person:noam chomsky

  • Culpabilité par association ? L’arrestation de l’ami d’Assange , Ola Bini n’a aucun fondement
    http://enuncombatdouteux.blogspot.com/2019/05/culpabilite-par-association.html

    Ola Bini, expert en cyber-sécurité et en protection de la vie privée, a été arrêté en Équateur le jour même où l’Équateur a révoqué l’asile de Julian Assange. Un tribunal a maintenant confirmé sa détention provisoire, alors que ses parents et ses avocats ont déclaré que rien ne le justifiait.
    https://www.youtube.com/watch?v=WfCGNMWTb9A


    GREG WILPERT : Ola Bini, un ami du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a été condamné à rester en prison jeudi dans le cadre de son appel à la libération d’une prison équatorienne. Bini, un expert en cyber-sécurité, est en prison depuis le jour où l’Équateur a révoqué l’asile de Julian Assange à l’ambassade de l’Équateur à Londres. Les procureurs ont vaguement accusé Bini d’avoir piraté les ordinateurs du gouvernement équatorien, mais n’ont porté aucune accusation précise contre lui. Un panel d’appel de la cour provinciale de Quito a décidé, après trois heures de délibérations, que Bini devait rester en prison pendant que l’enquête se poursuivait. Les procureurs ont fait valoir que Bini représentait un risque de fuite et pouvait interférer dans l’enquête.

    Je suis Sharmini Peries venant de Baltimore. Lorsque le gouvernement équatorien a révoqué l’asile de Julian Assange et l’a expulsé de l’ambassade à Londres le 11 avril, il a également arrêté un de ses amis, Ola Bini, qui vivait en Équateur. Il a été arrêté le même jour. Le gouvernement équatorien accuse Ola Bini, citoyen suédois, d’avoir aidé Assange à pirater les ordinateurs du gouvernement équatorien, y compris le téléphone du président Moreno. Les amis et la famille de Bini nient avec véhémence qu’il serait impliqué dans de telles activités, car il est un défenseur bien connu de la confidentialité numérique. Les parents d’Ola Bini, sa mère, Dag Gustafsson, et son père, Gorel Bini, m’accompagnent à présent de Quito, en Équateur, pour débattre de cette affaire. Je vous remercie beaucoup d’être avec nous aujourd’hui.

    Les preuves dont ils disposent sont le livre de Noam Chomsky, deux clés USB et quelques ordinateurs. Il n’ya aucun témoin de crime en cours. Et comme je l’ai dit plus tôt, le crime qu’il était censé commettre n’a pas été précisé. Donc, il n’y a aucune raison légale pour Ola d’être en prison. Alors bien sûr, il devrait être libéré jeudi.

    #Noam_Chomsky

  • Déclarations de Khaled Nezzar : Aveux d’impuissance des généraux et des médias éradicateurs – Salimsellami’s Blog
    https://salimsellami.wordpress.com/2019/05/01/declarations-de-khaled-nezzar-aveux-dimpuissance-des-generau

    Sous un titre racoleur, le patriotisme de canaille (selon Bertolucci) nous dit que l’ex génénar s’exprime et révèle. De quoi s’agit-il ?
    Aveu du passé :

    Je suis, selon ce qui se dit çà et là, l’homme qui a « refusé » le verdict des urnes et a fait « avorter » une révolution démocratique et sociale en janvier 1992. J’assume d’avoir répondu avec le gouvernement et le Haut Conseil de sécurité à l’appel de l’immense majorité des Algériens pour éviter à l’Algérie l’instauration d’un Etat théocratique.(Khaled Nezzar)

    Est-ce qu’on peut être sérieux en disant que la minorité médiatique et idéologique est légitime pour délégitimer une expression populaire majoritairement antisystème ?

    Est-ce qu’on peut raisonnablement dire que le président par intérim Abou Lahya et le gouvernement de Abou Faracha étaient légitimes en 1992 ? Qu’est ce qui a changé entre 1992 et 2019 pour que les anciens Janvieristes fussent dans la légalité constitutionnelle en refusant le résultat des urnes alors que les Néo Janvieristes soient dans la légitimité populaire contre la légalité constitutionnelle pour ne pas aller au verdict des urnes ? Ils sont tellement convaincus de leur rhétorique stupide qu’ils s’imaginent découvrir la salinité de l’eau de mer et que nous allons boire de leur tasse nauséabonde.

    Il n’y a rien de changé !

    En octobre 1988, en janvier 1992 et en février 2019 nous avons assisté à une opération de communication où se conjuguent la réalisation de ce que Noam Chomsky appelle la fabrique du consentement et de ce que Noémi Klein appelle la stratégie de la terreur psychologique pour imposer :

    – Un libéralisme sauvage

    – Un démantèlement de l’Etat

    – Un alignement idéologique et culturel sur l’Occident athée.

    – Une exclusion de l’arabité et de l’islamité

    – Une terreur ou une confusion telle, qu’il est impossible de voir le réseau maffieux et ses sbires mettant sous emprise la société algérienne, ses ressources et son mental pour qu’il n’y ait jamais une justice, une liberté, une souveraineté, une démocratisation.

    A chaque fois, ils nous servent l’émigration algérienne en France comme étant la paternité du nationalisme algérien pour exclure le peuple algérien et ses Oulémas et ne conserver du 1er Novembre que l’interprétation laïciste et bérbériste, signifiant la libération de l’Algérie du colonialisme musulman et de la langue coranique. Ils ont sapé l’économie, l’école et la culture et ils ont noyauté l’ANP pour la détourner de sa vocation populaire et nationale. Ils ont réalisé ce que le colonialisme n’a jamais pu entreprendre : « Salir l’ANP et le FLN ».

    A chaque fois, ils nous servent Ait Ahmed en guise de référence, oubliant qu’entre Da Hocine Ait Ahmed et ces voyous, il y a non seulement des principes démocratiques, mais surtout l’effusion du sang des Algériens et la destruction de l’Algérie.

    A chaque fois, ils nous servent la peur de l’Etat théocratique. Face à eux il y a les indigents politiques de l’islamisme politique et de l’islamisme maraboutique, versés dans la rente ou dans la revanche, ils peuvent donc les manipuler, en faire des boucs-émissaires, des repoussoirs. Ils détiennent l’économie, la finance, les médias, les chancelleries : Ils peuvent raconter ce qu’ils veulent, personne ne peut les détromper.

    Dans ces moments de confusion, nous voyons de pseudo intellectuels « islamistes » et des agitateurs partisans de « l’islamisme infantile » se mobiliser contre Ghazi Hidouci et affirmer, sur impulsion des laïcistes et des éradicateurs, civils et militaires, que ce dernier est Juif et qu’il aurait judaïsé le Ministère de l’économie. Pourquoi la diffamation et le mensonge, pourquoi la diversion ?

    Le caractère pacifique et insistant du « Harak » les dérange, car ils ne parviennent pas à le caporaliser, il échappe à toute logique. Ils le poussent vers l’émeute, la surenchère et la haine de tous les anciens cadres pour cristalliser les mécontentements vers l’affrontement avec l’armée, le Darak et le Amn Watani. L’affrontement réalise leur vœu le plus cher : Partitionner l’Algérie, impliquer l’armée dans un bain de sang pour la rendre justiciable devant les tribunaux internationaux sinon les pousser à faire des concessions politiques, sécuritaires et économiques sur le plan géostratégique.

    C’est dans cette confusion et dans cette menace qu’ils réalisent le deal passé avec les oligarques qui leur octroient la manne financière de la publicité, de la logistique, des avantages et des salaires. Comme des symbioses, ils vivent les uns et les autres comme des parasites réciproques : Un seul meurt ou s’affaiblit et par effet mutuel l’autre périt avec lui.

    Pour éviter à l’Algérie l’instauration d’un Etat théocratique (Khaled Nezzar)

    Nous sommes dans la posture du serpent qui se mord la queue : Nous sommes revenus à l’équation de départ de 1989 : Que faire des islamistes algériens ? Il faut changer de peuple ou éradiquer l’Algérie ! On va se poser deux questions qui vont montrer l’aveu d’impuissance des éradicateurs laïcistes :

    La première question est liée au devoir de vérité et de justice : Une élection démocratique avec un Président légitime, une remise en marche de la vie parlementaire et une réhabilitation des appareils de sécurité et de justice vont remettre à l’ordre du jour « qui a tué qui », « qui a armé les milices laïcistes », « qui a armé les milices islamistes », qui et qui et pourquoi ? Les familles des victimes (civils et militaires, citadins et ruraux) du terrorisme, des disparus, des déplacés, des internés, des torturés, des exclus vont fatalement exiger des enquêtes et des indemnités. Qui portera la responsabilité ? Qui répondra de la corruption et des richesses accumulées durant la « décennie noire » ? Tous ceux qui ont du sang sur les mains et de l’argent sale dans les poches vont refuser d’aller au verdict des urnes. Tous les voyous et les incompétents vont préférer l’anarchie de « tout le monde est responsable » pour ne pas être tenu pour responsable.

    Ceci dit, il faut souligner une donnée extrêmement importante sur la faute stratégique de Khaled Nezzar en 1992. Le FIS avait gagné les élections législatives, mais il pouvait être mis en échec sur le plan de la bureaucratie et de la nomination des cadres. Même si les parlementaires du FIS prenaient une décision de type « théocratique », le Journal Officiel aux mains de la haute administration pouvait le rendre inopérant en refusant de le publier. Même si le FIS parvenait à proposer un chef de gouvernement, des Ministres, des Walis, des cadres supérieurs, il lui manquerait l’approbation et la validation par deux hommes clés dans le système algérien : Le chef des services de sécurité et le directeur de cabinet du président. Nous aurions été conduit vers l’inertie et la crise politique avec de nouvelles élections ou bien une négociation secrète où le FIS, sans expérience politique et sans stratégie économique et institutionnelle aurait soit perdu la bataille soit fait des concessions majeures.

