person:agnès van zanten

  • Pour l’égalité des chances, « il faut miser sur l’école maternelle et primaire »
    https://www.mediapart.fr/journal/france/220116/pour-legalite-des-chances-il-faut-miser-sur-l-ecole-maternelle-et-primaire

    Alors que la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, fait la promotion des « #parcours_d'excellence », ce nouvel outil devant permettre aux collégiens et lycéens des établissements prioritaires de bénéficier de tuteurs afin de les aider à intégrer des filières prestigieuses, Agnès van Zanten, spécialiste de la politique éducative, estime que ce type de dispositif a une efficacité limitée.

    #France #éducation #éducation_prioritaire #inégalités_scolaires

  • Lettre ouverte à France Culture et aux autres

    Je suis depuis longtemps auditrice de #France_Culture ; pas de pub et des émissions qui m’intéressent parfois…

    Mais, depuis quelques temps, je trouve que ça dépasse les bornes : Offices religieux, visite de lieux de religions, histoires des religions (les trois « fortes »), débats entre religieux, musique religieuse, émissions sur l’art religieux...

    A croire que la terre n’est peuplée que de papes, imams, et rabbins !

    J’ai cru entendre qu’on allait enseigner ces histoires dans les écoles. Pauvres gosses ! Si on leur inflige ça en plus de l’histoire des rois et des reines, de l’éloge de la compétition (pardon, de l’émulation), du « respect » des autorités et de la « Sainte économie » en dehors de laquelle « point de salut », des « guerres justes » (celles dont les bombes n’atteignent que les « méchants ») de la justification de la réussite au mérite (mais quel est le secret de fabrication des gosses d’enseignants, pour qu’ils soient plus méritants que les autres, pour qu’environ un élève de Polytechnique sur deux soit fils d’enseignant ?) (1).

    Tant qu’à parler de légendes et de croyances, perso, j’adore les contes. Pourquoi ne pas lire dans les classes des contes vikings, celtiques, arabes, africains,… en précisant bien que ce ne sont que des… contes ? Quant à l’histoire, pourquoi ne pas parler de celle des plus nombreux : comment vivaient (et vivent) les pauvres et les esclaves de tous les pays ? Comment travail(lai)ent-ils ? Que recevaient-ils ou reçoivent-ils encore en échange ? Que pens(ai)ent-ils ? Quels étaient, quels sont leurs points de vue, leurs espoirs ? Leurs révoltes ? Comment sont (ou ont été) traités les enfants, les vieux, les malades, les « inadaptés » au cours du temps et dans les différents pays. Et, pour en venir à l’actualité « locale », comment vit-on avec moins de 1 000 euros par mois ? Comment résiste-t-on aux frustrations, inconforts, humiliations ? Tout ça, ça fait une très longue liste de sujets pour France Culture et les autres, vous pensez pas ? (2)

    (1) - NDLR : Agnès Van Zanten, sociologue spécialiste de l’éducation explique cette situation par les méandres et les chausse-trappes du système éducatif sans la connaissance desquels on est vite « planté » :

    «  Les familles des classes populaires sont dépassées par ces stratégies. On s’est ainsi aperçu que presque aucun élève de classe prépa n’avait un parcours scolaire normal. Le système est en réalité très peu transparent. Et dans l’opacité, ceux qui sont à l’intérieur sont avantagés. Or ce sont les enseignants qui ont le capital social et interne le plus fort. La formule idéale est un père cadre sup et une mère enseignante  » . http://classes.blogs.liberation.fr/2010/05/30/les-enfants-de-profs-vont-a-polytechnique-et-alors-

    (2) - A décharge de France Culture, signalons que ces sujets sont parfois abordés sur cette chaîne. Mais la disproportion avec les sujets « religieux » ou assimilés est choquante.

    @anarchosyndicalisme ! n°146

    ---- #Religions ------------------

  • « Un marché scolaire officieux s’est développé en France » (Agnès van Zanten, L’Humanité)
    http://www.humanite.fr/societe/agnes-van-zanten-un-marche-scolaire-officieux-s-es-548041

    À partir du moment où il y a une diversité, réelle ou perçue comme telle, de l’offre scolaire et une certaine liberté de choix des parents, on peut voir émerger des «  marchés scolaires  ». Dans certains pays, c’est tout à fait officiel. En France, c’est officieux. […] Cette concurrence existe aussi, désormais, entre établissements publics. 
Les options se sont multipliées dans les lycées et collèges (classes musique, danse, bilingues, etc.) permettant de déroger plus facilement aux règles classiques d’affectation selon le lieu de résidence. De véritable marchés officieux se sont développés, notamment dans 
les grandes villes.

