• Le Ghana et l’Afrique du Sud devant la France pour la liberté de la presse Philippe Rosenthal
    http://www.observateurcontinental.fr/?module=articles&action=view&id=2649

    Le #journalisme, « principal vaccin » contre la désinformation en pleine pandémie, est « totalement ou partiellement bloqué » dans plus de 130 pays, rapporte Reporters sans frontières (RSF), qui a publié ce mardi 20 avril l’édition 2021 de son classement mondial de la liberté de la presse.

    La #France absente de la zone blanche de la carte de la liberté de la presse. « Le journalisme, est totalement ou partiellement bloqué dans 73 % des pays évalués », écrit Reporters sans frontières (RSF). Tous les ans la situation sur la liberté de la presse dans 180 pays et territoires est scrutée par l’ organisation indépendante basée à Paris dotée d’un statut consultatif auprès de l’Organisation des Nations unies, de l’Unesco, du Conseil de l’Europe et de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

    Ce rapport annuel montre que « l’exercice du journalisme », ce que RSF nomme comme étant le « principal vaccin contre le virus de la désinformation, est gravement entravé dans 73 des 180 Etats du Classement établi » par l’association et « restreint dans 59 autres, soit au total 73 % des pays évalués ». Ces chiffres correspondent au nombre de pays classés rouge ou noir sur la carte mondiale de la liberté de la presse, c’est-à-dire ceux dans lesquels le journalisme est dans une « situation difficile », voire « très grave » et à ceux classés dans la zone orange, où l’exercice de la profession est considérée comme « problématique ».

    La France (34e), classée pourtant jaune, dans le groupe où la situation est plutôt bonne selon RSF, est cependant derrière l’#Espagne (29e), le #Royaume-Uni (33e) et devant la #Slovénie (36e), classée toujours jaune, qui est, elle, classifiée par RSF comme étant un pays qui bloque le journalisme en obligeant, par exemple, l’agence de presse STA à suivre la ligne politique du gouvernement au risque d’être privée de financement d’Etat. La France, pays des droits de l’homme par excellence n’est en tout cas pas dans la zone blanche de la carte de la liberté de la presse, qui indique une situation d’exercice du journalisme sinon optimale du moins très satisfaisante comme cela est le cas pour la #Norvège, la #Finlande, la #Suède, le #Danemark.

    Les #Etats-Unis et la France derrière des pays africains. La France, classée donc en jaune, se trouve, comme le montre RSF derrière des pays comme, la #Costa_Rica, la #Jamaïque, l’#Uruguay, le #Suriname, la #Namibie, le #Cap-Vert, le #Ghana et l’#Afrique_du_Sud. L’organisation indépendante, qui place curieusement le Royaume-Uni (33e) juste devant la France alors qu’il garde le journaliste d’investigation, Julian #Assange, dans la prison à haute sécurité de #Belmarsh, où sa santé physique et mentale continuent de se dégrader, met la Russie en rouge en indiquant que ce pays a « déployé son appareil répressif pour limiter la couverture médiatique des manifestations liées à l’opposant Alexeï #Navalny ».

    Le deux poids, deux mesures est, d’emblée visible dans ce rapport. En effet, pourquoi placer le Royaume-Uni en 33e position et la #Russie en 150e quand un reporter de renommé international ayant dénoncé les violations des droits de l’Homme et les meurtres de l’armée américaine est enfermé en prison à Londres ? Il semble que RSF prenne une défense arbitraire pour un pays occidental et porte un bandeau sur les yeux. Pourtant, RSF, souligne que le cas du fondateur de #Wikileaks est un « type de revers pour le journalisme ».

    Même si les Etats-Unis sont d’après RSF en 44e position et classée toujours en jaune bien loin derrière la France et le #Ghana, le problème a été, selon l’organisation, la dernière année du mandat de Donald Trump qui « s’est caractérisée par un nombre record d’agressions (près de 400) et d’arrestations de journalistes (130), selon le US Press Freedom Tracker, dont RSF est partenaire ».

    L’organisation Reporters sans frontières, qui même si elle prend une position favorable pour le Royaume-Uni alors que Julian Assange y est emprisonné, ne peut pas cacher le fait que la liberté de la presse est réellement en danger dans de nombreux pays occidentaux. Aussi, on peut vraiment écrire que la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis peuvent apprendre de pays africains comme le Ghana et l’Afrique du Sud. Cela prouve que de graves dérives non démocratiques ont actuellement lieu dans ces pays.

    Même si « l’Europe et l’Amérique (Nord et Sud) restent les continents les plus favorables à la liberté de la presse » et « même si la zone des Amériques enregistre cette année la plus grande dégradation des scores régionaux (+2,5 %) », RSF informe que « le continent européen accuse pour sa part une détérioration conséquente de son indicateur “#Exactions” » car « les actes de violence ont plus que doublé au sein de la zone Union européenne-Balkans, alors que cette dégradation est de 17 % au niveau mondial ».

    L’organisation indépendante et défenderesse de la presse https://rsf.org/fr/classement-mondial-de-la-liberte-de-la-presse-2021-le-journalisme-est-un-vaccin précise que « les agressions contre les journalistes et les interpellations abusives se sont notamment multipliées » en #Pologne (64e, -2), en #Grèce (70e, -5) , en #Serbie (93e) et en #Bulgarie (112e, -1) mais aussi en #Allemagne, en France (34e) et en #Italie (41e).

    • Classement mondial de la liberté de la presse 2021 : le journalisme est un vaccin contre la désinformation, bloqué dans plus de 130 pays
      https://rsf.org/fr/classement-mondial-de-la-liberte-de-la-presse-2021-le-journalisme-est-un-vaccin

      L’édition 2021 du Classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF) démontre que le principal vaccin contre le virus de la désinformation, à savoir le journalisme, est totalement ou partiellement bloqué dans 73 % des pays évalués par RSF.

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      Le Classement mondial de la liberté de la presse, qui évalue tous les ans la situation de la liberté de la presse dans 180 pays et territoires, montre que l’exercice du journalisme, principal vaccin contre le virus de la désinformation, est gravement entravé dans 73 des 180 Etats du Classement établi par RSF et restreint dans 59 autres, soit au total 73 % des pays évalués. Ces chiffres correspondent au nombre de pays classés rouge ou noir sur la carte mondiale de la liberté de la presse, c’est-à-dire ceux dans lesquels le journalisme est dans une “situation difficile”, voire “très grave” et à ceux classés dans la zone orange, où l’exercice de la profession est considérée comme “problématique”.

      Le blocage du journalisme est révélé par les données du Classement qui mesurent les restrictions d’accès et les entraves à la couverture de l’actualité. RSF a enregistré une dégradation flagrante de l’indicateur sur la question. Les journalistes sont confrontés à une “fermeture des accès” au terrain comme aux sources d’information, du fait ou au prétexte de la crise sanitaire. Seront-ils d’ailleurs rouverts après la fin de la pandémie ? L’étude montre une difficulté croissante pour les journalistes d’enquêter et de faire des révélations sur des sujets sensibles, en particulier en Asie et au Moyen-Orient, ainsi qu’en Europe.

