante diminution, favorise une #compétition entre établissements qui détériore grandement les conditions de la #recherche et de l’enseignement.

    Insistons-y  : pendant que Philippe Baptiste déclame que le «  financement suffisant  » de «  la recherche de base  » est la «  première garantie de la liberté académique  », son gouvernement entretient dans l’université française une #précarité qui a pour effet de fragiliser cette recherche, en la soumettant à des logiques de compétitivité qui empêchent évidemment son libre exercice.

    Mais surtout, et au-delà de cette logique mortifère  : Philippe Baptiste s’implique personnellement dans de préoccupantes limitations de «  la liberté académique  » dont il prétend très sérieusement se faire le champion – mais pourquoi se gênerait-il, puisque d’agréables intervieweurs oublient très gentiment de le confronter à cette #hypocrisie.

    Il est vrai qu’ici le ministre n’innove guère, et qu’il s’inscrit au contraire dans une tradition déjà ancienne - puisque le #macronisme gouvernemental oeuvre depuis de longues années à la #disqualification des enseignants et chercheurs dont les travaux sont jugés trop déviants.

    En 2020, quelques jours après l’assassinat du professeur Samuel Paty par un djihadiste, le ministre de l’Éducation nationale de l’époque – le très droitier Jean-Michel Blanquer (qui s’est depuis reconverti dans la chanson artificielle) - avait ainsi déclaré que «  l’#islamo-gauchisme  » (1) faisait «  des ravages à l’université  », et favorisait «  une idéologie  » qui «  men(ait) au pire  ».

    C’est-à-dire : au terrorisme.

    Il avait ensuite précisé, quelques jours plus tard  : «  Il y a un combat à mener contre une matrice intellectuelle venue des universités américaines et des thèses qui veulent essentialiser les identités et les communautés, aux antipodes de notre modèle républicain. Cette réalité a gangrené notamment une partie des sciences sociales françaises, je défie quiconque de me dire le contraire.  »

    Relevant ce crâne défi, la Conférence des présidents d’université (CPU, devenue France universités en 2022) avait alors publié un communiqué au vitriol invitant le ministre à «  éviter amalgames et raccourcis inutiles  », et rappelant ces quelques sobres évidences  : «  Non, les universités ne sont pas des lieux où se construirait une “idéologie qui mène au pire“. Non, les universités ne sont pas des lieux d’expression ou d’encouragement du fanatisme. Non, les universités ne sauraient être tenues pour complices du terrorisme.  »

    L’année d’après — en 2021, donc —  #Frédérique_Vidal, alors ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, manifestement désireuse de ne pas se laisser distancer par Blanquer sur le terrain de l’extravagance, avait quant à elle annoncé qu’elle avait demandé au CNRS «  une enquête sur l’islamo-gauchisme  » qui selon elle «  gangrenait  » l’université.

    Là encore  : la CPU avait vivement réagi — pour suggérer à la ministre de ne pas «  raconter n’importe quoi  » —, et plusieurs centaines d’enseignants et de chercheurs ulcérés par cette nouvelle attaque avaient demandé — en vain —, dans une tribune publiée par le journal Le Monde, la «  démission  » de Frédérique Vidal.

    Et finalement, en 2023  : ce même journal avait révélé qu’en réalité, l’intéressée n’avait jamais demandé d’enquête sur l’islamo-gauchisme à l’université, et qu’elle avait donc menti en annonçant deux ans plus tôt le lancement d’une telle investigation - un peu comme si son intention avait effectivement été de «  raconter n’importe quoi  » pour jeter l’opprobre sur le monde universitaire.

    Colloque interdit

    Deux ans plus tard : c’est Philippe Baptiste, qui, pleinement investi dans la perpétuation de ces pratiques, entretient à son tour le soupçon que certains enseignants et chercheurs seraient travaillés par de torves intentions.

    Les 14 et 15 novembre dernier, par exemple, et comme l’a déjà raconté Blast  : un très sérieux #colloque sur la #Palestine devait se tenir au #Collège_de_France.

    Mais il a été annulé, sous la pression, notamment, d’une petite clique d’universitaires qui œuvre dans l’ombre, et sous le couvert d’un obscur Réseau de recherche sur l’antisémitisme et le racisme (RRA), au dénigrement de collègues dénoncés comme trop hétérodoxes — ou trop sensibles au sort des victimes palestiniennes des crimes perpétrés par l’armée israélienne —, et qui s’est mobilisée, avec une association d’avocats et à l’unisson de quelques organisations adeptes du bâillonnement des voix dissidentes, contre la tenue de ce symposium scientifique.

    Non sans succès, puisqu’il a effectivement été annulé.

    Quelle a été, dans cette affaire, la position de Philippe Baptiste  ? Parfaitement informé de la manœuvre du RRA, qui l’avait directement sollicité, ce ministre, loin de dénoncer pour ce qu’elle était cette atteinte caractérisée à la liberté académique — et cette mobilisation pour l’interdiction d’un colloque scientifique —, s’est au contraire associé à cette funeste entreprise, en adressant à l’administrateur du Collège de France un courrier dans lequel il écrivait qu’«  au vu  » du «  programme  » de ce symposium, il «  doutait  » que cette vénérable institution pluriséculaire soit «  en mesure de garantir un débat où le pluralisme des idées puisse pleinement s’exprimer  », et exprimait par surcroît — deux intimidations valent mieux qu’une — son «  profond désaccord  » personnel «  avec l’angle retenu  » par les organisateurs de la conférence.

    Là encore, insistons, et répétons : au lieu de de défendre la liberté académique, Philippe Baptiste, lorsqu’il a été sollicité au début du mois de novembre par des universitaires militants qui protestaient contre l’organisation d’un colloque scientifique, a fait savoir qu’il était, lui aussi, opposé à la tenue de cet événement.

    Et c’était déjà beaucoup, mais cet étonnant ministre ne s’est pas arrêté en si bon chemin.

