• CFP: Queer(ing) urban planning and municipal governance

    "Despite a decade of research, LGBTQ+ urban planning issues have yet to be ‘mainstreamed’ and evenly integrated into the everyday work of municipal governance. Through theoretical reflection and methodological innovation, this special issue critically scales up the existing LGBTQ+ urban planning scholarship from neighbourhoods to city-regions and empirically extends research frameworks to surface the messy materialities of municipal governance for sexual and gender non-normative subjects. This collection builds on a legacy of queer planning scholarship that both questions the heteronormative assumptions foundational within urban planning texts and practices (Forsyth, 2001; Frisch, 2002) and addresses the need for inclusive queer spaces (Doan, 2011; 2015). Beyond the empirical particularities of gayborhoods and their institutions, this special issue engages with municipal governance by focusing on plans and policies that address LGBTQ+ needs for infrastructure provision, social services and community facilities access, housing and economic development, community-event financing, public safety, social inclusion, and civic participation.

    This special issue invites critical interdisciplinary engagement with the following questions within three thematic areas:

    1) Socio-spatial regulation
    > How have bylaws, licenses, zoning, and plans regulated LGBTQ+ lives in cities and suburbs within and beyond gayborhoods?
    > How have families, gender, and sexuality been normatively constructed in community development plans and housing policies?
    > How have urban redevelopment priorities and/or policing strategies (re)produced LGBTQ+ exclusions in public spaces?
    2) Queering plans and policies
    > Where does LGBTQ+ knowledge, networks, and less commodifiable lived experiences fit into social inclusion policies or community plans or municipal agendas for creative, livable, digital, and sustainable cities?
    > To what extent do queer and transgender competencies inform muncipal urban planning and policymaking?
    > What conflicts, impediments, and contradictions are found in municipal urban planning and policymaking responses to queering planning?
    3) Governance coalitions and activisms
    > How do LGBTQ+ activists rework and resist municipal logics to build community resilience?
    > When does LGBTQ+-inclusivity exceed social planning to engage with an (in)visibility politics that may impact upon the tangible materialities of infrastructure?
    > What tensions, disconnects, and misrecognitions are generated through the integration of LGBTQ+ and QTBIPOC activists into local participatory urban planning processes and planning discourses?
    The special issue guest editors Alison Bain and Julie Podmore welcome titles and abstracts (approximately 300 words) for papers based on original research results that have not been published elsewhere of a maximum length of 6,000 words (including title, abstract, tables, figures, and references list). Please note that during the revisions stage, authors may extend the article length to a maximum of 8,000 words to address the reviewers and editors’ comments (Instructions for Authors). The deadline for submitting abstracts is May 31, 2021, with confirmation of participation by the end of June 2021. Authors will be required to submit manuscripts for preliminary review by the guest editors by December 1, 2021, with submission to the journal for peer-review by January 31, 2022.

    Urban Planning is an open-source peer-reviewed journal indexed in the Web of Science-ESCI and Scopus (CiteScore: 2.9), that ensures permanent and universal free readership access to articles worldwide. The cost of production and full access are offset by a research article processing charge of €900 (plus VAT if applicable) except in the case of scholars working at an institution that has joined Cogitatio’s Institutional Membership Program (Institutional Members). Authors who demonstrate financial need and cannot afford the article processing charge can apply for a waiver during the initial article submission process (Publication Fees).

    For all inquiries and submissions please contact the guest editors Alison Bain (abain@yorku.ca) and Julie Podmore (jpodmore@johnabbott.qc.ca).

    Julie Podmore, PhD
    College Professor & Chair, Geosciences, John Abbott College
    Affiliate Assistant Professor, Geography, Planning and Environment, Concordia University

    John Abbott College
    21275 Lakeshore Road
    Ste-Anne-de-Bellevue, QC Canada
    H9X 3L9
    (514) 457-6610 x5496
    jpodmore@johnabbott.qc.ca❞

    #CfP #queer #urban_planning #ville #LGBTQ

  • Cartes sensibles ou subjectives

    Cartographie sensible ou subjective
    Pour Quentin Lefèvre, la cartographie sensible (ou #cartographie_subjective) peut se définir comme un média de restitution de l’#expérience du territoire ou encore comme la "#spatialisation_sensible de données sensibles".
    http://quentinlefevre.com/cartographie-sensible

    Cartographie sensible, émotions et #imaginaire
    #Elise_Olmedo cerne les contours théoriques et méthodologiques de la cartographie sensible, en décrit les étapes de création et s’interroge sur ses impacts, son utilité et ses limites, à partir d’une expérimentation faite sur le terrain au Maroc, à Marrakech, au printemps 2010.
    http://visionscarto.net/cartographie-sensible

    Cartographier les #interstices de la #ville
    En faisant remonter à la surface les éléments du #paysage, l’artiste scénographe #Mathias_Poisson délivre des informations sur l’#ambiance des lieux, qui sensorialisent la carte. Élise Olmedo rend compte de cette #expérience_urbaine subjective dans ce beau billet.
    http://www.strabic.fr/Mathias-Poisson-Cartographier-les-interstices-de-la-ville

    Cartes et cartographie des ressentis et représentations d’individus
    La cartographie d’objets tels que des #ressentis (une gêne) ou des représentations de l’#espace_vécu (un risque) relatés par des individus mobilise des bagages conceptuels et techniques nombreux, nécessitant une mise au point sémantique et méthodologique. Aurélie Arnaud discute l’état de la recherche dans ce domaine dans la revue M@ppemonde.
    https://journals-openedition-org/mappemonde/4666

    Et si les cartes permettaient aussi d’explorer l’#invisible ?
    C’est ce que propose l’atelier pédagogique de la BNF "Les cartes de l’invisible".
    http://c.bnf.fr/JtG

    L’#Otletosphère
    Cette cartographie relationnelle des personnalités et institutions liées à #Paul_Otlet cherche à mettre en visibilité la forte implication de l’auteur au sein des organisations pacifistes internationales ainsi qu’au sein des institutions bibliographiques et documentaires.
    http://hyperotlet.huma-num.fr/otletosphere/117

    Pour une pratique féministe de la #visualisation de données
    #Donna_Haraway, dans son essai fondateur sur les #savoirs_situés, offre une critique brillante non seulement de la représentation visuelle mais de la préférence extrême et perverse donnée aux yeux sur le corps dans la pensée occidentale.
    http://visionscarto.net/visualisation-donnees-feministe
    #feminisme

    Nouvelles cartographies – Lettres du #Tout-Monde
    Ce projet de création expérimental et ouvert à tou.te.s a été lancé par des artistes et journalistes associés au #Labo_148. Quelle sera la cartographie du monde après la crise sanitaire ? Que redéfinit-elle ? Quelles urgences « à rêver un autre rêve, à inventer d’autres espoirs » s’imposent ? Le “Tout-Monde” selon #Edouard_Glissant, est cette inextricabilité de nos devenirs, et en cela, il invite à une poétique active de la #mondialité, de rencontres des imaginaires. Voir notamment l’expérience de Paul Wamo Taneisi : “Je porterai moi-même ma carte géographique”
    http://www.labo148.com/category/nouvelles-cartographies

    #Cartographies_traverses
    « Cartographies traverses » est un dispositif de recherche-création qui regroupe des productions visuelles et sonores traitant des expériences migratoires contemporaines.
    http://visionscarto.net/cartographies-traverses

    Re-dessiner l’expérience, art, sciences, conditions migratoires
    #Sarah_Mekdjian et #Marie_Moreau utilisent la cartographie avec des migrants "pour un autre partage du sensible". Le projet débouche sur l’élaboration d’une très belle carte sensible (à voir).
    http://www.antiatlas-journal.net

    Cartes de migrants
    L’artiste camerounais #Jean_David_Nkot réalise des portraits avec des cartes afin de "représenter les nombreux lieux qui se bousculent dans la tête des migrants" : https://wepresent.wetransfer.com/story/jean-david-nkot

    Cartes d’ici et d’ailleurs
    Favoriser l’inclusion sociale des personnes migrantes en France à travers des ateliers de #cartographie_participative et sensible (CartONG) : tel est l’objectif global du projet “Cartes d’ici et d’ailleurs”, soutenu par la Fondation de France et mis en oeuvre par #CartONG.
    http://veillecarto2-0.fr/2018/12/21/carte-sensible-un-outil-dinclusion-sociale

    #Guerilla_Cartography
    L’objectif de Guerrilla Cartography est d’utiliser l’#art pour promouvoir une #cartographie_collaborative et engagée. Le site rassemble plusieurs atlas originaux et artistiques sur l’#eau, la #nourriture, les migrants.
    http://www.guerrillacartography.org

    Plateforme Art & Géo de Cartes Sensibles
    Proposé par le polau-pôle des arts urbains et #Crévilles, ce site regroupe des cartes artistiques et géographiques qui rendent compte d’un territoire existant en assumant un regard sensible et/ou subjective. Il est conçu comme un outil de ressource et de partage pour chercheurs, artistes et curieux.
    http://polau.org/pacs

    L’art est dans la cARTe
    #Ghislaine_Escande est artiste peintre et plasticienne. Avec ses cARTes, elle redessine le Monde et nous fait voyager.
    http://neocarto.hypotheses.org/10407

    Carte sensible du festival de #Glastonbury
    Le plan du célèbre festival de musique et d’arts de Glastonbury au Royaume-Uni selon The Word Magazine.

    La carte subjective du musicien #Nick_Cave
    Il s’agit d’une affiche de 2006 pour le concert de Nick Cave à Manchester en Angleterre. Elle contient plus de 50 énigmes basées sur les paroles de ses chansons. Voir cette vidéo qui revient sur le sens de cette carte subjective.
    http://www.davidrumsey.com/luna/servlet/s/3ypdis

    Médier les récits de vie. Expérimentations de #cartographies_narratives et sensibles
    Article de Sarah Mekdjian et Élise Olmedo paru en 2016 sur le site de M@ppemonde.
    http://mappemonde.mgm.fr/118as2
    #cartographie_narrative

    Cartographier une année de sa vie
    #Nicholas_Felton est un artiste designer qui traduit les données de la vie quotidienne en objets et en expériences significatives. Il est l’auteur de plusieurs rapports annuels qui résument les événements de l’année en cartes et graphiques rendant compte de son expérience subjective.
    http://feltron.com/FAR08.html

    Cartographie du #confinement en période d’épidémie
    L’artiste britannique #Gareth_Fuller (https://fullermaps.com/artworks/quarantine-maps) raconte en 14 cartes l’expérience de survie que représente la #quarantaine. Un grand nombre de cartes décrivant différents vécus en mode confiné sur Citylab (www.citylab.com/life/2020/04/neighborhood-maps-coronavirus-lockdown-stay-at-home-art/610018/). Le confinement en croquis, vu de France : géographie politique, sociale et culturelle du monde post-Covid19 par #Jérôme_Monnet (Cybergéo : https://journals.openedition.org/cybergeo/34804). Une manière de décaler le regard sur le monde peut être d’utiliser (et d’admirer au passage) les très belles oeuvres de #street-art (https://www.francetvinfo.fr/culture/arts-expos/street-art/coronavirus-tour-du-monde-des-plus-belles-oeuvres-de-street-art-face-a-) produites dans le contexte de la pandémie. #Virginie_Estève a proposé un projet cartographique à ses élèves de 4e : cartographier leur espace vécu de confinement et aborder le paysage sensible depuis leur fenêtre. La preuve que l’on peut continuer à faire de la géographie et travailler à distance, moyennant quelques aménagements ( voir ce Genialy : https://view.genial.ly/5e80c8155ad5150d93dab237/guide-geographie-du-confinement). Julien Dupont (Kobri), professeur d’histoire-géographie en collège à Vaulx-en-Velin et auteur de fictions radiophoniques et cartographiques, a mis en ligne sur son site Kartokobri (https://kartokobri.wordpress.com) ses cartes quotidiennes du confinement. #SCOPIC (http://www.revuesurmesure.fr/issues/battre-aux-rythmes-de-la-ville/explorations-sensibles-de-notre-1km) s’est interrogée sur l’expérience du kilomètre autour de nos habitats. Pour d’autres liens, consulter le billet "Faire de la géographie en période de confinement" (https://cartonumerique.blogspot.com/2020/03/geographie-et-confinement.html).

