person:george soros

  • La Hongrie, pays membre de l’union européenne - Viktor Orbán Judith Morva - 1er Mai 2019 - Investigaction
    https://www.investigaction.net/fr/la-hongrie-pays-membre-de-lunion-europeenne

    Viktor Orbán, courageux pourfendeur des dikats européens ou maillon utile d’un système qui cache bien son jeu ? Pour répondre, il faut se pencher sur le passé du président hongrois, sa formation à l’idéologie libérale par l’Open Society Fondation de George Soros, le contexte des pays de l’Est après la chute du mur de Berlin, les soutiens financiers essentiels de l’Allemagne ou même les déclarations troublantes du principal intéressé : « Ne faites pas attention à ce que je dis, la seule chose dont vous devez tenir compte est ce que je fais. »

    Après la chute du mur de Berlin, le basculement d’un régime socialiste en un système capitaliste dans les années 1988-1991, dans la zone de l’Europe de l’Est, a grandement surpris la majorité des populations, à l’Est comme à l’Ouest. Gorbatchev ayant accédé au pouvoir en 1985, les prémisses d’un changement se sont manifestées dès cette époque. En Hongrie, l’Open Society Fondation, le bras agissant de George Soros, a été autorisée à opérer en 1984. Ce qui signifia en pratique que les Occidentaux ont commencé à former une nouvelle élite – à l’époque d’idéologie libérale – pour mettre sur la touche et plus tard, marginaliser, voire même exclure, les dirigeants marxistes. Bien sûr, à coté des institutions de Soros – donc des Américains – d’autres intervenants occidentaux ont également été actifs. Nous pouvons à cet égard mentionner les fondations des partis politiques allemands qui, bien que plus discrètes que les américaines, ont été non moins présentes et efficaces.

    L’objectif a très clairement été de sélectionner et de former des nouveaux dirigeants politiques, économiques et administratifs. Le critère a été leur bon vouloir à coopérer avec les pays occidentaux. Ce projet a été mené à grande échelle, plusieurs dizaines, voire centaines de milliers de personnes ont participé à des programmes de formation plus ou moins longs, d’une journée à plusieurs années. Viktor Orbán et son coéquipier de toujours, László Kövér – actuellement président de l’Assemblée Nationale – ont été sélectionnés, formés et mis sur orbite par la Fondation Soros. En tant que boursier, Orbán a ainsi passé l’année scolaire 1989-90 en Angleterre, à Oxford. Il s’affiche alors comme un « libéral » – tout comme son parti, le FIDESZ – et il est même un des vice-présidents de l’Internationale Libérale. 

    Viktor Orbán ne s’est tourné vers la droite et vers le nationalisme qu’en 1992. A cette époque, il lui apparait clairement que les organisations et les partis politiques qui se revendiquent d’une filiation directe avec les années précédant la 2ème guerre mondiale sont devenus trop archaïques. Il y avait donc, aux yeux d’Orbán une place à prendre, sur la droite de l’échiquier politique, pour une formation nouvelle incarnant les valeurs de la classe moyenne traditionnelle, rassemblant élitisme, nationalisme et appartenance à la communauté religieux locale.

    Ce virage idéologique va cependant ouvrir un espace assez étroite pour Orbán. Il doit apparaitre comme le courageux défenseur de la Nation, un souverainiste traditionel, alors que la Hongrie est un pays économiquement dépendant. De ce fait, tout dirigeant politique qui veut se maintenir au pourvoir doit collaborer étroitement avec les Occidentaux. La suite lui donnera raison. En effet, les dirigeants des multinationales installées en Hongrie sont, selon tous les sondages, absolument satisfaits du gouvernement d’Orbán. Bien qu’Orbán, personnellement, avec la majorité de son équipe, ait été sélectionné par des Américains, il semble qu’actuellement ce soit le soutien de l’Allemagne qui prime. Il est en bons termes surtout avec les politiciens de la Bavière qui l’aident à se maintenir au pouvoir.

    La dépendance économique du pays se pose en termes très clairs : la Hongrie, comme toute la région des anciens pays socialistes de l’Europe de l’Est, est un pays de la semi-périphérie de l’Union européenne, c’est à dire un réservoir de main d’ouvre bon marché pour l’Europe occidentale. L’appauvrissement est tellement marqué que ces pays ont perdu au moins 10% de leur population. Les jeunes émigrent massivement et des usines d’assemblage des multinationales occidentales s’installent dans la région pour profiter du bas niveau des salaires, qui est à peine le tiers de ce qui est pratiqué dans l’Ouest de l’Europe. C’est une situation structurelle stable qui n’offre aucune perspective d’évolution de rattrapage des salaires et donc de niveau de vie avec celui des voisins de l’Europe de l’Ouest.

    Cette réalité crée une situation politique forcément instable. En effet, il est difficile de faire accepter par la population que, même à long terme, il faudra s’accommoder d’un niveau de vie fortement inférieur à celui des pays situés à seulement quelques kilomètres.

    Pour maintenir cette situation, l’Union européenne accorde à la Hongrie un financement annuel substantiel, de l’ordre de 4 % du budget de l’Etat. Ainsi, tandis qu’Orbán apparait à l’intérieur du pays, voire dans toute l’Europe, comme un politicien qui tient tête, qui est téméraire et défend les intérêts de son pays contre la colonisation occidentale, contre la bureaucratie de Bruxelles et, depuis 2015, contre des migrants, dans la réalité il doit veiller à maintenir ce flux de financement une année sur l’autre. Il est très volontiers provocateur – comme l’a revélé Wikileaks – et a ouvertement annoncé aux diplomates en poste à Budapest en 2006 : « Ne faites pas attention à ce que je dis, la seule chose dont vous devez tenir compte est ce que je fais”. Il y a donc un clivage très net entre les actions du gouvernement et la propagande politique destinée à maintenir sa popularité.

    Un « ordre de pouvoir semi-féodal »
    En dehors du financement régulier que lui accorde Bruxelles, Orbán et l’Union européenne travaillent main dans la main sur le projet d’assouplissement du code du travail. L’appauvrissement d’une partie importante de la population exige que l’Etat s’occupe de son sort, car 10 à 12% des gens vivent dans une grande misère et dans l’ensemble 40% de la population vit autour du niveau du seuil de pauvreté.

    Orbán a mis en place un système de travail dit « d’utilité publique » , qui connait un succès indéniable et renforce la stabilité du gouvernement. L’État emploie dans ce cadre des centaines de milliers de personnes en chômage de longue durée, et remplace de fait l’indemnisation du chômage qui est limitée à trois mois. Les salaires de ces travaux ne sont pas uniformes et sont nettement inférieurs au salaire minimum. La tâche à réaliser peut être utile ou complètement inutile, et il arrive que le travailleur soit placé dans une entreprise privée où il ne recevra pas le salaire de ses collègues. Le système repose sur un traitement individuel et une dépendance personnelle importante. Ce qu’une sociologue de renom, Erzsébet Szalai, appelle un « ordre de pouvoir semi-féodal ». L’essence de ce système consiste à diluer le champ d’application du code du travail, à rendre les salaires, les horaires et autres conditions de travail, occasionnels et arbitraires. De plus, le gouvernement peut augmenter ou diminuer très rapidement le nombre de ces emplois d’utilité publique, ce qui constitue un outil d’influence politique immédiate. A la veille d’élections, l’Etat recrute plus largement. Dans les régions les plus pauvres, il s’agit souvent de la source de revenus la plus importante pour la population. Avec ce système de travail d’utilité publique, Orbán a réussi à obtenir le soutien des plus grands perdants du capitalisme : ceux qui sont vulnérables et mènent une vie dans la pauvreté. Paradoxe de cet état de fait : ces derniers votent massivement pour Orbán.

    Depuis le mois de décembre 2018, des manifestations sont massives dans la capitale, à Budapest et, fait nouveau, également dans les villes de la province. Tout ca ne semble pas trop inquiéter Orbán et son équipe. Car le soutien de l’Union Européenne est infaillible. Qualifiée hier de « baraque la plus gaie du camp socialiste », la Hongrie est devenue un des ateliers industriels de l’Europe capitaliste. Tandis que les gens battent le pavé dans le froid et sous la neige, l’UE a viré un forte somme, de près de 3 milliards d’euros au gouvernement d’Orbán.

    Cette réponse à la colère des Hongrois a choqué bien des manifestants. Il est probable que les drapeaux européens, qui flottaient régulièrement dans les manifestations à Budapest, seront moins nombreux á l’avenir !

    #Hongrie #ue #union_européenne #Viktor_Orbán #Open_Society #Fondation de #george_soros #élites #appauvrissement #pauvreté #Code_Du_Travail

  • Institutional Investors and the $24trn business opportunity of “The Era of Tokenization”
    https://hackernoon.com/institutional-investors-and-the-24trn-business-opportunity-of-the-era-of

    Increased interest from larger investors is no longer in question: now is the time for Custodians to close the remaining gapA A growing number of Institutional investors are entering the Digital Assets space, supported by high profile players looking into this new asset class. According to Bloomberg, George Soros and the Rockefeller family’s Venture Capital fund are beginning to take positions in the emerging asset class.While the average fund size remains relatively small compared to that of the traditional financial world, in 2018 the total number of crypto funds grew significantly. As of today, only a few players are solely focusing on this new asset class (10% of total funds have 100% of AuM in Digital Assets), but many traditional asset managers are investing in Digital Assets up (...)

    #era-of-tokenization #digital-asset #cryptocurrency-investment #custody #blockchain

  • How the Battle Over Israel and Anti-Semitism Is Fracturing American Politics - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/03/28/magazine/battle-over-bds-israel-palestinians-antisemitism.html

    Joel Rubin said: “The problem for center-left groups that are more critical of Israel is that the Jewish donor class is comfortable with current U.S. policies. They just don’t like Trump on other issues.” In October, just weeks before the 2018 midterm election, as the Democratic leadership was working to take back the House, a Democratic staff member, who asked not to be named for fear of professional retaliation, told me that it was important to retain the support of all major donors, not just the most liberal ones. Referring to two of the largest Jewish donors to Democrats, on opposite ends of the political spectrum, the staff member said: “Our members need George Soros and Haim Saban. And they need everything in between.”

    #Palestine #etats-unis #super_PACS

  • Notes sur les paniques Soros-Pompeo
    http://www.dedefensa.org/article/notes-sur-les-paniques-soros-pompeo

    Notes sur les paniques Soros-Pompeo

    14 février 2019 – Parmi les signes convaincants que l’on peut relever pour témoigner de l’évolution de la situation, particulièrement en Europe avec la poussée des divers courants souverainistes (du nationalisme au populisme, avec diverses nuances, etc.) dans la perspective des élections européennes, on signalera des interventions publiques pressantes de George Soros. D’habitude, Soros est moyennement discret dans ses interventions publiques directes, qu’il ne juge ni déterminantes, ni directement influentes ; il se signale essentiellement par l’action plus que par la parole, surtout par l’activisme extrême et plutôt dissimulée mais sans ostentation de sa nébuleuse d’organisations dont la matrice est son OSF (Open Society Foundation).

    Ce n’est pas que cet homme qui (...)

  • Ilhan Omar has sparked panic in AIPAC

    Rep. Ilhan Omar has apologized for her inexcusably insensitive tweet. But the core issue behind her comment - whether the U.S. should continue to reflexively embrace the views of the Israeli government - won’t go away
    David Rothkopf
    Feb 13, 2019 2:37 PM

    https://www.haaretz.com/us-news/.premium-ilhan-omar-has-sparked-panic-in-aipac-1.6935041

    U.S. Representative Ilhan Omar of Minnesota has apologized for her offensive tweet that suggested Israeli influence in the U.S. Congress was “all about the Benjamins.” But that does not mean that the core issue underlying the controversy surrounding the tweet, Representative Ilhan and new voices critical of Israel in U.S. politics, is likely to fade away.

    I’m not going to defend Omar.Her own apology was unequivocal and the tweet itself was, at best, inexcusably insensitive. But it is vitally important we distinguish between criticism of Israel and anti-Semitism. And, as importantly, we also must recognize the massive response against Rep. Omar for what it is - a spasm of fear about our changing times.