    L’#antisémitisme à l’université

    Quelques jours après la censure du colloque du Collège de France, en effet  : les présidents des universités françaises ont eu la surprise de recevoir ce qui leur a très officiellement été présenté comme un très sérieux sondage, concocté par des collaborateurs du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), sur «  l’antisémitisme à l’université  » - intitulé qui, par lui-même, suggérait, on l’aura compris, que cette haine raciste infectait le même monde académique qui avait déjà été accusé quelques années plus tôt d’être gangrené par «  l’islamo-gauchisme  ».

    Immédiatement, le collectif d’enseignants et de chercheurs RogueESR, dénonçant ce qu’il a fort justement appelé une «  trumpisation de l’université française  » et un «  fichage politique  » a publié, sur son site, le 22 novembre, un billet constatant que cet «  envoi d’un questionnaire politique et religieux à des agents du service public viol(ait) le principe de neutralité institutionnelle  » en «  demandant explicitement  » à des «  agents publics, par voie hiérarchique, de répondre à un questionnaire dont plusieurs questions amènent à la collecte de données sensibles portant sur les opinions politiques et les croyances religieuses des personnels  » universitaires.

    Selon RogueESR, «  ce sondage pseudo-scientifique  », qui «  essentialis(ait) des catégories racistes  », était «  totalement illégal  ».

    Et quelques jours plus tard, le 28 novembre : c’est le rabbin Émile Ackermann qui a relevé, dans une tribune accablante publiée par le journal Libération, que le questionnaire adressé aux présidents d’université, pourtant «  présenté  » par le ministère de l’Enseignement supérieur «  comme un outil de mesure de l’antisémitisme  », ne «  cartographi(ait) pas les préjugés  » antijuifs, mais qu’il «  les remet(tait) en circulation  » - excusez du peu.

    Face à ce tollé : cette enquête qui avait été présentée comme très sérieuse a finalement été, comme l’a relevé Le Monde le 1er décembre, «  discrètement interrompue  » par le ministère, qui n’a pas daigné expliquer ce qui avait motivé ce revirement.

    Le ministre fait partie du problème

    En résumé  : en l’espace d’une quinzaine de jours seulement, le ministre de l’Enseignement supérieur a successivement légitimé une campagne dont l’objectif était d’interdire un colloque scientifique au Collège de France, puis une enquête permettant, pour reprendre les termes employés par le collectif RogueESR, de collecter des «  données sensibles portant sur les opinions politiques et les croyances religieuses  » des universitaires - et dont Philippe Baptiste a lui-même a implicitement reconnu, en mettant fin prématurément à cette stupéfiante expérience, qu’elle était, pour le dire très pondérément, problématique.

    La conclusion, qui a semble-t-il complètement échappé à La Tribune dimanche, est relativement simple à formuler : dans un moment où les libertés académiques font l’objet, aux États-Unis comme en France, d’attaques ciblées et concertées, Philippe Baptiste fait partie du problème – pas de la solution.

    (1) Ce néologisme forgé au début des années 2000, très en vogue au sein des droites françaises, est une espèce de lointaine déclinaison du non moins fantasmatique «  judéo-bolchevisme  » contre lequel ces mêmes droites concentraient leur colère au début du siècle dernier – avec les effets et suites que l’on sait.

    https://www.blast-info.fr/articles/2025/la-tribune-dimanche-et-le-ministre-de-lenseignement-superieur-un-pur-mome
    #ESR #recherche #université #islamogauchisme

  • Marme & lade
    https://bsky.app/profile/marmelade.bsky.social/post/3m7nhgbidns2v

    La préfecture du Rhône interdit les concerts du festival antifa de Lyon,dont celui du groupe punk Poésie Zéro.

    Elle justifie en citant « des textes on très violent, hostiles au système, à la police et la société de surveillance. »

    Le fascisme est là.

    #préfecture #interdiction #lyon (pas antifa)

    • Interdictions des quatre dernieres soirées du Lyon Antifa Fest

      https://rebellyon.info/Interdictions-des-quatre-dernieres-33162

      Festival antifa à #Villeurbanne : la préfecture du Rhône interdit les concerts de groupes « antisystème » et « antipolice »

      La mairie de Lyon a de son côté pris mardi un arrêté interdisant la tenue ce mercredi dans le cadre du festival d’une conférence intitulée « La #Palestine : notre boussole antifasciste », à laquelle devait participer l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri. Pour justifier sa décision, la mairie évoque notamment « un contexte d’augmentation significative d’actes antisémites sur le territoire » et des risques de troubles à l’ordre public

      https://www.liberation.fr/societe/festival-antifa-a-villeurbanne-la-prefecture-du-rhone-interdit-les-concer

      #fascisme
      #extrême_droite
      #police
      #antifascisme

    • Qui sont les adjoints et adjointes au maire de Lyon ? Parcours, formation, activité professionnelle, affiliation politique, mandats en cours… Passez en revue l’ensemble de l’exécutif municipal autour du maire écologiste Grégory Doucet
      https://www.rue89lyon.fr/2020/07/10/adjoints-adjointes-maire-lyon-conseil-municipal

      Ingénieurs et Sciences Po dominent l’exécutif municipal

      (pour les apologies de la compétence, on repassera)

      #EELV #gauche #police

    • Apparemment, les écologistes lyonnais pensent ne pas avoir besoin du vote des gens qui pensent que le colonialisme et les génocides, ce n’est pas bien. Ils sont en errance idéologique totale. S’ils pensent vraiment que les pistes cyclables, ça suffit pour qu’on vote à nouveau pour eux, je crains qu’ils ne se trompent. Au mieux du vote pour le reste de la gauche. Au pire de l’abstention...

    • À noter que, dans son arrêté, la préfecture du Rhône s’intéresse aux paroles (p. 17). Par exemple, elle cite du Poésie Zéro qui dans un de ses titres

      « Technoflic » dénonce la surveillance de masse et l’oppression policière dans une société hyperconnectée en ces termes : « des caméras qui te matent dans des rues connectées, qui comptent ton nombre de pas, qui savent ce que t’as bouffé, des flics qui te contrôlent avec des algorithmes, qui décident si t’es un bon ou un mauvais citoyen »

      https://www.rhone.gouv.fr/contenu/telechargement/66563/448314/file/RAA_69-2025-327-101225.pdf

    • D’abord interdit, un festival antifa finalement autorisé à Villeurbanne

      Plusieurs soirées avaient été ciblées par un arrêté pour des risques de « troubles à l’ordre public » mais le tribunal administratif annulé cette décision, jeudi 11 novembre

      https://www.liberation.fr/societe/festival-antifa-a-villeurbanne-la-prefecture-du-rhone-interdit-les-concer

      Il y a une erreur dans le mois, c’est aujourd’hui 11 décembre que le TA a annulé la.décision préfectorale.
      .