    Pourquoi aller vers l’affrontement violent alors qu’il y a des possibilités de contenir l’adversaire, de le désarmer et de le défaire ? Pourquoi détruire un pays ?

    La Guerre civile, conjuguée à la perte de souveraineté nationale, masquées sous le vocable de « la lutte antiterroriste », a permis de réaliser quatre objectifs :

    Pillage économique
    Sanction du peuple par les exactions des milices
    Pas de création d’emploi et de stabilité pour générer l’économie informelle et l’import sur les ruines de l’industrie et de l’agriculture algérienne
    L’éradication de l’adversaire idéologique.
    Jusqu’à la dernière minute, le porte-parole du Président – son frère Saïd – s’est accroché au pouvoir, multipliant les tentatives de diversion, les manœuvres, les manigances désespérées pour garder la haute main sur les affaires du pays. (Khaled Nezzar)

    C’est du vent médiatique, Nacer ou Said Bouteflika ne sont que des communicateurs de l’ancien président, le véritable pouvoir est ailleurs. Ils sont, pour cacher la résurgence du système et sa nature réelle, en train de nous envoyer depuis des mois de fausses pistes pour focaliser la colère et lui donner incarnation. Le peuple détruit par la mosquée, l’école et les médias, ne peut comprendre l’abstraction politique et économique, alors ils lui servent du concret personnifié qui le satisfait pour un exorcisme ou une catharsis sociale. Ils font de la diversion à l’image de la citation de Hegel : « Dans la forêt, on entend le vieil arbre qui tombe, mais on n’entend pas la jeune pousse qui émerge »

    Est-ce que Saïd Bouteflika et Tewfik peuvent, à eux seuls, incarner tous les malheurs de l’Algérie. Est-ce qu’on peut leur imputer cette situation de mutation du peuple algérien de résistant au colonisateur à des individualités qui se sont contentés de consommer, de fantasmer et de s’abrutir devant les chaines satellitaires alors que leur pays était pillé, leur école sinistrée, leur mosquée infantilisée et leur jeunesse poussée à devenir proie de la drogue et de la Harga vers l’Europe ? Il y a bel et bien une force organisée, intelligente et maléfique qui a anesthésié le peuple algérien ? Nos élites sont médiocres, serviles et incapables d’assumer leur responsabilité. Notre peuple était brave et travailleur.

    Ni Nezzar, ni ses patriotes ne peuvent nous expliquer les raisons profondes de l’effondrement du système : Ils sont l’excellence de la médiocrité de ce système, ses auxiliaires de service, ses désinformateurs. Ils ont été les sapeurs, parmi tant d’autres certes, mais sans doute les plus influents, de la destruction de l’Algérie. Ils ont sapé la langue, la foi, l’économie, la sécurité, la société sur ordre de qui et pour quels intérêts ? Aujourd’hui ils veulent récupérer la colère populaire, l’instrumentaliser, en faire écran… En même temps ils expriment, paradoxalement, leur crainte d’être submergé. Ils savent qu’il sont visés par le mouvement populaire.

    En effet qui a initié la planification du démantèlement de l’industrie nationale, qui a provoqué la disparition du secteur public et qui a mis fin à la gratuité des services fondamentaux ? Qui avait en charge l’exécution de la démolition des efforts de développement légués par feu Boumediene ? Qui est passé du statut de progressiste au libéral affairiste ?

    Du moment que les choses prenaient une autre tournure et touchaient l’ensemble de la hiérarchie de l’ANP avec des commissions rogatoires qui prétendent enquêter sur toute l’institution militaire (Khaled Nezzar)

    C’est la première fois qu’on lit quelque chose de sensé, même si en vérité nous sommes dans la situation de l’arbre qui se cache derrière la forêt faute de cacher la forêt. J’ai déjà publié mes arguments réfutant la poursuite de Khaled Nezzar par les tribunaux suisses et français. Nous devons laver notre linge sale en famille. Nous devons refuser que la faute d’un homme ou d’un groupe d’hommes puisse rejaillir négativement sur nos institutions et sur notre devenir en tant qu’État et Peuple. Celui qui échappe à la justice de son pays sera exposé à la Justice divine. On ne doit pas chercher la vengeance ou la revanche, même s’il y a mort d’homme surtout lorsqu’il s’agit de hauts responsables : Ce qui nous intéresse est davantage la faute ou l’erreur politique (économique) et non le fautif, pour réformer, rendre justice, mettre fin à l’injustice. Il faut se concentrer sur les processus et ne pas se laisser divertir par les hommes et les choses.

    L’ANP « débarrassée » de ses rentiers historiques et de ses sergents de l’armée française, par l’usure du temps et la mort inévitable, n’a rien à voir dans sa composante humaine actuelle avec les Janvieristes. Bien entendu, on veut la pousser vers l’État d’exception et la guerre civile. Dans un système démocratique, quel que soit le statut de l’armée, les militaires ne peuvent devenir des auxiliaires de la rente ou du sectarisme politique ni un arbitre entre factions et clans.

    Bien entendu, l’histoire rendra son verdict sur le plan idéologique, géopolitique, économique et mettra en évidence le rôle décisif des capitales occidentales, notamment française et américaine, dans l’annulation des élections, la nomination des cadres et la destruction de l’appareil économique.

    Pour l’instant nous savons tous par qui et comment l’ANP a été fragilisée et pour quels buts. Nous savons aussi pourquoi on veut achever le travail de fragilisation : Donner des concessions stratégiques aux étrangers et s’instaurer tutelle politique et idéologique sur l’Algérie.

    La désignation de membres de la société civile représentatifs pour assurer la transition (Khaled Nezzar)

    Un autre aveu d’impuissance et de mauvaise foi ! De quelle transition s’agit-il ? Vers quoi ? De quelle légitimité et sur quels critères politiques et idéologiques tel représentant de la société civile et non tel autre sera désigné ? Nos éradicateurs n’ont pas la probité de répondre.

    Le pire c’est qu’on peut être partisan, sectaire et malhonnête, mais faire son travail avec compétence et relative impartialité, du moins sur le plan formel. Nos médias, non seulement affichent avec prétention leur servitude au système tout en le dénonçant paradoxalement, mais ne donne pas la parole au peuple. Nous n’entendons et ne lisons que les déclarations des élites systèmes, des idiots utiles, des éradicateurs et des voyous. Ils agissent comme « faiseurs d’opinion » au lieu d’être des journalistes informateurs. Ils vivent de la manne financière des entreprises nées par la grâce du système, mais ils ne se considèrent pas comme des « serviteurs du peuple » ni des guides. Ils ne donnent l’opportunité à aucun jeune de s’exprimer, de parler de sa détresse sociale, de son désir de changement et de sa vision sur l’avenir.

    Nous ne voyons que les mêmes figures de 1989-1992 avec quelques nouveaux jeunes cooptés, avec le même discours, le même lexique, le même désir nihiliste. En fouillant un peu, nous voyons la mise en œuvre d’une société parallèle qui tente de prendre en main la « Révolution » populaire, nouveaux syndicats d’étudiants, de magistrats, de travailleurs, d’enseignants : Tous unis par le destin laïciste d’une culture qui n’est pas la nôtre, mais celle de la France.

    On trouve facilement, des ambitieux et des revanchards issus du mouvement islamiste ou des services de sécurité pour faire la promotion des programmes anti nationaux et anti armée nationale.

    Le site Algeriepatriotique, qui renaît pour le service de l’Algérie

    C’est bien dit et authentiquement correct : Maintenant que les affaires de corruption, de blanchiment, de subversion se révèlent dans leur ampleur et leur désastre, il faut se repositionner pour assurer le changement de façade dans la continuité du système. Il s’agit tout simplement de mettre en confiance ses troupes et ses alliés tout en se remettant en position de continuer le pillage économique, la lutte idéologique et l’appropriation du pouvoir sans partage ni légitimité ni légalité ni compétence.

    Les autoproclamés patriotes, démocrates et républicains non seulement excellent dans les syllogismes fallacieux par mauvaise foi, mais empruntent toutes leurs symboliques à la République française et aux techniques de communication idéologique du sionisme tout en s’affichant anti-français et antisionistes. Nous sommes dans le cas d’école du suprême de la lutte idéologique : Dénoncer par l’expression verbale ce qu’on veut imprimer dans la conscience du peuple mis en situation d’hystérie par ses moyens de propagande et de désinformation.

    Nous sommes dans la culture protéiforme, renaitre de ses cendres et se métamorphoser selon les circonstances comme le légendaire Protée de la mythologie grecque et ses troupeaux. Gilles Deleuze a fait une excellente analyse sur les capacités du capitalisme non seulement à se régénérer, mais à recycler ses déchets et à les vendre.

    Je n’ai pas de compte personnel à régler avec ces gens-là, mais du mépris. En effet, ils ont provoqué l’effusion de sang et la mise en panne des réformes politiques et économiques pour une raison simple et mesquine : Continuer à siroter sa bière ou son whisky. Personnellement je n’ai pas d’opposition sauf que j’aurais adhérer si cela se posait dans le cadre des revendications des libertés pour tous d’une part et dans le respect du regard social d’autre part.

    Mon second mépris c’est leur habileté à la lutte idéologique qui consiste à récupérer les égarés et les ambitieux ainsi qu’à noyauter les institutions et les appareils. Pour mon cas personnel, ils se contentaient de publier parfois certaines de mes analyses sans me demander l’autorisation et en sélectionnant ce qui les intéresse sur le plan idéologique. Ainsi ils « expurgent » tous les énoncés coraniques et les Hadiths que je cite et bien entendu reprennent, décontextualisés, les critiques que je fais aux islamistes, aux réformateurs et au système algérien dont tous nous en sommes les produits. Ils arrivent à sauter des phrases et des paragraphes faisant dire à mes textes ce qu’ils avaient envie d’entendre. C’est malhonnête.