    Maps of Home
    "Maps of Home" est une vision nostalgique faite des souvenirs de #Janesville dans le #Wisconsin, où l’auteur a grandi et où il a dû revenir à cause de la pandémie.
    http://moriartynaps.org/maps-of-home

    Suivre ses proches en temps de guerre
    Carte dessinée à la main par ma grand-mère pour suivre les mouvements de mes grands-pères pendant la Seconde Guerre mondiale (1943-1945).
    http://www.reddit.com/comments/be814f

    #Nomadways
    Le groupe Nomadways a invité 24 artistes, éducateurs et travailleurs sociaux à découvrir et explorer l’espace à partir de leurs #émotions et à créer leurs propres cartes subjectives dans un but de construction et d’inclusion communautaires.
    http://nomadways.eu/subjective-mapping-2017-france

    Cartographie autochtone, activités extractives et représentations alternatives
    Le réseau #MappingBack a pour objectif de fournir du soutien cartographique aux membres des communautés autochtones luttant contre les industries extractives sur leur territoire. MappingBack cherche à utiliser la cartographie comme un outil de #résistance.
    http://mappingback.org/home_fr
    #peuples_autochtones #extractivisme

    #Native_land, cartographier les voix autochtones
    Le site Native Land, mis sur pied en 2015 par #Victor_Temprano, propose un outil cartographique participatif permettant une conceptualisation décoloniale des Amériques, du #Groenland, de l’#Australie et de la #Nouvelle-Zélande. Lire la présentation du site.
    http://native-land.ca
    #décolonial

    Cartographie et #langues_autochtones
    #Marlena_Myles utilise son art pour célébrer sa culture et sa langue autochtones ainsi que pour aider le public (notamment les enfants) à comprendre l’importance des traditions et de l’histoire orales autochtones. Ses cartes racontent le passé, le présent et l’avenir du peuple et de la langue du #Dakota.
    http://marlenamyl.es/project/dakota-land-map
    #histoire_orale

    Counter Mapping
    #Jim_Enote, agriculteur #zuni traditionnel dans le Colorado (Etats-Unis), collabore avec des artistes pour créer des cartes qui ramènent une voix et une perspective autochtones à la terre. Ces cartes zunis s’inspirent profondément d’expériences partagées de lieux dans une volonté de #réappropriation du territoire par les #Amerindiens.
    http://emergencemagazine.org/story/counter-mapping

    Cartographie personnelle et subjective de #Mary_Jones
    Au cours de ses dérives dans la ville de #Des_Moines, Mary Jones observe les lieux et les habitant⋅e⋅s, fait des photos, remplit des carnets d’#esquisses, prend des notes, enregistre parfois aussi des sons. Une masse de matériaux bruts qu’elle assemble ensuite en images hybrides (#collages, #superpositions, #sampling_visuels) qui composent une sorte de cartographie personnelle, subjective, voire intime de la cité et de ses marges.
    http://aris.papatheodorou.net/une-flaneuse-a-la-derive

    Cartographier les espaces vécus et les émotions (#Drusec)
    La ville telles qu’elle est vécue par les usagè.re.s de drogue marginalisés de #Bordeaux.
    http://drusec.hypotheses.org/1722

    #Queering_the_Map
    Queering the Map est un projet de cartographie généré par la communauté #queer afin de géolocaliser des moments, des souvenirs et des histoires par rapport à leur espace physique. En cartographiant ces moments éphémères, Queering the Map vise à créer une archive vivante d’expériences queer.
    http://queeringthemap.com

    Cartographie subjective des Etats-Unis par #Paul_Steinberg
    Cette série de vues subjectives des Etats-Unis et du monde a été réalisée par Saul Steinberg pour des couvertures anciennes de magazines (The New Yorker ou autres)
    http://saulsteinbergfoundation.org/essay/view-of-the-world-from-9th-avenue

    La cartographie au service des théories platistes
    La théorie de la Terre Plate perdure jusqu’à aujourd’hui. La réalisation de cartes à l’image de la #terre_plate devient un objet de promotion de ces théories.
    http://veillecarto2-0.fr/2020/09/22/la-cartographie-au-service-des-theories-platistes

    Le monde vu de...
    Une série de vues du monde à partir de #New_York, #San_Francisco et différentes villes des Etats-Unis (lire notre article sur le monde vu de la Silicon Valley).
    https://imgur.com/a/XTnSn#0

    Le monde vu par les Anciens
    Cet atlas de #Karl_Müller de 1874 reproduit "les systèmes géographiques des Anciens" et d’une certaine manière la façon dont ces systèmes de représentation de l’#Antiquité étaient eux-mêmes vus au XIXe siècle.
    http://geodata.mit.edu/catalog/princeton-r207tq824

    L’Europe vue de la Russie
    L’Europe vue de Moscou et l’Asie vue d’#Irkoutsk pendant la Guerre froide (1952).
    https://www.reddit.com/r/MapPorn/comments/epdn4c/europe_from_moscowasia_from_irkutsk_time_magazine

    Cartographie et subjectivité chez #Alexander_von_Humboldt
    En scrutant minutieusement les différentes cartes réalisées par Alexander #von_Humboldt, on remarque certaines particularités, des mentions qui, à priori, n’auraient pas lieu de s’y trouver tant elles témoignent de la subjectivité de l’auteur.
    http://visionscarto.net/Humboldt-carto-subjective

    Le monde sens dessus dessous
    Un planisphère renversé montrant la Terre vue depuis l’hémisphère sud (à télécharger en haute résolution). Consulter la page des #projections cartographiques (http://cartonumerique.blogspot.com/p/projections-cartographiques.html) pour accéder à d’autres vues renversantes de la Terre.
    https://www.digitalcommonwealth.org/search/commonwealth:9s161j433

    Cartographie ultrapériphérique, et si on changeait de point de vue
    Une carte des territoires ultramarins vus depuis l’hémisphère sud.
    http://www.une-saison-en-guyane.com/extras/carte/carto-ultraperipherie-si-on-changeait-de-point-de-vue%e2%80%89

    Projections du futur
    Les projections du futur seront probablement centrées sur les océans, comme ces deux cartes du monde en projection Mercator oblique qui représentent les continents tout autour d’un océan unique.
    http://rightbasicbuilding.com/2019/09/09/the-world-maps-of-the-future

    Carte subjective de #Paris en 2050
    Cette carte imagine Paris en 2050, lorsque les effets du #réchauffement_climatique se seront durement faits ressentir... si rien n’est fait. Voir notre article de présentation : https://cartonumerique.blogspot.com/2019/02/carto-subjective-geo-prospective.html
    http://www.deuxdegres.net/projects/paris-2050
    #changement_climatique

    Utiliser des #SIG pour cartographier les #pratiques_spatiales
    Des recherches récentes montrent l’intérêt d’utiliser les données fournies par les #réseaux_sociaux pour les cartographier et mettre en évidence des comportements des individus dans l’espace.
    http://www.gislounge.com/using-gis-to-analyze-peoples-attitudes

    Cartographie collaborative
    L’objectif de ce site est de développer un ensemble d’usages pour aider à la dissémination des pratiques collaboratives en matière de cartographie, que ce soit pour le citoyen ou au sein de structures (associations, collectivités, milieu scolaire).
    http://cartographie-collaborative.eu

    #Mapquote
    Le projet collaboratif Mapquote prend la forme d’une #carte_interactive où chaque utilisateur peut déposer une #citation de #romans où il est question de cartes.
    http://neocarto.hypotheses.org/6502

    L’usage de Google Maps dans « #Netherland »
    Netherland est une belle réflexion désabusée sur les lieux et le déplacement, l’#espace et la #séparation, le fait de pouvoir être physiquement dans un lieu et mentalement dans un autre. Google Maps n’intervient que dans deux courts passages au début et à la fin du livre (source : Spacefiction)
    http://spacefiction.fr/2009/11/01/google-maps-enters-litteraturegoogle-maps-entre-dans-la-litterature

    #Hoodmaps
    Hoodmaps permet de créer des cartes participatives pour éviter les #pièges_à_touristes et fréquenter les quartiers branchés de la ville. La typologie est assez basique, voire un peu réductrice : entre les “hipsters”, les touristes, les étudiants, les “riches”, les “costards” et les “normaux”, mais permet de rapidement identifier les différents quartiers d’une ville.
    http://hoodmaps.com

    Apprendre sur le territoire en représentant son territoire
    Carte sensible élaborée par une classe de 1re ES qui montre la vision de leur lycée. A compléter par l’interview de Sophie Gaujal pour le Café pédagogique : L’approche sensible en cours de géographie, un ingrédient du bonheur ?
    http://hal.archives-ouvertes.fr

    Cartographie ton quartier
    Les cartes postales géocartographiques permettent d’articuler géographie spontanée et géographie raisonnée. Organisé par Sophie Gaujal, en partenariat avec le Café pédagogique, la Cité de l’architecture et l’IGN, le concours Cartographie ton quartier récompense les cartes postales cartographiques réalisées par des classes.
    http://blog.ac-versailles.fr/geophotographie

    Atelier de cartographie sensible (Ehess)
    La plateforme SIG de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, met à disposition des ressources sur la cartographie sensible dans le cadre des ateliers Géomatique et humanités numériques qu’elle organise, notamment sur Gennevilliers.
    http://psig.huma-num.fr/cartes-sensibles

    #Cartes_mentales dans le nord de #Marseille
    Ce billet de #Jérémy_Garniaux relate un atelier « cartes mentales » mené à Marseille, dans les 14, 15 et 16e arrondissements, par une plate-forme culturelle hors-les-murs constituée de cinq structures culturelles du Nord de Marseille.
    http://www.mapper.fr/cartes-mentales-dans-le-nord-de-marseille

    Chicago HomeStories Project
    Le projet est né à #Chicago et commence à se diffuser dans le monde. Il s’agit d’encourager les citoyens par des #marches_civiques à en savoir plus sur leur quartier.
    http://www.nationalgeographic.org/projects/out-of-eden-walk/blogs/lab-talk/2021-04-chicago-homestories-goes-global

    Concours #cartographie_imaginaire
    Cartographier la ville de demain, son quartier dans le futur, son école ou son collège idéal...
    http://www.concourscarto.com/accueil-cci

    Concours de dessin de cartes du monde pour enfants
    Le concours #Barbara_Petchenik est un concours biennal de dessin de carte destiné aux enfants. Il a été créé par l’Association cartographique internationale en 1993 dans le but de promouvoir la représentation créative du monde sous forme graphique par les enfants.
    http://icaci.org/petchenik

    Lignes d’erre - Les cartes de #Fernand_Deligny
    Pendant des années, Deligny a dessiné et fait dessiner des cartes de ce qu’il appelle leurs #lignes_d’erre, soit les trajets « libres » des #enfants sur leur aire de séjour. Il a perçu, par l’observation, que les autistes avaient une autre façon d’être au monde, une autre manière d’incarner l’humain.
    http://culture.univ-lille1.fr/fileadmin/lna/lna60/lna60p34.pdf

    La carte sensible de #Boulogne-Billancourt
    Un projet pédagogique conduit par une équipe d’enseignants du lycée J. Prévert de Boulogne-Billancourt avec des classes de Seconde.
    http://www.cafepedagogique.net

    La "carte du Tendre" de #Nantes
    #Gwenaëlle_Imhoff et #Emilie_Arbey, professeures de français et d’histoire géographie au collège Gutenberg de Saint-Herblain ont amené leurs 4èmes à réaliser de nouvelles « Cartes du Tendre » à la manière de Madame de Scudéry pour inventer « une géographie nantaise de l’Amour ». Enjeu de ce travail créatif et collaboratif, visuel et oral : aider les élèves à s’approprier « l’espace urbain proche et pourtant trop souvent lointain ».
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/08/31082020Article637344555283464848.aspx
    http://www.pedagogie.ac-nantes.fr/lettres/continuite-pedgogique-et-numerique-en-lettres-carte-du-tendre-pr

    Cartographier l’#insécurité au collège
    Professeure d’histoire-géographie au collège Molière de Beaufort en Anjou, #Anaïs_Le_Thiec lance sa classe de 5ème dans une cartographie sensible du collège. Elle les invite à libérer leur parole via une #storymap.
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2019/10/18102019Article637069844590338061.aspx

    Dans ma ville on traîne
    Visite guidée et habitée par le rappeur #Orelsan, qui propose une description de la ville de #Caen. L’intérêt principal est de rappeler qu’un espace géographique, avant d’être un objet d’étude, reste surtout un lieu de vie que l’on habite. Le rappeur énumère ses souvenirs d’enfant, d’adolescent, d’étudiant. Ce faisant, il raconte SA ville. Il associe chaque action passée au lieu où elle s’est déroulée.
    http://lhistgeobox.blogspot.com/2020/10/dans-ma-ville-on-traine-visite-guidee.html

    Des lieux où l’on exprime ses sentiments
    Carte interactive des lieux où les étudiants ont déclaré avoir pleuré sur le campus de l’université de Waterloo aux Etats-Unis (avec les commentaires). Cela correspondrait-il aux bâtiments de sciences et de mathématiques ?
    http://www.reddit.com/r/dataisbeautiful/comments/l3t3xx/oc_an_interactive_map_of_where_students_have

    Psycho-géographie de la ville de #Gibellina
    Quand les artistes essaient de tromper les algorithmes de télédétection. C’est ce qu’a fait l’artiste #Burri avec une oeuvre d’art gigantesque couvrant les ruines de la vieille ville de Gibellina en Italie (à voir dans Google Maps)
    http://www.archdaily.com/958178/the-psycho-geography-of-the-cretto-di-burri

    Lyon-La Duchère 2030 : imaginer des scénarios prospectifs
    Ces #scénarios prospectifs sont proposés par des élèves de 2nde du Lycée La Martinière-Duchère concernant le projet d’aménagement urbain #Lyon-La Duchère 2030.
    http://canabae.enseigne.ac-lyon.fr/spip/spip.php?article1103

    #Cartographie_sonore du quartier de l’Union (#Lille - #Roubaix - #Tourcoing)
    Réalisé dans le cadre du projet de recherche Géographie et prospective piloté par l’IFE, cette expérimentation pédagogique a permis de découvrir par l’expérience spatiale un projet d’#aménagement_urbain d’envergure (son évolution, ses acteurs et ses enjeux) dans l’environnement proche des élèves, en privilégiant une géographie fondée sur l’expérience du terrain.
    http://ife.ens-lyon.fr/geo-et-prospective/projet/cartographie-sonore-du-quartier-de-lunion

    #Cartophonies
    Comment sonne le monde ? Le site « Cartophonies » a pour objectif d’explorer l’#expérience_sonore contemporaine et d’aider a les prendre en compte dans l’avenir et dans les projets de transformation. Il contribue à construire une connaissance des milieux habités, du vécu des espaces et des ambiances contemporaines, celles du passé proche comme celles du futur.
    http://www.cartophonies.fr
    #son