    • Dans Ration

      En novembre, l’événement avait été pris pour cible par l’extrême droite, notamment par la députée RN du Rhône Tiffany Joncour, qui s’était émue à l’Assemblée nationale que cet événement, « présenté comme un festival culturel », se « revendique ouvertement antifasciste », et avait appelé à l’interdire.

      [...]

      L’interdiction de la préfecture était survenue après la diffusion de messages antipolice samedi soir à Lyon lors de la Fête des lumières, revendiqués localement par le mouvement écologiste des Soulèvements de la Terre, et au sujet desquels la préfète a saisi la justice.

      gageons que si il ne s’agissait pas d’une institution (établie dans la durée : 2013), c’eut été plus compliqué

      https://www.instagram.com/lyonantifafest/?hl=fr

      chez Mediapart
      https://www.mediapart.fr/journal/france/111225/lyon-antifa-fest-la-justice-inflige-un-camouflet-l-etat

      L’État a également été condamné à verser 450 euros d’indemnités à chaque requérant : l’association Culture de classe, organisatrice du festival, la CGT Spectacles et le syndicat des avocats de France.

      [...]

      [lors de l’audience de référé-liberté]La réponse du préfet délégué à la sécurité, Antoine Guérin, a été… balbutiante. « Cet arrêté répond à une nécessité impérieuse dans un contexte de radicalisation avérée et de violences à l’encontre des forces de l’ordre », a-t-il estimé. Il s’est appuyé sur « un contexte local » de tensions. « Plus 8 % de violences policières dans la région », lâche-t-il… en voulant parler des violences contre des agents de police.

      [...]

      En septembre 2021, Laurent Wauquiez, alors à la tête de la région Auvergne-Rhône-Alpes, avait supprimé les subventions du Centre culturel œcuménique (CCO) La Rayonne, qui héberge le festival. Le président n’avait pas apprécié la publication d’une vidéo promotionnelle de l’événement, généralement accueilli en décembre par le CCO. Dans une vidéo de 2015, deux rappeurs parisiens faisaient chanter au public les paroles « Tous les flics, c’est des bâtards ».
      Début décembre, le tribunal administratif avait déjà donné tort aux opposants du festival en condamnant la région Auvergne-Rhône-Alpes à verser plus de 270 000 euros au CCO et à La Rayonne. La collectivité avait immédiatement fait appel.

    • Lyon, la semaine dernière, musée des canuts avec la grand-mère dont la grand mère (une grand mère de grand mère ça fait loiiinnn) à douze ans se brulait les mains dans l’eau bouillante à filer les cocons de vers à soie, comme ses copines. Ben merde, j’étais toute ouïe et le mec te raconte que finalement les canuts faut arrêter le bluff, (ces ouvriers de la soie à l’origine de sécurité sociale, des syndicats, des mutuelles ouvrières) vu que c’étaient rien que des petits patrons qui avaient besoin des soyeux (ceux qui leur ont tirés dessus parce qu’ils voulaient continuer à les asservir).
      Je serai bien restée pour repeindre la façade.

    • Concerts du festival Lyon Antifa Fest : le juge des référés du tribunal administratif de Lyon suspend l’interdiction des concerts prononcée par la préfète du Rhône
      https://lyon.tribunal-administratif.fr/decisions-de-justice/dernieres-decisions/concerts-du-festival-lyon-antifa-fest-le-juge-des-refere

      Dans son ordonnance du 11 décembre 2025, le juge des référés rappelle tout d’abord que l’exercice de la liberté d’expression est une condition de la démocratie et l’une des garanties du respect des autres droits et libertés. Il rappelle aussi que la préfète doit prendre les mesures nécessaires à l’exercice de la liberté de réunion.

      Le juge relève ensuite que les artistes programmés lors de ces concerts (Poésie Zéro, Costa, L’Allemand et Da Uzi) qui sont, selon la préfète, connus pour leurs textes hostiles à la police incitant à la haine et à la violence contre les forces de l’ordre, n’ont fait l’objet d’aucune procédure judiciaire en raison de ces textes qui sont librement accessibles, notamment sur les plateformes musicales.

      Le juge note également que le Lyon Antifa Fest est organisé depuis 2013 sans qu’aucun trouble particulier n’ait été constaté lors des précédentes éditions. Il indique que la préfète ne démontre pas que l’édition 2025 pourrait faire craindre qu’il en aille autrement lors des concerts en cause.

      Le juge en conclu que la mesure d’interdiction des trois concerts prévus les 11, 12 et 13 décembre 2025 porte atteinte aux libertés fondamentales et n’est pas nécessaire au maintien de l’ordre public. Il suspend donc l’exécution de cette mesure. Les concerts en cause peuvent avoir lieu.

  • #The_encampments
    https://www.youtube.com/watch?v=bjS_FdTUkFE

    The Encampments is a 2025 American documentary film directed and produced by Michael T. Workman and Kei Pritsker about the 2024 Gaza Solidarity Encampment and protest movement at #Columbia_University and other pro-Palestinian protests on university campuses during the Gaza war and genocide.[4][5]

    https://the-encampments.com
    #film #résistance #ESR #université #solidarité #Gaza #Palestine #film #documentaire #film_documentaire #campement #USA #Etats-Unis #génocide #dénonciation

    • “The Encampments”, la lotta dei campus universitari contro il genocidio palestinese

      Dal 28 novembre è nei cinema italiani il film sul movimento studentesco e non solo che tanto ha fatto paura ai potenti, a partire dall’amministrazione Trump. Più che un documentario è un vero e proprio documento, girato in presa diretta nei giorni in cui si svolgono le proteste, nell’aprile 2024 negli Stati Uniti, ma anche a Gaza, da dove parla la giornalista Bisan Owda. Le immagini smontano la propaganda

      Perché gli accampamenti di studenti fanno paura ai potenti? E perché un’università prestigiosa come la Columbia di New York, ma non solo, investe in aziende che producono armi o tecnologie utilizzate dall’esercito israeliano anche contro gli abitanti della Striscia di Gaza?