    Ils prennent les Algériens pour des demeurés mentaux, alors que la majorité sait que ces médias sont honnis par le peuple qui les traitent de brosse du pouvoir, de porte-voix des éradicateurs et de véhicules tant des ambitions politiques que des convictions idéologiques de leurs parrains financiers.

    L’Algérie ne connaitra la Démocratie, la République et la Souveraineté nationale qu’après l’accès du peuple à l’exercice de l’information et la fin de la relation entre l’information et l’argent, entre l’information et le pouvoir. Pour l’instant et dans la confusion générale, ces médias aux ordres, nous permettent de prendre le pouls de ce qu’on appelle la « société civile » et qu’on commence enfin à désigner par « l’État profond, le deep State » de l’Algérie. Celui-ci nous prépare à l’émergence de « nouveaux acteurs de la scène publique » organisés et médiatisés par les forces occultes.

    Le peuple profond de l’intérieur du pays, qui a donné ses fils à l’ALN et à l’ANP, est tenu à l’écart du débat, il chante à tue-tête « Salmiya » et « Djeich Chaâb ». Même sans organisation et sans leader, le peuple algérien, sur impulsion de la mystique de l’Histoire, peut déjouer les calculs et dévoiler les éradicateurs dont la rhétorique flamboyante n’est qu’un suite d’aveu d’impuissance et d’échec en attendant l’aveu final devant une cour de justice indépendante pour incitation à l’éradication d’un peuple, complot contre la souveraineté de l’État et subversion contre l’unité de l’armée.

    Omar MAZRI – ALGERIE RUPTURE

    https://www.algerie-rupture.com/2019/04/30/declarations-de-khaled-nezzar-aveux-dimpuissance-des-generaux-et-de

  • L’arrestation d’Assange est scandaleuse —
    Noam CHOMSKY - Traduction par VD pour le Grand Soir
    https://www.legrandsoir.info/l-arrestation-d-assange-est-scandaleuse.html

    L’arrestation d’Assange est scandaleuse à plusieurs égards. L’un d’entre eux est l’effort déployé par des gouvernements – non seulement le gouvernement des États-Unis. Les Britanniques coopèrent. L’Équateur, bien sûr, coopère actuellement. La Suède, auparavant, avait coopéré. Les efforts pour faire taire un journaliste qui publiait des documents que les gens au pouvoir ne voulaient pas que la foule de gueux connaissent. C’est essentiellement ce qui s’est passé. WikiLeaks publiait des choses que les gens devraient savoir sur ceux qui sont au pouvoir. Les gens au pouvoir n’aiment pas ça, il faut donc le faire taire. C’est le genre de chose, le genre de scandale qui se produit, malheureusement, encore et encore. (...)

  • Noam Chomsky at 90 : On Orwell, Taxi Drivers, and Rejecting Indoctrination | The Nation
    https://www.thenation.com/article/noam-chomsky-90th-birthday

    Chomsky recalled a preface that George Orwell wrote for Animal Farm, which was not included in the original editions of the book.

    “It was discovered about 30 years later in his unpublished papers. Today, if you get a new edition of Animal Farm, you might find it there,” he recalled. “The introduction is kind of interesting—he basically says what you all know: that the book is a critical, satiric analysis of the totalitarian enemy. But then he addresses himself to the people of free England; he says: You shouldn’t feel too self-righteous. He said in England, a free country—I’m virtually quoting—unpopular ideas can be suppressed without the use of force. And he goes on to give some examples, and, really, just a couple of common-sense explanations, which are to the point. One reason, he says, is: The press is owned by wealthy men who have every reason not to want certain ideas to be expressed. And the other, he says, essentially, is: It’s a ‘good’ education.”

    Chomsky explained: “If you have a ‘good’ education, you’ve gone to the best schools, you have internalized the understanding that there’s certain things it just wouldn’t do to say—and I think we can add to that, it wouldn’t do to think. And that’s a powerful mechanism. So, there are things you just don’t think, and you don’t say. That’s the result of effective education, effective indoctrination.

    If people—many people—don’t succumb to it, what happens to them? Well, I’ll tell you a story: I was in Sweden a couple years ago, and I noticed that taxi drivers were being very friendly, much more than I expected. And finally I asked one of them, ‘Why’s everyone being so nice?’ He pulled out a T-shirt he said every taxi driver has, and the T-shirt had a picture of me and a quote in Swedish of something I’d said once when I was asked, ‘What happens to people of independent mind?’ And I said, ‘They become taxi drivers.’”

    Danke, sehr geehrter Herr Chomsky.

     » Noam Chomsky, 90 ans : A propos d’Orwell, des chauffeurs de taxi, et du rejet de l’endoctrinement. Par John Nichols
    https://www.les-crises.fr/noam-chomsky-90-ans-a-propos-dorwell-des-chauffeurs-de-taxi-et-du-rejet-d

    Il dit qu’en Angleterre, un pays libre – je cite presque littéralement – les idées impopulaires peuvent être réprimées sans avoir recours à la force. Et il poursuit en donnant quelques exemples, et, en fait, seulement deux explications rationnelles, qui vont droit au but. La première raison, dit-il, c’est que : la presse appartient à des hommes riches qui ont toutes les raisons de ne pas vouloir que certaines idées soient exprimées. Et l’autre, dit-il, est essentiellement : une “bonne” éducation. »

    Chomsky explique : « Si vous avez une “bonne” éducation, vous avez fréquenté les meilleures écoles, vous avez intériorisé le concept qu’il y a certaines choses qu’il ne serait pas bien de dire – et je pense que nous pouvons ajouter, qu’il ne faudrait pas penser. Et c’est un mécanisme puissant. Donc, il y a des choses qu’on ne pense même pas et qu’on ne dit pas. C’est le résultat d’une éducation efficace, d’un endoctrinement efficace.

    Si les gens – beaucoup de gens – ne s’y laissent pas engluer, que leur arrive-t-il ? Et bien, je vais vous raconter une histoire : j’étais en Suède il y a quelques années, et j’ai remarqué que les chauffeurs de taxi étaient très sympathiques, bien plus que ce à quoi je m’attendais. Et finalement, j’ai demandé à l’un d’eux : “Pourquoi tout le monde est-il si gentil ?” Il a sorti un t-shirt que, d’après lui, tous les chauffeurs de taxi possèdent, et sur le t-shirt était imprimée une photo de moi avec une citation, en suédois, de quelque chose que j’avais dit une fois quand on m’avait demandé : “Qu’arrive-t-il aux gens qui ont un esprit indépendant ?” Et j’avais répondu : “Ils deviennent chauffeurs de taxi.”

    #Taxi #Kultur #Politik

  • #Chomsky: Arrest of #Assange Is “Scandalous” and Highlights Shocking Extraterritorial Reach of U.S. | Democracy Now!
    https://www.democracynow.org/2019/4/12/chomsky_arrest_of_assange_is_scandalous

    NOAM CHOMSKY: Well, the Assange arrest is scandalous in several respects. One of them is just the effort of governments—and it’s not just the U.S. government. The British are cooperating. Ecuador, of course, is now cooperating. Sweden, before, had cooperated. The efforts to silence a journalist who was producing materials that people in power didn’t want the rascal multitude to know about—OK?—that’s basically what happened. #WikiLeaks was producing things that people ought to know about those in power. People in power don’t like that, so therefore we have to silence it. OK? This is the kind of thing, the kind of scandal, that takes place, unfortunately, over and over.

    To take another example, right next door to Ecuador, in Brazil, where the developments that have gone on are extremely important. This is the most important country in Latin America, one of the most important in the world. Under the Lula government early in this millennium, Brazil was the most—maybe the most respected country in the world. It was the voice for the Global South under the leadership of Lula da Silva. Notice what happened. There was a coup, soft coup, to eliminate the nefarious effects of the labor party, the Workers’ Party. These are described by the World Bank—not me, the World Bank—as the “golden decade” in Brazil’s history, with radical reduction of poverty, a massive extension of inclusion of marginalized populations, large parts of the population—Afro-Brazilian, indigenous—who were brought into the society, a sense of dignity and hope for the population. That couldn’t be tolerated.

    After Lula’s—after he left office, a kind of a “soft coup” take place—I won’t go through the details, but the last move, last September, was to take Lula da Silva, the leading, the most popular figure in Brazil, who was almost certain to win the forthcoming election, put him in jail, solitary confinement, essentially a death sentence, 25 years in jail, banned from reading press or books, and, crucially, barred from making a public statement—unlike mass murderers on death row.
    This, in order to silence the person who was likely to win the election. He’s the most important political prisoner in the world. Do you hear anything about it?

    Well, Assange is a similar case: We’ve got to silence this voice. You go back to history. Some of you may recall when Mussolini’s fascist government put Antonio Gramsci in jail. The prosecutor said, “We have to silence this voice for 20 years. Can’t let it speak.” That’s Assange. That’s Lula. There are other cases. That’s one scandal.

    The other scandal is just the extraterritorial reach of the United States, which is shocking. I mean, why should the United States—why should any—no other state could possibly do it. But why should the United States have the power to control what others are doing elsewhere in the world? I mean, it’s an outlandish situation. It goes on all the time. We never even notice it. At least there’s no comment on it .

    #extraterritorialité #états-unis

  • Noam Chomsky : « la majorité des intellectuels soutiennent le pouvoir »
    https://la-bas.org/5486

    Avez-vous suivi le Grand Débat des #Idées, hier soir, sur #France Culture ? De 18h à 2h du matin, le président de la République Emmanuel Macron recevait à l’Élysée 65 intellectuels triés sur le volet. Une liste impressionnante de savants venus interroger le chef de l’État sur leurs domaines respectifs : économie, sociologie, philosophie, climatologie, psychologie, médecine, religion, etc. Leur point commun ? À quelques rares exceptions près, tous ces représentants de la pensée contemporaine française se trouvent être des soutiens plus ou moins proches du pouvoir. Sur la dizaine d’économistes invités par (...) Continuer la (...)