    >> Aaron David Miller: No, Israel and America Aren’t Breaking Up. Don’t Believe the Hype

    The entire infrastructure that has been built over the years to advance the interests of Israel in the U.S. is quaking in its boots - not because of the badly developed arguments of a rookie Congresswoman - but because of the coming generational change in U.S. views of Israel and because support for the Israeli government has been damaged among Democrats by the choice of the Netanyahu administration to so closely tie itself to Donald Trump and the Republican right wing in America.
    Supporters of US President Donald Trump cheer during a rally in El Paso, Texas on February 11, 2019
    Supporters of US President Donald Trump cheer during a rally in El Paso, Texas on February 11, 2019.AFP

    Rep. Omar damaged her own credibility by embracing an old anti-Semitic trope. There is no place for that in American politics. But even as she should be condemned, her views of Israel need to be heard. There is no reason all American views on a foreign government should be in lockstep.

    Quite the contrary, Americans who seek to protect and advance our interests should no more reflexively embrace the views of the Israeli government than they do those of a pro-Brexit UK government or an anti-refugee Italian government.

    Israel’s defenders would like the relationship to be deemed so important that it must not be criticized. This echoes the position, say, of the Saudis in the wake of the Khashoggi murder. And it is just as indefensible.

    A growing number of Americans realize that. Further, a growing number of American Jews feel the positions of the Netanyahu government are contrary to both U.S. interests and the values of Judaism, and thus the rationale for a Jewish state. In other words, they see Netanyahu’s actions as undermining the reasons Israel might have a special claim on their support.

    Indeed, no one, in fact, has done more to damage the standing of Israel than a Netanyahu government that has actively waged war on the Palestinian people, denied them their rights, responded disproportionately to threats and refused to acknowledge its own wrong-doing.

    Anti-Semites, with their stale and discredited attacks, can never do the kind of damage to the U.S.-Israel relationship that rampant Israeli wrong-doing can (especially when the Israeli government weakens the arguments against anti-Semites by embracing them, as in the case of Victor Orban in Hungary, or hugging those like Donald Trump who promote anti-Semites and anti-Semitic ideas about “globalists” or George Soros.)
    Prime Minister Benjamin Netanyahu and his Hungarian counterpart Viktor Orban share a light moment during the reception ceremony in front of the Parliament building in Budapest, Hungary, July 18, 2017.
    Prime Minister Benjamin Netanyahu and his Hungarian counterpart Viktor Orban in front of the Parliament building in Budapest, Hungary, July 18, 2017Balazs Mohai/AP

    None of this is to diminish the real and ever-present threat of anti-Semitism. Which is why, of course, it is essential that we are careful to distinguish between it and legitimate criticism of the government of Israel.

    In fact, if we in the U.S. stand for what is best about America and hope for the best for Israel, then we must welcome those who would criticize Israel’s government not as our enemies but as the true defenders of the idea of Israel, and of America’s deep investment in the promise of that country.

    With that in mind, we must be careful that we do not allow the justifiable aspects of the critique against Rep. Omar to lead to a reflexive position where we silence active criticism of the Israeli government, or the worst actions of the State of Israel.

    Judging from comments in the media about her that pre-dated these statements, and comments about Rep. Rashida Tlaib, and comments about the “left” becoming anti-Israel, in my view we are in the midst of a pre-emptive push to combat the coming rethinking of the U.S.- Israel relationship.
    Feb. 5, 2019, photo, Rep. Ilhan Omar, D-Minn., left, joined at right by Rep. Rashida Tlaib, D-Mich., listens to President Donald Trump’s State of the Union speech, at the Capitol in Washington
    Feb. 5, 2019, photo, Rep. Ilhan Omar, D-Minn., left, joined at right by Rep. Rashida Tlaib, D-Mich., listens to President Donald Trump’s State of the Union speech, at the Capitol in Washington.J. Scott Applewhite,AP

    It will seize upon the fact that some elements who offer the critique of Israel are in fact anti-Semitic or tap into anti-Semitic rhetoric and traditions, in order to tar with the same brush those who legitimately disapprove of the behavior of the Israeli government.

    That would be a mistake. Because it would not only silence a debate we need to and deserve to have, but it would undermine the ability of the U.S. to be a force for positive change in Israeli policies - change that is necessary to the future of Israel and to U.S. interests in that region.

    We must combat anti-Semitism. But we should also combat those who have no tolerance for democratic processes, or who would seek a political purity test for politicians based on narrowly-defined, traditionalist, outdated guidelines.

    The future of the U.S.- Israel relationship - and the future of Israel, the Palestinian people and peace in the region - depends on our willingness to look past biases of all sorts to the facts on the ground, to the justice that is required and to our interests going forward.

    David Rothkopf is a foreign policy expert and author, host of the Deep State Radio podcast and CEO of The Rothkopf Group, LLC a media and advisory firm. His next book, on the national security threat posed by the Trump administration, is due out later this year. Twitter: @djrothkopf

  • Un livre sur la vision du monde de Soros
    http://www.dedefensa.org/article/un-livre-sur-la-vision-du-monde-de-soros

    Un livre sur la vision du monde de Soros

    Le journaliste Pierre-Antoine Plaquevent signe un ouvrage qui nous aide à comprendre les motivations du célèbre financier.

    Le multimilliardaire George Soros et son Open Society attirent l’attention d’un nombre grandissant d’observateurs provenant de toutes les tendances politiques. On reproche à ce spéculateur d’utiliser sa fortune considérable, que certains évaluent à plus de 30 milliards de dollars US, afin de financer une pléthore d’organisations non gouvernementales (ONG) qui font la promotion de l’immigration de masse ou de l’abolition des frontières.

    Une société-écran tentaculaire

    Gérant le Soros Fund Management, basé à New York, ce financier d’origine hongroise a fondé l’Open Society Institute qui a été transformé, (...)

  • Facebook accusé dans une enquête du « New York Times » d’avoir participé au dénigrement de George Soros
    https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/11/15/facebook-accuse-d-avoir-participe-au-denigrement-de-george-soros_5384127_440

    Une longue enquête du quotidien américain révèle les méthodes de communication et de lobbying pour répondre aux différents scandales qui ont récemment touché l’entreprise. Facebook s’est défendu, jeudi 15 novembre, d’avoir orchestré une campagne de dénigrement visant le financier George Soros, afin de détourner l’attention d’affaires potentiellement dommageables pour le réseau social. Des soupçons qui émanent d’une longue enquête publiée par le New York Times, sous le titre « Delay, Deny and Deflect », se (...)

    #discrimination #manipulation #Facebook

  • Delay, Deny and Deflect: How Facebook’s Leaders Fought Through Crisis - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/11/14/technology/facebook-data-russia-election-racism.html

    En partie de la manière suivante,

    Matt Stoller sur Twitter : “#Facebook is an impressive company. They both went after our coalition group @FacebookBreakup as Soros-funded AND worked with the Anti-Defamation League to accuse us of anti-semitism. https://t.co/MGZLJZO6hv” / Twitter
    https://twitter.com/matthewstoller/status/1062816375046135808

  • Après l’attaque antisémite, un élu américain d’extrême droite critiqué | The Times of Israël
    https://fr.timesofisrael.com/apres-lattaque-antisemite-un-elu-americain-dextreme-droite-critiqu

    M. Greenblatt dénonce notamment la rencontre de Steve King avec des responsables du parti d’extrême droite autrichien FPÖ cet été.

    A cette occasion, il avait donné un entretien à une publication proche de ce parti, Unzensuriert, dans lequel il reprenait ouvertement la théorie xénophobe du « grand remplacement », et parlait du milliardaire américain George Soros, qui est juif, comme d’une influence sombre et cachée sur les élections américaines.

    Ce que se garde bien de dire le média sioniste, c’est que l’élu en question avance son support d’#Israel comme preuve de son amour des Juifs,
    https://mobile.twitter.com/IAStartingLine/status/1058040186360250368

  • How Vilification of George Soros Moved From the Fringes to the Mainstream - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2018/10/31/us/politics/george-soros-bombs-trump.html

    On both sides of the Atlantic, a loose network of activists and political figures on the right have spent years seeking to cast Mr. Soros not just as a well-heeled political opponent but also as the personification of all they detest. Employing barely coded anti-Semitism, they have built a warped portrayal of him as the mastermind of a “globalist” movement, a left-wing radical who would undermine the established order and a proponent of diluting the white, Christian nature of their societies through immigration.

    In the process, they have pushed their version of Mr. Soros, 88, from the dark corners of the internet and talk radio to the very center of the political debate.

    “He’s a banker, he’s Jewish, he gives to Democrats — he’s sort of a perfect storm for vilification by the right, here and in Europe,” said Michael H. Posner, a human rights lawyer and former State Department official in the Obama administration.

    Mr. Soros has given his main group, the Open Society Foundations, $32 billion for what it calls democracy-building efforts in the United States and around the world. In addition, in the United States, Mr. Soros has personally contributed more than $75 million over the years to federal candidates and committees, according to Federal Election Commission and Internal Revenue Service records.

    That qualifies him as one of the top disclosed donors to American political campaigns in the modern campaign finance era, and it does not include the many millions more he has donated to political nonprofit groups that do not disclose their donors.

    By contrast, the network of conservative donors led by the billionaire industrialist brothers Charles G. and David H. Koch, who have been similarly attacked by some on the American left, has spent about $2 billion over the past decade on political and public policy advocacy.❞

    The closing advertisement for Mr. Trump’s 2016 campaign featured Mr. Soros — as well as Janet L. Yellen, the chairwoman of the Federal Reserve at the time, and Lloyd Blankfein, the chief executive of Goldman Sachs, both of whom are Jewish — as examples of “global special interests” who enriched themselves on the backs of working Americans.

    If anything, Mr. Soros has been elevated by Mr. Trump and his allies to even greater prominence in the narrative they have constructed for the closing weeks of the 2018 midterm elections. They have projected on to him key roles in both the threat they say is posed by the Central Americans making their way toward the United States border and what they characterized as Democratic “mobs” protesting the nomination of Brett M. Kavanaugh to the Supreme Court.

    The National Republican Congressional Committee ran an ad in October in Minnesota suggesting that Mr. Soros, who is depicted sitting behind a pile of cash, “bankrolls” everything from “prima donna athletes protesting our anthem” to “left-wing mobs paid to riot in the streets.” The ad links Mr. Soros to a local congressional candidate who worked at a think tank that has received funding from the Open Society Foundations.

    Even after the authorities arrested a fervent Trump supporter and accused him of sending the pipe bombs to Mr. Soros and other critics, Republicans did not back away. The president grinned on Friday when supporters at the White House responded to his attacks on Democrats and “globalists” by chanting, “Lock ’em up,” and yelling, “George Soros.”

    #Antisémitisme #Georges_Soros #Néo_fascisme #USA

  • Reinforcement of the southern borders because of nonexistent migratory pressure

    Since Gergely Gulyás, Viktor Orbán’s new chief-of-staff, has taken over, the so-called “government info” press conferences introduced by his predecessor János Lázár are held only every second Thursday. On the last such occasion, on October 25, Gulyás announced that, according to “the information of the Hungarian and European intelligence services, approximately 70,000 refugees are heading toward Hungary along the old Balkan route, and therefore the Hungarian government has offered assistance” to Croatia and has decided to reinforce the Croatian-Hungarian border.

    Prior to that day, I found only one short news item in Magyar Idők which reported that rumors were circulating among refugees stuck in Bosnia-Hercegovina that Zagreb would allow them to cross into Croatia, and from there they could proceed to Western Europe. About 100 refugees spent the night at the Bosnian-Croatian border in the hope of entry, but the Croatian ministry of interior denied the story. The paper gave official figures on the refugee situation in Bosnia. Since the beginning of the year 20,000 migrants have arrived in the country, but 13,000 were turned away. At the moment only 4,000-5,000 refugees can be found in Bosnia, some of whom are clustered in Bihać, close to the Croatian-Bosnian border. Those who manage to get into Croatia unnoticed usually go to Slovenia and from there to Trieste, Italy.

    I looked high and low on the internet to find the 70,000 refugees heading toward Hungary but was unsuccessful. In fact, according to the UN Refugee Agency, only 26,548 refugees arrived in Greece in 2018. So, I suspect that Gergely Gulyás’s story of 70,000 migrants was another instance of purposeful disinformation intended to mislead Hungarians fearful of migrants. Strengthening the Croatian-Hungarian border can serve only one purpose: to keep the fear of migrants alive among the population. I’m almost certain that the overwhelming majority of Hungarians don’t have any idea where Bihać is and that they would be surprised to hear that it is 6.5 hours away by car from #Röszke.
    The story of those migrants who managed to get through from Bihać to Italy, France, or Germany is vividly told by Davide Lemmi in his article “From Bosnia to Trieste, migrants’ journey across the new Balkan route” in Lifegate. The journey’s most difficult leg is the migrants’ stay in Croatia, where they are cautioned to remain in wooded areas near the Slovene border, which is far from the Hungarian-Croatian border Hungary is now reinforcing because of the alleged new migrant onslaught threatening the country.