      A queste e altre domande risponde “The Encampments”, il film di Kei Pritsker e Michael T. Workman, nelle sale italiane dal 28 novembre, che racconta la lotta dei campus universitari statunitensi contro il genocidio palestinese.

      Più che un documentario è un vero e proprio documento, girato in presa diretta nei giorni in cui si svolgono i fatti, nell’aprile 2024 negli Stati Uniti, ma anche a Gaza, da dove parla la giornalista Bisan Owda. Bastano le immagini, infatti, a smontare la propaganda e la narrativa feroce scatenatasi fin dai primi momenti contro gli studenti, che non sono solo palestinesi ma che rispecchiano meglio di tanti proclami la multiculturalità della società statunitense.

      E allora, contro l’accusa tanto pesante quanto abusata di antisemitismo, bastano le immagini dei giovani ebrei tra gli accampati, mentre indossano la kippah, il copricapo ebraico, raffigurante a volte un’anguria, simbolo laico dei palestinesi. Rivendicando con orgoglio la propria fede ebraica, sono proprio loro a parlare dei diritti dei palestinesi, sono loro ad arringare le centinaia di studenti accampate dentro la Columbia, dove si svolgono la maggior parte degli eventi. Ed è ancora una di loro a dire a chi li attacca: “Non state proteggendo gli ebrei ma il vostro portafoglio”.

      La migliore risposta alla strumentalizzazione dell’antisemitismo è una rabbina che raggiunge i ragazzi e intona con loro un canto ebraico, a cui si uniscono anche i non ebrei, dentro e fuori la Columbia. Perché la protesta, mentre a Gaza e in Cisgiordania in migliaia vengono uccisi, travalica il campus. Ogni giorno decine di newyorkesi si radunano fuori dai cancelli chiusi della Columbia a testimoniare il loro sostegno: ex alunni, commercianti o semplici cittadini che portano cibo o altro; le donazioni sono così abbondanti che vengono devolute ad altri campus.

      Ma mentre i ragazzi e le ragazze negoziano e lottano con l’amministrazione universitaria, anche al Congresso va in scena una lotta contro Minouche Shafik, la rettrice della Columbia, chiamata a rispondere delle accuse di antisemitismo. Sul banco degli imputati non c’è solo l’università simbolo della libertà di pensiero ma tutti i campus statunitensi dove sono sorte tante “piccole Gaza”: una sessantina negli Usa, a fronte di circa 300 accampamenti nel mondo, con 3.100 arresti solo negli Stati Uniti tra studenti e docenti.

      “L’arma più importante di ogni nazione -dice Bisan Owda da Gaza- è l’istruzione”, quella stessa che ora si sta rivoltando proprio contro i suoi studenti che non restano però con le mani in mano.

      I ragazzi organizzano collegamenti con Gaza, parlano di quello che avviene in Cisgiordania, si informano e invitano docenti ed esperti internazionali. Come l’italo-palestinese Mjriam Abu Samra, che da anni studia il movimento studentesco palestinese e che si trovava proprio sul campo nel maggio 2024: “Non lottano solo per Gaza -ci aveva detto in quest’intervista-. Ci indicano un marcio sistema di oppressione”.

      Gli accampati sono consapevoli dal primo all’ultimo momento delle conseguenze fisiche, accademiche e legali delle loro azioni ma proprio con questa consapevolezza vanno avanti, appellandosi al diritto e ai diritti umani. E così alla violenza che scoppia nel campus, provocata da alcuni giovani sionisti che entrano per protestare con bandiere israeliane, ma anche con bastoni e fumogeni, rispondono con la non violenza. E a chi li accusa di antisemitismo perché indossano una kefiah o sventolano a loro volta la bandiera palestinese ricordano che la loro è una lotta che unisce i popoli e che non vogliono cacciare gli ebrei dalla Palestina, ma rivendicare uno Stato per tutti, con uguali diritti.

      È solo quando i negoziati con l’amministrazione falliscono, che decidono di occupare uno dei luoghi simbolo della Columbia, esattamente come avvenne nel 1968, per le proteste contro la guerra in Vietnam. Solo che gli studenti di allora, oggi docenti o professionisti affermati, rifiutano il parallelo, chiedendo l’intervento della polizia e rivendicando gli investimenti e le relazioni con Israele. Intervento che non tarda ad arrivare con centinaia di agenti in tenuta antisommossa che entrano nel campus e mettono fine violentemente all’occupazione.

      Ma negli studenti c’è la stessa convinzione dello storico palestinese, già docente della Columbia, Rashid Khalidi: “I profondi cambiamenti in atto negli atteggiamenti nei confronti di Israele in molti settori dell’opinione pubblica americana -ci aveva detto nel 2020- sono importanti, sebbene il loro impatto sarà avvertito solo a lungo termine”.

      Mahmoud Khalil, laureato alla Columbia, dottorando, tra i leader del movimento e palestinese dice, infatti: “Siamo la generazione del futuro”. La sua famiglia, diventata profuga nel 1948, si era rifugiata in Siria, dove lui è nato e cresciuto in un campo profughi. Di lì a poco diventerà famoso in tutto il mondo per essere stato prelevato di notte da casa sua e soggetto a un procedimento di espulsione nonostante sia residente permanente negli Stati Uniti e non penda su di lui un’accusa di reato. Sarà una delle prime volte in cui vedremo in azione le forze dell’Immigration and customs enforcement (Ice), l’agenzia federale statunitense responsabile del controllo della sicurezza delle frontiere e dell’immigrazione.