    #Vidéo #Luttes #Politique #USA

  • À propos des sémites et des antisémites, des sionistes et des antisionistes | Le Club de Mediapart
    Shlomo Sand

    https://blogs.mediapart.fr/shlomo-sand/blog/250219/propos-des-semites-et-des-antisemites-des-sionistes-et-des-antisioni

    La tentative du président français Emmanuel Macron et de son parti visant aujourd’hui à criminaliser l’antisionisme comme une forme de l’antisémitisme s’apparente à une manœuvre cynique et manipulatoire. Si l’antisionisme devenait une infraction pénale, je recommanderais à Emmanuel Macron de faire condamner, à titre rétroactif, le bundisteMarek Edelman, qui fut l’un des dirigeants du ghetto de Varsovie et totalement antisioniste. Il pourrait aussi convier au procès les communistes antisionistes qui, plutôt que d’émigrer en Palestine, ont choisi de lutter, les armes à la main, contre le nazisme, ce qui leur a valu de figurer sur « l’affiche rouge ».

    S’il entend faire preuve de cohérence dans la condamnation rétroactive de toutes les critiques du sionisme, Emmanuel Macron devra y joindre ma professeure Madeleine Rebérioux, qui présida la Ligue des Droits de l’Homme, mon autre professeur et ami : Pierre Vidal-Naquet, et aussi, bien évidemment : Éric Hobsbawm, Edouard Saïd, et bien d’autre éminentes figures, aujourd’hui décédées, mais dont les écrits font encore autorité.

    Si Emmanuel Macron souhaite s’en tenir à une loi réprimant les antisionistes encore en vie, la dite-future loi devra aussi s’appliquer aux juifs orthodoxes de Paris et de New-York qui récusent le sionisme, à Naomi Klein, Judith Butler, Noam Chomsky, et à bien d’autres humanistes universalistes, en France et en Europe, qui s’auto-identifient comme juifs tout en s’affirmant antisionistes.

    On trouvera, bien évidemment, nombre d’idiots à la fois antisionistes et judéophobes, de même qu’il ne manque pas de pro-sionistes imbéciles, judéophobes aussi, pour souhaiter que les juifs quittent la France et émigrent vers l’Etat d’Israel. Faudra-t-il les inclure également dans cette grande envolée judiciaire ? Prenez garde, Monsieur le Président, à ne pas vous laisser entraîner dans ce cycle infernal, au moment précis où la popularité décline !

  • À propos des sémites et des antisémites, des sionistes et des antisionistes | Le Club de Mediapart
    25 févr. 2019 Par Shlomo Sand
    https://blogs.mediapart.fr/shlomo-sand/blog/250219/propos-des-semites-et-des-antisemites-des-sionistes-et-des-antisioni

    (...) La tentative du président français Emmanuel Macron et de son parti visant aujourd’hui à criminaliser l’antisionisme comme une forme de l’antisémitisme s’apparente à une manœuvre cynique et manipulatoire. Si l’antisionisme devenait une infraction pénale, je recommanderais à Emmanuel Macron de faire condamner, à titre rétroactif, le bundiste Marek Edelman, qui fut l’un des dirigeants du ghetto de Varsovie et totalement antisioniste. Il pourrait aussi convier au procès les communistes antisionistes qui, plutôt que d’émigrer en Palestine, ont choisi de lutter, les armes à la main, contre le nazisme, ce qui leur a valu de figurer sur « l’affiche rouge » (...) .

    S’il entend faire preuve de cohérence dans la condamnation rétroactive de toutes les critiques du sionisme, Emmanuel Macron devra y joindre ma professeure Madeleine Rebérioux, qui présida la Ligue des Droits de l’Homme, mon autre professeur et ami : Pierre Vidal-Naquet, et aussi, bien évidemment : Éric Hobsbawm, Edouard Saïd, et bien d’autre éminentes figures, aujourd’hui décédées, mais dont les écrits font encore autorité.

    Si Emmanuel Macron souhaite s’en tenir à une loi réprimant les antisionistes encore en vie, la dite-future loi devra aussi s’appliquer aux juifs orthodoxes de Paris et de New-York qui récusent le sionisme, à Naomi Klein, Judith Butler, Noam Chomsky, et à bien d’autres humanistes universalistes, en France et en Europe, qui s’auto-identifient comme juifs tout en s’affirmant antisionistes.

    On trouvera, bien évidemment, nombre d’idiots à la fois antisionistes et judéophobes, de même qu’il ne manque pas de pro-sionistes imbéciles, judéophobes aussi, pour souhaiter que les juifs quittent la France et émigrent vers l’Etat d’Israel. Faudra-t-il les inclure également dans cette grande envolée judiciaire ? Prenez garde, Monsieur le Président, à ne pas vous laisser entraîner dans ce cycle infernal, au moment précis où la popularité décline ! (...)

  • Noam Chomsky, né le 7 décembre 1928 à Philadelphie.

    “En Israël, ceux qui s’opposent à l’occupation sont des traîtres” (Noam Chomsky à i24NEWS)
    11/11/2018 Mis à jour le 03/12/2018

    https://www.i24news.tv/fr/actu/international/ameriques/188461-181111-en-israel-les-tendances-judeo-nazies-sont-le-fruit-de-l-occupa

    Jewish-American scholar and activist Noam Chomsky attends a conference at the Islamic University in Gaza City, Saturday, Oct. 20 , 2012. Chomsky entered Gaza Strip from Egypt Thursday for his first visit to Gaza.
    (AP photo/Hatem Moussa)

    Dissident politique, linguiste et intellectuel reconnu, Noam Chomsky a déclaré lors d’une interview accordé à i24NEWS que les « tendances judéo-nazies » en Israël se renforçaient considérablement alors que les Palestiniens comptent de plus en plus sur l’aide et la solidarité internationales.

    Chomsky, qui a longtemps critiqué les mesures prises en Israël contre les Palestiniens, fait ici référence à des propos déjà tenus par Yeshayahu Leibowitz, un intellectuel israélien de renom, qui a mis en garde le public contre les conséquences de l’occupation.

    « Leibowitz a averti que si l’occupation continue, les Juifs israéliens vont devenir ce qu’il a appelé des Judéo-Nazis. C’est un terme très fort en Israël. Quand on l’utilise, on ne peut pas s’en sortir impunément mais lui, oui. Il a dit que cela se produira par le simple mécanisme de l’occupation », a déclaré Chomsky à i24NEWS.

    « Si vous maintenez une personne au sol avec votre pied sur sa nuque, vous devez pouvoir justifier cela. Donc, on rejette la faute sur les victimes. La mise en garde de Leibowitz était une allusion directe à l’occupation permanente, à l’humiliation des peuples, à la dégradation et aux attentats terroristes du gouvernement israélien », a-t-il expliqué.

    Et d’ajouter : « L’Histoire nous en fournit de nombreux exemples. L’Europe aussi. Et je pense que c’est ce à quoi on assiste en Israël ».(...)

  • Noam Chomsky turns 90: How the controversial activist survived to become one of the most influential anarchists in US history | Alternet
    https://www.alternet.org/noam-chomsky-turns-90-how-controversial-activist-survived-become-one-most-

    With both his wisdom and luck, Chomsky has more than survived to become one of the most influential anarchists in U.S. history, an inspiring model for millions of anti-authoritarians, especially young ones. He has modeled taking seriously critical thinking and truth—not mainstream credentials and official badges. The truths asserted by Noam Chomsky have been powerful challenges to authoritarian society, but perhaps even more powerful, especially for young anti-authoritarians, is his modeling of an unbroken human being.

    “The person who claims the legitimacy of the authority always bears the burden of justifying it. And if they can’t justify it, it’s illegitimate and should be dismantled. To tell you the truth, I don’t really understand anarchism as being much more than that.”

    —Noam Chomsky

    #Chomsky #Anarchisme

  • Communisme, Stalinisme, Socialisme, Fascisme, Collectivisme, Anarchisme

    Une fois n’est pas coûtume, je vais reproduire l’essentiel d’un débat qui s’est déroulé sur l’excellente liste de diffusion de géographie critique (dite liste des « crits »).

    From Dr Hillary J. Shaw
    Visiting Fellow - Centre for Urban Research on Austerity
    Department of Politics and Public Policy
    De Montfort University

    The problem with books is once you read them you can’t un-read them.

    European politics and history in the 20 C starts to look a little different once you read Hayek, F A (1971) The Road To Serfdom, Routledge, London UK From the first few pages of this book, "...Stalinism was described even by a friend of Lenin as ‘superfascist’, ‘more ruthless than fascism’, with similar opinions being expressed by British politician Chamberlain, and by British writer Mr F A Vogt (Hayek, 1971: 20-1). The vicious fighting in 1920s Europe between Fascists and Communists was precisely because ‘they competed for the support of the same type of mind and reserved for each other the hatred of the heretic’ (Hayek, 1971: 22). One thing that all Collectivists share is intolerance for any dissenting, therefore threatening, opinions, rather like the strong religious factions of 16 century Europe..."

    Communism - http://fooddeserts.org/images/000Russia.htm
    WW2 - http://fooddeserts.org/images/050FraGermany.htm

    Un certain Reed (pas d’autres infos) répond :

    One thing that all Collectivists share is intolerance for any dissenting, therefore threatening, opinions... Then, One thing that all vulgar individualists share is a perfectly immoral disregard for mutual obligations... I’d say capitalism — marked as it is by market imperatives rather than opportunities — `is “collectivist” in the extreme, which is probably related to its tendency to decay into fascism.

    I also find it interesting that the anti-fascism of partisans is, in your formulation, pitched as a Bad Thing. Meanwhile, the inertia (or complicity) of liberals goes unmentioned.

    But, sure, the uses of Hayek are endless, as every anti-democratic and reactionary movement in the U.S. has thoroughly demonstrated, especially the anarcho-capitalist types who (surprise!) fly their black and yellow flags at the same rallies where the Klansmen and neo-nazis gather to cheerlead genocide.

