• « On a rayé des cartes les petits #cours_d’eau, et la sécheresse s’est répandue »

    En rayant des cartes tous les petits cours d’eau, la France a ainsi alimenté la terrible sécheresse que nous connaissons, écrivent les auteurs de cette tribune. Ceux-ci sont pourtant essentiels pour nourrir les vallées et les #nappes_phréatiques.

    La France a longtemps été un pays de rivières mais aussi de « #petits_chevelus » qui irriguaient merveilleusement les paysages, rechargeaient les nappes phréatiques, nourrissaient les #zones_humides et les grandes vallées. Aujourd’hui, ce réseau fin de milliers de petits #ruisseaux — rus, béals, filets d’eau de tête de bassin versant — se défait silencieusement, et alimente la terrible sécheresse que nous connaissons, tout autant que le déficit de #pluie.

    Cette affirmation n’est pas du catastrophisme. Elle découle de constats d’observation réalisés sur les petits cours d’eau, de bulletins hydrologiques, de mesures des nappes phréatiques, de cartes de sols dégradés réalisés dans toute la France sous le contrôle d’Eau France par Ades, la banque d’accès aux données de quantité et de qualité des #eaux_souterraines.

    Ces relevés racontent la même histoire : la géographie de notre pays bascule vers des changements de #paysages considérables, défavorables aussi bien à l’agriculture qu’aux humains — sans même parler des non-humains, de plus en plus vulnérables avec la prolongation des sécheresses.

    Victimes de l’#agriculture productiviste et de l’#urbanisation aveugle

    Pour comprendre cette disparition des petits cours d’eau, remontons un peu le temps. Le 30 décembre 2006, une #loi_sur_l’eau_et_les_milieux_aquatiques (#Lema) était adoptée en France, qui transposait dans le droit une directive européenne visant à restaurer l’état écologique des masses d’eau douce d’Europe d’ici à 2015.

    Certains syndicats agricoles n’ont pas vu cette ambition d’un bon œil, notamment la #FNSEA, représentant majoritaire de l’#agriculture_productiviste, désormais contrainte d’interdire les rejets de #nitrates dans les cours d’eau. L’Union européenne condamnera d’ailleurs plusieurs fois l’État français pour son laxisme vis-à-vis de ces pratiques (https://www.actu-environnement.com/ae/news/nitrates-cjue-condamnation-france-z).

    Mais grâce au gouvernement socialiste de l’époque (Reporterre l’a raconté en 2017 : https://reporterre.net/La-nouvelle-cartographie-des-cours-d-eau-menace-l-interet-general), un tour de passe-passe résolut le dilemme : de cours d’eau, les petits ruisseaux devinrent des « fossés », « canaux » ou « ravines », privés de la protection instaurée par la loi de 2006. Résultat : plus de bandes-tampons obligatoires pour les préserver des constructions et autres barrages hydrauliques, plus d’encadrement des #épandages de #pesticides. Sortis du droit, ils furent aussi effacés des #cartes administratives hydrologiques que l’on commençait alors à réaliser. Dans certains départements, la moitié d’entre eux ont tout simplement été rayés des cartes.

    Invisibilisés, ces petits cours d’eau ont pu être maltraités sans égards par des #pollutions diverses, malmenés par des sécheresses prolongées, ou tout simplement comblés par des propriétaires, et ainsi à jamais perdus. Leur #ruissellement ne s’effectuant plus, ou plus correctement, ils ne jouent plus leur rôle de capillaires du territoire. Des milliers de vallons se retrouvent ainsi privés d’eau pendant des semaines, voire des mois.

    Leur #disparition n’est pas seule en cause dans l’assèchement des sols, il faudrait aussi parler par exemple de l’abandon des #réseaux_gravitaires et autres #canaux_d’irrigation. Mais elle est essentielle pour comprendre la sécheresse des #sols et l’épuisement des nappes phréatiques, qui a ouvert la voie à des transformations profondes de nos terres et de nos habitats.

    Une véritable fuite en avant

    Chacun peut le constater, la sécheresse transforme les #paysages. Les images prises depuis le ciel sont saisissantes : rivières réduites à des rubans de cailloux, lacs contractés, champs grillés, forêts jaunies au cœur de l’été. Le manque d’eau dans les sols stoppe la croissance des arbres, bloque la photosynthèse (faisant dépérir certaines essences), et réduit leur possibilité de stockage de carbone. Le risque d’incendie et de ravageurs augmente en proportion.

    Les habitats humains en subissent aussi les conséquences. La rétractation des argiles l’été, puis leur gonflement au retour des pluies, fissure les murs, déstabilise les fondations. En France, plus de 60 % des maisons individuelles se situeraient désormais dans des zones d’exposition moyenne ou forte à ce phénomène, ce qui provoque de silencieuses migrations, du fait du coût élevé des réparations.

    Pour tenter de compenser la sécheresse provoquée par la disparition progressive de ces petits cours d’eau, l’agriculture développe l’#irrigation_sous_pression (#aspersion, #goutte-à-goutte), accaparant l’été une part très importante de l’eau, au prix de #conflits_d’usage croissants avec les milieux aquatiques, la production d’énergie, les usages domestiques.

    Des projets fantasmagoriques refont surface, comme les « #autoroutes_de_l’eau » qui détourneraient les eaux du Rhône ou d’autres fleuves vers des territoires en tension. Comme si l’on pouvait corriger la géographie par quelques tuyaux géants, alors que les grands cours d’eau eux-mêmes voient leurs débits diminuer. Une véritable fuite en avant !

    Instaurer une #démocratie_de_l’eau

    Si la sécheresse est bien amplifiée par le réchauffement global, la vulnérabilité de la France face à ce choc est donc largement le produit de ses choix. Elle a trop traité l’eau comme un stock à répartir, et non comme une trame à préserver, préférant contester les contraintes juridiques et écologiques plutôt que de réorganiser ses pratiques agricoles.

    Il faut désormais le reconnaître : nous avançons, année après année, vers un nouveau paysage, une nouvelle géographie. Nous ne retrouverons plus un état antérieur. Pour éviter la déshydratation continue du pays, il faut renouer avec la #géographie_de_l’eau en :

    – cessant de rayer des cartes tous les petits cours d’eau, et en les restaurant pour redessiner une trame vitale du territoire ;
    - en réorganisant l’agriculture autour de la #sobriété_hydrique, avec l’#agroécologie ;
    - en mettant l’eau au centre des politiques d’#aménagement_des_territoires, de l’extension des villes notamment. Plus rien ne devrait être construit sans tenir compte des sources disponibles.

    Il est temps de faire de la protection et de l’accès égalitaire à la ressource en eau un axe central de la #planification_écologique. Il est temps de simplifier et de rendre transparente pour tous les citoyens la #gestion_de_l’eau et de sortir d’une complexité administrative sans issue. Sans eau, il n’y aura ni territoire, ni économie, ni démocratie viables.

    https://reporterre.net/On-a-gomme-les-petits-cours-d-eau-des-cartes-et-la-secheresse-s-est-repa

    #eau #rivière #France #sécheresse #hydrologie #invisibilisation

    signalé aussi par @colporteur :
    https://seenthis.net/messages/1186226

    voir aussi :
    Une #cartographie inédite des cours d’eau officiels pointe les incohérences de la #réglementation
    https://theconversation.com/une-cartographie-inedite-des-cours-deau-officiels-pointe-les-incohe
    https://seenthis.net/sites/7282461336008050837
    via @sombre

    • Quand le gouvernement et la FNSEA redessinent la carte des cours d’eau
      (publié en 2017)

      La loi sur l’eau de 2006 vise à retrouver un « bon état » écologique des masses d’eau douce. Mais discrètement, pour complaire à la FNSEA, le gouvernement a entrepris de soustraire une partie des cours d’eau à l’application de la loi. Premier volet de la grande enquête de Reporterre

      C’est l’histoire d’un incroyable coup de force. Dans le secret de quelques bureaux, une coalition de politiques et de lobbyistes de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) a décidé de changer la carte géographique et physique de la France. En voici le déroulé, tel que reconstitué par Reporterre.

      Quand François Hollande a été élu président de la République en 2012, la FNSEA n’en éprouve aucune crainte. Ce « syndicat » paysan règne sur la politique agricole depuis plus de soixante ans. La Quatrième République, puis le régime gaulliste après 1958, ont en effet accepté de cogérer avec ses dirigeants les dossiers agricoles essentiels. Un nouveau virage a été pris quand Jacques Chirac, ministre de l’Agriculture dans les années 1970, a instauré la cogestion des politiques publiques agricoles avec la FNSEA, le syndicat ultramajoritaire dans la profession.

      L’industrialisation des campagnes, les élevages concentrationnaires, l’irruption des pesticides, la destruction des haies et des talus boisés, le remembrement, le recalibrage des rus, ruisseaux et rivières, sont une œuvre partagée. Essentiellement entre le ministère de l’Agriculture, les directions départementales de l’Agriculture (DDA), où règnent les Igref — ingénieurs polytechniciens chargés des « eaux et forêts » —, et la FNSEA, qui contrôle les puissantes chambres d’agriculture.

      Le désastre qui s’ensuit est donc le leur, qu’ils présentent pourtant comme un triomphe de la modernité. En 2007, quand Sarkozy lance son Grenelle de l’environnement, promettant une « révolution écologique » qui n’aura jamais lieu, les chefs de la FNSEA s’inquiètent. À tort. Après avoir copieusement brassé le vent, Sarkozy lance en novembre 2011 sa fameuse phrase : « Je voudrais dire un mot de toutes ces questions d’environnement, parce que là aussi, ça commence à bien faire. »
      L’élection de Hollande n’est pas une mauvaise nouvelle

      La FNSEA aurait sans problème fait affaire avec un Sarkozy réélu président, mais la gauche gouvernementale ne lui a jamais fait défaut. Faut-il rappeler qu’un Henri Nallet, jadis ministre de l’Agriculture de Mitterrand — 1985-1986, puis 1988-1990 —, a commencé sa carrière comme chargé de mission de la FNSEA ? Qu’Edgard Pisani, devenu socialiste sur le tard et vice-président de la Commission européenne en 1984, a été le ministre de l’Agriculture de De Gaulle entre 1961 et 1966, lançant réforme sur réforme en compagnie de Michel Debatisse, futur président de la FNSEA ?

      En bref, l’élection de Hollande n’est pas une mauvaise nouvelle. Et d’autant que la présidence se révèle d’une grande faiblesse politique, donc bien plus impressionnable. La FNSEA de Xavier Beulin — il est devenu son président en 2010 — sent rapidement qu’elle peut espérer beaucoup de la gauche, peut-être davantage que d’une droite sarkozyste. Beulin devient en quelques mois un interlocuteur privilégié de Hollande, ce qui permet de mieux comprendre la suite.

      Les productivistes agricoles n’ont en fait jamais digéré la loi sur l’eau et les milieux aquatiques (Lema) du 30 décembre 2006. Celle-ci transpose dans le droit français une directive européenne sur l’eau adoptée en octobre 2000. Or cette loi a pour objectif — entre autres — de parvenir à un « bon état » écologique des masses d’eau douce d’Europe d’ici 2015. La FNSEA, qui sait à quoi s’en tenir, y voit une menace directe : l’agriculture industrielle dissémine massivement des pesticides et pollue les rivières et les rivages avec ses nitrates. En 2014, l’Europe a d’ailleurs condamné une nouvelle fois la France pour sa politique trop laxiste contre l’épandage des nitrates.
      Nul n’est censé ignorer la loi, sauf les paysans

      Comment en sortir ? La création en 2006 de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema), chargée de la police de l’eau, annonce-t-elle la fin de l’impunité pour les pollueurs ? Possible. En 2010, une circulaire du ministère, alors de l’Écologie, durcit le ton : « Il est impératif de consolider la pratique des contrôles et de mieux coordonner l’intervention des services et établissements chargés des polices de l’eau et de la nature. » Une guérilla invisible commence. Quelques contrôles de terrain de l’Onema aboutissent à des procès-verbaux pour épandage de lisier ou comblement de ruisseaux, qui viennent heurter de plein fouet les habitudes agricoles. Fin 2013 commence un cycle de manifestations musclées de la FNSEA, avec déversement de fumier, devant les sièges décentralisés de l’Onema. On y refuse le principe même des contrôles.

      C’est alors que tout dérape au sommet de l’État. Manuel Valls, devenu Premier ministre, décide de se soumettre au lobby agricole, et commande en novembre 2014 un rapport sur « la mise en œuvre des contrôles » de terrain à la députée socialiste de l’Ariège Frédérique Massat. Le texte, publié fin mai 2015, ne peut que combler la FNSEA, car il prend parti, jusqu’à la caricature. On y lit par exemple cette phrase d’anthologie, qui ridiculise toute inspection de terrain : « La mission recommande qu’aucun constat de non-conformité ne soit dressé pour des points de contrôle dont les règles n’auraient pas été portées à la connaissance des agriculteurs en temps utile ».

      En somme, nul n’est censé ignorer la loi, sauf les paysans. Au-delà, le rapport ouvre une porte à des enjeux plus lourds encore, en réclamant la réalisation de cartes des cours d’eau, département par département. Pour la FNSEA, c’est décisif, car si un ru ou un ruisseau ne sont plus considérés comme des cours d’eau, ils ne relèvent évidemment plus de la loi qui les protège. Tout est alors en place pour une vaste comédie, qui se révélera être un drame.

      https://reporterre.net/Quand-le-gouvernement-et-la-FNSEA-redessinent-la-carte-des-cours-d-eau

  • #Ceuta : ce que cachent les #appels à traverser la frontière le 15 août

    Il y a deux semaines, les 30 et 31 juillet 2026, Ceuta a traversé l’une des pires crises migratoires de son histoire. En 48 heures seulement, plus de 70 000 personnes sont parvenues à rejoindre illégalement l’enclave espagnole depuis le Maroc. Plus de 141 personnes y ont perdu la vie, selon des ONG marocaines. Alors que plusieurs enquêtes montrent aujourd’hui le rôle déterminant joué par les réseaux sociaux et la #désinformation dans cette séquence, des appels à traverser la frontière le 15 août reviennent en boucle sur #Instagram et #Facebook. L’enquête menée par RFI montre que ce mouvement a été artificiellement amplifié et instrumentalisé.

    Dès la matinée du 30 juillet 2026, alors que des dizaines de jeunes, en majorité marocains, risquent leur vie pour franchir illégalement la frontière avec l’Espagne, des appels à une nouvelle #traversée_massive le 15 août émergent déjà sur Instagram et Facebook.