    Of course, this new “danger” requires more money for border defense. On the very same day that Gulyás announced the new danger coming from Croatia, the government approved another 24 billion forints “for the handling of the extraordinary migratory pressure” that had presented itself. Although since the fence was erected in September 2015 Hungary hasn’t had any “migratory pressure” to speak of, just in 2017 the Hungarian government spent 155.1 billion forints on border defense. Given the opacity in which the Orbán government operates, we don’t really know where these large sums of money have been and will be going.

    Every time the government announces some new real or fake news, the regime’s faithful “national security experts” also show up. Georg Spöttle, a man of dubious past and dubious expertise, is always ready to claim that Hungary is in danger. Since there was a small clash between the refugees and the Croatian police 500 km away near Bihać, Spöttle predicted that “the scene will soon be repeated” along the Hungarian border. Therefore, more policemen and soldiers should be stationed there. In addition, the “weak spots” of the border fence should be reinforced with stronger fencing. It is possible that the source of Gergely Gulyás’s 70,000 migrants who are heading toward Hungary is Georg Spöttle, who told Hír TV that “at this very moment the number of migrants who are stuck in one of the Balkan countries is 60-70,000.” Where this figure comes from no one knows.

    The story of the clash in which some women and children were injured was widely covered in the government media. It is typical of the low level of government journalism that one of the journalists from Magyar Hírlap mixed up the name of the alleged Iranian instigator with the name of a Bosnian town, Velika Kladuša, where a fair number of refugees can be found, something that would be really ridiculous if it weren’t so sad. Figyelő, Mária Schmidt’s daily paper, tried to make “an organized operation” out of the clash between Croatian police and about 150 refugees. Who is behind it? According to the head of the Croatian border police, the culprits are the “Serbian and Bosnian migration centers.” The article calls attention to guide books prepared for the migrants by the Soros organizations in 2015. By making a reference to the Soros organizations’ activities three years ago, the article strongly suggests that these people are still working to help the refugees stranded in Bosnia get across the border to Croatia.

    While I was gathering material pertinent to this post, I couldn’t help comparing the story about the alleged 70,000 migrants heading toward Hungary to the frenzy Donald Trump has whipped up about the Honduran caravan. The caravan is still 1,500 miles from the United States border, and the refugees have an arduous journey ahead of them on foot. Yet the caravan is being described by the president as an imminent “assault on our country.” He keeps talking about criminals, gangsters, Middle Eastern terrorists in the crowd without any proof. He has hinted that the entire spectacle was funded by the Democrats, and he vows to send troops to the border while his supporters cheer. A Republican congressman insinuated that George Soros is financing the exodus. The story gets bigger and bigger with every passing moment in order to create fear and hatred–and, of course, to garner votes ahead of the mid-term elections. As we have seen in the last two days, verbal incitement can easily be translated into action, especially if it is the president who is inflaming passions. Right-wing populists like Donald Trump and Viktor Orbán are playing with fire when they unleash hatred and mislead their followers, creating an alternate reality.

    http://hungarianspectrum.org/2018/10/27/reinforcement-of-the-southern-borders-because-of-nonexistent-migr
    #militarisation_des_frontières #hongrie #frontières #asile #migrations #réfugiés #Croatie

  • Moment détente (?) : Une bombe posée près de chez George Soros, le milliardaire cible des nationalistes
    https://www.crashdebug.fr/diversifion/15200-moment-detente-une-bombe-posee-pres-de-chez-george-soros-le-milliar

    Le philanthrope est régulièrement la cible d’attaques antisémites, et accusé de vouloir inonder la Hongrie d’immigrants.

    INTERNATIONAL - Un engin explosif a été découvert lundi 22 octobre dans la boîte aux lettres de la résidence du

    milliardaire George Soros, ennemi juré des nationalistes, rapporte le New York Times.

    Selon le quotidien américain, un employé de cette résidence située dans l’État de New York a découvert l’engin en ouvrant un paquet déposé dans la boîte. "Il a déposé le colis dans une zone boisée et nous a appelés", a indiqué la police, qui est intervenue dans l’après-midi dans le hameau de Katonah, à Bedford, dans le comté de Westchester.

    George Soros, 88 ans, n’était pas à son domicile à ce moment-là. L’enquête a été confiée au FBI.

    Cible d’attaques (...)

    #En_vedette #Divers

  • Trump’s Absurd New Conspiracy Theory: Sexual Assault Survivors Protesting Kavanaugh Are ’Paid Professionals’ Working for Soros | Alternet
    https://www.alternet.org/news-amp-politics/donald-trump-brett-kavanaugh-protestors-george-soros?src=newsletter1096830

    As if the treatment of the protestors could be any less dignified, President Donald Trump attacked them on Friday with a bizarre conspiracy theory:

    The very rude elevator screamers are paid professionals only looking to make Senators look bad. Don’t fall for it! Also, look at all of the professionally made identical signs. Paid for by Soros and others. These are not signs made in the basement from love!

    — Donald J. Trump (@realDonaldTrump) October 5, 2018

    Trump is claiming, with zero evidence, that because the protests had some professional organization, like mass-produced signs, the protestors are “paid professionals” in the employ of George Soros, the Hungarian-born Jewish billionaire philanthropist and Holocaust survivor who sits at the core of many right-wing conspiracy theories.

    The idea that anti-Trump protestors are paid off by his political enemies is a recurring claim by the president, who previously advocated investigating the 2017 Tax March protestors to determine whether they were paid.

    However, this marks the first time Trump has explicitly mentioned Soros by name on Twitter — a move that could well fan the flames of conspiracy among the far right.

    #Conspirationnisme #Folie #Trump #Soros

  • Changement de régime à Budapest ? Diana JOHNSTONE - 20 Septembre 2018 - LGS
    La Hongrie désobéissante : De l’Union Soviétique à l’Union Européenne

    https://www.legrandsoir.info/changement-de-regime-a-budapest.html

    CNN a récemment découvert un paradoxe. Comment était-il possible, se demandait la chaîne, qu’en 1989, Viktor Orban, alors leader de l’opposition libérale acclamé par l’Occident, appelait les troupes soviétiques à quitter la Hongrie, et maintenant qu’il est Premier ministre, il se rapproche de Vladimir Poutine ?

    Pour la même raison, imbécile.

    Orban voulait que son pays soit indépendant à l’époque, et il veut qu’il le soit maintenant.


    En 1989, la Hongrie était un satellite de l’Union soviétique. Peu importe ce que les Hongrois voulaient, ils devaient suivre les directives de Moscou et adhérer à l’idéologie communiste soviétique.

    Aujourd’hui, la Hongrie doit suivre les directives de Bruxelles et adhérer à l’idéologie de l’UE, c’est-à-dire à "nos valeurs communes".

    Mais quelles sont exactement ces "valeurs communes" ?

    Il n’y a pas si longtemps, "l’Occident", c’est-à-dire les États-Unis et l’Europe, revendiquaient une dévotion aux "valeurs chrétiennes". Ces valeurs étaient évoquées dans la condamnation occidentale de l’Union soviétique. Ce n’est plus le cas. Aujourd’hui, en effet, l’une des raisons pour lesquelles Viktor Orban est considéré comme une menace pour nos valeurs européennes est sa référence à une conception hongroise du "caractère chrétien de l’Europe, le rôle des nations et des cultures" . La renaissance du christianisme en Hongrie, comme en Russie, est considérée en Occident comme profondément suspecte.

    Il est entendu que le christianisme n’est plus une "valeur occidentale". Qu’est-ce qui a pris sa place ? Cela devrait être évident : aujourd’hui, "nos valeurs communes" signifient essentiellement démocratie et élections libres.

    Devinez à nouveau. Orban a récemment été réélu par un raz de marée. Guy Verhofstadt, chef de file des libéraux de l’UE, a qualifié ce mandat de "mandat électoral pour faire reculer la démocratie en Hongrie".

    Puisque les élections peuvent "faire reculer la démocratie", elles ne peuvent être l’essence même de "nos valeurs communes". Il peut arriver que les gens votent mal ; c’est ce qu’on appelle le "populisme" et c’est une mauvaise chose.

    Les valeurs communes réelles et fonctionnelles de l’Union européenne sont énoncées dans ses traités : les quatre libertés. Non, pas la liberté d’expression, car de nombreux États membres ont des lois contre le "discours de haine", qui peut couvrir de nombreux domaines puisque son sens est sujet à une interprétation large. Non, les quatre libertés obligatoires de l’UE sont la libre circulation des biens, des services, des personnes et des capitaux dans l’Union. Ouvrir les frontières. Open Borders . C’est l’essence même de l’Union européenne, le dogme du marché libre.

    Le problème avec la doctrine des Open Borders , c’est qu’elle ne sait pas où s’arrêter. Ou qu’elle ne s’arrête nulle part. Quand Angela Merkel a annoncé que des centaines de milliers de réfugiés étaient les bienvenus en Allemagne, l’annonce a été interprétée comme une invitation ouverte par des immigrants de toutes sortes, qui ont commencé à affluer en Europe. Cette décision unilatérale allemande s’appliquait automatiquement à l’ensemble de l’UE, avec son absence de frontières intérieures. Avec l’influence de l’Allemagne, Open Borders est devenu la "valeur commune européenne" essentielle et l’accueil des immigrés l’essence même des droits de l’homme. 

    Des considérations idéologiques et pratiques très contrastées contribuent à l’idéalisation des frontières ouvertes. Pour n’en nommer que quelques-unes :

    • Les libéraux économiques soutiennent qu’en raison du vieillissement de la population, l’Europe a besoin de jeunes travailleurs immigrés pour payer les pensions des travailleurs retraités.

    • De nombreux militants juifs se sentent menacés par les majorités nationales et se sentent plus en sécurité dans une société composée de minorités ethniques.

    • Plus discrètement, certains patrons favorisent l’immigration massive parce que la concurrence croissante sur le marché du travail fait baisser les salaires.

    • De nombreuses personnes ayant des tendances artistiques considèrent que la diversité ethnique est plus créative et plus amusante.

    • Certaines sectes anarchistes ou trotskystes pensent que les immigrés déracinés sont "les agents" de la révolution que le prolétariat occidental n’a pas su devenir.
    • De nombreux Européens acceptent l’idée que les États-nations sont la cause de la guerre et en concluent que tout moyen de les détruire est le bienvenu.

    • Les investisseurs financiers internationaux veulent naturellement lever tous les obstacles à leurs investissements et promouvoir ainsi Open Borders comme étant l’avenir.

    • Il y a même quelques puissants intrigants qui voient dans la "diversité" la base du "diviser pour régner", en fragmentant la solidarité sur les bases ethniques.

    • Il y a des gens bienveillants qui veulent aider toute l’humanité en détresse. 

    Cette combinaison de motivations contrastées, voire opposées, ne constitue pas une majorité dans tous les pays. Notamment en Hongrie.

    Il convient de noter que la Hongrie est un petit pays d’Europe centrale de moins de dix millions d’habitants, qui n’a jamais eu d’empire colonial et n’a donc aucune relation historique avec les peuples d’Afrique et d’Asie comme en ont la Grande-Bretagne, la France, les Pays-Bas ou la Belgique. Étant l’un des perdants de la Première Guerre mondiale, la Hongrie a perdu une grande partie de son territoire au profit de ses voisins, notamment la Roumanie. La langue hongroise, rare et difficile, serait sérieusement menacée par une immigration massive. On peut probablement dire sans risque de se tromper que la majorité de la population hongroise a tendance à être attachée à son identité nationale et pense qu’elle serait menacée par une immigration massive en provenance de cultures radicalement différentes. Ce n’est peut-être pas gentil de leur part, et comme tout le monde, ils peuvent changer. Mais pour l’instant, c’est ainsi qu’ils votent.

    En particulier, ils ont récemment voté massivement pour réélire Victor Orban, approuvant évidemment son refus de l’immigration incontrôlée. C’est ce qui a provoqué la surveillance étroite d’Orban et la recherche de signes de la mise en place d’une dictature. En conséquence, l’UE prend des mesures pour priver la Hongrie de ses droits politiques. Le 14 septembre, Victor Orban a clairement exposé sa position dans un discours prononcé devant le Parlement européen à Strasbourg :

    "Soyons francs. Ils veulent condamner la Hongrie et les Hongrois qui ont décidé que notre pays ne sera pas un pays d’immigration. Avec tout le respect que je vous dois, mais aussi fermement que possible, je rejette les menaces des forces pro-immigration, leur chantage à la Hongrie et aux Hongrois, toutes basées sur le mensonge. Je vous informe respectueusement que, quelle que soit votre décision, la Hongrie mettra fin à l’immigration illégale et défendra ses frontières contre vous si nécessaire."