    Hillary J. Shaw again en réponse :

    1) yes, capitalism, especially when globalised, can easily become ’Collectivist’, Totalitarian, even., Renarkably, even Adam Smith, way back in 1755, spoke of this tendency. And look now at the oligopolies we have in e.g. supermarkets, banking.

    2) Collectivism, generally, DOES demand uniformity of opinion - that’s almost a circular tautology. Can you give any major examples where it hasn’t - I’d love to know. And it was Hayek who used the term ’Collectivist’ for both Stalinism and 1940s fascism, by the way, not me.

    3) I said nothing about anti-fascism of partisans here, such ’partisans’ are often Communist in ideology, but may be ’anarchist’ leaning (although anarchism has often evolved into a very Collectivist socialism, ironically). As fighters against Naziism in the 1940s, they wree a great thing, as was anything that helped end Hitler’s tyranny and WW2.

    4) On this Hayekian analysis, the Klansmen, as neo-nazis, would be portrayed as Collectivist too - so if you percieve me as anti-Collectivist 9and I am no admirer of Stalin), then I must be (and indeed am) anti Klansmen too.

    Yes Hayek can be ’used for many things’ - but doesn’t that apply to almost all significant researchers, academics, in the social sciences and indeed beyond? Including for sure Marx, and probably Aadam Smith too. Does that mean we should ditch them, and the rest of these thinkers too?

    Noel Cass, de l’université de Lancaster :

    “anarchism has often evolved into a very Collectivist socialism, ironically”

    – just, no, Hilary.

    After socialist revolutions, anarchism has been crushed by authoritarian socialists. Please desist from sweeping political generalisations that just get up people’s noses.

    Hillary J. Shaw répond :

    Well yes and no. Only Wikipedia but seems to be broadly correct here

    https://en.wikipedia.org/wiki/Anarchism

    While opposition to the state is central,[16] anarchism specifically entails opposing authority or hierarchical organisation in the conduct of all human relations.[17][18][19] Anarchism is usually considered a far-left ideology[20][21][22] and much of anarchist economics and anarchist legal philosophy reflects anti-authoritarian interpretations of communism, collectivism, syndicalism, mutualism, or participatory economics.

    However....
    https://en.wikipedia.org/wiki/Anarchism#Spanish_Revolution

    In response to the army rebellion, an anarchist-inspired movement of peasants and workers, supported by armed militias, took control of Barcelona and of large areas of rural Spain where they collectivised the land.[128] However, the anarchists were losing ground even before the fascist victory in 1939 in a bitter struggle with the Stalinists, who controlled much of the distribution of military aid to the Republicans cause from the Soviet Union. According to Noam Chomsky, "the communists were mainly responsible for the destruction of the Spanish anarchists. Not just in Catalonia—the communist armies mainly destroyed the collectives elsewhere. The communists basically acted as the police force of the security system of the Republic and were very much opposed to the anarchists, partially because Stalin still hoped at that time to have some kind of pact with Western countries against Adolf Hitler

    My point in the whole of this is that the Left is a very complex concept that can range from being as totalitarian as some fascist regimes (e.g in the case of Stalin) right through to more idealistic schemes that promote individual flourishing (e.g. some anarchists) - however those who create the latter such schemes, however well-meaning, must beware they do not lapse/evolve into/get taken over by the more collectivist / dictatorial ones.

    Antony Ince, géographe de l’université de Cardiff :

    First of all, Hillary, you are very nearly correct when you point out the Spanish Civil War. There was a faction among the anarchists who believed that it would be strategically useful to participate in the Republican government in order to enhance their influence, especially in the anti-fascist regions where they were less powerful.

    However, this did not necessarily involve a change of ideology; it was an effort - a flawed one, admittedly, spurred on by concerns of war - to instrumentally use state institutions to further the anarchist cause. As it happened, it didn’t end well.

    Second, I would like to emphasise that “collectivism” is not a singular term and is not owned by totalitarianisms such as Stalinism et al. To begin, fascism’s conception of collectivism is one of national unity, a cross-class alliance in the supposed interest of national ’renewal’ or ’renaissance’ that is only collective in the sense that a powerful central state is in control of the polity, and which often features some very crude forms of nationalisation. Soviet collectivism operates functionally in a similar way (as predicted by the anarchists long before 1917!), although its goal is oriented towards the elimination of class relations.

    Of course, in practice, it simply created a new class structure by occupying the same state institutions and relations of production as the old order and failing to eliminate capital when it had the chance.

    With regards to anarchism and collectivism, the story is different again. Aside from some streams of exclusively individualist anarchism influenced by the likes of Max Stirner, anarchism is more accurately described as “anarchist-communism”. It is a left-libertarian form of collectivism that seeks to respect individual agency while also promoting the virtues of co-operation (sometimes referred to as ’free association’).

    There are many examples of this, such as the regions controlled by the CNT in civil war Spain, the vast regions of Ukraine voluntarily collectivised along anarchist lines by the Makhnovists during the Russian revolution, and more recently the principles on which the Rojava region in Syria is managed. (Of course, there are the Zapatistas too, but interestingly it turns out that their form of agrarian anarchism emerged from libertarian Marxist ideas in the early 1980s). Anyway, for the most part, anarchist experiments have tended to end not by a drift towards authoritarianism but by annihilation at the hands of authoritarians.

    In Spain, of course the fascists were largely to blame, but also the USSR-backed Communist Party saw the anarchists as a greater threat to their prospects than Franco; for the Makhnovists, it was Trotsky’s Red Armies who ended their voluntary collectivism in the Ukrainian countryside. In Rojava, if their Bookchin-inspired libertarian municipalism doesn’t survive (which I sincerely hope it does!), it is likely to be at the hands of the proto-fascist Turkish state.

    So, let’s be a little more nuanced with the notion of ’collectivism’, what it means, and what values and organisational logics it embodies. There are multiple collectivisms, and they operate along as much an axis of authoritarian-libertarian as left-right.

    Noel Cass dans un dernier élan :

    I was tempted to shout “Remember Kronstadt!”, lob a grenade, and duck !!

  • Common sense: the Chomsky/Piaget debates come to AI / Boing Boing
    https://boingboing.net/2018/11/13/naive-learning.html

    In 1975, Noam Chomsky and Jean Paiget held a historic debate about the nature of human cognition; Chomsky held that babies are born with a bunch of in-built rules and instincts that help them build up the knowledge that they need to navigate the world; Piaget argued that babies are effectively blank slates that acquire knowledge from experiencing the world (including the knowledge that there is a thing called “experience” and “the world”).

    For most of AI’s history, Chomsky’s approach prevailed: computer scientists painstakingly tried to equip computers with a baseline of knowledge about the relationships between things in the world, hoping that computers would some day build up from this base to construct complex, powerful reasoning systems.

    The current machine learning revolution can be traced to a jettisoning of this approach in favor of a Piaget-style blank slate, where layers of neural nets are trained on massive corpuses of data (sometimes labeled by hand, but often completely blank) and use equally massive computation to make sense of the data, creating their own understanding of the world.

  • « Lula, le prisonnier politique le plus important au monde » | Textes à l’appui | Là-bas si j’y suis
    https://la-bas.org/la-bas-magazine/textes-a-l-appui/noam-chomsky-j-ai-rencontre-lula-le-prisonnier-politique-le-plus-important-a

    Fin septembre, accompagné de sa femme, Noam CHOMSKY (89 ans) est venu à la prison de Curitiba, capitale du Paraná, pour rendre visite à LULA, ancien président du Brésil. Alors qu’il était donné largement favori pour les élections, LULA a été condamné à une peine de 12 ans de prison pour corruption. Une peine qu’il conteste tout comme une grande partie des Brésiliens. Pour CHOMSKY, LULA est avant tout un prisonnier politique. Il dit pourquoi dans un article publié sur THE INTERCEPT. Nous vous en proposons une traduction :

    « Ma femme Valeria et moi, nous venons de rendre visite à celui qui est sans doute le prisonnier politique le plus important de notre époque, d’une importance sans équivalent dans la politique internationale contemporaine. Ce prisonnier, c’est Luiz Inácio Lula da Silva – plus connu dans le monde sous le nom de « Lula » – condamné à la prison à vie et à l’isolement, sans accès à la presse et avec des visites limitées à un jour par semaine.

    Le lendemain de notre visite, au nom de la liberté de la presse, un juge a autorisé le plus grand journal du pays, Folha de S. Paulo, à interviewer Lula. Mais un autre juge est aussitôt intervenu pour annuler cette décision, alors que les criminels les plus violents du pays – les chefs de milice et les trafiquants de drogue – sont régulièrement interviewés depuis leurs prisons. Pour le pouvoir brésilien, emprisonner Lula ne suffit pas : ils veulent s’assurer que la population, à la veille des élections, n’entende plus parler de lui. Ils semblent prêts à employer tous les moyens pour atteindre cet objectif.

    Le juge qui a annulé la permission n’innovait pas. Avant lui, il y a eu le procureur qui a condamné Antonio Gramsci pendant le gouvernement fasciste de Mussolini en 1926, et qui déclarait : « nous devons empêcher son cerveau de fonctionner pendant 20 ans. »

    Nous avons été rassurés, mais pas surpris, de constater qu’en dépit des conditions de détention éprouvantes et des erreurs judiciaires scandaleuses, Lula reste un homme très énergique, optimiste quant à l’avenir et plein d’idées pour faire dévier le Brésil de sa trajectoire désastreuse actuelle.

    Il y a toujours des prétextes pour justifier un emprisonnement – parfois valables, parfois pas – mais il est souvent utile d’en déterminer les causes réelles. C’est le cas en l’espèce. L’accusation principale portée contre Lula est basée sur les dépositions d’hommes d’affaires condamnés pour corruption dans le cadre d’un plaider-coupable. On aurait offert à Lula un appartement dans lequel il n’a jamais vécu.