    Le choix de cette date ne doit rien au hasard. Une rumeur mensongère affirme, en effet, que « le poste frontière de Ceuta sera exceptionnellement ouvert » car il s’agit « d’un jour férié en Espagne ». Cette fausse information, vue des millions de fois sur les réseaux sociaux, vise à susciter l’espoir et à rassembler des candidats à la migration pour engendrer un mouvement populaire.

    Dans les faits, le gouvernement espagnol et les autorités marocaines ont, au contraire, renforcé leur dispositif policier et militaire sur place. Le message de la Guardia Civil, diffusé sur Instagram mardi 11 août, est clair : « La frontière avec l’Espagne est fermée et elle ne s’ouvrira pas. De nouvelles barrières de sécurité ont été installées. Si tu les franchis, tu seras renvoyé. Ne te laisse pas tromper ». Cette #infox n’est qu’un exemple parmi d’autres qui démontrent comment ces #rumeurs du 15 août sont instrumentalisées sur les réseaux sociaux.

    Des #faux_comptes à la manœuvre

    S’il est impossible de déterminer avec certitude l’origine exacte de cet #appel_à_la_traversée, l’analyse de la diffusion des contenus en référence au 15 août nous a permis de révéler différents comportements factices. Sur Instagram, nous avons ainsi identifié une dizaine de comptes douteux ayant activement relayé la rumeur.

    Ces profils ont, pour la plupart, été créés récemment, parfois en juillet, voire en août 2026. Leur nom, photo de profil et biographie sont impersonnels. Ils ne comptent que très peu d’abonnés et ne suivent presque personne. Certains cumulent au moins trois changements d’identifiants. Leurs publications évoquent parfois exclusivement la date du 15 août et cumulent plusieurs millions de vues.

    Tous ces indicateurs prouvent que ces comptes ont été créés spécifiquement pour l’occasion afin de rendre viral ce nouvel appel à la traversée. La visibilité soudaine de certaines vidéos laisse également penser que des vues ont été achetées pour gonfler la tendance. Les recherches en sources ouvertes ne nous ont pas permis de déterminer qui en est précisément à l’origine, ni s’il s’agit d’un ou plusieurs acteurs.

    La fabrique d’une illusion de masse

    Autre élément troublant, certaines publications comportent des légendes en japonais, sans aucun rapport avec l’Espagne ou le Maroc. Cette description fait référence au Vogue World 2025, un événement autour de la mode qui a réuni plusieurs stars mondiales en octobre 2025. Plusieurs stars comme le boys band sud-coréen BTS, ou la rappeuse américaine Doja Cat sont cités.

    Initialement publié en anglais par le compte Instagram de Vogue, ce texte avait dépassé les 766 000 likes et les 11 millions de vues. Par opportunisme, certains l’ont copié-collé et traduit, avec l’espoir que les algorithmes de recommandations poussent leur contenu suite au succès de la publication de Vogue. Il s’agit là d’un autre exemple de #manipulation.

    Si des personnes réelles ont bien commenté cet appel du 15 août qui cumule plusieurs dizaines de millions de vues sur les réseaux, tout porte à croire que le mouvement a été victime d’#astroturfing. Cette technique de manipulation consiste à fabriquer un #mouvement_citoyen de toutes pièces en ayant recours à différentes techniques d’#amplification_artificielle. Le détournement et l’utilisation répétée de certains hashtags (« haraga », « spanish ») en est également la preuve.

    L’usage du terme « #haraga » ne relève pas du tout du hasard selon Mehdi Alioua, sociologue et professeur associé à l’université internationale de Rabat : « Les harragas, ce sont les brûleurs. D’abord les brûleurs de papiers, parce que lorsque les Marocains rentraient sans autorisation à Ceuta ou Melilla, ils étaient refoulés à chaud. Et donc les brûleurs sont devenus par extension les brûleurs de frontières », explique-t-il avant de compléter : « On est forcément dans une irrationalité de part et d’autre, un manque de politique migratoire et l’espoir fou que, en brûlant les frontières, on puisse renaître et avoir une vie meilleure ».

    L’implication de comptes influents

    Une fois lancé, l’appel à passer la frontière le 15 août a été repris par de vrais comptes, parfois suivis par plus de 100 000 personnes. C’est le cas de ce jeune vidéaste qui propose de s’abonner sur ses différentes plateformes pour profiter d’un trajet en bus complètement gratuit, à destination de l’Espagne. Il est impossible de savoir s’il a été rémunéré pour diffuser ce message.

    L’espoir d’une vie meilleure

    Mais alors pourquoi ces appels du 15 août cumulent-ils des millions de vues sur les réseaux sociaux alors que la rumeur d’ouverture de la frontière paraît grossière ? Pour Mehdi Alioua, le phénomène s’explique en deux parties : « Le premier élément, c’est une crise sociale au Maroc qui ne dit pas son nom parce qu’on a du mal à en parler, mais dont on a des indicateurs depuis au moins vingt ans à travers la multiplication de mouvements sociaux essentiellement portés par les jeunes, qui crient leur désarroi et parfois même leur désespoir, et dont la réponse de l’État marocain est en demi-teinte. De l’autre, une connaissance du fait que, en Europe, on a toujours besoin de métiers bassement qualifiés et que si on a le courage de tenir longtemps, on finira par avoir une vie meilleure ».

    Quand bien même le Maroc se développe activement (4,9% de croissance en 2025 selon le Haut-commissariat au plan), les répercussions sont moins perceptibles chez les jeunes, parfois mis de côté selon Mehdi Alioua : « Au delà du chômage, même les gens qui travaillent sont non seulement mal payés, mais surtout sans aucune garantie de droit du travail, de retraite et de sécurité sociale ».

    Même son de cloche pour Mohamed Ali Lahlou, expert sur les questions migratoires et membre de l’Association marocaine d’études et de recherches sur les migrations (AMERM). Le manque de perspectives d’une partie de la jeunesse marocaine reste l’un des défis majeurs du Royaume : « Ce qui se joue autour du 15 août dépasse, à mon sens, la seule question sécuritaire. Les chiffres racontent une histoire complexe et parfois contradictoire. On est face à un taux de chômage officiel au Maroc présenté à la baisse par le Haut-commissariat au plan la semaine dernière. Mais l’indicateur de sous utilisation de la main d’œuvre reste massif chez les jeunes, autour de 45% ».

    Virtuel vs réalité

    Démontrer la manipulation et l’#amplification_numérique d’un appel à la traversée ne permet pas de savoir ce qu’il se passera réellement le 15 août prochain, à proximité de Ceuta ou Melilla.

    Pour essayer de mesurer la popularité réelle de ce mouvement, nous avons infiltré plusieurs groupes privés sur la plateforme #WhatsApp mis en avant dans certaines publications virales. Le plus populaire cumule près de 800 membres, dont nous ne pouvons pas vérifier l’authenticité. Cette audience réelle est conséquente, mais en décalage avec les plus de 20 millions de vues cumulées par cet appel, notamment sur Instagram.

    Dans ces groupes, où les discussions sont souvent éloignées du sujet du franchissement de la frontière, la quasi-totalité des membres sont des hommes marocains qui profitent souvent de cette audience pour vendre leur service (entretien, lavage automobile). Passé quelques heures, les numéros commençant par un indicatif autre que +212 (Maroc) sont supprimés par les administrateurs, notamment les utilisateurs espagnols et algériens présents en nombre non négligeable lors de la création du groupe.

    Entre volonté et curiosité

    Que peut-on y lire ? Outre les très nombreux messages qui n’ont rien à voir avec notre sujet, des fausses informations circulent sur la possibilité de passage le 15 août. Certains utilisateurs ne se cachent pas et expriment leur envie de quitter le Maroc à la nage. Autre possibilité sur ces groupes privés : être mis en relation avec des contacts proches de Ceuta qui peuvent aider à la traversée.

    Nous avons pu contacter certains membres de ces groupes privés qui ont souhaité garder l’anonymat. Toutes ces personnes partagent un point commun : elles ont répondu à un effet de groupe directement sur la plateforme WhatsApp en recevant un lien d’invitation.

    Quant à leur véritable motivation à entrer dans ce type de groupes ? La curiosité pour la plupart. Certains membres nous ont assuré n’avoir jamais voulu essayer de franchir la frontière de Ceuta ou Melilla le 15 août et resteront « au chaud à la maison ».

    La #viralité sur les réseaux sociaux peut-elle, à elle seule, participer à l’organisation d’un mouvement migratoire de grande envergure ? Pas tout à fait selon Mohamed Ali Lahlou : « Les réseaux sociaux peuvent être un accélérateur. Ce n’est pas la cause. Un appel viral, aussi bien relayé soit-il, ne produit un mouvement de plusieurs milliers de personnes que s’il rencontre un terreau social déjà favorable ».

    D’autant que, selon l’expert en questions migratoires, cette situation n’est pas inédite : « Les réseaux sociaux donnent une date et un mode d’emploi, le #désir_de_partir, lui, préexiste largement, je dirais, aux réseaux sociaux, dans l’histoire. Ce qu’il s’est passé lors de la crise de 2021 [10 000 migrants avaient alors franchi la frontière de Ceuta, NDLR] peut être comparé à ça. Il y a eu aussi des informations qui circulaient sur les réseaux sociaux ».

    Conséquences dans le réel

    Quelle que soit la part de faux dans ce mouvement, force est de constater qu’il a bien eu un impact dans le réel. Le renforcement du dispositif militaire et policier des deux côtés en est la preuve.

    Les autorités marocaines ont affirmé avoir « détecté ces derniers jours la circulation de publications et de messages anonymes sur certains réseaux sociaux incitant à l’organisation de tentatives de passage collectif et illégal vers Ceuta et Melilla ». Un groupe d’individus en lien avec ce mouvement aurait été arrêté.

    Selon Mohamed Ali Lahlou, le renforcement de la sécurité autour des deux enclaves réduisent drastiquement le risque de revivre, deux semaines après, une nouvelle crise migratoire : « Suis-je inquiet ? Non. Mais en tout cas, ça montre qu’il y a quelque chose qui est de plus en plus organisé. On n’est plus dans la spontanéité comme ça a été le cas fin juillet. Aujourd’hui, on commence à organiser les choses de manière plus structurée à travers ces réseaux qui profitent de la situation ».

    Si les probabilités de franchissement des frontières sont quasiment nulles, pour Mehdi Alioua ce phénomène numérique de masse doit être aussi interprété comme un symbole : « Ce qui est important, c’est la réception qu’en font une partie des #jeunes. C’est pour se donner des forces. Il y a là une sorte de mise en scène. Je pense que la plupart voient cela comme une sorte de défouloir, ils veulent y croire, mais pas complètement. Ils veulent juste montrer qu’ils sont prêts à tout et qu’aucun grillage ne pourra les empêcher d’être à la recherche d’une vie digne ».

    « Ce type d’appel va continuer »

    Pour le sociologue, ces appels viraux sur les réseaux sociaux n’ont pas vocation à s’interrompre à l’avenir : « Malheureusement, la solution n’est ni dans les grillages, ni dans la répression. La solution, elle est dans des voies légales de migration d’un côté et de l’autre et une coopération internationale pour aider les pays comme le Maroc à avoir enfin un état social digne de ce nom tel que le demande la jeunesse ».

    « Ce type d’appel, celui du 15 août ou même une autre date, va continuer de trouver un écho, quelle que soit l’efficacité du contrôle aux frontières », confirme Mohammed Ali Lahlou.

    Lors du dernier franchissement massif de la frontière vers Ceuta, fin juillet, plus de 141 personnes ont perdu la vie, selon des ONG marocaines.

    https://www.rfi.fr/fr/afrique/20260814-ceuta-ce-que-cachent-les-appels-%C3%A0-traverser-la-fronti%C3%A8re-le-1

    #migrations #Espagne #Maroc #réseaux_sociaux #frontières #militarisation_des_frontières

  • Ceuta : sur les réseaux sociaux, les fausses informations et appels à traverser la frontière le 15 août inquiètent les autorités - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73024/ceuta--sur-les-reseaux-sociaux-les-fausses-informations-et-appels-a-tr