    Cela a été accueilli avec indignation.

    L’ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt, actuellement président du groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe au Parlement européen et ardent fédéraliste européen, a répondu furieusement que « nous ne pouvons laisser des gouvernements populistes d’extrême droite entraîner des États européens démocratiques dans l’orbite de Vladimir Poutine ! »

    Dans un tweet à ses collègues du PE, Verhofstadt a averti : « Nous sommes dans une bataille existentielle pour la survie du projet européen. ... Pour le bien de l’Europe, nous devons l’arrêter ! »

    CNN a publié avec approbation un article d’opinion de Verhofstadt décrivant la Hongrie comme une "menace pour l’ordre international".

    « Dans les semaines et les mois à venir, la communauté internationale – et les États-Unis en particulier – devront tenir compte de notre avertissement et agir : le gouvernement hongrois est une menace pour l’ordre international fondé sur des règles, » a-t-il écrit.

    « Les gouvernements européens et les Etats-Unis ont l’obligation morale d’intervenir », a poursuivi M. Verhofstadt. « Nous ne pouvons laisser des gouvernements populistes d’extrême droite entraîner les États européens démocratiques sur l’orbite de Vladimir Poutine et saper les normes internationales de l’après-guerre. »

    Viennent ensuite les sanctions : « Les coûts politiques et financiers doivent être affectés à la lutte contre les gouvernements qui suivent une voie autoritaire et au soutien aux organisations de la société civile... ».

    Verhofstadt a conclu : « Ce n’est pas dans l’intérêt des peuples d’Amérique ou d’Europe. Nous devons l’arrêter … maintenant. »

    L’appel de Verhofstadt à l’Amérique pour « arrêter » le Premier ministre hongrois ressemble étrangement aux appels lancés à Brejnev par des communistes purs et durs pour envoyer les chars en Tchécoslovaquie réformiste en 1968. 

    Cependant, cet appel à l’intervention ne s’adressait pas au président Trump, qui est aussi impopulaire qu’Orban parmi les atlantistes, mais plutôt à l’état permanent que le fanatique belge suppose être toujours au pouvoir à Washington.

    Au début de son article sur CNN, Verhofstadt a rendu hommage à "feu John McCain, le grand John McCain, celui qui a un jour décrit Orban comme "un fasciste en cheville avec Poutine...". Celui qui a parcouru le monde en tant que chef de la branche républicaine du National Endowment for Democracy (NED), encourageant et finançant des groupes dissidents à se rebeller contre leurs gouvernements respectifs, en préparation de l’intervention américaine. Sénateur McCain, où êtes-vous maintenant qu’il faudrait changer de régime à Budapest ?

    La réputation de dictateur d’Orban en Occident est incontestablement liée à son conflit intense avec le financier d’origine hongroise George Soros, dont la fondation Open Society finance toutes sortes d’initiatives visant à promouvoir son rêve d’une société sans frontières, notamment en Europe orientale. Les activités de Soros pourraient être considérées comme une politique étrangère étasunienne privatisée, innocemment "non gouvernementale". L’une des initiatives de Soros est l’Université privée d’Europe centrale (UEC) basée à Budapest, dont le recteur est Michael Ignatieff, partisan de l’Open Society. La Hongrie a récemment imposé une taxe de 25% sur l’argent dépensé par les organisations non gouvernementales pour des programmes qui " visent directement ou indirectement à promouvoir l’immigration " , ce qui affecte l’UEC. Cela fait partie d’un paquet de mesures anti-immigration récemment adopté, connu sous le nom de projet de loi "Stop Soros". 

    Les mesures hongroises contre l’ingérence de Soros sont bien sûr dénoncées en Occident comme une grave violation des droits de l’homme, tandis qu’aux Etats-Unis, les procureurs recherchent frénétiquement la moindre trace d’ingérence russe ou d’agents russes.

    Dans un autre coup porté à l’ordre international fondé sur des règles, le cabinet du Premier ministre hongrois a récemment annoncé que le gouvernement cesserait de financer des cours universitaires en études de genre au motif qu’ils "ne peuvent être justifiés scientifiquement" et attirent trop peu d’étudiants pour être valables. Bien que financée par le secteur privé et donc capable de poursuivre son propre programme d’études sur le genre, l’UEC s’en est "étonnée" et a qualifié la mesure de "sans aucune justification ou antécédent".

    Comme l’Union soviétique, l’Union européenne n’est pas seulement un cadre institutionnel antidémocratique promouvant un système économique spécifique ; elle est aussi le véhicule d’une idéologie et d’un projet planétaire. Tous deux sont basés sur un dogme quant à ce qui est bon pour le monde : le communisme pour le premier, "l’ouverture" pour le second. Les deux exigent des citoyens des vertus qu’ils ne partagent peut-être pas : une égalité forcée, une générosité forcée. Tout cela peut sembler bien, mais de tels idéaux deviennent des méthodes de manipulation. L’imposition d’idéaux finit par se heurter à une résistance obstinée.

    Il y a différentes raisons d’être contre l’immigration tout comme d’être pour. L’idée de la démocratie était de trier et de choisir entre les idéaux et les intérêts pratiques par une discussion libre et, en fin de compte, à main levée : un vote éclairé. Le Centre autoritaire libéral représenté par Verhofstadt cherche à imposer ses valeurs, ses aspirations, voire sa version des faits aux citoyens qui sont dénoncés comme "populistes" s’ils sont en désaccord. Sous le communisme, les dissidents étaient appelés "ennemis du peuple". Pour les mondialistes libéraux, ce sont des "populistes", c’est-à-dire le peuple. Si l’on dit constamment aux gens que le choix se situe entre une gauche qui prône l’immigration massive et une droite qui la rejette, le virage vers la droite est inéluctable.

    Diana Johnstone

    #Hongrie #UE #union_européenne #union_soviétique #indépendance #viktor_orban #guy_verhofstadt #indépendance #migration #christianisme #john_mccain #NED #soros #open_society #UEC #idéologie #populisme #ennemis_du_peuple

    • Bruxelles : Les fanatiques de l’union européenne ne lisent pas les discours de monsieur Guy Verhofstadt.

      Le premier festival européen de la démocratie au Parc Léopold à Bruxelles RTBF avec Belga - 22 Septembre 2018
      https://www.rtbf.be/info/regions/detail_le-premier-festival-europeen-de-la-democratie-au-parc-leopold-a-bruxelle

      . . . . . .
      Le citoyen y sera invité à s’exprimer et à échanger des opinions avec des responsables politiques européens ainsi que des représentants des institutions européennes et d’organisations de la société civile. Divers groupes politiques européens y seront aussi représentés.

      Le festival, à l’initiative d’individus engagés, comprendra plusieurs scènes, des stands des institutions européennes, des outils interactifs ou encore des expositions sur l’Europe citoyenne et des formats de discussion variés, comme le Pechakucha, qui mêle une présentation orale à la projection de 20 diapositives se succédant toutes les 20 secondes.

      Jubel abordera des questions telles que l’origine de l’euroscepticisme, l’avenir des dialogues citoyens et cherchera des pistes pour transformer les institutions européennes en meilleurs organismes d’écoute.

      « Malgré plusieurs initiatives entreprises par les institutions européennes pour renouer le contact avec ses citoyens, Jubel est convaincu qu’une approche plus haute en couleur, originale et bottom-up est nécessaire pour créer un lien plus fort entre les citoyens européens et leurs élites », soulignent les organisateurs dans un communiqué
      . . . . . .

      http://www.jubelfestival.eu

      The festival wants to contribute, by means of a bottom-up approach, to the idea of citizen consultations launched by French president #Macron and endorsed by his fellow heads of state and government, as well as the consolidated initiative of the European Commission, with the help of a structured output about the future of the European democratic project and the current functioning of the European Union.

  • The State of Israel vs. the Jewish people -
    Israel has aligned itself with one nationalist, even anti-Semitic, regime after another. Where does that leave world Jewry?
    By Eva Illouz Sep 13, 2018
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium.MAGAZINE-the-state-of-israel-vs-the-jewish-people-1.6470108

    Orban, left, and Netanyahu, in Jerusalem in July 2018. DEBBIE HILL / AFP

    An earthquake is quietly rocking the Jewish world.

    In the 18th century, Jews began playing a decisive role in the promotion of universalism, because universalism promised them redemption from their political subjection. Through universalism, Jews could, in principle, be free and equal to those who had dominated them. This is why, in the centuries that followed, Jews participated in disproportionate numbers in communist and socialist causes. This is also why Jews were model citizens of countries, such as France or the United States, with universalist constitutions.

    The history of Jews as promoters of Enlightenment and universalist values, however, is drawing to a close. We are the stunned witnesses of new alliances between Israel, Orthodox factions of Judaism throughout the world, and the new global populism in which ethnocentrism and even racism hold an undeniable place.

    When Prime Minister Netanyahu chose to align himself politically with Donald Trump before and after the U.S. presidential election of 2016, some people could still give him the benefit of doubt. Admittedly, Trump was surrounded by people like Steve Bannon, the former head of Breitbart News, who reeked of racism and anti-Semitism, but no one was sure of the direction the new presidency would take. Even if Trump refused to condemn the anti-Semitic elements of his electoral base or the Ku Klux Klan, which had enthusiastically backed him, and even if it took him a long time to dissociate himself from David Duke – we were not yet certain of the presence of anti-Semitism in Trump’s discourse and strategies (especially since his daughter Ivanka was a convert to Judaism).

    But the events in Charlottesville in August 2017 no longer allowed for doubt. The neo-Nazi demonstrators committed violent acts against peaceful counter-protesters, killing one woman by plowing through a crowd with a car (an act reminiscent in its technique of terrorist attacks in Europe). Trump reacted to the events by condemning both the neo-Nazis and white supremacists and their opponents. The world was shocked by his conflation of the two groups, but Jerusalem did not object. Once again, the indulgent (or cynical) observer could have interpreted this silence as the reluctant obeisance of a vassal toward his overlord (of all the countries in the world, Israel receives the most military aid from the United States). One was entitled to think that Israel had no choice but to collaborate, despite the American leader’s outward signs of anti-Semitism.

    This interpretation, however, is no longer tenable. Before and since Charlottesville, Netanyahu has courted other leaders who are either unbothered by anti-Semitism or straightforwardly sympathetic to it, and upon whom Israel is not economically dependent. His concessions go as far as participating in a partial form of Holocaust denial.

    Take the case of Hungary. Under the government of Viktor Orban, the country shows troubling signs of legitimizing anti-Semitism. In 2015, for example, the Hungarian government announced its intention to erect a statue to commemorate Balint Homan, a Holocaust-era minister who played a decisive role in the murder or deportation of nearly 600,000 Hungarian Jews. Far from being an isolated incident, just a few months later, in 2016, another statue was erected in tribute to Gyorgy Donáth, one of the architects of anti-Jewish legislation during World War II. It was thus unsurprising to hear Orban employing anti-Semitic tropes during his reelection campaign in 2017, especially against Georges Soros, the Jewish, Hungarian-American billionaire-philanthropist who supports liberal causes, including that of open borders and immigration. Reanimating the anti-Semitic cliché about the power of Jews, Orban accused Soros of harboring intentions to undermine Hungary.

    Whom did Netanyahu choose to support? Not the anxious Hungarian Jewish community that protested bitterly against the anti-Semitic rhetoric of Orban’s government; nor did he choose to support the liberal Jew Soros, who defends humanitarian causes. Instead, the prime minister created new fault lines, preferring political allies to members of the tribe. He backed Orban, the same person who resurrects the memory of dark anti-Semites. When the Israeli ambassador in Budapest protested the erection of the infamous statue, he was publicly contradicted by none other than Netanyahu.

    To my knowledge, the Israeli government has never officially protested Orban’s anti-Semitic inclinations and affinities. In fact, when the Israeli ambassador in Budapest did try to do so, he was quieted down by Jerusalem. Not long before the Hungarian election, Netanyahu went to the trouble of visiting Hungary, thus giving a “kosher certificate” to Orban and exonerating him of the opprobrium attached to anti-Semitism and to an endorsement of figures active in the Shoah. When Netanyahu visited Budapest, he was given a glacial reception by the Federation of the Jewish Communities, while Orban gave him a warm welcome. To further reinforce their touching friendship, Netanyahu invited Orban to pay a reciprocal visit to Israel this past July, receiving him in a way usually reserved for the most devoted national allies.

