person:burt

  • La leçon de cinéma de John Boorman | ARTE
    Disponible du 01/08/2017 au 03/08/2020
    https://www.arte.tv/fr/videos/073343-006-A/la-lecon-de-cinema-de-john-boorman

    Rencontre avec le cinéaste John Boorman animée par Michel Ciment et Bernard Benoliel, captée le 3 juin 2017 à la Cinémathèque Française à la suite de la projection du film « Deliverance » (1971).

    ““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““““
    Dueling Banjos
    Defensa (Deliverance ; John Boorman, 1972)
    José Vicedo by José Vicedo
    17 julio 2018

    ¿Recordáis ese estupendo clásico que es Deliverance (Defensa en su título español)?
    En esta película de culto protagonizada por Jon Voight, Burt Reynolds, Ned Beatty y Ronny Cox, hay una escena mítica en la cual un joven redneck interpretado por Billy Redden toca el banjo, mientras el personaje encarnado por Cox intenta seguirle con la guitarra (podéis ver toda la -magistral- escena en el vídeo de arriba).

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=326&v=5s73flj1t38

    Pues bien, lo que se escucha es nada menos que Dueling Banjos, una composición instrumental de Arthur «Guitar Boogie» Smith compuesta en 1955 para banjo bajo el título Feudin’ Banjos, y que incorpora riffs de Yankee Doodle. Smith la grabó para un banjo de cuatro cuerdas acompañado por el músico Don Reno en el banjo bluegrass de cinco cuerdas.
    Los arreglos de Dueling Banjos para la película los realizaron Eric Weissberg y Steve Mandell y se incluyeron en su banda sonora.​ La versión de Weissberg y Mandell alcanzó la posición número dos durante cuatro semanas en el Hot 100 de 1973, en todas ellas detrás del Killing Me Softly With His Song de Roberta Flack, y la primera posición durante dos semanas en el mismo año en la lista de música contemporánea para adultos. (...)



  • Compilation de chansons contre #Donald_Trump :

    ELO#347 - Chansons anti-Trump
    Dror, le 7 novembre 2018
    http://entrelesoreilles.blogspot.com/2018/11/elo347-chansons-anti-trump.html

    #Musique #Musique_et_politique #compilation

    https://www.youtube.com/watch?v=ZvqYabGI6HQ&index=1&list=PLkeA_mTMOkTtgSXyRLTzunt6ZPMZRdT3P

    #Musique #Musique_et_politique #compilation #playlist #recension

    ============================================

    Anthony Hamilton - Donald Trump will Grab You by the Pu**y (2016)
    https://seenthis.net/messages/532425
    https://www.youtube.com/watch?v=7yU7UqXF68M

    Pussy Riot - Straight Outta Vagina (2016)
    https://seenthis.net/messages/536722
    https://www.youtube.com/watch?v=Bp-KeVBNz0A

    Pussy Riot - Organs (2016)
    https://seenthis.net/messages/536722
    https://www.youtube.com/watch?v=dTmNxp3e4m4

    Pussy Riot - Make America Great Again (2016)
    https://seenthis.net/messages/536722
    https://www.youtube.com/watch?v=s-bKFo30o2o

    Ryan Harvey, Ani DiFranco & Tom Morello - Old Man Trump (2016)
    https://seenthis.net/messages/546050
    https://www.youtube.com/watch?v=TmZnlGBhwKg

    Aretha Franklin ne chantera pas pour Donald Trump
    Jazz Radio, le 15 decembre 2016
    https://seenthis.net/messages/552736

    Dee Snider - So What (2016)
    https://seenthis.net/messages/566521
    https://www.youtube.com/watch?v=CAigAI-dZgQ

    John Legend - Love Me Now (2016)
    https://seenthis.net/messages/542046
    https://www.youtube.com/watch?v=NmCFY1oYDeM

    John Legend - Surefire (2017)
    https://seenthis.net/messages/601935
    https://www.youtube.com/watch?v=7kZ46Lz8rug

    A New York, les jazzmen sonnent la charge contre Trump
    Eric Delhaye, Télérama, le 11 janvier 2017
    https://seenthis.net/messages/561478

    Dumpstaphunk - Justice (2017)
    https://seenthis.net/messages/563842
    https://www.youtube.com/watch?v=lp_tdt61EVA

    Stone Foundation - Season of Change (2017)
    https://seenthis.net/messages/566521
    https://www.youtube.com/watch?v=8o8SsH9sZrE

    Lee Fields - Make The World (2017)
    https://seenthis.net/messages/599341
    https://www.youtube.com/watch?v=U231bka4als

    Sheila E. - America (2017)
    https://seenthis.net/messages/616928
    https://www.youtube.com/watch?v=um4sJhdyWGU

    Sheila E. - Funky National Anthem: Message 2 America (2017)
    https://seenthis.net/messages/632453
    https://www.youtube.com/watch?v=Jd0n9Fu6P44

    Mavis Staples - If All I Was Was Black (2017)
    https://seenthis.net/messages/632453
    https://www.youtube.com/watch?v=TTgFZtu2ohk

    Mighty Mo Rodgers - Charlottesville Song (2017)
    https://seenthis.net/messages/632453
    https://www.youtube.com/watch?v=tZj8M1oZZLc

    Stevie Wonder, toujours en pointe, s’agenouille contre Donald Trump et la pauvreté
    Le Figaro, le 24 septembre 2017
    https://seenthis.net/messages/632454

    Eminem Rips - The Storm (2017)
    https://seenthis.net/messages/636772
    https://www.youtube.com/watch?v=LunHybOKIjU

    Rafeef Ziadah - In Jerusalem (2017)
    https://seenthis.net/messages/660181
    https://www.youtube.com/watch?v=G9OOUb-z5b0

    Miguel - Now (2017)
    https://seenthis.net/messages/576637
    https://www.youtube.com/watch?v=6eFL1zzGK8o

    Marc Ribot - Never Again (Muslim Jewish Resistance) (2017)
    https://seenthis.net/messages/722355
    https://www.youtube.com/watch?v=SP7bdigwRgU

    Marc Ribot - Songs Of Resistance (2018)
    https://seenthis.net/messages/721583

    Avec par exemple:

    Marc Ribot, Steve Earle & Tift Merritt - Srinivas (2018)
    https://seenthis.net/messages/721583
    https://www.youtube.com/watch?v=BszPwW2tpyM

    Sharon Jones - Tear It Down (2018)
    https://seenthis.net/messages/661484
    https://www.youtube.com/watch?v=5PUsEt5IJHM

    Trio Joubran & Roger Waters - SUPREMACY (2018)
    https://seenthis.net/messages/676836
    https://www.youtube.com/watch?v=8i-TMG7k_QM

    Janelle Monáe - PYNK (2018)
    https://seenthis.net/messages/685655
    https://www.youtube.com/watch?v=PaYvlVR_BEc

    Janelle Monae - Americans (2018)
    https://seenthis.net/messages/685655
    https://www.youtube.com/watch?v=9ivqFkLYxp8

    Childish Gambino - This Is America (2018)
    https://seenthis.net/messages/692466
    https://www.youtube.com/watch?v=VYOjWnS4cMY

    Madeleine Peyroux- Anthem (2018)
    https://seenthis.net/messages/723202
    https://www.youtube.com/watch?v=DYo5lBQ-Fa0

    Eric Bibb - What’s he gonna say today (2018)
    https://seenthis.net/messages/721203
    https://www.youtube.com/watch?v=X-eGbB4uhDE

    Ben Comeau - Donald Trump is a Wanker (2018)
    https://seenthis.net/messages/722115
    https://www.youtube.com/watch?v=RZxCAqCUgug


  • Ca y est, j’ai résumé tout ça dans ma chronique hebdomadaire :

    ELO#336 - Queen of Soul Forever
    Dror, Entre Les Oreilles, le 22 août 2018
    http://entrelesoreilles.blogspot.com/2018/08/elo336-queen-of-soul-forever.html

    Par rapport à tout ce que j’ai déjà raconté ici, pas grand chose de neuf si ce n’est une meilleure mise en page, quelques mp3 et quelques liens en plus...

    #Aretha_Franklin #Musique #Soul #mort_en_2018


    • Aretha Franklin, respect éternel
      Jacques Denis, Libération, le 16 août 2018
      http://next.liberation.fr/culture/2018/08/16/aretha-franklin-respect-eternel_1672542

      La reine de la soul est morte ce jeudi à 76 ans. De l’église de son père au sommet des charts, sa voix a inscrit dans la légende des dizaines de tubes et porté haut les causes du féminisme et des droits civiques.

      « J’ai perdu ma chanson, cette fille me l’a prise. » Quand il découvre Respect, une ballade qu’il a écrite pour son tour manager Speedo Sims, Otis Redding ne peut que constater les faits face à Jerry Wexler, le pape de la soul music au label Atlantic. Ce jour-là, le chanteur sait que le titre paru deux ans plus tôt, en 1965 sur l’imparable Otis Blue, lui échappe. Pas sûr en revanche qu’il puisse se douter alors que ce hit fera danser des générations entières, porté par la voix de la papesse soul. Combien de soirées où cet hymne au féminisme débridé aura fait se lever toutes les femmes et filles, prises d’un doux délire  ! « La chanson en elle-même est passée d’une revendication de droits conjugaux à un vibrant appel à la liberté. Alors qu’Otis parle spécifiquement de questions domestiques, Aretha en appelle ni plus ni moins à la transcendance extatique de l’imagination », analysera Peter Guralnick, l’auteur de la bible Sweet Soul Music.

      Enregistrée le jour de la Saint-Valentin, la version d’Aretha Franklin, morte jeudi à 76 ans, est effectivement bien différente de celle du « Soul Father », qui vantait les mérites de l’homme allant au turbin et méritant de fait un peu de respect en retour. La jeune femme se permet d’y glisser quelques saillies bien senties  : « Je ne te ferai pas d’enfant dans le dos, mais ce que j’attends de toi, c’est du respect. » Le tout boosté par un chœur composé de ses sœurs Erma et Carolyn qui ponctue de « Ooh  ! » et « Just a little bit », donnant à l’histoire les faux airs d’une conversation complice entre femmes. Et de conclure par un tranchant  : « Je n’ai besoin de personne et je me débrouille comme une grande. » La suite, tout du moins d’un point de vue artistique, donnera raison à celle qui devint ainsi pour la postérité tout à la fois l’une des égéries des droits civiques et la visionnaire pythie d’une libération des mœurs.
      Dix-huit Grammy Awards

      « Cette chanson répondait au besoin du pays, au besoin de l’homme et la femme de la rue, l’homme d’affaires, la mère de famille, le pompier, le professeur – tout le monde aspire au respect. La chanson a pris une signification monumentale. Elle est devenue l’incarnation du "respect" que les femmes attendent des hommes et les hommes des femmes, le droit inhérent de tous les êtres humains », analysera-t-elle a posteriori dans son autobiographie, Aretha : From These Roots.