    Ceuta : sur les réseaux sociaux, les fausses informations et appels à traverser la frontière le 15 août inquiètent les autorités
    Par La rédaction Publié le : 11/08/2026
    Plus d’une semaine après l’entrée de plus de 80 000 migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta fin juillet, des messages en ligne relaient des appels à retraverser la frontière le 15 juillet. La Garde civile espagnole estime qu’"une campagne en ligne active susceptible de mobiliser la population" existe bel et bien mais reste impossible à quantifier.
    Tout sourire et vêtue d’une combinaison de plongée, une jeune femme s’affiche sur les réseaux. En seule légende : « +212 ➡️ +34 », en référence aux indicatifs téléphoniques du Maroc et de l’Espagne. Un message simple qui témoigne de la réussite de sa traversée du Maroc vers l’Espagne. Comme l’avait déjà constaté InfoMigrants, nombreux sont les migrants qui documentent leur émigration réussie sur les réseaux.Mais ces derniers jours, à peine plus d’une semaine après l’arrivée massive de plus de 80 000 migrants dans l’enclave de Ceuta, des messages circulent massivement sur Tiktok, Instagram et Facebook et évoquent tous une même date : le 15 août 2026.
    Parfois vus plusieurs centaines de milliers de fois, ces messages affirment que « le 15 août, le poste frontière de Ceuta / El Tarajal sera ouvert normalement si Dieu le veut. Le 15 août est férié en Espagne mais le poste reste ouvert 24h/24. Il est peu probable qu’il y ait beaucoup de circulation ». Dans d’autres posts, un visuel citant un faux communiqué du gouvernement espagnol avançant qu’"il a été décidé d’ouvrir les points de passage frontaliers le 15 août (…) de 10h à 23h" circule.Et dans les commentaires, des vagues de messages de Marocains. « L’armée ne nous a pas permis de rentrer la première fois. Espérons qu’on le refera le 15/08 », écrit l’un d’eux, partageant son numéro commençant par +212. En dessous, les messages se multiplient. « Nous sommes deux et prêts, voici mon numéro », commente un autre.
    D’autres partagent des liens de groupes WhatsApp. « Que Dieu soit avec nous », avance une jeune femme dans l’un des groupes rejoints par InfoMigrants. « Je vais travailler deux ans en Espagne », prédit une autre. D’autres partagent des vidéos issus des réseaux sociaux montrant les « meilleurs itinéraires » à la nage pour rejoindre Ceuta en évitant les contrôles policiers.
    Ces messages, repérés il y a plusieurs jours, commencent à inquiéter les autorités qui craignent de voir affluer une nouvelle vague de personnes à la frontière entre le Maroc et la petite enclave espagnole. Selon une enquête de la Garde civile espagnole, il existe bien « une campagne en ligne active susceptible de mobiliser la population » mais il n’existe aucun élément permettant d’estimer le nombre de participants potentiels ni de supposer que les événements survenus fin juillet se reproduiront le 15 août.
    Le rapport fait également état d’une quantité importante de désinformation, notamment concernant l’ouverture de la frontière, l’aide financière perçue par les migrants après leur arrivée ou encore la récente décision de la Cour suprême. Cette dernière avait déjà été largement instrumentalisée fin juillet même si, là aussi, l’impact réel de ces publications est difficile à quantifier.
    De manière générale, le sujet de l’émigration vers l’Europe a toujours suscité un fort intérêt au Maroc. Quelques jours avant l’afflux massif à Ceuta, Les images de Farah, une marocaine arrivée à Ceuta, ont fait le tour des réseaux. Les vidéos de la jeune fille faisant un signe de victoire devant les caméras du média local El Faro de Ceuta ont été visionnées plusieurs millions de fois et ont même été diffusées dans des journaux télévisés nationaux.
    « Tous ces contenus sur les réseaux sociaux rencontrent un effet de masse car ils entretiennent le récit d’une Europe perçue comme un Eldorado », racontait à InfoMigrants Saïd Tbel de l’AMDH. Et d’ajouter : « Imaginez l’impact que cela peut avoir sur une jeunesse sans perspectives lorsqu’elle voit un homme revenir d’Europe avec une voiture ou de l’argent ou quand elle voit sur les réseaux sociaux un habitant du quartier parti en Europe réussir ».En réponse, la frontière se renforce. Selon RFI, le dispositif sécuritaire a été augmenté à Fnideq et aux abords du poste-frontière avec Ceuta. Des vidéos montrent l’arrivée massive de véhicules des forces de l’ordre. Une information confirmée par l’Association marocaine des droits humains à Tétouan, à nos confrères du site d’information marocain Yabiladi.Même chose du côté espagnol de la frontière. La directrice générale de la Garde civile, Mercedes González, a ordonné qu’aucun nouveau congé ne soit accordé aux officiers de l’institution armée en poste à Ceuta et Melilla en raison de « la situation opérationnelle résultant de l’augmentation de la pression migratoire irrégulière » dans les deux villes autonomes, selon un document interne obtenu par El Pais. « La circulaire intervient à la suite de ces informations faisant état d’une nouvelle tentative présumée de franchissement massif de la frontière par des migrants en situation irrégulière, encouragée sur les réseaux sociaux pour samedi prochain », note le journal.
    Les autorités espagnoles sont particulièrement sur le qui-vive car même si la quasi-totalité des Marocains entrés à Ceuta fin juillet ont été renvoyés dans leur pays, la situation est loin d’être revenue à la normale. Selon le président de Ceuta, Juan Jesús Vivas, entre 8 000 et 11 000 migrants sans papiers se trouveraient encore dans la ville autonome.Sur la plage de Trampolin, à Ceuta, plusieurs centaines d’exilés luttent pour leur survie depuis maintenant plus d’une semaine. Pour s’abriter, ils ont commencé à construire de petites cabanes avec les objets trouvés sur place, parfois avec des pans de tissus. Sur des morceaux de bois, des vêtements ont été suspendus. Mais en attendant qu’une décision soit prise sur leur sort, les exilés patientent sur le sable. Le CETI est saturé et ne peut pas accueillir les nouveaux arrivants.

    #Covid-19#migrant#migration#espagne#maroc#ceuta#migrationirreguliere#rumeur#sante#reseauxsociaux

  • Contre le « chacun sa #clim », planifier la #fraîcheur
    https://lvsl.fr/contre-le-chacun-sa-clim-planifier-la-fraicheur

    À chaque #canicule meurtrière, le débat public s’enferme dans un cadre étriqué : « faut-il s’acheter une clim ? ». En réduisant l’enjeu vital de l’adaptation à une question d’équipement individuel, la question est dépolitisée et déléguée au marché. Pourtant, ces hécatombes silencieuses le rappellent : rester au frais ou suffoquer n’est pas une fatalité météorologique, mais un fait social et politique, brutalement déterminé par les inégalités. La fraîcheur ne peut plus être abandonnée au marché du chacun-pour-soi ; elle doit devenir un bien commun, à planifier et à partager, un véritable droit à la fraîcheur. Car derrière le mirage de la fuite privée, qui refroidit les salons tout en réchauffant la rue, c’est une infrastructure sociale et publique qu’il faut désormais construire.

    #Écologie #climatisation #réseaux_de_froid #végétalisation

  • #Mobilizon : Rassembler - Organiser - Mobiliser

    Mobilizon est un #logiciel_libre d’organisation d’évènements et de gestion de groupes (#Meet-up) lancé en octobre 2020 par Framasoft pour proposer une alternative libre aux plateformes des #GAFAM (Facebook, Meetup.com, #EventBrite). Mobilizon a acquis assez rapidement une grande visibilité dans les cercles de hackers, mais aussi rapidement au sein de la scène culturelle européenne et plus récemment dans les médias informatiques grand public.

    Mobilizon.fr est l’instance Mobilizon de #Framasoft
    https://mobilizon.fr
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Mobilizon
    #alternative #Facebook #réseaux_sociaux #logiciel

  • Zwischen Selbst-Bestärkung der von Armut Beschämten und der Ambivalenz eines viralen „Aufstands der Armen“ – Aktuelle Sozialpolitik
    https://aktuelle-sozialpolitik.de/2022/05/29/hashtag-ichbinarmutsbetroffen

    Lors ce qu’en 2022 une mère célibataire publie un tweet à propos de sa situation précaire (Attention à l’euphémisme !) et y ajoute un joli #hashtag (traduction : #jesuisconcernéparlapauvreté ) c’est l’engouement médiatique. On accorde même son moment de gloire à la pauvre mère et l’état lui octroie une fois deux cent Euros de prime d’inflation sippmémentaire.

    Quatres années passées il n’y a plus rien. Pas de site web, pas de campagne soutenue en faveur des laissés pour compte, aucun parti n’a fait son sujet de campagne de la pauvre mère et ses enfants. On est passé à d’autres thëmes plus urgents que le sort des millions de personnes sans voix.

    La pauvreté demeure. Elle n’est pas de la "news" ( not newsworthy ).

    Il est temps d’apporter une solution incontournable au problème.

    29.5.2022 von Stefan Sell - Hashtag #IchBinArmutsbetroffen auf Twitter: Zwischen Selbst-Bestärkung der von Armut Beschämten und der Ambivalenz eines viralen „Aufstands der Armen“

    Seit Mitte Mai kann man es auf Twitter beobachten und mit Hilfe des Hashtags #IchBinArmutsbetroffen auf Twitter verfolgen oder sich beteiligen: Seitdem berichten viele Menschen öffentlich aus ihrem Leben. Der Hashtag soll im Umfeld der Initiative (ar)-MUT – mit dem anspruchsvollen Motto „Raus aus der Nische – aber richtig“ – entstanden sein und wurde durchaus erfolgreich auf Twitter platziert, wenn man denn Erfolg erst einmal quantitativ bemisst. Der Anspruch der Initiative wird so selbst beschrieben: »ar-MUT steht für Bestärkung von Armutsbetroffenen sowie für Sensibilisierung und Aufklärung für Nichtbetroffene. Armut ist nach wie vor ein Thema das von Scham, Vorurteilen, Unwissen, Stigmatisierungen und falschen Vorstellungen davon begleitet wird. Umso wichtiger ist es, Wissen über strukturelle Armut, die Zahlen, die Hintergründe, den Alltag, die Folgen von Armut und Beschämung sowie darüber warum Armutsbekämpfung nur beschämungsfrei funktionieren kann, zu vermitteln.«

    »Was es mit Armut auf sich hat, warum es kein individuelles Versagen ist, wie sehr Sprache beschämen und ausgrenzen kann, welche Folgen das für Betroffene hat, was man unter struktureller Armut und sozialer Ungleichheit versteht und vor allem – warum es es so wichtig ist unsere lange antrainierten Bilder über Armutsbetroffene zu hinterfragen« – das versucht die Initiative voranzutreiben.

    „Es ist traurig, dass es überhaupt so viele arme Menschen gibt, aber wunderschön, dass sie sich endlich rauswagen und darüber reden“, sagt Daniela Brodesser von der Initiative. Sie wird zitiert in dem Beitrag Warum im Internet viele von ihrem Alltag in Armut erzählen von Okan Bellikli (auf Twitter unter @okbelli unterwegs), eine gute Zusammenfassung dessen, was um den Hashtag passiert.

    Mit Blick auf die Initiative, deren Website 2021 an den Start gegangen ist, berichtet Bellikli: »Vier Jahre zuvor fing Brodesser, damals selbst betroffen, auf Twitter an, über ihre Erfahrungen zu schreiben. „Entweder ich fange an, darüber zu reden oder ich resigniere komplett“, beschreibt sie einen damaligen „Kippunkt“ in ihrem Leben. Über mehrere Jahre habe sie zuvor gemerkt, wie sehr man anfange, sich zurückzuziehen, „weil man die ganzen Vorurteile kennt und sich immer wieder rechtfertigen muss“. Die Reaktionen auf Twitter gaben ihr eigenen Angaben zufolge Kraft, zeigten aber auch, dass viele Menschen bei dem Thema vorschnell Urteile fällen. Sie startete vor einigen Monaten deshalb eine Whatsapp-Gruppe für Betroffene als „Safe Space, wo keine Trolle und Beschämer hineinkommen und sie reden können, ohne niedergemacht zu werden“. Dort kam einer Nutzerin die Idee zu dem Hashtag.«

    Das, was sich nun unter dem Hashtag versammelt, wird in einem Teil der Medienberichterstattung durchaus aufgegriffen: „Armut ist keine Schande“: Wie Menschen auf Twitter mit einem Tabu brechen, so ist beispielsweise ein Beitrag von Maria Häußler überschrieben. Ihre Wahrnehmung dessen, was da seit einiger Zeit passiert: »Wer arm ist, versucht das oft zu verbergen. Doch auf Twitter outen sich in diesen Tagen immer mehr User unter dem Hashtag #IchBinArmutsbetroffen. Sie brechen das Tabu und erzählen ihre Geschichte, beschreiben also auch die Umstände, die sie in die Armut geführt haben. Darunter sind oft psychische Krankheiten, die Verantwortung für Angehörige mit Behinderung, ein Leben als Alleinerziehende. Die User wollen vor allem zeigen, dass Armut selten selbstverschuldet ist und jeden treffen kann.« Einigen Usern ist aufgefallen, wie oft eine Krankheitsgeschichte, darunter vor allem chronische Krankheiten, hinter den einzelnen Armutsgeschichten steht.

    Aber Häußler deutet zumindest am Ende ihres Beitrags auch an, dass es in den sozialen Netzwerken und gerade auch (?) auf Twitter eine Schattenseite gibt, mit der diejenigen, die ihre Twitter-Stimmen erheben, mehr oder weniger schnell konfrontiert werden: »Kommentare zu Spartipps unter den Tweets kommen gar nicht gut an. Inzwischen wird auch hitzig diskutiert, ob Studierende und Auszubildende von „echter“ Armut betroffen sind. Das hängt vor allem davon ab, ob die Eltern ihre Kinder unterstützen können.«

    Und man kann das hier dahingehend ergänzen, dass es keine Übertreibung ist, wenn man darauf hinweist, dass nicht wenige Menschen die Interaktionen, wenn sie denn auf Twitter ablaufen, als „toxisch“ bezeichnen. Oftmals werden die Betroffenen verbal übel angegangen in den Kommentierungen zu ihren Tweets. Und man braucht schon eine ganz eigene „Professionalität“ im Sinne einer ausgeprägten selektiven Wahrnehmung, um zu verstehen, was da zuweilen passiert (und von wem).

    Letztendlich sind wir hier schon angekommen bei einem Grunddilemma dessen, was nun erneut auf Twitter passiert: Zum einen kann es für die wirklich Betroffenen (also exklusive der „berufsmäßigen“ Beobachter und Akteuere der Armutsthematik, wenngleich die nicht selten das, was da von den Originalquellen vorgetragen wird, „natürlich“ für ihre Anliegen instrumentalisieren) durchaus eine bestärkende Wirkung haben, wenn ihnen der Hashtag vermittelt, dass sie mit ihrem ganz individuellen Leben und dessen Beschwernissen Teil eines größeren Kollektivs sind. Man steht nicht alleine vor den Belastungen und Herausforderungen. Zum anderen aber spiegelt sich die schon in der Vergangenheit in der Armutsforschung immer wieder beschriebene und trotz ihrer Unvermeidlichkeit auch kritisierte Individualisierung (oftmals problematisch potenziert mit einer Personalisierung und Moralisierung des Arm-Seins) in den zuweilen verletzenden, ja toxischen Kommentierungen der individuellen Tweets, die verheerend wirken (können), wenn man keine entsprechenden Abschirm- und Einordnungsfähigkeiten hat oder in der Vergangenheit herausbilden konnte.

    ➔ Wieso „erneut“? Gab es das schon mal so oder ähnlich? Okan Bellikli klärt uns auf: »Etwas Ähnliches gab es auch Ende 2018: Damals war über einen Artikel in der Wochenzeitung „Der Freitag“, geschrieben vom Journalisten Christian Baron, „#Unten“ entstanden. Unter diesem Hashtag äußerten sich ebenfalls auf Twitter viele zu ähnlichen Punkten. Seitdem hat sich nicht viel verändert.« Hier die Original-Quelle:
    ➞ Christian Baron (2018): Sie nannten uns Sozialhilfe-Adel, in: der Freitag, Nr. 45/2018: »Wenig Geld? Selber schuld. Faul. Dumm. Soziale Diskriminierung gehört in diesem Land zum Alltag. Zeit für einen Aufschrei.«

    Bellikli ergänzt mit Blick auf die (Nicht-)Wirkung: »Damals wie heute fand der jeweilige Hashtag seinen Weg in den Bundestag: Vor dreieinhalb Jahren erwähnte die damalige Linke-Fraktionsvorsitzende Sahra Wagenknecht „#Unten“ während einer Debatte, Mitte Mai wiederum las ihre Parteikollegin Janine Wissler Tweets zu „#IchBinArmutsbetroffen“ vor. Einen Unterschied gibt es aber: Anders als im Koalitionsvertrag der damaligen Regierung aus SPD und CDU/CSU kommt in der Vereinbarung der Ampelparteien der Begriff „Hartz IV“ vor – einmal. Und zwar in dem Zusammenhang, dass es durch ein sogenanntes Bürgergeld ersetzt werden soll, das „die Würde des und der Einzelnen achten, zur gesellschaftlichen Teilhabe befähigen sowie digital und unkompliziert zugänglich sein“ soll.« Wir werden sehen, was der Sommer bringt – denn den angekündigten Umbau von Hartz IV zu einem „Bürgergeld“ will der zuständige Bundesarbeitsminister Hubertus Heil (SPD) im Sommer mit einem Gesetzentwurf konkretisieren.