    Le crime présumé est parfaitement minime au regard des standards de corruptions brésiliens – et il y a à dire sur ce sujet, sur lequel je reviendrai. La peine est tellement disproportionnée par rapport au crime supposé qu’il est légitime d’en chercher les vraies raisons. Il n’est pas difficile d’en trouver. Le Brésil fait face à des élections d’une importance cruciale pour son avenir. Lula est de loin le candidat le plus populaire et remporterait facilement une élection équitable, ce qui n’est pas pour plaire à la ploutocratie.

    Bien qu’il ait mené pendant son mandat des politiques conçues pour s’adapter aux préoccupations de la finance nationale et internationale, Lula reste méprisé par les élites, en partie sans doute à cause de ses politiques sociales et des prestations pour les défavorisés – même si d’autres facteurs semblent jouer un rôle : avant tout, la simple haine de classe. Comment un travailleur pauvre, qui n’a pas fait d’études supérieures, et qui ne parle même pas un portugais correct peut-il être autorisé à diriger notre pays ?

    Alors qu’il était au pouvoir, Lula était toléré par les puissances occidentales, malgré quelques réserves. Mais son succès dans la propulsion du Brésil au centre de la scène mondiale n’a pas soulevé l’enthousiasme. Avec son ministre des Affaires étrangères Celso Amorim, ils commençaient à réaliser les prédictions d’il y a un siècle selon lesquelles le Brésil allait devenir « le colosse du Sud ». Ainsi, certaines de leurs initiatives ont été sévèrement condamnées, notamment les mesures qu’ils ont prises en 2010, en coordination avec la Turquie, pour résoudre le conflit au sujet du programme nucléaire iranien, contre la volonté affirmée des États-Unis de diriger l’événement. Plus généralement, le rôle de premier plan joué par le Brésil dans la promotion de puissances non alignées sur les Occidentaux, en Amérique latine et au-delà, n’a pas été bien reçu par ceux qui ont l’habitude de dominer le monde.

    Lula étant interdit de participer à l’élection, il y a un grand risque pour que le favori de la droite, Jair Bolsonaro, soit élu à la présidence et accentue la politique durement réactionnaire du président Michel Temer, qui a remplacé Dilma Rousseff après qu’elle a été destituée pour des motifs ridicules, au cours du précédent épisode du « coup d’État en douceur » en train de se jouer dans le plus important pays d’Amérique Latine.

    Bolsonaro se présente comme un autoritaire dur et brutal et comme un admirateur de la dictature militaire, qui va rétablir « l’ordre ». Une partie de son succès vient de ce qu’il se fait passer pour un homme nouveau qui démantèlera l’establishment politique corrompu, que de nombreux Brésiliens méprisent pour de bonnes raisons. Une situation locale comparable aux réactions vues partout dans le monde contre les dégâts provoqués par l’offensive néolibérale de la vieille génération.

    Bolsonaro affirme qu’il ne connaît rien à l’économie, laissant ce domaine à l’économiste Paulo Guedes, un ultralibéral, produit de l’École de Chicago. Guedes est clair et explicite sur sa solution aux problèmes du Brésil : « tout privatiser », soit l’ensemble de l’infrastructure nationale, afin de rembourser la dette des prédateurs qui saignent à blanc le pays. Littéralement tout privatiser, de façon à être bien certain que le pays périclite complètement et devienne le jouet des institutions financières dominantes et de la classe la plus fortunée. Guedes a travaillé pendant un certain temps au Chili sous la dictature de Pinochet, il est donc peut-être utile de rappeler les résultats de la première expérience de ce néolibéralisme de Chicago.

    L’expérience, initiée après le coup d’État militaire de 1973 qui avait préparé le terrain par la terreur et la torture, s’est déroulée dans des conditions quasi optimales. Il ne pouvait y avoir de dissidence – la Villa Grimaldi et ses équivalents s’en sont bien occupés. L’expérimentation était supervisée par les superstars de l’économie de Chicago. Elle a bénéficié d’un énorme soutien de la part des États-Unis, du monde des affaires et des institutions financières internationales. Et les planificateurs économiques ont eu la sagesse de ne pas interférer dans les affaires de l’entreprise Codelco, la plus grande société minière de cuivre au monde, une entreprise publique hautement efficace, qui a ainsi pu fournir une base solide à l’économie de Pinochet.

    Pendant quelques années, cette expérience fut largement saluée ; puis le silence s’est installé. Malgré les conditions presque parfaites, en 1982, les « Chicago boys » avaient réussi à faire s’effondrer l’économie. L’État a dû en reprendre en charge une grande partie, plus encore que pendant les années Allende. Des plaisantins ont appelé ça « la route de Chicago vers le socialisme ». L’économie, en grande partie remise aux mains des dirigeants antérieurs, a réémergé, non sans séquelles persistantes de la catastrophe dans les systèmes éducatifs, sociaux, et ailleurs.

    Pour en revenir aux préconisations de Bolsonaro-Guedes pour fragiliser le Brésil, il est important de garder à l’esprit la puissance écrasante de la finance dans l’économie politique brésilienne. L’économiste brésilien Ladislau Dowbor rapporte, dans son ouvrage A era do capital improdutivo (« Une ère de capital improductif »), que lorsque l’économie brésilienne est entrée en récession en 2014, les grandes banques ont accru leurs profits de 25 à 30 %, « une dynamique dans laquelle plus les banques font des bénéfices, plus l’économie stagne » puisque « les intermédiaires financiers n’alimentent pas la production, ils la ponctionnent ».

    En outre, poursuit M. Dowbor, « après 2014, le PIB a fortement chuté alors que les intérêts et les bénéfices des intermédiaires financiers ont augmenté de 20 à 30 % par an », une caractéristique structurelle d’un système financier qui « ne sert pas l’économie, mais est servi par elle. Il s’agit d’une productivité nette négative. La machine financière vit aux dépens de l’économie réelle. »

    Le phénomène est mondial. Joseph Stiglitz résume la situation simplement : « alors qu’auparavant la finance était un mécanisme permettant d’injecter de l’argent dans les entreprises, aujourd’hui elle fonctionne pour en retirer de l’argent ». C’est l’un des profonds renversements de la politique socio-économique dont est responsable l’assaut néolibéral ; il est également responsable de la forte concentration de la richesse entre les mains d’un petit nombre alors que la majorité stagne, de la diminution des prestations sociales, et de l’affaiblissement de la démocratie, fragilisée par les institutions financières prédatrices. Il y a là les principales sources du ressentiment, de la colère et du mépris à l’égard des institutions gouvernementales qui balayent une grande partie du monde, et souvent appelé – à tort – « populisme ».

    C’est l’avenir programmé par la ploutocratie et ses candidats. Un avenir qui serait compromis par un nouveau mandat à la présidence de Lula. Il répondait certes aux exigences des institutions financières et du monde des affaires en général, mais pas suffisamment pour notre époque de capitalisme sauvage.

    On pourrait s’attarder un instant sur ce qui s’est passé au Brésil pendant les années Lula – « la décennie d’or », selon les termes de la Banque mondiale en mai 2016 [1]. Au cours de ces années, l’étude de la banque rapporte :

    « Les progrès socio-économiques du Brésil ont été remarquables et mondialement reconnus. À partir de 2003 [début du mandat de Lula], le pays est reconnu pour son succès dans la réduction de la pauvreté et des inégalités et pour sa capacité à créer des emplois. Des politiques novatrices et efficaces visant à réduire la pauvreté et à assurer l’intégration de groupes qui auparavant étaient exclus ont sorti des millions de personnes de la pauvreté. »

    Et plus encore :

    « Le Brésil a également assumé des responsabilités mondiales. Il a réussi à poursuivre sa prospérité économique tout en protégeant son patrimoine naturel unique. Le Brésil est devenu l’un des plus importants donateurs émergents, avec des engagements importants, en particulier en Afrique subsaharienne, et un acteur majeur dans les négociations internationales sur le climat. La trajectoire de développement du Brésil au cours de la dernière décennie a montré qu’une croissance fondée sur une prospérité partagée, mais équilibrée dans le respect de l’environnement, est possible. Les Brésiliens sont fiers, à juste titre, de ces réalisations saluées sur la scène internationale. »

    Du moins certains Brésiliens, pas ceux qui détiennent le pouvoir économique.

    Le rapport de la Banque mondiale rejette le point de vue répandu selon lequel les progrès substantiels étaient « une illusion, créée par le boom des produits de base, mais insoutenable dans l’environnement international actuel, moins clément ». La Banque mondiale répond à cette affirmation par un « non » ferme et catégorique : « il n’y a aucune raison pour que ces gains socio-économiques récents soient effacés ; en réalité, ils pourraient bien être amplifiés avec de bonnes politiques. »

    Les bonnes politiques devraient comprendre des réformes radicales du cadre institutionnel hérité de la présidence Cardoso, qui a été maintenu pendant les années Lula-Dilma, satisfaisant ainsi les exigences de la communauté financière, notamment une faible imposition des riches et des taux d’intérêt exorbitants, ce qui a conduit à l’augmentation de grandes fortunes pour quelques-uns, tout en attirant les capitaux vers la finance au détriment des investissements productifs. La ploutocratie et le monopole médiatique accusent les politiques sociales d’assécher l’économie, mais dans les faits, les études économiques montrent que l’effet multiplicateur de l’aide financière aux pauvres a stimulé l’économie alors que ce sont les revenus financiers produits par les taux d’intérêt usuraires et autres cadeaux à la finance qui ont provoqué la véritable crise de 2013 – une crise que « les bonnes politiques » auraient permis de surmonter.