    Cartes et mise en récit des mobilités
    Dans le cadre d’une recherche doctorale, #Sylvie_Joublot-Ferré étudie les spatialités des adolescents en s’appuyant sur la cartographie de leurs déplacements quotidiens enregistrés sous forme de traces GPS et en analysant ces cartes comme des #récits_de_vie.
    http://www.researchgate.net
    http://www.radiobus.fm/episode/interview-de-sylvie-joublot-ferre-hepl

    Comment les enfants ont perdu le droit de se déplacer
    Carte montrant le territoire pratiqué pendant l’enfance sur quatre générations à #Sheffield.
    http://www.dailymail.co.uk/news/article-462091/How-children-lost-right-roam-generations.html

    Comment les jeunes géographes ressentent-ils le monde contemporain ?
    Un exercice de cartographie sensible proposé à des étudiants de master destinés à s’orienter vers le monde associatif donne un regard sur leurs représentations du monde. Environnement menacé, mobilités généralisées, et questionnements autour de la mondialisation émergent de ces cartes mentales, témoignant des inquiétudes d’une génération.
    http://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/a-la-une/carte-a-la-une/cartographie-emotions-monde-contemporain

    « Mais madame, je n’y suis jamais allé ! »
    Un #voyage_virtuel à #La_Réunion à travers la confection de #cartes_postales sensibles par des élèves de lycée professionnel. La #géographie_expérientielle ce n’est pas seulement du vécu, ce sont aussi (et surtout) des représentations (article extrait des Cahiers pédagogique, n° 559 "L’aventure de la géographie".
    http://www.cahiers-pedagogiques.com/Mais-madame-je-n-y-suis-jamais-alle

    Tour de la France par deux enfants (G. Bruno)
    Cet ouvrage constitue l’archétype du roman scolaire géographique. Réédité de nombreuses fois depuis sa sortie en 1877, l’ouvrage a connu un énorme succès (plus de 9 millions d’exemplaires), contribuant à façonner une image du territoire national.
    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5684551x

    Une géographie subjective à travers les romans d’aventure pour la jeunesse
    Aurélie Gille Comte-Sponville, Modernité et archaïsme des lieux dans les romans d’enquête et d’aventure pour la jeunesse pendant les Trente Glorieuses en France, thèse soutenue en 2016. L’importance des lieux correspond à la quête d’une #utopie de l’enfance éternelle, qui figerait non seulement les héros dans la perfection de leur âge, mais aussi les lieux, dans une forme d’uchronie idéalisée.
    http://www.theses.fr/2016ARTO0008

    Le #Londres des romans de #John_Le_Carré
    #Mike_Hall a été chargé de dessiner pour l’éditeur Penguin Books la carte des personnages, des lieux et des scènes de romans d’espionnage de John Le Carré.
    http://thisismikehall.com/smileyslondon

    La carte de la classe de khâgne
    Cartographie subjective de la classe khâgne par Gus (@ecsolius) : quand un khagneux dresse la carte symbolique d’une année en prépa littéraire
    http://twitter.com/ecsolius/status/1292071140047937536

    La carte des mathématiques
    La carte du "#Mathematistan" représente les rapports ambigus que l’on peut avoir les #mathématiques. Une région souvent inaccessible ?
    http://www.reddit.com/r/math/comments/2av79v/map_of_mathematistan_source_in_comments

    Cartographie de son appartement
    Géographie de mon appartement vu par Thibaut Sardier.
    http://twitter.com/tsardier/status/1326832393655816192

    Cartographie imaginaire du nourrisson
    @LittleBigData suit, en infographies et sur les réseaux sociaux, les tourments et les joies de #jeunes_parents (voir cette présentation). Le résultat est un cartographie imaginaire des premiers mois de la vie d’un enfant. Avec une magnifique carte de la première année extraite de l’ouvrage Le Bébégraphe publié par Claire Dealberto et Jules Grandin aux éditions Les Arènes en 2021.
    http://twitter.com/LittleBigData_/status/1263721598076555265

    Carte des #lieux_communs
    De "l’usine à gaz" au "terrain d’entente", @LaMineComics passe en revue tous nos lieux communs inspirés de métaphores géographiques.
    http://twitter.com/LaMineComics/status/1097068721846321152

    https://cartonumerique.blogspot.com/p/cartes-sensibles.html

    #cartographie_sensible #bibliographie #ressources_pédagogiques

    ping @visionscarto @odilon @reka

  • Queercore : quand les gays embrassent le punk - Regarder le documentaire complet | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/062919-000-A/queercore-quand-les-gays-embrassent-le-punk
    https://api-cdn.arte.tv/api/mami/v1/program/fr/062919-000-A/1920x1080?ts=1617767623&watermark=true&text=true

    Dans les années 1980 et 1990, un mouvement underground venu d’Amérique du Nord plonge dans tous les excès : le #queercore. Avec ses #fanzines, ses spectacles punk déglingués et ses pornos expérimentaux, ce mouvement plein d’humour et d’irrévérence centré sur l’identité queer a dessiné une troisième voie entre un mouvement #LGBT plutôt sage et une scène punk largement masculine, hétéro, voire aux tendances homophobes. À son origine, les Canadiens Bruce LaBruce et G. B. Jones, respectivement gay et lesbienne. Le premier est aujourd’hui un artiste reconnu, à qui le MoMA a consacré une rétrospective en 2015. Au cours de cette exploration du queercore réunissant clips, extraits de concerts et performances spectaculaires, l’on croise également les chanteuses Beth Ditto ou Peaches, influencées par le mouvement.

  • Entretien avec Roswitha Scholz
    « Le queer a fait son temps »

    https://lavoiedujaguar.net/Entretien-avec-Roswitha-Scholz-Le-queer-a-fait-son-temps

    http://www.palim-psao.fr/article-le-queer-a-fait-son-temps-entretien-avec-roswitha-scholz-11395434

    L’entretien qui suit, très court, n’est qu’une invitation à découvrir les réflexions de Roswitha Scholz. Elle est l’une des principales théoriciennes en Allemagne du courant de la critique de la valeur-dissociation (Wert-Abspaltungskritik).

    Vous dites que les théories féministes ne peuvent en rien contribuer à l’explication des crises. Pourquoi cela ?

    Ce que je reproche aux discussions dans les milieux féministes, ce sont leurs postulats de bases hégémoniques. Par principe, je pense qu’il faut cesser de considérer toujours la catégorie du sexe comme un problème relevant du domaine du particulier ; il s’agit au contraire d’un problème fondamental de la structure sociale. Toutes les positions gender ont tendance à le faire disparaître.

    Dans quelle mesure ?

    Le problème a été minimisé, on l’a décrété de peu d’importance. Selon moi, on doit revenir aux vues d’avant les années 1990 et faire à nouveau de la catégorie du sexe une question centrale dans la société, mais d’une manière nouvelle et différente. En d’autres termes, reconnaître à nouveau les sexes comme base des structures sociales. Les débats déconstructivistes évacuent cela.

    À côté de Butler et Foucault, le féminisme a pourtant d’autres théories à offrir.

    La théorie queer, et c’est finalement celle-ci qui s’est imposée, n’est pas pour moi une théorie féministe. Elle aboutit à ce que la question des sexes comme structure de base ne soit même plus thématisée. (...)

    #Roswitha_Scholz #féminisme #queer #crise #travail #critique_de_la_valeur-dissociation #entretien

    • Interview faite au départ par Le Partage :
      https://www.partage-le.com/2021/02/28/dysphorique-fuir-la-feminite-comme-une-maison-en-feu-par-vaishnavi-sunda

      Et une de plus :

      Le mois dernier, j’ai découvert la raison pour laquelle j’étais désormais malaimée dans l’enceinte du féminisme libéral. Je me trouvais aux États-Unis, dans le cadre d’un programme d’échange, et je voulais profiter de cette occasion pour projeter mon film dans différents endroits, au cours de ma tournée dans le pays. Une projection était prévue à New York, organisée par le Projet Polis. Tout avait été soigneusement arrangé, des affiches avaient été conçues et j’avais même été présentée à une modératrice indienne. Mais une semaine avant la projection, l’organisatrice (également une femme d’origine indienne) m’a envoyé un email. Elle me disait que l’événement était annulé à cause de mes convictions « transphobes ».

      Il y a un certain temps, j’avais participé à une discussion sur Twitter à propos des « femmes trans » n’ayant pas (encore) été opérés, et se rendant dans des foyers pour femmes, des prisons, des salles de bain et des salles de sport réservées aux femmes. Quelqu’un a porté les tweets en question à l’attention des organisateurs. Le Projet Polis a donc jugé pertinent d’annuler la projection d’un film sur un sujet urgent touchant les femmes de toutes les couches sociales de la société, au motif que sa réalisatrice estime que le sexe biologique n’est pas une construction sociale, que l’oppression des femmes est réellement fondée sur le sexe, que d’incarcérer des personnes dotées d’organes génitaux masculins dans des espaces où se trouvent des victimes de la violence sexuelle masculine peut être éprouvant pour les détenues, que les maladies mentales comme l’autogynéphilie et autres dysphories peuvent causer des dommages dangereux et irréversibles, et que les théoriciens du genre effacent les femmes, assez à la manière du patriarcat.

      J’ai grandi à Avadi, dans le sud de l’Inde. J’ai passé la plus grande partie de ma vie à travailler avec des femmes marginalisées. Mais je ne suis pas suffisamment « woke » pour les membres de la diaspora indienne de Manhattan qui embrassent allègrement la théorie queer postmoderne.

      Depuis, j’ai confronté les éditeurs des médias m’ayant mise sur liste noire. Apparemment, des militants indiens pour les droits des trans ont cherché mon nom sur Google et ont écrit à tous les médias où j’avais été publiée afin de leur parler de mes tweets de « TERF » (TERF est un acronyme pour Trans Exclusionary Radical Feminist, soit « féministe radicale excluant les trans »).

      Cet ostracisme signifie essentiellement que le féminisme dont je me réclame – le féminisme de Mary Wollstonecraft, Emmeline Pankhurst et Andrea Dworkin – serait excluant parce qu’il s’oppose à la présence d’hommes dans les espaces réservés aux femmes. Que mon intersectionnalité n’est apparemment pas assez étendue au goût des hommes. Que mon féminisme n’encourage pas le « choix » de servir le patriarcat. Que défendre la sécurité des femmes serait « anti-trans » – ce que j’ai toujours du mal à comprendre : je m’oppose uniquement à ces infinies variations sur le thème de la misogynie.

      Interview :
      https://www.youtube.com/watch?v=sjNNkzhx01k

      Première partie du documentaire :
      https://www.youtube.com/watch?v=w8taOdnXD6o

      #femmes #féminisme #dysphorie #genre #identité_de_genre #queer #Vaishnavi_Sundar #transactivisme

  • Queer Migration and Asylum in Europe

    Europe is a popular destination for LGBTQ people seeking to escape discrimination and persecution. Yet, while European institutions have done much to promote the legal equality of sexual minorities and a number of states pride themselves on their acceptance of sexual diversity, the image of European tolerance and the reality faced by LGBTQ migrants and asylum seekers are often quite different.

    To engage with these conflicting discourses, Queer Migration and Asylum in Europe brings together scholars from politics, sociology, urban studies, anthropology and law to analyse how and why queer individuals migrate to or seek asylum in Europe, as well as the legal, social and political frameworks they are forced to navigate to feel at home or to regularise their status in the destination societies. The subjects covered include LGBTQ Latino migrants’ relationship with queer and diasporic spaces in London; diasporic consciousness of queer Polish, Russian and Brazilian migrants in Berlin; the role of the Council of Europe in shaping legal and policy frameworks relating to queer migration and asylum; the challenges facing bisexual asylum seekers; queer asylum and homonationalism in the Netherlands; and the role of space, faith and LGBTQ organisations in Germany, Italy, the UK and France in supporting queer asylum seekers.

    https://www.uclpress.co.uk/products/141641
    #LGBT #asile #migrtions #réfugiés #queer #livre

  • Pour replacer le contexte, celui des supposées « dérives intellectuelles idéologiques dans les milieux universitaires »...

    Pour rappel, le contexte étant celui-ci :


    https://seenthis.net/messages/888410

    Donc, pour replacer le contexte, des #chiffres et #statistiques à partir de la base de données qui recense les thèses soutenues et en cours en France.