    […]

    La recherche, tout d’abord, d’une «  bonne  » formation. Cet enjeu devient une réelle angoisse pour les familles tant, en France, le niveau initial est déterminant pour l’entrée dans l’emploi. […] Il y a, enfin, des préoccupations sociales, en particulier dans les familles favorisées ou une fraction des classes moyennes, avec un souci de «  l’entre-soi  » motivé par l’idée que l’on ne peut pas 
se développer pleinement avec des enfants 
de milieux défavorisés ou issus de l’immigration, qui font baisser le niveau parce que les enseignants doivent leur consacrer plus de temps… Au final, les parents focalisent beaucoup sur la nature du public dans l’établissement, pensant que seul ce critère détermine son bon fonctionnement.

    #éducation #carte_scolaire #marché_scolaire

  • Marianne Blanchard, « Un dictionnaire pour l’éducation », La Vie des idées, 22 octobre 2008. ISSN : 2105-3030. URL : http://www.laviedesidees.fr/Un-dictionnaire-pour-l-education.html

    Un dictionnaire de l’éducation paraît sous la direction d’Agnès Van Zanten. Si cet ouvrage souhaite replacer la sociologie au cœur des sciences de l’éducation et dépasser certaines querelles idéologiques, il témoigne de l’éclatement du champ de l’éducation et du lien qui s’y établit entre le savant et le politique.

    Recensé : Dictionnaire de l’éducation, sous la direction d’Agnès Van Zanten, PUF, 2008. 736 p.
    « Ce Dictionnaire de l’éducation n’est certes pas le premier. Il s’inscrit dans une longue tradition d’outils de connaissance qui, comme le célèbre Dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire de Ferdinand Buisson, publié à la fin du siècle dernier, visent à accompagner les transformations des institutions éducatives ». Dès les premières lignes de son « Avant-propos », la sociologue Agnès van Zanten qui coordonne cet ouvrage en affiche clairement les objectifs.

    S’adressant expressément aux « professionnels et aux responsables de l’éducation », ce dictionnaire entend fournir des outils pour « justifier la pérenité, l’extension ou le remplacement de telle ou telle politique ou pratique pédagogique » (Avant-propos d’Agnès Van Zanten, p.VIII.). La logique est donc celle de la vulgarisation revendiquée, mais aussi d’une exigence scientifique forte. Agnès van Zanten insiste en effet sur le grand nombre d’auteurs, reconnus dans leur domaine et sélectionnés par un comité représentatif des différents champs de recherche en éducation.

    – Une approche interdisciplinaire du fait éducatif
    – Savant critique ou savant expert ?
    – « Dépasser les querelles idéologiques » ?

  • L’école pour chacun ? (L’Express)
    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/education/l-ecole-pour-chacun_1059163.html

    À propos du projet de l’#UMP dans le domaine de l’#éducation, une contribution d’Agnès Van Zanten.

    Première condition : les liens indispensables entre ces initiatives et l’action pédagogique au quotidien. […] Cela signifie que ces actions ne doivent pas être menées à l’extérieur de la classe, sans lien direct avec ce qui s’y fait.
    Deuxième condition : la souplesse des actions engagées. […] Les routines institutionnelles risquent de contribuer bien davantage à la stigmatisation des élèves et à leur entrée dans des « carrières déviantes » qu’à leur réussite.
    La troisième condition, enfin, renvoie à la nécessité de mener ces actions sans perdre de vue un autre objectif : favoriser l’acquisition par tous les élèves d’un ensemble commun de connaissances. Or ces dispositifs, notamment ceux qui s’adressent aux bons élèves « motivés » […] tendent […] à confondre le renouvellement des élites, à travers la sélection précoce des meilleurs, avec la lutte contre les inégalités.

    L’antienne de l’UMP est « du savoir pour tous à la réussite de chacun », c’est exactement l’inverse qui devrait nous inspirer : du savoir de chacun à la réussite de tous…

    #école #pédagogie #institution #réforme