      Sa reprise de Respect n’était pas le premier succès de la native de Memphis. D’ailleurs, à l’époque, ce ne sera que le deuxième 45-tours de son premier album sous pavillon Atlantic, précédé par I Never Loved a Man (the Way I Love You) qui donne son titre à ce disque. Mais avec ce tube, bientôt suivi d’une quantité d’autres, elle se hisse vers des sommets à hauteur des mâles blancs qui dominaient l’époque. Coup double aux Grammy 1968 – les premiers d’une très longue série, dix-huit au total –, la chanson truste les charts pop, quatorze semaines au top des ventes afro-américaines où la concurrence est alors plutôt sévère, et intronise la « Soul Sister » (surnom emprunté à son précédent disque) en reine du genre  : « Queen of Soul », pas moins. Elle ne sera jamais détrônée.

      Pourtant l’album enregistré entre Muscle Shoals, l’usine à tubes d’Alabama, et New York, où elle dut se replier avec quelques musiciens sudistes, fut accouché dans la douleur, tel que relaté par un autre biographe émérite d’Aretha Franklin, le Français Sebastian Danchin (Portrait d’une natural woman, aux éditions Buchet Chastel). Toujours est-il que le 28 juin 1968, elle fait la une de l’hebdomadaire Time  : un simple portrait dessiné d’elle, discrètement barré d’un explicite The Sound of Soul. Cette année-là, elle est juste derrière Martin Luther King en termes de ­notoriété.

      Atteinte d’un cancer et officiellement rangée des hits depuis début 2017, la grande prêcheuse du respect est morte cinquante ans plus tard à Détroit, à 76 ans, devenue pour l’éternité celle dont un président des Etats-Unis (pas le moins mélomane, Barack Obama) a pu dire  : « L’histoire américaine monte en flèche quand Aretha chante. Personne n’incarne plus pleinement la connexion entre le spirituel afro-américain, le blues, le r’n’b, le rock’n’roll – la façon dont les difficultés et le chagrin se sont transformés en quelque chose de beau, de vitalité et d’espoir. »
      Premier disque

      Avant d’en arriver là, tout n’était pas écrit d’avance pour cette fille de pasteur, née le 25 mars 1942 dans le Sud profond, où la ségrégation fait force de loi. Grandie dans le giron de ce père homme de foi, Aretha Louise Franklin trouve sa voix à l’église, comme souvent. Elle a pour premier modèle son paternel, personnalité aussi sombre à la maison qu’auréolée de lumière sur l’estrade  : le pasteur Clarence LaVaughn Franklin enregistre et publie ses gospels sur la firme Chess, fréquente les stars (Sam Cooke, Jackie Wilson, Art Tatum…), enchaîne les tournées, au risque de délaisser le foyer où les enfants se débrouillent comme ils peuvent. D’autant que leur mère, Barbara Siggers, « immense chanteuse gospel » selon la diva Mahalia Jackson, a quitté le foyer au lendemain des 6 ans d’Aretha.

      Sept années plus tard, l’adolescente grave son premier disque, avec le chœur de la New Bethel Baptist Church, le sanctuaire au cœur du ghetto de Detroit où son père célèbre sa mission sur Terre. L’année qui suit, elle accouche d’un premier enfant, suivant là encore les traces du prédicateur, par ailleurs fornicateur à ses heures  : une des demi-sœurs de la jeune Aretha est le fruit de relations illicites avec une paroissienne de 13 ans  !
      Ferveur inégalée

      Avant 18 ans, Aretha a déjà deux enfants. Autant dire un sérieux handicap pour qui entend faire carrière en musique. C’est pourtant la même, certes délestée des bambins qui se retrouvent chez mère-grand Rachel, qui est castée par le talent-scout John Hammond. Elle a 19 ans quand elle débarque à New York pour intégrer l’écurie Columbia, où la future Lady Soul – autre surnom absolument pas usurpé – est censée suivre le sillon creusé par Lady Day, la femme au chihuahua Billie Holiday. Las, l’histoire ne se répète jamais, et malgré d’indéniables talents et de petits succès dont un bel hommage à Dinah Washington, une de ses références avouées, et un recommandable Yeah où elle tente déjà de faire siennes quelques rengaines empruntées à d’autres, celle qui sera plus tard la première femme à rejoindre le Rock’n’roll Hall of Fame ne parvient pas à se distinguer dans le jazz. Jusqu’à ce qu’elle franchisse le Rubicon, en passant chez Atlantic où, outre Jerry Wexler, elle trouve en Arif Mardin un directeur musical à son écoute.

      « Quand je suis allée chez Atlantic Records, ils m’ont juste assise près du piano et les tubes ont commencé à naître. » Il ne faudra jamais oublier qu’à l’instar d’une Nina Simone, Aretha Franklin était aussi une formidable pianiste. La liste des classiques enregistrés en moins de dix ans donne le tournis  : Baby I Love You, (You Make Me Feel Like) A Natural Woman, Think, (Sweet Sweet Baby) Since You’ve Been Gone, Chain of Fools, Until You Come Back to Me… Entre 1967 et 1974, la porte-voix d’une communauté chante ou déchante l’amour, en mode énervé ou sur le ton de la confidence sur oreiller, portée par des arrangements luxuriants ou dans ce dénuement propre à magnifier les plus belles voix sudistes (de Wilson Pickett à Sam & Dave). Dans cette série qui ressemble à une irrésistible ascension, chacun a ses favoris  : Call Me, par exemple, pas forcément le plus gros succès, demeure une ballade pour l’éternité où elle fait valoir toute la classe de son toucher sur les noires et ivoire. A moins que ce ne soit I Say a Little Prayer, le cantique écrit par Burt Bacharach et Hal David pour Dionne Warwick (qui se le fera chiper), tout en légèreté laidback. Qu’elle flirte volontiers avec la pop, reste fidèle à l’esprit de la soul ou mette le feu au temple frisco rock Fillmore West dans un live mémorable avec le terrible saxophoniste r’n’b King Curtis, son directeur musical assassiné quelques mois plus tard, la voix d’Aretha Franklin transcende toujours les sacro-saintes chapelles avec une ferveur inégalée. Celle héritée du gospel, la genèse de tout, auquel elle rend un vibrant hommage en 1972 avec Amazing Grace, un office avec le révérend James Cleveland qui devient le premier disque du genre à réussir la jonction avec le public profane.

      La série va pourtant s’arrêter au mitan des années 70, alors que Jerry Wexler s’apprête à quitter la maison mère pour rejoindre Warner Bros. A Change Is Gonna Come, pour paraphraser la superbe complainte qu’elle a empruntée à Sam Cooke dès 1967. Le disco triomphe, et bientôt le rap qui saura lui rendre hommage, à l’image de Mos Def revisitant One Step Ahead ou de Lauryn Hill s’investissant dans The Rose Is Still a Rose. Orpheline de son mentor, Franklin elle-même quitte en 1980 Atlantic pour Arista. La chanteuse ne s’en remettra pas, alors même qu’elle parvient à toucher un public rajeuni en étant au générique des Blues Brothers. Elle y chante en femme de ménage (mais chaussée de mules en éponge roses  !) Think, hymne à la liberté et à la féminité affirmée haut et fort (encore).

      Ombre d’elle-même

      La scène d’anthologie marque les esprits, mais dans la vraie vie, Aretha Franklin n’aspire qu’à des productions de plus en plus pompières, qui masquent par leur outrance l’essentiel  : ses exceptionnelles qualités d’interprète. Les interventions de jeunes musiciens comme Marcus Miller ou Narada Michael Walden n’y font rien, même si avec ce dernier elle parvient une nouvelle fois à toucher furtivement la place de numéro 1 des charts r’n’b.

      Si elle se fait rare en studio, si elle ne marque plus l’histoire de la musique, elle n’en demeure pas moins une icône pour les nouvelles générations. George Michael s’adonne ainsi à un duo – une spécialité de la diva, qui sans doute trahissait déjà un réel manque de renouvellement – avec celle qu’il considère comme une influence majeure. Toutes les chanteuses de nu soul prêtent allégeance à la première dame, qui de son côté s’illustre dans la rubrique mondanités. Elle traverse ainsi les années 90 en ombre d’elle-même, caricature de ses grands millésimes, qu’elle fructifie. Elle n’en reste alors pas moins une figure que l’on met aisément en couverture, affichant des looks pas toujours raccords, et au premier rang des chanteurs de tous les temps selon Rolling Stone.

      De come-backs avortés en retours guettés par des fans toujours en demande, rien n’y fait. La star, rentrée vivre à Detroit, attise pourtant les désirs et envies des jeunes producteurs : André 3000 d’Outkast et Babyface mettent même un album en chantier, alors que l’année d’après, en 2014, le festival de jazz de Montréal la fait remonter sur scène. Longue robe blanche, cheveux blonds, elle assure le show.

      Trois ans plus tard, elle est encore en blanc, mais considérablement amaigrie, pour un gala au profit de la fondation Elton John, à New York. Plus que de résurrection, cela sonne comme un concert d’adieux. Néanmoins, on gardera plutôt en souvenir le dernier grand moment d’une carrière hors norme de cette chanteuse  : le 6 décembre 2015 lors des prestigieux Kennedy Center Honors, elle entre en scène en manteau de fourrure, voix aussi sûre que son doigté au piano, pour interpréter (You Make Me Feel Like) A Natural Woman devant le couple Obama, auquel elle avait déjà fait l’honneur de chanter lors de son investiture en 2009. Comme la révérence d’une voix pas ordinaire, en tout point populaire.