    L’éminent économiste brésilien Luiz Carlos Bresser-Pereira, ancien ministre des Finances, décrit succinctement le déterminant majeur de la crise en cours : « il n’y a pas de raison économique » pour justifier le blocage des dépenses publiques tout en maintenant les taux d’intérêt à un niveau élevé ; « la cause fondamentale des taux élevés au Brésil, c’est le fait des prêteurs et des financiers » avec ses conséquences dramatiques, appuyé par le corps législatif (élu avec le soutien financier des entreprises) et le monopole des médias qui relaient essentiellement la voix des intérêts privés.

    Dowbor montre que tout au long de l’histoire moderne du Brésil, les remises en question du cadre institutionnel ont conduit à des coups d’État, « à commencer par le renvoi et le suicide de Vargas [en 1954] et le putsch de 1964 » (fermement soutenu par Washington). Il y a de bonnes raisons de penser que la même chose s’est produite pendant le « coup d’État en douceur » en cours depuis 2013. Cette campagne des élites traditionnelles, aujourd’hui concentrées dans le secteur financier et servie par des médias qu’ils possèdent, a connu une accélération en 2013, lorsque Dilma Rousseff a cherché à ramener les taux d’intérêt extravagants à un niveau raisonnable, menaçant ainsi de tarir le torrent d’argent facile dont profitait la minorité qui pouvait se permettre de jouer sur les marchés financiers.

    La campagne actuelle visant à préserver le cadre institutionnel et à revenir sur les acquis de « la décennie glorieuse » exploite la corruption à laquelle le Parti des travailleurs de Lula, le PT, a participé. La corruption est bien réelle, et grave, même si le fait de diaboliser le PT est une pure instrumentalisation, en regard des écarts de conduite de ses accusateurs. Et comme nous l’avons déjà mentionné, les accusations portées contre Lula, même si l’on devait lui en reconnaître les torts, ne peuvent être prises au sérieux pour justifier la peine qui lui a été infligée dans le but de l’exclure du système politique. Tout cela fait de lui l’un des prisonniers politiques les plus importants de la période actuelle.

    La réaction récurrente des élites face aux menaces qui pèsent sur le cadre institutionnel de l’économie sociopolitique au Brésil trouve son équivalent dans la riposte internationale contre les remises en cause, par le monde en développement, du système néocolonial hérité de siècles de dévastations impérialistes occidentales. Dans les années 1950, dans les premiers jours de la décolonisation, le mouvement des pays non-alignés a cherché à faire son entrée dans les affaires mondiales. Il a été rapidement remis à sa place par les puissances occidentales. En témoigne dramatiquement l’assassinat du leader congolais, très prometteur, Patrice Lumumba, par les dirigeants historiques belges (devançant la CIA). Ce crime et les violences qui ont suivi ont mis fin aux espoirs de ce qui devrait être l’un des pays les plus riches du monde, mais qui reste « l’horreur ! l’horreur ! » avec la collaboration des tortionnaires historiques de l’Afrique.

    Néanmoins, les voix gênantes des victimes historiques ne cessaient de s’élever. Dans les années 1960 et 1970, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, avec le concours important d’économistes brésiliens, a présenté des plans pour un Nouvel Ordre Économique International, dans lequel les préoccupations des « sociétés en développement » – la grande majorité de la population mondiale – auraient été examinées. Une initiative rapidement écrasée par la régression néolibérale.

    Quelques années plus tard, au sein de l’UNESCO, les pays du Sud ont appelé à un nouvel ordre international de l’information qui ouvrirait le système mondial des médias et de la communication à des acteurs extérieurs au monopole occidental. Cette initiative a déchaîné une riposte extrêmement violente qui a traversé tout le spectre politique, avec des mensonges éhontés et des accusations ridicules, et qui finalement a entraîné le retrait du président américain Ronald Reagan, sous de faux prétextes, de l’UNESCO. Tout cela a été dévoilé dans une étude accablante (donc peu lue) des spécialistes des médias William Preston, Edward S. Herman et Herbert Schiller [2].

    L’étude menée en 1993 par le South Centre, qui montrait que l’hémorragie de capitaux depuis les pays pauvres vers les pays riches s’était accompagnée d’exportations de capitaux vers le FMI et la Banque mondiale, qui sont désormais « bénéficiaires nets des ressources des pays en développement », a également été soigneusement passée sous silence. De même que la déclaration du premier sommet du Sud, qui avait rassemblé 133 États en 2000, en réponse à l’enthousiasme de l’Occident pour sa nouvelle doctrine d’« intervention humanitaire ». Aux yeux des pays du Sud, « le soi-disant droit d’intervention humanitaire » est une nouvelle forme d’impérialisme, « qui n’a aucun fondement juridique dans la Charte des Nations unies ni dans les principes généraux du droit international ».

    Sans surprise, les puissants n’apprécient guère les remises en cause, et disposent de nombreux moyens pour y répliquer ou pour les réduire au silence.

    Il y aurait beaucoup à dire sur la corruption endémique de la politique latino-américaine, souvent solennellement condamnée par l’Occident. Il est vrai, c’est un fléau, qui ne devrait pas être toléré. Mais elle n’est pas limitée aux « pays en voie de développement ». Par exemple, ce n’est pas une petite aberration que dans nos pays, les gigantesques banques reçoivent des amendes de dizaines de milliards de dollars (JPMorgan Chase, Bank of America, Goldman Sachs, Deutsche Bank, Citigroup) à l’issue d’accords négociés à l’amiable, mais que personne ne soit légalement coupable de ces activités criminelles, qui détruisent pourtant des millions de vies. Remarquant que « les multinationales américaines avaient de plus en plus de difficultés à ne pas basculer dans l’illégalité », l’hebdomadaire londonien The Economist du 30 août 2014 rapportait que 2 163 condamnations d’entreprise avaient été comptabilisées entre 2000 et 2014 – et ces multinationales sont nombreuses à Londres et sur le continent européen [3].

    La corruption couvre tout un registre, depuis les énormités qu’on vient de voir jusqu’aux plus petites mesquineries. Le vol des salaires, une épidémie aux États-Unis, en donne un exemple particulièrement ordinaire et instructif. On estime que les deux tiers des travailleurs à bas salaire sont volés sur leur rémunération chaque semaine, tandis que les trois quarts se voient voler tout ou partie de leur rémunération pour les heures supplémentaires. Les sommes ainsi volées chaque année sur les salaires des employés excèdent la somme des vols commis dans les banques, les stations-service et les commerces de proximité. Et pourtant, presque aucune action coercitive n’est engagée sur ce point. Le maintien de cette impunité revêt une importance cruciale pour le monde des affaires, à tel point qu’il est une des priorités du principal lobby entrepreneurial, le American Legislative Exchange Council (ALEC), qui bénéficie des largesses financières des entreprises.

    La tâche principale de l’ALEC est d’élaborer un cadre législatif pour les États. Un but facile puisque, d’une part, les législateurs sont financés par les entreprises et, d’autre part, les médias s’intéressent peu au sujet. Des programmes méthodiques et intenses soutenus par l’ALEC sont donc capables de faire évoluer les contours de la politique d’un pays, sans préavis, ce qui constitue une attaque souterraine contre la démocratie mais avec des effets importants. Et l’une de leurs initiatives législatives consiste à faire en sorte que les vols de salaires ne soient pas soumis à des contrôles ni à l’application de la loi.

    Mais la corruption, qui est un crime, qu’elle soit massive ou minime, n’est que la partie émergée de l’iceberg. La corruption la plus grave est légale. Par exemple, le recours aux paradis fiscaux draine environ un quart, voire davantage, des 80 000 milliards de dollars de l’économie mondiale, créant un système économique indépendant exempt de surveillance et de réglementation, un refuge pour toutes sortes d’activités criminelles, ainsi que pour les impôts qu’on ne veut pas payer. Il n’est pas non plus techniquement illégal pour Amazon, qui vient de devenir la deuxième société à dépasser les 1 000 milliards de dollars de valeur, de bénéficier d’allègements fiscaux sur les ventes. Ou que l’entreprise utilise environ 2 % de l’électricité américaine à des tarifs très préférentiels, conformément à « une longue tradition américaine de transfert des coûts depuis les entreprises vers les plus démunis, qui consacrent déjà aux factures des services publics, en proportion de leurs revenus, environ trois fois plus que ne le font les ménages aisés », comme le rapporte la presse économique [4].

    Il y a une liste infinie d’autres exemples.

    Un autre exemple important, c’est l’achat des voix lors des élections, un sujet qui a été étudié en profondeur, en particulier par le politologue Thomas Ferguson. Ses recherches, ainsi que celles de ses collègues, ont montré que l’éligibilité du Congrès et de l’exécutif est prévisible avec une précision remarquable à partir de la variable unique des dépenses électorales, une tendance très forte qui remonte loin dans l’histoire politique américaine et qui s’étend jusqu’aux élections de 2016 [5]. La corruption latino-américaine est considérée comme un fléau, alors que la transformation de la démocratie formelle en un instrument entre les mains de la fortune privée est parfaitement légale.

    Bien sûr, ce n’est pas que l’interférence dans les élections ne soit plus à l’ordre du jour. Au contraire, l’ingérence présumée de la Russie dans les élections de 2016 est un sujet majeur de l’époque, un sujet d’enquêtes acharnées et de commentaires endiablés. En revanche, le rôle écrasant du monde de l’entreprise et des fortunes privées dans la corruption des élections de 2016, selon une tradition qui remonte à plus d’un siècle, est à peine reconnu. Après tout, il est parfaitement légal, il est même approuvé et renforcé par les décisions de la Cour suprême la plus réactionnaire de mémoire d’homme.

    L’achat d’élections n’est pas la pire des interventions des entreprises dans la démocratie américaine immaculée, souillée par les hackers russes (avec des résultats indétectables). Les dépenses de campagne atteignent des sommets, mais elles sont éclipsées par le lobbying, qui représenterait environ 10 fois ces dépenses – un fléau qui s’est rapidement aggravé dès les premiers jours de la régression néolibérale. Ses effets sur la législation sont considérables, le lobbyiste allant jusqu’à la rédaction littérale des lois, alors que le parlementaire – qui signe le projet de loi – est quelque part ailleurs, occupé à collecter des fonds pour la prochaine campagne électorale.