    Quelques chiffres utiles cher·es collègues. Avant de commencer ma journée de travail Bnf, je vais vous donner des informations sur les nombres de thèses soutenues ou en cours avec certains mots clefs dont « #lgbt », « #queer », « #patriarcal » ou « #décolonial ».
    Je parlerai surtout de ma discipline, la littérature. Sources : http://THESES.FR (avec les failles que l’on sait, mais c’est un indicateur). Déjà, combien de thèses en France aujourd’hui avec le mot « décolonialisme » en titre ou résumé : aucune.
    Aucune thèse avec le terme « décolonialisme » toutes disciplines confondues à ce jour.
    Essayons décolonial maintenant, un terme connu depuis longtemps. Toutes disciplines confondues, 13 thèses, dans tous les domaines, histoire, géographie, sociologie, psychanalyse etc. En littérature : une seule, soutenue en 2013.
    Passons à « #patriarcat », une notion ancienne également. Là on en a 12, toutes disciplines confondues, aucune en littérature.
    Essayons patriarcal. Il y en 4 en littérature. Observons les sujets : féminisme, littérature et cinéma en Inde, sur les violences faites aux femmes au Mexique, sur la notion de divinité dans l’espace méditerranéen, et dans la prose féminine russe du 20e siècle. C’est tout.
    Quand je dis c’est tout, l’adjectif « patriarcal » ne me fait sortir aucune thèse dans d’autres disciplines. Je dois certainement me méfier du moteur de recherche, mais il est officiel.
    L’acronyme LGBT maintenant, pour Lesbien Gay Bi Trans. J’ai 13 thèses au total, et en littérature UNE SEULE, sur un sujet très spécifique (les réfugiés LBGT en Turquie).
    Le terme Queer remporte plus de succès, la notion étant prise en compte en tant que concept épistémologique depuis au moins les années 1990 : 39 thèses au total. Deux en littérature, sur des monographies (James Baldwin et Dorothy Allison).
    Et maintenant je vais vous donner un autre chiffre, pour mettre en balance cette soi disant vague de recherche sur les études de genre ou décoloniales (dont on voit bien qu’elles ne sont PAS étudiées en fait) : il y a eu 85 thèses sur le seul auteur Claude Simon. Fin du thread.

    https://twitter.com/neolitterature/status/1364869234283675652

    #thèses #France #décolonial #doctorat #recherche #mots-clé #université #facs

  • Convergences et divergences entre le féminisme radical et la théorie queer | Cairn.info
    https://www.cairn.info/revue-nouvelles-questions-feministes-2014-2-page-80.htm

    Je trouve cet article (datant de 10 ans… trad fr en 2013) très clair, écrit sobrement, sur la distinction entre la définition du mot « genre » pour la tradition radfem VS pour la philosophie queer. Définition différente, qui aboutit à un avis différent sur les causes, et donc à un avis différent sur les stratégies prioritaires pour changer vers du mieux.

    De nos jours, les conversations sur le « genre » achoppent souvent sur des problèmes parce que les personnes qui en parlent emploient le même mot en lui donnant en gros la même signification, alors qu’en y regardant de plus près, elles ne parlent pas des mêmes questions à partir de la même approche. Par exemple, quand nous avons lancé l’anthologie The Trouble & Strife Reader à la Foire du livre radical d’Édimbourg, des étudiantes sont venues nous dire leur satisfaction de voir ce livre publié, mais aussi leur surprise qu’il y soit si peu question du genre. Pourtant, ce livre ne parle que de cela, du genre, au sens féministe radical du mot, soit les relations de pouvoir entre femmes et hommes, de sorte qu’à nos yeux, cette réaction était assez surprenante. Joan ne la comprenait tout simplement pas au départ. Pour ma part, j’ai saisi ce qu’elles voulaient sans doute dire car je suis toujours universitaire, et à l’université, on entend beaucoup le mot « genre » utilisé de cette manière.

    Voici la clé de l’énigme. Pendant les années 1990, les théoriciennes et les activistes queer ont élaboré une nouvelle façon de parler du genre. Leur approche présentait bien sûr des points communs avec le vocabulaire féministe plus établi, mais elle présentait un accent différent ; une théorie différente la sous-tendait. Il s’agissait au fond de la théorie postmoderniste de l’identité, associée à la philosophe Judith Butler, bien que je doute que Butler elle-même dirait que les féministes n’avaient pas d’analyse critique du genre. Il découla de cette nouvelle approche des choix de politiques très différents.

    Publié avant NQF dans Sisyphe en deux :
    http://sisyphe.org/spip.php?article4426
    http://sisyphe.org/spip.php?article4430

    #philosophie #genre #féminisme #matérialisme #queer #politique #stratégie #identité #constructivisme #Debbie_Cameron #Joan_Scanlon

  • #Martha_Nussbaum : #Judith_Butler – Le professeur de parodie
    https://tradfem.wordpress.com/2020/11/10/judith-butler-le-professeur-de-parodie

    Pendant longtemps, le féminisme universitaire américain a été étroitement lié aux luttes visant à obtenir la justice et l’égalité pour les femmes. Pour ceux (et celles) qui l’élaboraient, la théorie féministe n’était pas seulement des mots élégants sur le papier, elle était aussi articulée à des propositions de changement social. De fait, les universitaires féministes se sont engagées dans de nombreux projets concrets : réformer la loi sur le viol ; obtenir l’attention du public et un traitement légal en ce qui concerne la violence domestique et le harcèlement sexuel ; améliorer les conditions d’éducation et de travail, ainsi que les opportunités économiques des femmes ; obtenir des allocations grossesse pour les femmes qui travaillent ; faire campagne contre le trafic des femmes et des jeunes filles par les réseaux de prostitution ; travailler pour l’égalité sociale et politique des gays et des lesbiennes.
    De fait, certaines théoriciennes ont préféré quitter le monde académique, se sentant plus à l’aise dans celui de la politique concrète, où elles peuvent traiter directement ces problèmes urgents. Celles qui sont demeurées au sein du monde universitaire ont mis un point d’honneur à être des universitaires engagées, toujours attentives aux conditions d’existence matérielles des femmes, et écrivant toujours d’une façon qui rende justice aux corps et aux luttes dans leur réalité. Ainsi, on ne peut pas lire une page de Catharine MacKinnon sans être confronté à un enjeu réel de changement légal et institutionnel. Si on est en désaccord avec ses propositions – et beaucoup de féministes le sont -, le défi lancé par ses écrits consiste à trouver une autre façon de résoudre le problème qui a été exposé aussi vigoureusement.

    Traduction : #Daniel_Mouchard
    Version originale : https://newrepublic.com/article/150687/professor-parody
    #queer #Théorie_queer #féminisme #idéalisme_réactionnaire

  • « Trouble dans le genre » : un accueil difficile - Ép. 3/5 - Avoir raison avec... Judith Butler
    https://www.franceculture.fr/emissions/avoir-raison-avec/avoir-raison-avec-judith-butler-35-trouble-dans-le-genre-un-accueil-di


    Après avoir posé lundi les fondements philosophiques de la pensée de Judith Butler, nous avons entamé hier l’évocation de Trouble dans le genre, l’essai qui l’a révélée comme une figure majeure de la philosophie au tournant des années 90. Il a été question déjà des concepts clé de désir, de reconnaissance, de performativité, autour desquels s’articule la théorie du genre de Judith Butler.

    On a vu comment son approche théorique s’est ancrée dans son expérience de femme, juive, américaine, lesbienne née en 1956, ayant étudié à Yale et à Heidelberg en Allemagne à la fois la phénoménologie et la pensée critique, mais aussi les penseurs Français qu’on a regroupé outre-Atlantique comme représentants de la French Theory.

    Hier, Sam Bourcier rappelait à quel point le contexte de publication de Gender Trouble en 1990 était fondamental et avait provoqué un événement dans le champ des études féministes et des recherches gays et lesbiennes. Celui de Trouble dans le genre en 2005 l’est tout autant. Il a en effet fallu attendre 15 ans pour voir l’essai traduit, par Cynthia Kraus, et publié aux éditions La Découverte. Il existait alors dans 16 langues en plus de l’anglais.

    La France est déjà agitée depuis plusieurs années par les débats sur les questions de genre et d’identité, le PACS par exemple avait révélé des oppositions d’une violence rare : Trouble dans le genre vient jeter un éclairage nouveau sur notre actualité sexuelle. Actualité qui reste très présente aujourd’hui dans le monde.

    #Judith_Butler #queer #audio

  • Organizing amidst Covid-19


    Organizing amidst Covid-19: sharing stories of struggles
    Overviews of movement struggles in specific places

    Miguel Martinez
    Mutating mobilisations during the pandemic crisis in Spain (movement report, pp. 15 – 21)

    Laurence Cox
    Forms of social movement in the crisis: a view from Ireland (movement report, pp. 22 – 33)

    Lesley Wood
    We’re not all in this together (movement report, pp. 34 – 38)

    Angela Chukunzira
    Organising under curfew: perspectives from Kenya (movement report, pp. 39 – 42)

    Federico Venturini
    Social movements’ powerlessness at the time of covid-19: a personal account (movement report, pp. 43 – 46)

    Sobhi Mohanty
    From communal violence to lockdown hunger: emergency responses by civil society networks in Delhi, India (movement report, pp. 47 – 52)
    Feminist and LGBTQ+ activism

    Hongwei Bao
    “Anti-domestic violence little vaccine”: a Wuhan-based feminist activist campaign during COVID-19 (movement report, pp. 53 – 63)

    Ayaz Ahmed Siddiqui
    Aurat march, a threat to mainstream tribalism in Pakistan (movement report, pp. 64 – 71)

    Lynn Ng Yu Ling
    What does the COVID-19 pandemic mean for PinkDot Singapore? (movement report, pp. 72 – 81)

    María José Ventura Alfaro
    Feminist solidarity networks have multiplied since the COVID-19 outbreak in Mexico (movement report, pp. 82 – 87)

    Ben Trott
    Queer Berlin and the Covid-19 crisis: a politics of contact and ethics of care (movement report, pp. 88 – 108)
    Reproductive struggles

    Non Una Di Meno Roma
    Life beyond the pandemic (movement report, pp. 109 – 114)
    Labour organising

    Ben Duke
    The effects of the COVID-19 crisis on the gig economy and zero hour contracts (movement report, pp. 115 – 120)

    Louisa Acciari
    Domestic workers’ struggles in times of pandemic crisis (movement report, pp. 121 – 127)

    Arianna Tassinari, Riccardo Emilia Chesta and Lorenzo Cini
    Labour conflicts over health and safety in the Italian Covid19 crisis (movement report, pp. 128 – 138)

    T Sharkawi and N Ali
    Acts of whistleblowing: the case of collective claim making by healthcare workers in Egypt (movement report, pp. 139 – 163)

    Mallige Sirimane and Nisha Thapliyal
    Migrant labourers, Covid19 and working-class struggle in the time of pandemic: a report from Karnataka, India (movement report, pp. 164 – 181)
    Migrant and refugee struggles

    Johanna May Black, Sutapa Chattopadhyay and Riley Chisholm
    Solidarity in times of social distancing: migrants, mutual aid, and COVID-19 (movement report, pp. 182 – 193)

    Anitta Kynsilehto
    Doing migrant solidarity at the time of Covid-19 (movement report, pp. 194 – 198)

    Susan Thieme and Eda Elif Tibet
    New political upheavals and women alliances in solidarity beyond “lock down” in Switzerland at times of a global pandemic (movement report, pp. 199 – 207)

    Chiara Milan
    Refugee solidarity along the Western Balkans route: new challenges and a change of strategy in times of COVID-19 (movement report, pp. 208 – 212)

    Marco Perolini
    Abolish all camps in times of corona: the struggle against shared accommodation for refugees* in Berlin (movement report, pp. 213 – 224)
    Ecological activism

    Clara Thompson
    #FightEveryCrisis: Re-framing the climate movement in times of a pandemic (movement report, pp. 225 – 231)

    Susan Paulson
    Degrowth and feminisms ally to forge care-full paths beyond pandemic (movement report, pp. 232 – 246)

    Peterson Derolus [FR]
    Coronavirus, mouvements sociaux populaires anti-exploitation minier en Haïti (movement report, pp. 247 – 249)

    Silpa Satheesh
    The pandemic does not stop the pollution in River Periyar (movement report, pp. 250 – 257)

    Ashish Kothari
    Corona can’t save the planet, but we can, if we listen to ordinary people (movement report, pp. 258 – 265)
    Food sovereignty organising

    Dagmar Diesner
    Self-governance food system before and during the Covid-crisis on the example of CampiAperti, Bologna (movement report, pp. 266 – 273)

    URGENCI
    Community Supported Agriculture is a safe and resilient alternative to industrial agriculture in the time of Covid-19 (movement report, pp. 274 – 279)

    Jenny Gkougki
    Corona-crisis affects small Greek farmers who counterstrike with a nationwide social media campaign to unite producers and consumers on local level! (movement report, pp. 280 – 283)

    John Foran
    Eco Vista in the quintuple crisis (movement report, pp. 284 – 291)
    Solidarity and mutual aid

    Michael Zeller
    Karlsruhe’s “giving fences”: mobilisation for the needy in times of COVID-19 (movement report, pp. 292 – 303)

    Sergio Ruiz Cayuela
    Organising a solidarity kitchen: reflections from Cooperation Birmingham (movement report, pp. 304 – 309)

    Clinton Nichols
    On lockdown and locked out of the prison classroom: the prospects of post-secondary education for incarcerated persons during pandemic (movement report, pp. 310 – 316)

    Micha Fiedlschuster and Leon Rosa Reichle
    Solidarity forever? Performing mutual aid in Leipzig, Germany (movement report, pp. 317 – 325)
    Artistic and digital resistance

    Kerman Calvo and Ester Bejarano
    Music, solidarities and balconies in Spain (movement report, pp. 326 – 332)

    Neto Holanda and Valesca Lima [PT]
    Movimentos e ações político-culturais do Brasil em tempos de pandemia do Covid-19 (movement report, pp. 333 – 338)

    Margherita Massarenti
    How Covid-19 led to a #Rentstrike and what it can teach us about online organizing (movement report, pp. 339 – 346)

    Dounya
    Knowledge is power: virtual forms of everyday resistance and grassroots broadcasting in Iran (movement report, pp. 347 – 354)
    Imagining a new world

    Donatella della Porta
    How progressive social movements can save democracy in pandemic times (movement report, pp. 355 – 358)

    Jackie Smith
    Responding to coronavirus pandemic: human rights movement-building to transform global capitalism (movement report, pp. 359 – 366)

    Yariv Mohar
    Human rights amid Covid-19: from struggle to orchestration of tradeoffs (movement report, pp. 367 – 370)