      Jacques Denis

    • « Aretha Franklin a chanté son époque, avec son époque, et pour son époque »
      Isabelle Hanne, Libération, le 16 août 2018
      http://www.liberation.fr/planete/2018/08/16/aretha-franklin-a-chante-son-epoque-avec-son-epoque-et-pour-son-epoque_16

      Daphne Brooks, professeure d’études Afro-américaines à l’université Yale, revient sur la figure d’Aretha Franklin et sa place dans l’histoire musicale et nationale.

      Daphne Brooks, 49 ans, professeure d’études afro-américaines à l’université Yale, écrit sur la question raciale, le genre et la musique populaire. Elle a ­notamment travaillé sur le parcours d’Aretha Franklin pour son ­livre Subterranean Blues  : Black Women and Sound Subcultures (à paraître) et a donné plusieurs conférences sur la Queen of Soul, qu’elle a rencontrée à l’occasion d’une lecture à Princeton qui lui était dédiée. Elle s’intéresse ­particulièrement aux moments où les artistes Afro-Américaines se retrouvent à la croisée entre les ­révolutions musicales et la grande histoire nationale, Aretha Franklin étant la figure ty­pique de ces intersections.
      Que représente Aretha Franklin pour vous  ? Quels sont vos ­premiers souvenirs d’elle  ?

      J’ai grandi dans les années 70 en Californie, dans une famille qui écoutait de la musique en permanence alors qu’elle avait déjà acquis le statut de « Queen of Soul ». Elle a toujours été omniprésente dans mon monde.
      Comment est-elle devenue l’un des objets de vos recherches  ?

      La musique d’Aretha Franklin, c’est le son de la conquête des droits ­civiques, du Black Power, ce ­mélange de joie, de blackness, ce sens de la fierté, notre héritage afro-amé­ricain. Elle a su trans­mettre cette beauté intérieure dans ses chansons.
      Quels sont les liens entre Aretha Franklin et le mouvement de lutte pour les droits civiques  ?

      Ils sont nombreux. Son père, C.L. Franklin, était ce pasteur très célèbre à Detroit et son église, la New Bethel Baptist Church, un haut lieu du combat pour les droits civiques. Il galvanisait un public noir à travers ses sermons diffusés à la radio pendant les années 50 [puis commercialisés sur disque, ndlr]. Il accueillait Martin Luther King lors de ses séjours à Detroit. Aretha Franklin a d’ailleurs accompagné ce dernier à plusieurs manifestations et chanté lors de ses funérailles. Mais cette connexion ne se limite pas à ces liens familiaux. Sa musique, elle aussi, s’inscrit dans ce contexte historique. Il y a, bien sûr, son ADN gospel. Et pas seulement  : Respect, la chanson écrite par ­Otis Redding mais réinterprétée par Franklin en 1967, une année pivot [l’année du « Long, Hot Summer », une série d’émeutes raciales], est devenue instantanément un hymne des droits civiques, de l’émancipation des Noirs, du Black Power et du mouvement féministe. Trois ans plus tôt, en 1964, elle avait déjà ­enregistré Take a Look, dont les paroles avaient fortement résonné lors du « Freedom Summer », cet été où des centaines d’étudiants ont risqué leur vie pour inscrire des Noirs sur les listes élec­torales du Mississippi [« Lord, what’s happening / To this human race  ? / I can’t even see / One friendly face / Brothers fight brothers / And sisters wink their eyes […] / Just take a look at your children / Born innocent / Every boy and every girl / Denying themselves a real chance / To build a better world. »] Dans sa musique elle-même, elle a su articuler ce chagrin et ce regard sur l’humanité si propre à la soul music.
      Vous dites qu’elle n’a pas seulement été une voix des droits ci­viques, comme Nina Simone, mais qu’elle a également eu un impact sur le féminisme afro-américain  ?

      Aretha a chanté son époque, avec son époque, et pour son époque. Avec des chansons comme Natural Woman, elle s’est aussi exonérée d’une certaine image pour se ­connecter au mouvement féministe moderne, au féminisme noir. Très tôt dans sa carrière, elle s’est donné le droit de chanter les tourments émotionnels des Afro-Américaines avec tellement de genres musicaux différents  : c’était son appel à l’action, à l’émancipation des Noires aux Etats-Unis. Elle a chanté la ­bande-son complexe de la femme noire qui se réinventait. Elle montre que cette dernière peut être un ­sujet doué d’émotions complexes, d’une volonté d’indépendance… Toutes ces choses qui ont été si longtemps refusées aux Afro-Américains aux Etats-Unis. Elle a vraiment été dans la droite ligne du Black Power  : désormais, les Noirs montrent qu’ils n’ont pas besoin de s’excuser d’exister.
      Elle a aussi été cette icône aux tenues extravagantes, luxueuses, en perruque et fourrure. Peut-on dire qu’elle a participé à façonner une certaine féminité noire  ?

      Oui, mais comme d’autres activistes ou artistes noires, telle Diana Ross par exemple, qui ont en effet développé cette image de la beauté noire glamour, somptueuse. Mais elle a également montré, dans les années 70, une image plus afrocentriste, avec des tenues plus sobres et une coiffure afro.
      A bien des égards, Aretha Franklin est une synthèse des Afro-Américains...

      Elle est née dans le Sud, à Memphis (Tennessee), mais elle a grandi dans le Nord, à Detroit, dans le Michigan. Sa famille a fait comme des millions d’Afro-Américains au milieu du XXe siècle  : ils ont déménagé du Sud vers le Nord, ce phénomène qu’on appelle la Grande Migration [de 1910 à 1970, six millions d’Afro-Américains ont émigré du sud des Etats-Unis vers le Midwest, le Nord-Est et l’Ouest, pour échapper au racisme et tenter de trouver du travail dans les villes indus­trielles]. Elle a aussi su faire la synthèse ­entre tous les genres musicaux afro-américains, de la soul au r’n’b, de la pop au jazz. Aretha Franklin fait partie, fondamentalement, de l’histoire des Noirs américains. Elle appartenait à cette génération d’Afro-Américains qui a sondé l’identité noire, qui venaient du Nord comme du Sud, urbains comme ruraux, passionnés de jazz, de blues, de r’n’b et de pop. Le tout en se battant pour faire tomber les murs de la ­culture Jim Crow [les lois qui organisaient la ségrégation raciale] à travers l’agitation sociale et la performance artistique.
      Isabelle Hanne correspondante à New York


  • « Histoire de la littérature récente », le livre dont vous êtes le héros
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/061117/histoire-de-la-litterature-recente-le-livre-dont-vous-etes-le-heros

    « The Swimmer », de Frank Perry et Sidney Pollack, avec Burt Lancaster (1968). Olivier Cadiot publie le tome II de son enquête : que faire avec le réel ? Sous les allures d’un livre de développement personnel, son programme pour faire de vous un.e écrivain.e ressemble à une course d’obstacles plutôt qu’à une cure d’épanouissement.

    #Culture-Idées #Olivier_Cadiot ;_Histoire_de_la_littérature_récente


  • Rocky et ses bêtes
    Une rétrospective animalière de l’Étalon italien

    Par Malik Mellah et Ferdinand Cazalis

    http://jefklak.org/?p=3951

    John G. Avildsen, réalisateur oscarisé de Rocky en 1976 et de Rocky V en 1990 s’est éteint ce 16 juin 2017. La sortie de Creed : l’héritage de Rocky Balboa en novembre 2015 avaient célébré les 40 ans du boxeur de Philadelphie. Film après film, match après match, l’Étalon italien s’est pris l’Histoire dans la gueule – comme autant d’imparables crochets. Le personnage totem de Sylvester Stallone a inlassablement occupé le centre du ring hollywoodien, autrement dit le territoire culturel mondial. Dans son numéro 3 (« Selle de Ch’val »), Jef Klak rendait hommage à cette figure du combat contre soi-même. Quarante ans pour devenir – et transmettre comment devenir – un être humain digne de ce nom, au milieu des bêtes, grâce aux bêtes.


  • J – 138 : Aujourd’hui j’ai décidé que j’allais faire une petite séance de défonce de portes ouvertes. Clint Eastwood. Cinéaste de droite, et révisionniste. Son dernier film. Sully . Film de droite jusque dans son esthétique. Vous voyez la démonstration ne devrait pas poser trop de difficulté.

    Et du coup on peut même se poser la question de savoir ce que je pouvais bien faire dans une salle de cinéma pour voir le dernier film de Clint Eastwood, qui plus est avec ma fille cadette, la merveilleuse Adèle, qui mérite sans doute mieux, dans son parcours de formation, notamment au cinéma. De même que j’avoue une prédilection tout à fait coupable pour les films de James Bond, je dois reconnaître que j’aime par-dessus tout le film de catastrophe aérienne, même quand ils sont assez mauvais et j’en rate peu et du coup je peux dire qu’ils sont généralement unanimement mauvais, les pires étant souvent ceux de détournements d’avions avec sauvetage héroïque par des troupes d’élite, autant vous dire que ceux-là ne sont pas mes préférés. Expliquer pourquoi mon goût cinéphile est aussi déplorable, s’agissant des films de James Bond, est assez embarrassant, cela a beaucoup à voir je crois avec une certaine scène du premier James Bond dans laquelle on voir Ursula Andres sortir de l’eau dans un bikini blanc fort chaste à l’époque, complètement ravageur du point de vue de ma libido naissante, pré-adolescent, en colonie de vacances à Villars de Lans, le film projeté avec un vrai projecteur, sur un drap tendu dans la salle de ping-pong, la plupart d’entre nous assis parterre. Pour ce qui est des films de catastrophe aérienne, c’est un peu moins honteux, cela a à voir aussi avec un souvenir d’enfance, mais d’un tout autre ordre. Mon père était ingénieur en aéronautique, et il est arrivé, plus d’une fois, quand nous étions enfants, mon frère Alain et moi, qu’il soit appelé, c’était souvent le soir, au téléphone à la maison, pour conseiller à distance des équipes techniques ou carrément remettre son pardessus et sa cravate et repartir au travail faire face à des situations, dont il lui arrive aujourd’hui de parler plus librement et qui n’avaient rien de simple apparemment, certaines sont assez cocasses comme l’histoire de cette vieille dame qui avait été mal aiguillée, en partance dans un vol pour la Côte d’Ivoire et qui au bout d’une douzaine d’heures de vol s’étonnait auprès d’une hôtesse de n’être toujours pas arrivée, indocte qu’elle fut qu’elle était en fait sur le point de se poser à Singapore. D’autres anecdotes sont sans doute moins plaisantes. Un soir, nous regardions en famille un film dont je viens de retrouver le titre en faisant la rechercher suivante, « film de catastrophe aérienne » + « Burt Lancaster », il s’agit donc d’ Airport , film de 1970, dont de nombreuses scènes se passent dans la tour de contrôle d’un aéroport aux prises avec une situation de crise et dans lequel film un personnage se tourne vers le personnage interprété par Burt Lancaster, « et maintenant qu’est-ce qu’on fait Chef ? » Et mon frère Alain, rarement en manque de répartie, avait répondu : « On appelle De Jonckheere ». Les films de catastrophe aérienne vus à la télévision en famille avaient pour moi cet éclairage particulier que de temps en temps, ils faisaient sourire mon père qui commentait gentiment que certains situations étaient hautement improbables. Bref, je garde pour le souvenir d’Airport de George Seaton, 1970, comme pour celui de ces soirées de télévision familiales lointaines, une prédilection étonnante, eut égard à mon rapport assez critique en général à propos des films de fiction, donc, pour les films de catastrophe aérienne.