      A costare a Khalil oltre cento giorni di detenzione è stato il suo attivismo, considerato dannoso per la politica estera degli Stati Uniti, ma da allora ci siamo abituati a vedere l’Ice agire con metodi violenti e alla luce del giorno, contro centinaia di migranti verso i quali la seconda amministrazione Trump ha scatenato una vera e propria caccia. “Gli studenti -diceva appunto Abu Samra- ci indicano un marcio sistema di oppressione”.

      https://altreconomia.it/the-encampments-la-lotta-dei-campus-universitari-contro-il-genocidio-pa

  • Le Carep, un outil de « soft power du Qatar » ? Le directeur répond
    https://actualitte.com/article/128005/interviews/le-carep-un-outil-de-soft-power-du-qatar-le-directeur-repond

    Le cas de Francesca Albanese est à cet égard emblématique. Elle n’intervient pas en tant que militante, mais en tant que rapporteuse spéciale des Nations unies, désignée selon des procédures institutionnelles claires. S’attaquer à sa personne en la qualifiant d’antisémite revient implicitement à mettre en cause la légitimité même des Nations unies. Si certains responsables politiques souhaitent assumer cette position, qu’ils le disent clairement — mais qu’ils mesurent aussi les conséquences d’une telle banalisation de l’accusation d’antisémitisme.

    Car c’est là le paradoxe le plus grave : à force d’utiliser cette accusation comme un instrument de disqualification politique, on contribue à l’affaiblir, alors même que les actes antisémites réels, eux, connaissent une recrudescence préoccupante.

    Enfin, exposer publiquement des chercheurs, des modérateurs ou des universitaires en les livrant à la vindicte médiatique est une pratique contraire à toutes les normes du débat scientifique. Elle ne fait pas honneur à ceux qui s’y adonnent et elle dit beaucoup de la fragilité des arguments qu’ils prétendent défendre.

    #Palestine #recherche_universitaire #Nations_Unies

  • Lettre au ministre des Affaires étrangères : La NFU condamne fermement les attaques de l’armée israélienne contre notre organisation sœur en Palestine

    Le 2 décembre 2025, la NFU a envoyé la lettre suivante à l’honorable Anita Anand, ministre des Affaires étrangères.
    Chère Anita Anand,

    L’Union Nationale des Fermiers du Canada (NFU en anglais) condamne fermement le raid violent et à grande échelle mené par l’armée israélienne contre les bureaux de notre organisation sœur qui œuvre pour la souveraineté alimentaire en Palestine. Ce raid s’inscrit dans le cadre d’une escalade plus large de la violence de la part des colons et des forces militaires israéliennes en Cisjordanie, et du ciblage délibéré des organisations de la société civile et des institutions agricoles palestiniennes, y compris les banques de semences.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/12/08/le-cessez-le-feu-sert-de-couverture-au-nettoyage-ethnique-et-autres-textes/#comment-70606

    #palestine

  • GABRIEL POMBO DA SILVA – #repressione IN #indonesia#prisoners_for_palestine#ug_solutions E MERCENARI A #Gaza@0
    https://radioblackout.org/podcast/gabriel-pombo-da-silva-repressione-in-indonesia-prisoners-for-palesti

    Estratti dalla puntata del 8dicembre 2025 di #bello_come_una_prigione_che_brucia GABRIEL POMBO DA SILVIA E OPERAZIONE #scripta_manent Apriamo la puntata con la notizia della richiesta di arresto in Spagna del compagno anarchico Gabriel Pombo da Silva all’interno di un’operazione congiunta con la Digos di Torino per l’esecuzione della condanna a due […]

    #anarchici #Palestine_action
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2025/12/BCUPCB_arresto-pombo-da-silva.mp3

  • Un jeune Palestinien succombe à ses blessures graves près de Qalqilia
    8 décembre 2025 | - IMEMC News
    https://imemc.org/article/a-palestinian-young-man-succumbed-to-critical-injuries-near-qalqilia

    Lundi, un jeune Palestinien a succombé à ses blessures graves subies dimanche près de la ville d’Azzun, à l’est de Qalqilia, dans le nord-ouest de la Cisjordanie occupée.
    L’Autorité générale des affaires civiles a annoncé lundi que le jeune homme Bara’ Bilal Issa Qabalan (21 ans) était décédé des suites de blessures par balle subies la veille, ajoutant que l’armée continuait de retenir son corps.

    Dimanche soir, les forces d’occupation ont ouvert le feu avec des balles réelles sur un véhicule circulant sur la route Qalqilia-Nablus près de la ville d’Azzun, tuant le jeune homme Mo’men Nidal Abu Riyash (19 ans) et blessant gravement Qabalan.

    La Société du Croissant-Rouge palestinien (PRCS) a rapporté que l’armée avait empêché ses équipes d’ambulanciers d’atteindre les jeunes blessés et avait procédé à la saisie du corps d’Abu Riyash, tué, et de Qabalan, gravement blessé.

    De son côté, l’armée israélienne a annoncé qu’après avoir vu trois Palestiniens lancer des pierres près de la ville d’Azzun, ses soldats « ont riposté en tirant, causant la mort d’un des trois et neutralisant un autre ».
    L’armée a admis qu’« aucun blessé n’était à déplorer parmi nos forces » et a ajouté qu’un troisième jeune homme avait été arrêté sur les lieux.
    (...)
    Depuis le début de l’année, les forces israéliennes et les colons ont tué 258 citoyens palestiniens en Cisjordanie occupée, dont 52 enfants et 7 femmes.
    Depuis le début de l’année, les forces d’occupation et les colons illégaux ont tué 83 Palestiniens à Jénine, 46 à Naplouse, 31 à Tubas, 27 à Hébron, 22 à Ramallah, 17 à Tulkarem, 10 à Jérusalem, 9 à Bethléem, 9 à Qalqilia, 3 à Salfit et 1 à Jéricho, selon l’Observatoire Shireen.

    #Palestine_assassinée

  • Aujourd’hui tôt le matin, la police israélienne accompagnée de fonctionnaires municipaux a pénétré de force dans le complexe de l’UNRWA à Jérusalem-Est.