    Julien Landry, Ann Marie Smith, Patience Agwenjang, Patricia Blankson Akakpo, Jagat Basnet, Bhumiraj Chapagain, Aklilu Gebremichael, Barbara Maigari and Namadi Saka,
    Social justice snapshots: governance adaptations, innovations and practitioner learning in a time of COVID-19 (movement report, pp. 371 – 382)

    Roger Spear, Gulcin Erdi, Marla A. Parker and Maria Anastasia
    Innovations in citizen response to crises: volunteerism and social mobilization during COVID-19 (movement report, pp. 383 – 391)

    Breno Bringel
    Covid-19 and the new global chaos (movement report, pp. 392 – 399)

    https://www.interfacejournal.net/interface-volume-12-issue-1

    #mouvements_sociaux #résistance #covid-19 #confinement #revue #aide_mutuelle #Espagne #résistance #Irlande #Kenya #impuissance #sentiment_d'impuissance #faim #violence #Delhi #Inde #féminisme #Wuhan #Pakistan #PinkDot #LGBT #Singapour #solidarité_féministe #solidarité #Mexique #care #Berlin #Allemagne #queer #gig_economy #travail #travail_domestique #travailleurs_domestiques #Italie #Egypte #travailleurs_étrangers #Karnataka #distanciation_sociale #migrations #Suisse #route_des_Balkans #Balkans #réfugiés #camps_de_réfugiés #FightEveryCrisis #climat #changement_climatique #décroissance #Haïti #extractivisme #pollution #River_Periyar #Periyar #souveraineté_alimentaire #nourriture #alimentation #CampiAperti #Bologne #agriculture #Grèce #Karlsruhe #Cooperation_Birmingham #UK #Angleterre #Leipzig #musique #Brésil #Rentstrike #Iran #droits_humains #justice_sociale #innovation #innovation_sociale

    ping @isskein @karine4

  • https://tradfem.wordpress.com/2020/07/08/les-transfemmes-sont-des-femmes-compris Par Cherry Smiley, membre des nations Nlaka’pamux et Dine’ (NDN), texte d’abord publié sur Medium, le 16 juin 2020
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    Image par Cherry Smiley

    Quand j’étais plus jeune, ma grand-mère ne m’a pas appris toutes les choses que je n’étais pas censée faire sous prétexte que j’étais une femme. Par exemple, elle ne m’a pas enseigné ce que je n’étais pas censée faire aux moments de mes règles. Quand j’ai appris ces protocoles en tant que jeune femme à l’université, je me suis sentie trahie et confuse. Pourquoi ma grand-mère ne m’avait-elle pas appris ça ? Est-ce que ça voulait dire qu’elle n’était pas une vraie NDN ? Et cela voulait-il dire que je n’étais pas une vraie NDN moi non plus ? Ce fut tout à fait la crise existentielle du début de ma vingtaine et je me sentais gênée de ne pas avoir appris à me limiter parce que j’étais une femme.

    En essayant d’être la meilleure NDN que je pouvais être, j’ai facilement accepté l’idée que les femmes qui étaient menstruées ne pouvaient pas aller certains endroits ou faire certaines choses parce que nous étions trop puissantes à ces moments-là. Aujourd’hui, j’interprète ces règles comme des mécanismes visant à faire honte aux femmes, à nous contrôler et à nous enfumer (gaslighting) – on nous dit que nous sommes puissantes aux moments de nos règles mais on nous traite comme si nous étions sales et notre saleté, contagieuse ; comme si nous faisions quelque chose de mal du simple fait d’exister en tant que femmes.

    Ma grand-mère ne m’a pas appris à me limiter parce que je suis une femme. Elle refusait les traditions et protocoles culturels qui limitaient les femmes et les filles, autant dans les enseignements qu’elle nous transmettait que par l’exemple dans sa façon de vivre. Tout le temps où j’ai connu ma grand-mère, elle n’a jamais participé aux cérémonies, aux traditions ou aux rituels auxquels elle ne croyait pas. Aujourd’hui, je suis très fière de l’avoir connue et d’avoir appris d’elle comment être NDN. Ma grand-mère est Nlaka’pamux et moi aussi. Elle ne m’a pas enseigné de limites et elle ne m’a pas appris à participer aux traditions parce qu’elles étaient traditionnelles si je n’en avais pas envie.

    J’ai appris de ma grand-mère que je ne suis pas moins Nlaka’pamux parce que je trouve idiot d’imposer des limites aux femmes quand nous sommes menstruées. J’ai appris que les protocoles, les cérémonies et les rituels sont des moyens d’exprimer une vision du monde et que je peux choisir de participer ou non à ces protocoles, cérémonies et rituels ou que je peux inventer le mien, mais quoi que je choisisse de faire ou de ne pas faire, croire ou ne pas croire, je suis toujours qui je suis et j’ai toujours le sentiment du monde et de la place que j’y occupe, un sentiment qu’on m’a enseigné dès ma naissance.(...)
    #transgenrisme #corps #femmes #hommes #enjeux autochtones #queer

  • Le climat malsain et violent à l’encontre des féministes dites « terfs », 8 mai 2020

    Depuis quelques temps, il règne un climat particulièrement malsain dans le mouvement féministe des grandes villes. L’idéologie de la déconstruction, avec sa pointe avancée qu’est le queer, forme une chape de plomb qui étouffe l’expression démocratique des féministes assumant la lutte pour la dignité des femmes, avec parfois même des menaces de violences extrêmement graves.

    Pour les queer on peut tout choisir, être qui on veut, il suffit de le dire. « Océan », ex-Océane Rose Marie, ex-humoriste lesbienne et désormais l’ « homme trans » le plus visible de France, a affirmé dans une story Instagram qu’on peut être un homme et être lesbienne.

    Et tous ceux qui disent l’inverse sont qualifiés de « transphobes », « hétéro-normés », « binaires », « non déconstruits », et autres inventions sémantiques…

    #queer #antiféminisme #violence #"transphobie"

    https://agauche.org/2020/05/08/le-climat-malsain-et-violent-a-lencontre-des-feministes-dites-terfs-2

  • #Sheila_Jeffreys : L’activisme transgenre : Perspective d’une féministe lesbienne
    https://tradfem.wordpress.com/2020/06/17/lactivisme-transgenre-perspective-dune-feministe-lesbienne

    Dans les années 70, la philosophe féministe des sciences Janice Raymond a livré dans un premier ouvrage The Transsexual Empire (L’empire transsexuel[ii]) une critique rigoureuse de la construction médicale du transsexualisme.
    Elle a fait valoir que la chirurgie transsexuelle représentait une manipulation politique des personnes insatisfaites de leur sexe par l’industrie pharmaceutique, le gouvernement étant à la botte de la médecine, comme il a été un temps sous l’emprise de la religion.

    Beaucoup de féministes s’attendaient à ce que cette perspective féministe soit adoptée petit à petit, et à ce que le féminisme conduise à l’abandon des stéréotypes de genre et, avec eux, du « besoin » socialement construit d’un transsexualisme. Mais ce n’est pas ce qui s’est produit en fin de compte.

    Dans les années 90, le transsexualisme arbore un nouveau visage avec le « transgenrisme », qui utilise les théories et politiques queer et postmoderne pour donner au transsexualisme une allure progressiste. Ces politiques queer/postmodernes exigent l’acceptation du « transgenrisme » comme partie intégrante du mouvement gay et lesbien, les intérêts politiques des lesbiennes et des hommes gays devenant inextricablement liés à la légitimation du transsexualisme.

    Je soutiendrai ici que le transsexualisme devrait plus raisonnablement être vu comme une violation des droits humains et ne devrait certainement pas être accepté sans réserve comme une force socialement transformatrice, équivalente au mouvement de libération gay.

    Traduction : #Tradfem
    Version originale : « Transgender Activism : A Lesbian Feminist Perspective ». Journal of Lesbian Studies, Vol. 1, Nos 3-4, 1997.
    #lesbianisme #transgenrisme #travestisme #queer #féminisme_lesbien #féminisme_radical #LGBTQI #postmodernisme

  • Publié il y a 3 heures sur MARIANNE (avec un excellent texte de Pauline ARRIGHI) et dans la Tribune VOX du Figaro ou l’on est invite-e a commenter : https://www.lefigaro.fr/vox/societe/nous-feministes-soutenons-j-k-rowling-contre-le-lynchage-des-activistes-tra

    J.K. Rowling, l’autrice de Harry Potter s’est attiré les foudres d’activistes trans, après avoir posté une série de tweets où elle exprimait un point de vue ironique sur la différence des sexes.

    Nous féministes souhaitons alerter le grand public sur la situation de la communauté lesbienne en France et à l’international. Pour commencer nous souhaiterions rappeler que les lesbiennes ne sont pas les seules à vivre dans la peur de l’activisme trans extrême.

    James Caspian, Eva Poen, Kathleen Lowrey… la liste est longue de chercheurs universitaires (américains, canadiens, britanniques ...) harcelés et parfois licenciés par leur hiérarchie sur ordre des activistes trans radicaux (qui ne représentent pas l’ensemble des communautés trans).

    James Caspian a par exemple été attaqué pour avoir essayé de mettre en place une étude sur le pourcentage de personnes regrettant d’avoir « changer de sexe ». Le simple fait de vouloir faire une étude sur le sujet étant maintenant considéré comme offensant.

    En Suède, le nombre de fillettes de moins de 18 ans voulant « changer de sexe » pour devenir des personnes transmasculines a été multipliée par 15 de 2010 à 2018.
    Selina Todd, une historienne britannique n’a pas été harcelée par sa hiérarchie mais a dû embaucher des gardes du corps suite à des menaces de certains trans-activistes hardcore. Rosa Freedman, professeure de droit, a elle été bousculée et menacée de viol.

    Depuis un an environ, on observe dans les pays anglophones et scandinaves un boom de personnes mettant en scène sur Twitter, Reddit et YouTube leur dé-transition. Mais ces personnes devront vivre toute leur vie avec les conséquences de leur transition. Plus la transition est avancée, plus les dommages physiques sont lourds et irréversibles. Les hormones créent des problèmes osseux sévères. Les ablations sont définitives.

    En Suède, le nombre de fillettes de moins de 18 ans voulant « changer de sexe » (une chose techniquement impossible) pour tenter de devenir des personnes transmasculines a été multipliée par 15 de 2010 à 2018. Selon les statistiques du gouvernement suédois, parmi elles 15% étaient autistes et 19% hyperactives.

    Des youtubeurs français incitent des jeunes de moins de 15 ans à prendre des hormones « en cachette de leurs parents ».
    Au Royaume-Uni leur nombre a été multiplié par 45 de 2010 à 2018 (passant de 40 cas par an en 2010 à plus de 1 800 pour l’année 2018). La ministre britannique des droits des femmes de l’époque, Penny Mordaunt, s’en était publiquement émue.

    Des youtubeurs français incitent des jeunes de moins de 15 ans à prendre des hormones « en cachette de leurs parents » et en toute illégalité.

    Mais le vent finit par tourner, malgré le marché qui s’est créé, malgré le lobbying de l’industrie pharmaceutique.

    Le 22 avril 2020, sous la pression de mouvements lesbiens féministes, le Royaume-Uni a annoncé vouloir interdire les opérations chez les moins de 18 ans (NDLR : elles étaient autorisées avec autorisation parentale). Depuis novembre 2019, six États des États-Unis ont interdit toutes formes de transition : hormones, opérations et bloqueurs de puberté (inhibiteurs hormonaux qui ont vocation à retarder la puberté avant de commencer une transition). Huit autres États de ce pays débattent en ce moment de lois identiques.

    En Australie, la sénatrice Amanda Stoker est partie en croisade contre les changements de sexe chez les enfants.
    Un article du journal « The Economist » montrait par ailleurs que dans la très grande majorité des cas, les bloqueurs de puberté sont inutiles car la très grande majorité des enfants concernés ne deviendront pas trans à l’âge adulte.

    La Suède commence aussi à envisager une loi interdisant les opérations et les bloqueurs de puberté après des émissions sur le sujet réalisées par Malou Von Sivers, présentatrice de télévision et militante féministe.

    En Australie, la sénatrice (mère de trois filles) Amanda Stoker est partie en croisade contre les changements de sexe chez les enfants. Les pays pionniers dans la transition de masse sont en train de devenir les pays pionniers de la dé-transition de masse.

    Par ailleurs, les études sur les taux de regret ne prennent pas en compte les personnes qui quittent la « communauté trans », cessent tout suivi et sortent donc des statistiques. Et surtout, ces études ont été faites à l’époque où les enfants ne pouvaient pas transitionner, quand la transition était un traitement pour une situation très rare et très spécifique : la dysphorie de genre qui qualifie le sensation pour une personne d’être né du mauvais sexe.

    Dire d’une catégorie de la population qu’elle englobe n’importe qui prétendant en faire partie, c’est dire de cette catégorie qu’elle n’existe pas.

    Une étude de Lisa Littman - chercheuse en santé publique - explique que certaines formes de dysphorie de genre à déclenchement rapide à l’adolescence (« rapid onset gender dysphoria ») sont parfois causées par des traumas, des difficultés d’adaptation, des phénomènes de contagion liés aux réseaux sociaux ou à une homosexualité mal assumée dans une société où celle-ci est invisibilisée. Les recherches de Littman ont été reniées publiquement par l’université l’employant non pas en raison des moyens utilisés mais parce que les résultats invalidaient les ressentis de certains.

    A travers les lesbiennes toutes les femmes sont attaquées
    Certains mouvements se prétendant féministes expliquent qu’une femme est une personne qui se dit femme. Dire d’une catégorie de la population qu’elle englobe n’importe qui prétendant en faire partie, c’est dire de cette catégorie qu’elle n’existe pas.