    The relationship with Poland is just as puzzling. As a reminder, Poland is governed by the nationalist Law and Justice party, which has an uncompromising policy against refugees and appears to want to eliminate the independence of the courts by means of a series of reforms that would allow the government to control the judiciary branch. In 2016 the Law and Justice-led government eliminated the official body whose mission was to deal with problems of racial discrimination, xenophobia and intolerance, arguing that the organization had become “useless.”

    An illustration depicting Prime Minister Benjamin Netanyahu shaking hands with Polish Prime Minister Mateusz Morawiecki in Auschwitz. Eran Wolkowski

    Encouraged by this and other governmental declarations and policies, signs of nationalism multiplied within Polish society. In February 2018, president Andrzej Duda declared that he would sign a law making it illegal to accuse the Polish nation of having collaborated with the Nazis. Accusing Poland of collusion in the Holocaust and other Nazi atrocities would be from now prosecutable. Israel initially protested the proposed legislation, but then in June, Benjamin Netanyahu and the Polish prime minister, Mateusz Morawiecki, signed an agreement exonerating Poland of any and all crimes against the Jews during the time of the German occupation. Israel also acceded to Poland’s move to outlaw the expression “Polish concentration camp.” Moreover, Netanyahu even signed a statement stipulating that anti-Semitism is identical to anti-Polonism, and that only a handful of sad Polish individuals were responsible for persecuting Jews – not the nation as a whole.

    A billboard displaying George Soros urges Hungarians to take part in a national consultation about what it calls a plan by the Hungarian-born financier to settle migrants in Europe, in Budapest. ATTILA KISBENEDEK / AFP

    Like the American, Hungarian and Polish alt-right, Israel wants to restore national pride unstained by “self-hating” critics. Like the Poles, for two decades now, Israel has been waging a war over the official narrative of the nation, trying to expunge school textbooks of inconvenient facts (such as the fact that Arabs were actively chased out of Israel in 1948). In order to quash criticism, Israel’s Culture Ministry now predicates funding to creative institutions on loyalty to the state. As in Hungary, the Israeli government persecutes NGOs like Breaking the Silence, a group whose only sin has been to give soldiers a forum for reporting their army experiences and to oppose Israeli settlers’ violence against Palestinians or the expropriation of land, in violation of international law. Purging critics from public life (as expressed in barring the entry into the country of BDS supporters, denying funding to theater companies or films critical of Israel, etc.) is an expression of direct state power.

    When it comes to refugees, Israel, like Hungary and Poland, refuses to comply with international law. For almost a decade now, Israel has not respected international conventions on the rights of refugees even though it is a signatory of said conventions: The state has detained refugees in camps, and imprisoned and deported them. Like Poland, Israel is trying to do away with the independence of its judiciary. Israel feels comfortable with the anti-democratic extreme right of European states in the same way that one feels comfortable with a family member who belches and gossips, losing any sense of self-control or table manners.

    More generally, these countries today share a deep common political core: fear of foreigners at the borders (it must be specified, however, that Israelis’ fears are less imaginary than those of Hungarians or Polish); references to the nation’s pride untainted by a dubious past, casting critics as traitors to the nation; and outlawing human rights organizations and contesting global norms based on moral principles. The Netanyahu-Trump-Putin triumvirate has a definite shared vision and strategy: to create a political bloc that would undermine the current liberal international order and its key players.

    In a recent article about Trump for Project Syndicate, legal scholar Mark S. Weiner suggested that Trump’s political vision and practice follow (albeit, unknowingly) the precepts of Carl Schmitt, the German legal scholar who joined the Nazi Party in 1933.

    “In place of normativity and universalism, Schmitt offers a theory of political identity based on a principle that Trump doubtless appreciates deeply from his pre-political career: land,” wrote Weiner. “For Schmitt, a political community forms when a group of people recognizes that they share some distinctive cultural trait that they believe is worth defending with their lives. This cultural basis of sovereignty is ultimately rooted in the distinctive geography… that a people inhabit. At stake here are opposing positions about the relation between national identity and law. According to Schmitt, the community’s nomos [the Greek word for “law”] or sense of itself that grows from its geography, is the philosophical precondition for its law. For liberals, by contrast, the nation is defined first and foremost by its legal commitments.”

    Netanyahu and his ilk subscribe to this Schmittian vision of the political, making legal commitments subordinate to geography and race. Land and race are the covert and overt motives of Netanyahu’s politics. He and his coalition have, for example, waged a politics of slow annexation in the West Bank, either in the hope of expelling or subjugating the 2.5 million Palestinians living there, or of controlling them.

    They have also radicalized the country’s Jewishness with the highly controversial nation-state law. Playing footsie with anti-Semitic leaders may seem to contradict the nation-state law, but it is motivated by the same statist and Schmittian logic whereby the state no longer views itself as committed to representing all of its citizens, but rather aims to expand territory; increase its power by designating enemies; define who belongs and who doesn’t; narrow the definition of citizenship; harden the boundaries of the body collective; and undermine the international liberal order. The line connecting Orban to the nationality law is the sheer and raw expansion of state power.

    Courting Orban or Morawiecki means having allies in the European Council and Commission, which would help Israel block unwanted votes, weaken Palestinian international strategies and create a political bloc that could impose a new international order. Netanyahu and his buddies have a strategy and are trying to reshape the international order to meet their own domestic goals. They are counting on the ultimate victory of reactionary forces to have a free hand to do what they please inside the state.

    But what is most startling is the fact that in order to promote his illiberal policies, Netanyahu is willing to snub and dismiss the greatest part of the Jewish people, its most accepted rabbis and intellectuals, and the vast number of Jews who have supported, through money or political action, the State of Israel. This suggests a clear and undeniable shift from a politics based on the people to a politics based on the land.

    For the majority of Jews outside Israel, human rights and the struggle against anti-Semitism are core values. Netanyahu’s enthusiastic support for authoritarian, anti-Semitic leaders is an expression of a profound shift in the state’s identity as a representative of the Jewish people to a state that aims to advance its own expansion through seizure of land, violation of international law, exclusion and discrimination. This is not fascism per se, but certainly one of its most distinctive features.

    This state of affairs is worrisome but it is also likely to have two interesting and even positive developments. The first is that in the same way that Israel has freed itself from its “Jewish complex” – abandoning its role as leader and center of the Jewish people as a whole – many or most Jews will now likely free themselves from their Israel complex, finally understanding that Israel’s values and their own are deeply at odds. World Jewish Congress head Ron Lauder’s August 13, 2018, op-ed in The New York Times, which was close to disowning Israel, is a powerful testimony to this. Lauder was very clear: Israel’s loss of moral status means it won’t be able to demand the unconditional loyalty of world Jewry. What was in the past experienced by many Jews as an inner conflict is now slowly being resolved: Many or most members of Jewish communities will give preference to their commitment to the constitutions of their countries – that is to universalist human rights.

    Israel has already stopped being the center of gravity of the Jewish world, and as such, it will be able to count only on the support of a handful of billionaires and the ultra-Orthodox. This means that for the foreseeable future, Israel’s leverage in American politics will be considerably weakened.

    Trumpism is a passing phase in American politics. Latinos and left-wing Democrats will become increasingly involved in the country’s politics, and as they do, these politicians will find it increasingly difficult to justify continued American support of Israeli policies that are abhorrent to liberal democracies. Unlike in the past, however, Jews will no longer pressure them to look the other way.

    The second interesting development concerns Europe. The European Union no longer knows what its mission was. But the Netanyahus, Trumps, Orbans and Morawieckis will help Europe reinvent its vocation: The social-democrat bloc of the EU will be entrusted with the mission of opposing state-sanctioned anti-Semitism and all forms of racism, and above all defending Europe’s liberal values that we, Jews and non-Jews, Zionists and anti-Zionists, have all fought so hard for. Israel, alas, is no longer among those fighting that fight.

    A shorter version of this article has originally appeared in Le Monde.

    • Eva Illouz : « Orban, Trump et Nétanyahou semblent affectionner barrières et murs »
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/08/08/eva-illouz-israel-contre-les-juifs_5340351_3232.html?xtor=RSS-3208
      Dans une tribune au « Monde », l’universitaire franco-israélienne estime que l’alliance du gouvernement israélien avec les régimes « illibéraux » d’Europe de l’Est crée une brèche au sein du peuple juif, pour qui la lutte contre l’antisémitisme et la mémoire de la Shoah ne sont pas négociables.

      LE MONDE | 08.08.2018 à 06h39 • Mis à jour le 08.08.2018 à 19h18 | Par Eva Illouz (directrice d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales)

      Tribune. Un tremblement de terre est tranquillement en train de secouer le monde juif. Lorsque le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, choisit de soutenir Donald Trump avant et après l’élection présidentielle américaine de 2016, certains pouvaient encore donner à ce dernier le bénéfice du doute. Certes, Trump s’était entouré de gens comme Steve Bannon dont émanaient des relents antisémites, certes, il refusait aussi de condamner sa base électorale sympathisante du Ku Klux Klan, mais personne n’était encore sûr de la direction que prendrait sa nouvelle présidence.

      Les événements de Charlottesville, en août 2017, n’ont plus permis le doute. Les manifestants néonazis commirent des actes de violence contre des contre-manifestants pacifiques (tuant une personne en fonçant dans la foule avec une voiture), mais Trump condamna de la même façon opposants modérés et manifestants néonazis.

      Le monde entier fut choqué de cette mise en équivalence, mais Jérusalem ne protesta pas. L’observateur indulgent (ou cynique) aurait pu interpréter ce silence comme l’acquiescement forcé du vassal vis-à-vis de son suzerain : de tous les pays du monde, Israël est celui qui reçoit la plus grande aide militaire des Etats-Unis.

      Cette interprétation n’est désormais plus possible. Il est devenu clair que Nétanyahou a de fortes sympathies pour d’autres dirigeants qui, comme Trump, front preuve d’une grande indulgence vis-à-vis de l’antisémitisme et dont il ne dépend ni militairement ni économiquement.
      Une statue à Budapest

      Prenons l’exemple de la Hongrie. En 2015, le gouvernement y annonça son intention de dresser une statue à la mémoire de Balint Homan, ministre qui joua un rôle décisif dans la déportation de 600 000 juifs hongrois. Quelques mois plus tard, en 2016, il fut question d’ériger à Budapest une statue à la mémoire d’un des architectes de la législation antijuive durant la seconde guerre mondiale, György Donáth....

  • Pourquoi George Soros et sa fondation quittent la Hongrie

    https://www.franceinter.fr/monde/pourquoi-george-soros-et-sa-fondation-quittent-la-hongrie

    George Soros, en 2017 à Bruxelles © AFP / Olivier Hoslet / POOL

    Le milliardaire américain d’origine hongroise George Soros a annoncé mardi qu’il suspendait les activités de sa fondation destinée à mener des programmes d’enseignement pour les réfugiés. La fondation déménage également ses locaux de Budapest à Berlin.

    La fondation de #Georges_Soros ne donnera plus de cours aux réfugiés hongrois : mardi, l’Université d’Europe centrale (CEU), implantée à Budapest, a annoncé qu’elle ne reconduisait pas ses modules d’enseignement destinés aux réfugiés, ni ses activités de bourses de recherche financées par l’UE sur les politiques migratoires.

    « Nous suspendons ces programmes dans l’attente d’une clarification de notre situation fiscale et juridique », explique un communiqué de l’organisation. En cause, une taxe de 25% sur les organisations qui « soutiennent l’immigration ». Adoptée en juin dans le cadre d’un ensemble de lois anti-immigration, elle entre en vigueur ce vendredi.

    #hongrie #berlin #réfugiés

    • @aude_v Soros est avant tout un pillard monstrueux à la tête d’un gang de financiers de haut vol, qui pour s’enrichir détruisent les systèmes sociaux de pays entiers (dont 50 % des habitant.e.s sont des femmes), n’oublions pas les enfants.
      .
      Ses ong servent avant tout ses intérêts, qui paye commande.

      On remarquera qu’elles ont réussi à faire élire Victor Orban.
      (Aux USA, Hillary Clinton a bien réussi à faire la courte échelle pour mettre Donald Trump au pouvoir).

      La société hongroise a toujours été tolérante pour ce qui est de l’homosexualité, voir les bains publics de Budapest.

      Dans les campagnes une pauvreté sans nom, pour ce pays qui n’arrive plus à produire lui même ses pommes de terres.