    Des motos de police, ainsi que des camions et des chariots élévateurs ont été apportés et toutes les communications ont été coupées. Des meubles, du matériel informatique et d’autres biens ont été saisis. Le drapeau United Nations a été abattu et remplacé par un drapeau israélien.
    Cette dernière action représente un mépris flagrant de l’obligation d’Israël en tant qu’État membre des Nations Unies de protéger et de respecter l’inviolabilité des locaux de l’ONU.
    Après des mois de harcèlement qui comprenaient des attaques criminelles en 2024, des manifestations haineuses et des intimidations, soutenues par une campagne de désinformation à grande échelle, ainsi que des lois anti-UNRWA votées par le parlement israélien en violation de ses obligations internationales, le personnel de l’UNRWA a été contraint de quitter le complexe au début de cette année.
    Cependant, quelle que soit l’action prise au niveau national, le composé conserve son statut de local de l’ONU, à l’abri de toute forme d’interférence.
    Israël est partie à la Convention sur les privilèges et immunités de l’ONU. La Convention rend les locaux de l’ONU inviolables - c’est-à-dire immunisés contre la perquisition et/ou la saisie - et rend les biens et avoirs de l’ONU immun
    La Cour internationale de Justice a également souligné qu’Israël était obligé de coopérer avec l’UNRWA et d’autres agences de l’ONU.
    Il ne peut y avoir aucune exception. Permettre cela représente un nouveau défi pour le droit international, un défi qui crée un dangereux précédent partout ailleurs où l’ONU est présente dans le monde. ”

    – Le Commissaire général de l’UNRWA Philippe Lazzarini

    #palestine #colonisation #oppression #démolition

  • En finir avec les mythes du narratif sioniste

    Mythe n°3 : « Israël n’est pas une construction coloniale puisqu’il n’y a pas de métropole » | LinkedIn

    https://www.linkedin.com/pulse/en-finir-avec-les-mythes-du-narratif-sioniste-n3-isra%C3%ABl-yaani-blog-fl2de/?trackingId=R09EOcWzSesxaQvK1PQXlA%3D%3D

    En finir avec les mythes du narratif sioniste - n°3 : « Israël n’est pas une construction coloniale puisqu’il n’y a pas de métropole »

    7 décembre 2025

    Cet argument n’a rien de nouveau : il est récurrent dans les écrits d’intellectuels sionistes cherchant à masquer le caractère colonial du mouvement sioniste et de la création d’Israël. Pour tenter d’y parvenir, il faut feindre d’ignorer les travaux scientifiques sur le colonialisme de peuplement (settler colonial studies), au profit d’une approche unique et systématique de toutes les situations coloniales. On vous explique.

    En finir avec les mythes du narratif sioniste

    Mythe n°2 : « Le peuple palestinien n’existe pas » | LinkedIn

    https://www.linkedin.com/pulse/en-finir-avec-les-mythes-du-narratif-sioniste-mythe-yaani-blog-ipdye

    En finir avec les mythes du narratif sioniste - Mythe n°2 : « Le peuple palestinien n’existe pas »

    8 octobre 2025

    Parmi les mythes du narratif sioniste revient l’idée récurrente qu’avant la création de l’État d’Israël, la Palestine était une terre sans peuple, que les Palestinien·nes n’existaient pas en tant que peuple, ou tout du moins, ne se reconnaissaient pas en tant que nation palestinienne.

    En finir avec les mythes du narratif sioniste

    Mythe n°1 : « Les Palestiniens ont vendu leur terre »

    L’historiographie sioniste réfute l’assimilation du sionisme à un colonialisme de peuplement. L’un des arguments les plus récurrents consiste à affirmer qu’avt 1948 et la création d’Israël, il n’y a pas de colonisation mais une installation en Palestine par l’achat de terre. 2/X
    Rappelons au préalable que l’Organisation sioniste, au travers de ses Congrès ou de ses écrits, ne se percevait pas autrement que comme une entreprise coloniale. À une période où la colonisation européenne était en plein essor, le statut de « colon » était assumé.

    Sur le « problème » représenté par la présence d’un peuple sur la terre convoitée, l’idée de « transfert » était récurrente : les discours actuels sur le « déplacement » des Palestiniens de Gaza ne viennent pas de Nétanyahou, il est l’héritier de cette pensée sioniste.

    Exemple parmi tant d’autres : « Entre nous, il doit être clair qu’il n’y a pas place pour les deux peuples dans ce pays. Il n’existe pas d’autre moyen que de déplacer les Arabes dans les pays voisins, tous les Arabes doivent prendre la direction de la Syrie et de l’Irak, et même de la Transjordanie. » Yossef Weitz, responsable du développement des terres du Fonds national juif (FNJ - KKL), 19 décembre 1940.

    Venons-en au fait.

    L’idée selon laquelle l’installation du mouvement sioniste en Palestine ne serait pas coloniale car résultant de l’achat de terre s’effondre au regard des études scientifiques sur les colonialismes de peuplement :

    les achats de terre par des pionniers ou leur organisation ont existé dans de nombreuses situations coloniales, précisément lors des premières installations. Il s’agit de « colonialisme par acquisition » (“colonialism by purchase”).

    Mais regardons plus en détail. De quoi s’agit-il concrètement ?

    L’idée d’ « achat » laisse entendre que les Palestiniens auraient volontairement vendu des parcelles de leur territoire au mouvement sioniste.

    Constatons qu’au moment du vote à l’ONU sur la partition de la Palestine, le 29 novembre 1947, le territoire de l’Agence juive, l’organisation pré-étatique du mouvement sioniste, s’échelonne (en fonction des sources) de 6.8 à 9,5 %.

    Si vente il y a eu, elle n’a pas dépassé 10 % du territoire de la Palestine, soit bien loin des 56,5 % promis à l’État d’Israël par le vote onusien.

    Au terme de la première guerre israélo-arabe, l’État d’Israël prend finalement possession de 78 % de la Palestine.

    Mais revenons-en à ces 10 % : de quoi parle-t-on ?

    Sur le territoire de l’Agence juive (soit max. 10 % de Palestine en 1947), moins de 20 % = la part constituée par la communauté juive historique, c’est à dire vivant en Palestine avant l’arrivée du mouvement sioniste...

    Cette communauté, estimée à 14 000 personnes dans un recensement de 1849, était composée de Juifs arabes, mais aussi de séfarades et ashkénazes ayant migrés vers la Palestine au cours des siècles précédents. Elle vivait à Hébron, Jérusalem, Safad ou Tibériade.