      Le baromètre Edelman Trust 2021 révèle une défiance inquiétante du public envers les journalistes : 59 % des personnes interrogées dans 28 pays considèrent que les journalistes tentent délibérément d’induire le public en erreur en diffusant des informations dont il savent qu’elles sont fausses. Néanmoins, la rigueur et le pluralisme journalistiques permettent de contrer la désinformation et les “infodémies”, c’est-à-dire les manipulations et les rumeurs.

      Par exemple, face à la Covid-19, les présidents Bolsonaro au Brésil (111e, -4) et Maduro au Venezuela (148e, -1) ont fait la promotion de médicaments dont l’efficacité n’a jamais été prouvée par le monde médical : heureusement, des enquêtes comme celles de l’Agência Pública brésilienne ou des articles fouillés publiés par les derniers journaux indépendants vénézuéliens ont établi la vérité des faits. En Iran (174e, -1), les autorités ont renforcé leur contrôle sur l’information et multiplié les condamnations de journalistes pour mieux minimiser le nombre de décès liés à la Covid-19. En Egypte (166e), le pouvoir du président al-Sissi interdit tout simplement la publication de chiffres sur la pandémie autres que ceux du ministère de la Santé. Au Zimbabwe (130e, -4), le journaliste d’investigation Hopewell Chin’ono a été jeté en prison peu de temps après avoir révélé un scandale de détournement d’argent public dans l’acquisition de matériel destiné à lutter contre l’épidémie.

      Les principales évolutions au Classement mondial
      => https://rsf.org/fr/classement-mondial-de-la-liberte-de-la-presse-2021-le-journalisme-est-un-vaccin

  • Covid-19 dans le monde : l’Allemagne place les Pays-Bas en zone à haut risque
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/04/04/covid-19-dans-le-monde-le-pape-espere-une-renaissance-post-pandemique_607551

    L’institut Robert-Koch avait déjà procédé de même pour trois autres pays frontaliers dont la France. Les voyageurs devront présenter un test négatif et s’isoler entre cinq et dix jours.Des millions de personnes dans le monde se résignent à passer le dimanche de Pâques, le jour le plus important du calendrier liturgique chrétien, sous le signe des contraintes sanitaires pour la deuxième fois depuis le début de la pandémie de Covid-19. La pandémie a fait plus de 2 847 000 morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi par l’Agence France-Presse à partir de sources officielles, dimanche matin. Ces chiffres sont globalement sous-évalués. Ils se fondent sur les bilans quotidiens des autorités nationales de santé, sans inclure les réévaluations reposant sur des bases statistiques.
    L’Allemagne va placer les Pays-Bas en zone à haut risque en raison du nombre élevé de contaminations au SARS-CoV-2, a annoncé dimanche l’Institut Robert-Koch, qui a déjà procédé de même pour trois autres pays frontaliers dont la France. A partir de mardi à minuit, tout voyageur en provenance des Pays-Bas devra présenter un test de dépistage du virus négatif pour pouvoir entrer sur le territoire allemand, selon l’institut de veille sanitaire. Il devra en outre observer une période de quarantaine de dix jours avec la possibilité de l’interrompre au bout de cinq jours sur présentation d’un test négatif.Pour les personnes qui effectuent la navette entre les deux pays voisins pour des raisons professionnelles, des exceptions sont toutefois prévues. L’Allemagne, où l’inquiétude ne cesse de grandir face à la troisième vague épidémique, avait déjà décidé de classer en zone à haut risque la France, la République tchèque et la Pologne.
    Les Pays-Bas sont limitrophes de deux Etats régionaux allemands importants, la Basse-Saxe et surtout la Rhénanie du Nord-Westphalie, le Land le plus peuplé avec 18 millions d’habitants. Les restrictions mises en place pour lutter contre la pandémie, qui s’aggrave dans le royaume néerlandais, ont récemment été prolongées jusqu’au 20 avril.

    #Covid-19#migrant#migration#allemagne#paysbas#france#pologne#republiquetcheque#tauxincidence#sante#test#frontiere#circulation#zonearisque

  • #Frontex guards in Greece could be armed by summer

    The EU’s border agency Frontex is pressing to have its guards armed by the summer.

    The weapon-carrying border guards would be among the first deployment of armed EU officials to other member states.

    The Warsaw-based agency, which also bills itself as a law-enforcement force, has been at pains of getting the legal basis sorted for its new recruits to carry guns.

    It managed to reach an agreement with Poland to carry weapons on site - but has been at loggerheads to do the same elsewhere.

    But Frontex executive director Fabrice Leggeri on Tuesday (16 March) told MEPs that it had since reached a “bridging agreement” with Athens so that its guards can also carry guns on missions in Greece.

    “We are a fully-fledged EU agency, no doubt about that, but we are also more a fully-fledged European law enforcement force,” he added.

    Leggeri said background checks for criminal records of the future armed guards are currently being carried out.

    The recruits belong to a so-called ’category one’ staffing of EU officials, which are part of a future 10,000 standing corps under Frontex control.

    “We are in the process of vetting the category one staff so that we can deploy them with use of force,” he said.

    Leggeri said the plan is to get similar “bridging agreements” by the summer in place with other member states which currently host its missions.

    Aside from Greece, Frontex has operations in the Canary Islands, Cyprus, Italy and Spain. They also operate on the land border in Bulgaria, as well as in Albania and Montenegro.

    Frontex currently has some 500 mostly-trained category one staff. Others are currently in training in Italy and Spain.

    The agency is seeking to have at least 700 category one staff by the end of the year. Some 200 will be picked this month from a reserve list created at the end of 2019.

    Its biggest operation remains in Greece, where up to 800 Frontex officers are deployed at any one time.

    The move comes amid border tensions between Greece and Turkey.

    Earlier this month, reports emerged of Turkish soldiers firing shots into the air at the Greek land border at the Evros river.

    Ana Cristina Jorge, who heads Frontex’s operational response division, said one of its patrols had witnessed the shootings.

    “When it comes to the aggression of Frontex by Turkey, we have had them for a long time,” she said earlier this week.

    The issue of weapons was also the source of another spat between the European Commission and the agency. The two sides are indirectly blaming one another for the delays on clarifying the legal basis of arming the guards.

    Meanwhile, the agency remains under scrutiny from MEPs looking into its alleged role of violating the fundamental rights of would-be asylum seekers.

    Frontex was supposed to have hired some 40 fundamental right monitors four months ago. Currently it has none. But Leggeri said at least 15 should be hired by the end of the month or at the start of April.

    The commission has faulted Leggeri for the delays, also noting that the agency still needs to hire three deputy executive directors and a permanent fundamental rights officer.

    “It would have been better if all senior management staff that should have been in place would have been in place,” said EU home affairs commissioner, Ylva Johansson.

    https://euobserver.com/migration/151253
    #asile #migrations #réfugiés #frontières #militarisation_des_frontières #Grèce #gardes-frontière #armes #Pologne

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  • « Guerres culturelles » : les #sciences_sociales sont prises pour cibles du #Brésil à la #Pologne

    En Amérique du Sud ou en Europe, les universitaires qui travaillent dans des champs attaqués par les conservateurs, comme les #études_de_genre, se retrouvent en première ligne. Parmi eux, la Brésilienne #Marcia_Tiburi, exilée en France, qui juge, malgré tout, nécessaire « de construire une #culture_du_dialogue avec les différences ».