    Wieder zurück zur aktuellen Rezeption des Hashtags in den „klassischen“ Medien: »Von Armut betroffene Menschen werden auch in Deutschland traditionell verachtet. Scham wird dabei zu einer Waffe – die marginalisierte Menschen auch gegen sich selbst richten«, schreibt Samira El Ouassil in ihrer SPIEGEL-Kolumne unter der auf den ersten Blick positiv daherkommenden Überschrift #IchBinArmutsbetroffen: Warum der Hashtag so wirkmächtig ist. Sie weist darauf hin, dass der Hashtag #IchBinArmutsbetroffen von der alleinerziehenden Mutter »Finkulasa« in Gang gebracht wurde (auf Twitter unter @finkulasa unterwegs).

    WimalDie »Formulierung »von Armut betroffen« ist hier sehr wichtig, denn es geht eben nicht darum, arm zu sein, als sei es eine Eigenschaft, sondern man muss Armut als etwas begreifen, das einem widerfährt, als einen Schicksalsschlag. Und das ist vielleicht auch die Essenz dieses Hashtags: deutlich zu machen, dass Armut in verschiedenen Konstellationen jeden treffen kann. In den zahlreichen Schilderungen wird jedoch auf detaillierte Weise anschaulich, wie schwer es ist, hierzulande mit Hartz IV, Niedriglöhnen, Aufstockung oder einer geringen Rente ein würdevolles Leben zu führen.« Auch die Autorin sieht die Schattenseiten des Sprechens über Armut: »Denn jedes Mal, wenn ich irgendwo über Armut schreibe, können Sie Ihre Rolex darauf verwetten, dass etliche Kommentare darauf hinweisen, dass von Armut betroffene Menschen im Grunde doch immer auch selbst an ihrer Situation schuld seien. Von »Die sollen halt arbeiten gehen!« über »Warum geben sie sich nicht mehr Mühe beim Geld haben?« bis zu »Faul, drogensüchtig und dumm!« ist alles an ätzenden Erniedrigungen dabei. Von Armut betroffene Menschen werden auch in Deutschland traditionell verachtet, weil die unterstellte Disziplinlosigkeit, das angebliche Sichgehenlassen vielen hier geradezu als frech erscheint, stellt es doch die verteidigte Funktionalität einer Leistungsgesellschaft infrage.«

    Armut als Beleg eines individuellen Scheiterns, persönlichen Unvermögens oder aber eines Unwillens, mehr aus sich zu machen. »Um diesen Mythos erfolgreich aufrechtzuerhalten, kommt vor allem ein soziales Instrument zum Einsatz: Scham. Genauer: Beschämung. Ein Mechanismus, der zur Verhaltenskontrolle eingesetzt wird.«

    Die Beschämung funktioniert auf zwei Arten, die von Samira El Ouassil so beschrieben werden:

    »Die Beschämung ist ein fabelhaftes soziales Tool, um das Ideal der Eigenverantwortlichkeit aufrechtzuerhalten, denn sie führt zu einer gern gedrehten Armuts-Beschämungs-Spirale, die es ökonomisch abgesicherten Bürgerinnen und Bürgern einfacher macht, sich Armut – was? In Deutschland? Unmöglich! – nicht konkret vorstellen zu müssen. Durch sie entsteht die Wahrnehmungslücke einer naiven Elendsleugnung. Analog zum berühmten Konzept der Schweigespirale der Kommunikationswissenschaftlerin Elisabeth Noelle-Neumann funktioniert diese Armuts-Beschämungs-Spirale folgendermaßen: Eine Gesellschaft hält an der vorherrschenden These »Wer arm ist, der ist selbst dran schuld!« fest – vor allem in einem aufgeklärten, liberalen, prosperierenden Land.
    Auf Grundlage dieser gesellschaftlichen Ansicht werden einkommensschwache Menschen als randständig stigmatisiert, weshalb sie nicht darüber sprechen, weshalb sie unsichtbar bleiben und die Schicksale vieler in einer Schweigespirale des Sichgenierens verstummen; weshalb im wohlständigen Teil der Gesellschaft wiederum gedacht wird, dass es den meisten ja gut gehe – und sie folglich zum Schluss kommen: Wer arm ist, muss also selbst daran schuld sein! In einer Mischung aus Klischees über Arme, die auch in deutscher Unterhaltung und schlechter Berichterstattung transportiert werden, aber auch aus reiner, dumpfer Ignoranz und fehlender Verfügbarkeit, weil man die Gesamtheit an prekär lebenden Menschen ja nicht immer vor Augen hat, erkennt die Mehrheit der Gesellschaft das Problem nicht als ein gesamtgesellschaftliches an, sondern als individuelles Versagen einiger aus einer abseitigen Minderheit.«

    Zur Bekämpfung der Armut müsste neben ökonomischen Lösungen auch eine Entstigmatisierung erfolgen sowie eine Sichtbarkeit geschaffen werden, welche eine grundlegende Auseinandersetzung erzwingt. In diesem Kontext wird nun auch die Überschrift des Beitrags von Samira El Ouassil verständlich: »Deswegen ist der Hashtag in seiner Formulierung »Von Armut betroffen« auch so wirkmächtig.«

    Es gibt noch eine zweite Art der Beschämung:

    »Der zweite Hebel der Beschämung: Mit der Behauptung von Schuld und Faulheit, von Charakterschwäche und der potenziellen Möglichkeit, es ja aus eigenem Antrieb besser machen zu können, wenn man denn nur wollte, gibt man Menschen erfolgreich so lange die Schuld an der eigenen Armut, bis sie die Scham verinnerlicht haben und gegen sich selbst einsetzen; bis sie sich selbst für unzureichend und schwach halten, für nicht zugehörig und zu Recht in der aussichtslosen Position gelandet. Das heißt, zur ökonomischen Ausgrenzung kommt nicht nur eine soziale hinzu, die z.B. den Zugang zum Gesundheits- und Bildungssystem erschwert, sondern auch eine innerliche Selbstausgrenzung. Dieses Gefühl geht einher mit der Feststellung, dass man im tiefsten Inneren machtlos ist.«

    Daraus resultiert oftmals ein großes Problem: Die „Blockierung des Selbsthilfepotentials durch die Scham“ (vgl. Kurt Salentin: Nicht nur zu wenig Geld: Armut, Scham und die Folgen, 2008). »Scham also als eine Waffe, die marginalisierte Menschen gegen sich selbst richten, eine Fessel, die verhindert, dass man über sein Elend öffentlich spricht, und somit ein Instrument, welches die Sichtbarkeit dieser Ungerechtigkeiten verhindert. Das Dilemma beziehungsweise die Stärke symbolischer Gewalt ist die Internalisierung der Ungleichheiten, bis sie selbstverständlich erscheinen.«

    Samira El Quassil beendet ihre Ausführungen hoffnungsvoll: »Betrachtet man die politische Auseinandersetzung und die gescheiterte Sozialpolitik der letzten Jahrzehnte, dann ist man offenbar wirklich kein richtiger Mensch, sondern nur ein zählbares Element in einer Statistik. Diese Entmenschlichung wird hoffentlich durch die Sichtbarmachung und das Aufbrechen der Armuts-Beschämungs-Spirale reduziert, wenn hoffentlich endlich klar wird: Da Armut jeden Menschen treffen kann, betrifft sie uns alle.«

    Und abschließend soll auf einen weiteren ersten Einordnungsversuch dessen, was mit dem Hashtag (nicht) verbunden ist bzw. sein kann, hingewiesen werden. Unter der wortgewaltig daherkommenden Überschrift Der Aufstand der Armen berichtet Jörg Wimalasena: »Unter dem Hashtag #IchbinArmutsbetroffen schildern Menschen mit finanziellen Problemen ihr Leben – und stellen gängige Klischees von vermeintlich faulen Arbeitslosen in der sozialen Hängematte infrage. Politische Antworten aber bleiben aus.«

    Wimalasena verweist auf die Urheberin des Hashtags: »Anni ist nicht arm, sondern von Armut betroffen. Auf diese Feststellung legt die 39-Jährige wert. „Ich habe Freunde und meine Familie. Arm sein klingt, als hätte ich nichts im Leben“, sagt sie. Aber es sei vor allem die wirtschaftliche Situation, unter der sie leide. Man merkt: Die zweifache Mutter, die von Hartz IV lebt, möchte endlich einmal die Definitionshoheit haben über ihr Leben und ihre Situation – und das Armutsbetroffene endlich einmal selbst zu Wort kommen.« Anni hat nicht nur sich selbst eine Stimme in den sozialen Netzwerken verschafft, sondern auch Tausenden anderen Menschen in prekären finanziellen Situationen in Deutschland. »Unter dem Hashtag #IchbinArmutsbetroffen forderte sie Betroffene, die von Hartz IV, Niedriglöhnen und zu geringen Renten leben auf, im Netz ihre Lebensrealitäten zu schildern. „Lasst uns zeigen, wer wir sind, dass wir KEINE Zahlen sind“, schrieb sie. Anni machte selbst den Anfang: Erzählte von den vielen Jobs, die sie schon hatte. Davon, dass sie mit einer schweren Arthrose, einer Depression und zwei Kindern derzeit nicht arbeiten kann. „Aber ich bin nicht unsozial, faul, dumm“, ließ sie Twitter wissen.«

    Sie beschreibt »das „Gedankenkarussell“, das sie ständig beschäftige. „Was ist, wenn der Kühlschrank kaputtgeht, was wenn ich die Stromrechnung nicht bezahlen kann?“ Ständig kreisten die Gedanken ums Geld. Das aktuell größte Problem: Wegen der steigenden Lebensmittelpreise werde es immer schwerer, sich frisches Obst und Gemüse leisten zu können.«

    Nun könnte bei diesem „viralen Aufstand der Armen“ – viral deshalb, da sie ja nicht analog durch die Straßen des Landes ziehen, sondern die Arena dieses Aufstandes ist eine der Social Media-Plattformen – die Gefahr bestehen, dass man in einer nach außen getragenen Selbstbespiegelung des individuellen von Armut betroffenen Lebens sowie der sich um den Vernetzungs-Hashtag herausbildende Blase gleichsam „steckenbleibt“. Dass es nach einer schnellen Wachstumsphase, die so typisch ist für Twitter & Co., zu einem Ab- und Auskühlen kommt und am Ende das bittere Gefühl bleibt, dass es wieder einmal ein „Aufstand im Wasserglas“ gewesen ist, den wir einen Moment lang erleben durften.

    Aber es gibt eben auch diese andere Seite, die Wimalasena in seinem Artikel so beschreibt: »Ein früher Unterstützer der Kampagne ist Konstantin Seefeldt. Der 41-Jährige hilft gemeinsam mit zwei anderen Mitgründerinnen und einem Netzwerk aus Helfenden mit seiner Stiftung OneWorryLess Foundation (zu deutsch: „Eine Sorge weniger“-Stiftung) Bedürftigen mit Sach- und Geldspenden. Das Hashtag sei eine wichtige Entwicklung. „Das Milieu der Armutsbetroffenen ist sehr abgekapselt – und das bricht nun ein bisschen auf“, beobachte er. Man unterstütze sich gegenseitig gegen diffamierende Kommentare im Netz, spreche sich gegenseitig Mut zu. Es gebe einen neuen Zusammenhalt.«

    Man wird abwarten müssen, wie sich das weiter entwickelt. Ob das wie andere Vorläufer auch einfach versanden wird – oder mehr daraus entstehen kann. Das ist derzeit alles sehr unklar.

    Für Betroffene hat das, was auf Twitter unter dem Hashtag passiert, den positiven Effekt, man fühle sich selbst sicherer und selbstbewusster, erzählt Anni: „Twitter hat mir geholfen, weniger Scham zu empfinden für meine Situation.“

    Le texte a également été publié ici :
    https://www.labournet.de/politik/wipo/wipo-deb/kapitalismuskritik/ichbinarmutsbetroffen-warum-der-hashtag-so-wirkmaechtig-ist

    #Allemagne #pauvreté #précarité #réseaux_sociaux

  • Une idée de gauche : soutenir les plateformes indépendantes, sans publicité et orientées intérêt commun.

    C’est seulement une idée, une proposition d’un comité pu parti Die Linke qui n’a pas encore trouvé son entrée dans un programme quelconque. C’est une bonne idée. Histoire à suivre.

    Wir wollen Digitalkonzerne, die Regulationen zum Schutz des Gemeinwohls nicht einhalten, enteignen und vergesellschaften. Soziale Medien sind für eine demokratische Öffentlichkeit so wichtig, dass wir sie nicht den Elon Musks, Donald Trumps und Mark Zuckerbergs überlassen können. Wir setzen uns dafür ein, dass digitale Plattformen partizipativ sind und demokratisch kontrolliert werden. Wir wollen werbefreie Plattformen im Gemeinwohl fördern, die sich in der Hand der Nutzer*innen befinden.

    #Allemagne #politique #gauche #internet #réseaux_sociaux

  • Girls and women in criminal networks. A study of entry-points, participation, criminality and exits

    This report presents a study of girls and women in criminal networks that sheds light on what characterises the girls involved, how they become involved, their conditions, what offences they typically commit and what opportunities they have to leave criminal groups.

    https://bra.se/english/publications/archive/2025-10-22-girls-and-women-in-criminal-networks

    #femmes #criminalité_organisée #rapport #Suède #réseaux_criminels

  • Nucléaire français : l’atout stratégique que Berlin a voulu neutraliser

    via https://diaspora.psyco.fr/p/12483478

    https://www.fpop.media/nucleaire-francais-latout-strategique-que-berlin-a-voulu-neutraliser

    Par Georges Renard-Kuzmanovic
    2026-05-21

    ’Union européenne a produit 649,524 gigawattheures d’électricité d’origine nucléaire en 2024, soit 4,8% de plus qu’en 2023. La France en a fourni 380,451 GWh, ce qui représente à elle seule 58,6% du total européen. Le nucléaire a compté pour 23,3% de la production électrique de l’Union européenne en 2024, et pour 67,3% de l’électricité produite en France. Autrement dit, l’atome reste un pilier matériel du système électrique européen, et la France en constitue de très loin le centre de gravité.