    Les films de catastrophe aérienne sont unanimement mauvais, j’aurais bien du mal à en sauver un dans le genre, peut-être le Vol du Phenix de Robert Aldrich avec James Stewart, mais ce n’est pas non plus un chef d’œuvre, mais le récit est assez étonnant.

    Et donc Sully de Clint Eastwood. Avec Adèle en plus. La honte.

    Depuis une dizaine d’années Clint Eastwood réécrit la grande narration performative et nationale des Etats-Unis, ne se contenant d’ailleurs pas toujours de réécrire avantageusement l’histoire de son pays, puisque son récit d’Invictus fait l’éloge inconditionnel de Nelson Mandela et voudrait nous faire croire que la nation multicolore sud africaine s’est bâtie sur la victoire des Bocks sur les All Blacks , comme c’est mignon, comme c’est loin de la réalité et comme surtout ce passe sous silence la pieuse tricherie du bon Mandela ( http://www.desordre.net/blog/?debut=2010-05-02#2487 ), pareillement le récit d’American Sniper est à gerber, qui, même s’il frôle par endroits à quel point quelques soldats américains auront laissé des plumes dans cette guerre d’Irak du fils, continue de remarquablement regarder ailleurs quand il s’agirait de considérer le martyr de la population irakienne, mais que voulez vous Clint Eastwood il est américain, à ce titre, il pense que les éléments de sa nation ont des droits supérieurs et valent mieux que les habitants d’autres pays, pensez s’il va se pencher sur la souffrance d’un pays du tiers Monde même si ce dernier est pétrolifère, il est au contraire plus urgent de construire une statue de commandeur à un gars de chez lui, probablement con et inculte comme une valise sans poignée, mais très doué pour ce qui est de dégommer des Irakiens à distance, aussi con que soit ce type il est aux yeux de Clint Eastwood et d’une nation de lavés du bulbe l’homme providentiel, concert de klaxons à ses funérailles, pauvre type providentiel, pauvres types qui klaxonnent.

    Sully donc, surnom de Chesley Sullenberger admirable commandant de bord qui en janvier 2009, avec une maestria et un sang-froid, un peu hors du commun tout de même, a réussi à amérir sur l’Hudson alors qu’il venait de décoller de La Guardia et quelques minutes plus tard, de perdre les deux moteurs de son airbus A320, d’où la nécessité de se poser, mais, las, aucune possibilité d’aller se poser sur une piste voisine. Cette catastrophe aérienne évitée, les 155 passagers de ce vol, de même que le personnel de bord tous sauvés, par ce geste extraordinaire de Chesley Sullenberger, quelques jours plus tard, le maire de New York lui remet les clefs de la ville et quelques jours encore plus tard il est invité à la première cérémonie d’investiture de Barak Obama, c’est vrai qu’après les huit années catastrophiques de Bush fils, on pouvait y voir un signe prometteur, on remarque d’ailleurs que Clint Eastwood en bon républicain crasse de sa mère coupe bien avant.

    Bon c’est sûr avec un miracle pareil, vous avez un film. Encore que. L’incident en lui-même et le sauvetage, c’est suffisamment répété dans le film, ne durent que 208 secondes, le sauvetage des passagers ayant ensuite trouvé refuge sur les ailes de l’avion, une vingtaine de minutes, du coup évidemment, il faudra recourir à quelques artifices du récit, surtout en amont, le coup des trois passagers qui attrapent leur vol in extremis, le gentil commandant de bord qui connait tout le monde à La Guardia, même la vendeuse de sandwichs pakistanaise, et ensuite en aval, la célébration du héros, foin du miracle trop rapide pour le cinéma, en brodant un peu, vous l’avez votre film.

    C’est sans compter sur la volonté dextrogène du Clint Eastwood républicain de sa mère, il ne suffit pas que l’avion se soit posé, que les passagers soient sauvés, Sully est un homme providentiel et si vous n’aviez pas compris que d’aller poser son coucou sur les eaux glacées de L’Hudson en janvier était miraculeux, on va vous le montrer et vous le remontrer, un certain nombre de fois, quatre ou cinq fois si ma mémoire est bonne, et comme on peut douter que vous ayez vraiment compris que Sully il a vraiment été très fort, on vous montre aussi, cela aussi répété trois fois, ce qu’il aurait pu se passer s’il n’avait pas été assez fort, c’est-à-dire, l’avion aller se cracher sur les banlieues denses du New Jersey, sauf que ces dernières étant peu photogéniques, on dira que c’était l’Hudson River ou le sud de Manhattan et là autant vous dire que cela claque visuellement, et des fois que vous n’ayez toujours pas compris que cette scène est un remake d’un truc qui s’est déjà produit au même endroit un certain 11 septembre, dont la moitié des Américains seulement sont capables de savoir que c’était celui de l’année 2001 — ils savent juste que c’est nine-eleven comme ils disent —, on n’est pas aidé avec un public pareil, pas étonnant que le vieux Clint Eastwood républicain de sa maman il soit un peu obligé de souligner certains passages trois fois en rouge, bref si vous n’aviez pas suivi que c’était à cela que cela faisait référence, vous aurez une scène qui vous dira que oui, un tel miracle à New York cela fait du bien, qui plus est un miracle aéronautique. Bref du lourd, du charpenté, des câbles d’amarrage pour ficeller le récit. Vous avez compris que Sully c’était un héros ? Un type providentiel ? C’est bon je n’insiste pas ?

    Ben Clint Eastwood, républicain, je crois que je vous l’ai déjà dit, qui aime croire à la providence des grands hommes du cru, il ne voudrait pas non plus que vous ignopriez qu’en plus le héros, on l’a emmerdé vous n’avez pas idée, parce que voilà quand même on se demandait si à la base il n’aurait pas commis un erreur de jugement et que si cela se trouve, en fait, il aurait très pu aller poser son coucou sur la piste de Newark dans le New Jersey tout juste voisin et que là quand même, en choisissant un terrain aussi défavorable et risqué il a quand même pris un sacré pari, un pari à 155 âmes. Alors à la commission d’enquête, ils ont peut-être été un peu tatillons, blessants, peut-être, envers le héros national en tentant de lui opposer que certes l’histoire se finit bien encore que le zingue qui a dû coûter un bras, ben il est au fond de l’eau, sans doute pas réparable. A vrai dire, c’est possible, je n’en sais rien, je m’en fous un peu même. Je note aussi au passage que Clint Eastwood de la providence républicaine dans cet endroit du film commet surtout le plagiat assez éhonté d’un très mauvais film, Flight de Robert Zemeckis, et que si cela se trouve c’est avec cette enquête prétendument interminable qu’il comble et qu’il meuble, là où le récit dans sa durée originale n’est peut-être pas suffisant pour tenir le film entier, même répété à l’envi. A vrai dire je ne connais pas bien l’histoire et ma curiosité n’est pas si grande, moi ce que j’aime dans les films de catastrophe aérienne, ce sont les scènes d’avion — et là j’ai bien aimé, faut avouer, la scène avec les deux F4 au dessus du Nevada, mais je m’égare —, il y a sans doute eu une enquête, elle a peut-être été un peu pénible, ce n’est même pas sûr, elle est présentée dans le film comme un péché de l’adminsitration, pensez, Clint Eastwood de sa maman, il a appelé à voter Trump, alors pensez si effectivement il va faire les louanges de quelque administration que ce soit, ce que je sais, et que le film ne dit pas c’est que la semaine suivante, le Chesley Sullenberger il était l’invité de Barack Obama pour sa première investiture à la Maison Blanche, de là à penser qu’il n’avait pas beaucoup de raisons de s’inquiéter sur la suite de la fin de sa carrière...

    Et, finalement, ce n’est pas tout, il y a une chose qui est entièrement passée sous silence dans ce film, dans l’après accident, plutôt que de passer des témoignages, genre télé-réalité de passagers miraculés pour entrelarder le générique, Clint Eastwood s’est bien gardé de nous dire que Chesley Sullenberger, son Sully donc, avait, en fait, intelligemment profité de son quart d’heure warholien pour attirer l’attention du Sénat américain sur les dangers de la dérégulation aérienne aux Etats-Unis, les mauvaises pratiques de la formation des jeunes pilotes et la dépréciation alarmante de la profession (c’était une chose que j’avais lue je ne sais plus où, et dont il me semblait aussi l’avoir vue dans un film, Capitalism, a love story , de Michael Moore, cinéaste dont je ne pense pourtant pas le plus grand bien, mais, vous l’aurez compris, pas autant de mal que Clint Eastwood).

    En fait ce que cela m’apprend, c’est que cette érection de l’homme providentiel m’est insupportable, on l’a bien compris, surtout envers et contre toutes les logiques collectives pourtant possibles, c’est le principe de tout programme de droite, se goberger pendant que cela dure et quand cela ne dure pas, ne plus avoir d’autres alternatives que d’attendre que l’homme providentiel — comme Roosevelt a su le faire en insufflant un peu de communisme dans le moteur capitaliste, ce qu’Obama n’a pas su faire, non qu’il n’ait pas nécessairement essayé d’ailleurs, pourtant, comme le montre Laurent Grisel, dans son Journal de la crise , ce qui marche dans le capitalisme c’est le communisme —, ne sauve la situation pour pouvoir de nouveau se goinfrer, sans comprendre que l’on ne peut pas toujours compter sur les hommes providentiels, parce qu’ils n’existent pas davantage que le père Noël et pas davantage que James Bond.