    Comment parler à un fasciste ? C’est le titre, surprenant à première vue, qu’a donné l’universitaire brésilienne Marcia Tiburi à l’un de ses nombreux ouvrages. Un titre bien optimiste puisque de #dialogue, il n’en a pas été question : à partir de la publication de ce livre en 2015, elle a été la cible d’une campagne de #dénigrement et de #violences menée par l’#extrême_droite.

    Cette artiste, universitaire, féministe, engagée en politique avec le Parti des travailleurs (PT) – et qui avait dénoncé le coup d’État contre Dilma Roussef en 2016 – a même dû quitter son pays en 2018, juste avant l’arrivée au pouvoir du funeste Jair #Bolsonaro.

    C’est qu’elle s’était lancée, quelques semaines avant, dans la campagne pour le poste de gouverneure de Rio de Janeiro, « avec l’espoir que tout allait changer ». « J’ai conduit un véhicule blindé pendant la campagne, mais quand le PT a perdu, il n’y avait plus moyen de continuer dans le pays, car il n’y avait plus d’espoir. »

    Elle a été harcelée à l’université, a subi des #accusations calomnieuses. « En 2018, j’ai été victime d’une #embuscade_médiatique dans une station de radio où je donnais une interview. Un groupe fasciste appelé #MBL [#Mouvement_Brésil_libre], financé par des hommes d’affaires nationaux et internationaux, a envahi l’espace où je donnais une interview avec des téléphones connectés pour filmer ma réaction. Je suis partie, mais le lendemain, une campagne de #diffamation, avec de fausses nouvelles, des vidéos et affiches numériques a été lancée contre moi et se poursuit jusqu’à aujourd’hui », explique-t-elle.

    Elle vit désormais en France. Elle a été accueillie par l’université Paris VIII et a obtenu une bourse dans le cadre du programme #Pause (#Programme_national_d’accueil_en_urgence_des_scientifiques_en_exil), après un passage par les États-Unis dans une institution protégeant les écrivains persécutés.

    Le Brésil peut être vu comme un laboratoire de malheur, la vitrine des dégâts que la #politique_de_haine mise en œuvre aujourd’hui par l’extrême droite et relayée par la puissance des réseaux sociaux et des médias de masse peut causer à l’un des piliers de la démocratie, la #liberté_académique (lire ici son analyse publiée par l’Iris).

    De l’expérience de Marcia Tiburi, on retient aussi que dans ces « #guerres_culturelles », les universitaires se retrouvent en première ligne. En particulier ceux qui, comme elle, travaillent dans les sciences sociales et dans des champs pris pour cibles par les conservateurs, en particulier les études de genre.

    « Il s’agit d’une #offensive_néolibérale, juge-t-elle. Le cas du Brésil montre clairement que le #fascisme a été déployé comme une #technologie_politique au service du #néolibéralisme. Bolsonaro n’est qu’un épouvantail dans la #plantation_coloniale (malheureusement, mon pays a encore toutes les caractéristiques d’une #colonie), son but et son rôle sont de maintenir les gens hypnotisés et effrayés. »

    À des milliers de kilomètres du Brésil (où le gouvernement coupe dans les fonds destinés à la philosophie pour les réorienter vers les sciences dures jugées plus « utiles »), le continent européen n’est pas épargné. En #Pologne, en #Hongrie ou en #Italie, des chercheuses et des chercheurs sont victimes de cette offensive contre la liberté académique de la part de pouvoirs qui cherchent à imposer leur vision des sciences.

    À #Vérone, petite ville italienne célèbre pour la pièce de Shakespeare Roméo et Juliette, #Massimo_Prearo, qui travaille sur la #sociologie politique du genre et de la #sexualité, s’est retrouvé dans une tempête médiatique et politique pour avoir voulu organiser en 2018 une journée d’études intitulée « Demandeurs d’asile, orientation sexuelle et identité de genre ».

    La Ligue du Nord de Matteo Salvini venait d’accéder au pouvoir dans un gouvernement de coalition avec le Mouvement Cinq Étoiles. « Il y a eu une réaction très forte de la droite et de l’extrême droite qui s’opposaient à ce que ce sujet soit abordé à l’université, nous accusant d’utiliser des arguments idéologiques et non universitaires, et de vouloir imposer la dictature des études de genre et des questions #LGBT », explique Massimo Prearo.

    Plus inquiétant encore, à l’époque, le président de l’université avait cédé à cette pression en décidant de suspendre le colloque, au motif qu’il existait des risques pour les participants. Finalement, la mobilisation, qui s’est traduite par des manifestations et une pétition internationale, a payé : le président est revenu sur sa décision.

    Depuis 2013, les études de genre sont en Italie dans le viseur du camp conservateur. Si cette année-là est un tournant, c’est que trois projets de loi présentés par le gouvernement de centre-gauche sont alors débattus au Parlement : un légalisant le mariage entre personnes de même sexe, un contre l’homophobie et un dernier ouvrant la voie au financement des études de genre à l’école.

    Tous trois déclenchent d’intenses débats dans la société italienne, qui mettent au premier plan les chercheurs dont ces sujets sont la spécialité.

    « En raison de la traduction politique du travail que nous effectuions depuis des années, nous avons été accusés par ceux qui s’opposaient à ces projets de loi de les avoir promus. Nous avons également été accusés de profiter de l’argent public pour promouvoir des lois qui divisent la société », témoigne Massimo Prearo.

    Bref, les concepts circulent, mais lorsqu’ils quittent l’espace académique pour la sphère publique, les chercheurs sont pris à partie et finissent par trinquer. On leur reproche de manquer d’#objectivité ou de verser dans l’#idéologie – l’idéologie étant le discours de l’autre lorsqu’il s’agit de le disqualifier. Avant les études de genre, ce sont les #études_féministes qui avaient dû subir ce type d’attaques dans les années 1990, explique Massimo Prearo.

    « Pas d’autre moyen que de construire une culture du dialogue avec les différences »

    Plus au nord, en Pologne, les études de genre ou les droits des LGBT+ sont également ciblés par le gouvernement du parti Droit et justice (PiS), qui cherche non seulement à imposer sa vision de l’histoire mais aussi, plus largement, à dicter ses vues sur les sciences sociales, au nom d’un #intégrisme_catholique. Comme l’explique un universitaire polonais qui a requis l’anonymat de peur des représailles, la chose s’est faite en deux temps : le pouvoir polonais a commencé par fusionner le ministère de l’éducation et celui des sciences et de l’enseignement supérieur.

    Puis, sous l’égide de ce super-ministère, un nouveau système d’évaluation scientifique des universitaires a été mis en place, reposant sur un système à points. Dans la liste des publications auxquelles seraient attribués des points, ont subitement surgi « plus de 70 nouvelles revues catholiques qui ne répondent pas aux normes des #revues universitaires » et auxquelles sont accordés « plus de points que de nombreuses autres revues réellement universitaires ». « Puisque nous vivons et travaillons dans le système “publier ou périr”, et que nous sommes évalués sur la base des points obtenus par les publications, la conclusion est évidente. Sur la base de cette évaluation, nous pouvons/ne pouvons pas être licenciés ou nous pouvons/ne pouvons pas être promus au rang de docteur ou de professeur. »

    Un « #agenda_catholique_fondamentaliste » est donc à l’ordre du jour, sous la houlette du super-ministre Przemysław #Czarnek. « Il a initié les changements dans les programmes et les livres scolaires, en effaçant les figures et les événements historiques qui ne correspondent pas à la “politique historique” promue par le ministère de la justice (c’est-à-dire en effaçant ou en diminuant le rôle de #Lech_Walesa dans le processus de rupture du système communiste en Pologne) », explique ce chercheur.