    Ce poids énergétique n’a rien d’abstrait. Il touche directement à la souveraineté industrielle, à la #stabilité des #réseaux, au prix de l’ #électricité, mais aussi à la capacité de l’ #Europe à maintenir une économie numérisée et industrialisée sans retomber massivement dans le charbon (très polluant) et le #gaz (qui a le malheur d’être russe ou très cher quand il est américain). Derrière les débats techniques et les slogans écologiques se joue en réalité une bataille économique et géopolitique majeure, celle du contrôle de l’énergie qui alimentera les industries stratégiques du XXIe siècle.

    Une bataille industrielle dissimulée derrière l’ #écologie

    Pendant des années, l’ #Allemagne a défendu au niveau européen une ligne consistant à refuser à l’atome le même traitement politique qu’aux énergies renouvelables. Berlin reconnaît pourtant officiellement que le nucléaire est une énergie bas carbone (comme le GIEC – Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du #climat). Mais en refusant de lui accorder un statut comparable aux renouvelables dans les mécanismes européens, l’Allemagne a cherché à limiter l’avantage compétitif français. Ce choix n’a jamais été neutre. Il relevait d’un affrontement industriel à peine dissimulé.

    Car le nucléaire français procure à la France un avantage comparatif colossal que Berlin n’a jamais réellement accepté. Avec un parc nucléaire amorti, une production pilotable, stable et peu carbonée, la France dispose théoriquement d’une électricité moins chère et plus décarbonée que celle de son voisin allemand. Or, cette différence remet directement en cause le modèle industriel construit outre-Rhin depuis des décennies autour d’un accès privilégié à un gaz russe abondant et bon marché.

    L’arrêt du nucléaire allemand, finalisé en avril 2023, a profondément aggravé cette contradiction. L’Allemagne a fermé des capacités pilotables bas carbone tout en augmentant sa dépendance au gaz et, dans certaines périodes critiques, au charbon. Les chiffres des émissions sont d’ailleurs éloquents : la production électrique allemande émet toujours plusieurs fois plus de CO2 par kilowattheure que la production française. Là où la France bénéficie d’un mix largement dominé par le nucléaire et l’hydraulique, l’Allemagne demeure contrainte de compenser l’intermittence de l’éolien et du solaire par des centrales fossiles. Le paradoxe est désormais visible : Berlin continue de donner des leçons climatiques tout en produisant une électricité significativement plus carbonée que celle de la France.

    La bataille des datacenters et de l’intelligence artificielle

    Le cas des datacenters illustre parfaitement cette bataille énergétique et réglementaire. La Commission européenne a mis en place en 2024 un dispositif commun de notation de la durabilité de ces infrastructures, dont la consommation électrique explose sous l’effet du cloud, de l’intelligence artificielle et de la multiplication des usages numériques. Bruxelles rappelle déjà que les centres de données représentent près de 3% de la demande d’électricité de l’Union européenne et que cette part doit encore progresser fortement dans les années à venir.

    Or, cette évolution change complètement l’échelle du débat énergétique européen. Les datacenters ne sont pas de simples bâtiments techniques. Ils deviennent des infrastructures critiques comparables à ce qu’étaient hier les ports, les raffineries ou les grands complexes sidérurgiques. Celui qui contrôle l’électricité capable de les alimenter contrôle une part croissante de l’économie numérique, de l’intelligence artificielle, du stockage des données, des services cloud, de la recherche et même des capacités militaires futures.

    Et c’est précisément ici que la ligne allemande révèle toute sa contradiction. En Allemagne, la loi sur l’efficacité énergétique impose aux opérateurs de datacenters de couvrir 50% de leur consommation par de l’électricité renouvelable depuis le 1er janvier 2024, puis 100% à partir du 1er janvier 2027. Le critère retenu repose exclusivement sur l’origine renouvelable de l’électricité, et non sur l’ensemble des moyens bas carbone disponibles. En pratique, cela revient à exclure l’électricité nucléaire française de certains standards présentés comme « verts », alors même que cette électricité est l’une des moins émettrices de #CO2 du continent.

    Derrière le discours environnemental apparaît alors une réalité beaucoup plus politique et industrielle. Cette réglementation favorise mécaniquement certains modèles énergétiques nationaux au détriment d’autres. Elle permet à Berlin de promouvoir une vision de la transition énergétique compatible avec ses propres choix industriels, tout en pénalisant indirectement l’avantage comparatif français. L’Allemagne veut les bénéfices économiques des futurs datacenters européens, mais sans reconnaître pleinement l’atout énergétique français qui permet justement de les alimenter dans des conditions stables et décarbonées.
    Le beurre et l’argent du beurre diraient certains…

    Le mur des réalités physiques

    Le problème est que les réalités physiques finissent toujours par rattraper les constructions idéologiques. Les datacenters ont besoin d’une alimentation massive, continue, pilotable et prévisible. L’ #intelligence_artificielle [#AI] générative, les supercalculateurs, les services cloud mondiaux ou encore les infrastructures numériques critiques ne peuvent fonctionner uniquement sur des productions intermittentes dépendantes du vent ou de l’ensoleillement. Les gigantesques besoins électriques des futurs centres de calcul imposent des capacités pilotables permanentes. Et aujourd’hui, en Europe, seule une combinaison de nucléaire, d’hydraulique et éventuellement de gaz permet réellement d’assurer cette stabilité.

    La question du prix de l’électricité devient alors centrale. Les datacenters sont extrêmement gourmands en énergie. Pour être rentables, ils nécessitent un coût électrique le plus bas possible. Or le système européen actuel de fixation des prix de l’électricité continue largement d’indexer les prix sur le coût marginal du gaz naturel. Ce mécanisme avait une logique dans une Europe dominée par les centrales thermiques et fortement dépendante du gaz, notamment russe. Mais il devient absurde dans une Europe où certains pays, comme la France, disposent d’une production nucléaire amortie et très largement décarbonée.

    Concrètement, cela signifie que le consommateur français peut payer une électricité artificiellement renchérie par les fluctuations du gaz alors même qu’une grande partie de cette électricité est produite par des centrales nucléaires déjà amorties depuis longtemps. Ce système pénalise directement les projets industriels fortement consommateurs d’énergie, et notamment les datacenters.

    Oui, sortir de cette logique donnerait un avantage à la France. Mais en quoi cela serait-il illégitime ? Pendant des décennies, l’Allemagne a bénéficié d’un euro fort parfaitement adapté à son modèle exportateur et industriel, au détriment d’autres économies européennes, notamment françaises, qui ont subi une désindustrialisation massive. Berlin a également bénéficié d’un accès privilégié au gaz russe bon marché qui a soutenu sa compétitivité industrielle pendant plus de vingt ans. À aucun moment l’Allemagne ne s’est privée d’utiliser ses avantages structurels lorsqu’ils servaient ses intérêts économiques.

    Mais ce qu’on comprend encore moins c’est l’attitude de la quasi totalité de la classe politique française qui a laissé faire l’Allemagne et laissé filé notre avantage compétitif en se soumettant à des diktats venus d’outre-Rhin qui n’avaient ni queue ni tête.

    Le nucléaire français comme levier de puissance

    Le partenariat européen et spécifiquement franco-allemand ne peut pas fonctionner à sens unique. Si la France possède aujourd’hui un avantage énergétique stratégique grâce à son parc nucléaire, il est logique qu’elle l’utilise pour attirer des investissements industriels, numériques et technologiques. C’est même une nécessité stratégique. D’autant que la France se trouve actuellement en situation de relative surproduction électrique, avec des capacités pilotables disponibles immédiatement et susceptibles d’alimenter de futurs projets industriels lourds. Pour rappel, aux Etats-Unis, Microsoft, rachète la dangereuse et controversée centrale nucléaire de Three Mile Island pour la relancer au service exclusif de ses datacenters.

    Le gouvernement français l’a – enfin – bien compris. Paris cherche désormais à utiliser l’avantage nucléaire pour attirer des projets de datacenters, d’intelligence artificielle et de calcul haute performance. Cette orientation traduit une logique industrielle simple : utiliser une infrastructure énergétique déjà existante pour capter des investissements, des emplois qualifiés et des capacités technologiques stratégiques plutôt que de laisser d’autres pays définir seuls les règles du jeu numérique européen.

    Le débat dépasse donc largement la seule question écologique. Ce qui se joue autour du nucléaire français, c’est le contrôle des normes européennes, la hiérarchie des filières industrielles et la répartition future de la puissance économique en Europe. Derrière les querelles réglementaires se cache une lutte d’influence pour savoir quel modèle énergétique structurera l’économie continentale des prochaines décennies.

    Le rapport de force commence d’ailleurs à évoluer. En mai 2025, le nouveau gouvernement allemand a signalé à la France qu’il ne s’opposerait plus au traitement du nucléaire sur un pied d’égalité avec les renouvelables dans la législation européenne. Ce revirement ne répare évidemment pas les années perdues. Il ne compense ni les retards industriels accumulés, ni les distorsions réglementaires passées. Mais il constitue malgré tout un aveu implicite, l’Europe ne peut pas simultanément vouloir électrifier son économie, développer massivement l’intelligence artificielle, accueillir des datacenters, réindustrialiser son territoire et affaiblir sa principale source d’électricité pilotable bas carbone.

    Une question de souveraineté

    Car les faits énergétiques résistent aux slogans. Une économie numérique avancée ne fonctionne pas avec des déclarations d’intention. Elle fonctionne avec des gigawatts disponibles en permanence, à prix compétitif et avec un haut niveau de stabilité du réseau. Dans un contexte mondial marqué par la montée des tensions géopolitiques, la fragmentation des chaînes d’approvisionnement et la compétition technologique entre grandes puissances, l’énergie redevient ce qu’elle n’a jamais cessé d’être : la base matérielle de la puissance.

    La querelle autour du nucléaire français révèle ainsi une réalité plus profonde de la construction européenne contemporaine. Derrière le discours officiel sur la transition écologique et la convergence des intérêts européens subsistent des rivalités industrielles nationales extrêmement dures. Chaque grande puissance du continent cherche à préserver ses avantages structurels et à orienter les règles communes à son bénéfice.

    Lorsque la France produit à elle seule plus de la moitié du nucléaire européen, l’enjeu dépasse très largement la seule question énergétique. Il touche directement à la place du pays dans l’économie continentale, à sa capacité d’attraction industrielle et à son autonomie stratégique future. À l’heure des datacenters, de l’intelligence artificielle, de l’électrification massive et de la réindustrialisation, le débat ne porte plus sur une technologie abstraite. Il porte sur la maîtrise des conditions matérielles de l’indépendance économique et technologique française et éventuellement européenne… si Bruxelles accepte – enfin – la prééminence française en la matière.

  • “Surveillance City”

    Directed by Harjant Gill and Pearl Sandhu and featuring Professor Inderpal Grewal, Surveillance City takes viewers on a journey through contemporary #Delhi, narrating a city marked by the extreme inequality resultant of decades of neoliberalism, and highlighting the insidious work of an authoritarian state deploying surveillance and securitisation measures to govern diverse populations and temper unrest. It’s a powerful meditation on masculinism and militarism, populism and patriarchy, the aesthetics and affects of security, nationalism and religion, policing and the law, discourses of terror, fear of the other, the role of the media, but also dissent, protest, and the prospects of democracy in a postcolonial state.

    https://vimeo.com/1149568432?fl=pl&fe=vl


    https://antipodeonline.org/2026/05/13/surveillance-city

    #film #film_documentaire #surveillance #Inde #inégalités #autoritarisme #néolibéralisme #New_Delhi #géographie_urbaine #ville #nationalisme_hindou #nationalisme #minorités #pauvreté #gentrification #enclaves #caméras_de_vidéosurveillance #sécurité #sentiment_de_sécurité #patriarcat #sécuritisation #espace_domestique #masculinité #religion #esthétique #Narendra_Modi #normalisation #émotions #peur #insécurité #lois #lois_coloniales #armée #militaires #policing #réseaux_sociaux #terrorisme #terreur #hindous #homogénéité #géographie #géographie_sociale #classes_sociales #castes #démocratie #Etats_post-coloniaux #colonialisme #répression #droits

    ping @cede

    via @reka

  • La Commission enregistre une initiative citoyenne européenne appelant à la création d’une plateforme européenne de médias sociaux.
    https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/en/ip_26_522

    Aujourd’hui, la Commission européenne a enregistré une initiative citoyenne européenne (ICE), intitulée « Réseau social public européen » . L’initiative invite la Commission à créer, par voie législative, une plateforme de médias sociaux publique au niveau européen . Cette plateforme constituerait une alternative aux plateformes actuelles et fonctionnerait comme un service public, financée par la société et placée sous son contrôle. Elle pourrait ainsi rester impartiale et indépendante des pressions politiques tout en garantissant les droits de tous sans distinction .

    -- Permalien

    #réseauxsociaux #europe

  • Terrorisme d’ultra droite

    https://www.arte.tv/fr/videos/RC-027683/terrorisme-d-ultra-droite

    https://api-cdn.arte.tv/img/v2/image/Jvt5ACGuftZTy6QVjnjmJG/1920x1080?type=TEXT&watermark=true

    #Terrorisme d’ultra droite

    En Europe et aux États-Unis, les #attentats contre les minorités et les institutions démocratiques se multiplient. Longtemps ignorée, cette menace représente aujourd’hui un #danger imminent. Comment le darknet et les réseaux sociaux accélèrent-ils la radicalisation, et pourquoi les auteurs d’actions violentes sont majoritairement des jeunes connectés ? Un documentaire sur la menace sous-estimée du terrorisme d’extrême droite à l’échelle mondiale.

    #reseauxsociaux
    #extremedroite
    #fascisme
    #racisme
    #colonialisme

  • Meta & GOOGLE en procès pour algorithmes addictifs des jeunes aux réseaux.
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4815

    Un procès sans précédent oppose actuellement Meta et Google à une jeune plaignante affirmant que son exposition précoce aux #Réseaux_sociaux a contribué à des troubles anxieux et dépressifs. L’accusation soutient que les plateformes ont sciemment utilisé des mécanismes de « design addictif » — lecture automatique, recommandations algorithmiques, scroll infini — pour prolonger le temps d’engagement, y compris chez les mineurs. Pour d’autres cas, Si Snap Inc. et TikTok ont réglé leurs litiges à l’amiable. Réseaux sociaux

    / #USA,_Maison_Blanche,_CIA, #Internet,_Web,_cyber-démocratie,_communication,_société,_médias, facebook, twitter, google+, Data - (...)