    La corruption est effectivement un fléau au Brésil et en Amérique latine en général, mais ils restent des petits joueurs.

    Tout cela nous ramène à la prison, où l’un des prisonniers politiques les plus importants de la période est maintenu en isolement pour que le « coup d’État en douceur » au Brésil puisse se poursuivre, avec des conséquences certaines qui seront sévères pour la société brésilienne, et pour le monde entier, étant donné le rôle potentiel du Brésil.

    Tout cela peut continuer, à une condition, que ce qui se passe continue d’être toléré. »

    Noam Chomsky

  • L’ingérence d’Israël dans la politique américaine est bien plus lourde que celle de la Russie
    22 Août 2018 – Middle East Monitor – Traduction : Chronique de Palestine – MJB
    http://www.chroniquepalestine.com/ingerence-israel-politique-americaine-plus-lourde-que-ingerence-

    L’ingérence d’Israël dans la politique américaine « dépasse de loin tout ce que » la Russie a pu faire lors de l’élection présidentielle de 2016, a déclaré Noam Chomsky, philosophe et commentateur politique juif-américain à l’émission d’information Democracy Now.

    « Tout d’abord, si l’ingérence étrangère dans nos élections vous intéresse, tout ce que les Russes ont pu faire pèse ou compte à peine comparé à ce qu’un autre état fait ouvertement, effrontément et avec un soutien énorme, » a dit M. M. Chomsky à la journaliste Amy Goodman au cours d’une interview le mois dernier, qui a refait surface au vu de l’évolution des événements qui entourent l’ingérence présumée de la Russie dans les élections états-uniennes

    « L’intervention d’Israël dans les élections américaines dépasse largement tout ce que les Russes ont pu faire. Je veux dire, même au point où le premier ministre d’Israël, Netanyahu, se rend directement au Congrès, sans même en informer le président, et s’adresse au Congrès, largement ovationné, pour tenter de saboter la politique du président – c’est ce qui s’est produit avec Obama et Netanyahu en 2015. »

    « Poutine est-il venu s’adresser au Congrès en session conjointe pour essayer d’inciter ses membres à inverser la politique états-unienne, sans même, en informer le président ? » (...)

  • Pourquoi le NPA refuse-t-il de répondre ? Michel Collon - 30 Août 2018 - Investigaction

    https://www.investigaction.net/fr/pourquoi-le-npa-refuse-t-il-de-repondre

    Texte de la lettre adressée en mars par Michel Collon à la direction du NPA et restée sans réponse. Sur son site, le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste français) publie un ramassis de calomnies signé Ornella Guyet contre Michel Collon, fondateur et directeur du site Investig’Action. Or, cette pseudo-journaliste s’est aussi acharnée contre Jeremy Corbyn, François Ruffin, Pierre Carles, Frédéric Lordon, Alain Gresh, Noam Chomsky… Toute ressemblance avec les campagnes de diabolisation menée par le lobby sioniste… n’est pas fortuite. Le NPA répondra-t-il enfin ?

    Au comité national dirigeant le NPA,

    Bonjour,

    Vous diffusez sur votre site un article fort long[1] qui me calomnie sur base de rumeurs, ragots et déformations. Vous m’accusez d’ « imposture journalistique », de « mercantilisme » et de complicité avec des dictatures. Vous me prêtez des amitiés avec des gens que je ne fréquente pas ou que je dénonce.

    L’auteur de ce torchon, véritable degré zéro du journalisme, s’appelle Ornella Guyet. J’y ai relevé 70 erreurs factuelles, fautes journalistiques grossières ou calomnies pures et simples. Si vous en doutez, je suis prêt à en discuter avec vous. Je me limiterai ici à vous poser cinq questions :

    Comptez-vous publier aussi les articles dans lesquels Ornella Guyet a agressé et calomnié d’autres progressistes : Jeremy Corbyn, François Ruffin, Pierre Carles, Frédéric Lordon, Hervé Kempf, Alain Gresh et Noam Chomsky ?

    Savez-vous que Guyet a répandu ses calomnies sous divers pseudonymes, destinés à faire croire qu’il s’agissait d’un mouvement d’opinion et non d’une seule personne ? Savez-vous qui finance toute cette activité ?

    Savez-vous que la source primaire de Guyet est le site Conspiracy Watch, tenu par Rudy Reichstadt, proche de Bernard Henri-Lévy ? Ce site se nourrit en permanence du théoricien islamophobe Pierre-André Taguieff et recopie les pires délires des néocons islamophobes US : Daniel Pipes, Norman Podhoretz et le site d’extrême droite MEMRI. Comment expliquez-vous que les critiques d’Ornella Guyet épargnent les Etats-Unis, Israël et leurs alliés des pétromonarchies réactionnaires ?

    Savez-vous que le travail « journalistique » de cette personne a été sévèrement critiqué par Le Monde Diplomatique, Acrimed et d’autres groupes ? Savez-vous qu’elle a toujours refusé tout débat public ? Parce que manifestement elle se sait incapable de répondre aux critiques sur ses méthodes tendancieuses, et a d’ailleurs fini par arrêter l’activité de son site.

    Sur votre site, vous affirmez « avoir reçu cette contribution » de Guyet et « la publier bien volontiers ». Mais d’après elle[2] c’est vous qui lui auriez commandé ce torchon. Qui dit vrai ?

    Beaucoup de gens me demandent comment il est possible qu’une organisation de gauche reprenne de telles calomnies. Et je vous le demande à mon tour. Votre publication me cause du tort ainsi qu’à toute l’équipe de jeunes journalistes d’Investig’Action qui travaille dur contre la pensée dominante et la désinformation. Héberger ce ramassis de mensonges alors qu’Investig’Action est déjà la cible des néocons, du lobby pro-Israël et de certains journalistes chiens de garde, qui répandent les mêmes attaques que Guyet, cela vous place dans un curieux voisinage, non ?

    Je vous demande donc de retirer cet article et d’en informer vos lecteurs. Je me tiens à votre disposition si vous souhaitez des éclaircissements quant aux accusations que cette personne porte contre moi. Si vous refusez, je vous demande d’en débattre publiquement avec moi.

    Je n’ai aucun problème avec le fait qu’on critique mes analyses en échangeant des arguments politiques. J’estime même que la gauche française devrait davantage discuter sereinement ses divergences. On reste trop entre soi. Mais remplacer ce débat par des insultes et calomnies, en recopiant les attaques de nos ennemis de classe, me semble le contraire du véritable débat politique et un signe de faiblesse.

    Bien à vous
    Michel Collon
    Investig’Action – Bruxelles

    Notes :

    [1] http://tantquillefaudra.org/debats/article/michel-collon-un-militant-de-la-347

    [2] « Le NPA, dont la Commission nationale anti-fasciste (Cnaf) m’a commandé il y a plusieurs mois… un dossier sur Michel Collon, qui a été l’article le plus abouti que j’ai publié à ce jour à son sujet. » http://www.confusionnisme.info/index.php/2015/10/05/le-martyre-de-saint-michel

    #ornella_guyet #NPA #Michel_Collon #Jeremy_Corbyn #François_Ruffin #Pierre_Carles #Frédéric_Lordon #Alain_Gresh #Noam_Chomsky #calomnies #information #débat #conspiracy_watch #rudy_reichstadt #bernard_henri-lévy #BHL #pierre-andré_taguieff #daniel_pipes #norman_Podhoretz #MEMRI

  • Amid Deadly Israeli Crackdown on Gaza Protests, Chomsky Says U.S. Must End Support for “Murderers”
    Democracy Now! July 30, 2018
    https://www.democracynow.org/2018/7/30/amid_deadly_israeli_crackdown_on_gaza

    (...) NOAM CHOMSKY : The official program—official—was to keep Gaza on what was called a diet, barely enough to survive. Doesn’t look good if they all starve to death. Notice that this is occupied territory, as recognized by—even by the United States, everyone but Israel. So, here’s a population kept in a prison, in an occupied territory, fed a diet to keep them at bare survival, constantly used as a punching bag for what’s called—what calls itself the most moral army in the world, now reaching a point where within a couple years it will be uninhabitable, yes, and in addition to that you have sadistic acts like highly trained snipers killing a young Palestinian woman medic when she’s tending a patient, and what the doctor just described.

    What do we do with it? We actually react to that. The United States has reacted. It’s reacted by very sharply cutting its funding to the one organization, UNRWA, U.N. organization, that keeps the population barely alive. That’s our response, along with, of course, overwhelming support for Israel, providing with the arms, diplomatic support and so on. One of the most extraordinary scandals, if that’s the right word, in the modern world.

    Can we do something about it? Sure, of course we can. Gaza should be a thriving Mediterranean paradise. It has a wonderful location, has agricultural resources, could be marvelous beaches, fishing, sea resources, even has natural gas offshore, which it’s not being allowed to use. So there’s plenty that can be done. But we’ve—the U.S. has preferred, under repeated-administrations but much worse now, to, as usual, support the murderers.
    (...)
    AMY GOODMAN: And, Noam, the solution that you say that is very straightforward and simple?

    NOAM CHOMSKY: Very straightforward. Live up to the terms of the November 2005 agreement. Allow Gaza to reconstruct. Open the entry points to Israel and Egypt. Rebuild the seaport that was smashed. Destroy the—rebuild the airport that Israel destroyed. Allow them to reconstruct the power plants. Let them become a flourishing Mediterranean site. And, of course, permit—remember that the famous Oslo Agreements required, explicitly, that the Gaza Strip and the West Bank be a unified territory and that its territorial integrity must be maintained. Israel and the United States reacted at once by separating them. OK? That’s not a law of nature, either. Palestinian national rights can be achieved, if the U.S., Israel are willing to accept that.