    Par ailleurs, les « #créationnistes », qui croient que leur Dieu est à l’origine de l’univers, ont porte ouverte et l’#éducation_sexuelle est interdite dans les écoles. Pour couronner le tout, à l’université, une nouvelle discipline scientifique a été introduite : la #science_de_la_famille !

    Pour ce chercheur polonais, l’objectif est tout simplement de « détruire ou de discréditer l’#élite_universitaire, les #intellectuels, qui représentent le groupe d’opposition le plus dangereux ».

    Alors que faire ? Dans son ouvrage de 2015 (Comment parler avec un fasciste ?, paru aux éditions Record en portugais, trois ans plus tard, en espagnol chez Akal, et qui paraîtra en anglais cet été), extrêmement stimulant pour ceux qui tentent de se débarrasser du spleen qui nous assaille, Marcia Tiburi plaide pour une #politique_de_l’amour face aux campagnes de #haine, relayées par les #réseaux_sociaux.

    Prenant pour cible le fascisme qui revient, recyclé par un néolibéralisme aux abois, elle espère l’avènement d’un dialogue véritable, à l’opposé des débats de confrontation qui ont essaimé sur les écrans de médias hystérisés ; un dialogue véritable qui nous permette d’écouter l’autre, car, dit-elle, « le dialogue est une aventure dans l’inconnu ».

    « De la possibilité de perforer le blindage fasciste au moyen du dialogue dépend notre survie comme citoyen », explique-t-elle. Il est aussi beaucoup question, dans son ouvrage, des réseaux sociaux et des médias tels que Fox News qui se nourrissent du ressentiment et en ont fait un fonds de commerce.

    Alors, quelle n’a pas été sa stupeur lorsque Marcia Tiburi a vu dans son pays d’accueil les attaques menées contre l’université par des ministres français, celui de l’éducation nationale Jean-Michel #Blanquer et celle des universités Frédérique #Vidal. « J’ai vraiment #peur, dit-elle, parce que la France, où je suis accueillie et envers laquelle j’éprouve la plus profonde gratitude et le plus grand respect pour le monde universitaire, ne peut pas être victime de ce genre de #mystification et de #populisme. J’ai perçu [les attaques de Blanquer et Vidal] comme un manque total de #respect, une #violence_symbolique et un #abus_épistémologique contre les professeurs et toute la communauté académique. »

    Pour #Eric_Fassin, professeur à l’université Paris VIII au département de science politique et à celui des études de genre, même s’il faut se garder de généraliser en rapprochant des situations qui présentent des niveaux de gravité différents, « il n’y a plus d’un coté les pays où l’on est protégé et d’un autre côté ceux où l’on serait exposé ». Pointant « l’#anti-intellectualisme des régimes néolibéraux », il estime qu’« on n’est plus sûr de qui est à l’abri et pour combien de temps ». « C’est relativement nouveau », souligne-t-il, en jugeant indispensable « une #internationalisation_de_la_solidarité ».

    Depuis 2015, Marcia Tiburi a écrit trois autres essais sur le Brésil, dont Ridicule politique (2017) et Le Délire du pouvoir (2019). On l’interroge sur l’ironie de son titre Comment parler avec un fasciste ?, au vu de sa situation actuelle. « L’échec nous appartient à tous, répond-elle. Mais je ne vois pas d’autre moyen que de construire une culture du dialogue avec les différences. C’est la façon de soutenir les droits fondamentaux. »

    Dans un laboratoire, on mène toutes sortes d’expériences. Certaines réussissent, d’autres non. Dans celui du Brésil, il faut espérer que Jair Bolsonaro échoue. Et que Marcia Tiburi réussisse.

    https://www.mediapart.fr/journal/international/130321/guerres-culturelles-les-sciences-sociales-sont-prises-pour-cibles-du-bresi
    #université #solidarité

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  • La Croix-Rouge alerte sur le manque d’accès aux vaccins pour les migrants

    La course aux vaccins est-elle une affaire de pays riche ? Sans doute, si on regarde le quantité de doses reçues par les pays occidentaux. Mais les vaccins, c’est aussi une affaire de statut. Des millions de migrants sont aujourd’hui exclus des programmes de vaccination contre le Covid-19. À Genève, la Croix-Rouge rappelle que le virus continuera de circuler si tout le monde n’est pas vacciné. Peu importe qu’il ait des papiers ou non.

    Dans son rapport, la Croix-Rouge parle du « #mur_invisible » qui se dresse sur la route des migrants qui veulent se protéger de la pandémie. En particulier ceux qui n’ont aucun statut. C’est le cas en #Grèce, où 50 000 personnes qui n’ont pas de numéro de sécurité sociale n’ont pas accès à la vaccination.

    C’est le cas aussi en #Pologne et en #République_Dominicaine où les vaccins sont réservés aux résidents. Mais même dans les pays qui ont ouvert leur programme, d’autres #barrières, matérielles, existent. C’est ce que dit Tiziana Bonzon, responsable Migration à la Fédération internationale de la Croix-Rouge.

    « Nous vivons dans un monde qui est de plus en plus digitalisé et numérique, où même la prise de rendez-vous auprès du médecin se fait maintenant par internet. Eh bien quand vous avez juste l’argent pour vous payer à manger, vous n’avez pas forcément l’accès à internet et pas les moyens de prendre ces prises de rendez-vous. Ça devient compliqué. »

    L’étude menée par la Croix-Rouge montre qu’aux États-Unis et en #Grande-Bretagne, les migrants qui pourraient prétendre à la vaccination ne le font pas de peur d’être enregistrés par les autorités et expulsés.

    Mais des contre-exemples existent. La #Colombie a, par exemple, décidé d’inclure près de 2 millions de réfugiés vénézuéliens dans son programme de vaccination. Et en #Jordanie, les autorités ont déjà livré les premières doses de vaccins dans les camps de réfugiés syriens alors que le pays n’a pas encore sécurisé suffisamment de doses pour couvrir toute sa population.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/30725/la-croix-rouge-alerte-sur-le-manque-d-acces-aux-vaccins-pour-les-migra

    #vaccins #vaccinations #migrations #asile #inégalités #réfugiés #Etats-Unis #USA #covid-19 #coronavirus


    • C’est pas dans notre saine #démocratie que l’on verrait des choses pareilles  ! 🤔

      2020 fut une année de chaos juridique et informatif, une année de décisions contradictoires et controversées. De ce fait, à différents moments de la pandémie, les citoyens se sont sentis abandonnés. La première confusion est née de la position équivoque des dirigeants sur le port du masque. Alors que, fin février 2020, le ministre de la Santé assurait que les masques ne protégeaient pas du virus, le 16 avril, l’obligation de se couvrir le visage dans les lieux publics a été promulguée. Entre-temps, la population avait reçu un signal clair que les moyens de protection personnelle pouvaient être négligés. Si, derrière cette stratégie erronée, l’opinion publique a vu la volonté du gouvernement de cacher sciemment la pénurie de masques et l’impréparation des services publics à la pandémie, elle a surtout contribué à alimenter le discours des militants antimasques et autres « coronasceptiques ».