    • Comment penser que Soros investirai un centime, dans une ONG qui ne lui rapporterai pas beaucoup plus.

      Personnellement, après avoir lu pas mal de choses sur les ONG et leurs résultats, je pense qu’elles remplacent les missionnaires.
      Pour beaucoup, de belles et généreuse promesses, mais quand on regarde ce qu’elles font vraiment, et qui les finance, on y croit plus.
      Il y a de belles paroles, parfois des actes trés généreux, mais dans la réalité . . .

      Exemple d’acte généreux, pour les missionnaires : Ils ont sauvé pas mal d’indiens d’Amérique du Sud au moment de la colonisation espagnoles, Las Casas a fait ce qu’il a pu, pour eux, et l’intérêt de l’église catholique.
      A la même époque, l’Afrique Noire, une mine de bois d’ébène, complètement ignorée des missionnaires.

      WWF :
      https://seenthis.net/messages/718609
      https://seenthis.net/messages/602953
      https://seenthis.net/messages/571110

      Mais pas que : Amnesty International , Journée internationale des disparus.
      https://www.legrandsoir.info/courrier-au-service-de-presse-d-amnesty-international-section-francais
      . . . . .

      S’agissant de l’Amérique latine, on pourrait à juste titre s’étonner de l’absence de la #Colombie, mais, vu la modestie des chiffres, je ne vais pas pinailler ici sur les 45 000 victimes de cette pratique depuis 1985 (d’après la Unidad de Victimas), dont de nombreuses pendant la présence au pouvoir de la faction politique qui vient de revenir à la présidence en la personne de M. Ivan Duque.

      j’ai été très surpris par la prestation, ce matin 1er septembre, au journal de 8 heures de France Culture, présenté par Sophie Delton, de Mme Geneviève Garrigos, qui se présente comme la "porte-parole" d’AI. Sans référence particulière aux communiqués d’AI précédemment cités, elle s’est concentrée sur quatre pays, dont la Corée du Nord et la Syrie, mais a surtout passé la majeure partie de son intervention à dénoncer de façon extravagante « la politique de terreur imposée à l’opposition » à travers les « disparitions » au… Venezuela et au Nicaragua.
      . . . . .

      Par ailleurs, j’ai rencontré des volontaires ayant travaillé pour des ONG en Afrique, elles(ils) sont rentrés démolis par le comportement des dirigeants d’ONG.
      Marqué(e)s à vie.

      La plupart des ONG font un sale travail.

      à part cela Aude, merci pour le ton modéré de ton commentaire

    • Avec un peu de retard : Je voulais parler de mon expérience à la CEU, cette rentrée était chahutée et je n’ai pas eu le temps. Donc rapidement avant de revenir sur le sujet.

      J’ai travaillé sur des projets en coopération très étroite avec les département environnement et géographie de la CEU entre 1995 et 2002, en particulier avec un remarquable prof qui s’appelle Ruben Mnatsakanian. je voulais juste rappeler que la CEU a été un lieu de recherche et de réflexion important sur l’espace post soviétique et les pays ex-socialiste, une formidable opportunité pour des centaines voire des milliers d’étudiantes et d’étudiants d’Asie centrale, du Caucase, des pays de l’Est, d’Ukraine, de Russie, etc... qui sans les programmes de la CEU n’auraient jamais eu les moyens financier d’étudier dans leurs pays. La sélection des dossiers se faisait de manière très sérieuse et transparente. Ruben se déplaçait dans tous les pays pour mener les entretiens, longuement rencontrer les candidats, ensuite les décisions étaient prises de manière collégiales, après de longues discussions, jamais à la légère et surtout sans aucune considération pour les origines sociales ou la « richesse » supposées des candidats... La formation était excellente et je garde encore aujourd’hui - 20 ans après - de très bonnes relations de travail avec certain·es de ces étudiant·es. La nébuleuse des organisations et ong soutenues par Soros, c’est autre chose et je ne préjuge pas ici de ses intentions ou de ses crapuleries, j’ai juste expérimenté en live à quel point cette université a été importante pour toute une génération d’étudiant·es, et plus récemment de réfugiés et migrants qui avaient accès à l’enseignement supérieur.

      Le reste plus tard.

  • Soros, suprémaciste & censeur diaboliques
    http://www.dedefensa.org/article/soros-supremaciste-censeur-diaboliques

    Soros, suprémaciste & censeur diaboliques

    L’activisme de George Soros ne connaît ni fatigue, ni limites, ni frontières bien entendu. Il s’avère que les récentes actions de censure des “titans hightech” type-GAFA, d’ailleurs promises à se poursuivre et destinées à limiter sinon à annihiler toutes les poussées qui contiendraient des éléments antiSystème, – conservateurs, populistes, souverainistes, traditionnalistes, prorusses, etc., – peuvent être considérées comme ayant eu leur origine dans une initiative de Soros et de ses diverses organisations, sous la forme d’un mémo de 49 pages datant de janvier 2017. A l’époque, ce document avait été fuité d’une réunion en Floride d’une centaine de donateurs soutenant l’initiative et publié par The Daily Beast. Il resurgit aujourd’hui, notamment dans une publication (...)

  • Les médias émergents font peur aux monopoles
    http://www.dedefensa.org/article/les-medias-emergents-font-peur-aux-monopoles

    Les médias émergents font peur aux monopoles

    Les médias au service de la parole oligarchique dominante ont raison de se faire du mauvais sang. L’immense majorité des lecteurs sains d’esprit boude les chiens de garde d’une rectitude politique qui bat de l’aile et le commun des mortels souhaite qu’on lui présente le monde tel qu’il est, sans cinéma.

    Dénigrer les nouveaux médias alternatifs

    Nous assistons, depuis peu, à une levée de boucliers des grands médias et de leurs patrons, ces derniers étant les commanditaires du Forum économique de Davos. De même, ceux qui s’occupent de régenter l’espace médiatique, à l’instar de l’ancienne responsable de la propagande canadienne, Mélanie Joly, y sont venus rencontrer des oligarques de la trempe de George Soros, le temps (...)

  • Bannon déménage en Europe pour mettre en place The Movement, une fondation populiste pour rivaliser avec George Soros et déclencher une révolte de droite à travers le continent.


    https://www.thedailybeast.com/inside-bannons-plan-to-hijack-europe-for-the-far-right
    L’ancien conseiller en chef de la Maison Blanche a déclaré à The Daily Beast qu’il créait en Europe une fondation appelée The Movement, dont il espère qu’elle mènera une révolte populiste de droite à travers le continent à partir des élections du Parlement européen au printemps prochain.

    Au cours de l’année écoulée, Bannon a eu des entretiens avec Nigel Farage et des membres du Front National de Marine Le Pen (récemment rebaptisé Rassemblement National) à l’Ouest, du Hongrois Viktor Orban et des populistes polonais de l’Est.
    Bannon est convaincu que les années à venir marqueront une rupture radicale par rapport aux décennies d’intégration européenne. « Le nationalisme populiste de droite est ce qui arrivera. C’est ce qui gouvernera », a-t-il dit au Daily Beast. « Vous allez avoir des États nations avec leurs propres identités, leurs propres frontières. »
    Les mouvements de base sont déjà en place en attendant que quelqu’un maximise leur potentiel. "Ce sera instantané - dès que nous appuierons sur le bouton, a-t-il dit.

    Faut-il s’en inquiéter ? J’ai bien l’impression. N’oubliez pas que Bannon a été le stratège de Trumps tout au long de la campagne de 2016.

    L’homme n’est PAS stupide, il sait comment jouer le jeu de la politique identitaire.
    #Bannon #Europe

  • Hungary to criminalise migrant helpers in crackdown

    The Hungarian government has drafted new laws to criminalise those who help irregular migrants seeking asylum.

    If passed in its current form, the legislation could make printing leaflets with information for asylum-seekers and offering them food or legal advice a criminal offence.

    The constitution will also be amended to prevent other EU countries from transferring asylum seekers to Hungary.

    Nationalist Prime Minister Viktor Orban is defying EU policy on migration.


    http://www.bbc.com/news/world-europe-44288242
    #Hongrie #criminalisation #solidarité #délit_de_solidarité #migrations #asile #réfugiés

    • Ungheria, il reato di solidarietà

      In Ungheria, il governo di Viktor Orban ha presentato in Parlamento un “pacchetto” di misure – che comprendono anche una modifica alla Costituzione – volte a “contrastare l’immigrazione irregolare”.

      La stampa magiara ha ribattezzato le riforme col nome di “Stop Soros”, perché lo scopo dichiarato dal governo è quello di colpire le Ong impegnate in attività di solidarietà e di sostegno ai richiedenti asilo e ai rifugiati: e poiché alcune di queste Ong fanno capo a George Soros, o ricevono finanziamenti dalle sue Fondazioni, tutto viene presentato come una battaglia tra il premier ungherese e lo stesso Soros.

      In realtà, ciò che Orban intende colpire è quella parte della società civile ungherese che si impegna per fornire assistenza ai rifugiati, ma anche per garantire i diritti umani dei migranti e dei transitanti. Così, le riforme proposte dall’esecutivo Orban sono un esempio, sicuramente estremo, di una tendenza che si va diffondendo in Europa: quello di criminalizzare la solidarietà e l’impegno civile, trasformandoli in reati.

      Chi scrive non è esperto di cose ungheresi, né conosce a fondo il dibattito che si è sviluppato nel paese magiaro. Per la vicenda della riforma cosiddetta “Stop Soros” si rimanda, in lingua italiana, agli articoli usciti in questi giorni su Il Manifesto, Il Fatto Quotidiano, o su Il Post. Chi è in grado di leggere in inglese può rivolgersi al Guardian, o può vedere i comunicati dell’Hungarian Helsinki Committee, una delle Ong prese di mira dalla furia di Orban.

      Qui, più semplicemente, si propone la traduzione in italiano di una delle norme più controverse del “pacchetto”, quella che riguarda appunto il reato di solidarietà.

      Il testo che trovate qui sotto è tradotto dalla versione non ufficiale in inglese a cura dello stesso Hungarian Helsinki Committee. È quindi la “traduzione di una traduzione”, con i limiti che questo può comportare, e che si possono facilmente immaginare: ma sembra comunque utile per capire più a fondo le forme e i modi in cui viene articolato il “reato di solidarietà” nel dispositivo della riforma. I fortunati lettori che sono in grado di leggere in lingua ungherese possono trovare la versione originale qui.

      https://www.a-dif.org/2018/06/01/ungheria-il-reato-di-solidarieta

    • La Hongrie criminalise les #ONG qui aident les demandeurs d’asile

      Le parti du Premier ministre hongrois a voté ce mercredi une loi qui pourrait conduire à des peines de prison pour toute personne assistant des migrants en situation illégale ou non.

      Viktor Orbán ne se soucie décidément plus des injonctions européennes sur ses dérives autoritaires. Ce mercredi, le Premier ministre hongrois et son parti ultraconservateur, le Fidesz, qui a une large majorité au Parlement, ont voté la loi dite « Stop Soros », du nom du milliardaire américano-hongrois devenu la bête noire du régime. Cette loi initialement présentée en février a été modifiée après les élections législatives du 8 avril qui ont vu une large victoire pour le parti au gouvernement. Elle prévoit maintenant une criminalisation des personnes qui viendraient en aide aux demandeurs d’asile et aux réfugiés.

      « Un avocat pourrait se trouver condamné à une peine jusqu’à un an d’emprisonnement pour avoir apporté des informations sur la procédure de demande d’asile, par exemple, explique le porte-parole d’Amnesty International Hongrie, Aron Demeter. Le but de cette loi est clairement de viser le personnel des ONG. »

      A lire aussi:Hongrie : soupçons de fraudes électorales autour du clan Orbán

      Le texte prévoit aussi qu’en cas de suspicion d’aide aux demandeurs d’asile, l’Etat pourra interdire à la personne concernée de se rendre dans un rayon de 8 kilomètres autour de la frontière. « La loi est assez vague, dans son état actuel, pour que l’aéroport soit compris dans la définition de frontière, détaille András Lederer du Comité Helsinki hongrois pour la défense des droits de l’Homme, une des ONG visées. Des personnes seulement suspectées de violer cette loi pourraient se trouver interdites de quitter le territoire hongrois. »

      Présenté sous sa nouvelle version le 29 mai, le projet de loi a été soumis à l’étude d’un comité parlementaire, jeudi 14 juin. « C’est incroyable, il n’y a eu absolument aucun débat lancé par l’opposition sur ce texte », reprend András Lederer. Quelques minutes auront suffi pour adopter le texte.
      Acharnement législatif

      Ce dernier texte arrive après un an d’attaques répétées par le Fidesz contre les organisations internationales. Depuis juin 2017, le gouvernement force toutes les organisations qui reçoivent des financements de l’étranger à se déclarer et à inscrire la mention « Financé par une institution étrangère » sur tous leurs documents. Une inscription rendue péjorative par la rhétorique gouvernementale.