    Nous observons que les hommes ne sont pas concernés par cela : un homme est toujours une personne qui est dit homme par les autres hommes, qui est perçu homme par les autres hommes.

    Comment Keira Bell, cette jeune militante lesbienne anglaise de 23 ans qui regrette aujourd’hui d’avoir pris des hormones et des bloqueurs de puberté à l’âge de 16 ans, pouvait-elle savoir qu’elle était lesbienne ?

    En France aussi, quand des lesbiennes veulent organiser des activités entre elles, elles subissent des pressions de la part de groupes s’identifiant féministes « queers » pour intégrer dans leurs activités des personnes transféminines attirées exclusivement par les femmes.

    Nous constatons que trop souvent ces personnes essaient de contrôler notre parole, nos pratiques et notre visibilité. Nous voulons garder nos espaces, nos activités sportives et festives en non-mixité.

    Nous voulons notre espace sans que certains groupes nous en empêchent au nom d’un « droit à l’inclusion ».
    Les gays ont des espaces intimes à eux, les personnes trans ont des associations aussi, nous voulons pouvoir faire de même sans que certains groupes cherchent violemment à nous en empêcher au nom du droit à l’« inclusion » .

    L’injonction à la transition d’adolescentes (lesbiennes ou pas) et la négation de la sexualité des femmes lesbiennes relèvent du sexisme et de la lesbophobie.

    Nous alertons l’ensemble de la société sur les dangers du trans-activisme extrême (qui ne représente pas l’ensemble des personnes trans) qui occulte l’ensemble des femmes et leur demandons d’œuvrer à la visibilité lesbienne.

    Celle-ci est la preuve donnée aux petites filles et aux adolescentes (y compris hétérosexuelles) qu’il est possible d’être une femme sans se conformer aux stéréotypes de genre. Plus nous tarderons à réagir, plus nombreuses seront les jeunes femmes affectées, qui pourraient se voir forcées d’effectuer une transition, et plus les dommages physiques seront lourds et irréversibles.

    * La tribune est signée par l’association « 44 vilaines Filles » (collectif lesbien nantais), et par Marie-Jo Bonnet, Chercheuse, historienne, co-fondatrice des Gouines Rouges, lesbienne et militante féministe ; Christine Le Doaré , Ex-présidente du centre LGBT de Paris et militante féministe universaliste ; Yolanda Alba, Vice présidente du réseau européen des femmes journalistes et écrivaine ; Florence-Lina Humbert, Journaliste 50/50 Magazine ; Marguerite Stern, Réalisatrice de podcast et militante féministe ; Marie Josèphe Devillers, militante lesbienne féministe ; Ana Minski, écrivaine et militante ; Marie Montaigue, enseignante ; Valérie Pelletier, abolitionniste et militante féministe radicale ; Nadia Guenet, réalisatrice radio et productrice de « la révolution sera féministe » ; Julie-Elisa Go, féministe et développeuse ; Chantal Hervouet, militante féministe lesbienne et abolitionniste ; Alexis Solis, féministe lesbienne, abolitionniste ; Martine Ragon, militante féministe abolitionniste ; Morgane Ricard, militante ; Valentine Minery féministe ; Lucie Robin-Lesage, féministe ; Marie Noëlle Gerolami, lesbienne féministe ; Sophie Plisson, archéologue ; Muriel Petit, enseignante ; Annick Karsenty, militante feministe abolitionniste.

    #Rowling

  • Un film sur #Larry_Kramer, récemment disparu, et qui s’est insurgé contre une réécriture de l’histoire par les militant·es trans qu’il accuse d’invisibiliser les gays et les lesbiennes (en prétendant qu’elles et ils seraient des trans hétéros).

    https://twitter.com/TwisterFilm/status/1267179585042595847

    Larry Kramer to ’Stonewall’ Filmmaker : ’Don’t Listen to the Crazies’
    https://www.advocate.com/arts-entertainment/2015/08/10/larry-kramer-stonewall-filmmaker-dont-listen-crazies

    “Don’t listen to the crazies. for some reason there is a group of ’activists’ that insists on maintaining their prime importance and participation during this riot. unfortunately there seems no one left alive to say ’it wasnt that way at all,’ or ’who are or where the fuck were you.’ as with so much history there is no way to ’prove’ a lot of stuff, which allows artists such as yourself (and me I might add) to take essences and attempt to find and convey meaning and truth. i sincerely hope this boycott your film shit peters out. we are not dealing with another ’Cruising’ here. keeping your film from being seen is only hurting ourselves. good luck and thank you for your passion.”

    Voici un exemple des critiques envers Stonewall le film, qui affirment qu’il invisibilise les trans women of color.

    Controversial casting for new ’Stonewall’ film sparks outrage
    https://www.stonewall.org.uk/node/21292

    Stormé Delavarie (sic), a butch bi-racial lesbian and drag king is noted to have thrown the first punch in an act of self-defense in the face of police brutality. Stormé doesn’t make the Stonewall film’s cut, though we do hear a woman being detailed by police shouting a version of her famous line ‘Why don’t you guys do something?’.

    Miss Major and Sylvia Rivera are TWOC, campaigners and activists that were incredibly present in the Stonewall riots. They are nowhere to be seen as far as we’re led to believe; erased from their own history and undermined by the work that goes into ‘preserving’ it. These four trailblazers, Marsha P Johnson, Storme Delarvie (sic), Miss Major and Sylvia Rivera, deserve our attention.

    Voici comment ça s’écrit en vrai. #Stormé_DeLarverie
    https://en.wikipedia.org/wiki/Storm%C3%A9_DeLarverie

    Et on a déjà vu ici qu’elle faisait l’objet d’une lutte de mémoire, entre des personnes qui ne la connaissent pas qui la disent trans et ses proches qui la disent butch et drag king.

    https://seenthis.net/messages/814564

    Larry Kramer again, contre l’historicisation de l’homosexualité. (Je crois qu’il n’a pas bien compris le propos de ces savant·es qui expliquent que la sexualité et l’amour sont aussi des faits sociaux qui s’expriment différemment d’une société à l’autre, homo ou hétéro.)

    Queer Theory’s Heist of Our History - The Gay & Lesbian Review
    https://glreview.org/article/queer-theorys-heist-of-our-history

    Gay people are victims of an enormous con job, a tragic heist, and it has been going on for too many years. It is time to call its bluff. This means recognizing that we have been here since the beginning of the history of people. It means accepting that men loving men, men having sex with men, has been here since the beginning of history.

    https://www.advocate.com/society/activism/2009/04/29/larry-kramers-case-against-queer

    Larry Kramer s’est insurgé contre l’activisme trans et son effet délétère sur les gays et les lesbiennes (et ci-dessous les femmes).

    Anger over women’s business honour for cross-dressing banker | The Times
    https://www.thetimes.co.uk/article/anger-over-women-s-business-honour-for-cross-dressing-banker-h0gv3l7nw

    A male Credit Suisse director who sometimes goes to work in a wig and dress has prompted outrage by accepting a place on a list of the Top 100 Women in Business.

    Philip Bunce, who is married with two grow-up children, typically spends half his time as Philip and half as his female alter ego, Pippa. He says he is “gender fluid” and “non-binary.”

    In previous interviews, Mr Bunce described climbing the career ladder as a man and waiting until he was “very established” and “quite senior” at the investment bank before starting to cross-dress at work four years ago.

    Ici une artiste lesbienne butch a été « transed », on affirme après coup qu’elle était trans. Des histoires comme ça se multiplient, au grand dam parfois des proches qui rappellent que la meuf était butch et que c’est aussi une identité. (Perso je pense que c’est probablement la même identité qui s’exprime différemment selon les propositions sociales que reçoivent les personnes et en ce moment la proposition c’est chest binding, mamectomie, hormones, des solutions très médicalisées et qui ré-essentialisent d’une certaine manière les identités de genre. Bof.)

    Marlow Moss : forgotten art maverick | Culture | The Guardian
    https://www.theguardian.com/artanddesign/2014/aug/25/marlow-moss-cornwalls-forgotten-art-maverick-tate-britain#maincontent
    https://i.guim.co.uk/img/static/sys-images/Arts/Arts_/Pictures/2014/8/25/1408982985920/A-detail-from-White-Black-010.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=fo

    Marlow, née Marjorie, Moss was born in London in 1889 and died in Cornwall in 1958. In the intervening 69 years, she changed herself utterly. The child of prosperous Jewish parents, she took herself off to the Slade, disappearing to Cornwall after a nervous breakdown. When she returned, it was as the crop-haired, jockey-clad, Marlow-not-Marjorie lesbian Canney saw in Newlyn 40 years later. In the meantime, she had moved to Paris and found the work of Piet Mondrian.

    The effect was electrifying. One of the things that makes Moss stand out historically as an English artist is her untypical passion for European modernism. In 1927, the year she moved to Paris, the hottest group in London was the Seven and Five Society, its members still doggedly struggling to marry an outdated post-impressionist style to an outmoded local romanticism. Moss, by contrast, apprenticed herself to Fernand Léger, then experimenting with the mechanical mode of painting he had dubbed purism. Even this would not be radical enough for Léger’s English student. In or about 1928, Moss saw her first Mondrian, and the die was cast.

    Zut, le truc suivant s’affiche pas chez moi mais le titre suffit peut-être. Ça, ça énervait un peu Larry Kramer.

    Trans author : ‘A lot of gay men are gay men as a consolation prize because they couldn’t be women’
    https://www.gaystarnews.com/article/juno-dawson-gay-men-consolation-prize

    Et le reste du fil :

    17./ That homophobia permeates much of the gender identity industry who in their hearts believe most little fem boys are really girls and butch girls are really boys. Here’s a therapist in a video for @GIRESUK
    salivating at the prospect of putting a boy on puberty blockers.

    18./ And it’s not just boys. There’s an even more profound attack underway on the mental health of girls who aren’t “gender conforming” with social media full of celebrations, for example, of the wearing of chest binders in preparation for eventual breast removal by surgery.

    Malcolm Clark
    @TwisterFilm
    19./ The gender identity lobby has embarked on a wholesale erasure of gay history, is steeped in homophobic contempt for gays (and transsexuals for that matter) and wants to medicalise young lesbians and gays. How will we overcome it? In part by following Larry Kramer’s example.

    21./ We also need his pride. He didn’t think ’gay’ was part of a narcissistic spectrum of navel-gazing “identities” worn as lightly as some Pippa Bunce dress. He thought we were special and believed our history and our stories should be cherished. He was right.

    22./ Above all we’ll need his conviction. At first he and his supporters were a tiny band hated by the gay establishment. Today our LGBT establishment are as blind to the danger the gender identity plague poses as their predecessors were to AIDS. It’s time to open their eyes.

    Voilà. Ça pue.
    #LGBT #transidentité #gay #transactivisme

  • TransPédé.eGouines cependant – Un manifeste #queer
    https://transpedeegouines.wordpress.com

    En tant que queers, les mots que nous posons sur nos identités de #genre, sexuelles et politiques appartiennent-ils aux un.es plutôt qu’aux autres ? Non.
    Les personnes transmasculines possèdent-elles le “privilège masculin” ? Non.
    De quoi est-ce qu’on parle quand on parle de “classe”, s’agit uniquement d’une question de #privilèges ? Non.
    Est-ce pertinent de réfléchir en terme de « #classe des #hommes » et de « classe des #femmes » ? Non.
    Les personnes transmasculines appartiennent-elles à la “classe des hommes” ? Non.
    Est-ce qu’alors ça signifie que les personnes transmasculines sont des femmes ? Non.
    Est-ce qu’alors ça veut dire qu’en miroir les personnes transféminines appartiendraient à la classe des hommes, qu’elles ne sont pas des femmes ? Non.
    Une personne transmasculine qui se dit transgouine retire-t-il ce mot aux personnes transféminines, retire-t-il ce mot aux gouines en général ? Non.
    Gouine ou pédé est-ce que ça veut seulement dire fille + fille, garçon + garçon ? Non.
    Le genre existe-t-il par essence, naturellement, en dehors des mythes créés autour de l’hétéronorme et la différenciation des sexes ? Non.
    Pour autant les personnes transmasculines peuvent-elles se dire homme, au même titre qu’un mec cis se dit homme ? Oui.
    Pour autant les personnes transféminines peuvent-elles se dire femme, au même titre qu’une meuf cis se dit femme ? Oui.
    Nous, transmasculins, transféminines et/ou pédés et/ou gouines et/ou bi.es, et/ou intersexes, etc.. sommes-nous, de fait, des anomalies dans l’#hétéropatriarcat ? Oui.
    Cela nous rend-il cible potentielle de violence, d’exploitation, d’aliénation ? Oui mais…
    Cela nous donne-t-il un pouvoir subversif puissant qui peut gripper la machine hétéropatriarcale ? OUI.
    C’est « pas logique » ? accroche-toi et lis-nous.

    Plein de débats ici comme ailleurs autour de ces questions, une pièce au dossier.

    • Parler de classes ne se résume aucunement à la seule notion de « privilèges », qui semble être pourtant devenue centrale aux yeux des mêmes qui se réfèrent constamment à la notion de « classes de genres ».
      Mais aux dernières nouvelles, les classes n’existent que parce que l’une d’elle exploite l’autre.

      Le concept de classes, avant de causer privilèges, parle d’exploitation.

      […]

      En ce sens, les personnes transmasculines non plus, ne sont PAS des femmes. Et pour certain.es d’entre nous, personnes transféminines comme transmasculines, transitionner a pu être le souhait non pas tant d’arriver dans un genre opposé que de quitter un genre assigné.