      Bien que la pandémie n’ait toujours pas reculé et que le système de santé polonais continue à peiner sérieusement – la Pologne a enregistré au mois d’octobre une surmortalité d’environ 40 % par rapport à la moyenne des années 2016-2019 –, les national-populistes avancent sans relâche et sans frein sur la voie autoritaire. Pour détourner l’attention de la population de la réalité pandémique, des défaillances du système de santé et des scandales de corruption liés à l’achat de masques et de respirateurs non conformes aux critères de qualité, à des entreprises suspectes, le pouvoir en place relance des débats sociétaux controversés, telle l’interdiction totale de l’IVG, la sortie de la Pologne de la Convention d’Istanbul sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique ou la criminalisation de l’éducation sexuelle.

  • L’avortement en Pologne

    Entretien avec Marta Lempart, militante polonaise pour le droit à l’avortement

    L’Europe a abdiqué ses devoirs : elle se range du côté du gouvernement polonais et contre les droits des citoyens

    Mercredi dernier, le gouvernement du parti ultraconservateur Droit et Justice (PIS) au gouvernement a officiellement publié la mesure approuvée par le Tribunal constitutionnel de ce pays en octobre dernier, qui interdit l’avortement pour cause de malformation fœtale. L’une des trois options légales pour avorter, ce qui signifie une interdiction de facto de l’interruption de grossesse.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/02/08/lavortement-en-pologne

    #féminisme #ivg #europe #pologne

  • „Hallo, Diktator“ - Orbán, die EU und die Rechtsstaatlichkeit - Die...
    https://diasp.eu/p/12332975

    „Hallo, Diktator“ - Orbán, die EU und die Rechtsstaatlichkeit - Die ganze Doku | ARTE

    „Hallo, Diktator“ | Orbán, die EU und die Rechtsstaatlichkeit

    Es ist ein Ringen um Macht und Milliarden: Seit Sommer 2020 kämpft die Mehrheit der EU-Staaten dafür, die Vergabe von EU-Mitteln an Bedingungen zu knüpfen. Nur wer sich an rechtsstaatliche Spielregeln hält, soll zukünftig Gelder bekommen. „Hallo, Diktator“ - Orbán, die EU und die Rechtsstaatlichkeit - Die ganze Doku | ARTE

    • https://www.arte.tv/fr/videos/099755-000-A/la-hongrie-orban-et-l-etat-de-droit

      Chronique de la crise qui oppose la #Hongrie de l’ultra-conservateur Viktor Orbán à l’#Union_européenne sur la question de l’État de #droit. | 1h, 08-01 jusqu’à 23-03-2021

      Depuis l’été 2020, la bataille fait rage au Parlement européen : alors que le futur plan de relance post-Covid, fruit d’âpres négociations entre les États membres, prévoit de conditionner l’attribution des aides européennes au respect des règles démocratiques, la Hongrie de Viktor Orbán a opposé un veto ferme à ce projet. Soutenu par le gouvernement polonais, le dirigeant ultraconservateur a précipité une crise politique de plusieurs mois, mettant en exergue les tensions à l’œuvre dans une Union qui achoppe sur la question des valeurs fondamentales et de l’État de droit. Face à l’obstruction d’Orbán, l’Allemagne, à la tête du Conseil de l’UE jusqu’à la fin de l’année 2020, s’est résolue à négocier un compromis, permettant la levée du veto polono-hongrois. L’Union cède-t-elle aux autocrates ? Michael Wech se lance dans un road-movie à travers l’Europe pour décrypter cette crise inédite.

      (pour l’instant il n’y a qu’une version en allemand)

      #EU #UE #Pologne
      #fascisme et #racisme du salon,

      #democratie_illibérale

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Illib%C3%A9ralisme

    • #Illibéralisme

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Illib%C3%A9ralisme#Discours_de_Viktor_Orb%C3%A1n

      [...]

      L’universitaire Didier Mineur souligne le caractère « inédit » du fait qu’un homme politique « revendique explicitement » le concept de démocratie illibérale, « et s’en fasse même le théoricien »6. L’universitaire Oana Andreea Macovei résume ainsi l’orientation du discours de #Viktor_Orbán, qu’elle considère comme « la source privilégiée pour esquisser les contours de l’illibéralisme » : « En tant qu’objectif pour répondre à un besoin de compétitivité économique à l’échelle internationale, l’État illibéral présente un nouveau pivot identitaire, la Nation, dont la protection des intérêts justifierait une limitation, voire un détachement par exemple des libertés fondamentales ou de l’État de droit »12. Didier Mineur relève que Viktor Orbán présente la démocratie illibérale « comme une autre forme de démocratie, ou plus exactement comme la « vraie » démocratie : la démocratie libérale est taxée de n’être qu’une oligarchie aux mains de technocrates animés par une idéologie mondialiste et multiculturaliste, tandis que la « démocratie illibérale » serait soutenue par le peuple réel, celui des laissés-pour-compte de la mondialisation attachés à leurs traditions et à leurs cultures. Au contraire de la démocratie libérale, où l’expression de la volonté populaire est encadrée par les garde-fous de l’État de droit, et où elle peut le cas échéant être contredite par des juges constitutionnels qui ne sont pas élus, la démocratie illibérale prétend lui donner libre cours et œuvre à s’affranchir des entraves de l’État de droit »6.

      Viktor Orbán s’inspire du sociologue hongrois Gyula Tellér (hu) — « un homme qui, comme lui, est passé d’une pensée libérale à une pensée conservatrice au cours des années 1990, et qui deviendra, à partir de 1998, l’un de ses principaux conseillers » —, et en particulier de sa « critique du libéralisme en Europe centrale à partir d’une perspective communautariste », selon laquelle « dans cette région, le système politique ne doit pas reposer sur la notion de liberté, mais sur les valeurs morales de la communauté »13. On retrouve à l’identique des éléments du discours de Viktor Orbán dans un texte publié par Gyula Tellér quatre mois plus tôt et envoyé à l’ensemble des députés du Fidesz, le parti de Viktor Orbán13. La journaliste Amélie Poinssot souligne qu’en Hongrie, la notion de démocratie illibérale repose sur « une double opposition » : d’une part, le rejet, « très populaire dans la société hongroise », des « "libéraux", autrement dit la gauche qui était au pouvoir entre 1994 et 1998, puis entre 2002 et 2010, et est considérée par beaucoup comme corrompue et responsable des cures d’austérité imposées au pays » ; et d’autre part, le rejet « des valeurs promues par les sociétés occidentales » : « éclatement du modèle traditionnel de la famille, sécularisation, immigration, mondialisation... »14

      Selon l’universitaire Jean-Paul Jacqué, la théorie développée par Viktor Orbán est « proche de la doctrine de Poutine de la verticale du pouvoir » et « n’est pas sans rapport avec les thèses de Carl Schmitt sur la primauté du politique par rapport à l’État de droit et aux droits fondamentaux. La souveraineté s’exprime dans la nation qui est la valeur suprême ce qui explique l’instauration pour la presse en 2011 d’un délit d’atteinte à l’intérêt public. [...] Il ne s’agit pas (de) supprimer les libertés fondamentales, mais de les soumettre à l’intérêt de la Nation seule juge du bien commun »15.