      Peu après les élections, en avril, des médias proches de Viktor Orbán ont sorti une liste de soi-disant « mercenaires » de George Soros, qui l’aideraient à mener « son plan pour faire venir des immigrés illégaux en Europe », selon les propos du Premier ministre. Dans cette liste, étaient nommés des universitaires, des journalistes d’opposition et des membres du personnel d’ONG qui aident les demandeurs d’asile et réfugiés.

      Le 12 juin, un ancien parlementaire du parti allié au Fidesz, les Chrétiens-Démocrates, a tenu une conférence de presse devant l’immeuble où se trouvent les locaux d’Amnesty International à Budapest. « Il a collé des affiches sur notre porte, disant que nous promouvons la migration », décrit Aron Demeter. Deux jours plus tard, c’est l’ONG hongroise Menedék d’entraide aux réfugiés qui a fait les frais d’une même action.
      La droite européenne impuissante

      Ces campagnes de discréditations portent leurs fruits. Le 15 mai dernier, la fondation philanthropique Open society de George Soros a annoncé que, sous les pressions du gouvernement, elle quittait ses bureaux européens de Budapest pour déménager à Berlin, en Allemagne. De leur côté, Amnesty International et le Comité Helsinki hongrois assurent qu’ils ne partiront pas du pays, quitte à attaquer cette nouvelle loi devant la Cour de justice de l’Union européenne.

      Aron Demeter comme Andra Lederer appellent la Commission européenne à lancer immédiatement une procédure d’infraction contre cette loi. « Les Etats de l’UE devraient exprimer fortement leur indignation face à cette attaque contre la société civile, l’Etat de droit et le principe de solidarité », déclare le porte-parole d’Amnesty International.

      Jusqu’à présent, les critiques contre le régime de Viktor Orbán ont été mesurées au niveau européen. Le Parti populaire européen (PPE) qui réunit plusieurs partis de centre droit et dont fait partie le Fidesz, a tout de même demandé au Premier ministre hongrois d’attendre les conclusions de la Commission Venise pour la démocratie par le droit du Conseil de l’Europe sur ce projet de loi, qui doivent être publiées vendredi. Le 2 juin, le CDA, parti néerlandais membre du PPE, a adopté une motion pour que le Fidesz soit exclu du groupe européen.

      Ignorant ces menaces, le gouvernement hongrois a voté le texte « Stop Soros » ce mercredi. « Le fait que le projet de loi suive son cours en Hongrie et la publication de l’avis de la Commission de Venise sont des procédures indépendantes, affirme le directeur Presse du groupe PPE au Parlement européen, Pedro Lopez de Pablo. Comme on l’a fait par le passé avec la Hongrie et avec la Pologne, nous allons demander aux gouvernements hongrois de faire tous les changements au projet de loi que la Commission de Venise demande. Si ce n’est pas fait, comme on l’a aussi déjà effectué pour la Pologne, on demandera l’ouverture des procédures prévues dans les traités européens pour atteinte aux principes fondamentaux de l’UE. »

      http://www.liberation.fr/planete/2018/06/20/la-hongrie-criminalise-les-ong-qui-aident-les-demandeurs-d-asile_1659369

    • ‘Hungary is the worst’: Refugees become punching bag under PM Viktor Orban

      A proposed law seeks to criminalise anyone who helps refugees, as atmosphere turns ’toxic’

      Hidden behind an overbearing, protective metal door in the centre of Budapest is the entrance to the Hungarian branch of Amnesty International.

      For Julia Ivan, the director of Amnesty here, the events of recent months have certainly given her reason to feel cautious.

      “The atmosphere towards migrants and those trying to support them has become so toxic here.”

      She pauses, her voice expressing the incredulity she feels.

      A former human rights lawyer, Ms Ivan joined the organisation to advocate for human rights defenders abroad.

      “However, as things in Hungary are changing we are now trying to raise awareness about Hungarian human rights defenders who are being attacked,” Ms Ivan tells The Independent.

      Interns, she says, are too scared to return to the NGO, after a narrative shift when it comes to humanitarian work.

      “The interns that we took on last year to work for us this summer all completed their basic training and orientation.

      “Then we had the “Stop Soros” bill in February and Viktor Orbán’s re-election in April and not one of them will still come to work here this summer.

      “They are all terrified what working for an organisation like Amnesty International will mean for them and their futures – this is in a EU country.”

      In 2018 – despite its rich multicultural history – Hungary has become the most anti-migrant country in Europe.

      Consulting firm Gallup recently devised a Migrant Acceptance Index to measure how accepting populations were on issues such as “an immigrant becoming your neighbour”.

      Hungary recorded the third-worst score in the entire world.

      Hungary’s Prime Minister, Viktor Orbán of the Fidesz party, was re-elected for a fourth term in April’s landslide election win, and relentlessly campaigned to a drumbeat of xenophobic rhetoric – laying the blame for the entirety of Hungary’s woes, from its collapsing education system to widespread political corruption, at the feet of the migranj.

      Mr Orban, who enjoys near messianic levels of popularity, has been labelled the EU’s answer to Vladimir Putin and has referred to all refugees as “Muslim invaders” and migrants trying to reach Hungary as a “poison” that his country does not need.

      Buoyed by the election outcome, Mr Orbán’s government has submitted a new piece of anti-migrant legislation, informally called the “Stop Soros” bill.

      The proposition is named after the American/Hungarian billionaire and civil society donor, George Soros, who Mr Orbán claims is trying to “settle millions from Africa and the Middle East” to disrupt Hungary’s homogeneity.

      Controversially, the bill declares that any NGOs that “sponsor, organise or support the entry or stay of third-country citizens on Hungarian territory” will be viewed as a “national security risk”.

      NGOs will have to obtain permission from Hungary’s interior minister to continue to operate and those breaking the rules to support migrants of any kind have been told they will be fined and shut down.

      Incredibly, their employees could then also face jail time.

      “The constant stoking of hatred by the current government for political gain has led to this latest shameful development, which is blatantly xenophobic and runs counter to European and international human rights standards and values,” Zeid Ra’ad al-Hussein, the United Nations high commissioner for human rights (Unhcr), has said.

      According to the Hungarian Helsinki Committee (HHC), just 1,216 asylum seekers were granted protection in Hungary in 2017.

      In the same year, 325,400 asylum seekers were granted protection in Germany, followed by 40,600 in France, 35,100 in Italy, 34,000 in Austria and 31,200 in Sweden.

      A further 2,880 applications were rejected and recognition rates for those arriving from war zones such as Syria and Iraq even remain low.

      The country also refused to resettle even one refugee from the inundated Italy and Greece as part of the EU’s mandatory quota programme.

      Orbán’s government has implemented a three-pronged strategy to attempt to eradicate the arrival of refugees in Hungary.

      The “keep them out” policy was signposted by the triumphant construction, in June 2015, of a mammoth 175km long, 4m high razor wire fence on the Hungarian-Serbian border.

      This impenetrable barrier was later extended to the Hungarian-Croatian frontier.

      A highly controversial “pushback law” was also introduced, whereby potential refugees caught in the country with no legal documentation could be removed by any means possible to Serbia.

      Medecins Sans Frontieres (MSF), which provides medical treatment to refugees on the Serbian side of the frontier, has recorded hundreds of cases of intentional injuries allegedly perpetrated by Hungarian border patrols during “pushbacks” – a claim that the Hungarian government has denied.

      They include beating injuries, dog bites and irritation from tear gas and pepper sprays.

      Between January 2016 and February 2017, MSF also recorded that just over one in five of these alleged attacks were inflicted on children.

      “This pushback law is completely arbitrary and massively contradicts EU law,” says Gabor Gyulai, director of the HHC.

      “Violence is a clear accompanying phenomenon of the pushback policy.”

      To action asylum requests from those fleeing conflict, the government has set up two transit camps outside the Hungarian border towns of Tompa and Roeszke to house applicants.

      In 2016, 60 refugees were allowed to enter the transit zones per day but the HHC believes this has plunged to a mere one person a day, on average, at each site.

      This tactic is designed to split up entire families for an infinite time period.

      Refugees fortunate to be allowed to cross into Hungary then experience the second carefully calculated prong – “detain them all”.

      Living conditions are “absolutely inhumane”, according to the HHC.

      “We know what is going on there, it is like a military camp where you are guarded everywhere, minimal privacy,” Mr Gabor says.

      “Plus you live in a shipping container and we have a continental climate. In the summer, temperatures can easily reach 40 degrees inside.

      “Many of the adults who arrive are already in poor mental health; they have been tortured or witnessed death.

      “Then they are then stuck in a space a few metres squared in size.

      Although NGOs are offering psychological assistance to the asylum-seekers, they are denied the opportunity to take it.

      “We have an NGO here, the Cordelia Foundation, which can provide specialist psycho-therapeutic assistance to these individuals but they are not allowed to do so by the government.”

      “It is totally senseless and completely inadequate for the vulnerable.”

      The third deterrent strategy deployed is the “withdrawal of integration support”, which occurs if a refugee is granted permanent residency in Hungary.

      Individuals are transferred to a reception centre near the remote Austrian border town of Vámosszabadi.

      They are given 30 days free board and food and then left to fend for themselves, provided with no language courses or labour integration – as occurs in many other European countries.

      Abdul, a young man from Afghanistan, currently resides in the run-down and very decrepit facility in Vámosszabadi.

      Granted asylum in Hungary after an arduous journey via Iran, Turkey and Serbia, Abdul received death threats from the Taliban for working as an English translator for American troops stationed in his home country.

      “I want to scream, I am going crazy,” he says.

      Abdul claims that those staying at the centre have been the victim of beatings from both security personnel and local residents, which is why he would like to use a pseudonym.

      When approached by The Independent for comment, the Hungarian government refused to address the accusations.

      “I have travelled through so many different places, I thought I would drown in the sea, but Hungary is the worst.

      “The people here, they hate us and the conditions here and on the border are not fit for animals.

      “I have seen my friends beaten, refused food, we are treated like inmates here, second class humans, not actual people with needs and hopes.”

      Like others granted refugee status in Hungary, Abdul planned to leave as soon as his reception permit expired and head for Western Europe.

      The Unhcr has now taken the unprecedented step of urging EU states to stop returning asylum seekers to Hungary over fears about their security on arrival.

      “There is no future here unless you are Hungarian,” Abdul adds. “Europe has forgotten us.”

      https://www.independent.co.uk/news/world/europe/hungary-refugees-immigration-viktor-orban-racism-border-fence-a844604

    • La Commission européenne forme un #recours contre la Hongrie devant la #CJUE

      19.07.2018 – Commission européenne - Recours en manquement -
      Migration et asile

      (...)