    #facebook,_twitter,_google+ #Data_-_Données

  • Réseaux sociaux interdits aux moins de 15 ans : le gouvernement veut surveiller la jeunesse
    https://www.revolutionpermanente.fr/Reseaux-sociaux-interdits-aux-moins-de-15-ans-le-gouvernement-v

    Si le cœur du discours gouvernemental repose sur une prétendue protection de l’enfance, cette posture se heurte à une énorme contradiction qui est celle de prétendre protéger les mineurs jusqu’à 15 ans, tout en organisant leur embrigadement militaire et sécuritaire dès l’école primaire.

    Parce que oui : dans le cas de l’adoption de la loi, c’est à peine sortis de l’interdiction des réseaux sociaux que ces mêmes jeunes pourront être enrôlés dans le nouveau service militaire, stages dans les armées pour les élèves de seconde et cérémonies militaires annuelles à l’école inclus.

    Et cette préparation idéologique en réalité commence bien plus tôt, puisque c’est dés le CM2 que l’Éducation nationale normalise une propagande guerrière à destination des enfants. À 10 ans, on serait donc assez mûr pour apprendre à « défendre la Nation », mais pas pour utiliser un réseau social.

    Cette logique va jusqu’à l’acceptation assumée de la mort des jeunes à la guerre puisque comme l’a déclaré le général Mandon, il faudrait dans le même temps « accepter de perdre nos enfants », mais les protéger des réseaux sociaux.

    Ce double discours se retrouve dans le parcours de figures macronistes comme Gabriel Attal, qui a fait de l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans un de ses combats, tout en défendant dans le même temps la possibilité de comparutions immédiates à partir de 15 ans : à 15 ans, on serait à peine prêt pour TikTok, mais bien assez pour la prison, ou encore pour être tué par la police dans les quartiers populaires.

    #réseaux #internet #jeunesse #surveillance

  • Réseaux sociaux : Le problème c’est l’algo, pas les ados.
    https://da.van.ac/reseaux-sociaux-le-probleme-cest-lalgo-pas-les-ados/#/feedback/69779e581421eb000158d9e1/1/?uuid=0a1e2045-e535-452f-bbaf-e1b9b507f554&key=27c97ab5a791ba72ce190899b2929e

    Vérification d’âge, contrôle parental, interdiction : les États s’activent pendant que les plateformes sabordent leur propre modération. Faut-il interdire les réseaux aux ados, ou responsabiliser les plateformes et leurs algorithmes ?

    -- Permalien

    #réseauxsociaux #régulation

  • Von Nord Stream zu TanQuid: Deutschland verliert die Kontrolle über kritische Energieinfrastruktur
    https://www.berliner-zeitung.de/wirtschaft-verantwortung/nach-nord-stream-zeigt-der-tanquid-deal-deutschland-fehlt-eine-ener

    25.1.2029 von Liudmila Kotlyarova - Erst Nord Stream, jetzt TanQuid: Deutschlands Energieinfrastruktur wandert weiter – diesmal zum trumpnahen amerikanischen Konzern Sunoco. Die Lehren bleiben aus.

    Deutschland hat lange von Nord Stream profitiert. Relativ günstiges Gas, stabile Lieferungen, Planungssicherheit für Industrie und Haushalte – das Pipelineprojekt war über Jahre ein zentraler Baustein der deutschen Wirtschaftsstrategie. Ob Nord Stream ein politischer Irrtum war, lässt sich diskutieren. Sicher ist: Es war ein rationales Infrastrukturprojekt in einer anderen geopolitischen Zeit.

    Was Nord Stream jedoch nie war, ist ein Projekt unter deutscher Kontrolle. Jetzt zeigt ein aktueller Deal, dass Deutschland aus dieser Erfahrung bis heute keine klare Strategie entwickelt hat. Mit dem vom Bundeswirtschaftsministerium unter Leitung von Katherina Reiche (CDU) genehmigten Verkauf des deutschen Tanklager- und Pipelinebetreibers TanQuid an den US-Konzern Sunoco ist erneut kritische Energieinfrastruktur mittelbar in ausländische Hand gelangt.

    Der Deal wurde am 16. Januar abgeschlossen, nachdem das Ministerium die Übernahme nach einer Investitionsprüfung unter Auflagen freigegeben hatte. Bekannt ist er jedoch erst an diesem Freitag durch die Medienberichte geworden.
    Nord Stream: Deutschlands Infrastrukturproblem begann lange vor dem Ukraine-Krieg

    Das eigentliche Problem liegt jedoch tiefer – und es begann lange vor dem Ukrainekrieg. Denn Deutschland war bei Nord Stream nie wirklich Eigentümer seiner eigenen Energieinfrastruktur. Gazprom hielt 51 Prozent, deutsche und europäische Unternehmen den Rest. Hinzu kam: Deutschlands größter Gasspeicher in Rehden, Niedersachsen, gehörte mit Gazprom Germania einer Berliner Gazprom-Tochter. Auch hier lag die operative Kontrolle faktisch in russischer Hand.

    Ähnlich konstruiert war auch Nord Stream 2. Und als die Pipeline dann fertiggestellt war, wurde sie sowohl von den Amerikanern als auch in Brüssel und Berlin politisch blockiert und nie in Betrieb genommen.

    Im April 2022 übernahm die Regierung von Olaf Scholz zwar die Kontrolle über Gazprom Germania (heute Sefe). Doch als Gazprom im Sommer 2022 die Gaslieferungen über Nord Stream Schritt für Schritt stoppte, blieb die Bundesregierung dennoch machtlos. Als Nord Stream 1 und 2 im September desselben Jahres zerstört wurden, reagierte sie politisch auffallend defensiv – fast so, als handele es sich nicht mehr um deutsche Infrastruktur, sondern um ein fremdes Projekt, für das niemand wirklich Verantwortung trägt. Strafrechtliche Aufklärung wurde politisch nicht offensiv vorangetrieben. Eine strategische Neubewertung blieb ebenfalls aus.

    Die Folgen waren gravierend: eine Energiekrise mit explodierenden Gas- und Strompreisen und eine Leerstelle in der Politik. Die Preise wurden seitdem zwar teilweise abgefedert. Die strukturelle Leerstelle aber besteht fort – und sie zeigt sich nun bei der Öl- und Treibstoffinfrastruktur.
    TanQuid-Deal: Kritische Energieinfrastruktur wechselt den Eigentümer

    In Brandenburg betreibt TanQuid Infrastruktur im Raum Schwedt/Oder (Uckermark), einem der sensibelsten Energieknoten Ostdeutschlands. Die Region ist zentral für die Versorgung von Berlin und Brandenburg mit Kraftstoffen und seit Jahren Gegenstand energiepolitischer Debatten. Zum TanQuid-Portfolio gehören bundesweit 15 Tanklager in mehreren Bundesländern sowie Pipelines mit einer Gesamtlänge von mehr als 1000 Kilometern.

    Besonders sensibel ist ein 49-Prozent-Anteil an einer Fernleitungsbetriebsgesellschaft mit Sitz in Nordrhein-Westfalen, über die Kerosin für militärisch relevante Flugplätze der Bundeswehr transportiert wird. Die übrigen 51 Prozent hält der Bund, vertreten durch das Bundesverteidigungsministerium.

    Formal bleibt der deutsche Staat Mehrheitseigentümer. Operativ jedoch verschiebt sich die Kontrolle erneut in Richtung eines ausländischen Konzerns in einer Phase wachsender transatlantischer Spannungen und wachsender Abhängigkeit von LNG aus den USA.

    Resilienz statt Abhängigkeit: Warum Deutschland wieder keine Lehre zieht

    Brisant ist auch der politische Kontext des Deals. Sunoco ist Teil des amerikanischen Energiekonzerns Energy Transfer, dessen Gründer und Vorstandschef Kelcy Warren nach öffentlichen Angaben ein enger Verbündeter und Großspender von US-Präsident Donald Trump ist – eines Präsidenten, der amerikanische Interessen kompromisslos durchsetzt.

    Statt aus Nord Stream die Lehre einer strategischen Kontrolle zu ziehen, wiederholt die Bundesregierung ein bekanntes Muster: Zentrale Energieinfrastruktur gerät erneut unter ausländische Kontrolle mit potenziell gegenläufigen Interessen.

    Dabei geht es nicht um ein generelles Misstrauen gegenüber den USA als Partner. Es geht um Resilienz. Energieinfrastruktur ist kein gewöhnliches Asset. Sie entscheidet im Krisenfall über Versorgung, Preise, militärische Einsatzfähigkeit und politische Handlungsfreiheit. Wer sie besitzt, hat Macht. Wer sie nicht besitzt, reagiert. Nach Nord Stream hätte Deutschland eine Strategie entwickeln müssen. Der TanQuid-Deal zeigt: Diese Lehre ist bis heute nicht gezogen worden.

    #Allemagne #économie #énergie #réseaux

  • La fin des villes accueillantes ?
    https://metropolitiques.eu/La-fin-des-villes-accueillantes.html

    Le dernier mandat municipal a été marqué par de nombreuses situations d’accueil et d’intégration des personnes migrantes. Cet article analyse les relations entre l’État et les communes, ponctuées de collaborations, mais aussi de vives tensions exacerbées par la crise ukrainienne. ---- À l’approche des élections municipales de mars 2026, la revue Métropolitiques a souhaité publier une série d’articles questionnant les enjeux socio-politiques de ce scrutin et les évolutions de l’action #Terrains

    / #accueil, #migration, #réseaux, #gouvernance_locale, hospitalité

    #hospitalité
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_flamant-lacroix.pdf

  • La guerre de l’#eau, un conflit explosif dans les #Pyrénées-Orientales

    Face à la #sécheresse dans les Pyrénées-Orientales, les pouvoirs publics misent sur l’#irrigation. Au risque de provoquer une #guerre_de_l’eau. #Omerta, #pressions politiques, maraîchers inquiets... Le sujet est explosif.

    « Vous voulez nous piquer notre eau ! » Ce mercredi de novembre, l’élégante salle des fêtes de #Latour-de-France bruisse d’indignation. Jardiniers ou paysans, ils sont venus en nombre exprimer leurs craintes. En face, représentants de la #FNSEA, le syndicat agricole majoritaire et productiviste, et services de l’État peinent à cacher leur impatience. « C’est une des premières guerres de l’eau du département », commente un des participants.

    Au cœur de la discorde hydraulique : un #tuyau de 10 km qui permettrait d’amener davantage d’or bleu aux #vignes et #abricotiers de la plaine de #Rivesaltes. « Un projet qui va bénéficier à toute la vallée », selon Jean Bertrand, salarié de la chambre d’agriculture catalane, dirigée par la FNSEA. Mais pour les habitants de l’amont, chez qui la précieuse ressource va être puisée, l’inquiétude est palpable : « Avec le peu d’eau que vous allez nous laisser, c’est la mort pour nous. »

    Tous les ingrédients sont réunis pour rendre le sujet explosif. Une ressource en chute libre et une demande en eau qui explose, des agriculteurs exsangues et des petits jardiniers inquiets... Le tout saupoudré d’omerta et enrobé de #pressions_politiques.

    La #rivière disparaît sous terre

    Pour bien comprendre le problème, il faut remonter deux ans en arrière. Les Pyrénées-Orientales traversaient alors une sécheresse historique. Entre avril 2023 et mars 2024, le déficit de pluie a atteint jusqu’à 70 % dans l’est du département. Avec des conséquences catastrophiques pour l’#agriculture : des abricotiers morts sur pied, des vignes desséchées… En pleine mobilisation agricole, l’État a redouté une crise potentiellement explosive. Il fallait répondre, vite et fort.

    Le 22 mai 2024, le ministre de la Transition écologique de l’époque, #Christophe_Béchu, lançait en grande pompe un #plan_de_résilience pour l’eau, assorti d’un chèque de 10 millions d’euros. Dans la foulée, il annonçait soutenir « sept projets concrets faisant consensus » dans le département, dont plusieurs portés par la chambre d’agriculture. Parmi eux, la « priorité des priorités », selon la directrice du plan eau, #Christine_Portero-Espert : « La sécurisation de l’alimentation des #réseaux_d’irrigation de l’#Agly aval. » Notre fameux tuyau.

    S’il y a urgence, c’est que la #vallée_de_l’Agly est la zone la plus affectée par la sécheresse. À Rivesaltes, les habitants n’ont pas vu couler le fleuve de décembre 2022 à octobre 2024. Une situation exceptionnelle, mais pas surprenante : en un demi-siècle, « le débit des fleuves côtiers méditerranéens a diminué de 30 à 40 %, dont au moins 20 % directement lié au changement climatique », explique l’hydrologue Wolfgang Ludwig, qui prévoit la quasi-disparition de ces #cours_d’eau d’ici la fin du siècle, dans les pires scénarios climatiques.

    Un séisme hydrologique au pays catalan. « Historiquement, il y a de l’eau dans les Pyrénées-Orientales, grâce à la fonte des neiges, rappelle le chercheur. Il y a donc ici une #culture_de_l’irrigation très développée, qui a été une chance, mais qui est aujourd’hui une grande vulnérabilité. » Car l’abondance hydrique a retardé l’adaptation au #changement_climatique — et poussé une partie des agriculteurs du Rivesaltais à miser sur l’#abricot, une culture très gourmande en eau.

    Dans la vallée de l’Agly, le #fleuve alimente tout un #réseau_d’irrigation, dont une partie héritée du Moyen-Âge. Autour de Latour-de-France et d’#Estagel, quelque 280 hectares — de petits potagers comme des exploitations viticoles — sont ainsi arrosés. À Rivesaltes, près de 400 hectares en bénéficient.

    Cerise sur le gâteau aride, le cours d’eau traverse — entre Latour-de-France et Rivesaltes — une zone rocheuse comparable à un gruyère : le #karst des #Corbières. En clair, une grande partie de la rivière disparaît sous terre. En période de sécheresse, le karst pourrait absorber jusqu’à 3 000 litres par seconde, selon le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Résultat, en aval, les canaux d’irrigation alimentés par l’Agly sont régulièrement vides.

    Jusqu’ici, la parade consistait à lâcher d’importantes quantités d’eau depuis le #barrage_de_Caramany, à 30 km en amont, pour « passer le karst ». Sauf que la réserve se vidait à vue d’œil. D’où l’idée — apparemment simple — des élus de la chambre d’agriculture : court-circuiter la zone poreuse grâce à un tuyau. « On aura besoin de lâcher moins d’eau en période sèche pour assurer les besoins agricoles », se réjouit Jean Bertrand.

    Selon les calculs du cabinet BRL Ingénierie — mandaté pour étudier le projet —, entre 1 et 4 millions de m3 seraient ainsi « économisés » les années sèches, sauvegardés dans le barrage. Et le tour est joué ! Pas si simple, mettent en garde plusieurs experts — qui souhaitent tous rester anonymes, signe que le sujet est tendu. Car le karst alimente les nappes du #Roussillon — précieuses réserves d’eau douce pour le littoral catalan, menacées par l’intrusion saline —, mais également l’étang de #Salses-Leucate. Pour « sécuriser » son #accès_à_l’eau, la métropole de #Perpignan projette aussi de multiplier par quatre ses prélèvements dans cette zone calcaire décidément très convoitée.