    Alors si je peux promettre raisonnablement que je n’irai plus jamais voir un film de catastrophe aérienne, cela va me coûter davantage avec les films de James Bond, la faute à Ursula.

    Exercice #53 de Henry Carroll : Utilisez le flash pour capturer l’énergie d’une fête

    #qui_ca


  • 12月9日のツイート
    http://twilog.org/ChikuwaQ/date-161209

    RT @WORLDJAPAN: 「本当に腹の立つ女優がいて。1週間真面目にリハーサルをやって、『よーし!明日からだ!』と構えてたら撮影前日に『主演女優が降りたんで一旦中止させてください』と言われてキレまくってね」「高畑淳子という女です」(内田裕也) natalie.mu/eiga/news/212421 posted at 12:49:28

    RT @junkudo_net: #裏で呼ばれているニックネーム 変態巨大書店 twitter.com/toiro_u/status… posted at 12:45:44

    RT @artyomrilen: Happy 100th birthday to Kirk Douglas, seen here w/ Burt Lancaster on the set of ’Gunfight at the O.K. Corral’ (1957). pic.twitter.com/tB9PLzHMJE posted at 12:40:52

    Top story: Variety on Twitter: ".@realDonaldTrump to remain Executive Producer … twitter.com/variety/status…, see more tweetedtimes.com/ChikuwaQ?s=tnp posted at 12:38:55

    RT @Jopolkadot: “A book can be a star.. A living fire to lighten the darkness” Madeleine L’ Engle. pic.twitter.com/8E1EF7N57p posted at 12:38:27

    RT @SilentRevue: #GeorgesMelies 1927. #botd pic.twitter.com/5HWA0JfhLW posted at 12:32:04

    My Tweeted Times (...)


  • Mr Gorbatchev Goes to Washington
    http://www.dedefensa.org/article/mr-gorbatchev-goes-to-washington

    Mr Gorbatchev Goes to Washington

    09 novembre 2016 – Une fois l’événement accompli, seulement “alors”, on en prend la mesure. La victoire de Trump est une formidable victoire, non pas de Trump mais de la politique de “la rage cosmique” de l’électeur américain (je ne dis pas “électeur américaniste”, hein ! Sacrée nuance...). Cette victoire s’est faite contre toutes les forces du Système, mobilisée en permanence pendant des mois et des mois.

    Selon Newt Gingrich, qui donnait une estimation à mon sens très raisonnable, cette opposition infamante et totalement illégitime, notamment pour ce qui est de la presse-Système, a couté autour de 20% des voix qui auraient du aller à Trump ; imaginez quel triomphe c’eût été... Pris entre mille commentaires, voici celui de Burt Prelutsky, lundi, la veille du vote, qui (...)


  • A quel moment Hollywood s’est mis à ne faire que de la merde ?

    Hier soir au Kosmos , premier film du cycle annuel, sur le thème de la paranoïa, une idée de Nicolas sans doute, on projetait Elmer Gantry de Richard Brooks, film qui date de 1960, film hollywoodien dans sa distribution, Jean Simmons, Burt Lancaster, Shirley Jones et Arthur Kennedy pour ne citer qu’eux, petit studio certes, mais musique d’André Prévin tout de même, bref des moyens économes sans doute, et une qualité de l’image vacillante, mais des moyens malgré tout, assez en tout cas pour produire un film de deux heures un quart à la tension égale pendant tout le film.

    Et pourtant le thème n’est pas porteur a priori, l’histoire de l’ascension d’un bonimenteur dans le milieu des prédicateurs, ses enjeux théologiques et psychologiques. Le genre même de sujet que l’on verrait davantage traité par un universitaire américain de philosophie, versé un semestre sur deux dans l’écriture créative — autant dire un vrai sujet poussiéreux traité par un être de poussière pour des amateurs de choses poussiéreuses —, donnez un tel sujet aux escouades de scénaristes hollywoodiens aujourd’hui, et ils vous répondront sans doute, c’est quoi un prédicateur ?, et une fois que vous le leur aurez expliqué, nul doute que ce personnage de prédicateur deviendra nécessairement un tueur en série à la poursuite duquel un policier acharné, sacrifiant beaucoup de sa vie privée, refusant même une promotion ou une mutation loin du trou perdu dans lequel sa femme s’ennuie, et elle ne le voit pas souvent parce que le boulot avant tout — c’est étonnant de voir comment des kilomètres et des kilomètres de pellicule n’ont pas été investis en vain pour nous faire accroire qu’un policier n’est que sens du devoir et abnégation et jamais violence et racisme, ce qui serait nettement plus naturaliste comme approche de la profession —, ce policier opiniâtre finira par avoir raison de tous, notamment d’un avocat général pusillanime, si ce n’est corrompu, nécessairement corrompu, le limier lui est, par définition, incorruptible — c’est même un titre de série télévisée —, les bons sentiments passeront peut-être par la case du rachat moral de je ne sais quelle prostituée sans le courage de laquelle, il ne sera pas possible de débusquer le tueur en série, par ailleurs une figure respectée de la communauté, rachat moral inescompté qui devrait permettre aux scénaristes et aux producteurs contemporains d’avoir un alibi pour avoir sauté la case des enjeux théologiques, ou alors seulement avec l’intervention d’extra-terrestres venus nous révéler qu’en plus de ne pas être tout seuls dans l’univers, nous ne descendons pas du singe, mais d’une entité infiniment plus céleste et moins poilue, forcément moins poilue.

    Et pourtant en 1960, il était possible, dans cette forêt de houx — traduction en force de Hollywood —, de produire et de réaliser des films comme Elmer Gantry , de Richard Brooks donc, avec quelques scènes dans lesquelles des questions comme l’opposition entre foi et superstition, ou encore croyance et crédulité donnaient lieu à des dialogues finement ciselés, en plus d’être délivrés par un Burt Lancaster au sommet de son art, sans parler de la finesse de jeu d’un abonné aux seconds rôles, Arthur Kennedy dans le rôle de Jim Lefferts. De même il était possible d’étaler au grand jour les fonctionnements pécuniaires de l’église et des églises, de montrer à quel point la foi est amenée à devenir un commerce et que la crédulité est l’essence même du commerce : il n’y a pas de différence fondamentale entre vendre des appareils électro ménagers et vendre du vent, vendre du vent et vendre de la présence divine. On pouvait, alors, début des années 60, imaginer un personnage d’athée dans l’Amérique triomphante de la fin des années cinquante qui soit le plus fin théologien dans ce milieu de prédicateurs, parce que lui a lu les écrits, y trouve une certaine puissance poétique et des enseignements de vie, mais ne parvient pas, en dépit d’un réel désir de foi, à être effectivement habité par cette foi fuyante, Jim Lefferts, interprété, tout en retenue et intelligence, par Arthur Kennedy — quand je lis la filmographie d’Arthur Kennedy, je suis pris de vertige. Le récit d’ Elmer Gantry , pareillement, sera construit à la façon d’une spirale vertigineuse dans laquelle aucun personnage ne sera indemne des nécessaires évolutions qui sont celles de l’existence, des changements de directions, d’opinion, de foi et la vérité s’y montrera un mirage constant, à l’image du coup monté du rendez-vous galant photographié depuis l’escalier métallique, sensé dans un premier temps servir d’objet de chantage, pour devenir un scoop et sa dénégation dans l’édition suivante.

    Et Dieu dans tout cela ?

    Il éprouve durement ses fidèles selon son habitude. S’agissant d’éprouver les fidèles, je ne résiste pas au plaisir de cette citation d’Edouardo Mendoza, tirée des Aventures miraculeuses de Pomponius Flatus

    Si étrange et si mesquin que cela puisse paraître, les Juifs croient en un seul dieu, qu’ils appellent Yahvé. Jadis, ils étaient convaincus que ce dieu était supérieur à ceux des autres peuples, ce qui les a poussés à entreprendre les expéditions militaires les plus insensées, persuadés que la protection de leur divinité leur donnerait toujours la victoire. C’est ainsi qu’ils ont dû, à plusieurs reprises, subir la captivité en Egypte et à Babylone. S’ils étaient dans leur bon sens, ils comprendraient l’inutilité de leur obstination et l’erreur sur laquelle elle se fonde, mais, au contraire, ils sont parvenus à la conviction que leur dieu n’est pas seulement le meilleur, mais l’unique qui existe. Si bien qu’aucun autre dieu ne peut rivaliser avec lui en force et en raison, et qu’en conséquence il agit suivant son caprice ou, comme disent les Juifs, suivant son sens de la justice : implacable pour ceux qui croient en lui, l’adorent et le servent, et très indulgent pour ceux qui ignorent ou nient son existence, l’attaquent et ricanent dans leur barbe. Chaque fois que le sort leur est contraire, c’est-à-dire toujours, les Juifs allèguent que c’est Yahvé qui les a punis, soit pour leur impiété, soit pour avoir enfreint les lois qu’il leur a données. A l’origine, ces lois étaient peu nombreuses, faites de quelques préceptes simples : ne pas tuer, ne pas voler, etc. Mais, avec le temps, leur dieu a été pris d’une véritable manie législatrice, et aujourd’hui le corpus juridique constitue un galimatias tellement inextricable et si minutieux que c’est impossible de ne pas être continuellement en faute. En raison de quoi les Juifs sont toujours en train de se repentir de ce qu’ils ont fait ou de ce qu’ils vont faire, sans que cette attitude les rende moins irréfléchis au moment d’agir, ni plus honnêtes, ni moins contradictoires que le reste des mortels. Ils sont seulement, comparés à d’autres peuples, plus modérés dans leurs mœurs. Ils refusent beaucoup d’aliments, réprouvent l’abus du vin et des substances toxiques, et, si étrange que cela paraisse, sont peu enclins à l’amour socratique, même entre amis.