      Lien avec https://seenthis.net/messages/846298 où c’est assez clairement le cas pour la première personne interrogée Héloïse

  • Féminisme : le clash des générations ?
    http://blog.ecologie-politique.eu/post/Feminisme-le-clash-des-generations

    Voilà pourquoi, quand on y regarde de plus près dans la querelle du moment, on voit des quinquagénaires chez les « jeunes féministes » queer intersectionnelles… Tandis que chez les « vieilles féministes » se trouvent des jeunes femmes qui ont commencé à s’engager dans les années 2010. Mais surtout beaucoup, quelle que soit leur génération, ne prennent pas parti tellement les termes du débat sont alléchants… Ce sont ces dernières qui accueillent le mieux ma contribution, dans laquelle je rappelle que le genre est un fait social et que donc ni un utérus ni la conviction personnelle d’être une femme ne font d’une personne une femme. C’est la socialisation, l’expérience d’être perçue par les autres comme une femme et traitée en fonction, qui font d’une moitié des individus des femmes, qu’elles le veuillent ou non, avec ou sans utérus.

    #féminisme #genre #individualisme #queer #Histoire #génération #dialogue (ou pas) #Aude_Vidal

  • La plus récente mode du patriarcat a pour nom « théorie queer » | TRADFEM
    https://tradfem.wordpress.com/2020/04/08/la-plus-recente-mode-du-patriarcat-a-pour-nom-%E2%80%89theorie-qu

    Comment en sommes-nous arrivées là ? La genèse du problème se trouve dans le travail de Judith Butler, qui est considérée comme précurseure de la « théorie queer », et qui est l’auteure la plus étudiée dans le monde universitaire en tant que « théoricienne féministe ». Mais pour qu’une contribution soit féministe, elle doit, en premier lieu, être pensée en termes collectifs, car sinon il ne s’agit pas d’un mouvement social ; et, en second lieu, elle doit avoir un potentiel révolutionnaire. La vérité est que les formulations de Butler ne satisfont aucune de ces deux prémisses.

    La mal nommée « Troisième vague » (dans l’historiographie anglo-saxonne) sous l’égide de Butler, a rejeté l’existence de caractéristiques communes et homogènes aux femmes, c’est-à-dire qu’elle a désavoué le système sexe-genre qui avait jeté les bases de la théorie féministe depuis la Deuxième vague. Ce système a été concrétisé par les féministes universitaires de la fin des années 1960 et du début des années 1970, qui ont développé la proposition de Beauvoir selon laquelle « on ne naît pas femme, on le devient ».

    Cette expression fait référence au fait que les caractéristiques humaines « féminines » ne sont pas le résultat de la nature biologique, mais qu’elles ont été acquises par un processus individuel et social complexe. Ainsi, elles ont établi une distinction entre le sexe et le genre, comprenant le premier comme l’ensemble des caractéristiques biologiques qui distinguent le mâle de la femelle, et le second comme la panoplie des rôles et attributs attribués à chaque catégorie sexuelle. Par conséquent, le genre a été compris comme une construction sociale, ce qui a permis de mettre fin aux théories déterministes biologiques qui considéraient les femmes comme naturellement inférieures aux hommes.

    Cependant, Butler va affirmer que ce n’est pas seulement le genre qui est une construction culturelle, mais aussi le sexe, éliminant ainsi toutes les caractéristiques communes aux femmes. Suivant la notion de « déconstruction » introduite par le postmodernisme, Butler a préconisé la déconstruction de la catégorie « femmes », en faisant valoir qu’une telle catégorie n’existe pas.

    Si le genre est une apparence, il est impossible de discerner la parodie du réel, et si le réel n’existe pas, tout pouvoir révolutionnaire est perdu. On ne voit pas clairement comment le changement dans la société se produirait à partir d’une performance intime — et non collective — ni comment cette théorie reflète la violence réelle subie par les femmes. Pour paraphraser la féministe radicale Sheila Jeffreys : « Si un homme maltraite une femme, est-ce parce qu’elle adopte le genre féminin dans son apparence extérieure ? », et surtout, cette violence prendrait-elle fin si elle adoptait le genre masculin et portait une chemise de travail ?

    Le problème est que la suprématie masculine n’est pas perpétuée parce que les gens « ne comprennent pas » que le genre est une construction sociale, mais parce qu’il répond aux intérêts des hommes. Le fait qu’ils réalisent qu’ils peuvent se maquiller ne conduirait pas à l’abandon des privilèges économiques, émotionnels et sexuels que leur accorde la société patriarcale. Certains critiques culturels ont affirmé que Madonna rompait avec l’idée de rigidité des genres en adoptant la féminité comme représentation. Pour bell hooks, Madonna ne remettait pas en cause les règles de la suprématie masculine ou blanche, mais s’y conformait et les exploitait.

    Butler pense que le fait de nommer les femmes a renforcé le système binaire, qui était la source de l’oppression et l’oppression elle-même. Mais si vous ne pouvez pas nommer les femmes, vous ne pouvez pas nommer la violence qu’elles (nous) subissent : elle cesserait d’être commune aux femmes, mais répondrait à des situations spécifiques sans rapport. Si nous ne pouvons pas parler des femmes et de ce qui nous unit, pourquoi nous battons-nous ? Pourquoi nos ancêtres ont-elles combattu pendant des siècles ? Alors qu’on tente de nous convaincre d’abandonner les catégories « femme » et « homme », les premières continuent à être tuées et violées par les seconds, chaque jour, partout dans le monde. Nous ne pouvons pas lutter contre le patriarcat — dont nous connaissons l’existence, si quelqu’un en doute, parce que nous le vivons tous les jours — sans nommer les opprimées et les oppresseurs. Sans les femmes, il n’y a pas de féminisme. Sans féminisme, il n’y a pas de femmes.

    Butler : "Il y a dans la théorie queer un certain anti-féminisme." (dans Humain, inhumain)
    #queer #féminisme #femmes #essentialisme

  • #Mary_Kay_Fain : L’identité non-binaire est la nouvelle façon de se dire « différente des autres filles », et elle est profondément misogyne.
    https://tradfem.wordpress.com/2020/02/20/lidentite-non-binaire-est-la-nouvelle-facon-de-se-dire-%e2%80%89d

    À l’été 2018, j’ai vécu dans une maison avec trois autres femmes. Nous avons passé beaucoup de temps ensemble cette année-là, avec de nombreuses conversations nocturnes à propos du sexisme, de la misogynie, et de la violence masculine que nous avions connue. Nous avons discuté du fait de ne pas trouver notre place dans les attentes de la société envers les femmes, nous avons cessé de nous raser en même temps, et nous nous sommes mutuellement encouragées à ne pas être honteuses de notre corps au naturel. Nous avons contacté des centres d’aide aux victimes de viol, organisé des protestations, et dénoncé des hommes violents au sein de nos communautés. Mitali* s’est rasé la tête en un acte de rébellion contre les standards de beauté indiens. Joy* a trouvé en elle le pouvoir d’utiliser sa voix en faveur des opprimées. Miriam* a commencé à tenir tête à ses parents religieux et à accepter sa sexualité. Nous avons rêvé toutes les quatre de ce à quoi un monde féministe pourrait ressembler, et envisagé nos vies, libres du patriarcat et de la violence.

    Aujourd’hui, un an plus tard, chacune de ces trois amies s’identifie comme « non-binaire » — et non plus comme femme.

    Selon le groupe de pression Human Rights Campaign, non-binaire est « un adjectif qui décrit une personne qui ne s’identifie pas exclusivement comme un homme ou une femme. Les personnes non-binaires peuvent s’identifier comme étant à la fois un homme et une femme, quelque part entre les deux, ou complètement en dehors de ces catégories. »

    Mais alors, comment trois femmes féministes qui défiaient bravement les normes du genre et affrontaient la violence masculine dans leurs vies en sont-elles venues à décider soudainement qu’elles étaient des non-femmes ?

    Traduction : Cécilia L. pour #Tradfem
    Version originale : https://medium.com/4th-wave-feminism/non-binary-is-the-new-not-like-other-girls-and-its-deeply-rooted-in-misogyny
    #queer #non-binaire #féminisme

  • Témoignage Twitter sur les #boys_club à l’école des Gobelins, par Kelsi Phụng.

    #Racisme #Queerphobies #Gaslighting #Cinéma_d'Animation

    Storytime.

    J’ai besoin de parler des dynamiques qui m’ont traumatisé-e pendant 4 ans d’études au sein des Gobelins, dans une classe remplie de personnes cis blanches avec lesquelles je n’avais aucunement ma place.

    J’ai besoin d’en parler parce que j’ai la nausée rien qu’à l’idée de croiser une personne qui m’a traumatisé-e au sein de ma promotion et qui vient de mettre les pieds pour la semaine dans la petite ville dans laquelle je réside actuellement. Une parmi tant d’autres, dans une classe remplie de personnes cis blanches qui m’ont enfoncé-e pendant 4 ans dans une dépression dont je ne suis pas sorti-e. Des dynamiques qui m’ont tellement bouffé-e de l’intérieur que je n’ai jamais eu le courage d’en extérioriser les ressorts.

    Quand je suis arrivé-e aux Gobelins, j’avais beaucoup d’espoir et d’ambition. Je pensais pouvoir échanger avec des personnes talentueuses et ouvertes d’esprit, dans un milieu qu’on considère comme artistique alors qu’il se rapproche plus, en réalité, d’une industrie compétitive, individualiste et écrasante des plus faibles. Les plus faibles, c’est les personnes qui n’arrivent pas à s’intégrer à la majorité active : les boys clubs.

    Les boys clubs sont d’une efficacité remarquable : ils ont le temps de balancer des blagues misogynes, racistes et homophobes et de bosser selon ce qu’on exige d’eux. Les plus faibles, les minorités, reçoivent, que ça leur soit adressé ou non, les propos qui les dénigrent de plein fouet. C’est la charge mentale des minorités. Et laissez-moi vous dire que je me la suis farcie à chaque minute passée dans ma classe.

    Quand j’ai eu le malheur (oui, le malheur) de rapporter l’impact de ces dynamiques aux personnes en charge de la coordination de nos classes, on m’a demandé de : faire des efforts. De leur faire confiance. D’accepter de RIRE avec eux.

    J’ai commencé cette école en 2014. Je n’avais pas Twitter. Je n’avais pas de référent-e queer racisé-e engagé-e. Pas d’exemples. Je ne savais pas quelle était ma légitimité à l’ouvrir. Je ne connaissais pas le fabuleux travail de @Napilicaio.

    J’ai donc ravalé ce que je croyais (littéralement) être ma “fierté”. Je devais leur accorder leur chance. Alors j’ai rassemblé mon courage malgré ma fatigue. Je leur ai proposé d’aller voir ensemble des films qui pouvaient peut être les aider à ouvrir leur regard sur nos vies. Et j’ai cru que ça allait marcher. Mais leur retour sur un biopic qui mettait en scène un protagoniste homosexuel m’a glacé-e. Ils l’ont résumé à un film “avec des bites qui claquent” tout du long, pas à même d’être critiqué selon son histoire.
    Là, j’ai compris que je mettais les pieds en enfer. Les semaines s’enchaînent. Je débarque dans la classe et j’en entends un gueuler une trentaine de fois par jour “Faggot !”. C’est sa nouvelle expression préférée.

    A longueur de journée, ils dénigrent les femmes, les homosexuel-les, les personnes racisées. Ils se cherchent “une meuf”. Quelle qu’elle soit. Ils veulent pécho. Il paraît qu’en section photo, “elles sont grave bonnes”. “Sauf elle, pourquoi elle a atterri là, elle”. Leur fond d’écran : des femmes hypersexualisées, en maillot de bain. J’essaie de les sensibiliser, puisqu’il paraît que c’est mon rôle : essayer de m’intégrer, ouvrir le dialogue. Je leur parle d’homophobie, je leur parle de slutshaming, je leur parle d’hypersexualisation.

    Je les vois déshumaniser une de mes camarades. Elle se fait convoquer. On lui demande pourquoi elle porte des vêtements “trop courts”. Elle se défend. Mais on doit s’intégrer, après tout, ils ont l’air de bien rigoler.
    Dans l’œil de l’équipe pédagogique, c’est ceux qu’on entend le plus fort, qui réussissent le mieux les exercices, qui savent rigoler, venir en cours à l’heure et avec le sourire, à qui on doit l’ambiance merveilleuse qu’ils semblent propager.

    Je me dis que j’ai un problème. Que ça doit pas être si grave de les entendre dire que “c’est trop gay”, ils doivent pas en connaître beaucoup des gays. Alors en soirée, j’essaie de jouer leur jeu, je raconte mes aventures, comme eux viennent de le faire.
    On me dit “Ew, commence pas à raconter ça”. Je me tais. Un autre soir, il y en a un qui demande des conseils par rapport à son couple à notre table. Ah, pardon ! Je dois la fermer, je suis pédé-e, j’ai failli oublier !

    Heureusement, dans ma classe, il y avait des meufs qui se considéraient #féministes. Heureusement, dans ma classe, il y avait des meufs blanches hétérosexuelles qui se considéraient féministes. Alors je leur dis que c’est homophobe. Je leur dis que je n’en peux plus de ces piques à longueur de journée. Alors elles demandent au boys club “Mais ça va, non, c’était pas méchant ?” et le boys club leur répond “Mais clair, faut pas abuser”.