    Les autres 80 % se décomposent comme suit :

    10 % proviennent de terres dites publiques cédées par les autorités britanniques à l’Organisation sioniste.

    40 % sont des acquisitions auprès de propriétaires arabes non-palestiniens (libanais et syriens essentiellement).

    30 % sont des achats à de grands propriétaires palestiniens, installés dans des villes de la région, ou des petits paysans en difficulté.

    Concentrons-nous sur ces 70 %, proportion effectivement achetée mais que l’historiographie sioniste en refuse le caractère colonial.

    Le concept de « colonialisme par acquisition » s’applique complètement à la situation étudiée ici :

    l’Organisation sioniste sollicitait de grands propriétaires, palestiniens ou non, pour acquérir leurs terrains. Lorsque ces derniers acceptaient, les paysans qui vivaient sur ces terres en étaient chassés au profit de l’installation de colonies sionistes.

    L’étude des contrats d’achat montre la répétition des mêmes clauses et conditions : « [est] soumis à la condition, suspensive pour le vendeur, de déplacer tous les fermiers de la terre vendue et d’obtenir leur renonciation à toute réclamation ultérieure ».

    Exemple : Marj Ibn Amir (Vallée de Jezreel). De 1921 à 1925, les propriétaires libanais cèdent leurs terres au mouvement sioniste. Les 1 746 familles palestiniennes qui occupent les 22 villages de la vallée sont dépossédées de leur bien de subsistance et contraints à l’exil.19/X Image
    Autre exemple : la Grande révolte arabe (1936-1939). Durant et au terme de cette période révolutionnaire, l’Organisation sioniste parvient à constituer 55 colonies, soit 68 % du total des colonies fondées pendant la pèriode du mandat britannique.

    Comment est-ce possible ?

    D’abord parce que pour réprimer la révolte, les autorités britanniques multiplient les mesures d’expropriation à l’encontre de Palestiniens ayant participé.

    Ensuite, la répression touche des milliers de familles : 50 000 Palestiniens passent par des camps de détention, et 4 000 sont tués par les autorités mandataires. De nbrx familles paysannes plongent dans l’extrême pauvreté et n’ont d’autres choix que de vendre leur terre.

    La prise en compte de ces éléments permet de balayer l’un des autres mythes de l’historiographie sioniste, à savoir que le nettoyage ethnique des Palestiniens en 1948-1949 serait une « conséquence malheureuse » de la guerre.

    Il n’en n’est rien. La dépossession des Palestiniens s’inscrit dans le projet politique du mouvement sioniste : la Nakba constitue le point culminant où près des trois quarts des Palestiniens sont expulsés.

    Si vous souhaitez aller plus loin :

    Walid Khalidi, From Haven to Conquest, 1971.

    Rashid Khalidi, L’identité palestinienne, 2003.
    _, The Iron Cage, 2006.
    _, The Hundred Years’ War on Palestine, 2020.

    Nur Masalha, Expulsion of the Palestinians, 1992.

    Areej Sabbagh-Khoury, Colonizing Palestine, 2023.

    Elias Sanbar, Les Palestiniens dans le siècle, 1994.
    _ Figures du palestinien, 2004

    –---------------------------------

    #israël #palestine #colonisation

  • À Jérusalem-Est, l’UNRWA dénonce l’irruption des forces israéliennes dans ses locaux

    Le jour n’était pas encore levé, lundi, lorsque des motos de police, des camions et des monte-charges ont entouré le siège de l’UNRWA, à Jérusalem-Est, avant de pénétrer de force dans ses locaux. Un geste brutal, d’une forte charge symbolique dans cette partie de la ville sainte où l’agence onusienne chargée de la protection des réfugiés palestiniens est désormais persona non grata.

    Selon Philippe Lazzarini, le chef de l’UNRWA, les forces de l’ordre israéliennes, accompagnées de responsables municipaux, sont « entrées de force dans l’enceinte » de l’agence, où elles ont coupé toute communication, saisi du mobilier et du matériel informatique, et remplacé le drapeau bleu des Nations Unies par un drapeau israélien.

    « Cette nouvelle action représente un mépris flagrant de l’obligation faite à Israël, en tant qu’État membre des Nations Unies, de protéger et de respecter l’inviolabilité des locaux de l’ONU », a dénoncé M. Lazzarini sur le réseau social X. Des mois de harcèlement

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/12/08/le-cessez-le-feu-sert-de-couverture-au-nettoyage-ethnique-et-autres-textes/#comment-70600

    #palestine #israel

  • ‘Yellow line’ that divides Gaza under Trump plan is ‘new border’ for Israel, says military chief | Gaza | The Guardian
    https://www.theguardian.com/world/2025/dec/08/yellow-line-that-divides-gaza-under-trump-plan-is-new-border-for-israel

    ‘Yellow line’ that divides Gaza under Trump plan is ‘new border’ for Israel, says military chief

    Eyal Zamir said Israel would hold on to current positions, giving it control of more than half of the territory

    #gaza #palestine #colonisation #occupation #démolition #frontières #nouvelles_frontières

  • Après l’accord entre Israël et le Hamas sur les prisonniers, « 48 Palestiniens se demandent quand leur tour viendra

    Coincés entre le refus d’Israël et l’absence de leadership, les prisonniers palestiniens ayant la citoyenneté israélienne restent « une plaie ouverte dont personne ne s’occupe ».

    https://www.972mag.com/israel-hamas-prisoner-deal-48-palestinians

    #palestine #israel

  • Comment le plan de Trump pour Gaza permet une nouvelle appropriation de terres par Israël

    En codifiant les exigences d’Israël, le nouveau « processus de paix » garantit que le territoire palestinien continuera à rétrécir.

    Le 18 novembre, le Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) a adopté la résolution 2803, approuvant officiellement le plan en 20 points du président Trump pour l’avenir de Gaza. Publié initialement comme base de l’accord de cessez-le-feu d’octobre, ce plan établit plusieurs structures fondamentales : premièrement, une « ligne jaune » qui délimite les zones de Gaza où l’armée israélienne maintiendra une présence sur le terrain ; deuxièmement, une Force internationale de stabilisation (ISF) qui servira de « solution à long terme pour la sécurité intérieure », supervisée par un « Conseil de paix » présidé par Trump lui-même ; troisièmement, un « comité palestinien technocratique et apolitique » composé d’experts palestiniens et internationaux chargés de gérer la « gouvernance transitoire » de Gaza ; et enfin, un « plan de développement économique de Trump pour reconstruire et dynamiser Gaza ».