      MIGRATION ET ASILE : LA COMMISSION FRANCHIT DE NOUVELLES ÉTAPES DANS DES
      PROCÉDURES D'INFRACTION OUVERTES CONTRE LA HONGRIE

      La Commission européenne a décidé aujourd’hui de former un recours
      contre la Hongrie devant la Cour de justice de l’Union européenne pour
      non-conformité de sa législation en matière d’asile et de retour avec
      le droit de l’Union. La Commission a également envoyé aujourd’hui une
      lettre de mise en demeure à la Hongrie concernant une nouvelle
      législation hongroise qui érige en infractions pénales les activités
      de soutien aux demandes d’asile et de séjour et restreint davantage
      encore le droit de demander l’asile. Au sujet de la saisine de la Cour
      pour non-respect de la législation de l’Union en matière d’asile et de
      retour : la Commission a lancé pour la première fois une procédure
      d’infraction contre la Hongrie au sujet de sa législation en matière
      d’asile en décembre 2015. À la suite d’une série d’échanges au
      niveau tant administratif que politique et de l’envoi d’une lettre de
      mise en demeure complémentaire, la Commission a adressé un avis
      motivé à la Hongrie en décembre 2017. Après avoir analysé la
      réponse fournie par les autorités hongroises, la Commission considère
      que la plupart des préoccupations soulevées n’ont toujours pas été
      abordées et a donc à présent décidé de former un recours contre la
      Hongrie devant la Cour de justice de l’Union européenne, la dernière
      étape de la procédure d’infraction. Au sujet de la lettre de mise en
      demeure concernant la nouvelle législation hongroise qui érige en
      infractions pénales les activités de soutien aux demandes d’asile :
      cette nouvelle législation – baptisée « Stop Soros » par les
      autorités hongroises – érige en infraction pénale toute assistance
      offerte par des organisations nationales, internationales et non
      gouvernementales ou par toute personne à des personnes qui souhaitent
      introduire une demande d’asile ou de permis de séjour en Hongrie. Cette
      législation comprend également des mesures qui restreignent les
      libertés individuelles, en empêchant toute personne faisant l’objet
      d’une procédure pénale au titre de cette législation d’approcher les
      zones de transit aux frontières hongroises où les demandeurs d’asile
      sont retenus. Les sanctions vont d’une détention temporaire à une
      peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à un an et à l’expulsion du
      pays. En outre, la nouvelle législation et une modification
      constitutionnelle ont instauré de nouveaux motifs pour déclarer une
      demande d’asile irrecevable, en limitant le droit d’asile aux seules
      personnes qui arrivent en Hongrie directement depuis un lieu où leur
      vie ou leur liberté sont menacées. La Commission est donc parvenue à
      la conclusion que la Hongrie manque aux obligations qui lui incombent en
      vertu des traités de l’Union, de la législation de l’Union et de la
      charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Les autorités
      hongroises disposent de deux mois pour répondre aux préoccupations
      exprimées par la Commission. La Commission est prête à soutenir les
      autorités hongroises et à les aider à remédier à ce problème. Pour
      de plus amples informations, voir la version intégrale du communiqué
      de presse.

      Lettres de mise en demeure

      MIGRATION LÉGALE : LA COMMISSION INVITE INSTAMMENT LA HONGRIE À METTRE
      EN ŒUVRE CORRECTEMENT LA DIRECTIVE SUR LES RÉSIDENTS DE LONGUE DURÉE

      La Commission a décidé ce jour d’envoyer une lettre de mise en demeure
      à la Hongrie au motif qu’elle exclut les ressortissants de pays tiers
      ayant le statut de résident de longue durée de l’exercice de la
      profession de vétérinaire et ne met donc pas correctement en œuvre la
      directive sur les résidents de longue durée (directive 2003/109/CE du
      Conseil). La directive exige que les ressortissants de pays tiers qui
      résident légalement dans un État membre de l’UE depuis au moins cinq
      ans bénéficient d’un traitement égal à celui des ressortissants
      nationaux dans certains domaines, y compris l’accès aux activités
      salariées et indépendantes. La législation hongroise n’autorise pas
      les ressortissants de pays tiers ayant la qualité de vétérinaire
      professionnel, y compris ceux ayant obtenu leur diplôme en Hongrie, à
      exercer leur profession dans le pays. La Hongrie dispose à présent de
      deux mois pour répondre aux arguments avancés par la Commission.

      MIGRATION LÉGALE : LA COMMISSION DEMANDE À 17 ÉTATS MEMBRES DE METTRE
      EN ŒUVRE LA DIRECTIVE SUR LES ÉTUDIANTS ET LES CHERCHEURS DE PAYS
      TIERS

      La Commission a décidé aujourd’hui d’envoyer des lettres de mise en
      demeure à 17 États membres (AUTRICHE, BELGIQUE, CROATIE, CHYPRE,
      RÉPUBLIQUETCHÈQUE, FINLANDE, FRANCE, GRÈCE, HONGRIE, LETTONIE,
      LITUANIE, LUXEMBOURG, POLOGNE, ROUMANIE, SLOVÉNIE, ESPAGNEET SUÈDE)
      pour défaut de communication de la législation nationale destinée à
      transposer intégralement la directive relative aux conditions
      d’entrée, de séjour et de mobilité sur le territoire de l’Union des
      ressortissants de pays tiers à des fins de recherche, d’études, de
      formation, de volontariat et de programmes d’échange d’élèves ou de
      projets éducatifs et de travail au pair (directive 2016/801). Les
      États membres avaient jusqu’au 23 mai 2018 pour mettre leur
      législation nationale en conformité avec cette directive et en
      informer la Commission. Ils ont à présent deux mois pour transposer
      intégralement la directive en droit national. À défaut, la Commission
      pourrait envisager de leur adresser des avis motivés.

      Source : Commission européenne - Communiqué de presse

      http://europa.eu/rapid/press-release_IP-18-4522_fr.htm

  • « Réprimées » en Hongrie, les fondations du milliardaire George Soros quittent le pays
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2018/05/15/reprimees-en-hongrie-les-fondations-du-milliardaire-george-soros-quittent-le

    Les Fondations Open Society, présentes depuis plusieurs décennies en Hongrie, dénoncent les politiques «  répressives  » du gouvernement de Viktor Orban.

    Cibles des critiques depuis plusieurs années du président hongrois Viktor Orban, les fondations du milliardaire américano-hongrois George Soros ont annoncé mardi 15 mai qu’elles allaient quitter la Hongrie. Dans un communiqué, les organisations, présentes depuis plusieurs décennies en Hongrie, précisent qu’elles comptent déménager à Berlin face aux politiques « répressives » du gouvernement de M. Orban.

    « Confrontées à un environnement politique et juridique de plus en plus répressif en Hongrie, les Fondations Open Society déplacent leurs opérations internationales et leur personnel de Budapest vers la capitale allemande. »

    Le seul endroit où il n’y a pas de #guillemets au mot répressif c’est à l’intérieur des guillemets généraux de la citation du communiqué de la Fondation…

    • Un projet de loi examiné au Parlement permettrait au ministre de l’intérieur d’interdire toute organisation non gouvernementale (ONG) active dans le domaine de l’immigration et qui serait considérée comme un « risque à la sûreté nationale ». Il prévoit également d’imposer une taxe de 25 % sur les dons venant de l’étranger destinés aux ONG qui soutiennent les réfugiés. Ce texte a été vivement critiqué par l’Union européenne.

  • What I Learnt In Silicon Valley
    https://hackernoon.com/what-i-learnt-in-silicon-valley-3878a05713f2?source=rss----3a8144eabfe3-

    I spent the last week meeting Entrepreneurs and Venture Capitalists in California.I was trying to figure out what makes people in Silicon Valley and LA special.What do they believe here that we don’t ?I’ve lived in Singapore, New York and London….but there is something different about the West Coast.Here’s what I learnt.1. Believe In Change And InnovationMost fortunes across history are built on change.These days we all confuse technology with change, but if you look at entrepreneurs and billionaires like Henry Ford, Warren Buffett, George Soros, Joseph Safra, Jacob Rothschild and Steve Schwarzmann, they aren’t technology investors, they are change investors.Each one of them saw, understood and invested in change, and benefited from it.All of them understood changes in their economies, (...)

    #startup #entrepreneurship #whatilearnt #wall-street #silicon-valley

  • Les étranges fréquentations antisémites de la droite israélienne

    19 FÉVRIER 2018 PAR THOMAS CANTALOUBE
    Depuis plusieurs années, Benjamin Netanyahou et le Likoud n’hésitent plus à franchir ce qui était autrefois une ligne rouge évidente : la proximité avec des dirigeants et des partis politiques européens et américains flirtant avec la xénophobie et le rejet des juifs.

    C’était sans doute le symbole de trop. Le symbole trop évident d’une collusion qui aurait été jugée encore impensable il y a une quinzaine d’années en Israël : celle de la droite nationaliste israélienne avec la mouvance antisémite. Début septembre 2017, Yair Netanyahou, le fils du premier ministre, désireux de défendre son père contre diverses accusations, postait sur Facebook une caricature qui montrait le milliardaire George Soros en train de manipuler une créature reptilienne dirigeant une figure au nez crochu qui, elle-même, tire les ficelles de l’ancien chef de gouvernement travailliste Ehud Barak et de deux autres citoyens israéliens.

    Si Yair Netanyahou, du haut de ses 26 ans et de ses études en histoire, philosophie et relations internationales à l’université hébraïque de Jérusalem, n’avait pas décodé le caractère profondément antisémite du dessin qu’il promouvait, les experts en la matière ne s’y sont pas trompés. Ainsi l’ancien grand sorcier américain du Ku Klux Klan et négationniste notoire David Duke tweetait : « Bienvenue au club, Yair, c’est extraordinaire, waouh ! » Quant au fondateur du site néonazi Daily Stormer, Andrew Anglin, il écrivait : « Yair Netanyahou est un vrai frangin. Bientôt, il va appeler au gazage. »

    Mais ce faux pas de Yair Netanyahou qui, face au tollé provoqué en Israël et dans la communauté juive à travers le monde, avait retiré sa caricature au bout de quelques heures, ne surgit pas de nulle part. George Soros, d’origine juive hongroise, est un philanthrope qui finance nombre de mouvements et d’associations « libérales » (au sens économique et politique du terme). Il est par ailleurs opposé aux politiques d’annexion des territoires palestiniens par les Israéliens. Mais il est surtout devenu, depuis trois décennies, un des épouvantails favoris des sphères d’extrême droite sur la planète : la figure emblématique du riche juif qui cherche à influencer la marche du monde.

    Attention : dessin antisémite ! Yair Netanyahou ne l’avait visiblement pas décodé, et il s’est attiré les félicitations de néonazis notoires
    Cette caricature antisémite de Soros est un “mème” dans les différentes fachosphères, mais également au-delà, comme on a pu le constater début février 2018 quand le quotidien conservateur britannique le Daily Telegraph a fait sa une sur « L’homme qui a dévalisé la Banque d’Angleterre appuie un plan secret visant à faire dérailler le Brexit ». Ou comment chausser ses gros sabots bourrés de sous-entendus. C’est ce qu’a fait remarquer sur Twitter le rédacteur en chef du Jewish Chronicle et partisan du Brexit Stephen Pollard : « L’article du Telegraph est dégueulasse en raison de l’idée qu’il y a un “plan secret”. Soros est incroyablement transparent dans ce qu’il fait. On peut dire qu’on n’est pas d’accord avec lui, très bien. Mais l’idée d’un plan secret est exactement le thème utilisé en Hongrie et ailleurs précisément parce qu’il est juif. »

    Pollard fait référence à des affiches déployées en juillet 2017 en Hongrie dans laquelle le Fidesz, le parti du premier ministre Viktor Orban, utilisait Soros somme repoussoir avec des slogans du type : « 99 % des gens rejettent l’immigration illégale. Ne laissons pas Soros avoir le dernier mot. » La communauté juive de Hongrie avait immédiatement réagi en dénonçant l’antisémitisme latent d’une telle campagne ; l’ambassadeur d’Israël à Budapest avait exigé le retrait de cet affichage, avant d’être contredit par… son premier ministre, Benjamin Netanyahou qui avait rappelé qu’il était parfaitement légitime de critiquer Soros. Autrement dit, le chef du gouvernement israélien soutenait la liberté d’expression des amis politiques d’Orban (eux-mêmes peu portés sur cette notion) contre le sentiment éprouvé par de nombreux juifs européens.

    Que les idées professées et financées par George Soros déplaisent à Netanyahou est une chose, mais que celui-ci en fasse à son tour un épouvantail et qu’il accoure à la rescousse de ceux qui manient avec plus ou moins de subtilité les antiques métaphores antisémites est significatif. Le premier ministre israélien a d’ailleurs remis le couvert en accusant début février 2018 Soros de se trouver derrière les manifestations lui demandant de renoncer à l’expulsion de migrants et demandeurs d’asile africains. Il n’a apporté aucune preuve de cette affirmation et Soros l’a démenti. Ce qui a conduit le journaliste israélien de Haaretz Chemi Shalev à dénoncer la rhétorique du patron du Likoud : « En se focalisant sur le Soros juif, Netanyahou se positionne avec son parti épaule contre épaule avec les ordures antisémites. Pire, il salit Israël. »

    « Peut-être que les efforts persistants de son gouvernement pour assimiler l’opposition à ses politiques vis-à-vis des Palestiniens à un nouvel antisémitisme a fait oublier à Netanyahou que la figure historique de la détestation des juifs n’est pas le soldat israélien ou le colon juif, mais les juifs riches et cosmopolites comme Soros, qui étaient accusés de fomenter la souillure de la race aryenne ou la contamination du sang chrétien par le biais de l’invasion du pays par des réfugiés inférieurs et malveillants. L’État juif ne peut techniquement pas être accusé d’antisémitisme, mais quand Netanyahou accuse sans cesse Soros, il fait partie de ceux qui applaudissent cet antisémitisme. »