    « Qui pourra se payer l’eau ? »

    Interrogés par Reporterre quant aux incidences de ce projet sur l’alimentation en #eau_douce du territoire, les acteurs locaux bottent en touche. La métropole ne nous a pas répondu. Le syndicat de l’étang de Leucate indique qu’« à ce stade, la commission locale de l’eau [qui réunit élus et usagers] n’a pas été consultée sur ce dossier ». Pour le syndicat du bassin de l’Agly, « de nombreux points techniques et opérationnels doivent encore être étudiés et précisés » avant qu’il puisse « s’exprimer publiquement ». Rien d’officiel donc, mais en coulisses, plusieurs acteurs publics de l’eau nous ont fait part de leur « vive inquiétude ».

    « Il s’agit d’un système complexe et fragile, qui n’a pas du tout été pris en compte dans sa globalité », nous indique un connaisseur du dossier. Les interactions du karst avec les #nappes et des cours d’eau catalans sont encore mal connues. « On joue aux apprentis sorciers. »

    Côté préfecture et chambre d’agriculture, on se veut rassurant : si le besoin s’en fait sentir, on lâchera davantage d’eau du #barrage pour renflouer les réseaux souterrains. Circulez, il n’y a rien à voir.

    Mais le problème ne s’arrête pas là. Car construire un #adducteur — et toutes les infrastructures autour — coûte cher, très cher. Entre 12 et 18 millions d’euros selon BRL Ingénierie. Sans oublier quelque 200 000 euros annuels pour faire fonctionner l’ouvrage. Un #prix potentiellement insoutenable pour les quelque 1 400 propriétaires reliés aux différents canaux et organisés en Association syndicale autorisée (ASA).

    D’où la volonté des porteurs du projet d’étendre le réseau d’irrigation. 250 hectares supplémentaires — de la vigne principalement, selon la chambre d’agriculture — pourraient ainsi être reliés et abreuvés. Ainsi qu’une centaine d’hectares, notamment des abricotiers, aujourd’hui arrosés grâce à des forages. « Pour atteindre la soutenabilité économique, il est en effet nécessaire d’ouvrir le réseau à de nouveaux enjeux et à un plus grand nombre d’agriculteurs pour augmenter le nombre de cotisants », indique Jean Bertrand.

    Mais même dans ce scénario, il est probable que le prix de l’eau s’envole de plusieurs centaines d’euros : qui pourra encore se la payer ? « Le risque, c’est que seuls les plus grands arboriculteurs ou viticulteurs puissent avoir accès à l’irrigation », craint Jacques de Chancel, vigneron et membre de la Confédération paysanne.

    Et c’est là que le bât blesse. « Tant qu’il s’agissait de soutenir les réseaux existants, pourquoi pas, mais là, on a l’impression d’un projet qui va profiter surtout à l’agriculture industrielle », soulève-t-il. D’autant que pour pouvoir satisfaire tous les besoins, les porteurs du projet envisagent également de réduire le robinet des petits agriculteurs et des jardiniers en amont du tuyau.

    C’est le cas de Luc, maraîcher installé depuis cinq ans à Estagel. Il cultive aujourd’hui 3 hectares de légumes, vendus ensuite localement, via une Amap. Pour arroser ses parcelles, il utilise notamment l’eau du canal voisin — qui pourrait donc diminuer voire disparaître en période sèche. « Avec ce projet, je risque de fermer boutique », alerte-t-il.

    Côté chambre d’agriculture et services de l’État, on fait valoir un projet « global », qui consiste également à moderniser les réseaux, colmater les fuites, automatiser la distribution d’eau… Autant d’économies qui « bénéficieront à tout le monde », assure Christine Portero-Espert. Pour elle, 250 hectares irrigués en plus — comparés aux 1 100 ha déjà reliés aux canaux — ce n’est pas « déraisonnable », surtout si ça permet de « sécuriser des filières », et donc de préserver des emplois.

    Omerta

    Face au flou, les relations se tendent entre habitants de l’amont et de l’aval. Rares sont les personnes qui acceptent de prendre publiquement position pour ou contre le projet. Nous avons pu contacter un des viticulteurs qui pourrait être raccordé au tuyau — aujourd’hui, il n’irrigue pas. « On touche aux limites de ce qu’on peut faire sans arroser, raconte-t-il de manière anonyme. Alors je me dis qu’avec un peu d’eau, on pourrait retrouver un équilibre économique. » S’il accueille le projet avec un œil plutôt bienveillant — « il a le mérite d’exister » —, il met aussi en garde : « Au-delà de 500 euros par hectare et par an, le prix de l’irrigation sera trop cher. »

    Interrogée sur le prix final pour les usagers, la chambre d’agriculture élude — les calculs sont toujours en cours. Mais une chose paraît certaine : « Ce sera de l’eau chère, reconnaît Jean Bertrand. La part du #coût de l’eau dans les budgets des exploitations augmente et va augmenter, il ne faut pas ignorer cette réalité. » Façon d’admettre que certains seront laissés sur le bas-côté de l’adducteur ? « C’est le risque des #solutions_techniques, souvent coûteuses, souligne Wolfgang Ludwig. Elles peuvent favoriser une #agriculture_intensive, très spécialisée, seule capable de produire les ressources financières pour payer cette eau. »

    Les questions s’accumulent, mais le projet progresse, coûte que coûte. Une des chevilles ouvrières du projet nous a fait part de « grosses pressions pour que le dossier avance vite ». « Il faut bien que les services de l’État et la chambre parviennent à sortir quelque chose pour montrer qu’ils agissent », remarque Joseph Genebrier, de la #Frene_66, une association environnementale. Quitte à prendre des décisions avant que toutes les études ne soient réalisées. Quitte à établir un « rapport de force » avec les plus réfractaires, selon les participants de la réunion publique.

    Des arguments qui ne convainquent pas les opposants, dont certains pointent une « #mal_adaptation ». Comme l’expliquait l’économiste Marielle Montginoul à propos d’un autre mégaprojet de tuyau occitan, « on assiste à une sécurisation de l’accès à la ressource plus qu’à une réflexion sur un nouveau modèle plus économe en eau ». Une « #course_en_avant, sans se poser les bonnes questions, comme le choix du type de cultures qu’on irrigue ». On se retrouve ainsi à arroser des vignes, en pleine crise de surproduction du #vin. Ou à faire perdurer la culture d’abricots, très exigeante en eau.

    « Si les #solutions_techniques permettent de se protéger contre les aléas, un peu comme le camion de pompiers qu’on ne sort qu’en cas d’urgence, pourquoi pas, indique Wolfgang Ludwig. Mais si on les utilise pour développer des #pratiques_agricoles, alors on augmente notre #dépendance et notre #vulnérabilité. » Le risque, pour le chercheur, est de louper le coche essentiel de l’adaptation : « Tant qu’on se repose sur des #outils_techniques, on ne s’adapte pas à la ressource qui baisse. »

    Penser la #transition_agricole vers des cultures de climat semi-aride, diversifier les fermes pour les rendre plus résilientes, encourager le travail des sols… Autant de pistes « explorées aussi par la chambre d’agriculture », assure Jean Bertrand. Mais qui ne font pas partie des sept projets « prioritaires » du plan de résilience pour l’eau.

    https://reporterre.net/La-guerre-de-l-eau-un-conflit-explosif-dans-les-Pyrenees-Orientales

  • Il brand mafia, tra TikTok e #dark_web

    I criminali si sono adeguati alle piattaforme per costruire la versione digitale dell’estorsione. In questo caso, si tratta di un pizzo sull’economia dell’attenzione. Intervista allo storico Marcello Ravveduto

    Le mafie del XXI secolo hanno dovuto adattarsi alle regole dei media e della società dei consumi per garantirsi sopravvivenza e legittimazione sociale. E ciò è avvenuto attraverso due passaggi: da un lato, la normalizzazione dei codici criminali, alimentata anche da chi sui social banalizza e riproduce gli immaginari mafiosi; dall’altro, l’uso strategico dello spazio digitale, gestito tra visibilità (TikTok) e occultamento illecito (dark web). Sono alcune delle conclusioni contenute nel rapporto Le mafie nell’era digitale: focus TikTok, curato per Fondazione Magna Grecia da Marcello Ravveduto, professore associato di Storia contemporanea all’Università di Salerno ed esperto di immaginari mafiosi.

    Ravveduto, perché concentrarsi sul binomio mafie-TikTok?

    È la naturale conseguenza del primo rapporto, dove abbiamo analizzato la presenza delle organizzazioni mafiose nell’ecosistema digitale. La ricerca si è concentrata sulle piattaforme user generated content, in cui l’utente è consumatore e al tempo stesso produttore di contenuti. TikTok si distingue per una serie di caratteristiche, ad esempio consente un utilizzo anonimo e i contenuti hanno un’alta volatilità. Inoltre, l’algoritmo premia l’engagement, la viralità e la visione seriale di alcuni generi e temi specifici.

    Questo crea un meccanismo in cui la mafia si configura come un sistema autoreferenziale, alimentato da una sorta di narcisismo criminale. L’obiettivo del rapporto non è solo informare, ma assicurarsi che l’opinione pubblica e gli utenti acquisiscano piena coscienza del fenomeno. Perché dietro i contenuti che etichettiamo come trash c’è molto altro; riderne e divulgarli può contribuire a normalizzare messaggi mafiosi.

    È corretto dire che la società dei consumi e dei media ha “conquistato” le mafie?

    Certamente la società dei consumi ha dettato le regole e i media, con le loro logiche, hanno ridefinito le modalità operative delle mafie. Su TikTok anche l’utente mafioso all’inizio deve comportarsi come un tiktoker e adeguare il suo stile di vita e la sua mentalità con l’obiettivo di raggiungere pubblici vasti. In sostanza, il mafioso deve seguire le regole imposte dall’algoritmo.

    Nel rapporto si parla di mafiofili. Chi sono?

    Sono utenti che manifestano apprezzamento per i contenuti che hanno uno sfondo mafioso: film, serie televisive o altro. Spesso si tratta di persone che non hanno rapporti diretti con le organizzazioni criminali, ma che sono suggestionate dal potere, dalla narrazione e dal fascino del racconto mafioso. Questi utenti, assai più numerosi dei mafiosi stessi, hanno un ruolo centrale nella riproduzione di contenuti e nella loro diffusione.

    Un’analisi di rete dei profili ha rivelato, infatti, che i mafiofili sono i veri motori della normalizzazione dei contenuti di matrice criminale. Non si limitano a consumarli, ma li utilizzano per inserirsi in un filone narrativo che si lega ad altri trend e temi: il lusso, il glamour, la moda, i motori e le culture giovanili in generale. Attraverso strumenti tipici delle piattaforme (meme, clip, challenge, lip sync, remix ecc.), i mafiofili creano un vero e proprio genere narrativo e questa narrazione si espande con grande facilità perché attrae pubblici diversi.

    Quindi normalizzando i contenuti finiscono per proteggere la figura del mafioso?

    Più che proteggerlo, lo sdoganano. Quando un utente è continuamente esposto a temi legati al cinema, alle serie tv o alla musica (sia essa trap o neomelodica), il successivo incontro con il contenuto del mafioso genera ambiguità: è una mera imitazione (alla Scarface o alla Tony Montana) oppure realtà? Le costruzioni retoriche utilizzate sono le stesse impiegate dagli influencer, che espongono decine di brand per promuovere il consumo. L’influencer indossa un capo firmato per promuovere il marchio, mentre il mafioso o il mafiofilo indossa lo stesso abito per dimostrare che la ricchezza ottenuta dal narcotraffico ne permette l’acquisto.

    Lei descrive una geografia digitale dove le mafie sono visibili su TikTok ("terre emerse") ma agiscono nell’ombra sul dark web ("sottosuolo"). Come si combinano queste due strategie?

    Se sulla terra trivelliamo per raggiungere il sottosuolo, nel mondo digitale usiamo le piattaforme crittografate per penetrare nel dark web.Il collegamento è garantito da strumenti che spesso sottovalutiamo: WhatsApp, Telegram e Messenger di Facebook sono tutti crittografati. Un altro punto di contatto sono i videogiochi con la partecipazione aperta, che creano pubblici numerosi e offrono chat integrate, facilitando i contatti. La ragione d’essere di questi due mondi è che sono complementari l’uno all’altro e al lavoro delle organizzazioni mafiose. La parte visibile è cruciale per la legittimazione sociale.

    Il mafioso è presente e riconosciuto nel quartiere che controlla e le persone devono sapere chi è per poterlo ossequiare. Nascondersi, invece, è una necessità intrinseca del crimine: se commetto un reato devo nasconderlo. Si tratta di due esigenze distinte: da un lato, cercare di influenzare la società alla luce del sole, dall’altro, commettere reati nascondendosi per non essere perseguiti. Il web replica la geografia fisica che è in grado di determinare anche una geografia sociale. Questa è la sua vera potenza.

    Molti video su TikTok usano l’ironia e rendono complesso l’intervento della piattaforma. Come distinguere tra un messaggio goliardico e uno che invece veicola codici e valori criminali?

    Il problema nasce quando l’ironia nasconde una minaccia o semplicemente una strategia per attirare l’attenzione, un messaggio compreso da chi appartiene al mondo criminale. Questa capacità di celare un secondo messaggio è la ragione per cui tali contenuti si espandono ben oltre la loro dimensione superficiale. L’unica strada è imparare a riconoscere i segnali portatori di più significati: simboli, ambienti, estetiche, acconciature e modi di vestire possono essere elementi indicativi. Non possiamo dire che una persona è mafiosa solo perché indossa un certo brand o usa l’emoji del leone, ma è necessario scavare più a fondo: chi è l’utente, chi sono i suoi follower, quali altri contenuti pubblica?

    Nel caso in cui, oltre all’ironia, i contenuti trattano temi come il carcere, i carcerati, o ancora se è ostentata la casa con i suoi stucchi barocchi, allora abbiamo degli elementi da valutare. Il criterio alla base di questa visibilità è un processo di vetrinizzazione tipico della società dei consumi: la persona si mette in mostra e diventa una merce. Loro sono consapevoli di essere i promotori del brand mafia e per promuoverlo usano un linguaggio pubblicitario composto da metafore, evitando riferimenti espliciti.

    Lei sostiene che le organizzazioni criminali si comportano come dei brand, che curano immagine e reputazione per attrarre il pubblico di riferimento.