      Dans un nouveau discours prononcé au début de son nouveau mandat, lors de l’université d’été de Băile Tușnad de juillet 2018, Viktor Orbán promeut cette fois le concept de « démocratie chrétienne à l’ancienne » et déclare que « l’ère de la démocratie libérale touche à sa fin », estimant qu’« elle ne parvient pas à protéger la dignité humaine, est incapable d’offrir la liberté, ne peut pas garantir la sécurité et ne peut plus maintenir la culture chrétienne »16,17,6. Selon l’universitaire Didier Mineur, ce discours « constitue sans doute l’exposé doctrinal le plus complet de sa conception de la « démocratie illibérale » » : Viktor Orbán y présente la « démocratie chrétienne » comme « un modèle de la vie bonne », dont les valeurs ne sont « pas laissées au choix de l’individu, mais érigées au rang de valeurs communes » : sa critique « porte davantage contre la philosophie libérale que contre les démocraties libérales existantes », et sa pensée politique « s’apparente ainsi à la pensée conservatrice ou romantique, pour laquelle le moi, qu’il soit individuel ou collectif, découvre ce qu’il est plutôt qu’il ne se construit »6. Ce discours présente également certaines des valeurs promues par les démocraties libérales, telles que l’égalité des droits entre les femmes et les hommes, comme parties intégrantes de la civilisation chrétienne, conduisant Didier Mineur à considérer que « l’illibéralisme d’Orban ne consiste pas tant à détruire ou dénier les libertés qu’à les considérer comme un élément de la culture et de l’identité traditionnelles, soit dans le langage d’Orbán, « chrétiennes » »6. Avec la défense de ce nouveau concept de démocratie chrétienne, Le Courrier d’Europe centrale s’interroge sur une possible « reculade par rapport à l’« illibéralisme » qu’il a porté depuis 2014 », et qui a « permis à ce dirigeant d’un pays de dix millions d’habitants d’acquérir une renommée mondiale »16.

      [...]

  • #Pologne : Nora 219Ⓐ, une ZAD pour protéger la forêt et ses habitant-e-x-s
    https://fr.squat.net/2021/01/10/pologne-nora-219%e2%92%b6-une-zad-pour-proteger-la-foret-et-ses-habitant-e

    Occupée depuis le 3 janvier 2021 par Nora 219Ⓐ, un collectif de militant-e-x-s, Nora est le mot polonais pour “tanière de loup” et 219a est le numéro de la parcelle de la forêt vierge polonaise sur le point de se faire raser. À diffuser autour de nous ! Dans la région des Carpates, en Pologne, une […]

    #arbres #Gmina_Lutowiska #Nora_219a #Occupation

  • The German Data Diver Who Exposed China’s Muslim Crackdown
    https://www.wsj.com/articles/the-german-data-diver-who-exposed-chinas-muslim-crackdown-11558431005

    On ne sait pas exactement ce qui se passe au Xinjiang mais on sait que les #USA mènent une campagne contre ce qu’ils appellent des violations de droits humains dans cette région de la Chine. Il est évident qu’en général les gouvernements et ONGs étatsuniens se prononcent uniquement à propos de violations des droits de l’homme quand cela sert leurs intérêts. Ce n’est pas surprenant vu qu’ils sont souvent impliqués dans ces abus.

    Le Wall Street Journal nous informe que la source principale des accusations contre la Chine en matière du Xinjiang est un fanatique religieux (reborn christian) allemand, originaire de la province profonde. Je ne sais rien sur la véracité des informations fournies par Adrian Zenz, mais le contexte de ses publications dont l’enthousiasme des services étatsuniens me laissent dubitatif.

    Il y a des choses graves qui se passent au Xinjiang, mais préfère ne pas me laisser guider dans mon interprétation du peu que je sais par un fanatique et la CIA.

    May 21, 2019, by Josh Chin - Scholar digging online revealed scope of detentions; ‘I feel very clearly led by God to do this’

    KORNTAL, Germany—Research by a born-again Christian anthropologist working alone from a cramped desk in this German suburb thrust China and the West into one of their biggest clashes over human rights in decades.

    Doggedly hunting down data in obscure corners of the Chinese internet, Adrian Zenz revealed a security buildup in China’s remote Xinjiang region and illuminated the mass detention and policing of Turkic Muslims that followed. His research showed how China spent billions of dollars building internment camps and high-tech surveillance networks in Xinjiang, and recruited police officers to run them.

    His most influential work began in February 2018, after a Chinese diplomat denied reports about the camps and advised journalists to take Beijing at its word.

    En plus de son fanatisme religieux c’est un fervent anticommuniste.
    https://de.m.wikipedia.org/wiki/Adrian_Zenz

    Zenz wird von der US-amerikanischen Stiftung Victims of Communism Memorial Foundation als „Senior Fellow“ geführt.

    Ces gens sont connus pour l’absence totale de scrupules, la brutalité matérielle de leurs activités et le caractère systématiquement mensonger de leur discours.

    Quels sont précisément les crimes de ces gens ? On les commaît pour avoir été à l’origine des guerres de Corée, de Vietnam, du putsch au Chili et de nombreuses interventions sur le continent africain. Je suis personnellement touché par leurs activités en Allemagne de l’Ouest où ils ont détruit la vie de dizaines de milliers de personnes qui dans leurs yeux cultivaient la sympathie pour le socialisme. Des centaines de milliers d’Allemands ont souffert des conséquences de leurs activités sans en avoir été la cible directe. Les instigateurs du Berufsverbot font partie des inquisiteurs anticommunistes qui financent les activités de Zenz.

    Leurs buts ne sont pas secretes alors que beaucoup de leurs activités se passent dans l’obscurité. Pour le constater il suffit de s’intéresser aux réseaux anticommunistes transatlantiques. Essayons de comprendre le réseau qui alimente les activités de Zenz.

    Victims of Communism Memorial Foundation (USA)
    https://en.m.wikipedia.org/wiki/Victims_of_Communism_Memorial_Foundation

    It is a member of the European Union’s Platform of European Memory and Conscience.

    Platform of European Memory and Conscience
    https://en.m.wikipedia.org/wiki/Platform_of_European_Memory_and_Conscience
    Cette structure réunit des personnages particulièrement odieux et les instifutions à travers lesquelles ils requisitionnent des fonds publiques.

    The Platform of European Memory and Conscience was founded as an initiative of the Polish EU presidency in 2011, after the project had been promoted by the Czech EU presidency already in 2009 and by the Hungarian EU presidency in 2011.
    ...
    is an educational project of the European Union bringing together government institutions and NGOs from EU countries active in research, documentation, awareness raising and education about the crimes of totalitarian regimes. Its membership includes 62 government agencies and NGOs from 20 EU member states, non-EU European countries, as well as from the United States, such as the Institute of National Remembrance, the Berlin-Hohenschönhausen Memorial, the Stasi Records Agency and the Victims of Communism Memorial Foundation. The platform has offices in Prague and Brussels (formerly). The President of the platform is Łukasz Kamiński, former President of the Polish Institute of National Remembrance.