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/12/08/le-cessez-le-feu-sert-de-couverture-au-nettoyage-ethnique-et-autres-textes/#comment-70591

    #palestine #israel

  • Mise à jour : des soldats tuent un Palestinien et en blessent un autre près de Qalqilia
    8 décembre 2025 | - IMEMC News
    https://imemc.org/article/soldiers-open-fire-on-vehicle-near-azzun-block-medical-access

    Dimanche soir, les forces d’occupation israéliennes ont ouvert le feu sur un véhicule palestinien à ’Ezbet at-Tayyeb, près de la ville d’Azzun, à l’est de Qalqilia, dans le nord-ouest de la Cisjordanie, tuant un Palestinien et en blessant gravement un autre.

    L’Autorité palestinienne des affaires civiles a déclaré que les soldats avaient tué Mo’men Nidal Abu Riyash, 19 ans, et qu’ils détenaient son corps.
    L’Autorité a ajouté qu’un autre jeune homme, Bara’ Bilal Issa Qabalan, a été grièvement blessé après avoir été abattu par les soldats qui l’ont également enlevé, tandis qu’un troisième, Mohammad Sa’id Taha Hussein, a été arrêté lors du même incident entre les villes d’Azzun et d’Ezbet at-Tabib, à l’est de Qalqilia.

    Des sources locales ont rapporté que des soldats stationnés à l’entrée nord d’Azzun ont tiré à balles réelles sur la voiture alors qu’elle circulait sur la route Qalqilia-Nablus.
    La Société du Croissant-Rouge palestinien (PRCS) a lancé une première alerte concernant des blessés dans la région, mais a confirmé que ses équipes médicales avaient été empêchées par les forces israéliennes d’atteindre les blessés.

    Des témoins ont déclaré que les soldats avaient tiré plusieurs balles réelles directement sur le pare-brise du véhicule, concentrant leurs tirs sur le côté conducteur.
    Dans un premier temps, les rapports suggéraient qu’un Palestinien aurait été tué et deux autres blessés, dont un gravement.

    |Mise à jour : escalade des violations israéliennes en Cisjordanie|
    Dans une brève déclaration, l’armée israélienne a affirmé que ses soldats avaient ouvert le feu sur trois Palestiniens accusés d’avoir lancé des pierres sur des véhicules militaires. L’armée a ajouté qu’« un Palestinien avait été éliminé », un autre « neutralisé » et un troisième arrêté.

    L’utilisation du terme « neutralisé » par l’armée est délibérément vague. Dans le jargon de l’armée israélienne, cela peut signifier qu’une personne a été tuée, gravement blessée ou capturée.

    En employant un tel langage, l’armée évite de préciser le sort réel du Palestinien visé, laissant planer une ambiguïté qui obscurcit la question de savoir si l’individu a survécu, a été blessé ou a été détenu.

    Après la fusillade, les troupes d’occupation ont fermé la porte en fer de l’entrée principale du village de Nabi Elias, qui relie Azzun, empêchant ainsi les civils de circuler.

    Des soldats se sont également déployés à l’entrée de la communauté voisine d’Ezbet al-Tabib, renforçant encore les restrictions imposées aux habitants.

    Cet incident met en évidence le recours systématique à la violence militaire et aux punitions collectives dans le district de Qalqilia, où les fermetures de routes, les fusillades et le refus d’accès aux soins médicaux sont devenus des mesures courantes à l’encontre des communautés palestiniennes.

    Samedi soir, des soldats d’occupation israéliens ont abattu deux Palestiniens à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie occupée.

    Les deux Palestiniens tués ont été officiellement identifiés comme étant Ziad Na’im Abdul-Jabbar Abu Daoud, 55 ans, et Ahmad Khalil Rajabi, 20 ans.

    La Société du Croissant-Rouge palestinien (PRCS) a indiqué que ses médecins avaient transféré le corps de Ziad à l’hôpital gouvernemental d’Hébron et a ajouté que les forces israéliennes avaient refusé de restituer le corps d’Ahmad Khalil Rajabi, 20 ans. Abu Daoud, l’un des Palestiniens tués, était employé au service d’assainissement de la municipalité d’Hébron.

    Depuis le début de l’année 2025, Israël a tué 257 Palestiniens en Cisjordanie occupée, parmi lesquels 52 enfants, 7 femmes et 6 personnes âgées.
    83 Palestiniens ont été tués à Jénine, 46 à Naplouse, 31 à Tubas, 28 à Hébron, 22 à Ramallah, 17 à Tulkarem, 10 à Jérusalem, 9 à Bethléem, 8 à Qalqilia, 3 à Salfit et 1 à Jéricho.
    Publié pour la première fois le : 7 décembre 2025 à 21h45

    #Palestine_assassinée

  • Le cessez-le-feu sert de couverture au nettoyage ethnique (et autres textes)
    Destruction du patrimoine agricole de la Palestine : il faut stopper Israël immédiatement
    Le cessez-le-feu soutenu par les États-Unis sert de couverture au nettoyage ethnique à Gaza et en Cisjordanie : Sari Bashi
    ONU Info : La trêve à Gaza, ou comment vivre parmi des milliers de tonnes d’explosifs
    Amira Hass : Les FDI construisent une barrière à travers la Vallée du Jourdain, privant les Palestiniens de 4 500 hectares de leur terre
    Entretien avec Yuval Abraham : découvrir les rouages d’un génocide orchestré par l’IA
    Perpétuant la tendance post-7-octobre, l’université de Tel Aviv durcit la restriction des manifestations
    Suivi des actions judiciaires françaises en cours sur la Palestine
    Rapport de Chris Hedges : Comment l’histoire palestinienne est systématiquement oubliée
    Liens vers d’autres textes

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/12/08/le-cessez-le-feu-sert-de-couverture-au-nettoya

    #palestine #israel