    Sì, e aggiungo che tutto questo è nato spontaneamente, senza un pubblicitario o un regista a pianificare le strategie. I criminali si sono adeguati alle necessità delle piattaforme per costruire un processo di brandizzazione, hanno investito nella parte visibile per creare e costruire l’equivalente digitale di quello che una volta era il pizzo. In questo caso, si tratta di un pizzo sull’economia dell’attenzione. Ci sottraggono attenzione, costruendo un processo di legittimazione sociale che rafforza il loro brand.

    Ci può fare qualche esempio di come i mafiosi usano TikTok per fare branding?

    Propongono un modello di successo depurandolo dagli aspetti più negativi, in particolare quello della violenza. Spesso viene usata la stessa retorica dell’antimafia che commemora le vittime innocenti, ma applicata per glorificare i propri caduti. Esistono migliaia di profili che alternano slideshow
    con le foto dei morti ammazzati dei clan, trasformati in eroi e martiri. Fino a quando non comprenderemo che quel mondo parla come noi, ma alla rovescia, e che la chiave di volta è la costruzione di una post-verItà, non cambierà nulla.

    Ciò che per noi è vero, per loro non lo è, perché la loro verità è diversa. Questo è chiaro nelle dirette delle mogli dei boss, che dicono «mio marito è in galera, ma è una brava persona», oppure «mio marito spacciava, ma è un padre che non ha mai fatto mancare nulla ai figli». Siamo dinanzi a un meccanismo in cui la difesa dell’identità passa attraverso una verità alternativa. I social network prendono questo messaggio e lo spingono all’ennesima potenza.

    Su TikTok la figura femminile è rappresentata in una duplice veste: legata a un ruolo tradizionale e sottomesso, oppure protagonista nell’ostentazione e nell’uso dei codici criminali.

    In quel mondo l’emancipazione femminile è in realtà un processo di mascolinizzazione. La donna che ostenta il lusso e sostituisce il marito mostra la ricchezza e il potere guadagnati dal coniuge criminale. Simbolicamente, il patrimonio diventa la prova e la celebrazione del capofamiglia, anche se
    questo si trova in carcere. D’altronde sono persone cresciute con madri e nonne che hanno sempre vissuto in quel modo: la donna che non accudisce il suo uomo è considerata una cattiva femmina.

    Quando il marito non c’è più, la donna deve assumere un ruolo operativo, ma si comporta come un uomo. I rari casi di emancipazione avvengono quando comprende che deve uscire da quel contesto per salvare i propri figli, è solo allora che abbandona la figura della moglie e agisce esclusivamente nel ruolo di madre. Ma sono eventi eccezionali. Nella maggior parte dei casi, la donna è pienamente consapevole e integrata, se non felice. Tra l’altro, nel mondo criminale sono molto rari i femminicidi proprio perché la donna è completamente sottomessa.

    Chiudendo il cerchio, per risolvere il problema non basterebbe censurare alcuni contenuti criminali?

    La censura è inefficace. Possiamo chiudere tutti i profili di mafiosi e mafiofili, ma i messaggi continuerebbero a esistere, anzi tornerebbero sotto forme diverse. Le regole di TikTok sono chiare: l’intelligenza artificiale blocca i contenuti che presentano armi o un linguaggio scorretto, ma mafiosi e mafiofili possono aggirare questi vincoli, ad esempio utilizzando il dialetto. Da parte loro, forze di polizia, procure e tribunali hanno dei reparti dedicati al controllo dei social, ma se non c’è nulla di penalmente rilevante l’intervento risulta limitato.

    E allora qual è il metodo più efficace per contrastare il fenomeno?

    L’antimafia deve mettere da parte l’atteggiamento un po’ snob tenuto finora rispetto a queste piattaforme e cominciare ad affrontare le mafie sullo stesso “campo di battaglia”, proponendo una narrazione alternativa, ad esempio raccontando agli utenti dei social cosa si fa per contrastare le organizzazioni criminali. Senza questo scatto in avanti, gli algoritmi continueranno a costruire una sorta di pedagogia della mafia e tale visione diventerà sempre più parte integrante del nostro immaginario.

    https://lavialibera.it/it-schede-2515-il_brand_mafia_tra_tiktok_e_dark_web_marcello_ravveduto
    #mafia #réseaux_sociaux #TikTok #pizzo #extorsion #imaginaire #imaginaires_mafieux #algorithme #narcisisme_criminel #mafiofili

    • Le mafie e i social media

      Abiti firmati, auto di lusso, locali esclusivi, banconote in bella mostra. Sono i canoni dell’estetica criminale che le mafie italiane, al pari dei narcos e di altri clan, hanno imparato a sfruttare in maniera efficace. Sui social media ostentano ricchezza per affermare potere e raccogliere consensi, occupando la rete alla stessa stregua di un qualsiasi territorio di conquista. È la cosiddetta “mafiosfera”, per usare la terminologia coniata dal Professor Marcello Ravveduto.

      Un mondo digitale in cui le cosche convivono con il popolo degli emuli: i “mafiofili”, attratti dal fascino patinato dell’epopea malavitosa. Tra loro molti giovani, spesso inconsapevoli del fatto che, condividendo i contenuti pubblicati sui social, contribuiscano a banalizzare la violenza e l’illegalità. È un problema che finisce per riguardare tutti. Ovunque. Nel “mafiorama”, che dall’America Latina si è esteso all’Europa, compare anche la Svizzera, non certo estranea a mafiosi e “mafiofili”.

      https://www.usi.ch/it/feeds/33770
      #rapport #esthétique #richesse #pouvoir #territoire

  • "Ils présentent #Calais comme un #champ_de_bataille" : ces groupuscules britanniques #anti-migrants dans le nord de la France

    « #Opération_Overlord », « #Raise_the_Colors »... Des groupes de civils britanniques d’#extrême_droite organisent depuis plusieurs mois des actions dans le nord de la France pour lutter contre les traversées illégales de la #Manche. Face à ce phénomène anti-migrants, des associations françaises condamnent l’inaction des gouvernements britannique et français. « Se faire justice soi-même ne résoudra pas le problème », a déclaré le Home Office à InfoMigrants.

    Le mouvement britannique baptisé « Opération Overlord » organise des actions dans le nord de la France pour tenter d’empêcher les traversées clandestines de la Manche. Ses membres - des civils - patrouillent le long du littoral français pour détruire les petites embarcations à bord desquelles des migrants espèrent rejoindre les côtes du Royaume-Uni.

    Sur les réseaux sociaux, les membres « d’Opération Overlord » publient des vidéos pour expliquer qu’ils « traquent [les migrants dans] les dunes » et recherchent des canots pneumatiques. Le journal britannique The Guardian rappelle que ces groupes d’autodéfense harcèlent des migrants et qu’ils n’agissent dans aucun cadre légal.

    Un autre de ces groupes se fait appeler Raise the Colours. Leur montée en puissance inquiète les associations d’aide aux migrants en France.

    « Force civile de contrôle des frontières »

    Raise the Colours attire déjà des milliers de personnes. Plus de 5 500 Britanniques se seraient portés #volontaires pour se rendre en France et participer à ces #patrouilles. Sur son site web, le mouvement sollicite ouvertement des dons allant de 10 à 2 000 livres sterling (entre 11 et 2 300 euros environ) pour financer une « force civile de contrôle des frontières ».

    Le groupe a également diffusé des demandes d’équipement comprenant des gilets anti-couteaux, des caméras thermiques, des drones, des radios cryptées et de puissantes lampes torches.

    Raise the Colours n’a pas répondu aux sollicitations d’InfoMigrants.

    « Une #auto-justice en grande partie symbolique »

    Dans son ouvrage intitulé « Towards a vigilant society : from citizen participation to anti-migrant vigilantism » ("Vers une société vigilante : de la participation citoyenne à la vigilance anti-migrants"), l’auteur Matthijs Gardenier examine ce phénomène qui met en scène des patrouilles spectaculaires, des appels à la vindicte populaire et au harcèlement en ligne.

    « Ces actions façonnent une vision du monde qui présentent la situation à Calais et à #Douvres non pas comme une crise humanitaire, mais comme un champ de bataille, représentant les migrants comme des envahisseurs et les justiciers comme des défenseurs héroïques », écrit Matthijs Gardenier. « Bien que cette #auto-justice soit en grande partie symbolique, mise en scène principalement pour être visible sur les réseaux sociaux, elle contribue néanmoins à créer une atmosphère conflictuelle et débouche parfois sur des #intimidations dans le monde réel ».

    Début décembre, neuf associations - dont Utopia 56 - ont dénoncé ces « pratiques d’intimidation » et condamné la « réponse insuffisante » des gouvernements britannique et français, estimant que cela « contribue à normaliser et à encourager des pratiques violentes et xénophobes qui menacent directement les personnes exilées ainsi que leurs soutiens associatifs ».

    Contacté par InfoMigrants, un porte-parole du ministère britannique de l’Intérieur a expliqué « comprendre la frustration suscitée par les traversées illégales. Cependant, se faire justice soi-même ne résoudra pas le problème. Cette semaine, le ministre de l’Intérieur a annoncé les plus grandes réformes depuis des décennies pour lutter contre l’immigration clandestine, rétablir l’ordre et le contrôle à nos frontières et rendre l’arrivée au Royaume-Uni moins attrayante pour les migrants clandestins. »

    Mi-novembre, le gouvernement britannique a durci encore sa politique migratoire à l’encontre des demandeurs d’asile et des réfugiés à travers un vaste plan anti-immigration afin de décourager les migrants de venir au Royaume-Uni. Avec la nouvelle loi, la durée des titres de séjour va passer de cinq ans à deux ans et demi, les conditions d’obtention du titre de séjour permanent vont se durcir. Shabana Mahmood, la ministre de l’Intérieur britannique, a aussi décrété que les demandeurs d’asile n’auront « qu’une seule chance » de déposer une demande et une seule de faire appel - espérant ainsi accélérer dans le même temps les expulsions vers les pays d’origine.

    « Nous avons arrêté et expulsé près de 50 000 personnes en situation irrégulière, et notre accord historique avec la France prévoit que les personnes arrivant par petits bateaux soient désormais renvoyées », ajoute le ministère.

    Montée en puissance des « chasseurs de migrants » à travers l’Europe

    Les Britanniques ne sont pas les seuls à ériger des groupes de défense anti-immigration. À travers l’Europe, des mouvements similaires ont gagné en popularité, se présentant comme les défenseurs des communautés locales et intervenant là où, selon eux, les autorités ont échoué.

    Le réseau Radicalisation Awareness Network (RAN), une initiative financée par l’Union européenne (UE), a étudié « l’internationalisation croissante » de l’extrémisme de droite. Ses recherches montrent comment les #réseaux_sociaux contribuent à normaliser les #discours_haineux, en particulier ceux qui visent les migrants et les demandeurs d’asile.

    Ces groupes se présentent généralement en protecteurs face à des migrants qui représenteraient une menace.

    Selon l’étude, les mouvements d’extrême droite en Europe ne se limitent plus aux sous-cultures jeunes comme les #skinheads ou les #néonazis. Ils impliquent désormais des adultes de tous âges et de toutes professions.

    Le RAN cite une étude norvégienne qui montre un changement notable : l’âge moyen de la #radicalisation est passé d’environ 22 ans dans les années 1990 à 31 ans dans les années 2010. Les personnes plus âgées, qui disposent de plus de ressources, de contacts et d’expérience sont de plus en plus souvent à l’origine de ces mouvements.

    Au Royaume-Uni, l’organisation anti-extrémisme Hope Not Hate constate également une forte hausse des actions anti-migrants : en 2022, les « #chasseurs_de_migrants » sont allés protester 253 fois devant des centres d’hébergement pour demandeurs d’asile, soit deux fois plus qu’en 2021. Ces incidents, filmés et publiés en ligne, montrent souvent des militants confrontant le personnel hôtelier ou filmant les demandeurs d’asile entrant et sortant des bâtiments.

    Bien financé et bien structuré

    La journaliste brésilienne Andrea Dip s’est penchée sur la dynamique de groupes comme Raise the Colours dans le paysage politique d’extrême droite. Selon elle, ces mouvements ne sont ni chaotiques ni désorganisés.

    Une étude réalisée en 2025 par le Forum parlementaire européen pour les droits sexuels et reproductifs (EPF) a révélé que des groupes d’extrême droite - russe ou américain parfois - ont transféré plus d’un milliard d’euros à travers l’Europe entre 2019 et 2023.

    Ces réseaux diffusent des discours anti-immigrés dans les médias, les ONG et les partis politiques. Leurs messages, qui incluent des slogans tels que « Make Germany great again » (Rendre à l’Allemagne sa grandeur) ou « La Pologne aux Polonais », sont délibérément conçus pour présenter le #nationalisme comme du #patriotisme.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/68809/ils-presentent-calais-comme-un-champ-de-bataille--ces-groupuscules-bri
    #milices #migrations #réfugiés #UK #Angleterre #France

  • Biodéchets : le tri à la source, et après ?
    https://metropolitiques.eu/Biodechets-le-tri-a-la-source-et-apres.html

    Les communes incitent désormais la population à trier leurs #déchets alimentaires. Selon la chercheuse Élisabeth Lehec, l’organisation collective pour les gérer est peu compatible avec une réduction des déchets sur le long terme. Fin 2024, une minorité de Français avait accès au tri à la source des #biodéchets, selon Le Monde ; près de la moitié de la population, selon l’Agence de la transition écologique (Ademe). Que le verre soit jugé à moitié vide ou à moitié plein, une nouvelle sémantique #Essais

    / déchets, #déchets_organiques, biodéchets, #services_urbains, proximité, #réseaux, #compostage, #méthanisation

    #proximité
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_lehec.pdf

  • Biodéchets : le tri à la source, et après ?
    https://metropolitiques.eu/Le-tri-a-la-source-des-biodechets-des-menages-et-apres.html

    Les communes incitent désormais la population à trier leurs #déchets alimentaires. Selon la chercheuse Élisabeth Lehec, l’organisation collective pour les gérer est peu compatible avec une réduction des déchets sur le long terme. Fin 2024, une minorité de Français avait accès au tri à la source des #biodéchets, selon Le Monde ; près de la moitié de la population, selon l’Agence de la transition écologique (Ademe). Que le verre soit jugé à moitié vide ou à moitié plein, une nouvelle sémantique #Essais

    / déchets, #déchets_organiques, biodéchets, #services_urbains, proximité, #réseaux, #compostage, #méthanisation

    #proximité
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_lehec.pdf

    • 47 % des déchets alimentaires ménagers sont constitués de
      gaspillage, c’est-à-dire de déchets constitués de produits consommables.