    Berlin-Hohenschönhausen Memorial
    https://en.m.wikipedia.org/wiki/Berlin-Hohensch%C3%B6nhausen_Memorial
    Dans l’entrée de langue anglaise Hubertus Knabe figure toujours comme directeur du lieu . Depuis l’an 2000 il l’a dirigé jusqu’en septembre 2018 quand le conseil administratif de la fondation l’a licencié pour cause de harcèlement répété de ses employé/es.

    Hubertus Knabe – Wikipedia
    https://de.wikipedia.org/wiki/Hubertus_Knabe#Kontroverse_zur_Entlassung

    Nach einer Sondersitzung am 25. November 2018 berief der Stiftungsrat Knabe mit sofortiger Wirkung als Vorstand und Direktor der Gedenkstätte ab. Man habe Rechtsverstöße, Pflichtverletzungen und eine „Zerrüttung des Vertrauensverhältnisses“ festgestellt, die eine weitere Amtsausübung Knabes ausschlössen. Gegen die einstweilige Verfügung habe man Widerspruch eingelegt. Am 26. November erschien Knabe in der Gedenkstätte und bezog erneut sein Büro. Mittags entschied das Landgericht Berlin jedoch, die einstweilige Verfügung vorerst auszusetzen, so dass Knabe das Büro wieder verlassen musste.

    Conclusion : Il existe un réseau d’anticommunistes qui s’étend des États-Unis jusqu’aux frontières à l’est de l’Union Européenne dont le but est d’enrichir ses membres et de corrompre chaque personne assez influente pour être utile aux projets des cercles anticommunistes étatsuniens.

    C’est une histoire connue depuis l’immédiat après-guerre mais il est utile de s’en souvenir de temps en temps. Dans chacque génération ces cercles adoptent de nouvelles recrues pour faire le sale boulot. Adrian Zenz semble faire partie de ces heureux .

    #Chine #Allemagne #USA #Pologne #Hongrie #fanatisme #religion #propagande #anticommunisme #paywall

  • Polish academics protest ‘fundamentalist’ education minister

    Activists dressed as security guards climbed onto a balcony of a Polish Education Ministry building early Wednesday and hung a banner protesting the appointment of a new minister whom they consider to be a religious fundamentalist and a danger to the nation’s youth and universities.

    Many university academics in Poland are protesting the conservative government’s appointment of #Przemyslaw_Czarnek, who has said that LGBT people aren’t equal to “normal people,” women were created to produce children and who has voiced support for corporal punishment.

    The banner that two activists hung said “Boycott #Czarnek. Homophobe. Xenophobe. Fundamentalist.” Security guards removed it quickly, before the minister arrived at work, and a large contingent of police officers showed up to question the two activists.

    Wearing orange security vests and hardhats, they used a long ladder to climb up to a balcony and hang the banner.

    Rafal Suszek, an assistant professor of physics at Warsaw University who was one of the two, told a police officer who questioned him afterwards that he believed a man with Czarnek’s “backward views” shouldn’t be allowed to have such a position of authority.

    Wearing a mask, Suszek added that Czarnek represents a “virus of hate” more dangerous than the coronavirus.

    Suszek later told The Associated Press that he and his fellow activist were charged with the illegal hanging of banners and not adhering to social distancing rules.

    Suszek is one of 2,700 professors and other academics to sign a petition vowing to #boycott Czarnek, a member of the ruling conservative party, Law and Justice, who was sworn in this week by President Andrzej Duda.

    In his role, Czarnek will oversee the nation’s system of schools and universities. He was named in a recent government reshuffle, but was sworn in two weeks after the other ministers as he recovered from COVID-19.

    Duda said that appointing Czarnek would help restore some ideological balance to academia, which he said has been dominated by left-wing views.

    “In recent years, people trying to achieve higher ranks in scientific development ... have been brutally attacked for not having a worldview that is politically correct, that is, liberal-leftist,” Duda said. He said university life would be made richer by having people with opposing views confront each other.

    The protesting academics, however, view Czarnek, who has also taken part in demonstrations organized by a far-right organization, the National Radical Camp, as an extremist and religious fundamentalist who risks damaging Poland’s educational system. They fear his hostility towards gays and lesbians means he won’t act to protect young sexual minorities, who sometimes suffer from depression and bullying, and that he could seek to suppress academic research into areas like gender studies.

    “Before our eyes a symbolic rape of Polish education and science is taking place,” says the petition.

    The academics’ petition calls on members of the academic community to boycott events that Czarnek takes part in and to refuse to participate in the work of any collegial bodies that could subvert humanistic values. However, they say they won’t take any steps that would hurt their institutions, such as not teaching their students.

    During this year’s summer presidential campaign that culminated in Duda’s reelection to a second term, Czarnek, who worked on that campaign, drew controversy for language against LGBT people.

    He said at the time: “Let’s protect ourselves against LGBT ideology and stop listening to idiocy about some human rights or some equality. These people are not equal to normal people.”

    After those words, broadcast on TV, caused a huge uproar, he insisted they were taken out of context and he later clarified his view, saying: “LGBT people are people, and LGBT ideology is ideology.”

    A professor of law at the Catholic University of Lublin, Czarnek had also called LGBT “deviants” and faced disciplinary proceedings at his university for his statements.

    The 43-year-old father of two has argued that parents — under certain conditions — have the constitutional right to inflict corporal punishment on their children.

    He has suggested that women’s key role is to have children and that they should start early.

    In a lecture last year during a scholarly conference, he argued that modern society’s message that women can first pursue a career “and then maybe a child … leads to dire consequences.”

    “The first child is not born at the age of 20-25, but at the age of 30. When the first child is born at the age of 30, how many of these children can be born? These are the consequences of explaining to a woman that she does not have to do what God has called her to do,” said Czarnek, whose own wife has a Ph.D. in biology and also teaches at his university.

    https://apnews.com/article/andrzej-duda-poland-07763f38fc44826de54104eb1b4169c3

    #éducation #ESR #Pologne #anti-LGBT #homophobie #université #xénophobie #liberté_académique #libertés_académiques #résistance #National_Radical_Camp #fondamentalisme_religieux #femmes #maternité #patriarcat #conservatisme

  • Pologne : révolution et pandémie

    Alors que les manifestations sont sur le point de se noyer dans une vague croissante de pandémie, nous assistons à un profond changement de mentalité en Pologne.