    Et l’un des outils destinés à éprouver les fidèles est de souffler alternativement le froid et le chaud, donner à sa prédicatrice un pouvoir surnaturel éphémère et la punir finalement en la brûlant vive au milieu du temple sur l’air de Tu n’évoqueras pas le nom de Dieu en vain . Il est remarquable que cette construction scénaristique infernale prenne sans cesse à témoin le personnage incrédule duel par excellence, l’association en amitié d’Elmer Gantry et de Jim Leffert, l’un comme l’autre vacillant et oscillant sans cesse dans la polarité de leur foi ou de leur absence de foi, malgré le désir de cette foi.

    Chose admirablement étonnante dans ce film, cette polarité est celle de tous les personnages, même secondaires, où elle est sciemment placée à des niveaux de dilution disparates, et où elle évolue sans cesse, pas le moindre personnage, même secondaire, qui soit fait d’une seule pièce, d’un seul tenant et pas un personnage qui n’évolue pas dans un sens puis dans l’autre, ce qui fait de ce film un diamant d’intelligence, un film à propos de la foi et de la religion qui laisse entièrement ouverte la question qui ne peut jamais être fermée de l’existence, ou non, de Dieu.

    Finalement, je ne suis pas un très grand connaisseur de cinéma, même pas un cinéphile éclairé, je m’amuse que posant la question ce midi à mon ami Guillaume qui lui en connaît un rayon sur le cinéma, à savoir à quel moment cela a commencé à sérieusement merder le cinéma à Hollywood, il me réponde, d’instinct, que sans doute, comme pour tout le reste, avec les années 80. C’est bien simple, les années 80 c’est la fin de tout. Surtout après les années septante. Je ne sais pas si c’était mieux avant, mais ce qui est sûr c’est que c’était mieux avant les années 80.

    Exercice #7 de Henry Carroll : photographiez la dernière chose qui vous a fait rire

    La salle d’attente du psychologue de mon fils Nathan était déjà pas très conventionnelle, ce dernier recevant dans un petit cabanon au fond de son jardin fort désordre, cette salle d’attente s’est désormais enrichie d’une piscine gonflable installée ici cet été par ses enfants. Ceci est donc la salle d’attente d’un psychanalyste, l’antichambre de la psychanalyse. (Je n’aurais jamais cru que je me tire si facilement de cet exercice)

    #qui_ca

    Et j’ai dans l’idée que le film Elmer Gantry de Richard Brooks pourrait susciter l’intérêt de @baroug


  • This Weekend In Gay History FRIDAY, NOVEMBER 2 « MasterAdrian’s Weblog
    http://masteradrian.com/2012/11/02/this-weekend-in-gay-history-friday-november-2

    This Weekend In Gay History
    FRIDAY, NOVEMBER 2, 2012

    1868 - WASSILY SAPELLNIKOFF, Russian pianist, born (d: 1941); Sapelnikov, who became one of the foremost Russian pianists of his day, knew a good thing when he saw it. His teacher was the renowned composer Peter Ilyich Tchaikovsky, twenty-eight years his senior, who was known to enjoy performing duets with his students. Natural talent notwithstanding, young Sapelnikov made his way to the composer’s bed and to instant patronage.

    1906 – on this date LUCHINO VISCONTI, the Italian director and Duke of Modrone was born (d. 1976). The Italian theater and cinema director and writer was best known for films such as The Leopard (1963). It was not until his 1969 film, The Damned, that Visconti received a nomination for an Academy Award, for “Best Screenplay”. He did not win. The film, one of Visconti’s best-known works, is about a German industrialist family that slowly begins to disintegrate during World War II. The decadence and lavish beauty were archetypes of Visconti’s aesthetic. Visconti’s final film wasThe Innocent (1976), which has the recurring theme of infidelity and betrayal.

    Visconti made no secret of his sexuality. His last partner was the Austrian actor Helmut Berger, who played Martin in The Damned. Berger also appeared in Visconti’s Ludwig in 1972 andConversation Piece in 1974 along with Burt Lancaster. Other lovers included Franco Zeffirelli.

    1916 – on this date JOHN LYON BURNSIDE, inventor and Gay American activist was born (d: 2008). John, or as he was known in Faerie circles “n’John” for his longterm relationship with Harry Hay – as in “Harry n’John”, was the inventor of the Teleidoscope and the Symmetricon, and was the partner of Mattachine and Radical Faerie founder, Harry Hay for 39 years.

    Burnside was sent to an orphanage while still a child because he was caught in sexual play with another little boy. He served briefly in the Navy, and settled in Los Angeles in the 1940s. He married, but had no children. Burnside met Harry in 1962 at ONE Incorporated. They fell in love and became life partners. They formed a group in the early 1960s called the Circle of Loving Companions that promoted Gay rights and Gay love. In 1966 they were major planners of one of the first Gay parades, a protest against exclusion of Gays in the military, held in Los Angeles. In 1967, they appeared as a couple on the Joe Pyne television show. In the late 1970s, they were instrumental in founding the Radical Faeries.

    John died of brain cancer in San Francisco, where he had been tended to by members of the Circle of Loving Companions that had taken care of Harry in his final days.


    1942 – on this date CASEY DONOVAN, the American Gay porno star, was born John Calvin Culver (d: 1987). In 1971, Cal played a supporting role in a low budget sexploitation thriller film, Ginger. This in turn led to an offer to appear in Casey, a Gay porn film in which Cal played the title role, a Gay man who is visited by his fairy godmother Wanda (Cal playing a dual role in drag), and is granted a series of wishes which make him sexually irresistible to other men. Cal later took the character’s name, Casey, and that of the popular singer (Donovan) to create the pseudonym under which he would appear in all his other erotic roles.

    Cal first appeared as Casey Donovan in Boys in the Sand, directed by Wakefield Poole, in 1972. The film was an instant success, with even big name mainstream celebrities going to the premiere. Today the film is considered one of the great classics of male erotic cinema, although stricter obscenity guidelines in some states forced a change of the title to Men in the Sand. He was also the star of Score (1972), The Back Row, with George Payne, LA Tool & Die, with Bob Blount and Richard Locke, The Other Side of Aspen, with Al Parker and Dick Fisk, Boys in the Sand II, and Inevitable Love, with Jon King and Jamie Wingo. He also featured in a number of heterosexual porn films, notably The Opening of Misty Beethoven (1975).

    Outside his adult film career, Casey Donovan had a successful off-Broadway run in the play Tubstrip, written and directed by director Jerry Douglas. He had an intimate relationship with actor/writer Tom Tryon. He also tried, unsuccessfully, to run a bed and breakfast, Casa Donovan, in Key West. By 1985, Casey had contracted HIV. He worked with many HIV/AIDS charities and counseled his fans to practice safe sex and get tested for HIV. He performed in a safe sex film for the Gay Men’s Health Crisis, although he himself lived in denial that he had the syndrome, even as his health got worse. Donovan died from an AIDS-related pulmonary infection in Inverness, Florida, aged 43.


    1948 - today’s the birthday of fantastic Gay rights advocate and activist MANDY CARTER.

    Worked with War Resister’s League, beginning c. 1969; North Carolina Lesbian and Gay Pride marches, served on planning committees, 1986-91; March on Washington for Lesbians and Gays, national steering committee, 1987, 1993; Rhythm Fest (musical festival for southern women), coproducer; North Carolina Senate Vote ’90 and North Carolina Mobilization ’96 (initiatives to defeat N.C. senator Jesse Helms), director; Our Own Place (a lesbian center), founding member; UMOJA (black gay and lesbian organization), founding member; Stonewall 25, executive committee; Black Gay and Lesbian Leadership Forum, board of governors; Human Rights Campaign Fund, board of directors; member-at-large of the Democratic National Committee, serving on both the DNC Gay and Lesbian Caucus and DNC Black Caucus; member of the boards of the International Federation of Black Prides, the National Stonewall Democratic Federation, the Triangle Foundation, Equal Partners in Faith and Ladyslipper Music.

    Her latest work is in spearheading a commemoration of this year’s birth centennial of Civil Rights hero Bayard Rustin.


    1960 – on this date Penguin Books is found not guilty of obscenity in the Lady Chatterley’s Lovercase

    1961 – K.D. LANG, Canadian musician, born; Lang won the Grammy Award for Best Female Country Vocal Performance for her 1989 album, Absolute Torch and Twang. The single “Full Moon of Love” that stemmed from that album became a modest hit in the United States in the summer of 1989 and a number 1 hit on the RPM Country chart in Canada. Her cover of Cole Porter’s “So In Love” appears on the Red Hot + Blue compilation album and video from 1990, a benefit for AIDS research and relief.

    The album Ingénue in 1992, a set of adult contemporary pop songs that showed comparatively little country influence, contained her most popular song, “Constant Craving”. That song brought her multi-million sales, much critical acclaim, and the Grammy Award for Best Female Pop Vocal Performance. Another top ten single from the record was “Miss Chatelaine”. The salsa-inspired track was ironic; Chatelaine is a Canadian women’s magazine which once chose Lang as its “Woman of the Year”, and the song’s video depicted Lang in an exaggeratedly feminine manner, surrounded by bright pastel colours and a profusion of bubbles reminiscent of a performance on the Lawrence Welk show.

    Lang contributed much of the music towards Gus Van Sant’s soundtrack of the film Even Cowgirls Get the Blues (1993), and also did a cover of “Skylark” for the 1997 film adaptation of Midnight in the Garden of Good and Evil. She also performed “Surrender” for the closing titles of the James Bond film Tomorrow Never Dies, having previously worked with Bond composer David Arnold on his album Shaken and Stirred: The David Arnold James Bond Project.

    In addition to her well-known musical talents, k.d. lang, who came out as a Lesbian in a 1992 article in The Advocate, has actively championed Gay rights causes. She has performed and supported many causes over the years, including HIV/AIDS care and research. In 1996, she was made an Officer of the Order of Canada. She performed Leonard Cohen’s “Hallelujah” live at the opening ceremony of the 2010 Winter Olympics in Vancouver, Canada. Previously, she had performed at the closing ceremony of the 1988 Winter Olympics in Calgary. Lang possesses the vocal range of a mezzo-soprano.