    Heureusement, dans ma classe, il y avait des meufs blanches hétérosexuelles féministes. Heureusement parce que sinon, je n’aurais pas compris qu’il fallait que je pardonne les “bêtises” qu’exprime le boys club chaque jour : c’est de l’ignorance, il paraît !
    Alors j’accepte ce postulat. De l’ignorance ? Mais les ressources et les mots que je leur apporte sur un plateau, est-ce que ça les laisse toujours dans l’ignorance ? Après tout, il y a des luttes plus importantes, alors je me laisse m’effacer.
    Alors on parle. On parle d’écologie, avec mes amies blanches hétérosexuelles féministes. Alors on parle. Alors on parle et puis un jour je découvre des personnes queer racisées sur les réseaux.

    Alors on parle et pendant qu’on parle je découvre grâce aux réseaux que je suis non-binaire. Alors on parle et pendant qu’on parle je découvre grâce aux réseaux que j’ai le droit de ne pas me laisser marcher sur les pieds.
    Alors on parle et pendant qu’on parle je leur demande si on ne pourrait pas se passer de la projection d’un film qui a remplacé volontairement ses protagonistes asiatiques par des personnes blanches.
    Alors on me dit d’arrêter de parler, que je vais peut-être trop loin. Alors plus tard on parle d’autre chose mais j’en reparle, de mon intérêt pour mon histoire, de mon intérêt pour comprendre les rouages de la #colonisation qu’a vécue ma famille.

    Alors on parle et un jour avec une de mes amies blanches hétérosexuelles féministes, on regarde un documentaire sur le génocide des Khmers Rouges et à son issue, elle me dit que ce visionnage lui a donné envie de manger thaï.

    Alors j’ai envie de craquer, j’ai envie de pleurer. Mais je me dis qu’elle ne prendra pas bien ma colère ou les pleurs que je n’arrive plus depuis longtemps à faire sortir de mon corps. Alors je prends un temps et je lui explique qu’elle ne peut pas dire ça.
    Je lui explique que ça n’a rien à voir et que la comparaison est déplacée. Je lui explique que ça me blesse mais tout ce qu’elle entend, c’est que j’implique qu’elle est raciste.

    Alors toute une nuit, alors qu’on doit travailler jour et nuit sur nos films de fin d’études respectifs, elle m’explique à quel point c’est violent que je lui exprime mon indignation. Elle m’explique sa peine et le lendemain, elle me dit qu’elle n’en a pas fermé l’œil.
    (Elle, c’est la personne que je redoute de croiser dans la ville où je réside actuellement. Elle, c’est une militante écologiste médiatisée dont je ne prendrai même pas la peine d’écrire le nom)
    Alors dans ma classe on en parle à voix basse pendant que j’essaie de rattraper mon retard et de ravaler, encore une fois, mon intégrité.

    Alors dans ma classe il se dit que je m’exprime trop fort sur le racisme, alors dans ma classe il se dit que je sous-entends que le racisme les concerne. Alors dans ma classe il se dit que je devrais. Peut-être. Me taire, encore.
    Généreuse, mon amie blanche hétérosexuelle féministe, m’exprime en aparté ce qu’il se dit de moi. Généreuse, elle me fait réviser la communication non-violente et me propose de parler de racisme avec humour. Avec même, si cela s’exprime à l’écrit, des émoticones.

    Je suis à bout. Je suis au bout de mes quatre ans dans cette école.

    J’entends les meufs blanches hétérosexuelles féministes se targuer d’avoir fait évoluer la mentalité du boys club. J’entends le boys club, quand elles ne sont plus là, noter qui est la + “bonne”, la + “salope”, la + “dégueue”.

    Fin 2018. L’école est finie. Je les ai laissé-e-s de côté, je suis parti-e de Paris parce que je n’avais pas les moyens d’y rester. Je peine à commencer mon activité en indépendant-e. J’ai envie de pleurer tout le temps.
    Je repense à ces années passées à m’écraser. Je repense à ces amies blanches hétérosexuelles féministes qui n’ont pas hésité à me gaslighter à la minute où j’ai osé me défendre face à leur racisme ou à leur transphobie.
    Je repense au boys club qui m’aura fait me sentir comme la pire des merdes pendant ces 4 ans. Qui m’aura fait me sentir comme risible, ridicule, trop sensible puis trop véner-e. Qui m’aura fait me taire et me dégoûter de moi-même.
    Je repense à l’équipe pédagogique qui n’aura jamais cherché à comprendre tout ce que je devais affronter pour venir à l’école. La charge de leurs remarques, la charge de les voir rire autour de ce qui construit une part importante de mon identité.

    Je repense au fait d’avoir dû me découvrir dans ce contexte scolaire, de m’être mis-e en danger chaque jour sans que cela ne soit jamais considéré ni remis en question.

    Les mois passent et au début de 2019, je retombe sur le groupe Facebook de ma classe à la suite d’une annonce d’offre d’emploi. Je vois que leurs soirées se déroulent maintenant au Comptoir Général. Je leur exprime mon dégoût. L’un d’entre elleux juge bon d’assumer et de faire des blagues sur la colonisation, la fabrication de son smartphone par mes comparses asiatiques, l’esclavage, même. Personne ne le remet à sa place. A la même période, je remarque l’enchaînement de mèmes qu’iels s’amusent à poster sur le groupe. Il y en a un qui compare l’un des mecs de ma classe à un vétéran de la Guerre du Vietnam. Jungle, paysage apocalyptique, bombardements.

    Je déroule le fil. Je vois un GIF supposé humoristique qui fait défiler des photographies d’enfants vietnamiens calcinés par le napalm. Je vois les likes. Les likes du boys club. Les likes des meufs blanches hétérosexuelles féministes. Je. Vomis.
    Je leur écris un message d’adieu, leur expliquant l’inacceptable de la situation présente et passée. Iels réagissent par l’ironie, le mépris ou la morale inversée. “J’ai fait un test ADN, j’ai 0,5% de sang asiat, tu peux rien me dire”. “Tu me traites pas de blanc, sale raciste”.

    Je mets du temps à me remettre de l’impact qu’a eu cette classe et cette école sur moi-même. J’ai mis du temps à me reconstruire, à me retrouver pour pouvoir avoir assez de confiance en moi pour ne plus me laisser marcher sur les pieds.

    Aujourd’hui, je cherche à créer des histoires pour lutter contre notre invisibilisation en tant que minorités et pour mettre en lumière les ravages que cause l’hégémonie cis hétérosexuelle blanche tout au long de notre vie.
    Je cherche aussi à montrer l’importance du collectif, l’entraide et notre besoin immense de repères et de solidarités non-mixtes.

    Aujourd’hui malheureusement, ces personnes qui m’ont marqué-e à vif ont les jobs les plus gratifiants de notre industrie, les mieux payés et les plus reconnus.
    Aujourd’hui, je ne peux plus mettre le pied dans un open space sans redouter de retomber face à ces dynamiques. Je travaille tant bien que mal en freelance en attendant de pouvoir développer mes projets plus conséquents en CHOISISSANT mes équipes.
    Et je vous jure que je ferai tout pour qu’elles soient constituées de mes adelphes queer et racisé-e-s les plus resplendissant-e-s et que notre identité pourra briller comme jamais.

  • DOSSIER : Où va le féminisme ? (suite de la Troisième partie) - OCL - Organisation Communiste Libertaire
    http://www.oclibertaire.lautre.net/spip.php?article2336

    Naguère, les féministes radicales étaient craintes pour leur verbe virulent et leurs opérations commandos contre leurs ennemi-e-s. Par un étrange retournement de situation, elles se voient à leur tour interdire de tenir des conférences, et traiter de réacs ou de transphobes par des queers ou autres militant-e-s de l’« identité » (comme d’habitude, c’est sur internet que se déversent en priorité les tombereaux d’insultes). Dans les milieux militants, le caractère insaisissable du « queer » fait sa force : capable de tout contenir, il fonctionne comme marqueur de marginalité intellectuelle et signe de reconnaissance entre des « subversifs authentiques » qui se posent facilement en donneurs de leçons.
Et les pratiques de ces nouvelles avant-gardes autoproclamées ne visent pas que les féministes radicales – comme le montre la situation dans les cercles anarchistes au Royaume-Uni encore (voir l’encadré).
    En France, où les « politiques de l’identité » sont à l’œuvre depuis moins longtemps, on remarque qu’une partie de l’extrême gauche et des libertaires les a déjà adoptées – les militant-e-s étant perméables à ce discours très codifié de par leur accès assez fréquent à l’Université. Pareil choix, dans des milieux déjà restreints, a malheureusement souvent pour double conséquence d’y faire passer l’exploitation économique au second plan et d’accentuer leur éloignement des classes populaires.

    L’anarchisme vise à faire s’élever toutes les voix, pas seulement celles des minorités, rappelle Woke Anarchists. L’idée selon laquelle l’oppression ne toucherait que ces minorités, et non les masses, est le produit des idéologies bourgeoises, qui ne défendent évidemment pas un changement révolutionnaire. Enfin, du fait des « politiques de l’identité », les positions « radicales » actuelles donnent à la grande majorité de la population anglaise l’image d’un nombrilisme sans pertinence qui incite des personnes « cis blanches » déjà marginalisées à graviter de plus en plus autour de l’extrême droite. Dans une période où les mouvements fascistes se multiplient, poursuivre les querelles que déclenchent les Identity politics dans les cercles militants n’a donc rien d’un jeu. C’est pourquoi les espaces anarchistes ne devraient pas laisser des personnes y semer la zizanie sur leur base, et, plutôt que de se quereller, les anarchistes devraient développer la solidarité permettant de mener le combat contre les véritables centres du pouvoir.

    [Brochure] Contre l’anarcho-libéralisme et la malédiction des Identity politics – Les Fleurs Arctiques
    https://lesfleursarctiques.noblogs.org/?p=1157

    Ce texte a été publié sous forme de brochure sur un site qui lui est consacré (wokeanarchists.wordpress.com) le 25 novembre 2018 par des compagnons du Royaume-Uni se présentant comme «  anarchistes auto-déterminés résistant à la cooptation de notre mouvement par le libéralisme, l’université et le capitalisme  ». Nous ne traduisons pas ce texte par communion politique fondamentale (par exemple l’égalitarisme politique et la fondation de sociétés futures ne sont pas des préoccupations pour nous), mais afin d’apporter de l’eau au moulin des débats actuels sur les questions identitaires au sein des milieux radicaux d’extrême gauche. En effet, il nous semble que cette question, qui est ici abordée sous l’angle de la manière dont les Identity politics vident l’anarchisme de son sens, concerne bien plus largement tous ceux qui s’intéressent aux perspectives révolutionnaires. Ce texte nous a aussi intéressé parce qu’il évoque courageusement, à partir d’expériences concrètes, les conséquences délétères pour l’élaboration théorique et pratique de la diffusion de ces «  idéologies de l’identité  », et la manière dont cette question fait l’objet d’une sorte de tabou discursif pendant que s’installent des pratiques d’exclusions brutales, d’accusations sans appel et de judiciarisation sans place pour la défense. Le processus décrit dans ce texte envahit depuis quelques années la plupart des aires subversives et on voit s’y développer, en même temps qu’une obsession affichée pour le «  safe  » vu comme un ensemble de principes abstraits, une indifférence à la réalité parfois terrible des relations telles qu’elles existent et circulent dans les milieux «  déconstruits  ». [Extrait de l’Avant-propos des traducteurs]

    #identité #identity_politics #queer #transidentité #transgenre #féminisme #anarchisme
    cc @rastapopoulos et @tranbert

    • DOSSIER Où va le féminisme ? (Première partie) - OCL - Organisation Communiste Libertaire
      http://oclibertaire.lautre.net/spip.php?article2307

      La catégorie « femmes » devint dépendante de toutes les différences d’ordre matériel et culturel existant entre les femmes (« race », classe, ethnie, orientation sexuelle, contexte socioculturel…).
      Des militantes de la « deuxième vague » critiquèrent cette démarche comme étant source de divisions néfastes pour le mouvement féministe ; mais celles de la « troisième vague », souvent plus jeunes, pensaient que c’était la seule manière valable d’appréhender la réalité des femmes – et elles l’ont emporté. Aujourd’hui, aucune polémique n’est menée contre les intellectuelles féministes de ce courant, que ce soit pour ne pas se disputer publiquement entre féministes, par désintérêt pour leurs productions ou par crainte d’être traité-e d’antiféministe ; de ce fait, les analyses féministes ne paraissent provenir que de ce courant.
      Les « troisième vague » ont de multiples centres d’intérêt : l’accès des femmes à l’éducation, l’accentuation de la pauvreté au féminin, les violences domestiques, les effets du racisme, les troubles alimentaires, l’accès inéquitable à Internet selon les sexes, l’environnement, l’altermondialisme, le sida, la santé sexuelle des femmes, les problèmes soulevés par l’avènement des techniques de reproduction médicalement assistée… mais ces questions sont en général abordées sur le plan personnel. Même quand elles se préoccupent d’injustices sociales, ces féministes investissent peu dans les formes collectives d’action (plutôt que de descendre dans la rue contre les publicités sexistes, par exemple, elles utilisent l’espace médiatique ou Internet). Et, qu’elles militent autour des enjeux de la sexualité ou de l’esthétique corporelle, il s’agit de valoriser sa différence (en se livrant par exemple dans des autobiographies) et d’acquérir un statut à soi sans en référer à une quelconque catégorie. On est ainsi arrivé à une dissémination du concept d’identité politique, voire du concept d’identité en général puisque celle-ci est toujours avancée à un niveau individuel.

      Mouais, c’est pas non plus que des trucs bien, comme cette histoire ultra-rapide du féminisme.