    La Pologne est un pays largement catholique, qui se transforme en une société laïque, fondée sur les droits de l’homme et l’égalité des sexes. L’obéissance générale et l’indifférence envers les actions les plus scandaleuses du gouvernement ont maintenant été remplacées par une participation civile plus consciente. Une société qui est restée passive sous un charme néolibéral fait maintenant un pas de géant vers un État plus démocratique.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/11/30/pologne-revolution-et-pandemie

    #inernational #pologne

  • Poznań : Les anarchistes réussissent à empêcher l’expulsion de jardins partagés
    https://fr.squat.net/2020/11/18/poznan-les-anarchistes-reussissent-a-empecher-lexpulsion-de-jardins-partag

    Les anarchistes du squat #Rozbrat à Poznań, en collaboration avec d’autres groupes, ont réussi à empêcher l’expulsion des jardins partagés voisins « ROD Bogdanka ». Les jardins partagés font partie de la ceinture verte de la ville et sont utilisés par la communauté depuis 1953. Pendant des décennies, les terrains ont appartenu au Trésor public. Au début […]

    #Pologne #potager #ROD_Bogdanka #spéculation

  • La révolution des femmes polonaises après l’attaque contre les droits reproductifs

    La Cour suprême a déclaré inconstitutionnel l’avortement pour raison de malformation du fœtus. Ce, alors que la loi en vigueur sur l’IVG est déjà l’une des plus restrictives d’Europe. Depuis ce sont des manifestations quotidiennes des femmes. Le mouvement s’étend à d’autres revendications et réclame notamment la démission du gouvernement. La colère entraîne dans son sillage l’ensemble des secteurs de la société hostiles au modèle conservateur promu par le PiS.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/11/16/la-revolution-des-femmes-polonaises-apres-lattaque-cont

    #féminisme #pologne #ivg

  • En Pologne, une #grève générale très suivie pour le droit à l’#avortement
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/10/28/en-pologne-une-greve-generale-tres-suivie-pour-le-droit-a-l-avortement_60577

    La mobilisation des femmes polonaises pour le droit à l’avortement gagne chaque jour en ampleur. Après des blocages massifs dans les villes lundi, l’heure était, mercredi 28 octobre, à la grève générale du travail, suivie de manifestations à travers tout le pays.

    #paywall

  • L’enquêteur, le nazi et son fils
    https://laviedesidees.fr/Philippe-Sands-The-Ratline-Love-Lies-Justice-Nazi.html

    À propos de : Philippe Sands, The Ratline. Love, Lies and Justice on the Trail of a Nazi Fugitive, Londres, Weidenfeld & Nicholson, 2020.. L’avocat Philippe Sands, petit-fils de Juifs persécutés, a enquêté sur le personnage d’Otto von Wächter, Autrichien SS et gouverneur de Cracovie pendant la guerre, avec l’aide du fils de ce dernier.

    #Histoire #Pologne #Shoah #famille #nazisme
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20200923_ratline.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20200923_ratline.pdf

  • En Pologne, des villes anti-LGBTI privées d’une subvention européenne | Le HuffPost
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/pologne-villes-anti-lgbti-prive-subventions-europeennes_fr_5f242e9dc5

    La Pologne s’inquiète également de la volonté de l’UE de lier l’octroi des financements européens au respect des principes démocratiques dans le prochain budget pluriannuel, un mécanisme décidé lors du dernier sommet à 27, mais qui reste flou.

  • IKEA sued in Poland for firing employee who made anti-LGBT comments
    https://www.pinknews.co.uk/2020/07/23/ikea-poland-sued-lawsuit-gay-homophobic-employee-tomasz-k

    The former Ikea employee, identified as Tomasz K, was fired last year when he refused to take down a homophobic comment he posted on the company’s internal site.

    Sadus said the Ikea human resources director showed prejudice towards the worker who, in expressing his “opinions” on gay people, “referred to Catholic values”.

    “Employers, including multinational corporations, are obliged to respect the privacy of employees, including avoiding ideological actions not linked to their work,” Sadus said.

    He said the company must “respect the freedom of expression of views, conscience and religion” and must not “discriminate against employees on the basis of their world view”.

    #homophobie #Pologne #LGBT #catholicisme (je découvre que dans le dogme il y a l’homophobie)

  • Pologne : le ministre de la justice veut que le pays se retire du traité européen sur les violences faites aux femmes
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/07/25/la-pologne-veut-se-retirer-du-traite-europeen-sur-les-violences-faites-aux-f

    La Pologne doit sortir du traité européen sur les violences faites aux femmes, a affirmé samedi 25 juillet le ministre polonais de la justice, Zbigniew Ziobro.

    Lors d’une conférence de presse, il a fait savoir que son administration demanderait lundi au ministère des familles d’entamer une procédure de retrait de ce traité, connu sous le nom de Convention d’Istanbul. « Il contient des éléments de nature idéologique, que nous considérons comme nuisibles », a déclaré le ministre.

    M. Ziobro estime notamment que ce traité va à l’encontre des droits des parents en demandant aux écoles d’enseigner l’égalité entre les femmes et les hommes.

    #Pologne #droits_des_femmes #violences_sexistes

  • Élections en Pologne : Duda en tête du second tour - Info et société | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/RC-019826/elections-en-pologne-duda-en-tete-du-second-tour

    Le très conservateur Andrzej Duda, président sortant et membre du PiS (parti Droit et Justice) est arrivé en tête du second tour de l’élection présidentielle qui s’est déroulée en #Pologne le 12 juillet. Il devance le maire libéral et pro-européen de Varsovie, Rafal Trzaskowski, avec 51,2% des voix contre 48,79%, selon des résultats quasi-complets. Le scrutin, marqué par une forte participation, cimente la position dominante du parti national-conservateur PiS au pouvoir depuis 2015.


    illustration : Art Spiegelman - Tumblr

  • Peripheral borders, soft and hard re-bordering in Europe

    Joan Vicente Rufí, Yann Richard, Jaume Feliu et Matteo Berzi
    Editorial: Peripheral borders, soft and hard re-bordering in Europe [Texte intégral]

    Marta Zorko et Nikola Novak
    Deconstructing the discourse of divisions: mental boundaries in the divided city of #Vukovar

    Mykola Dobysh et Boris Yatsenko
    Borders, Constituency Politics, and “Our Man” Voting in Electoral Geography of Ukraine

    Martin Barthel
    Capricious pathways – a comparative analysis of local identity building in border regions. A case study of Polands Western and Eastern border

    Imre Nagy
    Cross-border cooperation on the external borders of the EU and the impact of the received EU CBC funds on AP #Vojvodina/Serbia

    Vladimir Kolosov
    Phantom borders: the role in territorial identity and the impact on society

    Christian Vandermotten
    Compte rendu : Trois ouvrages récents en langue française sur la thématique des frontières

    https://journals.openedition.org/belgeo/35120

    #frontières #frontières_extérieures #revue #Europe #EU #UE #frontières_européennes #frontières_mentales #frontières_urbaines #séparation #villes #urban_matter #géographie_urbaine #géographie_politique #Croatie #Ukraine #géographie_électorale #identité #Pologne #identité_territoriale #frontières_fantômes #Belgeo #coopération_transfrontalière

    ping @mobileborders @reka

  • 1946 : le pogrom de Kielce
    http://www.laviedesidees.fr/1946-le-pogrom-de-Kielce.html

    À propos de : Joanna Tokarska-Bakir, Pod klątwą. Społeczny portret pogromu kieleckiego (Sous l’anathème. Portrait social du pogrom de Kielce). Le pogrom de Kielce, à moins de 200 kilomètres au sud de Varsovie, a été reconstitué minute par minute, afin de mettre en lumière le rôle des différents acteurs. Depuis vingt ans, la « nouvelle école historiographique polonaise » contribue à mettre en lumière l’antisémitisme de l’après-1945.

    #Histoire #Pologne #Shoah #antisémitisme #judaïsme #massacre
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