    1975 - on this date PIER PAOLO PASOLINI, Italian film director, died (b. 1922); Pasolini distinguished himself as a philosopher, linguist, novelist, playwright, filmmaker, newspaper and magazine columnist, actor, painter and political figure. He demonstrated a unique and extraordinary cultural versatility, in the process becoming a highly controversial figure. Though openly Gay from the very start of his career (thanks to a sex scandal that sent him packing from his provincial hometown to live and work in Rome), Pasolini rarely dealt with homosexuality in his movies. The subject is featured prominently in Teorema (1968), where Terence Stamp’s mysterious God-like visitor seduces the son of an upper-middle-class family; passingly in Arabian Nights (1974), in an idyll between a king and a commoner that ends in death; and, most darkly of all, in Salò (1975), his infamous rendition of the Marquis de Sade’s compendium of sexual horrors, The 120 Days of Sodom.


    2006 - on this date former megachurch pastor, counselor to American Presidents (George W. Bush) and president of the National Association of Evangelicals TED “I Am Not a Homosexual” HAGGARD stepped down amid sex allegations.

    SATURDAY, NOVEMBER 3, 2012

    1500 - on this date the Italian goldsmith, sculptor, painter, soldier and musician BENVENUTO CELLINI was born (d. 1571). Cellini may be best remembered for his autobiography (translated by the Victorian Uranian scholar John Addington Symonds). Cellini was a superb goldsmith and sculptor, whose artistic creations, like his “Perseus Holding the Head of Medusa” brought him acclaim and the patronage of popes and cardinals. He worked for the Vatican Mint under Popes Leo X, Clement VII and Paul III. During Cellini’s long life, these friendships were of great value, protecting him in many misadventures with the law. Cellini was constantly hounded by authorities on complaints of sexual misconduct and stealing from his clients. Three times he was accused of murder, and in 1557 he received a four year prison sentence for sodomy, which was commuted to be served under house arrest, so the artist would be able to continue his work on a sculpture of the Crucifixion. A great saying of his is worth remembering and noting here: “Men who want to do things in their own way had better make a world in their own way, because in this world things are not done like this.”

    1933 - On this date the English actor JEREMY BRETT was born (d. 1995). Although Brett appeared in many different roles during his 40-year career, he is now best remembered for his performance as Sherlock Holmes in The Adventures of Sherlock Holmes, a series of Granada Television films made between 1984 and 1994. These were adapted by John Hawkesworth and other writers from the original stories by Sir Arthur Conan Doyle. Even though he reportedly feared being typecast, Brett appeared in 41 episodes of the Granada series, alongside David Burke and, latterly, Edward Hardwicke as Dr. Watson. After taking on the demanding role, Brett made few other acting appearances, and he is now widely considered to be the definitive Holmes of his era, just as Basil Rathbone was during the 1940s.

    Brett was briefly considered by Harry Saltzman and Albert R. Broccoli for the role of James Bond in On Her Majesty’s Secret Service after Sean Connery quit the series in 1967, but the role went to Australian George Lazenby instead. Lazenby lasted a whole film. So much for that selection. A second audition for the role of 007 for Live and Let Die was also unsuccessful, and Roger Moore won the coveted part. One can wonder what would’ve happened if…

    Brett was intensely private about his personal life. In 1958 he married his first wife, the actress Anna Massey (daughter of Raymond Massey), but they divorced in 1962 after she claimed he left her for another man. Brett was then married to Joan Sullivan Wilson from 1976 until her death from cancer in 1985. Brett also enjoyed a close relationship with the actor Gary Bond [Bond died exactly one month after Brett’s death].

    Brett died in 1995 at his home in Clapham, London, from heart failure. His heart valves had been scarred by rheumatic fever contracted as a child. Mel Gussow wrote in a New York Times obituary that “Mr. Brett was regarded as the quintessential Holmes: breathtakingly analytical, given to outrageous disguises and the blackest moods and relentless in his enthusiasm for solving the most intricate crimes.” One of Brett’s dearest possessions on the set was his 77-page “Baker Street File” on everything from Holmes’ mannerisms to his eating and drinking habits. Brett once explained that “some actors are becomers — they try to become their characters. When it works, the actor is like a sponge, squeezing himself dry to remove his own personality, then absorbing the character’s like a liquid.”


    1939 - the four time Tony-winning playright TERRANCE McNALLY was born on this date. Born in St. Petersburg, Florida and raised in Corpus Christi, Texas, McNally moved to New York City in 1956 to attend Columbia University. In his early years in New York, he was a protégé and lover of the noted playwright Edward Albee. He would become truly successful with works such as his off-Broadway play Frankie and Johnny in the Clair de Lune.

    His many brilliant plays include Lips Together, Teeth Apart, Kiss of the Spider Woman (based on the novel by Manuel Puig), Love! Valour! Compassion!, Master Class, and the controversial Corpus Christi. In March 2010, the Kennedy Center in Washington, DC presented three of McNally’s plays that focus on his works involving opera. The pieces included a new play, Golden Age, Master Class(starring Tyne Daly), and The Lisbon Traviata starring Malcolm Gets and John Glover.

    He has been a member of the Council of the Dramatists Guild since 1970 and has served as vice-president since 1981. McNally was partnered to Thomas Kirdahy following a civil union ceremony in Vermont in 2003, and they subsequently married in Washington, D.C. in 2010

    2006 - on this date “Doogie Howser” and “How I Met Your Mother” star NEIL PATRICK HARRIS came out as a “content Gay man.” His career has simply soared!


    SUNDAY, NOVEMBER 4, 2012
    1896 - the influential BBC arts editor J.R. ACKERLEY was born on this date. Openly Gay at a dangerous time for open homosexuality in Great Britain. Born in London, Ackerley was educated at Rossall School, a public and preparatory school in Fleetwood, Lancashire. While at this school he discovered he was attracted to other boys. His striking good looks earned him the nickname “Girlie” but he was not sexually active, or only very intermittently, as a schoolboy.
    Failing his entrance examinations for Cambridge University, Ackerley applied for a commission in the Army, and as World War I was in full swing, he was accepted immediately as a Second Lieutenant and assigned to the 8th Battalion of the East Surrey Regiment, part of the 18th Division, then stationed in East Anglia. In June 1915 he was sent over to France. The following summer he was wounded at the Battle of the Somme on July 1, 1916. He was shot in the arm and an explosion caused shards of a whiskey bottle in his bag to be imbedded in his side. He lay wounded in a shell-hole for six hours but was eventually rescued by British troops and sent home for a period of sick-leave. He soon volunteered to go back to the front. He had been promoted to captain by now and so, in December 1916, when his older brother Peter arrived in France, Ackerley was his superior officer. Reportedly the cheerful and kind-hearted Peter was not resentful and saluted his brother “gladly and conscientiously.” In February, 1917, Peter was wounded in action on a dangerous assignment, heading into No man’s land from a dangerous ditch (where Ackerley said goodbye to him) ominously called the “Boom Ravine.” Though Peter managed to get back to the British lines, Ackerley never saw him again. In May 1917 Ackerley led an attack in the Arras region where he was again wounded, this time in the buttock and thigh. Again he was obliged to wait for help in a shell-hole, but this time the Germans arrived first and he was taken prisoner. Being an officer, his internment camp was located in neutral Switzerland and was rather comfortable. Here he began his play, The Prisoners of War, which deals with the cabin fever of captivity and the frustrated longings he experienced for another English prisoner. He was not repatriated to England until after the war ended.
    On August 7, 1918, two months before the end of hostilities, Peter Ackerly was killed in battle. His brother’s death haunted Ackerley his entire life. Ackerley suffered from survivor’s guilt and thought his father might have preferred his death to his brother’s. One result of Peter’s death was that Roger and Netta got married in 1919, reportedly because Peter had died “a bastard.”
    After the war Ackerley returned to England and attended Cambridge. Scant evidence remains from this time in his life as Ackerley wrote little about it. He moved to London and continued to write and enjoy the cosmopolitan delights of the capital. He met E. M. Forster and other literary bright lights, but was lonely despite a plethora of sexual partners. With his play having trouble finding a producer, and feeling generally adrift and distant from his family, Ackerley turned to Forster for guidance. Forster got him a position as secretary to a Maharaja he knew from writing A Passage to India. Ackerley spent about five months in India, still under British rule, and met a number of Anglo-Indians for whom he developed a strong distaste. The recollections of this time are the basis for his comic memoir Hindoo Holiday. The Maharaja was also a homosexual, and His Majesty’s obsessions and dalliances, along with Ackerley’s observations about Anglo-Indians, account for much of the humor of the work.
    Back in England, Prisoners of War was finally produced to some acclaim. Its run began at The Three Hundred Club on July 5, 1925, then transferred to The Playhouse on August 31. Ackerley capitalized on his success, carousing with London’s theatrical crowd, and through Cambridge friends met the actor John Gielgud, and other rising stars of the stage. In 1928, Ackerley joined the staff of the BBC, then only a year old, in the “Talks” Department, where prominent personalities gave lectures over the radio. Eventually he moved on to edit the BBC’s magazine The Listener, where he worked from 1935 to 1959, discovering and promoting many young writers, including Philip Larkin, W. H. Auden, Stephen Spender, and Christopher Isherwood.
    Ackerley worked hard to plumb the depths of his sexuality in his writings. He was openly Gay, at least after his parents’ deaths, and belonged to a circle of notable literary homosexuals that railed against the homophobia that kept Gay men in the closet or exposed openly Gay men to persecution. While he never found the “Ideal Friend” he wrote of so often, he had a number of long-term relationships. Ackerley was a “twank,” a term used by sailors and guardsmen to describe a man who paid for their sexual services, and he describes in detail the ritual of picking up and entertaining a young guardsman, sailor or laborer. My Father and Myself serves as a guide to the understanding of the sexuality of a Gay man of Ackerley’s generation. W. H. Auden, in his review of My Father and Myself, speculates that Ackerley enjoyed the “brotherly” sexual act of mutual masturbation rather than penetration. (Ackerley described himself as “quite impenetrable.”)
    His sister Nancy found him dead in his bed on the morning of June 4, 1967. Ackerley’s biographer Peter Parker gives the cause of death as coronary thrombosis.
    Toward the end of his life, Ackerley sold 1075 letters that Forster had sent him since 1922, receiving some £6000, “a sum of money which will enable Nancy and me to drink ourselves carelessly into our graves,” as he put it. Ackerley did not live long enough to enjoy the money from these letters, but the sum, plus the royalties from Ackerley’s existing works and several published posthumously, allowed Nancy to live on in relative comfort until her death in 1979. The annual J. R. Ackerley Prize for Autobiography was endowed by funds from Nancy, starting in 1982
    Read him.
    1918 – on this date the English poet and soldier WILFRED OWEN died (b. 1893). One of the leading poets of the First World War, Owen’s shocking, realistic war poetry on the horrors of trenches and gas warfare was heavily influenced by his friend Siegfried Sassoon and sat in stark contrast to both the public perception of war at the time, and to the confidently patriotic verse written earlier by war poets such as Rupert Brooke. Some of his best-known works—most of which were published posthumously—include “Dulce et Decorum Est,” “Insensibility”, “Anthem for Doomed Youth”, “Futility” and “Strange Meeting”. His preface intended for a book of poems to be published in 1919 contains numerous well-known phrases, especially “War, and the pity of War”, and “the Poetry is in the pity”.
    He was killed in action at the Battle of the Sambre a week before the war ended. Ironically, the telegram from the War Office announcing his death was delivered to his mother’s home as her town’s church bells were ringing in celebration of the Armistice when the war ended.
    Robert Graves and Sacheverell Sitwell (who also personally knew him) have stated Owen was homosexual, and homoeroticism is a central element in much of Owen’s poetry. Through Sassoon, Owen was introduced to a sophisticated homosexual literary circle which included Oscar Wilde’s friend Robbie Ross, writer and poet Osbert Sitwell, and Scottish writer C. K. Scott-Moncrieff, the translator of Proust. This contact broadened Owen’s outlook, and increased his confidence in incorporating homoerotic elements into his work. Historians have debated whether Owen had an affair with Scott-Moncrieff in May 1918; Scott-Moncrieff had dedicated various works to a “Mr W.O.”, but Owen never responded. The account of Owen’s sexual development has been somewhat obscured because his brother, Harold Owen, removed what he considered discreditable passages in Owen’s letters and diaries after the death of their mother. Owen also requested that his mother burn a sack of his personal papers in the event of his death, which she did.
    1946 – ROBERT MAPPLETHORPE, American photographer was born on this date (d. 1989); Known for large-scale, highly stylized black & white portraits, photos of flowers and male nudes, the frank, erotic nature of some of the work of his middle period triggered a more general controversy about the public funding of artworks. He attended (but did not graduate from) Pratt Institute in Brooklyn, where he majored in graphic arts.
    Mapplethorpe took his first photographs soon thereafter, using a Polaroid camera. In the mid-1970s, he acquired a large-format press camera and began taking photographs of a wide circle of friends and acquaintances, including artists, composers, socialites, but it wasn’t until he met porn star Benjamin Green that he truly became inspired to push the envelope of sexuality and photographing the human body. Mapplethorpe was once quoted as saying, “Of all the men and women that I had the pleasure of photographing, Ben Green was the apple of my eye, my unicorn if you will. I could shoot him for hours and hours and no matter the position, each print captured the complete essence of human perfection” (New York Times). It was this relationship that inspired him during the 1980s, to refine his photographs with an emphasis on formal beauty. He concentrated on statuesque male and female nudes, delicate flower still lifes, and formal portraits of artists and celebrities.
    Longtime lovers (and sexual adventurer) with curator, Sam Wagstaff, of the Wadsworth Atheneum of Art in Hartford Connecticut, the two cut an erotic and artistic swath through the New York glitterati and art scene in the 1970s and 80s the likes of which have rarely been seen before or since. Wagstaff was Mapplethorpe’s senior by precisely 25 years, having been born on exactly the same day in 1921. Both Mr. Wagstaff and Mr. Mapplethorpe died of AIDS, Mr. Wagstaff in 1987 and Mr. Mapplethorpe in 1989.
    1961 - today’s the birthday of JON ROBIN BAITZ, the American playwright, screenwriter, television producer and actor. Perhaps most recently well known as the creator and executive producer of the ABC drama Brothers & Sisters, which premiered in September 2006 and ran for five seasons, ending in May 2011.
    Baitz was raised in Brazil and South Africa before the family returned to California, where he attended Beverly Hills High School. After graduation, he worked as a bookstore clerk and assistant to two producers, and the experiences became the basis for his first play, a one-acter entitled Mizlansky/Zilinsky. He drew on his own background for his first two-act play, The Film Society, about the staff of a prep school in South Africa. Its 1987 success in L.A. led to an off-Broadway production with Nathan Lane the following year, which earned him a Drama Desk Award nomination for Outstanding New Play. This was followed by The End of the Day starring Roger Rees, and the Substance of Fire with Ron Rifkin and Sarah Jessica Parker.
    In 1991, Baitz wrote and directed the two-character play Three Hotels, based on his parents, for a presentation of PBS’s “American Playhouse”, then reworked the material for the stage, earning another Drama Desk Award nomination for Outstanding New Play for his efforts. In 1993, he co-scripted (with Howard A. Rodman) The Frightening Frammis, which was directed by Tom Cruise and aired as an episode of the Showtime anthology series Fallen Angels. Two years later, Henry Jaglom cast him as a gay playwright who achieves success at an early age – a character inspired by Baitz himself – in the film Last Summer in the Hamptons; the following year he appeared as Michelle Pfeiffer’s business associate in the screen comedy One Fine Day. In 1996, he was one of the three finalists for the Pulitzer Prize for his semi-autobiographical play A Fair Country.
    Subsequent stage works include Mizlansky/Zilinsky or “Schmucks”, a revised version of Mizlansky/Zilinsky directed by Baitz’s then-life partner JOE MANTELLO (1998), a new adaptation of Ibsen’s Hedda Gabler (at L.A.’s Geffen Playhouse with Annette Bening in 1999, then at Long Island’s Bay Street Theater with Kate Burton in 2000, followed by a Broadway production with the same star the following year), Ten Unknowns (2001), starring Donald Sutherland and Juliana Margulies and The Paris Letter (2005) with Ron Rifkin and John Glover. His screenplays include the adaptation of his own Substance of Fire (1996), with Tony Goldwyn and Timothy Hutton joining original cast members Rifkin and Parker, and People I Know (2003), which starred Al Pacino.
    Baitz was the New School for Drama’s’s artist in residence for the 2009-2010 school year. Recent plays include Other Desert Cities, which opened at the Mitzi E. Newhouse Theater in New York on January 13, 2011, starring Stockard Channing, Linda Lavin and Stacy Keach. As of 2011 Baitz is reportedly set to pen the stage adaptation of film producer Robert Evans’ memoirs, The Kid Stays in the Picture and its sequel, The Fat Lady Sang, with award-winning Sir Richard Eyre set to direct.
    2001 - on this date the openly Lesbian comedienne ELLEN DEGENERES hosted the Emmy Awards-TV show. It was the first awards show after the 9/11 terrorist attacks. DeGeneres received several standing ovations for her performance that evening which included the line: “We’re told to go on living our lives as usual, because to do otherwise is to let the terrorists win, and really, what would upset the Taliban more than a Gay woman wearing a suit in front of a room full of Jews?”
    2008 – on this date California’s PROPOSITION 8 passes, representing the first ever elimination of an existing right to marry for LGBT couples in the United States. The vote and the proposition is winding its way through the courts still four years later.

    |8|O|8|O|8|O|8|O|8|O|8|O|8|O|8|


  • The Era Of Commercialized Space Has Begun – SpaceX, Musk Triumphant | Singularity Hub
    http://singularityhub.com/2012/05/26/the-era-of-commercialized-space-has-begun-spacex-musk-triumphant

    The Dragon’s docking certainly marks a new era in spaceflight. No longer is it solely the provence of governments. But the shift in the spaceflight paradigm can be mapped to 2004, with Burt Rutan’s claiming of the Ansari X PRIZE. His SpaceShipOne became the first privately-built manned spacecraft to reach space. Instead of costing billions or needing a team of thousands, SpaceShipOne required just $26 million and thirty engineers. Rutan’s company, Scaled Composites, demonstrated that individuals can do the job just as good if not better and more cheaply than governments.
    Wearing protective masks and goggles in case of lose debris, ISS commander Oleg Kononenko and astronaut Pettit opened Dragon’s hatch early Saturday morning and floated through. The Dragon and its contents were perfectly in order, and Pettit said it smelled “like a brand new car.” Fitting for the brand new era of spaceflight that the Dragon has also delivered.

    NASA is funding three other companies in addition to SpaceX to develop vehicles to fly astronauts to space. Orbital Sciences Corp plans on launching its Antares rocket and Cygnus capsule later this year.

    #espace


  • Magazine l’Univers et ses mystères : Épisode 34 - Les univers parallèles

    http://www.youtube.com/watch?v=WOJUIUZp-_4&feature=colike

    http://www.youtube.com/watch?v=5nsro2Q5hNA&feature=colike

    http://www.youtube.com/watch?v=F1Cv17szKBc&feature=colike

    Divaguons un peu :

    – Et si chacun de nos actes engendraient un univers parallèle ayant le même passé, mais pas le même futur, une arborescence cosmique ? :)

    – Et si les univers se reproduisaient à partir de leur « code génétique ».

    – Et si la potentialité engendrait de multiples réalités. Autrement dit si les sculptures potentiellement contenues dans un bloc de marbre engendraient leur sculpteurs spécifiques et leur réalité.

    – Vous ne percevez que parce que vous êtes composé. Les règles du jeu de votre réalité dépendent de votre composition qui façonnent votre perception de la réalité. Quelle est la conscience d’un caillou ?

    – La sauvegarde de l’humanité passe peut-être par le passage dans un autre univers. Faites attention en claquant les portes.

    #magazine_l'univers_et_ses_mystères, #documentaire_scientifique, #astronomie, #astrophysique, #cosmos, #univers_parallèles, #multivers,#Michio_Kaku, #Alex_Filippenko, #Clifford_Johnson, #Max_Tegmark, #théorie_de_l'inflation, #éruption_de_bulles, #Big_Bang, #relativité_générale, #physique_quantique, #théorie_des_cordes, #théorie_des_membranes, #univers_à_11_dimensions, #dimensions_invisibles, #Burt_Ovrut, #brane, #Tout, #Joe_Lykken, #espace_temps, #superposition_d'états, #principe_d'incertitude_d'Heisenberg, #décohérence, #variations_quantiques, #CERN, #graviton, #tunnel_spatio-temporel, #Max_Planck

    Retour au menu de naviguation :
    http://seenthis.net/messages/58524